Inspirée/Expiré #37 : Crise sanitaire, par où la sortie ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Dans quel état est aujourd'hui l'hôpital public ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le Ségur a-t-il tenu ses promesses pour l'hôpital ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment organiser une production massive de vaccins ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment répondre à la défiance envers les vaccins ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Les confinements sont-ils la solution ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelles alternatives aux confinements stricts ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
je ne supporte plus les ayatollahs du confinement qui n'ont pas plus de légitimité aujourd'hui et sûrement pas de légitimité scientifique pour dire qu'il faut tout fermé et que comme ça on va gagner contre l'épidémie l'on gagnera contre l'épidémie si effectivement on est vigilant sur un certain nombre de contacts si on l'a des vaccins rapidement et si on met notre hôpital en capacité d'accueillir correctement les malades aujourd'hui je vous propose un invité qui va prendre ma place ici le médecin urgentiste christophe prudhomme que vous connaissez sans doute parce qu'on entend pas mal sa voix en ce moment il est syndicaliste il se bat contre la logique de rentabilité à l'hôpital et pour des politiques publiques qui enfin nous permettent de nous sortir de la situation dramatique dans laquelle nous sommes [Musique] prendre 7e inspirer expirer en cette rentrée 2021 et bien sûr on a tous en tête et toutes et tous en tête la question du coc vide du confinement possible de la situation sanitaire de crise dans laquelle nous sommes plongés depuis bientôt un an et aujourd'hui j'avais envie de vous proposez d'écouté christophe prudhomme qui est urgentiste et qui ont qu'on entend pas mal c'est ainsi qu'est syndicaliste aussi et qui peut nous donner son point de vue à la fois sur l'état de l'hôpital sur ce qu'on pourrait faire pour lutter contre la logique de rentabilité qui aujourd'hui gangrène le monde de la santé est aussi sur le confinement possible et ce qu'il est souhaitable c'est un vrai débat de société aujourd'hui et j'ai très envie que nous l'écoutions ensemble alors juste pour démarrer dont christophe va prendre ma place puisqu'on peut pas être l'un à côté de l'autre trop près avec les règles sanitaires donc on essaye un exercice où je vais l'interrogé il est là et ensuite il prends ma place je les écoute nous l'écoutons et je recommence à lui poser quelques questions pour démarrer c'est vrai que je me demande dans quel état est aujourd'hui l'hôpital parce que au démarrage de la première du premier confinement est au tout début de la crise on était tous avec nos casseroles on tapait très fortement pour dire notre solidarité on a pris conscience de l'état de délabrement de l'hôpital public qui d'ailleurs a contribué fortement à ce que nous puissions pas faire face parce que s'il y avait suffisamment de mou dans l'hôpital suffisamment de lits on n'aurait pas été dans une crise aussi massive et donc je me demande maintenant où on en est où il y avait justement le fameux ségur de la santé qui n'a pas promis grand chose mais est ce que le peu qui a été promis finalement est-ce que c'est là et puis quel est l'état psychologique dans l'hôpital sachant que nous payons plusieurs décennies de politiques publiques on sait qu'en 20 ans on a perdu 100 milice est considérable parce qu'il y avait cette logique de concentration notamment autour des métropoles pour essayer de rationaliser les choses au final on a perdu 100 milite et depuis qu emmanuel macron est au pouvoir il a aussi diminué l'argent pour l'hopital public en 2018 je me souviens encore de ma collègue caroline fiat à l'assemblée nationale s'époumonait devant cette assemblée qui a appuyé pour une baisse de 1 milliard d'euros pour l'hôpital public avec à la clé encore moins sept 1400 lits au démarrage sous cette macro ni et puis là le ségur un an de crise où est-ce qu'on en est tout simplement pour l'hôpital public je sais que en ile de france on a par exemple ce projet qui risque d'arriver très très vite où on réunit trois hôpitaux dans l'essonne pour en faire un gros à sac les échos passage c'est probablement 500 lits en moins qu'on va avoir est ce qu'on continue d'aller dans le mur comment va le moral des personnels hospitaliers comment est-ce que ça peut tenir donc la situation de l'hôpital et est celle d'une tension très forte cette tension n'a pas diminué depuis maintenant un an même si cet été nous avions un petit peu moins de malades l été on a moins de personnel donc on était déjà en tension le nombre de lits de réanimation occupé même s'ils avaient baissé au mois de décembre est resté un seuil élevé et aujourd'hui ça augmente alors c'est pas une vague mais ça augmente avec un personnel qui est fatigué et surtout nous n'avons eu aucune réponse du gouvernement à la hauteur de ce qu'on souhaitait le ségur n'a apporté qu'un petit peu de beurre dans les épinards 183 euros c'est toujours bon à prendre mais d'une part tout le monde les a pas vus 153 euros aujourd'hui à beaucoup d'établissements en particulier du médico-social qui sont en grève et qui attendent ses 183 euros et surtout le ségur n'a pas réglé le problème des capacités de l'hôpital les lits de réanimation nous attendons toujours les 12000 promis par monsieur verront en juillet dernier nous sommes toujours on calcule toujours l'occupation le taux d'occupation des lits sur le nombre de lits qui est de 5500 certain nombre de lits très insuffisant à ce dont on a besoin déjà en période normale au refus comprendre que quand on a quelques milliers de malades en plus et bien le système est à la limite de la rupture et si effectivement nous sommes nous personnels soignants fortement impacté par le virus et que les arrêts de travail se multiplient comme ça a été le cas dans un certain nombre d'hôpitaux l'a récemment à compiègne à dieppe où arras et bien le système va craquer l'espoir qu'on a maintenant christophe c'est avec le vaccin la possibilité de sortir de cette situation d'impasse dans laquelle nous nous trouvons or ce que l'on voit à l'échelle internationale c'est que le brevet sur le vaccin n'est pas un ne relève pas du bien commun et donc ce sont finalement des firmes qui joue avec et on l'a vu avec la fameuse sixième dose de faveur des pouvoirs publics qui sont bringuebalé selon le bon vouloir de grands groupes qui se cherchent d'abord à faire du profit avant en tout cas de préserver la santé du plus grand nombre donc on est dans cette logique de rentabilité et non pas de bien commun pourtant il ya des outils juridiques je t'ai entendu en parler donc qu'est ce qu'il faudrait faire pour pouvoir utiliser des brevets et de les mettre au service de nous toutes et tous et non pas au service du capital et aussi comment est-ce qu'on peut les fabriquer concrètement de façon plus efficace donc les vaccins sont une des armes à notre disposition c'est pas l'armé absolue mais c'est une arme beaucoup plus efficace que le confinement aujourd'hui si on peut se féliciter que ces vaccins soit arrivé rapidement en production le problème aujourd'hui c'est comment organiser une production massive de ces vaccins et on voit bien là les limites de l'organisation des laboratoires pharmaceutiques laboratoires pharmaceutiques qui pensent avant tout à la concurrence entre les différentes entreprises et surtout à la préservation de leurs intérêts financiers par le biais des brevets or aujourd'hui le dispositif juridique existe à la fois au niveau mondial et au niveau français pour pouvoir accélérer la production de ces vaccins c'est d'une part un article qui relèvent de la gestion de la méditation de l'organisation mondiale du commerce donc sur la propriété industrielle et donc cet article 31 qui date de 1994 permet de supprimer les droits sur les brevets c'est ce qu'on appelle la licence d'office sur la licence obligatoire c'est à dire que les vaccins deviennent des médicaments génériques c'est à dire que les firmes sont obligées de publier les résultats de leurs recherches et de fournir à leurs concurrents mais en fait à toutes les entreprises qui sont capables de produire les vaccins et bien les données pour que toutes les usines qui sont capables de produire les vaccins dans le monde les produisent alors ce n'est pas nouveau puisque ce dispositif a déjà été utilisé par un certain nombre de pays dont l'inde à l'afrique du sud et le brésil pour produire les médicaments contre le sida donc c'est possible ça dépend d'une décision politique deuxièmement at on suffisamment du sinn ben oui bien sûr on a vu que le pdg de sanofi a répondu à la demande du gouvernement français est généreusement au bout de 15 jours nous a annoncé qu'il mettait à disposition une de ses usines en allemagne pour produire le vaccin de pfizer ce n'est pas suffisant plusieurs usines sanofi en france sont capables de produire des vaccins j'ai contacté des responsables de ces entreprises des dirigeants syndicaux qui ont confirmé qu' il existait une usine près de lyon à marcy l'étoile une autre en normandie à val de reuil qu'ils étaient capables de produire ces vaccins après quelques aménagements qui prendrait quelques semaines et comment obliger effectivement sanofi et les autres laboratoires en europe à produire ces vaccins et bien le gouvernement français dans la loi sur l'urgence sanitaire qui a été votée au mois de mars a prévu la possibilité de réquisitionner les entreprises dans une situation de crise comme celle qu'on connaît donc plus brevets licences d'office réquisition des entreprises on peut penser aujourd'hui que si monsieur macron avec madame merkel impose l'application de l'article 31 de la haine c'est la commission européenne sera obligé de suivre et c'est un enjeu de santé publique européen et mondial parce que si on ne produit pas suffisamment de vaccins pour vacciner à la fois dans les pays riches et développés et également dans les pays pauvres on n'arrivera pas à se débarrasser de l'épidémie parce que le virus ne connaît pas les frontières donc si on laisse l'épidémie fusé dans les pays pauvres d'une part on risque d'avoir l'émergence de variants parce que plus épidémie dur il ya deux variants donc d'être en difficulté vis-à-vis des vaccins et deuxième chose c'est que si les pays pauvres ne sont pas vaccinés et bien le virus continuera à circuler et reviendra dans les pays riches avec des variants et donc même si on est vaccinés on risque d'être contaminé donc voilà donc il ya une urgence à produire massivement des vaccins pour vacciner massivement la planète sachant que de toute façon on risque d'avoir un virus qui circulent pendant deux trois ans et peut-être qu'on sera obligé de se vacciner chaque année comme pour la grippe saisonnière j'entends tout à fait d'après occupation que je partage d'une vaccination le plus vite possible et la plus massive possible pour nous éloigner de ce climat épouvantable de crise sanitaire et donc pour faire reculer la maladie mais pour autant on sait qu'aujourd'hui dans notre pays beaucoup de personnes s'interrogent sur ce vaccin oms de la défiance qui à mon avis est le reflet d'une défiance à l'égard des institutions qui finit par toucher aussi bas la parole scientifique et donc qu'est-ce qu'on peut répondre on sait que un certain nombre de scandales comme le médiator ou d'autres ont mis à mal le rapport à la médecine à la science mais qu'est-ce qu'on peut répondre à toutes celles et ceux qui disent je ne veux pas être vaccinés parce que j'ai peur de ce vaccin parce que il toucherait par exemple chose que j'ai entendue à notre adn bref qu'il serait d'une nouvelle génération qu'on ne connaîtrait pas et qui donc pourrait être un danger pour les individus qu'est-ce que tu réponds à ça donc il est légitime que tout un chacun puisse avoir une suspicion vis-à-vis d'un médicament un vaccin est un médicament donc un médicament a toujours des effets secondaires la question c'est de toujours examiner le rapport bénéfices risques est ce que les bénéfices sont supérieurs on risque évident au départ on risque potentiel il est clair que la vaccination au fil du temps est ce qui a permis d'améliorer à la santé de la population ce n'est pas il ya deux facteurs qui ont permis d'améliorer la santé de la population depuis un siècle et demi c'est la qualité de l'eau et les vaccins voilà puisque dans toute famille avait des gens qui mouraient en jeu en bas âge de maladies infectieuses et est donc depuis la vaccination on n'a plus cette mortalité précoce donc aujourd'hui bien sûr il ya à voir la nouvelle technique de production du vaccin est une technique qui ne n'est pas tout à fait récente les laboratoires travaillent depuis dix ans dessus les médicaments qui ont été testées avec ces techniques jusqu'à présent ne sont pas avérées d'une efficacité fantastique c'est la raison pour laquelle très peu ont été mis sur le marché là l'intérêt de cet arn messagers c'est la capacité à produire rapidement un vaccin on l'a vu alors on pouvait être inquiet mais ça ne touche pas à l'adn c'est une technique qui permet de produire des protéines qui vont effectivement provoquer une réaction immunitaire est là c'est réaction immunitaire ça permet de produire ce qu'on appelle les anticorps qui vont sceller les soldats blancs qui vont se battre contre les soldats noirs que sont le virus voilà donc cette technique aujourd'hui on l'a vu parce que quelques dizaines de milliers de personnes vaccinées on peut être inquiet aujourd'hui plusieurs dit n 2 millions de personnes ont été vaccinées et on se rend compte que les effets secondaires de ce vaccin sont similaires aux effets secondaires des autres vaccins alors moi je ne peux pas garantir que à distance à 20 ou 30 ans et puisse pas y avoir d'autres effets secondaires on l'a vu avec d'autres médicaments mais le bénéfice immédiat de la vaccination est très supérieur au risque qu'on peut éventuellement envisager à distance donc il faut prendre ce risque aujourd'hui à la fois individuellement mais aussi pour la collectivité parce que je comprends que des gens soient réticents vis-à-vis de la vaccination mais attention on vit en société donc moi je rappelle toujours que quand j'étais un jeune étudiant on a annoncé l'éradication de la variole le premier vaccin contre la variole c'était 1796 et loire génère on a mis deux siècles pour éliminer la variole pourquoi parce qu'on n'a pas vacciner toute la population quant à une partie de la population qui refuse de se faire vacciner eh bien on n'arrive pas à éradiquer un virus ou une bactérie et au moment où on éradiquer la variole je me rappelle mon professeur de maladies infectieuses et en l'an 2000 on aura éradiquer la rougeole sauf que on a connu à la fin du xxème siècle parce qu'il ya eu des erreurs qui ont été faits sur un certain nombre de vaccins un mouvement antivaccinal qui a limité la vaccination contre la rougeole et ces dernières années eh bien j'ai pris en charge des gens en france qui ont fait des formes graves de la rougeole et qui en sont morts voilà donc il faut réfléchir à tout ça et faut surtout penser au collectif on peut penser à soi mais on se vaccine à la fois pour soi mais aussi pour la collectivité en vie en collectivité donc ne privilégions pas à tout prix les valeurs individuelles contre le collectif quand le rapport bénéfices risques est dans l'intérêt du collectif en attendant que tout le monde soit vaccinée en fait la question d'un nouveau confinement est posée dans le pays pour l'instant emmanuel on semble temporiser donnant l'impression que il fait le chef d'orchestre qui n'est pas favorable à leur confinement mais essentiellement pour des raisons économiques comme si on était des homo economicus et qu'il fallait faire très attention à ne pas briser la chaîne et d'ailleurs on le sait dans le choix de ce qui est fermé de ceux qui est ouvert à quel point ce n'est pas la vie qui est privilégiée mais plutôt métro boulot dodo est la question du confinement et compris pour le médecin que tu es et je t'ai entendu en parler pose question parce que les effets de dépression d'anxiété d'état de santé mentale qui ont des répercussions aussi sur la la santé tout court elles sont très importantes et elles doivent être aussi entendu je prends deux chiffres qui moi m'ont beaucoup marqué en seine saint denis on a une augmentation de 150% de prise d'antidépresseurs en plus 75% aussi de d'anxiolytiques qui sont qui sont pris donc c'est considérable ça veut dire qu'il ya une explosion d'un recours à les médicaments pour éviter de sombrer dans la dépression dans l' angoisse profonde et à l'hôpital necker qui s'occupe des enfants de moins de 15 ans on a observé un doublement des entrées pour tentative de suicide donc chez déchets des jeunes et parfois même des très jeunes de 11 ans ou de 12 ans donc on a une situation préoccupante en particulier pour la jeunesse mais pas seulement pour la société toute entrée et hier avec des répercussions très importantes donc là aussi bénéfice risque je trouve que la question mérite d'être posée surtout qu'à chaque fois c'est un confinement total ou situation plus plus tranquille est ce qu'on n'a pas des knicks qui pourrait être plus intelligent et nous permettent de survivre à cette crise dans des formes qu'ils soient des formes qui nous tire qui ne nous tire pas vers le bas à ce point tel qu'on observe avec ce que les phases de confinement produisent voilà donc comme tu le disais clémentine on en revient à la question du rapport bénéfice risque sur le confinement le confinement brutale c'est un peu l'armé atomique c'est à dire que oui quand on confine tout le monde et qu'il ya plus d'interactions sociales c'est efficace mais avec quelques effets collatéraux comme la bombe atomique et aujourd'hui on se rend compte que ses effets collatéraux sont peut-être supérieur au bénéfice du confinement tel qu'on l'a connu en tout cas on voit bien que entre les pays qui ont eu qui ont confiné et ceux qui n'ont pas confiné finalement l'épidémie a suivi son cours de la même manière donc il faut être beaucoup plus intelligents qu'on ne l'a été jusqu'à présent sur cette question du confinement ce qui est clair c'est qu'il faut effectivement être vigilant sur les interactions sociales le nombre de personnes qu'on rencontre où les rencontres ton s'ils sont fragiles prendre des précautions mais ce sont des précautions qu'on a oublié dans la vie courante parce que on l'aurait sûrement au moins deux morts de la grippe chaque année si effectivement comme le font les habitants en asie ont porté le masque quand on a la grippe l'hiver parce que la grippe chaque année en france et entre cinq et vingt mille morts voilà on a un petit peu oubliée donc aujourd'hui les mesures intelligent serait plutôt de convaincre les gens que par exemple pour les vacances la de février est bien vaut mieux organiser ses vacances un petit peu différemment ça veut pas dire qu'on peut pas sortir de chez soi on peut y compris un change et de régions mais si on change de région plutôt rester en famille dans une maison où on reste entre soi et en ayant peu de contacts avec l'extérieur ou en tout cas on va faire ses courses mais en se protégeant il est clair qu'il faut être vigilant il n'y a pas la même situation dans les alpes maritimes et en bretagne si beaucoup de gens vont en bretagne en provenance des régions fortement contaminée on va voir que la bretagne va voir aussi sa situation évoluer défavorablement donc c'est plus être vigilant au quotidien mais sûrement pas des mesures coercitives nationale qui sont incomprises et qui finalement en plus d'effets négatifs que l'effet positif voilà donc il n'est pas question de revenir au confinement qu'on a connus au mois de mars avril et il vaut mieux apprendre à vivre différemment plutôt que d'imposer des mesures administratives qui sont mal comprises aujourd'hui par exemple porter un masque dans la rue moi je fais partie de ceux qui considèrent que ça ne sert à rien par contre il vaut mieux convaincre les gens que quand il rencontre des amis qui voit peu souvent bien plus tôt et rencontrer d'or ou à la maison si on mange pas ensemble conservez le masque si on le peut voilà sont des choses assez simples mais on pourrait rouvrir les musées comme l'ont fait un certain nombre de pays on ya moins de risques dans un musée que dans un centre commercial voilà donc c'est un débat qu'il faut avoir toujours sur l'aspect bénéfice risque voilà et moi je ne supporte plus les ayatollahs du confinement qui n'ont pas plus de légitimité aujourd'hui et sûrement pas de légitimité scientifique pour dire qu'il faut tout fermé et que comme ça on va gagner contre l'épidémie on gagnera le contre l'épidémie si effectivement on est vigilant sur un certain nombre de contacts si on l'a des vaccins rapidement et si on met notre hôpital en capacité d'accueillir correctement les malades bon pour conclure de toute façon chacun et chacune peut observer les aberrations actuellement j'étais au marché de sevran samedi voilà enfermé à l'intérieur du marché et c'était blindé de monde j'ai évité le jour de prendre un bus parce qu'au moment où j'allais mettre mon pied dedans c'était tellement blindés que j'en suis ressorti et pendant ce temps là en effet on peut pas aller dans les musées on peut pas aller au cinéma on peut pas aller au théâtre on ne peut pas faire beaucoup de choses qui ne paraissent pas de ce point de vue plus dangereux donc ce qui compte en effet ce sont d'abord les gestes barrière peut-être des éléments de roulement comme nous les avons proposé mais pas de tout tout tout fermé de fermer la vie et au final ne plus vivre pour pouvoir vivre on voit bien comment il ya une absurdité dans cette affaire-là donc décidément la vie mais la vie être vivant pas simplement être en vie merci à christophe prudhomme de voile à nous avoir accompagnés dans ce inspirez expirez et ça nous rappelle que c'est pas mal d'avoir les idées claires sur la fois ce que pourraient faire les politiques publiques pour être vraiment agissante et combien aussi la logique du capital est contraire à notre santé à la vie ou bien les intérêts du capital son contraire à la logique de soins et pour terminer je dirai que le gouvernement lui est dans une espèce de cacophonie en pression qui navigue à vue et c'est ça aussi qui rassure pas qui donne pas confiance c'est que non seulement il s'enferre dans la logique néolibérale mais en plus chaque jour qui passe on se dit qu'il n'ya pas de pilote dans l'avion et ça c'est vrai que c'est terriblement inquiétant donc raison de plus pour essayer nous de réfléchir et d'agir collectivement pour espérer ouvrir l'horizon enfin
Clémentine Autain