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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 octobre 2025 27 min

Roger Karoutchi : « Le Hamas n’est pas un mouvement de résistants, ce sont des terroristes »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va revenir sur ces actualités avec vous. Roger Cari, bonjour. Merci d'être notre invité.

Vous êtes sénateur LR des Hautes Scèes. Vous présidez le groupe d'amitié France Israël ici au Sénat. On va évidemment parler de ce 7 octobre qui marque les les 2 ans de l'attaque terrorique du Hamas.

Mais d'abord on va revenir sur la crise politique et Sébastien le cornu qui a démissionné ça fait la une de la plupart de nos quotidiens régionaux ce matin. On va regarder trois uneunes, trois titres. D'abord Paris-Normandie démission de le Cornue ultime négociation.

Quel chian lit ! C'est le titre choisi par le journal normand. La une de la Voie du Nord, Mission Impossible.

Euh, c'est la question Sébastien Lecornu qui a 48 he pour d'ultime négociation et puis la une du courrier Picard, nomination, dissolution d'émission Macron décision, c'est l'appel en une du journal. Quel titre auriez-vous choisi pour qualifier ce qui se passe ce matin ? ou probablement euh probablement le titre de Paris-Normandie quel chien lit.

C'est ça, on en est là selon vous. Oui, parce que euh après la dissolution ratée de 2024, on a cru comprendre qu'Emmanuel Macron acceptait le partage du pouvoir. Ce qu'il disait d'ailleurs du temps de Michel Barnier, il disait "Le président préside, le gouvernement gouverne." Article 20 de la Constitution, c'était parfait.

Il a commencé à reprendre la main avec François Baot. et il a voulu reprendre totalement la main avec le cornu en se disant je reprends tout, je reprends les miens, je reforme des gouvernement ou un gouvernement totalement à ma main. Je veux exercer la totalité, la plénitude du pouvoir jusqu'en 2027.

Le problème c'est que un, il n'est pas rééligé donc forcément c'est une fin de mandat. Deuxème élément, la dissolution est ratée et aussi bien les élus que l'opinion publique lui en veulent. Et troisème élément, il n'a plus du tout de majorité, c'est le moins qu'on puisse dire, à l'Assemblée nationale.

Donc la volonté de reprendre complètement la main trouble le jeu parce que même le corps nu n'était pas libre complètement de ses actes, de ses propositions, de ses discussions avec les formations politiques. Moi, je crois et je continue de penser que la seule solution, c'est l'Union du Bloc Central et des Républicains, mais avec un premier ministre autonome qui puisse dire sur aussi bien le fond que sur la forme, sur les choix des ministres comme sur les projets qui seront portés, ça n'est plus Macron qui décide de tout. Si le président veut absolument décider de tout, on ira à des clashes beaucoup plus dures parce que c'est comme ça.

Il n'a plus que 15 % de soutien dans l'opinion publique. Il n'a pas euh suffisamment de voix à l'Assemblée nationale et encore moins au Sénat. Euh voilà, quand vous êtes dépourvu, le roi est nu, disait la formule, quand vous êtes dépourvu, soit vous composez, soit vous confrontez.

S'il veut pas composer, ça devient compliqué. Vous dites la solution c'est l'union du bloc central et des républicains. Pourtant quelques heures après le gouvernement c'est Bruno Retaillot lui-même qui a menacé de claquer la porte.

Est-ce que vous vous sentez responsable de la cris le moins du monde. D'ailleurs, je constate que tous les sondages qui sont sortis hier disent le principal responsable c'est le président de la République. Et pour une raison évidente, c'est que les gens comprennent que qu'il veut continuer de tout régenter et tenir.

Et pardon de le dire, c'est pas une offense à son égard. Le choix de le cornu c'était ça. Tout le monde a dit d'ailleurs quand il était choisi, c'est le clone du président de la République.

Il est totalement entre guillemets dans les mains du président de la République qui n'était pas le cas de barer. Oui. Encore moins évidemment le cas de Barnier.

Mais quand vous avez perdu une élection, quand vous n'êtes plus populaire, quand vous ne pouvez pas être réélu, il faut partager le pouvoir. Si vous voulez tout garder et ben à un moment ça ne fonctionne pas. Et donc il raison démissionné hier matin Sébastien le cornu.

Bah il avait pas de choix. De toute façon euh le RN avait dit qu'il censurerait, la gauche avait dit qu'elle censurait. Ce qui veut dire que Non mais non mais au-delà de ça euh le Cornu avait bien compris dès la formation de son gouvernement que ce gouvernement euh allait durer 3 jours quoi.

Bon donc de toute façon le 3 jours ça dure une nuit. Bon bah très bien. Mais la situation est difficile à gérer, c'est sûr, vu la composition et la dispersion de l'Assemblée nationale, mais elle est d'autant plus difficile que vous avez d'un côté l'assemblée ingérable et de l'autre côté un président qui veut garder la main.

Et ben c'est sûr que ça devient compliqué. Alors du coup, Emmanuel Macron a chargé Sébastien Lecornu de mener d'ultime négociation d'ici demain soir. Déjà, est-ce que les Républicains iront avec discuter avec Sébastien Le Non, mais euh Bruno Rotaillo a clairement dit qu'il allait évidemment rencontrer euh Sébastien Lec avec l'ensemble du socle commun ce matin.

Non non, il a dit que il voulait avoir une discussion particulière et c'est mieux d'avoir un peu ça suffit c espèce de grand messe où on fait venir tout le monde pour ne rien dire et surtout pour faire en sorte que personne ne soit plus informé en sortant qu'en entrant. Donc à un moment il faut Mais ça veut dire que vous considérez aujourd'hui que vous ne faites plus partie du circle commun mais nous nous ne considérons rien du tout. Je considère que si le président de la République a une solution qu'il nous la donne, mais d'un côté, il dit qu'il veut pas démissionner, ça on avait compris.

D'un autre côté, il dit "J'assumerai mes responsabilités. On ne sait pas ce que ça veut dire. Est-ce que ça veut dire dissolution ?

Est-ce que ça veut dire un autre choix ? J'en sais rien. On entend bien les hurlements de la gauche mais qui sont délirants.

Je veux dire, la gauche fait croire qu'elle a gagné les élections de 2024, elle a fait 28 %. et dans toutes les intentions de vote là, elle est encore en baisse. Alors, c'est pas la gauche qui est majoritaire dans ce pays.

Le pays de plus en plus à droite. Et on me dit, il faudrait peut-être s'il y a un gouvernement de gauche, il sera censuré quasiment immédiatement. Donc, on arrête.

Alors, soit on nous dit on fait un gouvernement technique, on trouve un projet et j'entendais hier l'ancien premier ministre Gabriel Atal qui était beaucoup plus dur que nous sur le président de la République parce qu'on arrive, partagez et cetera. Euh bon, c'est quand même bon, mais il y a une crispation qui est liée à mon avis simplement à la positionnement du président de la République. Si le président de la République disait "J'accepte l'idée de partager réellement le pouvoir avec le parlement et j'accepte l'idée d'être le président qui préside mais qui n'impose pas ses vues au gouvernement.

Ça ouvrirait hein. Juste est-ce que Sébastien Lecnu a dit oui pour une rencontre en tête à tête avec Bruno Raillot est à priori oui. Donc elle est calée.

Ah bah je pense que oui. C'est pas moi qui fait les rendez-vous des uns des autres. Est-ce que vous pensez que ces négociations elles peuvent aboutir d'ici demain soir ?

Je n'en sais rien. Tout dépend de ce que lui laisse comme champ d'ouverture le président de la République. Parce que s'il lui dit "Je te laisse 48 he mais tu reviens dans les mêmes conditions." Bon il y a peu de chance de revenir et quoi que ce soit.

Si en revanche, c'est pour dire on ouvre complètement mais cette fois-ci on accepte le partage du pouvoir. Cette fois-ci on accepte de ne plus vouloir imposer ses vues jusqu'en 2027. Je je ne comprends pas.

Enfin, le président de la République voit bien moi ces histoires de de motion de destitution c'est ridicule. Enfin, la destitution est prévue par la Constitution pour des éléments du type haute trahison et cetera. Qui qui peut croire ça ?

Et avec des majorités qualif. des gens chez qui demandent le départ d'Emmanuel. Le départ c'est pas c'est pas c'est pas la destitution le départ que le président de la République dise la situation est bloquée la seule solution c'est une nouvelle élection présidentielle beaucoup de Français qu' le disent qu' démission présidère n n'a aucune importance parce qu'il ne le fera pas si si je me disais si je le dis il va le faire je le dis tout de suite mais comme je sais très bien que ça se repas ça n'a aucun intérêt.

Non, mais il il ne démissionnera pas. Donc il faut trouver une solution de gouvernement. Je suis bien conscient que s'il y a 10 solutions, on n'est pas sûr pour autant qu'il y a une majorité absolue claire après ces élections.

Mais en tout état de cause, à un moment, soit on donne la parole au peuple français par référendum ou par une élection législative, soit on trouve une solution qui au Parlement tienne plus la route qu'une solution imposée depuis l'Élysée. C'est tout. Il y a pas il y a pas de mystère.

Mais il faut un gouvernement accepté par une opinion publique qui, je le dis et le redis et de plus en plus marqué à droite. Juste, est-ce que les Républicains pourraient faire partie d'un prochain gouvernement issu du socle commun ou pas ? Où est-ce que là c'est fini ?

Ah moi je considère pas que c'est fini. Nous sommes revenus au gouvernement avec Michel Barnier. C'était plus simple.

Je suis d'accord parce que le premier ministre était républicain. Mais nous sommes restés avec François Baïou et nous avons gouverné avec François Baïou. et que je sache les ministres républicains dans le gouvernement de François Baou ont parfaitement fait leur œuvre.

Bruno Rotaillot, Annie Jeunev et les autres. Donc c'est pas le sujet de se dire est-ce que le premier ministre est du socle commun ou républicain. C'est de savoir sur quel projet pour quoi faire et est-ce qu'il y a une liberté de manœuvre totale parmi les On va voir puisque effectivement il y il y a plusieurs solutions possibles qui émanent notamment de de votre camp notamment une de Valérie PCR.

Stéphane. Bah oui, la présidente de la région Île-de-France n'a pas appelé à la démission du président de la République. Elle n'a pas appelé à la dissolution, mais elle a une autre solution.

Écoutez là. Aujourd'hui, le président de la République, il a encore une arme dans sa manche. Il peut faire un référendum.

Un référendum sur les sujets qui concernent les Français. Un référendum sur l'immigration, un référendum sur le rétablissement des finances publiques. Un référendum, c'est une bonne idée, Roger Carouc.

Bah, je le disais tout à l'heure, en tout état de cause, il faut que les Français s'expriment. Ils ont le sentiment que leur vote de juillet 2024 a été sinon peu respecté en tout cas pas compris. Oui, je vais vous dire je n'ai aucune intention parce que j'ai vu les commentaires des uns des autres de voter pour le Rassemblement national mais enfin le Rassemblement national a fait 35 %.

Moi je je comprends tout le monde et j'accepte tout dans l'Assemblée nationale face à la France insou. C'est vous votez pour le Rassemblement national s'il est face à la France ? Ah oui oui.

Non mais alors là-dessus, moi je veux pas d'état d'âme. J'ai déjà dit que pour moi le principal risque pour la République, pour l'unité de la nation et pour la démocratie c'est LFI. Mais ce que vous dites c'est dans les autres cas vous ferez barrage au Rassemblée nationale.

Si à Rassemblement nationale contre un candidat de renaissance d'horizon mais non mais c'est mon camp. Non mais moi au premier tour je vote pour les républicains. Ça vous embête pas ?

Tour au deuxème tour si mon candidat est là, je vote pour lui ce qui est assez normal. Si un candidat renaissance, je vote pour Renaissance. Et s'il a un candidat de gauche ayant rompu avec LFI ayant rompu avec LFI, on verra.

Mais si c'est quelqu'un Ah c'est on verra quand même. Oui parce que je ne sais pas ce qu'ils veulent en ce moment. Moi je vois Olivier Fort il est plus mélanchonniste que que Mélenchon.

Un jour il est contre Mélenchon. On se dit que là en ce moment comme il espère aller au gouvernement, iront avec Mélenchon mais que s'il y avait 10 solutions demain matin, il trouvera un accord dans la journée avec Mélenchon pour gagner des voix et avoir les voix de de LFI. Donc à un moment un peu de clarté.

Moi, je suis prêt à ce qu'on nous dise ah ben oui, mais le Franc républicain c'est quoi ? C'est comment ? Enfin, il faut qu'en fasse les gens soient clairs.

Moi quand il négocie et pactise avec Lfi pour moi est un parti totalement antinational et antirépublicain, je ne l'accepte pas. et je n'accepte pas de leçon de morale de ces gens. On va voir comment les Français euh perçoivent la la crise actuelle.

On va voir ça grâce à nos partenaires de la presse régionale. On va d'abord à Toulon. Bonjour Guillem Ricavi.

Merci beaucoup d'être avec nous. Directeur éditorial de Varmatin Toulon. Euh Guilem, quel regard à Toulon.

Les habitants de la région sud portent sur cette situation politique inédite. Un petit problème de son Guillem. On a on a un petit problème de son.

Euh on va on va revenir vers vous dans dans quelques secondes. Euh euh juste euh Roger Karoui euh hier il y avait un un bureau stratégique euh chez les un comité stratégique. Comment ça s'est passé ?

Comme toujours. C'estàd amical compagnon mais vif. Un peu tendu.

Non pas pas tendu vif parce que quand vous êtes dans une situation politique comme la nôtre c'est pas un monde de bisou nours. On n'arrive pas en se disant je t'aime à machin et tout. Non. on se dit bon voilà euh euh le gouvernement a démissionné euh qu'est-ce qu'on fait dans quelles conditions ?

Donc il y a des gens qui disent bah il faut renouer tout de suite avec le bloc central. D'autres qui disent bah ça suffit maintenant restons dans l'opposition une opposition constructive mais ne ne faisons pas plus. D'autres qui disent soutien sans participation donc forcément chacun défend sa conviction sa conception et c'est normal dans un parti politique.

On n'est pas alarmé. Mais est-ce qu'il y a des tensions entre Bruno Retailleux et le renvoqué ? Ça s'est réglé pendant la visoconférence de de dimanche entre les parlementaires.

Brun Laurent Voquier avait clairement dit dès le début qu'il ne souhaitait pas que nous participions au gouvernement. Moi, j'avais défendu la notion d'une participation conditionnelle, ce qui a été à peu près l'élément dominant dans la la visioconférence. Et donc à la fin de la visionférence, on était là-dessus et Laurent Vogé s' empressé de manière très démocratique de dire que naturellement il allier la position majoritaire.

Mais est-ce que vous n'auriez pas beaucoup à perdre en cas de législatif anticiper vous les ? Ah, pas du tout. Alors là, il y a une faute lourde.

Je comprends très bien. C'est pas pas moi qu'il faut dire ça. Je je m'occupe de la commission d'investiture des républicains depuis 10 ans.

Mais c'est c'est clair que je comprends très bien que les députés se disent "Attendez, on était déjà en campagne législative il y a un an, arrêtons, ça suffit. C'est nous qui allons au front, c'est pas vous." Donc c'est au députés de de décider quelle position est la leure en la matière.

Mais toutes les études et sondages depuis 15 depuis un mois 2 mois nous donne gagnant. C'est-à-dire qu'on nous donne entre 80 et 90 sièges au lieu de 50. Donne, c'est comme ça le Rassemblement national et l'UDR passant de 140 à 200 et en fait la gauche perd 30 sièges et le le bloc central en perd 50.

Donc nous quantitativement, nous ne sommes pas perdants s'il y a une dissolution. C'est pas ça le sujet. Le sujet c'est de savoir donc pourquoi faire et et s'il y a un objectif derrière.

Mais tout ça n'a pas beaucoup de sens et on attend de voir ce que le président de la République veut décider. C'est à lui d'en décider. On retourne à Toulon.

On a retrouvé Guillem Ricaville Guillem directeur éditorial de Vermatin. Comment les habitants de la région sud perçoivent la la situation politique ? Oui, il regarde ça de façon très atterré Oriane, ils sont inquiets de la situation politique du pays, inquiet également de l'image qui est renvoyée par cette situation politique et c'est le député du Rassemblement national Franck Gilletti qui le dit lui-même.

Quelle image donnons-nous aujourd'hui de la classe politique française avec les rebondissements que l'on a vu ces dernières 48 heures. Yannique Schenevard, député plutôt du camproniste de du Var, lui de son côté et bien dit que la dissolution qui a appelé des voix de plusieurs élus rajouterait du chaos dans le chaos. Si on regarde du côté des Alpes maritimes, et bien les élus ne sont pas tendres plus avec Emmanuel Macron, notamment David Lissard, le maire de Cann qui lui demande directement la démission d'Emmanuel Macron.

Il dit que cela s'accompagnerait bien évidemment de nouvelles législatives et ça rejoint ce que vous dites sur votre plateau. Ça donnerait la voix au français. Et puis Éric Sioti, le président de l'UDR a le même discours que le Rassemblement national sur le sujet.

La comédie a assez duré dit-il. C'est soit la démission, soit la dissolution. Il faut redonner la voix au français d'une façon ou d'une autre.

D'autant Guilemme que le rassemblement national est implanté dans votre région. Oui, le Rassemblement national qui est fortement implanté, qui donc voilà une opportunité sans doute de faire entendre sa voix à quelques mois, on le sait, des municipales, un calendrier donc qui a du sens pour le rassemblement national. Et d'ailleurs, j'ai une question sur le sujet.

Est-ce que ce n'est pas le Rassemblement national qui est le grand gagnant actuellement de cette situation puisque cette situation démontre un système qui serait à bout, qu'il serait temps de de changer. Les sondages donnent une progression en nombre de sièges du Rassemblement national depuis malheureusement depuis un an, donc avant même c'est c'est cette crise le corps nuou Bou depuis pratiquement dès le lendemain des élections législatives les sondages donnaient le RN en meilleure position donc oui on a bien compris que l'instabilité favorise ceux qui ne sont pas ou qui n'ont jamais été au pouvoir. par conséquent très clairement le Rassemblement national ou LFI.

LFI pour moi, il n'est plus dans le camp démocratique donc c'est non mais le c'est clair que c'est ça. Mais par exemple, moi je puisque à Toulon on a le sujet, moi je soutiens évidemment à fond notre candidat Michel Bonus soutenu d'ailleurs par Hubert Falco par rapport à un RN qui serait susceptible de gagner Toulon. Donc oui, il faut qu'on se batte.

Oui, il faut que euh on réussisse à à convaincre les électeurs que la solution, elle est dans la droite classique. Et c'est le grand échec euh de de en fait du président de la République. À force de vouloir déstructurer les forces politiques, à force de dire du en même temps, à force de dire il y a plus ni gauche ni droite, il a cassé l'ensemble des référents et le résultat c'est qu'aujourd'hui c'est c'est une espèce de désordre généralisé qui brusque l'opinion publique et et qui nous met dans une situation impossible.

Moi, je suis sûr qu'à partir de 2027, tout le monde reviendra à des éléments beaucoup plus classiques. Mais bon, pour le moment, il faut faire avec et je reconnais que c'est compliqué. Merci Guilem. 48h chrono, c'est la une de Var Matin, le temps qu' a donc Sébastien Lecnu pour mener ses ultimes négociations.

Merci beaucoup Guillem Ricaavi d'avoir été avec nous. On va parler du 7 octobre. Vous présidez le groupe d'amidier France Israël ici au Sénat Roger Kari.

Il y a 2 ans, Israël était attaqué par les terroristes du Hamas qui ont fait plus de 1200 victimes. 251 otages dont 47 sont toujours entre les mains du Hamas. Mais le plan de paix de Donald Trump laisse entrevoir une issue à cette guerre.

C'est l'éclairage de Stéphane. Stéphane 2 ans après les attaques du Hamas en Israël, les négociations s'intensifient pour le retour des otages israéliens. Oui, hier les pour parler en direct entre Israël et le Hamas ont débuté en Égypte.

Il se base sur le plan de paix en 20 points proposé par Donald Trump. Les discussions se font par l'intermédiaire de négociateurs égyptiens et Qatarie. Et sur place, il y a aussi les émissaires américains Steve Wkof et le gendre de Donald Trump Jarette Kchner.

Et les discussions se concentrent d'abord sur le retour des 47 otages encore détenus par le Hamas. Oui c'est c'est le point numéro 4 du plan de Donald Trump. Une libération de tous les otages israéliens dans la bande de Gaza dans les 72 heures suivant l'acceptation de cet accord.

Parmi ces 47 otages, l'armée israélienne a acté la mort de 27 d'entre eux. C'est donc les chiffres de l'armée israélienne cités par la FP. Le 7 octobre 2023, le Hamas avait capturé 251 personnes en majorité des civils.

En Israël, ces négociations et bien elles suscitent de l'espoir chez les familles d'otage notamment, mais pas que. Une prière spontanée était organisée hier soir à Telaviv. écouter Tamar Zoar, la grand-mère de l'otage Homer Neutra qui était présente. [Musique] C'est une prière spontanée après avoir entendu toutes les nouvelles ces derniers jours et nous prions pour que tous nos espoirs se réalisent et que tous les otages reviennent bientôt comme l'a dit le président Trump dans 72 heures.

Trump qui prévoit la libération des otages dans un premier temps. Mais ce n'est pas que la première étape pour aller vers un CCF feu. Oui, même si Donald Trump veut aller vite he il le dit, le chemin sera long en contrepartie.

Du retour des otages, Israël devra libérer plusieurs milliers de prisonniers palestiniens. Le plan du président américain fait aussi de la libération des otages israéliens une condition pour amnistier les membres du Hamas qui s'engageront à rendre les armes. En réponse, le mouvement islamiste a dit dimanche qu'il était d'accord pour libérer tous les otages.

Il demande, comme le prévoit le plan Trump, le retrait de l'armée israélienne de l'enclave et la fin des opérations militaires. En échange de croix, le Hamas mettrait lui aussi fin à ses opérations militaires. Il y a des points qui font pas consensus.

Oui. Notamment sur le sur le retrait israélien par exemple Benjamin Netaniaahu assure qu'Israël continuera de contrôler une majorité de la bande de Gaza. Autre point de friction, le Hamas qui ne parle jamais de son désarmement.

Pourtant, une condition clé du plan de Donald Trump et le Hamas qui ne veut pas non plus de la gouvernance proposée par les Américains. Alors, en attendant, les dénouements de ces négociations, les bombardements israéliens sur Gaza se poursuivent, la guerre continue et si les discussions échouent, le chef d'état-major des armées israéliennes a prévenu que l'armée reprendra les combats, les combats qui n'ont donc pas cessés à Gaza. Roger Karouci, vous êtes le président du groupe d'amitié France Israël ici au Sénat, vous l'avez dit, Orian.

Est-ce que vous pensez qu'après ces 2 ans qu'après les 2 ans donc de l'attaque du 7 octobre, ces 2 ans de guerre, on voit enfin la paix arriver peut-être ? Moi, je suis très prudent d'abord parce que euh le Hamas n'a pas changé. Euh le Hamas dans sa charte parle de la destruction d'Israël.

À ma connaissance, il a pas changé de charte. Le Hamas, c'est un mouvement terroriste, c'est pas un mouvement de combattant, c'est pas un mouvement de résistance. sont des terroristes point final, des assassins qui le 7 octobre ont commis l'insensé, l'irréparable, l'invraisemblable parce que quand j'entends les uns les autres venir aujourd'hui me dire "Oui, mais il faut passer là-dessus et ne regarder que ce qui se passe à Gaza." Non, non, il y a un agresseur, il y a un agressé.

L'agresseur, c'est le mouvement terroriste Ramas qui a torturé, violé, tué, massacré et donc qui doit être éradiqué. Point final. Je parle pas des Palestiniens, je parle du Hamas.

Le Hamas, c'est un mouvement terroriste comme le Esbola comme les outils. Alors qu'on arrête de tout confondre parce que dans nos démocraties euh on se la joue euh complètement tout est pareil, tout est semblable. Non non.

Donc tant que le Hamas dit qu'il ne veut pas lâcher ses armes, ce qui est quand même la base de l'accord que le Hamas dit parce que vous dites c'est vrai que le président Trump et heureusement qu'il est là contrairement à d'autres pour dire il faut imposer la paix parce que la paix tout le monde la souhaite vite que les combats s'arrêtent que les otages soient libérés c'est la demande de tous et je vois par exemple que le Hamas dit bah oui mais alors dans la demande de libération des des Palestiniens, on demande à ce que euh les les membres du Hamas, arrêtés par l'armée israélienne le 7 octobre pendant les massacres sur place alors qu'ils étaient en train de massacrer soient libérés. C'est un peu compliqué quand même pour l'État d'Israël de dire "On récupère nos otages mais on vous rendant ceux qui ont massacré et et tué le 7 octobre." Bon, c'est pas facile.

Deuxème élément, le Hamas continue de dire on ne veut pas entendre parler de la gouvernance envisagée après à un moment où il y a tout l'accord où il y a pas l'accord. Bon, moi j'espère qu'il y aura tout l'accord, que les otages seront libérés, que les troupes israéliennes se retiront, que la paix soit rétabli, qu'il y a une gouvernance neutre à Gaza démilitarisée. C'est la seule solution pour arriver à la paix.

Est-ce que tout le monde est d'accord ? Le gouvernement israélien a donné son accord. Le président Trump a dit 3 jours après l'accord du gouvernement israélien.

Le gouvernement israélien a donné son accord vendredi. Nous sommes mardi. Les 3 jours sont épuisé.

Pour le moment, il y a toujours pas d'accord. Alors, j'espère que le Hamas va accepter, que les intermédiaires vont jouer leur rôle et que on va arriver à une libération dans les 3 jours qui viennent de tous les otages et au retrait des troupes israéliennes et un accord de paix avec désarmement du Hamas, exfiltration du Hamas et gouvernance neutre. Si on arrive à ça, tout le monde sera content et on sera tous heureux que ça s'arrête parce que pour moi, les victimes à Gaza, ça compte aussi que que qu'on ne nous dise pas que parce qu'on est pour l'État d'Israël et que euh on est scandalisé par ce qu' ce qu'a fait le Hamas sur le coup, on est des monstres machin, pas du tout.

Sauf que l'agresser se défend, voilà et ben que l'agresseur arrête et à partir de là, les choses iront mieux. Mais dans ces discussions, le Hamas c'est un acteur euh comme Israël puisque il est euh il y a des intermédiaires pour faire le pont entre les deux. Pour vous, on peut croire le Hamas dans ces discussion ?

Non, il faut lui imposer. Le Hamas n'acceptera que s'il n'a pas d'autres solution. De lui-même.

Il est formaté pour être terroriste et pour parler de la D d'ailleurs je signale que dans la charte, il parle non pas seulement de la destruction d'Israël et de tous les juifs, mais aussi des chrétiens des fois que ça manque donc en la matière. Non, le Hammas n'acceptera que si on lui impose, que s'il n'a pas d'autres choix de lui-même, il ne le fera pas. Regardez l'accord au Liban avec lebola juste un mot. l'accord au Liban avec le esbola. l'accord qui a été signé par Israël par euh euh avec des garants comme les États-Unis, la France et tout, mais le Sebbola refuse toujours de donner ses armes.

Et là, vous pensez que Donald Trump, il peut imposer les choses au Hamas par l'intermédiaire des États arabes négociateurs, il peut leur imposer. Et si le Qatar joue le jeu clairement de manière transparente, comme il est l'un des financiers les plus les plus importants du Hamas, il peut l'imposer. Après, jusqu'où ça ira ?

Bah, on verra dans les 4 5 jours qui viennent. Est-ce que le Has c'est de bonne foi sortir ? Mais j'ai des doutes sur le désarmement et sur la suite.

Mais ça, c'est l'histoire et la pression qui nous le dira. Mais on compte beaucoup sur la pression américaine, sur la pression de l'Égypte, sur la pression des États-rabes qui se sont engagés dans cet accord. Merci Roger Carous.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin. Ha. [Musique]