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interviewC à vous (sur YouTube)· 20 mai 2025 3 min

Copé explique la défaite de Wauquiez ⬇️

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Un électeur du RN, il n'a pas la même mentalité qu'un électeur de droite. Laurent, en fait, il avait de l'or dans les mains. C'est-à-dire qu'on lui a vraiment tous fait confiance, d'une certaine manière, pendant un certain temps, en se disant « mais allons-y, faisons les choses ensemble ».

Et puis, le fait qu'il n'y ait pas eu de ligne politique qui soit claire, qu'on n'ait pas assumé nos convictions, tout en disant qu'on les assumait, mais sans le faire vraiment sur des sujets majeurs, je pense aux retraites, je pense à d'autres sujets encore où le choix a été fait de propositions plutôt démagogiques, populistes, donc pas réalistes, comme l'histoire de Saint-Pierre-et-Miquelon, ça a forcément donné une image qui n'est pas celle que veut un parti de gouvernement. Vous savez, moi j'ai une idée là-dessus, c'est qu'un électeur du RN, il n'a pas la même mentalité qu'un électeur de droite. Un électeur du RN, il en a ras-le-bol en fait.

Il ne croit plus à la politique, il n'a plus envie, il ne fait plus confiance. Alors qu'un électeur des Républicains, de droite, de gouvernement, il veut qu'on s'en sorte. Il veut des solutions qui soient réalistes. Et cette différence, elle est extrêmement importante.

0:52
Jean-françois Cope

– Là, vous êtes en train de dire que Laurent Wauquiez est allé chercher justement des voix au RN, contrairement à Bruno Retailleau ?

0:56
Présentateur

– Au RN, je ne sais pas, mais en tout cas, il a choisi de tenir un discours que les Français de droite ne veulent plus, parce qu'ils ont vu Trump. Trump, vous savez, c'est un séisme dans la politique occidentale, parce qu'on a vu pour la première fois un leader populiste gagner sur des idées populistes et en quelques mois mettre le monde dans un état de déséquilibre total. Et je pense que beaucoup de Français, qui pouvaient avoir une sympathie pour le discours « j'enverse la table, j'écrase les autres », en réalité, voient aujourd'hui les dégâts.

1:24
Jean-françois Cope

– Il y a eu de la surenchère aussi du côté de Bruno Retailleau, quand même dans les discours lors de cette campagne. – Qu'est-ce qu'il a fait comme surenchère ? – Le voile, par exemple, ses discours sur l'immigration, il y a eu, on le disait même que c'était la campagne de la surenchère entre les deux, que les deux…

1:40
Présentateur

– Si je peux me permettre, ce n'est pas parce qu'on le disait que c'était vrai.

1:42
Jean-françois Cope

– Non, mais je pense qu'elle s'allusure les Français de papier, quand il y a eu un certain nombre de termes, mais qui ne sont pas de la campagne, qui sont antérieurs.

1:48
Présentateur

– Bien sûr, c'était bien avant. – Non, non, mais encore une fois, je ne suis pas en train de dire que tout est parfait, on vient des profondeurs de la Terre, nous on a trouvé du pétrole, dans la décadence complète de la droite depuis dix ans. Et pour la première fois, j'ai l'impression que nous avons une cohérence dans le discours que nous tenons, c'est-à-dire d'un côté le régalien, le rétablissement de l'ordre, et de l'autre le progrès, le progrès économique, social, environnemental, numérique, qui sont des sujets sur lesquels je pense que maintenant, il faut se mettre au boulot.

– Voilà, je ne crois pas trop à l'idée d'une surenchère, je pense vraiment que Bruno Retailleau, on peut aimer, pas aimer, ce n'est pas le problème, mais moi je note qu'il est assez carré en fait, donc on ne lui fera pas dire ce qu'il n'a pas envie de dire, et il n'est pas dans une espèce de démagogie qui en fait exaspère maintenant beaucoup de gens. – Merci.