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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 31 mars 2023 25 min

Surprofits des concessions autoroutières : "La collectivité et les usagers peuvent en bénéficier"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pertinence de la haine de nous accompagner pendant cette première demi-heure sénateur centriste de l'Essonne vice-président du Sénat rapporteur de la commission d'enquête sur les concessions autoroutières on va en parler dans quelques instants mais d'abord dans l'actualité on a appris que la Haute Autorité de Santé avait donné un avis favorable pour le vélo obligation de vaccination des soignants François brode le ministre de la Santé a dit qu'il suivrait cet avis est-ce que vous êtes satisfait je pense que c'est une bonne chose on manque de soignants il y a beaucoup de personnes qui sont en difficulté parce que elles ont pas voulu être vaccinées aujourd'hui je pense que c'est très bien de les réintégrer il faut les réintégrer immédiatement je pense l'autre sujet d'actualité on l'a vu c'est ce plan o présenté hier par Emmanuel Macron quelques jours après la manifestation anti-bacine à Sainte-Soline Emmanuel Macron a dit hier qu'il validait l'utilité de sébacine tout en disant vouloir mieux répartir les usagers aussi votre position oui écoutez de toute façon l'eau c'est un sujet mondial c'est pas un sujet uniquement franco-français comme l'énergie c'est une ressource qu'il faut à laquelle il faut faire attention donc c'est bien d'en parler beaucoup c'est bien de je pense que les objectifs d'économie qui sont annoncés sont aussi atteignables à mon avis à condition que effectivement on en parle qu'on dit face attention qu'on laisse aussi les territoires gérés au plus près les ressources parce que ça c'est quelque chose auquel on est très attaché ici au Sénat c'est la différenciation du traitement il y avait notamment un élément qui était l'obligation de transférer en 2026 l'eau et l'assainissement qui est ce qui est toujours dans la loi aujourd'hui et ce qu'on souhaite faire évoluer pour laisser la possibilité de s'organiser au niveau local comme on le souhaite et pas avec des obligations forcément et je pense que c'est la meilleure le meilleur moyen qu'on aura pour effectivement mieux gérer cette ressource il a dit qu'il allait aider les collectivités à faire face aux fuites d'eau dans les canalisations qui font gaspiller énormément d'eau il a eu raison le chef de l'État il faut donner de l'aide aux collectivités là-dessus ou est-ce qu'il faut augmenter le prix de l'eau en tout cas il faut il faut il faut bien sûr aider les collectivités il faut éviter de le retirer des ressources parce que finalement on nous retire pas mal de ressources et on nous empêche d'être autonome sur le plan fiscal donc ce qui est gênant moi je pense que c'est très bien alors sur l'eau moi je suis très attaché à la désalini désalinisation dessaler l'eau de mer ça c'est quelque chose d'important alors peut-être qu'en France c'est peut-être un peu difficile mais moi je suis sur un projet de dessalement de l'eau de mer avec l'énergie solaire et ça c'est ça qui est important parce que tout ce qu'on voit aujourd'hui c'est très énergétique or et on pourrait avoir des systèmes qui soient strictement autonomes avec l'énergie solaire et qui permettrait de dessaler l'eau de mer et ça je pense que ça serait une solution j'ai pas que ça serait le Graal mais pas très loin en tout cas sur le dans le domaine de l'eau donc c'est un sujet sur lequel je travaille beaucoup ça fait ça fait 5 ans avec un ami et on espère pouvoir déboucher sur le sujet l'échéance oh écoutez il nous faut encore au moins à mon avis 5 5 à 10 ans mais ça laisse encore du temps mais en tout cas ça serait une solution qui est qui serait très intéressante non seulement pour la France mais aussi pour beaucoup d'autres pays Emmanuel Macron souhaite la mise en place d'un tarif progressif de l'eau pour les Français c'est-à-dire qu'il y aurait une base et après ce qu'il appelle la consommation de confort plus vous consommez plus vous payez c'est une bonne chose oui c'est pas c'est pas c'est pas bien non plus parce que c'est vrai quand on remplit une piscine on utilise beaucoup d'eau et c'est pas normal de payer un peu plus que le consommateur lambda je dirais qui qui se douche qui qui boit l'eau du robinet ça ça me paraît ça me paraît quelque chose d'assez de est-ce que je vous propose ma question tout à l'heure est-ce que l'eau aujourd'hui est trop peu cher en france est-ce qu'il faut accepter de payer plus cher l'eau L'eau est pas cher l'eau est pas cher et c'est vrai que quand moi il m'est arrivé de diminuer des taxes sur l'eau un des taxes d'assainissement sur l'eau en fait personne ne sont aperçoit donc vous avez du mal vous a donné le chiffre du prix de l'eau aujourd'hui vous savez pas dans votre commune et en fait le prix du mètre cube d'eau est très faible et souvent les gens achètent de l'eau de l'eau minéralisée mais en réalité l'eau du robinet est très très peu cher donc honnêtement c'est c'est un sujet sur lequel on peut effectivement travailler à la fois sur la progressivité et peut-être sur le prix de base aussi des il y aura pas de défense supplémentaires demandés aux agriculteurs qui resteront à prélèvement constant est-ce que le chef de l'État est raison de préserver les ingrédients ont été pas mal sollicités ces dernières années avec beaucoup de contraintes supplémentaires et on a un monde agricole qui souffre donc c'était une grande force l'agriculture en France on est aujourd'hui dans une situation qui est compliquée donc je pense que c'est bien effectivement de déménager plus Emmanuel Macron qui a été un peu chahuté lors de ce déplacement vous l'avez vu dans le journal avec l'annonce de ce plan o il a voulu il voulait en tout cas tourner la page de la réforme des retraites il a dit le pays doit continuer à avancer vous approuvez ça est-ce qu'on peut enjamber la crise sociale en ce moment en tout cas en tout cas il faut je sais pas s'il faut l'enjamber en tout cas il faut la prendre en compte mais ça ne veut pas dire qu'on traite aucun autre sujet moi j'ai protesté pendant la crise sanitaire sur le fait que on parlait que la crise sanitaire qu'on ne faisait rien d'autre moi je pense que c'est pas c'est pas possible c'est pas possible pour un pays de ne parler que d'une seule chose qu'on traite un sujet à fond et il faut le traiter sur le sujet des retraites il va revenir sur la table je vais vous dire c'est pas même la réforme qui est pour l'instant adoptée par le Parlement et pas suffisante pour remettre les les comptes les contes à jour on est en train de laisser des dettes considérables aux jeunes générations donc moi à limite je peux me dire je m'en fiche un petit peu mais je peux pas vis-à-vis de mes enfants vis-à-vis des nouvelles générations je peux pas leur dire chaque année les retraites ça nous coûte 60 milliards là ça va nous faire peut-être deux trois milliards en moins mais honnêtement on reste encore on charge les générations futures pour bien vivre aujourd'hui moi pour moi c'est pas moral mais ça veut dire que cette réforme elle ne va pas assez loin pour vous pour moi il va passer loin il aurait fallu quoi alors moi j'aurais fait une réforme un peu différente puisque moi j'aurais pas parlé de d'âge j'aurais parlé de nombre de trimestres nombre de trimestres cotisés ça veut dire que quand vous commencez tôt vous partez tôt quand vous commencez tard vous partez tard ça me semble beaucoup plus juste il fallait passer à combien parce que là on va arriver à 172 43 annuités pour vous il fait les arrivées il faut recalculer mais pour moi ce qui serait normal c'est que le régime des retraites soit à l'équilibre et il faut 44 45 à nuit honnêtement je je sais pas il faudrait le recalculer par rapport au moins j'ai pas le calcul en tête et vous savez c'est un sujet très complexe donc il y a pas beaucoup de personnes qui le maîtrisent très très bien donc il faut se pencher sur le sujet à fond il y a d'autres sujets il y a la organisation par exemple la capitalisation il y a un certain nombre de Français qui ont bénéficient notamment les fonctionnaires et il y a beaucoup de Français qui peuvent pas en bénéficier je trouve ça très dommage donc il faudrait à côté de la répartition qu'on souhaite préserver il faut aussi de la capitalisation et c'est un sujet qu'on a pas du tout abordé un système mixte abordé alors on l'a pas abordé aussi de la faute du gouvernement parce que il a choisi un mode de vote et de loi qui était une loi de financement de la sécurité sociale et en fait c'est vrai qu'on aurait bien aimé avoir une loi sur les retraites complètes et qui nous permettent aussi d'aborder ce sujet de la capitalisation vous êtes inquiète du climat social aujourd'hui ecoutez ne pas être inquiet ça serait complètement indifférent je pense que il y a un climat quand même de violence élevées au niveau on le voit bien au niveau de la rue des protestations il faut arriver à retrouver de la sérénité parce que on peut pas débattre correctement sans sérénité et comment on fait pour trouver cette sérénité je pense que c'est forcément le dialogue donc la première ministre a souhaité réouvrir le dialogue avec les syndicats je pense que c'est indispensable après est-ce que ça sera suffisant c'est pas forcément parce que dans ce dialogue avec les syndicats parce que c'est un petit peu le point de désaccord entre eux est-ce qu'il faut reparler de cette réforme des retraites est-ce qu'il faut red dialoguer sur le report de l'âge si j'étais Premier ministre ce que je ne suis pas et si j'étais Premier ministre je permettrai de rouvrir aussi ce dossier là parce que je pense qu'il est loin d'être fermé je pense que c'est pas la réforme qui est qui est là ne suffit pas à régler le problème de la retraite ce que je viens de vous dire ils ne veulent pas d'un rapport de l'âge à la façon de 4 ans est-ce que pour vous il faut accéder à cette demande non mais pour pour moi c'est pas une histoire d'âge comme je vous l'ai dit c'est plutôt les histoires de trimestre c'est pour te c'est plutôt une histoire de trimestre donc on est syndicats c'est une histoire d'âge qu'est-ce qu'il faut leur dire moi personnellement je leur dirais que l'âge c'est pas ce qui est important ce qui est important c'est le nombre de trimestres et d'avoir une réforme juste qui puisse compliqué la réforme juste parce que en fait vous avez des situations qui sont aujourd'hui très différentes entre les Français avant il y avait des carrières qui étaient longues et assez stable aujourd'hui on a des interruptions on a des gens qui cotisent pas pendant un moment qui donc tout ça c'est compliqué il faut pas non plus que entre une personne qui a presque jamais cotisé et celle qui a cotisé tout le temps il y a pas beaucoup de différence il faut qu'il y ait de la différence à la fin donc parce que sinon ça sert à rien de cotiser et voilà donc tout ça c'est c'est compliqué mais ça nécessite qu'on continue le dialogue et en tout cas qu'on leur ouvre parce qu'aujourd'hui effectivement il est un peu en panne alors elle va rencontrer les les syndicats vous l'avez dit elle elle valait également prévu de rencontrer les partis politiques euh la semaine prochaine la France insoumise et les communistes ont dit qu'il n'irait pas vous comprenez leur position non je pense que tout le monde doit être ouvert au dialogue c'est pas en protestant comme ils l'ont fait à l'Assemblée nationale de façon à mon avis pas approprié du tout par rapport à l'institution je pense pas que ça soit de cette façon là qu'on arrive à faire avancer le pays ni en faisant de l'obstruction en permanence il faut il faut dialoguer on n'a pas toujours raison personne n'a totalement raison ni le gouvernement ni les syndicat ni moi-même mais à un moment donné c'est par le dialogue qu'on permet qu'on peut avancer donc il faut que chacun avance ses arguments moi j'en avance un certain nombre mais je pense qu'il faut il faut que tout le monde les avance et qu'on soit qu'on essaie de se mettre d'accord sur un diagnostic et après ben voilà sur les pistes pour pour atteindre l'objectif mais eux ils disent on veut pas rencontrer les abeilles de bord on va rencontrer Emmanuel Macron ils appellent à une marche vers l'Élysée moi je pense que c'est le premier ministre qui détermine et qui conduit l'action du gouvernement et la politique le président normalement il devrait être un peu plus en retrait c'est les institutions de la 5ème République alors parfois dans la pratique ça n'a pas été le cas mais on devrait aujourd'hui retrouver un peu cela ça ferait ça ferait du bien la démocratie française de un peu de clarté et il faut arrêter de tout centrer sur le seul président de la République on va voir l'actualité dans nos régions on va du côté de Strasbourg on retrouve Frédéric vésar bonjour Frédéric merci beaucoup d'être avec nos rédacteurs en chef des rédactions des Dernières Nouvelles d'Alsace et de l'Alsace et alors avec vous on va parler d'un autre sujet mais qui est peut-être aussi lié à la colère des Français c'est la flambée des prix notamment la flambée des prix de l'électricité alors flambée des prix d'électricité et et du gaz et en fait alors là on est sur un autre terrain que celui des entreprises on a effectivement publié ce matin un article sur une entreprise qui s'appelle Velcorex alors que connaissait peut-être pas que c'est une entreprise c'est la dernière entreprise en France qui produit du velours voilà qui est situé dans une vallée des Vosges qui bosse pas mal pour l'industrie du luxe et cette entreprise en fait a vu sa facture d'électricité et de gaz exploser déjà l'année dernière et encore plus cette année puisque le coût de production le coût énergétique de production d'un mètre de tissus était multiplié par 5 entre entre 2022 et 2023 c'est une PME qui compte quelques quelques centaines de salariés et elle a droit pour l'instant aucun aucun soutien sur le plan énergétique l'Assemblée nationale a voté une loi qui permet d'établir justement le retour des tarifs réglementés pour les entreprises de moins de 5000 salariés cette loi va arriver au Sénat le 6 avril je suis bien compris hier il y a eu la visite dans cette entreprise d'une d'une députée les filles qui soutient cette cette proposition de loi et et toute une série d'amendements pour protéger justement les entreprises locales donc ça m'intéresserait d'avoir la position de Monsieur de La Haye sur sur le sujet d'abord est-ce qu'il va voter cette cette loi et est-ce que c'est selon lui suffisant et qu'elle a pas que ça peut avoir justement aussi sur l'équilibre budgétaire je n'ai pas encore vu donc je peux pas vous dire si je vais la voter ou pas en tout cas moi je suis pour un soutien aux entreprises qui dépendent beaucoup de l'énergie et je suis aussi pour une déconnexion du prix de l'électricité par rapport au prix du gaz parce que on a une logique là de fixation des prix qui est ce sur l'électricité qui est une aberration on n'est pas du tout en lien avec le coût de production et on a des choses qui varient d'une façon considérable et moi je regarde aussi beaucoup c'est que le prix du gaz a baissé a quand même pas mal baissé depuis son plus haut et on n'a pas l'impression que ça se répercute encore beaucoup sur les consommateurs donc on a l'impression comme un peu l'essence qu'à chaque fois que ça augmente ça augmente très vite et quand ça baisse ça baisse beaucoup moins vite donc c'est vrai qu'il y a un vrai sujet en tout cas et et un vrai sujet de soutien quand même de notre industrie et de nos entreprises qui fonctionnent bien et il faut absolument que sur ce sujet là on est alors je sais pas si la proposition de loi permet de le traiter complètement mais si elle le permet moi je je la vois très volontiers alors il y a un autre aspect dans cette proposition de loi en complément alors ça c'est je crois c'est un abonnement qui est porté plutôt par la par la gauche qui serait l'idée de mettre une taxation verte sur les produits importés précisément dans le cas de cette de ce textile justement ils sont soumis notamment à une conférence importante notamment des producteurs Turcs qui n'ont pas de contraintes en termes de traitement de l'eau enfin voilà il y a tout un tas de normes qui n'existent pas et qui sont réservés à la France et à lieu est-ce que vous défavorable à une telle une telle taxation en tout cas je suis favorable à ce qui est une équité effectivement et que à partir du moment où on se met des contraintes sur notre territoire qu'on les impose effectivement aux autres parce qu'il y a pas de raison effectivement qu'on apporte des produits et c'est vrai on agriculture aussi on parlait de l'agriculture tout à l'heure et on a l'impression que on met beaucoup de contraintes sur nos agriculteurs et que par ailleurs on apporte des produits qui eux ne sont pas soumis à ces contraintes là donc si on veut vraiment que ça soit équitable il faut trouver le moyen et ça peut être par une taxe même si je suis pas toujours favorable à augmenter le nombre de taxes et à partir dans tous les sens mais là en l'occurrence ça peut être une taxe qui a un vrai objet de justice et d'équité merci beaucoup Frédéric visard d'avoir été avec nous regarde vos deux une les deux consacrées au plan haut d'Emmanuel Macron manque d'eau le plan de Macron elle a une des Dernières Nouvelles d'Alsace et le plan d'urgence sur l'eau de Macron c'est à la Une de l'Alsace merci beaucoup Frédéric lézard d'avoir été avec nous on va parler de l'actualité du Sénat content va nous rejoindre ce que vous avez beaucoup travaillé au Sénat sur la question des concessions autoroutières Vincent delaelle est arrivée des péages ont augmenté le mois dernier les présidents des sociétés d'autoroute était auditionnées au Sénat cette semaine vous aussi d'ailleurs on en parle tout de suite avec notre journaliste parlementaire quand un câble [Musique] bonjour Quentin bonjour Oriane bonjour Vincent Delahaye et Quentin le CNA s'en part à nouveau du sujet des concessions autoritaires voilà c'est un nouveau cycle d'audition effectivement qui s'est ouvert cette semaine mais c'est vrai que dès 2015 les sénateurs avaient travaillé sur ce sujet au moment de la renégociation des concessions puis à nouveau en 2020 avec une commission d'enquête Vincent Delahaye vous en étiez le rapporteur vous commencez à comprendre la mécanique autour de la privatisation des autoroutes et aussi ses dérives et dernier épisode en date il remonte à février dernier des péages ont encore augmenté plus 4,75% en moyenne c'est une augmentation record comparée aux 2 % de 2022 0,4% en 2021 des hausses alors que les sociétés d'autoroute affichent des profits records Oriane les 25 sociétés d'autoroute ont vu leur bénéfices net augmenter de plus 47% pour atteindre 3,9 milliards en 2021 et de cette question est-ce que lors de la privatisation des autoroutes en 2006 les contrats ont-ils été mal ficelés et ben voilà c'est toute la question effectivement c'est ce que vous essayez de comprendre aussi le gouvernement de l'époque et les suivants lorsque ces contrats ont été prolongés c'est gouvernants n'ont-ils pas fait de gros cadeaux à ces sociétés privées les critères retenus pour calculer la rentabilité de sa société n'était pas bon je cite là le ministre de l'Économie la semaine dernière en audition à l'Assemblée nationale et c'est vraiment là le nerf de la guerre vous avez bataillé vous Vincent Delahaye pour comprendre comment était construit les modèles économiques des contrats et elles sont c'est très obscu c'est tout ça et privé vous le dites certaines sociétés sont beaucoup plus rentables que ce qui était prévu et selon le président de Vinci autoroute qui était donc au lycée auditionner cette semaine il faut prendre des pincettes avec ces chiffres on l'écoute je sais bien que les montants qui sont en jeu surprennent une concession c'est un instrument de financement et que c'est une société à durée déterminée durée pendant laquelle on est réputé rembourser l'investissement initial au début on perd de l'argent c'est la fameuse courbegie au début on perd de l'argent et à la fin on gagne dans les profits des dernières années de la concession de quoi compenser les investissements initiaux on est exactement dans les termes du modèle tel qu'il avait été contractualisé au moment de la privatisation alors voilà pour le président de Vinci Autoroutes Vincent Delahaye la privatisation elle date de 2006 une question toute simple est-ce qu'il y a eu des abus autour de ces contrats de tous ces contrats on n'a pas de voilà de visibilité exactement sur comment il fonctionne ces contrats vous ça a été un de vos un de vos de grands combats c'était de refaire le calcul mathématique de de ces contrats c'est bien ça voilà si j'avais écouté les sociétés d'autoroute ont publié au cas chiffres donc on a fait nos propres chiffres au Sénat et donc ceux qui veulent dire le rapport du Sénat ils ont les prévisions jusqu'en 2036 pour chaque société et à partir de là on a pu on peut évaluer une rentabilité sur la durée du contrat parce que si vous écoutez aussi nos interlocuteurs eux ils vous disent attendez la fin du contrat et on vous dirait qu'elle a été la rentabilité donc nous nous on a fait des prévisions ces prévisions moi comme j'ai pu voir celle des sociétés d'autoroute je peux vous dire qu'elles sont en phase même si c'est pas leur chiffre précisément c'est les nôtres ce qui nous a permis de les publier et aujourd'hui moi je les mets à jour chaque année et chaque année on constate que on est dans les clous on est dans les toutes nos prévisions oui et vous dites il y a des surprofits par rapport à ce qui était prévu lorsqu'il y a eu cette privatisation c'est bien ça 30 à 35 milliards d'ici la fin des contrat et c'est ce montant là qu'il faut pouvoir rediscuter très largement pour voir comment la collectivité et les usagers peuvent en bénéficier et l'augmentation de 4,75% des tarifs alors on va vous dire aussi que c'est février il faut pas bouger une virgule du contrat c'est le contrat mais ça augmente les profits des sociétés d'autoroute de 300 millions par an donc d'ici la fin des contrats c'est systématiquement 300 millions donc c'est pas justifié c'est pas justifié honnêtement c'est c'est énorme ça compense ça fait beaucoup plus que compenser les surcoûts d'inflation donc à un moment donné c'est pas normal qu'on continue à ponctionner comme cela les automobilistes alors qu'il y a pas de justification profonde donc après il faut il faut trouver les moyens moi je suis pas pour supprimer les péages je suis pas pour les autoroutes gratuites comme en Espagne je pense que c'est très mauvais d'abord c'est le contribuable qui paye il y a jamais rien de gratuit et ensuite ça serait favorisé les gens qui viennent qui traversent la France notamment et qui paierait pas de l'autoroute alors du coup c'est quoi vous votre message de ce qu'on comprend c'est quoi il faut que l'État est bien mettre la pression sur ces sociétés d'autoroute et peut-être qu'elle contribue davantage au développement du réseau ferré à l'intermodulate modalité c'est ça il faut inverser le rapport de force aujourd'hui le rapport de force est en faveur des sociétés d'autoroute il faut que ça soit à la puissance publique qui est aussi un rapport de force en tous les cas il faut à minimax que ça soit équilibré et le fait d'en parler qu'on en ait parlé au Sénat qu'on continue en parler puisqu'il y a une commission qui vient de se saisir du dossier et que les médias comme le vôtre en parle ça participe effectivement du l'inversion du rapport de force et il faut absolument que le Conseil d'enquêter l'état puisse discuter avec des soucis des autoroutes les obliger à venir autour de la table et à discuter au fond de ces contrats qui ne sont pas adaptés à une vraie concession de service public mais qu'est-ce qu'on fait du coup est-ce qu'on est-ce qu'on peut avancer la fin de ces contrats sans que ça coûte trop cher à l'État alors moi je pense que on pourrait même on pourrait même rompre les contrats par exemple pour Vinci moi je considère qu'à fin 2023 ils ont atteint les 8% qu'ils attendaient au début 8% de rentabilité c'est quand même pas mal sur leur investissement et c'est à partir du moment où ils sont assez huit pour cent on peut considérer qu'on pourrait romproser contrats alors il est prévu jusqu'en 2030 36 le gouvernement par le biais de Bruno Le Maire évoque la possibilité de raccourcir ses contrats depuis que ça soit pas 2036 mais que ça soit par homme 2030 je pense que c'est une piste qui peut être suivie et en tout cas ils ont interrogé le Conseil d'État on va suivre ce que va dire le Conseil d'État mais je pense qu'il faut continuer à en parler beaucoup de façon à ce qu'on puisse avancer et qu'on arrête le statut quo les sociétés d'autoroutes elle elles veulent ne pas en parler pour vivre heureux vivement caché c'est leur devise c'est pas la même mais vous dites il faut inverser le rapport de force est-ce que le gouvernement Bruno Le Maire Clément bonne en font assez la tu es ce qu'ils arrivent à l'inverser ce rapport de force ça commence un petit peu ça commence en tout cas moi pour moi pas assez moi je pense qu'il faut aller plus loin qu'il faut avoir encore plus de volonté mais en tout cas on commence à dans le discours en tout cas dans le discours du gouvernement on entend des inflexions importantes et se positionne visiblement sur des conclusions que l'on a fait aussi dans notre rapport donc tant mieux je dis tant mieux maintenant c'est pas suffisant il va falloir des actes est-ce qu'il faut aller jusqu'à renationaliser est-ce que l'État a les moyens de reprendre tout ça à sa charge moi je pense qu'il faut pas nationaliser parce que l'État si vous me citez un service ou une infrastructure qui est bien géré par l'État je serai ravi de vous entendre mais je pense que les sociétés privées sont compétentes donc on a des groupes comme Vinci comme Eiffage qui sont très compétents donc il y a il faut pas il faut s'en servir il faut s'en servir mais on les accabant une bonne concession c'est un bon contrat et un bon suivi et ça aujourd'hui on les a pas forcément on a un meilleur suivi mais on n'a pas encore un bon contrat oui qu'est-ce que vous dites aux automobilistes qui voient ces prix qui explosent sur les autoroutes qu'est-ce que vous voulez en dites c'est français qui peuvent être dégoûtés de la situation actuelle et je leur dis que il faut continuer à faire pression pour que les choses évoluent et évoluent le plus vite possible on parlait tout à l'heure retraite oh mais il y a d'autres sujets les autoroutes c'est un autre sujet qu'il faut traiter et donc il faut il faut que tout le monde prenne conscience qu'effectivement il y a une évolution nécessaire indispensable qui sera profitable aux automobilistes comme au gouvernement et à l'état donc on a tous intérêt à attirer dans le même sens c'est pas contre les sociétés d'autoroute parce qu'il s'agit pas de dire on est contre les sociétés aux autres moi je suis pour avoir des groupes français qui fonctionnent bien mais après il faut qu'il soit bien encadré merci à tout à l'heure dans le club oui on reviendra sur la visite d'Emmanuel Macron dans les Hautes-Alpes ouais effectivement on va on va en parler dans 20 minutes dans le club de cette visite d'Emmanuel Macron dans les Hautes-Alpes il a présenté le plan haut mais évidemment il a été rattrapé par la contestation sur la réforme des retraites alors va-t-elle empoisonner la fin de son quinquennat ce sera le débat du club merci beaucoup Vincent Delahaye merci à vous d'avoir été avec nous on va parler d'un autre sujet on va parler de la fin de vie tout de suite avec notre prochaine invité Claude grange qui nous rejoint

Surprofits des concessions autoroutières : "La collectivité et les usagers peuvent en bénéficier" — Vincent Delahaye · Pourquijevote