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interviewSud Radio· 23 mai 2026 24 min

Brigitte Lahaie : "Les féministes enragées, je les plains"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La Caisse d'épargne île-de-France, [musique] fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio [musique] Parlons femmes, Judith Beller. Il est 13h30 sur Sud Radio. Bienvenue dans Parlons femmes.

L'émission qui célèbre les parcours puissants des femmes qui osent. Très heureuse de vous retrouver. Vous la connaissez bien puisque vous pouvez l'entendre tous les jours de la semaine sur Sud Radio de 14h à 16h.

Animatrice emblématique, femme libre au parcours singulier. Brigitte là a toujours su parler sans tabou de l'amour, du désir et des relations humaines. Bienvenue Brigitte.

Bonjour. Bonjour. Alors avec votre deuxième livre, je crois même que vous en avez écrit d'autres. 50 nuances de bonheur, ça vient de sortir, c'est chez Fillard.

Vous nous invitez, Brigitte à renouer avec notre corps, nos émotions, notre liberté et surtout notre désir de vivre. C'est ça que vous faites ? Oui.

Oui. Judit, c'est bien résumé. Bravo.

Parlons femmes, c'est maintenant. Sud radio, [musique] parlons-femme. Judit Bre.

Alors, parlons-femme vous pose des questions. Brigitte pour commencer. Quelle femme vous inspire une force absolument radicale ? même Ah ben voilà, vous êtes bien en accord avec votre livre du coup.

C'est ça. Oui oui, je dis toujours que c'est la personne la plus importante, c'est nous. Oui, oui, je crois.

Je crois mais c'est important c'est important de se sentir bien et avec soi. Ouais. Et alors, c'est un peu ce que vous nous dites hein dans votre bouquin.

Il y a nous donnez pas mal de tips et j'ai relevé notamment Voltaire qui nous dit "Pour s'élever, il faut d'abord descendre en soi. Donc finalement, pour se sentir bien, il faut se connaître et s'aimer quoi." C'est ça que vous nous racontez.

Oui. Oui. Il faut accepter. ses fragilités, ces zones d'ombre, c'est ses ses défauts he tout simplement.

Ses qualités, c'est assez facile de les accepter. Oui, c'est général. Il y a une formule aussi que vous dites qui m'a bien marqué moi sur le lien entre l'esprit et le corps.

Retenez cette formule. Sentir, c'est choisir, penser, c'est décider. Qu'est-ce que vous voulez nous dire à travers cela ?

Ben, je pense que ce qu'on ressent ne nous jamais. Le corps ne nous jamais. En fait, en revanche, nos pensées, elles sont parfois très influencées par les médias, par Sud Radio notamment et par notre enfance, par nos parents, par la culture et cetera et cetera.

Mais ce qu'on ressent, c'est ce qu'on ressent, c'est une vérité absolue qui est la nôtre qui est peut-être pas celle du voisin, mais c'est la nôtre. C'est vrai. Est-ce que trop ambitieuse, trop visible, trop directe, ça vous parle ?

Vous l'avez entendu ça Brigit ? Pas spécialement. Je pense pas que je sois quelqu'un de parti.

Alors, je suis je suis évidemment très connue et cetera, mais j'ai jamais tellement recherché moi à me montrer. Du coup, les gens vous prennent pas en grippe quoi. C'est ça. [rires] Je je suis enfin je me fais jamais agresser par le public.

Alors après sur Oui, sur les réseaux sociaux, je me fais agresser comme tout le monde. Mais non, non, je suis plutôt je suis plutôt bien accueilli par par le peuple que j'aime d'ailleurs. J'aime beaucoup le peuple.

On l'entend dans vos émissions et dans votre livre aussi. Si vous pouviez offrir un super pouvoir à toutes les femmes du monde, ça serait quoi Brigitte La s'accepter d'aimer leur corps. H ça c'est vraiment le grand problème il y a tout vous le racontez ça notre rapport à notre corps dans notre miroir ou c'est fou.

Ou donc comment est-ce qu'on fait pour aimer un corps qu'on ne qu'on aime pas regarder ? Ça c'est une vraie question. Il faut le ressentir.

On en revient à ça. On revient à la sensation. Oui.

Ouai parce que le notre corps quand il y a un rayon de soleil, il se sent bien. Quand quand on a quand on est aimé par quelqu'un, on se sent mieux. Enfin, je crois que c'est vraiment c'est vraiment par l'intérieur qu'il faut passer.

H bien sûr, pas par le miroir. Alors, ce patriarcat dont on entend beaucoup parler, selon vous, il se confronte, il se contourne, il s'embrasse ou il s'ignore tout simplement ? Est-ce qu'il existe ?

Alors moi, je dis souvent une chose qui peut qui choque, hein. Tant pis si je choque une fois de plus. Je crois que le patriarcat a sauvé l'humanité.

C'estàdire sans le patriarcat, je pense que l'humanité n'aurait pas survécu. Il fallait à un moment donné que que les femmes reste au foyer. D'ailleurs, l'expression vient de là, surveiller le feu, les enfants et les hommes, ils allaient chasser le mammouth.

Et puis après, il y a eu évidemment des des dérives du patriarcat. Il y a mais quelque part cétait c'était chacun à sa place et ça fonctionnait. Sinon, que ça n'aurait pas on aurait pas survécu.

Mais nos auditrices qui vous écoutent et qui se disent "Mais c'est une femme hyper libre, comment est-ce qu'elle peut dire un truc pareil ?" Qu'est-ce que vous lui répond ? Qu'est-ce que vous leur répondez ?

Bah, d'abord que moi j'aime bien les hommes. Ça veut pas dire que j'aime les connards, les prédateurs et les abrutis, mais il y a des tas de des tas d'hommes qui sont formidables et il y a des des beaucoup de femmes qui sont aussi des des garces, des des des horribles des horribles mégères. Donc donc c'est voilà, c'est tout.

Et moi je pense que si on n'arrive pas à réconcilier les les hommes et les femmes dans les 10 ans qui viennent, ça va pas être une société très agréable à vivre. Ouais, c'est certain. Est-ce que vous avez un message justement pour ces femmes qui nous écoutent Brigitte aujourd'hui ?

Ben, je je l'ai déjà dit, aimer son corps, faire la paix avec soi-même parce que sinon, qu'est-ce qu'on fait ? Si on n'est pas en paix avec soi-même, on trouve des bou émissaires. Donc c'est la faute des hommes, c'est la faute de mes parents, c'est la faute de mon collègue.

Enfin, par exemple, sur les féministes qui sont très engagés un peu enragé dont on entend souvent parler en ce moment, vous pensez que c'est parce qu'elles sont malheureuses qu'elles sont fâché. En tout cas, je l'ai plein. Je l'ai plein parce qu'il y a forcément beaucoup de haine et et il y a donc forcément de la haine de soi.

Bien sûr. Alors, je je rappelle votre livre he 50 nuances de bonheur. Bon, évidemment, on pense à 50 nuances 50 Shades of Great.

Pas du tout, pas du tout. C'est une coïncidence. D'accord.

Non mais en fait j'ai j'ai trouvé que le titre était évidemment il y a un petit clin d'œil mais j'ai trouvé que c'était pas mal parce que le bonheur c'est pas une une entité qui existe. C'est des c'est des moments de bonheur par-ci parl donc 50 il y en a peut-être même plus que 50 h bien sûr. Alors ce que vous nous racontez c'est donc 50 réflexions he qui sont issues et de votre parcours personnel et de vos années d'écoute à la radio.

Ça fait des années he que vous faites ça. Vous étiez sur la RMC avant sud de radio aujourd'hui. Vous écoutez les auditeurs, les auditrices, vous leur répondez sur leur problèmes personnels, sur leurs problèmes parfois même physiques et cetera, mais vous avez une cette conviction simple aussi que finalement alors c'est des petits morceaux le bonheur mais que c'est un chemin en fait à hein et que c'est ça que vous dites souvent, c'est-à-dire que finalement si on s'en saisit, si on prend les reenes de son chemin, et ben [grognement] le bonheur en fait on le trouve à un moment donné où même il nous accompagne.

Oui, c'est un chemin sur lequel il y a des carrefours sans sans cesse et suivant le le la direction qu'on va prendre à des moments de Carrefour, parfois on se trompe, il faut faire demi-tour, retourner au Carrefour et prendre une autre direction. Mais ça c'est pas grave. C'est c'est toujours dans dans les épreuves qu'on appelle parfois des expériences douloureuses que on avance le plus quand on va bien, on change [rires] rien.

Rien. C'est vrai, c'est vrai ce que vous dites. Il y a pas de recette miracle mais vraiment il y a une histoire donc de se reconnecter à son corps et puis de se reconnecté à son désir.

Ça c'est très important ce mot chez vous. Faut déjà le découvrir son vrai désir. Les les Je crois que la plupart des adolescentes vont être dans le désir de plaire, le désir de séduire, le désir de de d'exister.

Est-ce que c'est le vrai désir ? Est-ce qu'elles le connaissent vraiment ? En tout cas, moi je sais qu'à 17 ans, je ne savais pas quels étaient mes vrais désirs.

J'ai je suis partie. Bon, j'ai beaucoup osé certes, mais c'était pas forcément avec le avec le recul. Si je pouvais reprendre ma vie à 17 ans, je ferais certainement différemment, même si je ne regrette rien parce que j'assume, j'assume tout ce que j'ai fait.

Mais on qu'est-ce que vous feriez différemment, Brigitte ? Oh ben je je pense pas que je ferai du porno. Euh je j'avais je rêvais je rêvais d'être actrice.

Euh je pense pas que cétait Vous avez fait du cinéma aussi ? Oui mais j'ai j'ai quand même plutôt raté mon mon métier d'actrice à cause justement de de se passer dans le porno. D'accord.

Vous pensez que ça vous a desservi aussi parce que évidemment évidemment j'ai subi l'eau probre du cinéma français. C'était c'était pas possible pour moi de devenir actri. Et en même temps, vous êtes iconique aujourd'hui parce que vous êtes une des premières.

Je ne regrette je ne regrette pas la vie que j'ai eu et je ne suis pas mais je veux dire s'il fallait la refaire je ferai autrement évidemment parce que l'expérience que j'ai mais ça c'est ce que tout le monde je pense pourrait dire la même chose. Ouais. Vous avez été comme parlons en 2 minutes révélé dans les années 70 comme l'une des grandes figures du cinéma pornographique français mais vous êtes devenu cette icône de la libération sexuel en fait parce queà l'époque ça ne se faisait tellement pas et c'était tellement assumé même si ça a été difficile pour vous ensuite que vous avez ouvert des portes quoi.

Oui, mais c'est c'est parce que j'ai fait beaucoup de de grands médias euh après mon le porno grâce notamment à au livre autobiographique que j'avais sorti moi la scandaleuse qui est passé chez Apostrophe. Donc ça m'avait donné une légitimité si je puis dire de parler dans les médias et donc j'ai assumé justement ce que j'avais fait et et j'ai revendiqué la la liberté des femmes de de bah de jouir de leur corps tout simplement. Mais moi, je pense que j'aime bien cette expression.

C'est pas c'est pas les hommes qui font l'histoire, mais c'est l'histoire qui fait les hommes. Et je pense que je suis arrivée au bon moment. Avant c'était trop tôt et après il y avait déjà eu claé.

Voilà. [rires] [souffle coupé] Alors ce qui est intéressant c'est que il y en a pas beaucoup des des actrices porno qui ont réussi à faire une reconversion telle que la vôtre. En plus, à ce moment-là où effectivement c'était très mal vu, vous vous êtes jamais laissé enfermer dans une case et vous avez réussi votre votre conversion dans les médias en fait.

Assez, on a l'impression que c'était assez facile. On a l'impression. Oui, mais vous savez, on retient d'un acteur, on retient toujours ses succès, on retient pas ses bides.

C'est c'est un peu comme ça que ça se passe. [grognement] Et donc, vous avez galéré, pardonnez-moi le terme, pour vous reconvertir, Brigitte ou pas ? Bah oui, j'ai subi j'ai subi beaucoup de beaucoup de choses un peu difficiles à vivre.

Oui, bien sûr. des des refus des des gens qui voulaient pas me serrer la main. Oui, oui, je je je sais je sais ce que c'est le le jugement des autres et ça, je pense que c'est aussi un grand atout pour moi parce que du coup, j'ai vraiment appris à rien juger.

Mais oui, absolument, bien sûr. Donc, finalement, c'est ces expériences difficiles, pour en revenir à ce que vous nous disiez tout à l'heure, ces expériences difficiles, elles vous ont façonné. Euh peut-être que en fait refaire ça serait pas une bonne idée parce que vous auriez moins appris. [rires] Oh, je repartirai bien.

Ouais. Non mais je pense dans la difficulté qu'on se construit et qu'on apprend à je crois je crois surtout que il faut toujours se dire une chose ce que ce que disent les gens de nous ça parle plus d'eux que de nous-mêmes. C'est vrai.

Il parle de même chose. Et c'est ça qui m'a un jour sauté aux yeux. Je me suis dit mais attendez il y a des gens qui m'adulent et il y a des gens qui me détestent.

Je suis qui moi au milieu de tout ça ? Et c'est là où j'ai compris qu'en fait quand on quand on parle de vous c'est jamais de vous qu'on parle. C'est la projection qu'on fait de de de soi-même.

Alors ce que vous dites, c'est aussi que vous avez jamais malgré les difficultés renoncé à vous faire plaisir, à cultiver votre joie, découvrir votre vrai désir. C'est ça qui vous aé mené sur le chemin de votre propre bonheur. J'ai envie de vous demander est-ce que vous êtes heureuse aujourd'hui Brigitte L.

Oui oui oui, mais je peux vous une petite anecdote qui va vous prouver à quel point j'ai toujours voulu me faire plaisir. Il y a j'ai fait une assez vilaine chute de cheval et j'avais les deux deux poignées plârées et moi j'adore le soir mon c'est mon petit pécher mignon. je me sers une coupe de champagne et avec les deux poignets coincé, vous ne savez plus ouvrir une bouteille de champagne.

Et donc, j'ai trouvé sur internet un truc qui permet d'ouvrir une bouteille de champagne sans force, vous voyez, pour justement malgré le fait que j'avais les je ne pouvais plus me servir de mes mains pratiquement, je pouvais quand même me faire ce petit plaisir. la vie c'est dans des moments très difficiles, c'est quand même s'accorder ce petit truc important. Ça peut être, je sais pas, passer un coup de fil à quelqu'un qu'on aime bien, prendre un thé devant devant un rayon de soleil.

Puis la nature, la nature elle est très important. Oui, la nature est très importante. Mais pour tout le monde, hein.

On est on n'est pas fait pour vivre dans des dans des villes. L'être humain est fait pour vivre dans la nature. On va en parler dans un instant.

Vous restez avec nous, Parlons femmes. C'est l'émission qui donne la parole à celles qui n'attendent plus qu'on leur donne la permission d'exister. [grognement] Vous êtes sur Sud Radio donc avec l'animatrice que vous connaissez bien tous, Brigitte Laet et son livre 50 nuances de bonheur.

C'est sorti chez Fard. Je vous le recommande à tout de suite. La Caisse des par Île-de-France, [musique] fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes.

Judit Beller. Quand les femmes parlent vrai, les lignes bougent. Vous êtes sur Sud Radio.

Aujourd'hui, vous êtes avec Brigitte Laret pour Parlons femmes. Brigitte est animatrice et auteur, vous le savez, figure de Sud Radio avec son dernier livre 50 nuances de bonheur. C'est publié chez Fillard et je vous le recommande parce qu'il y a plein de petits tips.

Par exemple, vous êtes la personne la plus importante. Ça vous avez commencé par ça Brigitte tout à l'heure. Oui.

Nous sommes tous pour nous-mêmes les personnes les plus importantes. Alors, il y a un exemple hein, c'est la mer dans l'avion sur le ça vous nous le donnez. Quand il y a une dépressurisation, elle doit d'abord se mettre à elle-même son propre oxygène, masque à oxygène pour pouvoir ensuite le mettre à son enfant.

Donc elle passe avant si elle veut pouvoir s'occuper de lui. Oui, mais évidemment, sinon elle va le mettre à son enfant qui va pas savoir de toute façon s'en servir et elle va elle va elle va pas pouvoir le le sauver. Mais mais c'est c'est le réflexe pourtant qu'au toute mère, c'est d'abord s'occuper de son enfant.

H c'est pas logique en fait. Et bah si c'est enfin ça c'est c'est logique évidemment mais je veux dire il faut bien comprendre que on doit d'abord Mais d'ailleurs c'est très simple si on a eu une mère qui aime la vie comme ça a été mon cas on va aimer la vie si on a une mère dépressive qui ne qui ne sait pas se faire plaisir on va avoir du mal à se faire plaisir. Donc on voit bien que notre première vous dites dans votre coquin votre maman, elle était très sensuelle en fait dans les sens complètement quoi.

Complètement. Oui. Oui.

Et comment elle a réagi quand vous êtes vous avez commencé votre carrière ? Pas très bien. Ouais.

Bah pas très bien parce que ma mère est est d'une culture petite bourgeoisie où on fait pas les choses devant, on les fait par derrière et cetera. Mais tout toute mon histoire maternelle est compliquée. Ma mère est est née d'un d'un géniteur qui n'a pas reconnu euh sa sa vie, sa naissance, naissance, ça est compliqué pour elle.

Et peut-être que c'est aussi pour la venger que j'ai voulu moi faire du porno par exemple. D'accord. À quel niveau ça se place ça ?

On a envie de d'en savoir un peu plus. Bah parce que parce que je crois que ma mère a beaucoup trompé mon père. Elle était elle était particulièrement infidèle de par sa grande sensualité et du fait que mon père n'était peut-être pas l'aman qui lui convenait puisqu'ils se sont mariés quand ma maman est tombée enceinte et très tôt.

Oui. Et et donc moi je voulais montrer que oui, on peut prendre du plaisir, il y a rien de enfin il y a rien de caché à ça et cetera et donc vouiez faire la même chose mais devant tout le monde quoi. Exactement. [raclement de gorge] H c'était une manière de casser encore plus simple hein.

C'est plus compliqué que ça quand même mais c'est pour expliquer que tu comprends et votre et et ces infid de vot infidélité de votre de votre mère, elle en parlait ou vous avez été témoin tout simplement ? Qu'est-ce que Alors moi j'ai eu la chance et c'est vraiment un conseil que je donne, j'ai eu la chance de questionner mes parents bien avant qu'il décèdent. Donc j'ai connu toute un peu toute leur histoire et je les ai questionné comme comme je sais questionner les auditeurs aujourd'hui.

Ça doit faire partie de ma seconde nature. [rires] Il m'intéresse plus aux autres que moi je préférerais vous poser des questions Judit que de parler de moi. Bah écoutez la prochaine fois on va inverser. [rires] Euh ce qui est intéressant, c'est que finalement ce que ce qu'on entend chez vous, c'est que en fait il y a aucune honte, il y a aucun aucune gêne par rapport à comment vous vous montrez, comment vous parlez, comment vous êtes parce que finalement ce qui vous intéresse, c'est les autres, hein.

C'est ça. C'est-à-dire que en fait vous vous êtes totalement en accord avec vous-même aussi parce que vous aidez les autres finalement. Oui, non, je pense que j'ai la chance de pas de pas trop comprendre ce que signifie la culpabilité parce que peut-être parce que je me suis toujours plutôt bien conduite aussi hein.

J'ai mes parents m'ont donné des valeurs de de d'honnêteté, de de droiture et je vois pas pourquoi j'aurais honte de ce que j'ai fait qui qui en final fait plus de bien aux hommes que de mal. Ah bah clairement, ils sont contents eux. Euh il y a un autre truc que vous nous dites dans dans votre livre que je rappelle 50 nuance de bonheur chez Fire, c'est le temps.

Vivre plus lentement, prendre [raclement de gorge] plus de temps pour savourer les instants, améliorer les choses. C'est qu'on est dans une époque où effectivement tout va très vite. [grognement] Et ralentir c'est aussi une condition du bonheur.

C'est même essentiel pour profiter pleinement d'un moment, il faut le il faut le savourer. On peut pas on peut pas profiter d'un repas si on mange à toute vitesse. Et je pense que cette attitude de vouloir aller de plus en plus vite, elle traduit toujours du stress et de l'angoisse.

Et je pense qu'on est dans une société où il y a énormément de d'anxiété. Donc c'est pour ça que les gens zappent, ils ont ils ont tellement peur de louper quelque chose. En fait, on pourra jamais de de sa vie lire tous les livres qui ont existé, regarder tous les films qui ont qui ont été tournés.

Donc il faut il faut savourer ce qu'on savoure et pas se sentir obligé de de toujours plus quoi. Ça vous en parlez aussi he ? Oui.

Oui. Bien sûr, bien sûr. Mais ça ça demande ça demande pour ça un calme intérieur.

Il y a beaucoup de gens qui ont qui sont qui sont pas bien avec eux-mêmes. Donc qu'est-ce qu'ils font ? Il remplissent un vide un vide abissal et ils le remplissent par euh par le scrolling, par le zapping, par tout ça.

Alors, pour être mieux, vous donner des choses pratiques, hein, par exemple, l'emploi du temps du sommeil, l'heure du coucher doit être précis, régulier tous les jours, le nombre d'heures aussi, euh la simulation des hormones, les endorphines, la dopamine, il y a des moyens en fait he pour chaque type d'hormone euh tous ces tips là, c'est des choses qu'évidemment vous avez testé, que vous pratiquez vous-même. On a envie de savoir un peu. Mais mais je pense que la le enfin pour être heureux, il faut déjà avoir une bonne hygiène de vie.

Si si vous avez pas une bonne hygiène de vie, vous allez vous allez tomber malade. Franchement, c'est moins facile d'être heureux quand on est malade, hein. Alors, encore une fois, il y a des a il y a des problèmes génétiques dans les maladies, mais on sait quand même aujourd'hui que notre capital santé, il dépend aussi beaucoup de nous.

Du psychosomatique, hein, c'est l'importance du psychosomatique. Oui. Oui.

Ben, je reviens au corps. Le le corps et l'esprit sont totalement liés. Ça va dans les deux sens d'ailleurs.

Quand vous faites du bien à votre corps, votre esprit va mieux. Et si votre esprit va bien, votre corps va bien. H Et puis il y a cette histoire de de savoir qu'on peut jamais totalement combler.

Donc faut faire la paix avec ça. Pardon [raclement de gorge] ? Oui, bien sûr.

Bah combler nos nos désirs, ils sont incommensurables de toute façon. Et dès qu'on en a un qui a été satisfait, il y en a un autre qui apparaît. Donc il faut apprendre à il faut apprendre à à satisfaire ses ses besoins.

Ça c'est indispensable. C'est pour ça que je pense que le si l'argent ne fait pas le bonheur, le le manque d'argent peut faire le malheur. Mais après il faut il faut se Oui, il faut savoir.

Ça c'est quelque chose que les femmes connaissent bien. On a toujours envie d'avoir des pulls de toutes les couleurs, des chaussures de tout et et en fait on va on va pas pouvoir les mettre et peut-être qu'à un moment donné, il est temps de Et c'est rassurant d'empiler en plus. On peut le dire.

C'est vrai que ça rassure mais ça rassure notre vide. Ouais, c'est ça. C'est vrai.

C'est très juste. Euh vous vous nous expliquez aussi les les quatre grands domaines de la vie et que finalement en fait on on va on doit aussi savoir dans chaque domaine, donc les quatre domaines, on va les dire, le domaine privé, le domaine pro, le domaine matériel et puis le domaine spirituel. Alors par exemple, parlons du domaine spirituel, on n'est pas forcément obligé de croire en Dieu pour aller bien.

Pas du tout. Mais le la spiritualité c'est pas c'est pas forcément la religion. C'est en tout cas donner du sens. donner du sens à son existence, euh savoir euh ce qu'on a envie de faire de sa vie et ça euh c'est alors les enfants souvent donnent donne ce sens-là, la famille euh et cetera, mais je pense qu'il est plus important, moi j'aime bien la la nuance entre procréer et créer.

Je pense qu'on a tous besoin de se créer. Ça c'est vrai et c'est ça qui donne du sens à notre vie et c'est ça déjà la spiritualité. Moi, je dis toujours ayez une petite passion, que ce soit le jardinage, que ce soit, je sais pas faire des puzzles, écrire des poèmes.

Ayez tous quelque chose qui vous donne ce sens de créer et à partir de ce moment-là déjà on va mieux. Ouais, c'est vrai. Ça fait 25 ans, plus de 25 ans que vous animez et que vous parlez, que vous entendez les auditeurs et les auditrices.

Euh qu'est-ce que ça serait votre ressenti global de de cette population que vous avez en ligne tous les jours ? comment elle évolue ? Qu'est-ce que vous voyez grandir ou peut-être rétrécir ?

Alors, d'abord, je pense que les les l'être humain ne ne change pas vraiment beaucoup en 25 ans. J'ai pas j'ai pas noté d'énormes différences. Les femmes aspirent toujours plus à à l'amour et les hommes aspirent toujours plus à avoir une partenaire avec qui sexuellement ça va bien.

D'accord. Mais on peut se retrouver quand même tous les deux. Ça, je pense que c'est c'est tout à fait rassurant, mais en même temps euh je trouve que il y a il y a un égocentrisme qui se qui se durcit beaucoup.

Euh supporte on ne supporte plus que le couple soit obligé de dépasser certaines certaines crises. Je trouve que les gens sont sont plus prêts à se quitter pour pas grand-chose. Je dis pas que c'est facile le couple, hein, mais c'est parfois mieux que que d'être seul.

Hm. Pour surtout quand on a des enfants en bas, mais finalement ça correspond au produits ménagers qui durait 20 ans avant et qui aujourd'hui ne durent que plus que 6 mois. On a l'impression que c'est vrai que cette société de consommation fait qu'on a tellement de choix que c'est vrai que la société de consommation joue aussi, on voit sur les sites de rencontre d'ailleurs hein où finalement on a toujours l'impression qu'on va pouvoir trouver mieux.

Hm. Et est-ce que finalement euh qu'est-ce que c'est être infidèle pour vous Brigitte Clair ? Ben j'aime je je pense que la l'infidélité elle dépend d'abord de soi.

Est-ce que est-ce qu'on est fidèle à soi-même ou est-ce qu'on est infidèle ? Moi, j'aime mieux parler de loyauté dans un couple parce que qu'est-ce que ça veut dire être être infidèle ? Est-ce que c'est plus grave d'avoir une relation d'un soir avec quelqu'un d'autre, avec un un ou une autre partenaire ou d'avoir son meilleur ami à qui on raconte tout et avec qui on est prêt à être là n'importe quand plutôt que sa partenaire ou son partenaire.

Donc finalement euh je crois que encore une fois et c'est pour ça que je Non mais c'est surtout une question de qu'est-ce qu'on met dans le sexe quoi. Je parle pas de de l'amour ou de la sexualité, je parle du sexe. Qu'est-ce qu'on met dans un dans un rapport sexuel en fait ?

Est-ce que c'est si grave et si important que ça ? C'est une vraie question. Ça dépend peut-être aussi des époques finalement parce que là aujourd'hui comme on est dans une époque de revalorisation du sexe féminin, j'ai envie de dire ou de dénonciation peut-être aussi beaucoup du sexe masculin et de clivage finalement entre les genres, ça pose un un vrai souci aujourd'hui dans dans ce concept lui-même en fait hein.

Oui, mais enfin, vous savez, moi personnellement, je préférerais euh, je vais être très vulgaire exprès, mais je préférerais me prendre un coup de bit dans une ruelle que de me faire euh assassiner, hein. Donc, il faut peut-être aussi à un moment euh essayer de relativiser un peu. [souffle coupé] Ça sera gardé, Brigitte Laire, je n'en doute point.

Je vous remercie d'être venu partager avec nous et avec moi. Merci Judith, merci. C un grand bonheur de vous recevoir.

C'est une belle émission en tout cas. Ouais, moi de même et puis bah je recommande votre livre he Brigitte 50 nuances de bonheur, c'est chez Fillard pour ceux qui ont envie de se découvrir eux-même et quelques tips hein pour bah être heureux tout simplement. Et ben c'est tous les jours c'est standard à cultivé, c'est ça que vous nous dites.

Merci beaucoup. Merci Louan d'avoir réalisé. Merci à vous toutes et tous d'avoir partagé ce moment avec nous.

Rendez-vous samedi prochain à 13h30 pour une nouvelle rencontre inspirante d'en parlons femmes. Demain également, vous savez à 19h dans c'est excellent et puis surtout continuez d'oser vous-même. Sud Radio Parlons femmes.

Juditth Bellaire avec la Caisse d'Épargn Île-France.