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Conférence de presseInstitut national du cancer· 6 février 2026 46 minAutoproduitFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesNumériqueEurope & international

Les rencontres de l'INCa (1/7), session inaugurale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:26Fait
    « le cancer reste l'une des premières causes de mortalité dans notre pays et un de ses principaux sujet d'inquiétude pour nos concitoyens. »
  • 8:19Chiffre
    « près de 90 % des actions de la première feuille de route ont été lancées. Plus de 70 actions ont déjà été terminées et plus de 140 sont en cours »
  • 9:03Fait
    « la création de nouveaux espaces sans tabac, le lancement de campagne de vaccination contre les HPV dans les collèges, la mise en place d'un programme pilote de dépistage des cancers du poumon »
  • 11:13Fait
    « Cette feuille de route ne part pas d'une page blanche. Elle s'appuie sur les acquis de la première moitié de la stratégie décennale »
  • 14:24Chiffre
    « Dans le cadre de cette première partie de cette feuille de route de première partie de la stratégie décenale, ce sont quand même 650 millions d'euros qui ont été consacrés à la recherche en cancérologie, un montant inédit. »
  • 15:06Fait
    « la recherche en cancérologie pédiatrique s'est structurée avec en particulier laisation de quatre centres de recherche d'excellence »
  • 16:33Fait
    « depuis 2021, nous avons déjà progressé, notamment par laisation de deux réseaux de recherche dédiés au cancer du poumon et au cancer du pancréas »
  • 17:18Fait
    « l'usage de l'IA est aussi une priorité aujourd'hui. Au-delà de l'effet de mode, nous voyons qu'une utilisation de l'intelligence artificielle peut avoir un vrai avantage »
  • 17:56Fait
    « nous avons pris conscience de notre dépendance aux infrastructures américaines. Nous devons avoir une meilleure gouvernance de données de santé. »
  • 19:23Promesse
    « D'ici à 2030, avec le ministère de la santé, nous allons encore faciliter l'ouverture des essais cliniques en simplifiant les procédures administratives et réglementaires. »
  • 23:10Chiffre
    « près d'un cancer sur deux pourrait être évité. Ce chiffre oblige, il nous oblige à agir tôt et à agir partout. »
  • 23:52Chiffre
    « Plus 15 points de couverture vaccinale sur l'année scolaire 2024-2025. Près de 60 % des jeunes filles de 15 ans vaccinées en 2024. 37 % des jeunes garçons sont vaccinés, soin quasi triplement en 2 ans. »
  • 24:36Fait
    « Nous devons améliorer la participation au dépistage organisé en diversifiant les points d'entrée, en simplifiant l'accès, en allant vers les publics les plus éloignés. »
  • 25:19Promesse
    « Impulsion permettra, je le suis sûr, la généralisation pour la première fois d'un dépistage organisé du cancer du poumon. »
  • 26:03Fait
    « Elle permettra de repérer les personnes à haut risque de cancer du sein et de leur proposer un plan personnalisé de prévention et de suivi »
  • 26:46Promesse
    « Ces deux parcours reposent sur un décloisonnement réel entre la ville et l'hôpital. Ils seront généralisés sur l'ensemble du territoire d'ici 1 an. »
  • 31:29Chiffre
    « Premier facteur de risque évitable de cancer, le tabac est responsable de 68000 nouveaux cas de cancer dans 17 localisations différentes et de 46000 décès par cancer chaque année. »
  • 32:08Chiffre
    « En 2 ans, le taux de couverture vaccinale schéma complet à 16 ans a progressé de 16 points chez les garçons et de 10 points chez les filles. »
  • 33:16Chiffre
    « Entre 2021 et 2025, les financements consacrés à la recherche sur les cancers s'élèvent à près de 620 millions d'euros. »
  • 34:01Fait
    « De réseaux ont été labellisés, un sur le cancer des poumons, l'autre sur les cancers du pancréas. »
  • 34:44Chiffre
    « la réduction des séquelles et le développement de la désescalade thérapeutique ont connu une impulsion forte depuis 2021 avec près de 44 millions d'euros investis »
  • 35:36Fait
    « le droit à l'oubli a été profondément renforcé. Son délai d'application étant réduit de 10 à 5 ans pour tous les patients. »
  • 37:32Chiffre
    « la baisse continue du tabagisme quotidien qui est passé de 25 % en 2021 à 18 % en 2024 »
  • 38:14Fait
    « La feuille de route 2026-2030 présentée aujourd'hui marque une étape décisive. Elle ne change pas de cap. »
  • 39:40Fait
    « agir également sur les addictions, sur l'alcool, sur les expositions évitables. »
  • 41:07Promesse
    « Notre objectif est clair, c'est que chaque patient soit accompagné à chaque étape dans le soin comme dans la vie. »
  • 41:51Promesse
    « Nous créerons un guichet unique numérique pour guider les patients et leurs proches. Nous améliorerons la transparence des données avec la création du registre national des cancers »
  • 43:19Fait
    « Les personnes en situation de handicap, les jeunes, les actifs, nos compatriotes ultramarins, les personnes âgées seront aussi au cœur de nos actions »
  • 44:03Fait
    « La lutte contre le cancer a toujours été à l'avant-garde pour transformer notre système de santé, pour améliorer la qualité des soins. »

Temps de parole

  • ?99 %

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0:04
Locuteur

Bonjour à toutes, bonjour à tous. Merci de bien vouloir prendre place et bienvenue, bienvenue à ce grand rendez-vous de toute la communauté de la lutte contre les cancers. Bienvenue aux rencontres de l'INCA. Alors, ces rencontres de l'INCA se tiennent cette année à un moment très particulier puisque nous trouvons à mi-parcours de la stratégie décennale de lutte contre les cancers. Le moment va donc être venu à la fois de faire un bilan des cinq premières années et puis de se projeter dans les 5 années suivantes. Et une feuille de route pour cela a été construite avec cinq priorités et ces cinq priorités vont servir de base à la structure de notre journée.

On va donc parler aujourd'hui prévention, on va parler dépistage, on va parler service public du cancer et en particulier du registre national des cancers. On va parler de parcours, de santé et puis de recherche au cours de table ronde avec des spécialistes qui viendront ici et avec qui vous pourrez discuter en tout cas à qui vous pourrez poser vos questions. Le moment est venu d'introduire notre grande journée avec naturellement le président de l'Institut national du cancer, monsieur Norbert IFRA.

1:23
Non speech

[musique]

1:37
Locuteur

Je sais pas si vous avez remarqué mais les micros sont toujours trop hauts pour moi.

[rires] Madame la ministre de la santé, chère madame Riste, de la santé des familles, de l'autonomie, des personnes handicapées, monsieur le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et de l'espace, cher monsieur Baptiste, chers partenaires, chers collègues, chers amis pour beaucoup d'entre vous, mesdames, messieurs, c'est un grand honneur pour moi de vous accueillir aujourd'hui pour ces rencontres de l'Institut national du Cancer 2026 En cette journée mondiale de lutte contre les cancers, nous sommes aujourd'hui réunis pour officialiser le lancement de la feuille de route 2025-2026 de cette stratégie décenale de lutte contre le cancer que les cancers que nous conduisons ensemble depuis 5 ans déjà.

C'est un moment important. Important parce que il marque une nouvelle étape, mais surtout important parce qu'il s'inscrit dans une histoire collective de plus de 20 ans, celle d'un engagement constant de la nation contre le cancer. Parce que le cancer n'est pas une abstraction statistique, un cas clinique ou un sujet académique. C'est d'abord une épreuve personnelle, familiale et sociale. Il interroge notre système de santé, notre capacité de d'innovation, nos organisations et il met à l'épreuve notre solidarité. Face à cela, la France a fait un choix clair : placer la lutte contre le cancer au sein de ses priorités en terme de politique publique.

Ce modèle est l'héritier d'une vision forte portée d'abord par le président de la République, Jacques Chirac, il y a 20 ans. Et depuis lors, chacun des présidents de la République, chacun des gouvernements successifs a maintenu cette mobilisation avec l'appui constant des deux assemblées en attestant de sa légitimité et de sa pertinence. Aujourd'hui, le président Emmanuel Macron renouvelle cet engagement en plaçant cette feuille de route sous son haut patronage et en assurant personnellement le lancement dans quelques instants.

Depuis le premier plan cancer en 2003, notre pays a ainsi construit étape après étape une politique structurée fondée sur la science, fondée sur l'innovation, sur l'expertise, mais surtout sur le respect des personnes, la dignité des malades et la solidarité. Après une vie professionnelle passée au chevet des patients et à l'université et près de 10 ans de présidence de l'Institut national du Cancer, elle-même précédée par près de 10 ans à son conseil d'administration. Laissez-moi vous assurer que je mesure pleinement le chemin parcouru car la cancérologie aujourd'hui n'est plus celle d'hier. Ces politiques ont permis des avancées majeures.

La prévention n'est plus seulement un message, c'est une politique. Le diagnostic n'est plus synonyme de découvertes fortuites ou tardives. Il peut s'appuyer sur des programmes de dépistage organisés à l'échelle nationale. Et donc je rappelle que le premier avait été porté par l'Institut national du cancer. Déjà, le soin n'est plus seulement un acte, c'est un parcours. L'accompagnement ne s'arrête plus à la fin des traitements. Il s'inscrit dans le parcours de vie et les résultats sont là. Les taux de survie progressent, les cas de guérison sont apparus. Les taux de mortalité par cancer, intrinsèque est en baisse. Mais soyons lucide.

Malgré ces progrès, le cancer reste l'une des premières causes de mortalité dans notre pays et un de ses principaux sujet d'inquiétude pour nos concitoyens. Les inégalités sociales et territoriales de santé persistent et les défis à venir économiqu démographiques sont immenses. Dans le même temps, les attentes des patients évoluent. Ils expriment le besoin de soins davantage personnalisé, d'une meilleure coordination entre les personnes qui les accompagnent. Ils attendent une attention renforcée à leur qualité de vie et tout cela nous oblige. C'est précisément le sens de la stratégie décennale de lutte contre le cancer, donc de sa feuille de route 2026-2030 qui nous rassemble aujourd'hui.

Répondre à ses besoins, accompagner ses transformations et traduire les ambitions en action concrètes. Cette feuille de route ne part pas d'une page blanche. Elle s'appuie sur les acquis de la première moitié de la stratégie décennale et sur les enseignements de l'évaluation intermédiaire. Car vous le savez, en 2021, après trois plans cancer successifs qui étaient quinquen la France a fait un choix structurant, celui de se doter pour la première fois d'une stratégie sur 10 ans. Parce que nous savons que les transformations profondes demandent du temps. Parce que nous savons aussi que les acteurs ont besoin de visibilité pour agir.

avec la stratégie décenale de lutte contre les cancers 2021-2030, c'est un dispositif inédit qui a été mis en place. Dès l'origine, il avait été prévu que cette stratégie soit développée et déployée en deux feuilles de route quinquénal 215 d'abord, 2630 aujourd'hui avec et c'est essentiel à mi parcours une évaluation intermédiaire déjà prévue par la loi non pas comme un exercice formel mais comme un véritable outil de pilotage d'analyse critique et sereine. Un modèle pensé pour permettre des ajustements, pour intégrer les avancées, pour répondre au défis persistants et pour tenir compte de l'évolution du contexte.

Cette évaluation a été confiée au conseil scientifique international de l'Institut national du cancer présidé par le professeur Gérard Soucier qui a souligné le travail accompli et mis en avant en évidence des avancées très concrètes. En effet, près de 90 % des actions de la première feuille de route ont été lancées. Plus de 70 actions ont déjà été terminées et plus de 140 sont en cours dont évidemment beaucoup vont se poursuivre. Plus que des chiffres, ce sont autant de progrès réels pour les soignants, pour les chercheurs, pour les malades évidemment.

La création de nouveaux espaces sans tabac, le lancement de campagne de vaccination contre les HPV dans les collèges, la mise en place d'un programme pilote de dépistage des cancers du poumon, le relèvement des seuils d'activité pour plusieurs chirurgies oncologiques ou encore le développement de nouveaux programmes de recherche consacrés au cancer de mauvais pronostics, à la réduction des séquelles ou au cancer de l'enfant. Mais le conseil scientifique a aussi identifié des marges de progression, c'est bien normal, et il a formulé des recommandations pour la suite. Ces enseignements ont directement nourri l'architecture et le contenu de cette nouvelle feuille de route 2026-2030.

Cette feuille de route, c'est aussi, je veux pas dire d'abord, mais je le pense un peu, le fruit d'un travail profondément collectif parce qu'elle couvre tous les temps du cancer, de la prévention aux soins jusqu'à l'accompagnement parce qu'elle embrasse toutes les dimensions de la maladie sanitaire, scientifique, sociale et économique. Elle est par nature interministérielle et partenariale. Elle a donc été coconstruite avec l'ensemble des parties prenantes. Une large consultation a été menée. Des groupes de travail ont été constitué. Une relecture nationale a été organisée. Institutionnelle, professionnel, chercheurs, associations, usagers.

Chacun a apporté son expertise, son expérience, sa vision pour faire émerger des ambitions partagées. Tous ces travaux ont conduit à des choix clairs. Le résultat, c'est une feuille de route encore plus lisible, plus concentrée, plus opérationnelle. Le nombre d'actions passe ainsi de 237 à 107. Le nombre d'objectifs de 41 à 31, c'est un choix assumé, celui de l'efficacité. Mais simplifier ne suffit pas. Il faut aussi prioriser. Prioriser pour concentrer l'énergie collective là où l'impact sera le plus fort. Prioriser pour répondre aux enjeux les plus structurants de la fin de la décennie. Prioriser enfin pour mieux accompagner les publics qui en ont le plus besoin.

Je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce travail. C'est grâce à cette mobilisation collective que nous pouvons aujourd'hui proposer une feuille de route claire et exigeante. Ce sont ces orientations que nous allons partager aujourd'hui. Cette journée sera l'occasion de découvrir cette feuille de route, d'en explorer les grandes priorités et de comprendre les leviers d'action qui permettront de les concrétiser. Je vous souhaite à toutes et à tous des échanges riches et constructifs. que ces rencontres soient l'occasion pour tous et pour toutes d'échanges riches et constructifs.

Que ces rencontres soient l'occasion de confronter nos idées, d'inspirer nos actions et de renforcer notre engagement commun pour faire reculer le cancer. Et si je puis me permettre de revenir 10 an en arrière, quand on m'a confié la présidence de cet institut, évidemment, on avait choisi quelqu'un qui était un spécialiste de la lecémie aigue, de sa clinique et de sa biologie et de la greffe de moile. Et les premiers mots que j'ai dit, c'est le meilleur cancer à celui et celui qu'on a pas et si on l'a surtout s'il est agressif, c'est celui qu'on diagnostique avec la qu'on dépiste avec la plus petite masse tumorale.

Et je me souviens très bien des regards un peu affolés des gens qui m'entouraient et qui se disent "ça est on a encore touché un hurlu berlu." Ça c'est pas totalement faux, mais il faut bien aussi rêver un peu et se souvenir que la technique c'est très important mais que c'est pas tout. Je vous remercie

12:29
Non speech

[applaudissements]

12:37
Locuteur

et nous avons l'honneur d'accueillir le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace, monsieur Philippe Baptiste. Oui, j'ai j'ai pas le même problème. J'en ai un j'en ai j'en ai un autre.

Madame la ministre, euh monsieur le président, cher Norbert, mesdames et messieurs, chers collègues, chers amis, euh d'abord un mot tout simplement pour vous remercier pour votre action aussi pour les pour les pour les mots que vous venez de prononcer qui montrent à la fois votre engagement, votre profonde humanité, votre profonde volonté aussi de faire évoluer à la fois le système, les soins, mais aussi évidemment les les les pratiques et de mettre le patient aussi au cœur de de tout ça. Et donc voilà, merci merci pour ce que vous avez fait.

Je je voilà, c'est vraiment alors comme chaque année la journée mondiale de la lutte contre le cancer, c'est l'occasion de nous demander bah où nous en sommes où on nous de la compréhension des mécanismes de cette maladie ou plutôt de cet ensemble de maladies où on en est des innovations, des espoirs thérapeutiques, de l'accompagnement des patients de leurs proches durant la maladie et puis aussi évidemment après la maladie. Cette année, nous atteignons une espèce de mi-temps de la stratégie décennale de la lutte contre le cancer lancé en 2021. Et et donc cet exercice est peut-être d'autant plus important puisque depuis 5 ans, nous avons fait avancer ensemble la recherche et le soin.

La feuille de route 2026-2030 de la stratégie décennale placée sous le haut patronnage du président de la République doit nous permettre d'aller plus loin. Et donc merci à l'INCA pour le gros travail qui a été réalisé pour cette nouvelle feuille de route depuis 2021. Dans le cadre de cette première partie de cette feuille de route de première partie de la stratégie décenale, ce sont quand même 650 millions d'euros qui ont été consacrés à la recherche en cancérologie, un montant inédit. Nous avons engagé quasiment toutes les actions prévues dans la stratégie puisque 90 % de celle-ci ont bien été lancé et même 30 % sont aujourd'hui complètement menés à bien.

Quelques exemples, la recherche en cancérologie pédiatrique s'est structurée avec en particulier laisation de quatre centres de recherche d'excellence et je voudrais vraiment remercier tous ceux qui ont travaillé pour que ce soit possible. Nous pouvons évidemment encore progresser en simplicité, en lisibilité et cette deuxième partie de la feuille de route 2630 a pris en a pris acte en resserrant les pistes d'action et les objectifs.

Le paysage mondial de la recherche, il a aussi profondément il ne cesse d'évoluer évidemment que ce soit dans la compréhension des mécanismes fondamentaux de développement du cancer, dans l'analyse des facteurs environnementaux qu'il favorise ou dans l'identification des nouvelles pistes de traitement. Et et je crois vraiment qu'il s'agit d'un continuum et que quelque part c'est fondamental de travailler sur l'ensemble du spectre. La France, elle tient toute sa place dans cette course mondiale qui me semble très positive pour prendre en charge cette maladie de notre siècle.

Nous allons poursuivre notre effort dans les 5 années à venir et pour que cet investissement soit réellement utile, nous devons consacrer les moyens des moyens de recherche et des priorités médicales et sociales et nous devons effectivement investir. Alors tout d'abord la détection précoce des cancers car la perte des chances, vous le savez augmente rapidement au fur et à mesure du développement des cancers. Ensuite, évidemment, les cancers de mauvais pronostics. Nous avons déjà parcouru un chemin considérable, par exemple avec le cancer du sein, mais nous devons y arriver aussi pour des cancers qui raisonnent aujourd'hui encore comme des condamnations.

C'est pourquoi depuis 2021, nous avons déjà progressé, notamment par laisation de deux réseaux de recherche dédiés au cancer du poumon et au cancer du pancréas. sans compter la recherche à risque via l'appel à projet dédié hein qui s'appelle high risk high gain et qui a démontré aussi son efficacité. Mieux répondre à ces cancers passe par une meilleure explicitation des mécanismes à l'œuvre mais aussi par le soutien à des thérapies qui sont des thérapies de rupture telles que l'immunothérapie, les biothérapies et les nouvelles modalités de radiothérapie. L'usage de l'IA est aussi une priorité aujourd'hui.

Au-delà de l'effet de mode, nous voyons qu'une utilisation de l'intelligence artificielle peut avoir un vrai avantage, qu'il s'agisse de l'aide au diagnostic, en particulier dans le cas de cancer rare, de l'accélération de la recherche fondamentale dans la médecine de précision et puis simplement l'IA aujourd'hui dans tous les laboratoires et contribue aussi et aide aujourd'hui tous les chercheurs. Vous le savez, vous le savez comme moi. Durant les 5 années à venir, nous devons aussi progresser dans la structuration des bases de données, en particulier dans le contexte de la création récente du registre national des cancers.

Une trentaine de projets d'études ont déjà été engagés à partir d'une plateforme de de la plateforme de données en cancérologie qui rassemble déjà les données de plus de 12 millions de personnes. Vous savez que ce sujet est devenu brûlant depuis un an car nous avons pris conscience de notre dépendance aux infrastructures américaines. Nous devons avoir une meilleure gouvernance de données de santé. C'est il s'agit là de notre autonomie en matière de santé.

Ce que je dis là pour le pour le pour la recherche en en cancéro et en santé est malheureusement vrai dans de très nombreux domaines de la recherche où nous devons reprendre notre autonomie parce que simplement bah on se rend compte qu'en fait les partenariats qu'on pensait être des partenariats stables et inébranlables et bien ne le sont pas nécessairement et donc il s'agit de repenser nos stratégies systématiquement. sans évidemment évidemment fermer la porte à des coopérations, mais ça veut dire qu'il faut avoir notre autonomie stratégique et notre capacité à pouvoir discuter efficacement avec nos partenaires. Enfin, nous allons renforcer l'accompagnement de la recherche oncopédiatrique.

En 2025, en accord avec les chercheurs et les associations de parents, nous avons décidé de sanctuariser 20 millions d'euros chaque année répartis sur tout le spectre de la recherche fondamentale et clinique. Comme vous le savez, la recherche clinique obéit à des normes très fortes qui protègent les patients. Nous pouvons conserver la même exigence tout en améliorant le fonctionnement actuel. La France a déjà bien progressé puisque le nombre de patients inclus dans les essais à doublé en 15 ans. D'ici à 2030, avec le ministère de la santé, nous allons encore faciliter l'ouverture des essais cliniques en simplifiant les procédures administratives et réglementaires.

Nous devons aussi être plus performants dans le transfert des résultats de la recherche académique vers les médicaments de thérapie innovante et les premiers essais chez l'homme. C'est très important car comme je le disais, ces innovations sont nombreuses et suscitent un intérêt considérable de la part des chercheurs, des médecins mais aussi évidemment des patients. La France n'est pas seule dans la cette course contre le cancer et si nous voulons obtenir les meilleurs résultats, nous devons travailler autant que possible avec tous nos partenaires et évidemment en particulier nos partenaires européens.

C'est une condition de notre succès à tous et je tiens à ce que ce soit une priorité d'ici 2030. L'intégration de l'INCA au réseaux européen Green Data for Health permettra de renforcer la coopération One Health et de participer à la dynamique nationale de partage des données. Enfin, l'impact de l'environnement et du mode de vie sur les chances de développer un cancer est de plus en plus connu. Nous devons poursuivre la recherche pluridisciplinaire en prévention. C'est l'un des axes de travail prioritaire de la feuille de route de l'INCA. Nous devons aussi agir dès maintenant sur des pratiques qui sont corrélées de manière établie au risque de cancer.

C'est la raison pour laquelle comme ministre de l'enseignement supérieur, je soutiens la généralisation du dispositif campus sans tabac par exemple. C'est une manière de protéger tous nos jeunes contre un des principaux facteurs de risque auxquels ils sont encore trop souvent exposés. Mesdames et messieurs, merci. En 5 ans, les progrès des connaissances sur les cancers ont été considérables. Je suis certain que d'ici 2030, grâce à vous, grâce à votre engagement, le chemin parcouru sera au moins aussi important. Je compte sur vous et je vous fais toute confiance pour relever ensemble ce défi. Merci à toutes, merci à tous et merci encore cherbert.

21:15
Non speech

[applaudissements]

21:24
Locuteur

Madame la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées nous honor de sa présence, madame Stéphanie Rist.

21:34
Non speech

[applaudissements] [musique]

21:42
Locuteur

Merci. Bonjour. Alors, monsieur le ministre, cher Philippe Baptiste, monsieur le président de la CA, cher Norbert, mesdames et messieurs, chers tous, permettez-moi de vous exprimer le plaisir qui est le mien d'être avec vous ce matin. C'est un plaisir d'autant plus fort que votre présence à tous traduit le fait que la lutte contre les cancers n'est pas l'affaire d'un ministère, de l'un cas ou d'une seule profession. C'est une mobilisation collective des chercheurs et des soignants bien sûr, mais aussi des associations de patients, des entreprises, des collectivités, de l'éducation et du monde du travail.

Porté par le président de la République, cet effort est national et si la France peut aujourd'hui se fixer des objectifs ambitieux, c'est précisément parce qu'elle dispose d'un modèle ambitieux liant recherche, soins, innovation et solidarité. La nouvelle feuille de route 2026-2030 s'inscrit pleinement dans cet horizon. Elle n'a ni une rupture, cela a été dit, ni une reconduction simple. Elle consolide l'existant, accélère ce qui doit l'être et hiérarchise ses priorités. Son cap est clair, se donner les moyens de réduire durablement le poids des cancers d'ici 2030. Pour cela, cinq priorités sont fixées et un choix politique est pris.

agir plus fortement encore auprès de cinq publics prioritaires pour lequel les inégalités demeurent encore trop fortes. La première priorité, c'est de bâtir une génération prévention. Vous le savez, près d'un cancer sur deux pourrait être évité. Ce chiffre oblige, il nous oblige à agir tôt et à agir partout. Et lorsqu'elle est structurée, la prévention fonctionne. Je veux citer ici une politique de prévention exemplaire, la vaccination contre le papilloma virus. Chaque année, plus de 3100 cancers du col de l'utérus sont diagnostiqués. Chaque année, 770 femmes en décède.

Depuis 2023, l'État finance et déploie la vaccination HPV gratuite au collège en lien étroit avec l'éducation nationale et les résultats sont déjà là. Plus 15 points de couverture vaccinale sur l'année scolaire 2024-2025. Près de 60 % des jeunes filles de 15 ans vaccinées en 2024. 37 % des jeunes garçons sont vaccinés, soin quasi triplement en 2 ans. Atteindre 80 % de la couverture vaccinale d'ici 2030, c'est se donner les moyens de viser l'élimination du cancer du col de l'utérus. C'est l'ambition d'une politique de prévention politique assumée.

Cela passe évidemment aussi par des programmes structurés sur le tabac ou dans les territoires ultramarins avec toujours la volonté de favoriser le temps long de l'action, la proximité et l'efficacité. La deuxième priorité, c'est de proposer un dépistage pour chacun. Oui, tout le monde le sait. Nous devons améliorer la participation au dépistage organisé en diversifiant les points d'entrée, en simplifiant l'accès, en allant vers les publics les plus éloignés. Il faut dépisant l'innovation. Et je veux vous parler ici du programme impulsion dédié au cancer du poumon. C'est un cancer encore trop souvent diagnostiqué trop tard et donc l'un des plus meurtriers.

Je souhaite ici vous annoncer que le programme Impulsion inclura dès le prochain mois, dès le mois prochain, ses premiers patients avec trois objectifs : cibler la population à risque, organiser un parcours de dépistage et de suivi et mesurer rigoureusement l'impact de santé publique. Impulsion permettra, je le suis sûr, la généralisation pour la première fois d'un dépistage organisé du cancer du poumon. La même méthode a guidé le programme Interception porté par Unicancer, déployé dans établissement lancé au premier semestre 2026.

Cette expérimentation vise à développer des stratégies de dépistage plus personnalisées fondées sur l'identification des surrisques individuels afin de détecter la maladie le plus tôt possible. Elle permettra de repérer les personnes à haut risque de cancer du sein et de leur proposer un plan personnalisé de prévention et de suivi marquant une étape supplémentaire vers une médecine plus préventive et mieux ciblée. C'est une nouvelle étape vers une médecine plus préventive. Une troisième priorité, c'est un parcours de santé augmenté.

La cancérologie française est reconnue pour l'excellence de ces parcours, mais la transformation des parcours reste un axe majeur de la feuille de route à venir, notamment à travers le virage domiciliaire sécurisé. Je souhaite vous annoncer la généralisation des parcours oncoliques et aquodom picto. Ces dispositifs ont déjà accompagné plus de 15000 patients, mobilisé plus de 40 établissements et avec des résultats concrets. Une meilleure observance des traitements, une anticipation accrue des effets indésirables et une amélioration mesurable de la qualité de vie. Ces deux parcours reposent sur un décloisonnement réel entre la ville et l'hôpital.

Ils seront généralisés sur l'ensemble du territoire d'ici 1 an. Cher Philippe Bastis, je ne peux conclure sans évoquer une troisième priorité, comme tu l'as dit, celle qui consiste dans la recherche et l'innovation à faire de la souveraineté un levier de guérison. La stratégie d'accélération biothérapie bioproduction soutient aujourd'hui plus d'une vingtaine de projets dédiés à la lutte contre les cancers. Ces projets conjuguent innovation thérapeutique, bénéfices direct pour les patients et renforcement de la capacité industrielle et scientifique française. Mesdames et messieurs, la lutte contre les cancers exige de la constance, de l'engagement politique et une vision de long terme.

La feuille de route 2026-2030 trace ce chemin celui de la prévention, de l'innovation, de la réduction des inégalités territoriales et sociales et celui de la confiance dans l'intelligence collective. cet ensemble politiques, chercheurs, patients, soignants, institutions que nous ferons reculer durablement les cancers. Je vous remercie.

27:53
Non speech

[applaudissements]

28:01
Locuteur

Nous sommes donc à mi-parcours de la stratégie décennale et je vous propose de faire un bilan des cinq premières années en image.

28:13
Non speech

[musique]

28:16
Locuteur

Le 4 février 2021, à l'occasion de la journée mondiale contre le cancer, le président de la République a présenté la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030. Pour la première fois, la France se dotait d'un projet sur 10 ans et non plus sur 5, reconnaissant ainsi que les ambitions fixées nécessitaent un horizon long pour transformer en profondeur la lutte contre cette maladie. Cette stratégie a été construite autour de quatre axes. Le premier axe, c'est améliorer la prévention. Le deuxième, c'est limiter les séquelles et améliorer la qualité de vie. Le troisème est de lutter contre les cancers de mauvais pronostics.

Le dernier était de s'assurer que les progrès bénéficient à tous. Cette stratégie soutenue par un financement de 1ARD740 millions d'euros pour la période 2021-225 a fixé des objectifs qui étaient [musique] clairs et ambitieux. Réduire de 60000 cas par an le nombre de cancers évitable à l'horizon 2040. Près de la moitié des cancers pourraient chaque année être évités. Réaliser 1 million de dépistages en plus à l'horizon 2025. En sachant que en 2020 environ 9 millions de dépistages étaient réalisés [musique] chaque année. Réduire de 2/3 à 1/3 la part des patients souffrant de séquelles invalidantes 5 ans après un diagnostic.

Améliorer enfin le taux de survie des cancers de mauvais pronostics à l'horizon 2030. Si les grandes orientations de la stratégie ont été définies pour la décennie, leur mise en œuvre se fait elle de manière progressive sur une échelle de 2 x 5 ans dans le cadre de deux feuilles de route opérationnelles pour les périodes 2021-2025 puis 2026-2030. [musique] Ami parcours, il est indispensable de regarder lucidement où nous en sommes, d'identifier ce qui fonctionne bien, ce qui doit être ajusté et ce qu'il faut renforcer pour continuer à avancer dans la trajectoire que nous avons fixée collectivement. La stratégie s'inscrit en effet dans une démarche dynamique.

Les priorités sont adaptées en fonction de nos résultats grâce à une évaluation à mis parcours qui était dès le départ prévu par la loi. Voici quelques chiffres de bilan. La feuille de route 2021-2025 déclinait 237 actions dont la mise en œuvre a mobilisé plus de 20 pilotes et de nombreux partenaires. En 2025, 90 % de l'ensemble des actions ont bien été engagé. 212 actions sur 237. Parmi elles, 71 sont terminés. [musique] Près de 30 % du total des actions ont déjà été finalisées. 141 actions sont en cours dont parmi elles certaines mesures phares qui devront se poursuivre dans la feuille de route 2026-2030.

Les enseignements de ce bilan croisés avec l'avis de notre conseil scientifique [musique] international et avec la large consultation menée auprès de nos partenaires ont servi de bout seul pour préparer cette seconde feuille de route 2026-2030. [musique] Le bilan intermédiaire de la stratégie décennale de lutte contre les cancers publié fin décembre 2025 met en lumière des avancées majeures en matière de prévention, de dépistage, de qualité et sécurité des soins, de recherche et des droits des patients. Revenons sur les principales avancées.

Premier facteur de risque évitable de cancer, le tabac est responsable de 68000 nouveaux cas de cancer dans 17 localisations différentes et de 46000 décès par cancer chaque année. Avec pour objectif une génération sans tabac à horizon 2032, les mesures développées montrent de premiers résultats encourageants. Entre 2021 et 2024, le nombre de fumeurs quotidiens chez les jeunes baisse de 7 points, passant de 25 % à 18 % et le nombre global de fumeurs quotidiens a baissé de 28 %.

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Locuteur

Depuis 2023, une campagne nationale de vaccination gratuite contre les papiillomirus humains a été déployée dans les collèges. Elle a été organisée par les ministères de la santé et de l'éducation, les agences régionales de santé et les rectorats avec le soutien de l'Institut national du Cancer. En 2 ans, le taux de couverture vaccinale schéma complet à 16 ans a progressé de 16 points chez les garçons et de 10 points chez les filles. Depuis décembre 2025, le rattrapage vaccinal [musique] est désormais recommandé jusqu'à 26 ans.

En 2023, le dispositif d'autorisation spécifique au traitement du cancer [musique] a été réformé pour s'adapter à l'évolution rapide des techniques de traitement et des modalités d'accompagnement des patients. Les critères de qualité et les seuils d'activité pour plusieurs chirurgies oncologiques ont été révisées toujours dans l'objectif d'améliorer la qualité, la sécurité et l'accessibilité des soins pour les patients sur l'ensemble du territoire. La recherche est une composante essentielle [musique] de la stratégie décennale et le premier poste d'investissement de l'INCA. Entre 2021 et 2025, les financements consacrés à la recherche sur les cancers s'élèvent à près de 620 millions d'euros.

En 2024, plus de 70000 patients ont participé à des essais cliniques, soit une augmentation de plus de 22 % depuis 2021. L'INCA a également labellisé le premier réseau national de recherche sur les CARCELs, le consortium UNITC avec pour objectif de faire de la France un acteur majeur de la recherche dans ce domaine. Malgré les progrès réalisés, certains cancers restent de mauvais pronostics. Conscient que la détection précoce est un enjeu majeur, l'INKA a lancé un appel à candidature pour promouvoir et labelliser les réseaux de recherche d'excellence spécialisé sur ces cancers. De réseaux ont été labellisés, un sur le cancer des poumons, l'autre sur les cancers du pancréas.

Ces réseaux visent à structurer la recherche, favoriser la collecte, l'intégration et le partage des données et des échantillons. Conduire un programme de recherche intégré fondamental et translationnel. L'appel à projet High Risk high gain consacré au cancer de mauvais pricche pour un total de 3,5 million d'euros. La réduction des séquelles et le développement de la désescalade thérapeutique ont connu une impulsion forte depuis 2021 avec près de 44 millions d'euros investis dans des projets de recherche. Au-delà de la recherche, 10 expérimentations visant à identifier des modèles d'organisation probant au sein d'établissement de santé ont été soutenus par l'INCA.

Plus de 80 millions d'euros ont été consacrés à [musique] la recherche portant sur les cancers des enfants, adolescents et jeunes adultes de 2021 à 2024. Cette attention portée au cancer pédiatrique se traduit également dans l'effort important de structuration de la recherche avec le label Pédiaex qui récompense quatre centres de recherche d'excellence [musique] en pédiatrie et fédère près de 200 équipes. Afin l'équité d'accès à l'assurance et au crédit pour les personnes ayant été atteintes d'un cancer, le droit à l'oubli a été profondément renforcé. Son délai d'application étant réduit de 10 à 5 ans pour tous les patients.

La coopération internationale est un vecteur de progrès majeur pour tous. L'INCA s'est [musique] investi dans deux initiatives internationales majeures. Le G7 cancer créé à l'initiative de la France pour coordonner les efforts des pays leaders en cancérologie et mutualiser les connaissances. et le Cancer Grand Challenge avec un financement de 10 millions d'euros pour soutenir la recherche sur les cancers de l'enfant et du jeune adulte. Des partenariats bilatéraux comme ceux avec le Japon et [musique] Taiwan en recherche fondamentale renforce aussi l'innovation et le partage des savoirs.

Retrouver l'intégralité du bilan de la feuille de route 2021-2025 de la stratégie décennale de lutte contre les cancers sur cancer.fr. Fr. Ouais, je crois qu'on peut applaudir.

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[applaudissements]

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Locuteur

Alors, depuis 25 ans, tous les présidents de la République française se sont personnellement investis dans les plans cancer et dans les stratégies de lutte. Emmanuel Macron lui-même a tenu être présent aujourd'hui en image. Mesdames et messieurs, chers soignants, chers chercheurs, chers patients, chers proches d'aidants, il y a 5 ans, nous avons fait un choix clair, celui de placer la lutte contre les cancers au cœur de notre projet collectif. En lançant la stratégie décennale 2021-2030, nous avons affirmé une ambition simple, forte qui était de faire reculer durablement le cancer en France. Nous sommes aujourd'hui à mi-parcours et je suis fier de voir les progrès accomplis.

Je pense notamment à la baisse continue du tabagisme quotidien qui est passé de 25 % en 2021 à 18 % en 2024. aux avancées que nous avons pu faire ensemble sur la vaccination HPV avec des résultats rapides et mesurables en matière de couverture vaccinale passant chez les filles de 15 ans de 44 % en 2021 à 58 % en 2024, ce qui fait une augmentation de presque 14 points. Et je pourrais comme ça citer d'autres exemples sur tous ces sujets comme dans tants de domaines de la lutte contre les cancers, nous sommes tous ensemble déterminés à aller encore plus loin. Ça va dans le bon sens. Mais il ne faut pas lâcher cet effort, il faut le renforcer.

Et on le voit bien ce que nous nous étions donnés comme feuille de route pour la première fois d'avoir une stratégie sur 10 ans, de tenir l'effort, d'améliorer la prévention est clé. La feuille de route 2026-2030 présentée aujourd'hui marque une étape décisive. Elle ne change pas de cap. C'est ce qu'on s'était dit. On garde le pas décénal, mais nous accélérons, nous consolidons ce qui fonctionne, nous corrigeons ce qui doit l'être et nous ouvrons de nouvelles perspectives. Cette feuille de route définit un cadre d'action pour les cinq prochaines années afin d'amplifier les résultats, d'innover encore davantage, de protéger mieux.

Les 5 années qui sont devant nous doivent nous permettre de faire tous ensemble la différence. Cette feuille de route est d'abord tournée vers l'avenir. Elle est pensée pour nos enfants, pour les générations qui grandissent, pour celles qui viendront. Elle traduit une conviction profonde. La meilleure médecine est celle qui évite la maladie. C'est pourquoi nous voulons bâtir une véritable génération prévention. Protéger les plus jeunes, c'est agir dès aujourd'hui. Renforcer la lutte contre le tabac avec un objectif clair. Une première génération sans tabac à l'horizon 2032. renforcer la vaccination contre les papiomirus pour qu'elle devienne un réflexe de protection.

Beaucoup nous ont inspiré comme l'Australie et d'autres pour mieux prévenir et éradiquer le cancer du col de l'utérus. On doit pour ça atteindre 80 % de couverture vaccinale d'ici 2030. C'est l'objectif à retenir. Agir également sur les addictions, sur l'alcool, sur les expositions évitables. Au fond, prévenir, c'est donner à chacun les moyens de rester en bonne santé, nous le savons, le plus longtemps possible. C'est vraiment la première priorité de ces 5 ans à venir. La deuxième priorité, c'est dépister plus et mieux. Le dépistage, on le sait, c'est la clé de la guérison, des traitements moins lourds qui laissent moins de séquel parce que la prise en charge est plus précoce.

Alors, nous allons moderniser les programmes existants, personnaliser les parcours en formation en fonction pardon des risques et préparer le déploiement d'un dépistage organisé en particulier des cancers du poumon. Nous soutiendrons les innovations, l'intelligence artificielle, les tests de nouvelles génération parce que chaque cancer détecté plus tôt, c'est une chance de vie, c'est une vie gagnée, c'est une santé qu'on préserve et des traitements qui sont moins lourds. La troisième priorité, c'est améliorer les parcours de soins. Simplifier, accélérer, humaniser.

Nous devons encore faciliter l'accès au diagnostic, développer les filières rapides pour réduire les délais, renforcer l'hospitalisation à domicile et organiser mieux l'après cancer. Notre objectif est clair, c'est que chaque patient soit accompagné à chaque étape dans le soin comme dans la vie. Et là aussi parce que se soigner c'est continuer à vivre, à travailler, à se projeter. Ça fait on le sait partie du traitement, de la réussite et c'est aussi une la meilleure manière pour les patients de vivre leur cancer et de triompher, pour les proches aidants d'avoir la meilleure vie possible et pour toute la communauté des soignants.

La 4rième priorité, c'est incarner le service public du cancer, un service public visible, accessible, protecteur. Nous créerons un guichet unique numérique pour guider les patients et leurs proches. Nous améliorerons la transparence des données avec la création du registre national des cancers qui permettra de mieux comprendre pour mieux lutter contre la maladie et nous renforcerons les droits des aidants. Nous voulons que chacun où qu'il vive sache où s'adresser, comprenne ses droits et se sentent soutenu. Enfin la 5è et dernière priorité c'est de libérer toute la force de la recherche. La France est une grande nation scientifique. C'est notre fierté.

Vous êtes beaucoup là pour le porter et je suis toujours admiratif de ce que vous faites. Et que ce soit dans vos laboratoires, dans nos hôpitaux, dans les unités mixtes, que ce soit dans les grands centres de lutte contre le cancer qui sont une fierté du modèle français, que ce soit aussi dans les postes d'expellence d'excellence et ces clusters que nous avons que nous avons mis en place et qui sont soutenus par France 2030.

La recherche sera encore davantage soutenue dans cette période de 2026-2030 et nous investirons massivement dans la recherche en en cancérologie, dans la recherche sur les cancers de l'enfant, dans la médecine personnalisée, dans la génomique, dans l'intelligence artificielle. L'objectif est aussi de simplifier l'accès aux excès cliniques, de faire de l'innovation un accélérateur de guérison et ce parce que la science est notre meilleur allié et l'espoir le plus concret. Cette feuille de route fait aussi un choix fort, c'est de ne laisser personne de côté.

Les personnes en situation de handicap, les jeunes, les actifs, nos compatriotes ultramarins, les personnes âgées seront aussi au cœur de nos actions avec à chaque fois une adaptation pour elle. C'est d'ailleurs le sens même de la République, savoir nous adapter à la réalité de chacun pour garantir les mêmes chances effectives pour tous face à la maladie. Mesdames et messieurs, avec plus de 1,7 milliards d'euros investis sur 5 ans, cette feuille de route dessine une France plus préventive, plus innovante, plus solidaire. Une France qui protège, qui soigne, qui prépare l'avenir et qui anticipe ses défis démographiques et technologiques.

Une France qui continuera de jouer un rôle d'accélérateur de progrès à l'échelle aussi européenne et internationale en participant activement aux travaux du Centre International de Recherche sur le cancer créé il y a 60 ans à Lyon. La lutte contre le cancer a toujours été à l'avant-garde pour transformer notre système de santé, pour améliorer la qualité des soins. Nous le savons au combien, c'est un combat collectif mais un formidable moteur de progrès de progrès médical, scientifique, humain. Et ce progrès, nous le construisons ensemble. Et c'est pourquoi je veux aussi redire ici ma reconnaissance et mon respect pour tous ceux qui s'engagent chaque jour sur le terrain dans ce combat.

Je ici vous dire que votre travail, votre engagement, votre humanité font honneur à la République. Je veux vous redire avec confiance, c'est grâce à vous que nous avons les moyens, les talents, l'énergie pour continuer à faire reculer la maladie et bâtir un monde sans cancer. Et c'est pour ça que j'ai beaucoup de gratitude pour toutes les équipes de soignants, de chercheurs, l'ensemble des associations qui nous aident et pour tout le travail qui a été mené par évidemment l'INCA et pour cette stratégie de cancer. Et je veux remercier aussi Norbert Ifra pour tout son travail avec les équipes qui l'ont qui l'ont accompagné.

Pour les malades d'aujourd'hui, pour leurs proches, pour les générations de demain, pour nous tous, un immense merci et vous pouvez compter sur mon soutien plein et entier. Je suis à vos côtés comme je l'étais hier et je le serai demain. Vive la République et vive la France.