Jean-Noël Barrot travaille "sans relâche" pour la libération totale de C. Kohler et J. Paris
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean-No Barreau. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation de France info.
Beaucoup de sujets à aborder avec vous aujourd'hui. La plateforme Chine menacée d'être suspendue en France, la relation avec l'Algérie, la coopération en matière de narcotrafic. Mais d'abord Emmanuel Macron appelle à la libération pleine et entière de Cécile Colère et Jacques Paris.
Sortie de prison mardi après plus de 3 ans de détention en Iran, on écoute l'émotion de Noémie, la sœur de Cécile hier soir au 20h de France 2. Je l'ai eu hier soir, donc c'était la première fois depuis 3 ans et demi que je la voyais sans voile, que je voyais ses cheveux, que je voyais son visage. Euh bon benah, elle a été euh très éprouvée par cette détention, mais elle était soulagée, heureuse de pouvoir être à l'ambassade avec Jacques et de pouvoir nous contacter sans contrainte.
Cécile Coler et Jacques Paris sont toujours retenus à l'ambassade de France à Terran. Pourquoi est-ce qu'ils sont toujours un peu auage du régime iranien ? D'abord, la la très bonne nouvelle, c'est qu'ils sont désormais en sécurité à l'ambassade de France sous la protection de la France et leurs familles sont soulagées.
Le pays tout entier, je crois est soulagé. Lorsque je me suis entretenu avec eux hier, ils ont exprimé exprimer leur remerciement à l'égard de toutes celles et ceux qui les ont porté pendant l'épreuve depuis 3 ans. Mais ça n'est qu'une étape qui doit les conduire jusqu'à la libération définitive.
La libération définitive, la rémission totale après une épreuve indicible. Et nous allons continuer à nous mobiliser comme nous le faisons, parfois discrètement, parfois dans l'ombre, ce qui nous a permis d'obtenir ce résultat jusqu'à jusqu'à parvenir à leur retour en France. On va prendre le temps de partager toutes les informations dont vous disposez.
Mais quand Emmanuel Macron appelle son homologue iranien Massou PC chiant et lance cet appel à ce qu'il soit libéré le plus rapidement possible, on est d'accord, c'est aussi une solution qui peut s'en liser. Ça peut durer des semaines ou des mois. C'est quand le plus rapidement possible ?
Vous savez, c'est la troisème fois cette année que grâce à la mobilisation du Kedors sous l'autorité du président de la République, nous obtenons la libération de compatriotes retenu en Iran. C'était Olivier Grondau au mois de mars, Lénard Monterlos au mois d'octobre et désormais Cécile Coler et Jacques Paris. Lorsque nous travaillons sans relâche dans l'ombre, comme je le disais, nous n'avons aucune certitude sur le résultat ou sur le calendrier, mais nous le faisons avec beaucoup de concentration, beaucoup de détermination en lien étroit avec les familles évidemment que nous tenons informés et ça marche et ça fonctionne.
Faut laisser les diplomates faire leur travail, ça fonctionne bar aujourd'hui vous dites "Je n'ai aucune idée du calendrier. Vous ne savez pas si ça va prendre des semaines, des mois Je n'ai aucune certitude, mais je suis bien obligé de constater avec vous que nous avons obtenu un premier résultat qui est majeur pour Cécile Coler et Jacques Paris dont les proches s'inquiétaient lorsqu'ils les ont vu ou eu au téléphone ces derniers mois de la dégradation de leur état de santé. Justement, vous avez aussi envoyé un médecin du centre de crise du Crédor pour les accompagner sur place et vous les avez eu au téléphone les deux hier matin.
Que vous ont dit exactement ? Comment vont-ils ? D'abord, je je leur ai fait part de l'immense élan de solidarité qui euh à travers le pays les a soutenu dans l'épreuve depuis 3 ans.
Euh ils ont exprimé leur soulagement, leur gratitude à l'égard des agents du ministère des affaires étrangères, des agents de l'ambassade qui les ont euh soutenus, qui qui ont été à leur côté pendant les visites consulaires, notamment les visites à la prison. Gratitude à l'égard des services de l'État, gratitude aussi à l'égard de tous les comités de soutien qui sur le territoire national se sont exprimés pendant 3 ans et demi, des parlementaires aussi. Euh, j'ai évidemment dépêché sur place une équipe de renfort puisque chacun le sait, le calvaire de ceux qui reviennent de la captivité ne s'arrête pas au jour de leur libération.
Il est très difficile ensuite de pouvoir se reconstruire et ça suppose d'avoir tout le soutien nécessaire. Et c'est pourquoi l'équipe de l'ambassade et cette équipe de renfort va les accompagner dans les premiers jours et les premières semaines et qu'ensuite nous resterons à leur côté pendant toutes les étapes de ce chemin vers la rémission. Je barre il y a l'après comment se reconstruire et puis il y a ce qu'ils ont vécu aussi.
Benjamin Brière exotage en Iran, a été frappé lui quand il était détenu et il disait sur France info et pourtant ce qu'ont vécu Cécile et Jacques, même moi je ne peux pas l'imaginer la violence dans laquelle ils ont été détenus est inoui. On sait qu'ils ont subi des mauvais traitements. Écoutez Anne Lore Paris, la fille de Jacques Paris hier soir sur France 2.
Mon père était à l'isolement donc non, il pouvait pas se voir. C'était une toute petite cellule. Donc en fait en effet, mon père a trouvé des ressources pour tenir et en il me le disait à l'époque quand on on l'avait au téléphone, il disait "C'est pas par plaisir mais par nécessité que je fais du sport, je fais 6 he de sport par jour pour voilà pour me fatiguer, pour réussir à dormir." Qu'est-ce qu'ils ont subi en détention ?
Comment vous vous qualifiez ? C'est impossible à imaginer. Je l'ai qualifié à à à de nombreuses reprises et j'ai eu l'occasion d'en parler à plusieurs reprises euh au Quédoret avec les familles dont je salue le le courage et la persévérance.
Euh c'est un isolement absolu. Euh c'est des conditions les plus les plus spartiates qu'on puisse imaginer. C'est l'incapacité de pouvoir contacter ses ses proches et donc c'est sans doute de de toutes celles et ceux qui ont été détenus en Iran ces dernières années.
Jacques et et Cécile qui ont subi les conditions les plus les plus difficiles, les plus éprouvantes, les plus inhumaines. Vous dites impossible d' imaginer. C'est vous aussi qui avez appris à la mère de Cécile Colaire que sa fille était libérée.
C'était mardi vers 19h. On imagine un appel bouleversant. J'ai appelé les deux familles au moment où Jacques et Cécile sont entrés dans la résidence de France et se sont trouvés sous la protection de la France.
Une immense émotion m'a gagné dans ce moment-là qui est sans doute le moment le plus fort que j'ai vécu dans les les fonctions que j'exerce aujourd'hui. Et j'ai été très heureux de pouvoir partager ce moment avec des familles qui, je le disais, ont fait peur preuve d'un courage inoui. Et vous avez attendu qu'il soit en sécurité à l'ambassade, c'est ça ?
Donc 19h, on évidemment on ne prend pas le risque de donner une information aux familles avant que nos compatriotes lorsqu'ils reviennent de détention soit en sécurité à 100 %. Nous à ce moment-là, nous étions donc avec le français Benjamin Brière à Francefond. On a vécu un très grand moment parce qu'on l' on l'a appris avec lui.
Donc Benjamin Brière dont parler dont parler à Gade. Mais Benjamin Brière, il est aussi assez critique contre vous, contre le Kedors. Il considère que certaines familles d'otage reçoivent trop de pression.
On l'écoute. Et je je le conseille à tous les malheureux futurs otages et à leur famille. Euh c'est ce qui se passe encore.
Le gouvernement va mettre une pression sur les familles d'otage pour qu'il se taise. Euh mais l'agenda, il est pas à 100 % pour les otages ni leur famille. L'agenda, il est avant tout pour les postes et les carrières de ceux qui sont en place.
Alors, je vois faire l'amou. Je précise que Benjamin Brière est très critique. Il a été libéré par vos services.
C'est important de le dire aussi. Il en est conscient. Mais c'est très intéressant ce débat.
Je l'ai entendu dans de nombreuses familles d'otage. D'un côté euh vous vous dites "OK, norci ne dites surtout rien à la presse, on s'en occupe discrètement et eux vous répondent." Déjà, je finis juste ma question, le temps est trop long et puis si nous on parle pas, il y a pas de pression internationale.
Donc on vous aide mais c'est complètement faux et je vous invite à vous documenter puisque non puisqueapparemment vous n'avez pas suivi ce qui s'est passé dans l'affaire de Cécile Colleur et Jacques Paris. Il y a ben c'est-à-dire que c'est c'est faux. Nous ne demandons pas systématiquement aux familles de se taire.
C'est rigoureusement faux. Il y a des moments parce que les processus de discussion et de négociation l'exigent, nous demandons une discrétion. Et puis il y a des moments, comme ça a été le cas au printemps où là, au contraire, nous invitons euh les familles, si elles le souhaitent, à s'exprimer euh parfois avec beaucoup de force euh pour faire entendre leur leur leur détresse et leur attente.
C'est ce qui s'est passé au printemps dernier et c'est dans la coordination étroite avec les familles que nous fixons les lignes de la communication qui est celle de l'État. Ça vous êtes ça vous êtes ça senti la pression internationale excusez-moi les familles d'otage traversent elles-même des épreuves qui sont qui sont très très difficiles et c'est pourquoi ell elles ont un référent une personne contact en permanence au qu d'or cette personne contact va les prévenir systématiquement lorsque le qu d'ors va prendre une position lorsque le ministre va s'exprimer pour qu'il n'y ait pas de surprise pour que tout soit toujours coordonné au mieux. Alors, bien sûr qu'il y a des frustrations et euh les certaines des frustrations de Benjamin Briard sont légitimes et justifiées.
Quand vous avez été euh détenu pendant plusieurs années dans un pays comme l'Iran et que vous revenez en France, c'est non seulement un moment difficile puisque vous devez vous reconstruire, mais ça peut être aussi un cass-ête, un labyrinthe pour retrouver l'accès à vos droits les plus élémentaires. Et je crois que nous pourrions améliorer même pour retrouver un travail parfois parce que ça peut faire peur à un employeur quelqu'un qui a été détenu pendant c'est moins cela que vous savez la la une forme de bureaucratie qui fait qu'on vous demande mais vous étiez où pendant ces 3 ans ? Et ben j'étais en déta mais donc il faut améliorer il faut créer un statut d'otage d'état sans doute doute créer des facilités pour que lorsque nos compatriotes rentrent de la captivité le chemin vers la la réintégration totale dans la société française soit facilité.
Je crois que c'est c'est important et j'ai déjà eu des échanges avec euh le garde des saut sur ce sujet. J'espère que nous pourrons avancer. Noël barou.
Il faut qu'on avance. Terran annoncé hier que l'Iranienne Madier Esphan Diari détenue en France depuis février pour apologie du terrorisme avait été libérée et se trouvait désormais à l'ambassade d'Iran à Paris. Donc une annonce au lendemain de la libération conditionnelle de nos ressortissants.
Est-ce que vous nous le confirmez et est-ce que c'est la contrepartie de de la France ? Si vous avez des questions à poser à l'autorité judiciaire, je vous invite à le faire. Quant à nous, nous allons rester mobilisés.
Nous n'allons épargner aucun effort pour obtenir la libération immédiate et inconditionnel définitive. Votre homologue iranien est plus bavard que vous sur ce point et on comprend pourquoi le procès de cette femme sera en janvier. Ça veut dire que ça peut être très très très long pour nos deux otages d'état bloqués à l'ambassade.
C'est une possibilité. Je vous l'ai dit malheureusement la je dirais la misère mais aussi la grandeur du métier de diplomate c'est que nous travaillons souvent dans l'ombre sans certitude de succès, sans certitude sur le calendrier mais avec à cœur d'obtenir le résultat et le résultat c'est la protection et la sécurité de nos compatriotes. Et donc vous ne voulez pas nous confirmer aujourd'hui que cette femme est actuellement à l'ambassade iranienne en France ?
Mais je vous invite à interroger la justice française qui est chargée de ce dossier. Que dites-vous aux Français qui voudraient se rendre en Iran pour du tourisme aujourd'hui ? Surtout, n'y aller surtout pas.
Je leur dis en général que dans le monde qui se brutalise, je ils sont invités à consulter les informations mises à leur disposition par le ministère des affaires étrangères, par le Kedorsa et la rubrique conseil au voyageur du site diplomatie.gouv.fr FR qui indique très clairement les zones du monde dans lesquelles ils peuvent se mettre en danger s'ils s'y rendent.
Et donc l'Iran, non, l'Iran fait partie des zones qui sont formellement déconseillées à nos compatri. Est-ce que c'est irresponsable de se rendre en Iran aujourd'hui pour faire du tourisme ? Je crois que lorsque l'on voyage, il faut tenir compte de sa propre sécurité, de la sécurité de nos compatriotes et donc j'invite chacun à suivre les recommandations du site conseil au voyageurs qui est consulté par plusieurs dizaines de millions de français chaque année.
Donc ça doit être pas si difficile à trouver en ligne. Allez-y avant de partir. Est-ce que vos services sont un chiffre approximatif de nombre de Français qui sont actuellement en Iran ?
Est-ce que vous êtes inquiet pour eux ? Nous en avons puisque vous vous souvenez que au mois de juin une guerre a opposé Israël à l'Iran et qu'à ce moment-là nous avons veillé à la à la sécurité de nos compatriotes sur place et à créer les conditions de leur sortie du territoire iranien. J'ai pas de chiffre consolidé mais c'est de l'ordre d'un millier de français ou de personnes de nationalité disposant de la nationalité française qui à l'époque était en Iran.
Ce que nous ce que j'évoquéis à l'instant, c'est évidemment le le site conseil au voyageurs n'est pas là pour prescrire à des à des personnes à des compatriotes qui ont leur vie en Iran de de quitter. Ça arrive qu'on invite nos compatriotes à quitter un pays en question mais différent. vous parle des Français de passage, les Français et ceux qui sont là-bas, qui vivent là-bas, vous ne leur dites pas de revenir.
Euh, ça n'est pas en tout cas ce que le site conseil au voyageur indique à ce stade. Jean-Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, vous restez avec nous dans un instant. La France est-elle vraiment décidée à sanctionner Chine ?
Est-ce que la relation avec Alger s'est améliorée depuis le départ de Bruno Rotaillot ? Mais tout de suite, il est 8h47 et c'est l'info en une minute avec Manon Lombard Brunel. La garde à vue de l'homme accusée d'avoir fauché cinq personnes hier sur l'île d'Oléron se poursuit ce matin. [musique] La question de ses motivations reste encore à établir.
Des documents religieux ont été retrouvés à son domicile mais pour l'instant le parquet antiterroriste ne s'est pas saisi de l'enquête. Deux personnes sont toujours dans un état grave ce matin mais leur vie n'est plus en danger selon le ministre de l'intérieur. Laurent Nouè qui réagit aussi ce matin à ses vidéos publiées hier par Libération et Médiia Part.
On y voit des gendarmes insultés des manifestants [musique] lors d'un rassemblement type bassine à Sainte Soline, c'était en 2023. Le ministre de l'intérieur dénonce des propos inacceptable et déplore des gestes qui [musique] sont selon lui manifestement pas réglementaire. C'est une rampe de lancement à quelques jours maintenant de l'ouverture de la COP 30 au Brésil.
Une soixantaine de chefs d'État doivent se rassembler aujourd'hui à Bellhem aux portes de l'Amazonnie. Réunion autour du président brésilien Loula pour parler réchauffement climatique. Emmanuel Macron est sur place.
Les États-Unis n'y participeront pas et puis il leur a fallu 10 jours, 13h et 3 minutes très précisément pour arriver à Bonport. Celui de Fort de France en Martinique que Tom la Perche et Frankck Kamas sont été les premiers à atteindre cette nuit. Victoire sur la Transat Café Lor dans la catégorie des ultimes.
France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Jean-Noel Barot ministre de l'Europe et des affaires étrangères l'exécutif hausse le ton contre Chine. Paul B. Oui, après la vente de poupée pédopornographique, on a appris donc hier que des armes comme des machettes ou des haches étaient en vente libre sur la plateforme Chine, Sébastien Lecnu a annoncé que le gouvernement engagé une procédure de suspension de la plateforme chinoise.
Un délai de 48 he leur a été accordé. Si elle ne se conforme pas, on ne pourra plus acheter sur le site en France sur Chine. Et qu'en pense le ministre des affaires étrangères que vous êtes ?
Mais j'en pense du bien et je me félicite que le Premier ministre a demandé à la fois l'ouverture d'une procédure de suspension comme vous venez de la décrire, mais qu'il est aussi demandé au ministre de l'intérieur de demander le blocage euh à la justice euh du site. Et je vais aller plus loin. Euh je pense que euh la plateforme est de toute évidence en en en infraction avec les règles européennes dont nous nous sommes dotés en 2022 sous l'impulsion française.
Et je pense que la Commission européenne doit sévir parce que ça fait depuis longtemps que la Commission européenne est saisie du cas de Chine et il se passe rien bien sûr mais pas pas que du plan du du cas de Chine de toutes ces plateformes la France au courant des dérives et des que ce soit les places de marché celles où on s'échange des des des produits ou que ce soi les réseaux sociaux vous voyez bien tous les abus qui posent des questions d'ordre public de sécurité publique et qui pose un un un un une menace sur la qualité de notre débat public. Tout cela nous l'avons euh nous l'avons encadré par des règles qui ne sont pas respectées et donc la Commission européenne, ça fait 3 ans que ces règles ont été adoptées, doit sévir. Est-ce que est-ce qu'une demande spécifique de la France a été faite en ce sens à l'Europe ?
Vous l'avez fait que vous faites par le ministre de l'économie et la ministre chargée du numérique. Je soutiens cette démarche, je vais l'appuyer de toutes mes forces. Il faut que la commission prenne les sanctions.
Elle peut aller jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial, ce qui n'est pas neutre. Pardon ? Mais pourquoi on doit prendre des sanctions si on autorise Chine à s'étendre chaque jour davantage en France ?
Hier, un magasin évertent, plusieurs boutiques doivent ouvrir à Grenoble, Reince Dijon, Limoge, Anger. Vous découvrez pas les infractions de cette plateforme. Non.
Alors, il y a il y a deux sujets, je pense, et deux sujets de de grande importance. Euh le premier sujet, c'est ce qui se passe euh en ligne et on a laissé prospérer des grandes plateformes dont les règles sont fixées par des milliardaires chinois et américains et qui viennent perturber la vie économique, sociale, démocratique de la nation. C'est inacceptable.
Des règles ont été fixées. La commission euh a diligenté certaines enquêtes, elle doit maintenant les assortir de sanctions. Et ensuite et ensuite il y a le sujet que vous évoquez, c'est-à-dire la concurrence que représentent ces grandes plateformes de distribution pour le petit commerce.
Si nous ne faisons rien, si nous laissons faire, nous allons voir les petits commerces disparaître de nos centres-villes et du centre de nos village et ce sera la mort de nos villes et de nos villages. Et donc, il nous faut réagir. La taxe de 2 € sur les petits colis est une première réponse.
Les douanes doivent aussi se se mobiliser et pas uniquement les effectifs des douanes françaises mais les gardes de frontière européen parce que il y a dans ce flux massif de petits colis qui vient inonder nos villes et nos villages des produits contrefaits, des produits mauvais pour la santé ou des produits illicites. C'est pas possible. On doit reprendre le contrôle de nos frontières s'agissant de des produits qui rentrent sur le territoire de l'Union européenne et de la France.
C'est un débat passionnant parce que les Français continuent à l'utiliser massivement. Donc on en reparlera sur France info, mais on a tellement de thèmes que je vous interroge à présent sur l'Algérie. On apprend que le ministre de l'intérieur, le nouveau ministre de l'intérieur, Laurent Nunes, qui on va en parler à une ligne très différente de celle de Bruno Rotaillot, a reçu une invitation pour se rendre en Algérie afin de renouer le dialogue et de relancer la coopération sécuritaire entre les deux pays.
Qu'est-ce que vous attendez de cette visite ? Le Premier ministre l'a dit cette semaine de manière très claire. Il faut arrêter de faire de l'Algérie un sujet de politique intérieure et il faut dans un dialogue exigeant qui vise à protéger nos intérêts, obtenir des résultats sur la libération d'abord de nos deux compatriotes Boem Sansal et Christophe Glaise, sur la coopération en matière de sécurité puisque au sud de l'Algérie se situe l'un des principaux foyers mondiaux du terrorisme islamiste et puis la coopération migratoire puisque nous avons besoin de coopérer avec l'Algérie pour expulser les Algériens en situation irrégulière sur le territoire national.
S'ajoute à cela une dimension qui est souvent éclipsée dans ce débat qui est la question économique. Beaucoup d'entreprises en France, notamment des PME du secteur de l'agroalimentaire pâtissent de des tensions qui ont émaillé la relation depuis 1 an. Et donc, ce sont ces intérêts que nous devons défendre dans une dans un dialogue exigeant.
C'est la ligne fixée par le Premier ministre et nous allons nous y tenir. Vous avez eu des différents sur la méthode avec Bruno Retaillot. Est-ce que vous êtes satisfait que que cette page soit tournée ?
Bruno Raillot d'ailleurs déplore dans le Figaro de ne pas avoir été soutenu assez par l'Élysée, que l'Élysée n'est pas voulu assumer sa ligne de fermeté. Oh, je crois que la fermeté a été au rendez-vous puisque nous avons chaque fois que nos intérêts ont été en jeu répliqués avec beaucoup de force aux mesures très brutales qui ont été prises par les autorités algériennes. Et notre message a été très clair.
Nous nous avons des intérêts à défendre. les intérêts des Françaises et des Français et pour ça nous devons coopérer. Mais pour coopérer, il faut être deux et il appartient aux autorités algériennes de démontrer leur volonté de coopérer, d'entrer dans ce dialogue exigent.
Qu une question, je donner une réponse assez concive parce qu'il faut aussi qu'on vous parle de de du narcotrafic sur les accords de 1968. Ça paraît technique mais c'est un point imminemment politique. Le premier ministre Sébastien Lecnu souhaite à soué mardi que la renégociation de l'accord de 68 démarre le plus vite possible après l'adoption à l'Assemblée d'une résolution s'en souvient du Rassemblement national pour dénoncer ces accords.
En quelques mots, est-ce que vous êtes pour cette renégociation ? Pour cette renégociation ? Ben c'est en quelques mots.
Merci. On continue. Agath, ça fait 15 ans que la France essaie de renégocier, mais il faut être deux pour renégocier pour l'instant euh la mais on a renégocié déjà plusieurs fois sous des gouvernement de gauche, sous des gouvernements de droite.
Oui, mais ça fait 15 ans qu'on essaie de renégocier. C'est c'est issu d'un rapport euh fait par deux macronistes à l'assemblée. Mais quand on a un accord qui lit deux pays souverain, il doit être renégocié dans le respect de la souveraineté des deux pays.
Just est-ce que c'est normal qu'un qu'un pays qui détient toujours BM Sans sal et Christophe Glaise euh bénéficient d'un d'un régime dérogatoire en France et quand est-ce que vous euh espérez une libération de ces euh de ces deux compatriotes ? Je je vous l'ai dit, nos deux compatriotes, les questions les questions sécuritaires, les questions économiques, c'est l'ensemble des sujets que nous voulons aborder de même que la renégociation de de cet accord de 68. Vous décollez demain pour le Mexique et vous serez samedi en Colombie notamment pour parler de coopération donc en matière de narcotrafic et présenter votre feuille de route en quelques mots.
Quelle est-elle ? Narcotrafic criminalité organisée c'est un fléo qui lui aussi perturbe de manière très significative la vie de la nation. Et donc je veux euh aller traiter le mal à la racine en faisant monter le quad d'Orsé en première ligne.
J'irai au Mexique où je retrouverai le président de la République puis en Colombie pour signer de nouveaux accords de coopération. avec que les les pays qui sur place bénéficient de euh de notre coopération, de notre soutien en matière de douane, en matière de lutte contre les les criminels. Je renforcerai nos effectifs sur place.
Je réorienterai euh des financements, notamment des crédits de l'aide publique au développement pour soutenir les efforts des pays sur place et je proposerai dans quelques jours euh le d'une part la la création à venir d'une école pour la lutte contre la criminalité organisée dans la région comme nous en avons d'autres animés par le Kedoret dans d'autres régions du monde. Et je présenterai dans quelques jours également un régime de sanction européen dans la lutte pour contre les criminels de du narcotrafic de la traite des êtres humains et cetera. Jeanë Barreau.
Autre sujet, on a on a reçu le témoignage ce matin de cette femme Shana. Elle revient de de l'enfer de Daesh emmenée de force en Syrie en 2014. Elle est aujourd'hui considérée comme une victime par la justice française après son rapatriement.
Écoutez, elle demande la nationalité. J'ai fait l'objet d'une d'un arrêté d'expulsion en 2004 en 2024 pardon et on a réussi à la faire annuler et pour l'instant j'attends toujours une régularisation dans un pays où elle n'est jamais allé l'Algérie. Voilà.
Allez-vous lui accorder la nationalité française ? C'est pas le ministère des affaires étrangères qui traite de ce type de question. Non, mais le rapatriement que je ce que je peux dire exactement ce que je peux dire c'est que nous avons dans des conditions très difficiles euh rapatrier les femmes et les enfants qui détenuent dans les dans les camps des prisonniers de du nord-est syrien parce que appartenant à des familles de de combattants de Daesh étaient en quelque sorte de décision qui avaient été prises en leur nom.
C'est l'honneur de la France de l'avoir fait et je veux remercier ici tous les services de l'État au premier rang desquels l'émission du qued d'ors qui sont rendus sur place pour organiser ses rapatriment mais ensuite tous les services de l'État qui sont mobilisés pour que le retour de ces mères et de ses enfants issus de familles de combattants terroristes puissent être prise en charge dans des conditions qui assurent la sécurité des Françaises et des Français. 8h58 sur France info l'heure de la question qui aujourd'hui la question qui mdani toute la gauche des insoumis à Marine Tandeli en passant par François Ruffin et Clémentine toute la gauche tente de surfer sur le succès du nouveau maire grande partie de la gauche tente de surfer sur le succès de Zoran Mamdani. Donc que pensez-vous du médiatique nouveau maire de New York ?
Bon je suis un peu étonné de voir des élus de d'une partie de la gauche essayer de s'approprier cette victoire. Je crois comprendre que certains ont même été faire campagne sur place. Je je trouverais ça étrange que euh des parlementaires américains viennent faire euh campagne en France et je pense que ça choquerait un certain nombre de nos compatriotes.
Ensuite, ce que je constate de cette campagne, c'est que la radicalité des uns entraîne la radicalité des autres. Et je ce que je constate également, c'est que les invectives ne payent pas puisque le nouveau maire de New York a fait l'objet d'une campagne massive d'invective et d'insulte par ses adversaires qui ne leur pas réussi. D'un mot, Jean-Luc Mélenchon déplore la différence de traitement de la gauche radicale euh perçu comme une antidote à Trump aux États-Unis mais comme un péril populiste à Paris.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je j'attends de voir si c'est réellement un antidote à à Trump puisque je vous invite à consulter les scores de cette élection qui était particulière, il est vrai, mais le le le nouveau maire auquel je souhaite pleine réussite dans l'exercice de ces fonctions a eu des a obtenu un score qui somme toute est en retrait par rapport au score traditionnel des démocrates Merci Jean Noël Barre d'avoir répondu aux questions de France info. Merci beaucoup pour rester avec nous.
On se retrouve dans un instant pour les informer avec Renault.
Jean-noël Barrot