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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 18 juin 2025 14 min

Punchline - Les États-Unis vont-ils frapper l'Iran : Le décryptage de Philippe Étienne, ancien am

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Punchline 18h 19h Laurence Ferrari sur News et Europin. 18h42 de retour dans Punchline sur C News et sur Europein. Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis est avec nous.

Bonsoir à vous à nouveau. On va essayer de comprendre ce que veut vraiment faire Donald Trump à la lumière de ce qu'il a dit. D'abord, on va écouter ce qu'il a dit.

Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. On va frapper. On va peut-être pas frapper.

Écoutez-le. Puis vous allez nous décrypter avec le décodeur Donald Trump. Vous ne savez pas si je vais le faire.

Vous ne savez pas. Je vais peut-être le faire, peut-être pas. Personne ne sait ce que je vais faire.

Ce que je peux vous dire, c'est que l'Iran a beaucoup de problèmes et qu'ils veulent négocier. Je leur ai dit, "Pourquoi n'avez-vous pas négocié avec moi avant tous ces morts et ses destructions ? Pourquoi n'avez-vous pas négocié ?

Pourquoi n'avez-vous pas négocié avec moi il y a de semaines ? Vous auriez pu vous en sortir, vous auriez toujours un pays. C'est très triste de voir cela.

Alors Philippe Étienne, qu'est-ce que ça veut dire ? Il c'est ça s'appelle l'ambiguité stratégique ou c'est autre chose ? Ben ça s'appelle aussi Donald Trump.

Il est comme ça hein. Mais je pense que ça peut vouloir dire plusieurs choses. Ça peut vouloir dire qu'ils ont décidé mais qu'ils ne veulent pas dire ce qu'ils ont décidé.

Mais ça peut aussi vouloir dire que il y a des éléments qu'il n'a pas encore pour décider. Il peut y avoir des discussions informelles. Il peut y avoir, vous savez, certains pays arabes Oman par exemple étaient des médiateurs.

Euh certains de ces pays sont peut-être en train de dire aux Iraniens, vous devriez vraiment euh céder sur le l'enrichissement. Parce que ce que veut Donald Trump, ce qu'il voulait en tout cas, c'est obtenir un accord des Iraniens pour renoncer à l'enrichissement de l'uranium. H h et en évitant une guerre parce que lui, c'est le président qui a dit plus jamais de guerre.

Etorsant, il voulait pas faire tomber le régime. Non. Et il a dit d'ailleurs, il a dit quand il était en Arabie Saoudite il y a quelques temps que lui s'intéresse plus aux questions de valeur de régime, chacun fait ce qu'il veut.

Donc c'est pas son truc tellement. Par contre maintenant, c'est vrai qu'il y a un choix un peu compliqué pour les États-Unis à faire. Grâce au succès des des bombardements israéliens, il y a peut-être la possibilité non seulement d'obtenir un accord des Iraniens pour ne plus enrichir, mais même de détruire les dernières installations ou certaines des dernières parce qu'il faut se méfier. les derniers ont peut-être d'autres installations qu'on ne connaît pas qui enrichissent.

Donc c'est ça le choix à faire et je pense que ce sont tous ces éléments qui sont qui pèse dans la balance parce que aux États-Unis même et même autour de Donald Trump, il y a quand même deux tendances qui s'opposent. Bien sûr, actuellement l'actualité notamment le succès de la compagnie israélienne va dans le sens plutôt de ceux qui veulent intervenir finissant le travail mais il y a toujours ceux qui disent "Tu as promis plus de faire de guerre, tu serais le président qui n'engagerait pas de nouvelles guerres." Si on bombarde de manière chirurgicale une installation soit mais les suites qui peut les maîtriser bien sûr et il y a aussi ce signal d'alerte qui a retenti.

On a appris que l'ambassade des États-Unis demande à ses ressortissants de quitter Israël. Donc ça veut dire que là on est parti pour un quelque chose d'assez long dans la durée. Oui, tout à fait.

Ça a des conséquences sur la sécurité. En Irak, par exemple, pays voisin de l'Iran, pays très fragile à majorité chite. Les Américains ont été obligés de de prendre des mesures de précaution.

Euh c'est cette majorité chit comporte des milices proiraniennes. Quelle décision pourrait-elle prendre si jamais les États-Unis interviennent ? Il y a beaucoup de questions qui se posent.

Bien sûr. Et encore une et bien après, je la passerai la parole à mes invités. Il y a beaucoup de forces américaines qui sont en train de converger vers la région. des chasseurs F16, F22, F35, des avions ravitailleurs, un porte-avion, l'USS Limits et un autre qui va rejoindre deux autres portesavion qui vont se trouver dans ciseaux régionales.

On a l'impression que les États-Unis amassent leurs forces. Oui. De façon extrêmement considérable pour être prêt à passer à l'action.

Absolument. Mais ça c'est logique. Dans la mesure où il est possible qu'ils aient intervenir ou à minima protéger leurs implantations, c'est normal qu'il prépositionnent des forces.

Dans ces forces, il y a celles qui sont là pour protéger celles comme les avions vitur qui peuvent être là aussi pour euh activer euh des possibilités de au-dessus de l'Iran. Et puis il y a une des bases américaines de dans ce région. Absolument.

Il y en a dans la région. H combien il y en a-t-il ? Ah, je ne connais pas le nom mais il y en a dans la péninsule péninsule arabique dans les pays du Golf.

Il y en a en Irak, il y en a en Jordanie, il y a des troupes encore quelques-unes déployées en Syrie. Il y a beaucoup de de militaires. Et le guide Aliana menace de représaille ses bases américaines s'il en pas très étonnant.

C'est pas très étonnant que l'un réponde à l'autre. Bien sûr. Edor, vous voulez rajouter quelque chose ?

Oui, parce que c'est quand même intéressant ce qui se passe. Il s'agit pas euh l'objectif n'est pas nécessairement de faire tomber le régime des molins. Peut-être que cela va arriver.

Euh mais c'est intéressant de voir qui sont les alliés stratégiques de l'Iran qui achète 90 % du pétrole de l'Iran. La Chine. Qui euh est partenaire qui est qui est partenaire stratégique privilégié de l'Iran, le Venezuela, la Corée du Nord. qui a fourni les drones shed qui tuent les civils ukrainiens et cetera, l'Iran.

Donc c'est c'est intéressant. Si ce maillon tombe, il n'est pas impossible que cela ait des des conséquences extrêmement concrètes sur les autres régimes sous contrôle de Philippe Étienne. Mais c'est c'est c'est un souhait que nous pouvons formuler effectivement.

Et là, on est notre correspondante régine d'elfour en Israël nous confirme qu'il y a des lances des lancements de massifs de missile contre l'État hébreu l'été guin ou je pense qu'il faut le prendre effectivement Donald Trump dans le texte pour une fois il est assez clair il dit regretter effectivement qu'il y ait pas eu un accord parce que c'est exactement ce qu'il souhaitait au départ c'est même ce qu'il ce pourquoi il a autorisé Israël vraisemblablement à lancer les opérations pour mettre la pression effectivement il est en train de tester sa propre pignon Il y a pas que lui qui a promis d'arrêter les guerres. Il faut savoir que c'est une tradition chez les républicains quand même. En principe, ils ne sont pas des faucons, sauf bouche sauf bouchefils, bouche père, pardon.

Mais donc il c'est compliqué, c'est compliqué. Après, c'est sûr que maintenant vraisemblablement, il a beaucoup il a beaucoup concerté avec tous les tous les pays avoisinants, y compris d'abord la Russie qui est très importante aussi. Et vraisemblablement intervenir en bombardant les sites nucléaires, ça serait tout à fait de l'ordre de l'envisageable.

Mais ça veut pas dire renverser le régime. Ça veut pas dire du tout dire ça dans l'esprit puisqueencore une fois ça ça aucun pays d'ailleurs ne voudrait le renversement. Il le voudrait il voudrait un soulèvement mais pas du tout un renversement.

Bien sûr à l'instant l'Iran appelle les habitants de la ville israélienne de Haifa à évoquer à évacuer. Pardon. Ça veut dire que euh la capacité de nuisance de l'Iran n'est pas complètement affaiblie.

Philippe Étienne loin sans faut. C'est du psychologique aussi. C'est comme les Iraniens ont été moins efficaces quand même que les Israéliens, ils font aussi des annonces psychologiques.

Les attaques iraniennes ont baissé ces derniers jours, mais on ne sait pas si c'est parce qu'ils ont plus tellement de capacité ou c'est parce qu'ils en gardent aussi. Ils laissent bien le mystère planer sur ce qui leur reste et peut-être qu'ils en gardent aussi si les États-Unis entrent dans entrent en action effectivement. Et je vois moins qu'on écoute maintenant.

C'est peut-être d'ailleurs la réponse au fait que en effet les forces américaines se se massent autour. Mais de la même façon que quand on a vu euh Layatola Ramuni parler euh cet après-midi, euh on a l'impression en effet que c'est de la pure communication parce que bon, dire répéter ce qu'il dit depuis très longtemps, ça ne change rien et on a aucune idée de de savoir si c'est juste pour indiquer à la population iranienne qu'elle est toujours vivant euh parce que certains commençaient à en douter ou si c'est en effet parce que ils ont encore une capacité de ripost. On est quand même très dubitatif sur la capacité de de repost qu'il pourrait avoir euh face à la à l'armée israélienne.

Et encore une fois, il faut souligner quand même l'extraordinaire euh exploit, si je puis dire, militaire et de renseignement euh de l'armée israélienne. Parce que quand on compare quand même les deux pays en terme de population et de surface, entre bombarder Israël, si je peux dire, c'est quand même beaucoup plus facile que de bombarder l'Iran. Et je crois que le ça a déjà coûté 2 milliards 2 milliards et demi de dollars les trois premiers missiles rien qu'en échange de missile.

Rien que les les missiles antimissiles protéger le sol israélien. Expliquez-nous maintenant Philippe Étier ancien ambassadeur de France aux États-Unis pourquoi Donald Trump s'en est pris si violemment Emmanuel Macron. On va écouter l'échange à distance entre le président de Trump qui dit Emmanuel est un gars sympa mais il se trompe surtout.

Puis après la réponse d'Emmanuel Macron. On écoute. On ne cherche pas un cesser le feu.

Je n'ai pas dit qu'on cherchait un cesser le feu. Ça c'était Emmanuel, un gars sympa. Mais il a pas souvent raison.

En vérité, on cherche plus qu'un cesser le feu. Et comment vous avez pris les critiques qu'il vous a adressé personnellement à cette comme une péripétie ? C'est ça n'est pas les premières, ce ne sont pas les dernières.

Il a des mots extrêmement amicaux mais il a il a voulu remettre de l'ambiguïté dans sa position. Très bien. Il dit que il a donc dit que il n'allait pas discuter un cesser le feu.

Bon vous savez c'est pas ça ne m'aime pas parce que je le connais et parce que nous avons une relation de long terme. Il a eu des mots très sympathiques lors des sessions qu'on a pu avoir. Ça ne m'aime pas et je pense que d'ailleurs dans le moment grave que nous vivons, je je pense que mon rôle n'est pas de commenter des propos de c ou ou de là.

Voilà pour la réponse d'Emmanuel Macron. Philippe Étienne. Euh bon moi j'ai une petite expérience parce que je sais entre 2017 et 2019 j'ai travaillé avec président Macron et j'ai beaucoup beaucoup eu à faire avec Donald Trump et son équipe et c'est vrai qu'on a eu dans cette période vous souvenez tous les matins déjà il tweetait après avoir regardé Fox and Friendox News et on recevait alors au début on était un peu on savait pas trop quoi faire mais au bout d'un certain temps c'était des bordés de de critiques précédents ou suivant des des choses très très sympathiques.

Donc là, moi je ne sais pas, je j'imis une hypothèse. Euh il y a aussi euh vous savez où le président de la République était avant de venir au Canada et au Grenland, ça n'a échappé à personne. Alors, j'ai pas vu le président Trump réagir directement contre cette visite, mais peut-être que voilà cela.

Alors en tout cas euh oui, c'est vrai qu'il y a des hauts et des bas et l'important c'est de garder la communication directe sur des sujets comme l'Iran, Israël ou l'Ukraine-Russie euh en sachant que euh les deux se connaissent effectivement comme le dit comme ils le disent tous les deux d'ailleurs. Bien sûr, bien sûr. Mais mais est-ce que la voix de la France est affaiblie ?

Est-ce qu'elle compte moins Pétienne par ce par cette échange ? Non non, de façon globale. Écoutez, moi je ne je ne pense pas mais c'est un diplomate qui nous parle.

Non mais je je pense que non. Je pense que ça ne vous étonne pas d'ailleurs que je le dise. Je pense que sur sur la question nucléaire par exemple, la question nucléaire hernienne, le pays qui est toujours été en pointe, qui a encore qui a encore pris des initiatives la semaine dernière à l'Agence internationale pour atomique, c'est la France.

On n jamais eu aucune complaisance vis-à-vis de l'Iran sur le plan nucléaire. On on a même en 2015 quand l'accord a été signé euh c'est à l'époque c'est l'administration Obama qui a voulu le signer. On on est on est toujours été en contact avec pays du golf avec les Israéliens.

On est un pays sérieux sur ce dossier. Mais comment on peut dire je soutiens Israël mais non bombardement aérien sur l'Iran et on veut pas faire tomber le régime. Ça n'a pas de sens.

Si ça un sens ça ça a même deux sens. Le premier sens ça s'appelle le droit international. Euh actuellement, il y a de moins en moins de gens qui s'intéressent à cette notion de droit international.

Droca, ça nous a pas dérangé mais là ça nous dérange. Bon euh la deuxème le deuxème la deuxième chose importante c'est les conséquences de ce qu'on fait. On a on a entre guillemets payé en 2003 l'invasion de l'Irak.

C'est la naissance de Daesh, c'est les actes terroristes qui en a eu en France. On a participé euh à la Libye à ce que vous savez. On croyait que c'était très bien, c'était sans doute très bien, mais enfin c'est toujours le chaos en Libye et cetera et cetera.

Donc quand on lance des actions, il faut savoir ce que ça devient après. Donc pour ces deux raisons, je pense que la la position consistant à dire qu'on on est très sérieux sur le nucléaire, il faut que l'Iran qui est une menace qui est une menace aille vraiment vers des concessions majeures sur le balistique et pas seulement sur le nucléaire. Ils nous ont baladé depuis 20 ans, monsieur l'ambassadeur.

Pas complètement. Comment les croire ? Non, non, mais ça c'est je je nuance ce que vous dites.

Euh en 2003, euh on lance le FR 2003, c'est un peu vieux, non ? Depuis 20 ans. Bah depuis 20 ans, c'est 2005, hein.

En 2003, c'est le début de la négociation nucléaire entre l'Iran et trois pays européens, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France. Et on a constamment, on les a on les a suivi, on les a serré, on les a on a envoyé des inspections, on les a obligé à négocier un accord. Non, on peut pas dire qu'on les a alors ils ont ils ont enrich l'uranium alors que ils étaient pas censés faire des alors mais mais justement si l'accord de 2015 du 14 juillet 2015 leur laisse une capacité d'enrichissement mais celui comme je le disais tout à l'heure qui a poussé à l'époque cet accord c'est c'est l'administration Obama.

Donc voyez, la France a toujours été très sérieuse qui est sorti de l'accord les États-Unis. Si on en est là, c'est à cause de Trump sur le plan nucléaire et et donc ce sont les États-Unis qui changent de pied. Nous, je crois qu'on a vraiment toujours été très sérieux sur cette question mais bon c'est non mais c'est important d'entendre la voix de la diplomatie française et de votre expérience.

Merci beaucoup Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis. Merci à vous.

Punchline - Les États-Unis vont-ils frapper l'Iran : Le décryptage de Philippe Étienne, ancien am — Marina Ferrari · Pourquijevote