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Podcast / conversationleparisien· 24 juillet 2026 18 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

[PODCAST] Glucksmann, Tondelier, Faure… La gauche anti-LFI part en ordre dispersé

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Chapitres

Questions et réponses

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  • 0:12OuverteRéponse directe

    Socialistes, écologistes, communistes, quelles stratégies vont-ils adopter face à Jean-Luc Mélenchon pour 2027 ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Comment ça s'était passé pour lui en 2022 ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui permet de dire que Mélenchon semble encore aujourd'hui le mieux placé à gauche ?

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous rappeler la ligne politique de Mélenchon et de la France Insoumise ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Mélenchon considère que les autres partis de gauche doivent se rassembler derrière lui, c'est ça ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les autres partis de gauche refusent-ils de se ranger derrière sa candidature ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:54InvitéFait
    « Il a eu face à lui trois candidats à gauche en 2022. »
  • 2:14PrésentateurChiffre
    « Il avait récolté quasiment 22% des suffrages au premier tour. »
  • 2:35InvitéChiffre
    « Jean-Luc Mélenchon, il est le premier à gauche dans les sondages puisqu'il atteint presque 16% dans certains d'entre eux. »
  • 3:24InvitéFait
    « Jean-Luc Mélenchon, il défend une ligne de gauche radicale. »
  • 3:26InvitéFait
    « Il plaide pour plus de partage des richesses, notamment par des nationalisations d'entreprises. »
  • 3:29InvitéFait
    « Il défend aussi une planification écologique avec des éco-régions. »
  • 3:33InvitéFait
    « Sur le plan international, il veut sortir de la dépendance aux États-Unis. »
  • 5:14InvitéFait
    « Il y a une vraie différence de point de vue sur le rapport à l'Union Européenne. »
  • 5:20InvitéFait
    « Les écologistes sont des fédéralistes, voire des européistes. »
  • 5:24InvitéFait
    « Là où Jean-Luc Mélenchon a toujours témoigné d'une grande défiance à l'égard de l'Union Européenne. »
  • 5:41InvitéFait
    « Il y a de grosses divergences sur la manière de faire de la politique, puisque les socialistes dénoncent la brutalisation de la vie politique dont serait responsable Jean-Luc Mélenchon. »
  • 7:16InvitéFait
    « Dès le départ, c'est en grande partie dû au faible allant d'une bonne partie des socialistes que cette primaire a du plomb dans l'aile. »
  • 7:48InvitéFait
    « Il a été convenu d'un vote en octobre réduit aux seuls adhérents du Parti Socialiste et des partis qui se reconnaissent dans ce qu'ils appellent une sorte de pôle social-démocrate. »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Présentateur35 %

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0:00
Présentateur

Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Code Source, le podcast d'actualité du Parisien. Socialistes, écologistes, communistes, quelles stratégies vont-ils adopter face à Jean-Luc Mélenchon pour 2027 ? Le leader de la France Insoumise, actuellement favori de la gauche dans les sondages, a lancé sa campagne présidentielle au mois de juin et il appelle au plus large rassemblement derrière lui, mais les autres formations de gauche ne sont pour l'heure pas décidées à le rallier. L'idée d'organiser une primaire de la gauche avait émergé en juillet 2025 pour désigner un candidat ou une candidate en dehors de la France Insoumise. Un an plus tard, où en est cette initiative ?

La gauche non-mélenchoniste est-elle en train de s'unir ou au contraire de partir en ordre dispersé pour la présidentielle qui est déjà candidat ? Code Source fait le point au cœur de l'été et à 7 mois du scrutin avec Pierre Maurer, journaliste chargé de suivre la gauche au service politique du Parisien. On va voir dans quelques minutes qui sont les principaux candidats de la gauche en dehors de la France Insoumise. Mais d'abord, Pierre Maurer, je le disais dans l'introduction de cet épisode, Jean-Luc Mélenchon, 74 ans, est candidat à l'élection présidentielle pour la quatrième fois. Comment ça s'était passé pour lui en 2022 ?

1:37
Invité

Alors à l'époque, il s'était lancé dans un rôle très différent d'aujourd'hui puisqu'il était challenger dans les sondages. Mais l'histoire était un peu la même parce que pendant des semaines, des réunions de toute la gauche se tenaient pour tenter de construire une candidature commune et ça n'avait pas fonctionné. Il a eu face à lui trois candidats à gauche en 2022. Yannick Jadot pour les écologistes qui faisaient la course en tête dans les sondages à gauche, Anne Hidalgo pour le parti socialiste et Fabien Roussel pour le parti communiste français. Au final, Jean-Luc Mélenchon, il avait quand même terminé premier à gauche, manquant de peu d'accéder au second tour.

2:14
Présentateur

Il avait récolté quasiment 22% des suffrages au premier tour. Les autres candidats de gauche étaient loin derrière lui, en dessous de 5% des voix. Qu'est-ce qui permet, Pierre, de dire que Jean-Luc Mélenchon semble encore aujourd'hui le mieux placé à gauche pour pouvoir, à minima, accéder au second tour en 2027 ?

2:34
Invité

Alors, il y a plusieurs facteurs. D'abord, Jean-Luc Mélenchon, il est le premier à gauche dans les sondages puisqu'il atteint presque 16% dans certains d'entre eux. C'est un niveau que Jean-Luc Mélenchon n'a jamais atteint dans ses aventures précédentes, 6 mois ou un peu plus de 6 mois avant l'élection présidentielle. Et ensuite, il a démarré sa campagne tambour battant avec un premier grand rassemblement d'ampleur à Saint-Denis devant la Basilique des Rois. Et depuis, il déroule une campagne en mode rouleau-compresseur. Il n'y a pas de couac. Son mouvement semble le mieux préparé à gauche, notamment avec un programme conséquent.

3:12
Présentateur

Alors, est-ce que tu peux nous rappeler en quelques points la ligne politique de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise et qui sont ses électeurs ?

3:19
Invité

Alors, pour faire simple, Jean-Luc Mélenchon, il défend une ligne de gauche radicale. Il plaide pour plus de partage des richesses, notamment par des nationalisations d'entreprises. Il défend aussi une planification écologique avec des éco-régions. Sur le plan international, il veut sortir de la dépendance aux États-Unis. Et ses électeurs sont beaucoup de jeunes, voire de très jeunes, aussi des classes populaires, et bien souvent des cadres supérieurs qui vivent dans les grandes villes, dans les grandes métropoles.

3:48
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon, tu l'as dit, a tenu son premier meeting de campagne à Saint-Denis, le dimanche 7 juin. Et lui, il considère que les autres parties de gauche doivent se rassembler derrière lui et que c'est le seul moyen pour que la gauche arrive au pouvoir, c'est ça ?

4:03
Invité

Oui, d'ailleurs, les Insoumis ont proposé très tôt, avant que Jean-Luc Mélenchon ne se déclare candidat à l'élection présidentielle, ce qu'ils appellent une offre fédérative à leurs anciens partenaires de gauche. Autrement dit, il leur propose une nouvelle alliance populaire. C'est Manuel Bompard, notamment, qui l'a proposée dans Le Parisien. Et donc, via cette nouvelle alliance populaire, il s'adresse surtout aux communistes et aux écologistes, en leur disant, rejoignez-nous, on est prêts à parler du programme et des élections législatives.

Autrement dit, on se met d'accord sur des points programmatiques qu'on peut ajouter à notre programme, et on se met d'accord sur la répartition des circonscriptions, et on part tous ensemble à l'élection présidentielle, comme ça, on sera plus forts. D'ailleurs, dès l'annonce de sa candidature le 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur sa préparation, en disant, chez nous, c'est carré, il y a un candidat, il y a un projet, par effet de contraste, notamment avec le Parti Socialiste, qui se cherche encore un candidat.

5:00
Présentateur

Mais les autres partis de gauche refusent de se ranger derrière sa candidature pour la présidentielle, parfois pour des raisons stratégiques, ou alors tout simplement à cause de désaccords de fonds, lesquels, par exemple ? Par exemple, pour les écologistes,

5:14
Invité

il y a une vraie différence de point de vue sur le rapport à l'Union Européenne. Les écologistes sont des fédéralistes, voire des européistes, là où Jean-Luc Mélenchon a toujours témoigné d'une grande défiance à l'égard de l'Union Européenne. Pour ce qui est des communistes, il y a une grande proximité sur le fond avec les insoumis, mais il y a des désaccords, notamment sur l'écologie, sur quelques points à l'international.

Et concernant les socialistes, il y a de grosses divergences sur la manière de faire de la politique, puisque les socialistes dénoncent la brutalisation de la vie politique dont serait responsable Jean-Luc Mélenchon, et aussi des grosses divergences de point de vue sur l'international, et notamment la guerre entre Israël et le Hamas.

5:56
Présentateur

Revenons un an en arrière, en juillet 2025, plusieurs formations s'étaient mises d'accord pour organiser une primaire de la gauche sans les insoumis. D'abord, il y avait qui à la manœuvre de cette primaire ?

6:08
Invité

Eh bien, à ce moment-là, on retrouvait les figures de ce qu'on appelle la gauche unioniste, celle qui plaide pour l'union de la gauche. Et donc, on avait en tête de gondole Lucie Casté, qui est l'ancienne candidate du nouveau Front populaire pour Matignon. Il y avait Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes. Il y avait aussi Olivier Faure, le premier secrétaire du PS. Et ils étaient aussi soutenus par des ex-insoumis comme Alexis Corbière, Raquel Garrido, Clémentine Autain, voire même François Ruffin. Mais par exemple, il n'y avait pas Fabien Roussel, qui est le patron du Parti communiste français, ni Raphaël Luxman, l'eurodéputé place publique PS.

6:47
Présentateur

Et quelle était la philosophie, l'objectif de ces personnalités de gauche-là ?

6:52
Invité

Eh bien, en désaccord avec Jean-Luc Mélenchon sur des expressions de forme et sur certaines parties sur le fond qu'on a vues précédemment, il voulait construire une alliance en capacité de le concurrencer, voire de le dépasser pour prendre le leadership de la gauche et incarner une voie alternative pour les électeurs de gauche.

7:11
Présentateur

Mais cette initiative, elle a eu du plomb dans l'aile au fil des mois. Est-ce que tu peux nous raconter ça ?

7:16
Invité

Effectivement, en fait, dès le départ, c'est en grande partie dû au faible allant d'une bonne partie des socialistes que cette primaire a du plomb dans l'aile. D'abord parce que tous les opposants d'Olivier Faure, en interne, au sein du PS, ont décrié pendant des mois ce qu'ils appelaient la petite primaire de la gauche. Et donc, à partir de ce moment-là, ils ont tout fait pour empêcher leur premier secrétaire d'aller plus loin dans le processus. Dans cette contestation interne, ils étaient soutenus par Raphaël Glucksmann qui n'a jamais voulu passer par une primaire.

7:48
Présentateur

Et cet été, tout récemment, le jeudi 9 juillet 2026, les adhérents du Parti Socialiste ont été amenés à se prononcer sur la stratégie à suivre. Qu'est-ce qui a été décidé finalement ?

8:00
Invité

Alors, ce n'est pas encore extrêmement clair à ce stade, mais il a été convenu d'un vote en octobre réduit aux seuls adhérents du Parti Socialiste et des partis qui se reconnaissent dans ce qu'ils appellent une sorte de pôle social-démocrate. Ces autres partis qui sont évoqués, c'est Place Publique, le petit parti de Raphaël Glucksmann. Encore faut-il que Place Publique accepte de participer à cette primaire, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui. Et on ne connaît pas encore les modalités de ce processus de désignation qui doit être mis en place.

8:32
Présentateur

Alors, si cette primaire des socialistes et de ses alliés, principalement Place Publique, a bel et bien lieu, est-ce que le gagnant sera directement candidat à la présidentielle ou bien est-ce qu'il devra d'abord se présenter à une primaire plus large de la gauche ? Alors,

8:47
Invité

pour l'instant, c'est franchement flou car ça dépendra beaucoup du profil du gagnant de cette primaire. Si c'est Raphaël Glucksmann qui l'emporte, par exemple, oui, on peut imaginer qu'il sera directement candidat à la présidentielle car il n'a jamais voulu passer par une grande primaire de la gauche. Toutefois, si c'est Olivier Faure, le premier secrétaire du PS et s'il était candidat à cette primaire, on peut imaginer que peut-être il se plierait à une nouvelle primaire de la gauche avec des écologistes ou des communistes ou alors qu'il leur tendrait à nouveau la main.

9:17
Présentateur

On a bien compris que tout ça était encore assez flou alors venons-en au candidat déclaré ou pressenti à gauche au PS, d'abord le Parti Socialiste puisqu'on vient d'en parler, il y a une myriade de prétendants. Qui ça ? Alors le premier

9:32
Invité

à cette lancée c'est le député de l'Essonne Jérôme Gage puis on a eu le maire de Saint-Ouen Karim Boimran puis encore le député de l'Eure Philippe Brun on a aussi Ségolène Royal l'ancienne candidate à l'élection présidentielle en attendant peut-être Olivier Faure le premier secrétaire du PS et pourquoi pas Boris Vallaud le président des députés socialistes bref une myriade de candidats dont les annonces successives ont eu un côté un peu risible voire épuisant pour les militants à tel point qu'un cadre socialiste résumait la séquence en disant c'est un mix entre un jour sans fin et un dîner de cons. Et tu n'as pas encore parlé

10:11
Présentateur

des socialistes qui sont susceptibles d'y aller de se lancer dans la campagne présidentielle sans même passer par une primaire de la gauche une primaire du parti socialiste on parle de qui là ?

10:23
Invité

Alors on parle d'abord de François Hollande qui ambitionne d'être candidat à la présidentielle en tout cas il dit qu'il se prépare mais il ne veut pas passer par une primaire il donnera sa décision en décembre on a aussi l'ancien premier ministre de François Hollande Bernard Cazeneuve qui dans nos colonnes a rejeté la primaire en disant que c'était plutôt une dernière et donc on a Raphaël Glucksmann l'eurodéputé place publique PS qui sur ce pôle fait la course en tête des sondages puisqu'il est jugé autour de 10% et qui lui refuse ardemment une primaire.

10:57
Présentateur

Tu viens de le dire c'est lui qui est le mieux positionné chez les sociodémocrates dans les sondages il n'est pas au parti socialiste il est le leader du mouvement place publique il en est où aujourd'hui à la fin du mois de juillet dans sa campagne ?

11:09
Invité

Alors pour l'heure Raphaël Glucksmann son objectif c'est d'abord de s'affirmer comme le meilleur candidat de son camp donc en juin il a publié un livre et dans la foulée il a annoncé qu'il se donnait trois mois trois mois pour convaincre donc il a fait un premier meeting à Aubervilliers depuis il consacre son été à des déplacements il doit annoncer à la fin de l'été s'il est candidat ou pas à l'élection présidentielle et donc il n'a pas encore annoncé formellement s'il participait ou non à cette primaire interne d'UPS dont on ne connaît pas encore les modalités

11:42
Présentateur

On quitte le camp des sociodémocrates on va passer donc aux écologistes Marine Tondelier c'est la patronne des Verts elle est candidate dans le cadre d'une primaire de la gauche mais elle ne fait pas l'unanimité au sein de son parti elle est confrontée

11:56
Invité

à de très fortes pressions dans son parti qui est un peu coupée en trois il y a une partie de son parti qui veut discuter avec LFI il y a une partie de ses troupes qui la soutiennent et il y a une partie de son mouvement qui l'appelle déjà à soutenir ou à rejoindre Raphaël Luxman et donc Marine Tondelier en attendant elle mène quand même campagne pour l'élection présidentielle puisqu'elle fait un tour de France en van électrique et donc elle essaye de porter des idées de nouvelles idées dans le débat public faute de savoir si la gauche à un moment donné la gauche hors LFI peut avoir une candidature face à Jean-Luc Mélenchon

12:33
Présentateur

et si jamais le projet d'une primaire de la gauche tombe à l'eau est-ce que Marine Tondelier prévoit quand même de se présenter ?

12:40
Invité

alors ce n'est pas très clair non plus à ce stade et d'ailleurs c'est assez peu probable qu'elle aille au bout d'une candidature solitaire pour plusieurs raisons d'abord financière parce qu'une campagne ça coûte cher et pour l'instant dans les sondages elle ne dépasse pas 5% dans les meilleurs sondages où elle est testée et puis face au risque d'accession au pouvoir du Rassemblement National elle qui s'est posée en trait d'union de la gauche en antifasciste convaincue elle subira de grosses pressions des sympathisants de gauche pour qu'à un moment elle soutienne le candidat le mieux placé dans les sondages

13:13
Présentateur

on passe maintenant à un autre candidat favorable lui aussi à une primaire de la gauche hors LFI c'est le député de la Somme François Ruffin un ancien insoumis qui a pris ses distances avec Jean-Luc Mélenchon est-ce qu'il est en mesure de peser à gauche aujourd'hui ?

13:29
Invité

alors ce n'est pas facile à dire François Ruffin il a pour lui une certaine notoriété qui est due d'abord à ses mandats parlementaires mais aussi aux oeuvres culturelles qu'il a pu produire donc les gens le connaissent et donc il fait campagne dans toute la France d'ailleurs parfois en auto-stop mais il n'a derrière lui que son propre petit parti qui s'appelle Debout et donc lui aussi va se poser à un moment la question financière est-ce qu'il est capable de financer sa campagne est-ce qu'il est capable aussi de réunir 500 signatures de maires qui sont nécessaires pour pouvoir présenter une candidature à l'élection présidentielle il ne dépasse pas 8% des intentions de vote

14:08
Présentateur

on n'a pas encore évoqué les communistes Fabien Roussel le secrétaire général du PCF était candidat en 2022 est-ce qu'il a prévu de se représenter ou de rallier un autre candidat de la gauche

14:20
Invité

alors Fabien Roussel lui il a le mérite de la clarté il veut à nouveau défendre une candidature communiste à la présidentielle son parti a d'ailleurs largement adopté cette stratégie au début du mois de juillet maintenant il doit être confirmé s'il est bien candidat lui-même en septembre maintenant est-ce qu'il ira jusqu'au bout en privé lui il dit que oui il a qu'il parle à des électeurs différents donc il peut ramener aussi des voix à un candidat de gauche qui se qualifierait au second tour est-ce qu'il le fera ça c'est les surprises de la présidentielle on ne peut le prédire

14:53
Présentateur

Pierre Maurer on vient donc de faire un tour d'horizon de la situation de la gauche hors LFI en résumé beaucoup de candidats déclarés ou supposés mais le projet d'une candidature unique pour faire face à Jean-Luc Mélenchon pour proposer un autre projet de société à gauche en face de Jean-Luc Mélenchon il a l'air extrêmement fragile si je ne me trompe pas

15:16
Invité

c'est ça il y a très peu de scénarios en fait où une candidature unique de la gauche hors LFI se met en place voire aucun scénario mais les élections présidentielles elles donnent parfois lieu à des choses un peu folles donc on ne peut présumer de rien la ligne de départ définitive elle ne sera vraiment connue qu'en janvier 2027

15:33
Présentateur

de son côté Jean-Luc Mélenchon lui même s'il n'a pas le soutien des partis voisins il va chercher à gagner des soutiens au sein des autres formations de gauche c'est ça ?

15:43
Invité

oui alors il ne faut pas oublier que Jean-Luc Mélenchon il a été formé à l'école du trotskisme où on apprend une tactique politique de base c'est d'essayer de diviser les blocs adverses qui se présentent à soi donc Jean-Luc Mélenchon quand il est confronté au refus des directions écologistes et communistes par exemple il cherche à décrocher des pans de ses partis soit par la base militante soit par des responsables politiques dans le cas des écologistes ça peut être par exemple une députée très connue comme Sandrine Rousseau et dans le cas des communistes ça peut être le président du groupe des députés communistes Stéphane Peux

16:22
Présentateur

Pierre on a bien vu pendant ce podcast que la photo est encore floue à gauche en vue de 2027 et en préparant cet épisode tu m'as dit que la rentrée politique du mois de septembre allait se montrer déterminante pour cette partie de la gauche pourquoi en résumer normalement ce sera

16:38
Invité

le moment de ce qu'on appelle la décantation politique ou du moins de la recomposition d'une partie de la gauche est-ce que des élus écologistes ou communistes rejoindront Jean-Luc Mélenchon qui participera à la primaire des sociodémocrates est-ce qu'un candidat engagera une dynamique face à Jean-Luc Mélenchon ou est-ce que Jean-Luc Mélenchon pliera le match dans les sondages normalement la rentrée devrait offrir quelques réponses

17:15
Présentateur

Merci à Pierre Maurer Cet épisode de Code Source a été produit par Clémentine Spiller Marin Guillon Verne et Clara Garnier-Amouroux réalisation Julien Moncouquiole Vous pouvez retrouver un nouvel épisode de Code Source tous les soirs du lundi au vendredi sur toutes les plateformes d'écoute et sur Youtube Abonnez-vous pour n'en rater aucun et ne manquez pas le samedi 1er août la série d'été de Crime Story consacrée à l'affaire Epstein une affaire tentaculaire racontée en 6 épisodes par Claudia Prolongeau et le chef du service police-justice du Parisien Damien Delseny