Quelle stratégie de vaccination contre le Covid en France : le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal
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Questions et réponses
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De nouvelles marches des libertés sont prévues aujourd'hui en France, à la fois contre l'article 24 de cette proposition de loi sur la sécurité globale, et à la fois contre les violences policières. Est-ce que vous les soutenez ?
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Au fond, sont-elles encore utiles vraiment ces marches depuis qu'Emmanuel Macron a clairement fait comprendre hier que l'on pourra toujours filmer et diffuser les images de policiers en opération ?
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Sur le terme de violence policière, le chef de l'État en a parlé hier. Est-ce que le fait qu'il ait évoqué ces deux mots compte à vos yeux ?
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Emmanuel Macron a quand même fait des annonces sur le fonds, la généralisation des caméras piétons, plus de formation et la transparence au sein de l'IGPN. Tout cela, ce sont des réelles avancées ?
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Est-ce que cette plateforme de signalement des discriminations, c'est une bonne idée ? En sachant encore une fois que le délit est parfois difficile à prouver.
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Vous seriez parlementaire, vous le voteriez ce texte sur les principes républicains ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Oui, bien sûr, parce qu'il y a cet esprit de fracture du pays. »
- 2:43InvitéChiffre
« Ils ont plus de 23 millions d'heures supplémentaires payées qui retiennent nos formations, la rallongent. »
- 4:00InvitéChiffre
« Vous savez qu'il y a plus de 23 personnes qui ont perdu un oeil dans les manifestations des gilets jaunes. »
- 4:48InvitéFait
« Mais là, dans la loi de sécurité globale, il y a un accès direct, y compris par les policiers eux-mêmes, à ces enregistrements. »
- 6:36InvitéChiffre
« Il y a deux tiers des moins de 35 ans qui ne se sentent pas à l'aise avec la police. »
- 10:50InvitéFait
« Vous avez subventionné par des services publics le CCIF ? de la ville de Grenoble et de la ville de Grenoble. »
- 11:00InvitéChiffre
« Il y a effectivement eu pendant trois ans, en 2016, 2017 et 2018, une subvention de 1 800 euros puis 1 000 euros puis 800 euros de la part de la métropole de Grenoble et de la ville de Grenoble. »
- 20:02InvitéChiffre
« Nous avons encore plus de 300 personnes hospitalisées à l'hôpital de Grenoble pour le Covid. Nous avons encore plus de 60 personnes en réanimation. »
- 20:28InvitéFait
« Dans les Alpes, le dérèglement climatique va deux fois plus vite qu'ailleurs. »
- 21:41InvitéFait
« Oui de fait il a admis son échec sur le glyphosate. »
- 21:47InvitéFait
« la France prend du retard n'a pas avancé là-dessus que cela soit sur son mix énergétique sur le développement des énergies renouvelables que cela soit sur les plans d'isolation des bâtiments. »
Temps de parole
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Bonjour à tous, bienvenue dans le 8.30 France Info avec Myriam Ancawa. Bonjour Myriam. Bonjour Mathéo, bonjour à tous. Journaliste à la chaîne parlementaire, notre invitée Myriam ce matin est le maire écologiste de Grenoble, en direct depuis Grenoble. Bonjour Eric Piolle.
Bonjour.
Merci d'être avec nous. De nouvelles marches des libertés sont prévues aujourd'hui en France, à la fois contre l'article 24 de cette proposition de loi sur la sécurité globale, et à la fois contre les violences policières. Est-ce que vous les soutenez ?
Oui, bien sûr. Sur la sécurité globale, on montre une fébrilité du gouvernement et on condamne évidemment toute forme de violence, les violences contre les manifestants, les violences contre les policiers également. Mais nous devons retisser un lien de confiance avec la police qui est un service public, c'est l'organe de l'État de maintien de l'ordre pour le gouvernement et le service public. Nous devons garder cela en tête et donc retrouver un lien de confiance.
Alors au fond, sont-elles encore utiles vraiment ces marches depuis qu'Emmanuel Macron a clairement fait comprendre hier, dans son interview au Média en ligne brut, et bien que l'on pourra toujours, que l'on soit journaliste ou que l'on soit citoyen, filmer et diffuser les images de policiers en opération ?
Attendez, je vous entends mal.
Je vous demandais si maintenant, d'une certaine manière, que le Président de la République a apporté toutes les garanties sur la possibilité de continuer à filmer et à diffuser les images de policiers, au fond, cet article 24, le Président l'a enterré. Est-ce qu'il est encore utile de s'y opposer dans la rue ?
Oui, bien sûr, parce qu'il y a cet esprit de fracture du pays. C'est assez routant, en fait, de voir ce gouvernement qui fracture le pays et puis qui, derrière, hier, dans l'intervention du Président de la République, va demander des nouvelles. Et puis, il ne faut pas oublier qu'il y a énormément, en fait, d'autres articles qui posent problème. À partir de l'article 7, vous savez qu'on confie plus de responsabilités au secteur privé, à la sécurité privée. C'est un problème. Et les articles avant l'article 24, c'est des articles de surveillance qui vont vers la vidéosurveillance en live et le fichage de tout un chacun. Donc, c'est l'ensemble qu'il faut retirer et retravailler.
Moi, je propose un beau veau de la confiance qui repart sur les conditions de travail des policiers qui sont très compliquées. Ils ont plus de 23 millions d'heures supplémentaires payées qui retiennent nos formations, la rallongent. Elle est quatre fois plus importante en Allemagne, par exemple. Ça permet d'avoir une doctrine qui réinvente une excellence de la doctrine de l'humanité en France. Bref, nous avons beaucoup à faire.
Éric Piolle, je précise simplement rapidement à nos téléspectateurs et à nos auditeurs que vous êtes en ligne avec nous, avec une connexion numérique et que parfois, il y a des petites coupures. On prie nos spectateurs.
Alors, je vais essayer de modifier deux secondes.
Comme ça, c'est en direct sur France Info. Vous mettez la main sur votre appareil. Éric Piolle, je vais vous poser une question sur le terme de violence policière. Le chef de l'État en a parlé hier. Il a consenti, pressé par notre confrère Rémi Buisin, à évoquer le terme, tout en disant que c'était un peu devenu un slogan politisé. Il préfère parler de violence des policiers. Est-ce que le fait qu'il ait évoqué ces deux mots compte à vos yeux ?
Ça montre qu'il est fébrile, finalement. On ne peut pas juste accuser quelques policiers. Auparavant, on pouvait accuser des brebis galeuses. Ça ne marche pas comme ça. Si les policiers se retrouvent dans ces situations, c'est qu'il y a un problème de doctrine dans l'emploi de la force. Vous savez qu'il y a plus de 23 personnes qui ont perdu un oeil dans les manifestations des gilets jaunes. C'est à la fois des manifestants, mais c'est aussi des gens qui passaient par là. Donc, c'est des étudiants également qui ont perdu un oeil. Il y a toute une doctrine à réinventer. On ne peut pas juste accuser des cas particuliers. Il y a vraiment nécessité de retrouver un lien de confiance
avec un service public qui est fondamental pour nous. Emmanuel Macron a quand même fait des annonces sur le fonds, la généralisation des caméras piétons, plus de formation et la transparence au sein de l'IGPN. Tout cela, ce sont des réelles avancées ?
Ça dépend. Les caméras piétons, par exemple, moi, je suis en tant que maire. J'ai installé, déjà, il y a fort longtemps, nous avons équipé nos équipages de caméras piétons. Mais là, dans la loi de sécurité globale, il y a un accès direct, y compris par les policiers eux-mêmes, à ces enregistrements. Donc, c'est une atteinte à la liberté, vraiment une atteinte aux données privées. Avoir ces flux vidéo qui soient accessibles en direct change la nature du projet des caméras piétons qui étaient des éléments qu'on pouvait accéder après coup si jamais il y avait un problème et qui pouvaient, par leur présence, réguler et dire « Vous voyez, vous pouvez me filmer, mais je vous filme également.
» et donc, finalement, mettre une sorte de régulation dans l'intervention des policiers. Donc là, nous avons équipé nos policiers de caméras piétons. Mais là, c'est des caméras de notre nature. C'est l'analyse des flux en direct, comme pour les drones.
Emmanuel Macron s'est donc adressé aux jeunes. Il s'est adressé aussi spécifiquement aux jeunes issus de l'immigration en disant notamment « La République vous reconnaît » et il a parlé des contrôles au faciès. On l'écoute.
C'est vrai qu'aujourd'hui, quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé. Beaucoup plus. Et encore plus quand on est d'ailleurs souvent un garçon. Parce qu'on est identifié comme étant un facteur de risque, de problème et que c'est insoutenable.
Alors, il annonce, Éric Piolle, une plateforme nationale de signalement des discriminations. Vous parliez tout à l'heure de restaurer le lien de confiance entre citoyens et police. Est-ce que ça en fait partie ? Est-ce que cette plateforme, c'est une bonne idée ? En sachant encore une fois que le délit est parfois difficile à prouver.
Je crois qu'il vient là à la fois fracturer et puis après prendre des nouvelles avec ce centre d'appel pour les discriminations. Donc, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que nous devons retrouver un lien de confiance entre la population et la police. Il y a deux tiers des moins de 35 ans qui ne se sentent pas à l'aise avec la police. C'est un problème, c'est un public central. Notre police et notre justice, ce sont des éléments régaliens. Nous devons tous avoir confiance en eux parce que ça fait partie de notre capacité à vivre ensemble. Donc, c'est cela qu'il faut changer.
Et avec les jeunes, avec l'ensemble des habitants des quartiers populaires qui ne croient ni en l'avenir ni dans la capacité du gouvernement à les aider, avec les gilets jaunes, rappelons-nous qu'il y a deux ans, il y avait ces grandes manifestations des gilets jaunes. Nous avons, depuis toutes les mairies de France, envoyé des cahiers de doléances. Rien n'a été fait derrière cela. Et donc là, finalement, on se retrouve face à un pouvoir qui est, du point de vue, fébrile et qui fait un pas d'un côté dans ce discours martial de guerre qu'il a fait, cette République qui est un bloc et qui, finalement, vient un peu écraser ses marges. Et c'était la logique du projet de sécurité globale.
Et derrière, il vient essayer de faire du... gérer les dommages collatéraux en faisant ses interventions sur Internet.
Restez avec nous, Éric Piolle. On va évidemment parler d'autres sujets. Il y a le projet de loi sur les séparatismes, même s'il a été rebaptisé. On va y revenir dans un instant. Qui arrive mercredi en Conseil des ministres. Il y a également la campagne de vaccination qui se profile pour début janvier en France. On parle de tout ça avec vous. Dans un instant sur France Info, à 8h40, le fil d'info, Diane Ferschit. Les obsèques de Valéry Giscard d'Estaing, ce sera tout à l'heure à 10h30. Dans l'intimité familiale à Auton, dans le Loir-et-Cher, l'ancien président de la République, décédé à 94 ans, ne souhaitait pas d'hommage public. Il y aura une journée de deuil national mercredi.
Des mobilisations un peu partout en France, à nouveau ce samedi, contre le projet de loi sécurité globale. 90 rassemblements prévus. Après les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, la semaine dernière à Rouen, le préfet de Seine-Maritime interdit à la manifestation de traverser le centre-ville. Et dans son interview aux médias en ligne brut, hier, Emmanuel Macron a réagi après les affaires de violences policières de la semaine dernière. Le président de la République a reconnu l'existence de policiers qui sont violents et qu'il faut sanctionner tout en rendant hommage au travail des forces de l'ordre. L'homme d'affaires franco-libanaise Yad Taqieddin interpellé au Liban.
Il s'était enfui à Beyrouth après sa condamnation en juin dernier en France dans le cadre de l'affaire Karachi à faire des commissions occultes liées à des contrats d'armement avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan. Les débuts difficiles des Françaises dans l'Euro 2020 de handball, elles s'imposent dans la douleur face au Monténégro 24 à 23. Prochain match pour les Bleus, ce sera demain face à la Slovénie. France Info. Le 8-30 France Info avec Éric Piolle et Myriam Ancawa. Éric Piolle, le projet de loi confortant les principes républicains anciennement baptisés séparatisme sera donc présenté mercredi en Conseil des ministres. Vous seriez parlementaire, vous le voteriez ce texte ?
En l'état, ce texte mérite des débats. D'abord dans sa genèse. Vous voyez bien, là aussi, ce n'est pas de deux. Il est annoncé comme le droit contre le séparatisme. Le séparatisme, normalement, c'est une région qui veut prendre son autonomie par un État. Donc là, c'est très étonnant de voir utiliser ce mot. Et puis finalement, il est abandonné.
Mais au-delà de la sémantique, il y a toute une série de propositions, notamment pour venir en aide aux élus qui subventionnent des associations pour qu'elles ne soient pas, au fond, le faunet de la montée de l'islamisme. Vous-même, vous avez été un peu mis en cause par votre camarade Yannick Jadot qui vous reproche d'avoir autorisé le burkini dans les piscines. La maire Anne Hidalgo aussi critique des ambiguïtés de votre parti avec la République.
Est-ce que d'ailleurs, vous confirmez que vous avez subventionné comme maire de Grenoble entre 2016 et 2018 le CCIF, le collectif contre l'islamophobie, association, on le sait, dissoute par le ministre de l'Intérieur après l'assassinat de Samuel Paty ?
Oui, d'abord, le burkini, je n'ai pas autorisé le burkini dans les piscines. Yannick Jadot, faisant partie de la même famille politique, n'a pas dit cela du tout et n'a pas critiqué les positions grenobloises. Donc, il faut rester clair sur les faits. Sinon, quand on s'entraîne dans les fake news, c'est évidemment très complexe. Vous avez subventionné par des services publics le CCIF ? de la ville de Grenoble et de la ville de Grenoble. Il y a effectivement eu pendant trois ans, en 2016, 2017 et 2018, une subvention de 1 800 euros puis 1 000 euros puis 800 euros de la part de la métropole de Grenoble et de la ville de Grenoble. À l'époque, nous n'avons pas eu d'alerte de la préfecture.
Ce n'était pas directement le CCIF, mais une association connectée. Ces subventions se sont arrêtées puisque les personnes qui bénéficiaient de ces actions, qui étaient des actions de lutte contre la dissatisfaction, n'étaient pas grenobloises. Nous avons d'abord un réseau normalement d'alerte avec la préfecture. Il n'y avait pas eu d'alerte là-dessus et d'ailleurs, les seules qui votaient contre lors du conseil municipal, c'était le rassemblement national. Nous allons maintenant demander, cette association étant dissoute, nous allons demander le remboursement de ces sommes comme nous étions engagés si le gouvernement obtenait la dissolution du CCIF.
Un petit peu dans cet ordre d'idée du projet de loi, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, a lancé cette semaine une offensive visant 76 mosquées. Elles seront contrôlées aux besoins fermés. Est-ce que, sur ce point spécifique, Éric Piolle, l'État est un peu allié finalement des élus qui peuvent être parfois sous la pression de groupes ou de communautés ?
Nous avons un combat commun toute la société française pour lutter contre les religions politiques. Et de fait, là, il y a une poussée, un agenda, pour un islam politique. Donc, nous devons lutter contre cet islam politique. Nous devons également lutter contre les risques djihadistes. Ce sont deux menaces qui sont distinctes et c'est important de garder ces deux menaces. Elles ne relèvent pas les mêmes phénomènes, elles peuvent avoir des connexions.
Et donc, là, nous avons déjà une coopération avec les renseignements territoriaux et les élus locaux pour, à chaque fois que nous avons des nouveaux interlocuteurs demander quels sont les connexions, est-ce qu'on connaît les parcours, est-ce qu'il y a des risques. Donc, ces connexions existent. Ce travail doit effectivement renforcer parce que les moyens qui sont mis par les gouvernements successifs pour lutter contre cet islam politique et pour lutter contre le djihadisme ne sont peut-être pas à la hauteur des enjeux. Donc, là-dessus, nous devons être très fermes sur les piliers de la loi de 1905 et de mon point de vue uniquement de la loi de 1905.
Donc, en étant très solide à la fois sur la liberté de conscience et sur l'interdiction sanctionnée pénalement pour tout un chacun qui ferait pression pour exercer un culte ou qui ferait pression pour ne pas exercer un culte, nous devons rester très fermes sur ces piliers et après, c'est un travail de terrain qui a été cassé, je le rappelle, par les années Sarkozy, le renseignement territorial et les renseignements généraux ont été brisés dans des fusions et des réorganisations successives à une époque où l'objectif de la droite était la réduction des effectifs de fonctionnaires. On voit les conséquences aujourd'hui. C'est important de réinvestir ce champ.
Éric Piolle, l'autre grand défi majeur pour le gouvernement et les élus, c'est bien sûr celui de la crise sanitaire. La France va débuter sa campagne de vaccination début janvier. Le futur vaccin sera gratuit, non obligatoire avec des publics prioritaires, les personnes en EHPAD, les soignants. On va écouter le chef de l'État qui assume d'avancer sur ce terrain des vaccins avec prudence, toujours chez nos confrères de Brut.
Il faut être toujours très honnête et très transparent. On ne sait pas tout sur ce vaccin comme on ne sait pas tout sur le virus. A chaque étape, on dira tout ce qu'on sait sur l'efficacité. Là, on a des premiers chiffres qui viennent des autorités de santé et des labos. Mais donc, on doit savoir, à chaque fois, il y a un bilan coût avantage de la vaccination. Et après, je crois beaucoup plus au travail de conviction par la transparence qu'à l'obligation.
Voilà, prudence et transparent. Vous avez le sentiment que le président est rassurant. Ça donne envie de se faire vacciner quand on l'écoute ?
En tout cas, là où nous avons été très critiques parce que sur les masques, il n'y a finalement pas eu de stratégie collective. Ils ont laissé la loi de la jungle s'opérer et des discours qui étaient très changeants. Là où, sur les tests, la France a également été en retard. Là, nous pouvons nous réjouir que d'abord, l'Europe gère finalement les allocations aux différents pays. Donc ça, ça me semble sain qu'on prenne attention de la situation dans les pays en développement et puis qu'on partage parce que les incertitudes de la science. Avant cela, moi, je suis ingénieur scientifique. Je crois qu'il faut aussi nous réjouir de voir cet effort scientifique colossal.
En moins d'un an, nous avons plusieurs vaccins sur le marché qui est extraordinaire. Il nous faut avoir la prudence nécessaire mais cette transparence qui est là me semble d'augure pour avancer vers ce qui est quand même un espoir majeur pour sortir de la crise puisque sur la partie traitement, même si on a mieux pris un deuxième vague, nous n'avons pas encore de pistes fortes.
Le chef de l'État qui a dit également Éric Piolle ne pas croire au caractère obligatoire du vaccin, il est fortement recommandé. Est-ce que vous-même vous pensez compter vous faire vacciner et est-ce que vous comprenez la grande partie de Français, près de 60% selon une dernière étude IFOP qui sont réticents à se faire vacciner ? Est-ce que vous le comprenez ? Peut-être pas si vous le comprenez. Comment justement par rapport à ce que vous venez de dire faire cet effort de pédagogie-là ?
Cet effort de pédagogie est nécessaire mais c'est un effort de transparence puisque vous savez les analyses de phase 3 de la troisième étape des vaccins sont courts. Donc, pouvoir dire dès maintenant tout le monde dira youpi et c'est super alors que nous manquons encore des dernières étapes des tests. Oui, ça doit encore être autorisé par les agences européennes et françaises. Ça me semble prudent. Donc, après, je suis convaincu que la stratégie de cibler d'abord les publics vulnérables et puis après de proposer à l'ensemble pour obtenir une immunité collective. D'ailleurs, il reste à déterminer combien de temps les vaccins différents nous protégeraient, etc.
Donc, il reste beaucoup d'incertitudes. Cette stratégie par la conviction, c'est important. Une crise sanitaire qui a été gérée uniquement depuis le bunker où se tient les conseils de défense, là, il faut retrouver pas que de la logique administrative mais une logique de démocratie sanitaire. Donc, les choix qui sont faits là me semblent les bons.
Éric Piolle sur France Info, vous restez évidemment avec nous. On retrouve à 9h moins 10 Diane Ferschit pour le Fil Info. La création dès janvier d'une plateforme pour signaler les discriminations annonce d'Emmanuel Macron interviewé pendant deux heures sur le média en ligne brute. Hier, le chef de l'État a reconnu qu'on est beaucoup plus contrôlé par la police quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche. C'est bien que le chef d'État le dit, estime sur France Info Dominique Soppo, le président d'SOS Racisme selon lui, pour régler un problème encore faut-il le reconnaître. Nouveaux appels à manifester un peu partout en France contre le projet de loi Sécurité Globale.
L'article 24 du texte n'est plus le seul à rencontrer une forte opposition. L'article 22 sur l'usage de drones par les forces de l'ordre est lui aussi contesté par les manifestants. Elles sont au point mort les négociations post-Brexit à l'arrêt après une semaine de discussions qui n'ont rien donné. Les négociateurs britanniques et européens toujours en désaccord sur la question de la pêche notamment alors que les Britanniques quitteront définitivement l'Union Européenne le 31 décembre. Nouvelle échéance pour Mediapro. C'est aujourd'hui que le diffuseur espagnol doit honorer un nouveau versement de droit télé pour la Ligue 1 de football.
En octobre dernier, Mediapro a déjà refusé de verser les 172 millions d'euros prévus dans le contrat qu'il veut renégocier à la baisse pour cette saison. Et sur le terrain, la 13e journée de Ligue 1 avec deux rencontres à suivre, Rennes-Lance à 17h, Montpellier-Paris à 21h. Hier soir, belle victoire de Marseille 2 à 0 face à Nîmes. Les Fosséens prennent provisoirement la deuxième place du classement ce matin. France Info. Le 8.30 France Info avec le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle et Myriam Ancawa. Eric Piolle, difficile de ne pas vous poser une question à vous. Le maire de Grenoble au pied des massifs sur la fermeture des stations de ski.
Les professionnels du secteur sont en colère et pourtant, vous avez vous-même expliqué que ça n'était pas un sujet majeur. Vraiment ?
Je suis totalement solidaire de l'inquiétude des familles et des acteurs économiques dans les massifs. Grenoble est au cœur des Alpes. Nous sommes entourés de montagnes et c'est d'ailleurs ce que je disais dans mon intervention sur BFM. Donc, il y a là un sentiment en plus d'injustice puisque la communication du gouvernement en sujet a donné l'impression que c'était totalement inept. en fait, la fermeture des remontées mécaniques a un objectif et je suis président du conseil de surveillance de Grenoble.
L'objectif, c'est de préserver les lits des hôpitaux à Grenoble quand il y a le ski, notamment pendant les vacances de ski, il y a une traumatologie qui arrive et qui en fait arrive en masse à l'hôpital. Nous avons encore plus de 300 personnes hospitalisées à l'hôpital de Grenoble pour le Covid. Nous avons encore plus de 60 personnes en réanimation donc de fait préserver ces lits d'hôpitaux nécessite la fermeture des remontées mécaniques pendant les vacances. Par contre, nous avons un accompagnement majeur à faire vers eux et puis ne pas oublier que cet accompagnement ce n'est pas que pour le Covid parce que le milieu de la montagne subit le dérèglement climatique.
Dans les Alpes, le dérèglement climatique va deux fois plus vite qu'ailleurs et donc ce défi est un défi majeur non seulement là pour la crise du Covid mais un défi de long terme et donc dans ce monde qui est un peu balotté par la neige ou la réduction de la neige année après année notamment pour les stations de moyenne montagne il faut vraiment un plan majeur d'accompagnement.
La montagne en plus est un lieu absolument éblouissant enthousiasmant et nous avons aussi senti pendant ce confinement un élan vers la nature donc il y a là je crois un élan pour nous tous françaises et français pour aller en montagne et trouver des nouvelles formes aussi d'activités en montagne et puis préserver ces activités de sport divers également très importantes.
Emmanuel Macron encore lui s'est un peu agacé hier alors c'est pas la première fois et d'ailleurs il a utilisé à peu près la même formule que quand on le chatouille sur l'écologie et le bilan écologique de son gouvernement il a cité Notre-Dame-des-Landes la montagne d'or en disant personne n'a fait autant que nous avant n'avait fait autant que nous en matière d'écologie selon lui il serait injuste de dire que son gouvernement en tout cas que sous son mandat rien n'a été fait qu'est-ce que vous en pensez et est-ce que vous lui reconnaissez d'avoir admis son échec sur le glyphosate ?
Oui de fait il a admis son échec sur le glyphosate nous sommes là cinq ans après la COP21 et il faut reconnaître que la France prend du retard n'a pas avancé là-dessus que cela soit sur son mix énergétique sur le développement des énergies renouvelables que cela soit sur les plans d'isolation des bâtiments qui pourtant sont utiles pour le pouvoir d'achat des Français qui créent de l'emploi local et qui sont bons pour l'environnement nous ne sommes pas à la hauteur la France n'est pas à la hauteur des défis qui sont les nôtres et dans ces cinq ans de la COP21 nous avons beaucoup à faire et là-dessus cette recentralisation du pouvoir que nous avons connue depuis trois ans n'est pas favorable non plus parce que c'est sur le terrain dans les collectivités locales les villes les villages les métropoles que finalement se font les projets pour la transition écologique et donc là le gouvernement n'a pas été au rendez-vous et il nous faut changer tout cela il faut tracer un chemin un chemin qui est un chemin de confiance pour la France et les Français se dire que nous pouvons être et retrouver finalement à la fois cette ferveur un peu universaliste qui est portée dans notre histoire et notre ADN et la mettre au service des défis d'aujourd'hui le réchauffement climatique les atteintes à la biodiversité comment préserver le vivant nous avons là des défis extraordinaires qui ont du sens pour nos emplois qui ont du sens pour l'environnement qui ont du sens également pour l'égalité sociale la lutte contre les inégalités et de fait le gouvernement n'a pas été au rendez-vous au-delà de ses grands discours
qui est déjà un progrès
puisque dans sa campagne ça n'existait pas du tout donc après il a au moins appris à en parler mais on voit le résultat avec la convention citoyenne climat
Eric Piolle justement vous vous défendez ce que vous appelez un arc humaniste qui pourrait rassembler des socialistes aux insoumis dans la perspective de 2022 alors vous n'êtes pas officiellement candidat à la primaire d'Europe Écologie Les Verts mais on a le sentiment que vous vous y préparez quand on voit la manière dont Jean-Luc Mélenchon s'invective sur Twitter notamment ces derniers jours avec les socialistes on se dit que ces gauches là sont irréconciliables
Non ça c'était les termes de Manuel Valls vous savez Manuel Valls il a à la fois suivi Emmanuel Macron puis il est parti en Espagne donc de fait pour lui il ne devait pas voir de chemin et d'espace mais cet arc humaniste il partage des valeurs il partage des valeurs pour la lutte contre les inégalités il est convaincu que cette lutte contre les inégalités est un pilier de la lutte contre le réchauffement climatique de la préservation du vivant puisque finalement ce sont les mêmes systèmes de prédation qui créent ces inégalités et qui attaquent les ressources de la pète donc il y a vraiment cet espace là nous y travaillons de façon collective évidemment il va y avoir ici et là mais cette détermination à regarder ce qui nous rassemble ce qui nous fédère à penser qu'il y a là un débouché pour une majorité culturelle des françaises et des français c'est ça qui m'anime et c'est ça que nous portons à nombreux donc je suis convaincu qu'il y a là un espace qui peut tracer un vrai chemin pour la France en 2022
Merci beaucoup Eric Puyol d'être intervenu sur France Info je m'excuse encore une fois il y avait des petites coupures de temps en temps je m'excuse auprès des auditeurs et téléspectateurs c'est peut-être parce que vous n'êtes pas encore en 5G finalement non non je vous taquine je plaisante merci beaucoup Eric Puyol d'être intervenu sur France Info merci beaucoup Myriam Ankawa merci à vous et bonne journée à tous