Pénurie de matériel : c'est Macron qui a supprimé la réserve sanitaire - Commission d'enquête Covid
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Peux-tu te présenter ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Quelle est la situation actuelle et comment en est-on arrivé là ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les choses ont-elles été anticipées correctement ?
- 5:01RelanceRéponse directe
Les ministres sont-ils responsables de la préparation insuffisante ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quand as-tu commencé à prendre en considération l'épidémie ?
- 7:00RelanceRéponse directe
Les décisions de confinement étaient-elles les plus efficaces ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Christophe AdamChiffre
« aujourd'hui nous sommes à près à 10 min de réanimation nous sommes partis de 5000 »
- 7:00Christophe AdamChiffre
« le premier ministre promet avril la possibilité de pouvoir faire cinquante mille tests par jour »
- 9:00Christophe AdamFait
« nous n'avons plus d'équipements de protection adaptés »
- 10:00Christophe AdamFait
« nous sommes en rupture de médicaments essentiels pour prendre en charge ces patients »
- 12:00Christophe AdamFait
« la réserve sanitaire qui avait été faite à la suite de la grippe h1n1 n'a pas été renouvelé »
- 13:00Christophe AdamFait
« l'arbitrage entre ministères de la santé et le ministère de l'économie à l'époque s'est fait au détriment de ministères de la santé »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
c'est fait est ce que tu peux te présenter eh bien christophe adam je suis médecin urgentiste à l'hôpital avicenne à bobigny porte parole de l'association même et de charges de france ait légué national de la cgt ok merci christophe donc donc qu'on s'a soumise comme je te l'expliquer fait un comité d'enquêté pour sur ce qui se passe sur l'épidémie pour essayer de savoir du c'est venu qu'est ce qui est fait actuellement et à voir quelles améliorations pourraient être portées aussi pour interroger un peu sur le monde d'après en termes de leçons de ce qu'on est en train de vivre donc c'est sur ces trois thèmes que je vais interviewer le premier thème c'est qu'est ce que tu penses de la situation comment on en est arrivé là comment tu la juge et est ce que toutes choses ont été toutes les choses ont été pour toi anticipé fait correctement nous sommes face à une crise qui est quand même inhabituel à avec un besoin de lits de réanimation qu'on a jamais connu cependant si effectivement nous étions partis en guerre comme l'a déclaré le président de la république avec le même nombre de lits de réanimation rapporté à la population que l'allemagne est bien ne serions pas dans la situation que connaît en ile-de-france avec la nécessité d'organiser des transferts en tgv et en afrique je viendrai sur le choix qui a été fait des transferts plutôt que de transférer des moyens matériel et du personnel mais sur cette question des lignes d'animation aujourd'hui nous sommes à près à 10 min de réanimation nous sommes partis de 5000 nous aurions pu être assez dix mille lits de réanimation si effectivement nous avions eu le même taux d'équipement avant la crise que l'allemagne c'est la résultante de la politique de fermeture de leader c'est leur année cent mille et ont été fermées par les différents ministres qui aujourd'hui publient une tribune pour se féliciter de du traitement de la crise par le gouvernement actuel ces ministres sont responsables sont responsables de la préparation et les difficultés qu'on connaît aujourd'hui parce que le système de santé avant même l'arrivée de cette crise était sous tension et déjà chaque pierre chaque habilité chaque groupe kaïn chaque période de vacances nous manquions déjà deux lits de réanimation donc quand on est déjà sous tension et qu'il ya une crise qui survient c'est sûr qu'on frise la catastrophe quelqu'un l'heure actuelle en ile-de-france à partir de quand vous avez commencé pas seulement en temps de parler d'épidémie en chine mais à la prendre en considération et est-ce que tu estimes que comme le dit prémices il ya pas eu de retard dont les décisions dans le confinement par rapport à ce que vous saviez mars et que toutes les mesures qui ont été prises sont pas forcément les plus efficaces elles sont prises dans un contexte de pénurie on voit bien que le confinement est une des mes des stratégies possibles stratégies qui n'a pas été adopté par tous les pays quand on est en capacité peuvent faire des tests de manière massive il n'est pas force obligatoire de confinement sont de la population si le choix était fait confiant sur le banc la population c'est parce que même si on a la capacité de pouvoir faire des tests incapacité qui est encore le cas aujourd'hui savoir que le premier ministre promet avril la possibilité de pouvoir faire cinquante mille tests par jour c'est moins c'est moins que ce que fait l'allemagne déjà aujourd'hui donc on aura les tests quand on lèvera le confinement donc on les utilisera peut-être pour lever le compliment mais on les aura pas utilisés pour gérer le pic de l'épidémie est donc ce qui nous a obligés à des mesures qui sont pas forcément les plus adaptées comme sur les lits de réanimation ou deux stratégies était possible effectivement évacuer les patients en province ou ré ouvrir des lignes en ile de france et nous pointons deux mesures emblématiques avec les prises par les autorités en particules directeur général de l'assistance publique et le gouvernement à son plus haut niveau la fermeture de deux hôpitaux parisiens qui nous auraient été bien utiles et qui auraient pu être utilisés si le choix avait été fait de les ré équiper très rapidement plutôt qu évacuer les malades le l'hôpital de l'hôtel dieu qui fonctionne encore et où il ya des locaux disponibles dont les locaux de l'ancienne réanimation et l'hôpital du val de grâce c'est pas le choix qui a été fait bon on peut constater que ces deux hôpitaux nous manque aujourd'hui ok est ce que dans toutes les mobilisations qui ont eu lieu en termes depuis un plus d'un an il ya le manque de personnel le monde de liquider pointé est ce que vous imaginiez qu'avait n'est pas aussi un état aussi catastrophique en manque deux basques en manque de sur blousons monde de même de médicaments est ce que ça c'était quelque chose que vous aviez vu et que et sur lesquels vous avait alerté les pouvoirs publics sur les stocks nous savions nous savions que la stratégie de l'hôpital-entreprise du lean management c'est-à-dire du fonctionnement à flux tendu que ça soit au niveau des lits avec la mise en place de gestionnaires de lits alors que nous demandions la réouverture de lit là celui de management c'est un fonctionnement à stoke 0 comme dans les entreprises donc il est clair que on avait pas une visibilité sur la réalité de ces stocks 0 mais aujourd'hui non seulement ne manquons d'équipements de protection là je sors de ta venue de seine-saint-denis nous n'avons plus d'équipements de protection adaptés ce qui fait prendre des risques au personnel et pour les patients qui sont en réanimation aujourd'hui nous sommes à la limite de la rupture et pour certains médicaments nous sommes en rupture de médicaments essentiels pour prendre en charge ces patients animations quant à passionna est intubé et ventilé il faut l'endormir et nous n'avons plus un certains nombres de drogue pour maintenir ses positions en coma artificiel voilà où nous en sommes aujourd'hui alors bien entendu aujourd'hui certaines personnes nous critiques y compris moi personnellement en l'occurrence pas là bas chaud sur l'a5 parce que au début de l'épidémie vous aviez ont contesté un certain nombre de mesures qui étaient prises par le gouvernement je maintiens ce que j'ai dit à l'époque parce que mes propos ont été tronqués j'avais dit que au début de l'épidémie nous étions sur un nombre de malades et à nombre de morts qui étaient tout à fait raisonnable mais j'avais ajouté aussi que si effectivement ce nombre de patients augmentait au regard de l'état de délabrement de l'hôpital public ne serions pas en capacité de les prendre en charge malheureusement j'avais raison et toutes proportions gardées aujourd'hui il faut quand même regarder les chiffres oui il ya beaucoup de morts nous avons besoin de beaucoup d'animations sur une période très courte bien sûr mais le nombre de morts aujourd'hui même si on ajoute que le nombre de morts en ehpad qui n'a pas été comptabilisé finalement la fin de l'épidémie nous aurons sûrement une surmortalité mais une surmortalité qui ne sera pas extraordinaire par rapport à ce qu'on connaît lorsqu'on a une grippe saisonnière importante qui je le rappelle en france et on oublie on ne le prend pas en compte en train de 10 à 15 me à 10 h 15 nés morts par an pour l'instant ne sommes pas encore à ces chiffres ce qui est grave aujourd'hui c'est qu'effectivement nous avons indifférence de la grippe saisonnière beaucoup plus de patients jeunes qui nécessitent réanimation heureusement une grande partie d'entre elles est la très grande majorité peut passer beaucoup de gens en réanimation avec une mortalité relativement faible ça c'est quand même un élément qu'il faut mettre sur la table pour ne pas être dans une discours catastrophiste qui a finalement créé une psychose dans la population et dans cette période de confinement ça serait très contre-productif qu'est ce que je vois on voit le le le je suis bien c'est que la situation que de la stratégie aujourd'hui adopté la seule parce que nous n'avons pas suffisamment masse parce qu'il n'y a pas suffisamment de tests parce qu'on n'a pas suffisamment de lits contre un paiement par exemple aux allemands tout à fait pour résumer la stratégie adoptée par le gouvernement qui a toujours un train de retard n'est pas une stratégie qui est basée sur des données de santé publique mais est une stratégie et a posés par la gestion de la pénurie de moyens depuis les masques jusqu'aux médicaments en passant par les lits de réanimation est claire là dessus des pénuries étaient connus la dénonçons depuis 15 ans et tous les ministres qui sont se sont succédé depuis 15-20 ans ont collectivement responsables de cette situation et je les ai déjà dit aujourd'hui nous sommes mobilisés sur le terrain mais à la fin de cet épisode de christ il faudra que cette personne est bien on de compte et reconnaissent la politique qu'ils ont fait était une erreur pour qu'on mette en place une autre politique en ce qui concerne les services publics pour qu'on soit en capacité non seulement de fonctionner correctement en période tout à fait normal mais qu'on puisse aussi se préparer aux crises et n'aident pas en situation de catastrophe dès qu'on a une augmentation d'activité qui finalement aujourd'hui est importante mais on n'a pas de les centaines de ligue et de mort ce n'est pas encore la grippe espagnole des années 1919 1920 dans la situation actuelle par rapport aux études y est on est on verra par la suite l'a pour l'instant on gère ce qui est en train de se passer est ce qu'il ya des choses que tu préconises que le gouvernement pourrait appliquer au moins pourra pour améliorer ce qui entraîne ce passé que ce que là il ya des propositions vous faites tout à fait depuis maintenant plus de dix jours nous réclamons réclamant que le gouvernement se mettre en ordre de bataille et se met en ordre de bataille ce n'est pas simplement compter sur la générosité des entreprises des citoyens mais c'est organiser la production absolument nécessaire en réquisitionnant les entreprises en organisant la logistique pour pouvoir livrer la production indispensable pour le bon fonctionnement des systèmes de santé au bon endroit au bon moment pouvoir réquisitionné les personnels nécessaires pour les affecter au bon endroit au bon moment et en l'occurrence aujourd'hui ils font rapatrier du personnel en ile-de-france et l'immatériel en ile de france parce que la fin de la semaine et le début de la semaine prochaine risque d'être très difficile on pourra pas continuer à organiser des transferts de quelques dizaines de patients c'est très coûteux en personnel il vaut mieux utiliser ce personnel pour renforcer les équipes il faut savoir que nous sommes une des premières métropoles mondiales on évacuera pas tous les patients il faut renforcer les moyens aujourd'hui en ile de france que l'on me soulagerait nos collègues du grand est qui sont dans une situation très difficile effectivement en transferts pendant certain nombre de patients pourquoi pas encore que il faut s'interroger peut s'interroger sur les stratégies il suffit de franchir le rhin et les problèmes sont complètement différents voyez il reste des lits de réanimation de l'eau côté de la frontière et ça pose la question de à quoi sert l'europe aujourd'hui chaque pays avait une stratégie chaque pays affront a fermé ses frontières aucune collaboration au niveau industriel bien au contraire c'est la concurrence effrénée y compris au niveau des commandes et des livraisons qui proviennent des entreprises situées actuellement en asie donc c'est un joyeux bordel europe et le constat qu'on fait aujourd'hui c'est que l'europe ne sert à rien aujourd'hui dans situations de crise voilà c'est ça quand même le constat et ça met en lumière le fait que l'outil industriel français n'est même pas capable aujourd'hui de produire le nombre de masse dont on a besoin les masses c'est quand même pas difficile à produire on pourrait quand même aujourd'hui réquisitionnés et les entreprises textiles qui restent en france pour prendre des masques ranque au petit est pas obligé de faire un point tiens comme c'est qu'à l'heure actuelle avec quelques millions de masques arrive donc chaque avion et encore nous n'avons même pas les avions eux qui ont la capacité de transporter ces masses qui a fallu faire appel à des avions de l'ukraine et l'union et de la russie et je signale aujourd'hui que nous sommes très en colère parce que moi depuis maintenant presque 35 ans je me bats contre le numerus clausus c'est à dire la diminution drastique du nombre de médecins en formation et nous avions raison puisque la france aujourd'hui n'en déplaise à ceux qui n'aiment pas ces régimes et bien les départements d'outre-mer aujourd'hui viennent de faire appel à des médecins cubains voilà où nous en sommes en france aujourd'hui heureusement qu'à cuba qu'à former les médecins pour qu'ils puissent nous nous éloignons nous aider dans les dom et peut-être demain sur le territoire français comme l'a fait l'italie j'ai vu qu'il y avait une demande de réouverture val de grâce et hôtels durant terme d'hôpital où aller si c'était le cas où aller chercher le matériel parce que tu dis on pourrait faire des transferts de matériel de des régions mais ce qu'ils ne viendraient pas à manquer dans les régions en question mais non parce que aujourd'hui nous avons des contacts avec nos collègues de province dans un certain nombre de régions c'est le désert des tartares c'est à dire qu'ils sont mis en ordre de marche ils ont augmenté le nombre de lits réanimation et pour l'instant ils ont peu de malades donc il nous paraît en termes d'organisation logistique beaucoup plus adaptée de transférer le matériel qui pour l'instant n'est pas utilisé et le personnel qui est disponible en région parisienne pour passer le pic de l'épidémie et quand on aura passé le pic de l'épidémie et que la vague risque d'arriver dans d'autres régions eh bien on rapatriera le matériel dans les régions concernées en attendant les respirateurs supplémentaire qu'on lui promet puisque on il nous reste encore une entreprise qui fabrique des respirateurs qui est air liquide il serait bon que l'ensemble de l'industrie spécialisé en particulier les ingénieurs les ouvriers des airbus plutôt que de construire des avions aujourd'hui nous construisent rapidement des respirateurs c'est ça l'urgence quand le moment la réquisition les entreprises c'est qu'on est vraiment une stratégie organisée de réquisition des entreprises qui sont essentiels à la production des moyens dont nous avons cruellement besoin de nous manquons aujourd'hui dans les hôpitaux sans compter nos collègues en ville qui aujourd'hui ne peuvent pas se protéger parce qu'ils n'ont pas de masse nos collègues ambulanciers qui travaillent dans les conditions inadmissibles et même pour la prise en charge des malades les plus contagieux les plus graves dans mon salut qui était encore il ya deux heures nous manquons de tenues de protection adaptées les internautes peuvent regarder sur internet enfin la manière dont se protège on se protéger nos collègues en asie en chine en corée à singapour il avait des combinaisons dans mon samu je n'ai aucune combinaison de ce type nous avons uniquement des sur blues ont ce qu'on appelle du non tissé ou quand on fait un geste un petit peu brusque et bien là sur blues se déchirent c'est ça la réalité et nous avons un manque de masque adapté de lunettes voilà des choses tout à fait simple qui nous manque aujourd'hui et je tiens à rappeler quand même que si la réserve sanitaire qui avait été faite à la suite de la grippe h1n1 n'a pas été renouvelé eh bien les responsables sont connus l'arbitrage entre ministères de la santé et le ministère de l'économie à l'époque s'est fait au détriment de ministères de la santé et qui a pris la décision monsieur macron à l'époque qui a fait le choix de supprimer la réserve sanitaire nationale auprès de l'établissement qui s'appelle l'eprus et qui a publié des décrets pour obliger les hôpitaux les collectivités locales et les entreprises à se doter de stocks de masques mais comme aujourd'hui nous n'avons plus l'administration en particulier au niveau des préfectures personne n'était capable d'avoir un état des lieux sur les stocks de masques existants ce qui fait que nous sommes partis en début d'épidémie avec un stock de maïs trollip ridicule en bas qui nous met aujourd'hui en difficulté et qui oblige à ce pont aérien qui nous amène pour prendre une image c'est remplir un tonneau avec un des accoules comment tu parles de réquisition tu parles éventuellement de reconversion certaines industries pour faire des respirateurs des basques c'est quelque chose de réaliste en quelques semaines que des usines qui produisent tout autre chose puisse faire ce genre de matériel ou seul hors de nous que des entreprises textiles puisse faire des masques à peu près efficace et bien sûr sur les plans d'un respirateur c'est connu c'est de ces dalles électronique c'est beaucoup d'entreprises possède des machines qui peuvent produire les pièces et on a les schémas de montage on a très rapidement effectivement réorienter les productions c'est ce qu'on a fait dans tous les conflits très rapidement un jeu rappelle que les usines renault que ça soit lors de la première guerre mondiale le deuxième guerre mondiale ont très rapidement arrêté la production d automobiles traditionnelles pour produire les obus et les chars ça peut se faire très rapidement mais plus on retarde la décision est bien plus c'est difficile ensuite effectivement de pouvoir être dans les temps en termes de livraisons pour qu'on puisse effectivement ne pas être en permanence en situation de pénurie ce qu'ils puissent sicot logiquement pour les soignants est très difficile nous avons déjà un métier difficile en période de crise entre la charge crise et qu'elle affirme psychologique c'est compliqué quand en plus on est en colère parce qu'on n'a pas le bon matériel eh bien il faut comprendre que nous soyons aujourd'hui e.on colère est acquise dans une colère qui s'exprime pas forcément immédiatement mais qui s'exprimera à la fin de la crise de manière assez virulente parce que vous savez moi je suis dans un service où nous en grève depuis un an nous avons réclamé depuis un an du personnel des lits des moyens logistiques les augmentations de salaire et rien n'est venu et le ministre aujourd'hui qui est appris le siège de madame ghis d'un et celui que nous avons aux comptes y rencontrer au novembre au parlement qui a été le rapporteur de la loi de financement de la sécurité sociale et qui ne nous a pas écoutés et qui a fait voter une loi de financement de la sécurité sociale qui nous sert est encore plus que le coulant financier qui nous étrangler voilà donc il faut est clair aujourd'hui le discours qui nous est présenté par les pouvoirs publics n'est pas à la hauteur de ce qu'on attend et en particulier les promesses du président non chiffrées ont renforcé la colère des soignants pourquoi voilà je vais en reprendre ma casquette de médecins n'ont plus de syndicalistes quand je suis face à un malade et que le jeu prescrit un traitement si je veux que ce traitement soit efficace et bien il faut prescrire la bonne dose dans le discours de monsieur macron il n'y avait aucun chiffre en aux revendications sont claires nous voulons l'arrêt des fermetures de lits la réouverture de lits dans un certain nombre d'endroits demandant la création de cent mille postes à l'hôpital de 200000 postes on n'est pas immédiatement des taux augmente à sion de salaire et des crédits pour le fonctionnement et pour l'investissement que nous avons su fischer et avant même que l'on ait des besoins supplémentaires dans le cadre de la crise qu'on connaît à l'heure actuelle à 4 milliards d'euros immédiatement uniquement pour 2020 c'est une augmentation du budget des hôpitaux de 5% c'est pas le demander la lune et donc monsieur maquereau dans son discours à mulhouse n'a cité aucun chiffre donc des simples promesses c'est ce qui me l'avait déjà fait au moins de novembre eh bien on n'y croit pas à cette promesse je veux dire que s'il ya une loi d'urgence a voté tout de suite pour l'hôpital comme comme l'air de dire macro voilà les chiffres que vous proposez voilà les données que vous proposez tout à fait c'est à dire c'est tout à fait clair cent mille emplois pour l'hôpital 200000 emplois pour les ehpad 4 milliards d'euros immédiatement des augmentations de salaire pour rejoindre la moyenne des rémunérations des professionnels de santé des pays de céder 1 c'est le minimum ce qui veut dire pour les infirmières une augmentation de 20 à 25 ans ont des salaires voilà ce qu'on demande et pas des primes exceptionnelles et quand monsieur macron nous demande de travailler jusqu'à 60 heures par semaine par dérogation et qui me dit qu'il y aura des heures supplémentaires majorées mais monsieur macro et c'est simplement le droit du travail l'application du droit du travail des heures supplémentaires majorées c'est pas un cadeau vous nous faites là par rapport aux à la situation du confinement qui laisse on laisse penser que ça pourrait durer jusqu'à fin avril vu les situations actuelles est ce que tu estimes que c'est réaliste le confinement risque de durer au delà de la fin avril aujourd'hui au regard de la situation peut-être pas dans toutes les régions mais nous sommes partis avec du retard ont géré cette crise dans une situation très dégradée sans moyens et donc quand on gère une crise et qu'on court après l'événement c'est clair que c'est difficile de gérer la crise et qu'il risque de durer plus longtemps que cela aurait été le cas si les moyens avaient été mis en oeuvre plus précocément on voit aujourd'hui en chine en corée et bien l'épidémie est pas derrière eux mais l'épidémie a été méprisée maîtrisé et donc l'activité peut reprendre nous nous naviguons à vue et on voit bien que l'ensemble de l'europe et en particulier les pays d'europe du sud n'étaient pas préparés comme l'italie l'espagne ou la france donc nous sommes dans une situation aujourd'hui où le levé du confinement se fera il ya plusieurs hypothèses mais il faudra peut-être pour éviter un robot de l'épidémie on aura peut-être à ce moment là des tests et bien tester les patients ont vérifié qu'ils ne sont pas contagieux avant que et reviennent en milieu ordinaire et puis il serait bien que l'on puisse lever le confinement en maintenant des protections par précaution et que tout un chacun tout à chacun que tout citoyen puisse acheter un produit de consommation ordinaire qui s'appelle un masque de protection le tu parles des tests il paraître un peu la condition pour lever le au moins une partie du confinement vu le retard qu'on a cumulé à ton avis il faudrait pouvoir à voir combien de tests disponibles que ça soit en sérologie ou en pour ça si on l'a eue comment tu quand tu pour l'instant les tests sérologiques ne sont pas au point les tests par un visionnage ont une fiabilité qui n'est pas à 100% mais il est clair que si on a besoin d'un dépistage de masse eh bien il faut pouvoir tester 68 millions de personnes éventuellement même plusieurs fois donc ça te donne le volume ça va te donne de volume de tests qu'il faut produire c'est pas cinquante mille par jour comment pour attraper un repas commun comme ça comme on le produit le test est ce qu'il est possible de le faire eh bien on a une entreprise qui produit les tests en france qui s'appelle biomérieux et qui jusqu'à une période tout à fait récente continuer à exporter des tests au mieux disant pour pouvoir donc honorer les contrats qu'il avait signé avec un certain nombre de pays nous sommes très en retard donc quand nous demandons la réquisition des entreprises va nous demandons la réquisition des entreprises qui sont capacité de produire des tests rapidement pour qu'on puisse produire et bien des millions de tests des millions de tests le plus rapidement possible ça s'organise il ya des entreprises qui peuvent le faire immédiatement qui sont les entreprises qui sont celles qui les produisent habituellement il ya des entreprises qu'on peut réorienter vers la production de ce test voilà c'est ça s'appelle effectivement une organisation et une réorganisation et une réorientation de notre outil productif vers des priorités voilà aujourd'hui il faut savoir que dans mon service tout à l'heure et bien un de mes collègues est venu avec un masque de protection enfin une visière de protection plexiglas qu'il avait construit lui même avec une imprimante 3d voilà où on en est aujourd'hui c'est à dire que ce sont les citoyens les personnels qui eux-mêmes eux-mêmes fabrique le matériel dont ils ont besoin on doit avoir quand même en plantant un outil productif en france qui devrait être capable de produire du matériel en nombre suffisant à partir du moment on se s'organise et que l'on n'a des priorités qui sont clairement définis j'ai appris par exemple que un certain nombre d'imprimantes 3d était arrivé à l'hôpital cochin pour produire du matériel mais ça relève sarah de l'initiative individuelle ce qui nous met en colère tout à l'heure dans mon samu j'ai vu arriver un camion avec des gendarmes les gendarmes de livrer des masques il avait en stock et dont il n'avait pas besoin c'est à dire qu'on compte aujourd'hui sur la solidarité entre professionnels contre citoyen militant es complètement défaillant et absent en particulier les agences régionales de santé qui devrait être là pour organiser tout cela donc c'est ça que aujourd'hui il faut contester et là dessus que vous parlementaire vous devez interroger le gouvernement pourquoi c'est défaillances et pourquoi cette absence de prise de décision moi je suis un gentil ça en urgence on doit prendre des décisions alors on peut se tromper le prime abord mais si on veut sauver le malade il faut reconnaître qu'on s'est trompé et puis il faut changer le traitement ou changer de stratégie c'est parce qu'elle fait aujourd'hui par le gouvernement à hauteur de ce qu'on peut attendre tu estimes que le gouvernement laisse aujourd'hui le marché continuer et qu' il n'est pas assez directif et à ses planificateurs on organise tout ce que tu es en train de dire tout à fait que monsieur le plus riche du monde mettre son outil de production de lvmh gracieusement pour produire du gel hydroalcoolique on l'en remercie mais j'aurais préféré que monsieur arnaud ne devienne pas la fortune la plus importante au niveau mondial mais qui paye ses impôts en france plutôt que d'être résident belge voilà et ça aurait permis d'avoir un peu plus de moyens pour les services publics en particulier pour le service public hospitalier ok est ce que tu crois que j'ai à peu près compris le le le la problématique actuelle est ce que vous vous avez des comptes à quelques ministères est ce que d'une manière ou d'une autre vous avez l'impression qu'il ya au moins une écoute ce que vous êtes en prennent dire la non c'est le mépris le plus total pour obtenir un premier rang des beaux qui a eu lieu vendredi dernier entre les organisations syndicales et le gouvernement il a fallu pleurer envoyez xml c'est la même chose avec la violence règne de santé les organisations syndicales qui représentent les salariés qui sont urbains aujourd'hui sont complètement méprisés sortons demain un communiqué de presse l'ensemble des organisations syndicales avec les collectifs le collectif inter hôpital et le collectif à dire leur chance avec des associations de citoyens pour protester justement contre ce mépris du gouvernement qui considère les organisations sociales comme quantité négligeable dans la gestion de la crise sauf que ceux qui sont quand même ces organisations qui représentent ceux qui sont aujourd'hui au front comment tu vois le monde d'après quelle leçon il va falloir tirer tout ça au j'ai entendu tout à l'heure le plan d'urgence que vous prévoyez mais plus globalement qu'est-ce que qu'est-ce qu'il va falloir faire pour être capable de réagir ce genre de situation à l'avenir et de reconstruire une santé publique digne de ce nom par convaincre il va falloir convaincre mais la vrai débat très sur un ensemble de questions depuis la question écologique parce que si ce virus est apparu comme était apparu le vih le virus et voilà et le style à la déforestation et au contact entre un monde animal et à monde humain jusqu'à présent il à chacun de son côté donc ça pose des questions écologiques ça pose la question de l'organisation de l'économie mondiale faire de la mondialisation avec des chaînes de production qui font tourner la planète pour maximiser les profits ça pose la question des services publics ça me pose la question effectivement des conditions de travail des professionnels qui assurent la continuité de ses services publics ça remet en cause tout ce qu'on nous a vendu le monde libéral de tournon spirale depuis thatcher et reagan hébert à gogo en france tu as il pensait avoir gagné et je pense qu'aujourd'hui eh bien il va falloir convaincre les citoyens que d'autres solutions sont possibles et que c'est sûrement pas celle que nous avons eue depuis 40 ans dans la mondialisation libérale triomphante à de l'individualisme contre le collectif et de l'argent qui compte plus que lula ok bon bah écoutes je te remercie christophe je pense que j'ai je pense qu'il ya une édition qui étaient importantes je prends soin de toi voilà prenez soin de vous parce que vous aimez secure là pour pour nous les anciens là comment un peu de recul on on encaisse le coup mais autour de moi j'aime jeunes qui vont pas très bien et qui l'atterrissage va être difficile après la crise parce que là ils tiennent sur les nerfs mais ça va être compliqué la sortie de crise pour eux il faudra penser à eux aussi ouais faut pas que les gens qui applaudissent sur les balcons viennent manifester avec l'espagnol voilà alors si ce que je peux te dire aussi c'est que ce qu'on a décidé hier soir et que le 7 avril comme chaque année c'est la journée mondiale de la santé et le 7 avril on propose une journée d'action pour les personnels des hôpitaux en france et en europe on est en train de se coordonner pour que les applaudissements ils partent à 20 heures de l'hôpital il soit en l'ayant ville et on va accrocher beaucoup de banderoles sur les grilles de les hôpitaux pour qu'au-delà des applaudissements n'en reprenne nos revendications dans leurs slogans à leur balcon ok merci christophe on va relayer tout ça et il hésite pas revenir vers nous à bientôt et pourquoi j'ai bien hâte n'y a pas de souci merci à toi ciao
Éric Coquerel