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interviewÉlysée· 19 juin 2026 28 min

Conférence de presse du Président Emmanuel Macron à l’issue du Conseil européen.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et tous. Bonjour mesdames et messieurs. Merci de votre présence et je voulais vous rendre compte de ce Conseil européen qui nous a permis d'avancer à 27 sur la situation internationale de l'Ukraine au Moyen-Orient mais aussi au déséquilibres mondiaux sur le plan macroéconomique et avec un débat sur le sur le fond quant au prochain cadre financier pluréannuel de l'Union européenne pour la période 2028 à 2034 et je voulais ici remercier la présidence Chipriote pour son travail à cet égard, la mobilisation et l'organisation justement de nos travaux.

Ce Conseil européen s'est tenu à l'issue du G7 déviant et a permis de poursuivre la dynamique enclenchée sur beaucoup de sujets lors de ce G7. D'abord l'Ukraine. J'ai eu l'occasion de le rappeler à l'issue du GC de dévion, mais pour la première fois depuis la nouvelle administration américaine, nous avons reconverger entre américain et européens sur la la position à l'égard de l'Ukraine et donc soutien à celle-ci, soutien militaire réaffirmé, soutien pour financer ces infrastructures énergétiques et soutien aussi pour recoordonner des sanctions à l'égard de la Russie et faire pression.

Nous avons côté européen aussi une position plus forte puisque c'est la première fois depuis décembre 2024 que nous adoptons à 27 des conclusions sur l'Ukraine, ce qui est un acquis aussi de ce conseil. Évidemment, après les versements le début des versements du prêt de 90 milliards d'euros qui avait été décidé en décembre, la dynamique est donc meilleure et donc nous avons confirmé ici exactement cette dynamique que je viens de décrire enclenchée à éviant. Et donc on a eu un débat sur le soutien des capacités de défense en particulier antiaérienne, le rapprochement de nos capacité et nos productions.

Nous avons aussi souligné que le prêt accordé par les Européens permettra justement de manière concrète d'améliorer la résilience énergétique ukrainienne. Et je veux aussi saluer à cet égard l'accord trouvé au G7 pour financer les travaux de sécurisation de l'arche de confinement de la centrale de Tchernobyl qui avait été endommagé par un tir russe en février 2025. Notre soutien aussi va de paire avec l'accroissement des sanctions et là aussi position à 27.

À ce titre également, nous resserrons les taux sur la flotte fantôme qui demeure le vecteur principal des exportations du pétrole russe et augmentons la pression sur le système bancaire russe et les mécanismes financiers alternatifs, c'est-à-dire les cryptoonnaies utilisées pour contourner les sanctions. Et donc, comme agréé là aussi au G7, nous allons renforcer nos sanctions sur le secteur pétrolier et gazier pour une adoption rapide. du 21e paquet de sanctions et puis les Européens restent prêts à contribuer à des garanties de sécurité robustes notamment via la coalition des volontaires qui aura un rôle à jouer au moment voulu.

Et à ce titre, je ici rappeler que nous avons invité à Paris le 13 juillet prochain pour un sommet de la coalition des volontaires tous les pays qui en sont membres, qui soient membres de l'Union européenne ou pas, puis à participer au défilé du 14 juillet au côté des armées aussi ukrainiennes. Enfin, les progrès réalisés dans le processus d'adhésion de l'Ukraine et de la Moldaville cette semaine sont historiques et je veux ici les rappeler, ils ont été salués lors de ce conseil. l'ouverture du bloc des chapitres fondamentaux qui marque le début officiel des négociations d'adhésion et je salue l'engagement de la Hongrie et de l'Ukraine sur le sujet des minorités nationales qui permet ainsi aussi de remettre sur le droit chemin le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne en restant fondé sur le respect des mérites propres. avancer donc sur ce sujet et confirmation de la dynamique positive qui a été manifeste lors du G7.

Ensuite sur la situation au Moyen-Orient. Là aussi dans la continuité des travaux que nous avons mené ces derniers jours à Éviant, nous avons salué le mémorandum d'attente entre les États-Unis et l'Iran qui permet la fin des hostilités, y compris au Liban, la réouverture du D3 d'Ormous et qui ouvre la voie une reprise des négociations vers un accord pour restaurer durablement la stabilité et la sécurité dans la région. Les Européens sont prêts à contribuer à la mise en œuvre de cet accord pour rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormous via la mission militaire multilatérale que nous avons finalisé et qui pourra être déployée quand les conditions le permettront et à la demande des parties prenantes.

Donc c'est une disponibilité mais aussi pour que l'Iran puisse coexister pacifiquement avec son environnement régional en encadrant ses programmes nucléaires et balistique ainsi que la fin de ses activités de déstabilisation dans la région et en Europe. Au Liban, la position unanime a été un cesser le feu immédiat et le soutien évidemment à celui-ci. Un retrait d'Israël du territoire libanais. un retrait aussi évidemment et remise de ses armes par le Bola et le soutien de la politique mené par le général Aun et le premier ministre par le président Aoun maintenant et le premier ministre le premier ministre Salam d'assumer le monopole des armes aux forces armées libanaises.

L'Union européenne mobilisera ses instruments pour renforcer l'État libanais et ses forces armées et de sécurité. À ce titre, j'ai eu l'occasion hier de voir le premier ministre Nawaf Salam et nous allons articuler nos efforts avec aussi le travail qui est en cours à Washington entre représentants libanais israéliens et nous aurons l'occasion de finaliser le calendrier la semaine prochaine en lien avec les autorités libanaises pour une conférence de soutien aux forces armées libanaises à la reconstruction et donc nous organiserons à Paris celle-ci dans les prochaines semaines pour mobiliser les financements internationaux pour mobiliser le soutien aux forces armées libanaises, mais également permettre la construction en lien très étroit avec le Liban des solutions qui se substitueront, auront vocation à poursuivre l'effort aujourd'hui de la finule. Sur la situation à Gaza, nous allons continuer à faire pression pour mettre en œuvre le plan de paix.

Et le constat est évidemment clair. Aujourd'hui, la situation humanitaire est inacceptable et la la solution politique n'avance pas. et l'acheminement massif et sans centraf de l'aide humanitaire est la priorité.

En 6 Jordanie, les avancées du projet de colonisation E1 sapent la perspective d'un état palestinien et d'une solution à deux états et impose d'agir vite. Sanction contre la colonisation extrémiste et violente de la SJordanie. sanction à l'échelle européenne des ministres extrémistes.

Approfondissement de la différenciation entre le territoire d'Israël et les colonies illégal afin d'aligner notre politique commerciale avec le droit international. Le débat ce matin a permis de partager les convictions des uns et des autres sur ce sujet et d'avoir des conclusions qui vont permettre et à la commission d'un côté et au conseil de poursuivre leurs travaux et de prendre ces décisions. Voilà pour les deux grands dossiers internationaux qui ont ces derniers jours été marqués, je le disais d'abord par les avancées de ce protocole de d'entente qui au moins mis fin en bombardement avec beaucoup de dossiers qui restent ouverts à un gros travail mais à une reconvergence entre européen et américain et je le crois à des perspectives d'évolution positive mais qui nécessitent encore beaucoup d'engagement de tous sur ces deux dossiers.

Nous avons ensuite longuement hier soir parlé des déséquilibres macroéconomiques mondiaux. Le constat est connu. Il a été très bien décrit par le Fond Monétaire international, par les experts que nous avions mobilisé pour le G7, largement décrit et partagé lors du G7 et discuté hier.

Les Européens d'abord ont le si dire leur part du travail, améliorer leur compétitivité et accroître leur investissement. C'est cohérent avec ce que nous avions décrit lors de notre retraite en février dernier et dans tous les travaux récents. Ensuite, nous voyons aussi que de leur côté, les États-Unis et la Chine ont une part du travail à mener. nécessité de réduire les déficits jumeaux côté américain, nécessité de traiter la question monétaire chinoise, nécessité aussi de réduire les subventions excessives et la consommation domestique insuffisante du côté de la Chine.

Le dialogue sur le déséquilibre mondiaux sera poursuivi. Il a permis dans le cadre du G7 d'avancer en définissant ce ce consensus en G7 plus et puis aussi quelques jours avant le G7 avec le sommet que nous avions tenu sur qu'on appelait le sommet des convergences avec l'Inde et la Chine en associant pour la première fois depuis 20 ans la Chine à des tels travaux et en commençant à préparer ce travail sur la base de ce que je viens d'évoquer en vue du G20 de la fin d'année. L'Union européenne doit aussi dans ce contexte gagner en rapidité, en efficacité et aussi vrai qu'il faut simplifier, gagner en compétitivité et investir davantage.

La description qui a été faite hier de la situation montre que l'Union européenne a encore des dépendances excessives dans beaucoup de domaines et que il y a une accélération dans certains secteurs de la désindustrialisation du fait d'une concurrence déloyale, en particulier venant de Chine. C'est pourquoi l'Union européenne doit accélérer et mobiliser ses instruments de défense commerciale pour assurer à nos entreprises des conditions de concurrence loyale. Pas de conflit, pas de protectionnisme, mais une lucidité des instruments de juste protection et une réduction de nos dépendances.

Et donc nous devons faire levier du marché intérieur, assumer la préférence européenne dans les secteurs stratégiques quand on comme on a commencé à le faire et comme la France l'a toujours soutenu. Poser nos conditions aux investissements direct étrangers avec du vrai transfert de technologie de l'emploi local et au fond avoir des mesures de court terme qu'on doit encore renforcer. les clauses de sauvegarde, la préférence européenne, les mesures qu'on a déjà commencé à mettre en œuvre et qu'il faut continuer dans d'autres secteurs, les compléter aux besoins, assumer une politique de diversification comme celle qu'on fait sur les minéritiques ou les terres rares.

Et là aussi, le G7 a permis de compléter notre approche européenne puisque la première pour la première fois dans le cadre du G7, nous avons obtenu un accord avec les Américains pour ensemble réduire nos dépendances au miner critique et ter rares, coopérer et on a décidé d'un peu moins de 200 projets communs pour un montant total d'investissement d'un peu plus de 60 milliards d'euros. Mais donc on doit poursuivre cette mécanique qui est la seule qui permettra à notre industrie de maintenir ses emplois et surtout à l'innovation de se faire et d'être maîtrisé par les Européens. C'est en particulier l'objectif de l'Industrial Accélérateor Act que nous devons adopter rapidement.

C'est aussi dans ce sens que les initiatives que nous continuons de pousser pour la titrisation, la supervision unique et au fond un vrai marché unique des capitaux et de l'investissement en Europe s'impose. Enfin, nous sommes entrés dans le fond de la négociation du prochain budget pluriéannuel de l'Union européenne sur la période 2028-2034 à partir de ce qu'on appelle cette boîte de négociation chiffrée proposée par la présidence Cypriote. Ici, nos objectifs sont assez simples pour essayer de clarifier le débat, peut-être le le simplifier.

Sur les dépenses, nous voulons que ce budget commun réponde au défis de souveraineté et de sécurité des Européens. Et donc pour cela qu'il préserve nos politiques traditionnelles comme la politique agricole commune, la politique de pêche, celle aussi que nous avons à l'égard des régions ultra périphériques, importante pour la France et puis la politique de cohésion, importante pour beaucoup de pays et beaucoup de nos régions. Et puis investir dans le même temps dans des secteurs clés pour notre avenir et notre souveraineté.

Préférence européenne pour la défense, politique spatiale, intelligence artificielle, quantique cleintech. Et au fond, cette augmentation d'ailleurs qui correspond à la proposition de la commission est très cohérente avec le constat macroéconomique que je viens de tirer. L'Europe doit investir davantage et donc en matière de dépense, nous devons assumer cette augmentation mais qui suppose aussi plus d'efficacité collective, une gouvernance claire, en particulier pour le fond de modernisation et de compétitivité. qui suppose que les États-membres soient pleinement associés à la définition de ces objectifs, qu'on ait un critère d'excellence qui soit bien pris en compte.

Et pour cela, du côté recette, nous devons travailler en priorité à de nouvelles ressources propres afin de stabiliser nos contributions nationales à ce budget. C'est la condition syéquanon d'un accord équilibré. Je veux enfin saluer les accords partiels trouvés au conseil cette semaine par la présidence Chipriote sur trois règlements de base de ce futur cadre financier et qui permettront de préserver la PAC, la pêche et le soutien spécifique à nos autres maires en particulier le programme POSI.

Et on doit poursuivre ce travail pour maintenir les acquis de ces derniers mois sur la neutralité technologique, la préférence européenne en matière de défense, la place des États dans la gouvernance. Enfin, l'aide au développement de l'Europe, ce qu'on appelle l'Europe globale, ne devra pas servir aujourd'hui à financer des choses qui ne relèvent pas de cette politique, mais qui doit précisément assumer l'influence, le poids de l'Europe et les partenariats dans l'esprit là aussi de ce que la France défend et de ce qui a été acté au G7, c'est-à-dire un nouveau partenariat, investissement solidaire et défense de nos intérêts avec les pays du sud et de ne pas confondre les objectifs que que nous pouvons avoir à travers ce budget. Je vais pas être plus long pour pouvoir répondre à vos questions, mais voilà les quelques éléments que je voulais livrer à votre connaissance à l'issue de ce conseil où nous avons pu avancer à travers nos discussions sur des dossiers structurants évidemment pour notre Europe et le faire en continuité avec les acquis consolidés lors du essai de déviant.

Je réponds maintenant à vos questions. Bonjour monsieur le président. Florentin Colomb du Figaro.

Euh je voulais vous demander si vous aviez été informé au préalable par l'initiative prise par Antonio Costa pour essayer d'établir un canal de communication diplomatique avec Moscou. Et est-ce que vous pensez qu'il serait légitime le président de du Conseil européen pour représenter les Européens dans le cadre d'éventuelles négociations de paix à venir si elle se matérialise ? Bon, sur ce sujet euh nous avons eu un débat très clair hier.

Les Européens ne sont pas des médiateurs. Il y a pu y avoir des puissances parfois amis qui se sont positionnées comme étant des médiateurs de ce conflit. Nous ne sommes pas des médiateurs, nous sommes au côté de l'Ukraine.

Nous lui apportons de l'aide du soutien et nous avons sanctionné la Russie. Deuxième élément très simple, très clair que nous avons toujours défendu, le jour où il y aura des négociations, les Européens devront être autour de la table parce que il en va des intérêts de l'Europe qui partilient avec ce qui se joue en Ukraine par l'aide que nous avons apporté, par la question de l'élargissement qui concerne les Européens, par les soutiens financiers et les prêts que nous avons pu à faire dans le règlement financier de celui-ci. Et donc l'Union européenne devrait être représentée et le président Costa en tant qu'il ses compétences sont définies, il y aura une place.

Pour autant les Étatsmembres y auront aussi leur place et ne peut pas les représenter quand il s'agit des garanties de sécurité qui seront un élément clé d'une de toute négociation. Donc nous ne sommes pas des médiateurs. Point 1.

Point 2, nous devons être autour de la table d'une négociation quand elle se tiendra. et les représentants des institutions et les États-membres qui sont clés pour les garanties de sécurité future. Ce qui s'est passé ces dernières semaines, c'est que les Européens dans une négociation qui avait été initiée par les Américains, on doit en être.

C'est aussi à ce titre que le président Zelinski avait sollicité le E3 et nous avait demandé de venir à Londres il y a 8 jours. Les choses ont changé ces derniers jours puisque les Américains pour la première fois depuis l'élection du président Trump ont dit "On se met avec vous, on soutient l'Ukraine, on va soutenir encore plus fort et on va sanctionner la Russie." Et donc la question aujourd'hui n'est pas de savoir qui, quand comment doit aller négocier avec la Russie, c'est de se dire tous on a clarifié notre position et donc c'est à la Russie à qui beaucoup d'offres ont été faites ces derniers mois de dire quand elle sera prête à négocier.

Et la négociation, elle se tiendra d'abord entre la Russie et l'Ukraine et elle devra associer autour de la table les Américains, les Européens. Voilà, je pense qu'il faut être très clair sur le débat et dans le bon ordre des choses compte tenu de ce qui s'est passé ces derniers jours, notre priorité c'est l'aide militaire à l'Ukraine et le soutien. C'est le soutien à sa politique énergétique pour l'hiver prochain.

C'est l'accroissement de la pression sur la Russie et notre disponibilité à recevoir un message de la Russie si elle était prête à négocier sérieusement, ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent. Virginie Malingue du monde. Euh alors, vous n'avez pas répondu à la question de Florentin pour savoir si vous aviez été informé de l'initiative.

Je pense c'est de rang 2 tout ça. J'ai le droit de vous dire que c'est de R. Je vous ai expliqué exactement ce que ce que c'était là.

Je pense que si si nous-mêmes nous décidons d'avoir des débats inutiles dans des situations complexes, on peut passer beaucoup de temps. Je vous dis ce que je pense et je vous dis ce que je fais. Alors moi, j'ai une autre question.

J'ai moi j'ai confiance dans mes partenaires et donc on travaille avec les chefs d'état des gouvernements qui sont autour de la table avec le président Costa, la présidente de Van Derlen en confiance parce qu'on poursuit les mêmes objectifs et on est tous d'accord sur ce que je viens de vous dire. Voilà. Alors hier Mux Frédéricen et George Méloni ont appelé à un nouveau débat stratégique sur l'immigration.

Est-ce crois que vous n'étiez pas encore arrivé mais bon est-ce que vous pensez que ce qu'il est nécessaire de réavoir un débat stratégique sur l'immigration ? Est-ce que c'est un sujet ? Et dans cette lettre des 19 qui a été signée par 19 Étatsmembres initiés par également Rome et Copenhague, les signataires de cette lettre demandent à ce qu'il y ait une aide financière de la commission pour financer les fameux centres de retour.

Est-ce que vous pensez que cette questionl justement du financement des centres de retour doit aussi être discutée au niveau européen ? Voilà. Merci pour votre question.

Il y a eu en effet un débat et j'étais pour ma part je l'ai prévenu représenté par le chancelier Mertz qui a retenu à Paris avec le premier ministre Maudit puis le premier ministre Salam. Mais dans les conclusions, nous avons acté qu'il y aurait un débat stratégique en octobre et je suis tout à fait disponible pour le faire. Quelle est la politique migratoire que nous défendons ?

Nous défendons et nous avons permis d'ailleurs à cette politique d'avancer ces dernières années. Nous, on est pour que il y ait moins d'immigration illégale en Europe, qu'on traite plus vite le sujet quand il advient, qu'on soit plus efficace en européen et qu'on puisse renvoyer chez eux les personnes qui n'ont pas vocation à rester sur le sol européen. Donc celles qui n'ont pas ni l'asile ni sont en train de s'intégrer au nom de titre réguliers.

Je crois que ça relève d'un certain bon sens. C'est conforme à notre droit et c'est ce que nos sociétés attendent de nous. Je dis ça parce que c'est la France sous sa présidence qui a débloqué la question migratoire qui, je rappelle était bloquée depuis plus de 4 ans avec plus aucune avancée.

Et pour y avoir fait tous les conseils sur ce sujet, c'était à chaque fois la foire d' poine. On a relancé en 2022 cela. Ça a permis d'arriver au pactasil migration, lequel maintenant entre en vigueur.

Qu'est-ce qui va nous permettre ce PCACle ? Et ça, je le soutiens. La France le défend parce qu'elle était à l'initiative.

On contrôle mieux les arrivées. On a des mécanismes d'enregistrement qui permettent d'aller beaucoup plus vite et donc de suivre les personnes qui rentrent sur le territoire européen. Même quand il passent les frontières entre nos pays, on traite beaucoup plus vite les dossiers et pour celles et ceux qui n'ont pas vocation à rester, on les renvoie beaucoup plus vite dans leur pays.

Ça a été complété par une politique de retour avec des éléments de retour vers les pays d'origine qui permet là aussi d'être plus efficace. Tout ça, nous le soutenons et nous avons pris ces dernières années, nous-mêmes des politiques qui ont durci notre droit parce que c'était une nécessité face à la pression migratoire que le continent européen a subi. Plusieurs pays depuis plusieurs mois, parfois années, ont décidé d'avoir des politiques, je cite le terme, innovante sur le sujet.

Je suis un grand soutien de l'innovation dans mon pays. Je serai tout à l'heure avec Vivateek encore, mais j'ai toujours une grande prudence quand on parle d'innovation sur les valeurs et les droits humains. Permettez-moi d'avoir cette réserve.

Et donc, il y a la question en effet de ces fameux centres de retour dans les pays tiers. Cette politique là, la France ne la soutient pas. Nous sommes pour une politique de retour plus efficace.

Mais d'abord, je n'ai jamais vu un centre de retour dans un pays tirer fonctionner. J'ai ces dernières années beaucoup entendu des gens le faire ou signer des accords. Et je vous invite à considérer ce que c'est.

Ça veut dire que des gens qui ne veulent pas revenir dans leur pays d'origine ou que vous n'arrivez pas à faire revenir dans leur pays d'origine, vous allez trouver un troisème pays dans lesquels vous allez les pousser et que ce pays va accepter peut-être contre de l'argent. Alors, quel pays ? Quelle relation vous créez ?

Quels droits humains ? que vous allez pousser tous ces gens dans un pays qui n'est pas le leur alors même que vous n'z pas les garder chez vous. Je ne suis pas sûr que ce soit ça notre Europe.

Je ne suis pas sûr que ce soit les principes fondamentaux sur lesquels notre Europe s'est construite et je ne crois pas par ailleurs que ce soit efficace. La preuve en est, c'est que je n'ai jusqu'à vu personne le faire fonctionner et je crois même que les pays qui avaient signé des préaccord avec les uns ou les autres, membres de l'Union européenne ou d'autres, ne les ont pas mis en œuvre. Donc nous, nous ne le mettrons pas en œuvre.

Mais ça, ça relève et j'ai beaucoup de respect pour tous celles et ceux qui veulent le faire. Je suis en désaccord à la fois d'un point de vue pragmatique et principiel, mais je pense que ça n'a rien à voir avec la politique européenne et donc ça relève des politiques nationales. En en tout cas, moi je m'opposerai à ce que le budget européen à force le budget pour la politique internationale de l'Europe soit utilisé pour bâtir des centres de retour.

Et quand parfois on entend les uns ou les autres défendre des politiques avec le continent africain ou d'autres, bon courage pour défendre notre crédibilité sur celle sur ces continents en expliquant qu'on va utiliser l'argent pour l'investissement solidaire afin de faire des centres de retour sur leur continent. Là où la totalité de l'Union africaine réfléchit aujourd'hui, enfin réfléchit se mobilise sur des questions historiques au combien importantes comme la traite des êtres humains ou autres. Vous voyez un peu tout ça qui se dans quel monde vit-on.

Bon donc oui pour une politique très rigoureuse en matière d'immigration telle que nous l'avons porté au niveau européen et national et je l'assume. Oui, pour une politique qui lutte contre l'immigration illégale, qui nous rend plus efficace, qui conduit à des retours pour ce qui est de la France, non à des centres de retour ou des hub de retour dans des pays tiers parce que je ne crois que ça n'est ni efficace ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres. Et pour ma part, ça doit relever des politiques de chaque état, je respecte.

Ça c'est pas celle qu'on mettra en œuvre et c'est pas celle que le budget que nous adopterons mettra en œuvre. Merci beaucoup Sophie Dupuit pour pour contexte. Une question sur le sujet des déséquilibres macroéconomiques globaux, plus particulièrement sur la Chine.

Hier soir, les les 27 ont chargé la commission de mener un dialogue avec la Chine, mais également de réfléchir à un nouvel instrument de défense commerciale. Selon vous, est-ce que l'Union européenne a besoin d'un nouvel instrument ? Si oui, lequel ?

Et dans quel délais ? Et plus globalement, est-ce que vous avez constaté une plus grande unité des 27 sur le sujet chinois au-delà du constat mais sur la la réponse à apporter à ce déséquilibre profond avec la Chine ? Merci.

Oui, je trouve qu'il y a un réveil et heureusement, moi j'avais porté ce débat il y a plusieurs mois, j'avais eu l'occasion de m'exprimer dans la presse et de défendre cette approche qui n'est pas une approche hostile ou une approche pardon de l'anglicisme. On reste sur le derisking plutôt que le découpling. Donc, on veut pas découpler notre économie, on veut réduire nos dépendances et protéger face à de la concurrence déloyale.

Je pense c'est légitime, il faut l'assumer. Le premier ministre belge avait aussi écrit une lettre en ce sens après son propre déplacement et on constate tous les chiffres. Dans des secteurs industriels comme la machine outil ou l'automobile, on a aujourd'hui des destructions d'emplois massives et on voit aussi l'efficacité des mesures qui ont été prises par la Commission européenne, par exemple sur les véhicules électriques que nous avions soutenu, bah on voit que ça permet de réguler les choses et de défendre les intérêts de nos constructeurs.

Donc on a utilisé des instruments ces derniers temps qui comme des clauses de sauvegarde, des mesures de préférence européenne. Là, on a donné mandat à la Commission européenne parce qu'en fait ça va tellement vite, il y a tellement de secteurs touchés que il est légitime de se poser la question queles sont les approches les plus efficaces. J'ajoute qu'en fait à chaque fois qu'est-ce qui se passe secteur par secteur ?

Les acteurs ou les gouvernements viennent solliciter la commission qui lancent une enquête pour regarder s'il y a de la concurrence déloyale et ça prend souvent 12 18 mois et en 12 18 mois vous pouvez avoir des entreprises qui sont au tapis. Nous, on l'a vu dans des secteurs par exemple comme les acides aminés, des choses comme ça ou les la nutrition agricole, on je prends ça, c'est chez dans ma ville de naissance amourisine qu'on défend. Bah, ils font des acides aminés.

C'est parfaitement dans ce qu'on veut. C'est pour la nutrition, l'alimentation des bêtes, souveraineté alimentaire. On est c'est tout ce qu'on veut faire.

On les ils sont là, ils avancent, ils sont compétitifs. Booum, on a un dumping chinois sur ce secteur. On fait demande une enquête.

Bah chaque mois qui passe, c'est chaque mois en fait de sortie du marché pour ces acteurs parce que ça va très très vite. Donc quand on veut moderniser les outils que la commission a ce mandat, c'est pour pouvoir répondre plus rapidement et se dire dès qu'il y a une suspicion en fait de concurrence des loyelles et qu'on voit des positions qui posent problèmes, on doit pouvoir réagir et protéger. Et puis c'est aussi ce que ce qu'il y a dans l'industrial dans dans l'accélérateur industriel pardon pour parler en bon français c'estàdire des mécanismes aussi d'aide beaucoup plus rapide pour nos secteurs.

Voilà donc je pense qu'il y a maintenant un alignement beaucoup plus fort qu'il y a quelques mois de nos acteurs européens enfin de l'ensemble de mes de nos partenaires. Ça je je le je le mesure et qui a une volonté de passer à l'acte comme on l'a fait sur certains dossiers. on a beaucoup poussé euh avec des instruments nouveaux et plus efficaces comme je viens de le dire, surtout plus rapides.

Et ceci doit s'accompagner d'un dialogue exigeant avec la Chine, c'est-à-dire celui des transferts de technologies et la création d'emplois chez nous. Parce qu'il faut aussi reconnaître que les acteurs chinois, il y a de la sursubvention. Ils subventionnent en moyenne h fois plus leurs entreprises que la moyenne de l'OCDE.

Vous imaginez ? Mais dans le même temps, il faut reconnaître aussi que la Chine a réussi à aller très vite et très fort sur de l'innovation. Et donc quand on parle des Greentech, quand on parle de la robotique, ils ont aussi des solutions industrielles qui sont pertinentes et donc on veut faire ce transfert de technologie pour être efficace.

Je dois filer. Alors merci beaucoup. Merci pour votre attention, vos questions et à très vite.

Je vais m'exprimer dans quelques heures sur l'innovation technologique, celle-ci à Paris. Merci.

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