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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 3 juillet 2025 46 minAutoproduit

Protection de l’enfance : la maltraitance sous Macron – La Matinale avec Marianne Maximi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Marianne Maximie, nous sommes en direct. Comment ça va ce matin ? Ça va merci.

Et toi ? Ben oui, super malgré cette chaleur. Can on en parlait hier avec Adrien Coué qui est venu sur la matinale de l'insoumission.

Donc aujourd'hui, on s'était dit que peut-être en prémise du live Twitch de notre échange qui va être essentiellement sur la Zu et sur le rapport que tu as sorti euh dont tu vas nous parler. Ouais. Euh si tu pouvais nous faire un petit retour sur ton parcours militant, celui qui t'a mené à la politique pour ceux qui te connaissent pas.

Alors qu'est-ce qui m'a mené à la politique ? Moi, je suis lycéenne en 2002 et Jean-Marie Le Pen arrive au second tour et donc du coup je mets un pied dedans par les premières manifes euh quand je suis lycéenne. Voilà.

Et ensuite en arrivant à la fac, je rejoins le syndicat étudiant l'UNEF euh dans lequel je m'engage année du CPE. Donc grosse bataille à la fois étudiante et salariale et puis ensuite de fil en aiguille bah on rentre dans un parti politique. À l'époque moi c'était le NPA et donc euh je deviens aussi élu local et voilà de fil en aiguille ensuite je rejoins évidemment la France insoumise à sa création et on arrive à devenir député ce qui était pas forcément prévu dans dans un parcours militant.

En tout cas, c'est une progression comme ça qui s'est faite par des différents engagements, beaucoup sur le droit des étrangers, beaucoup sur les questions écologiques, enfin voilà, j'ai pas mal milité à Clarmontferrand qui est ma ville où j'habite encore et donc je suis la députée aujourd'hui. Et euh donc on a vu que notamment tu t'es tu t'es saisie du sujet de la petite enfance. Pourquoi ce sujet ?

On sait qu'on a un éventail de députés qui se spécialise un petit peu au sein de l'assemblée. Pourquoi ce sujet ? Alors moi je suis plutôt spécialisée sur la protection de l'enfance donc qui concerne l'enfance en général.

Donc normalement jusqu'à 18 ans he dans les textes de loi. Un enfant c'est de 0 à 18 ans et même un peu plus longtemps quand on on répond des politiques de l'aide sociale à l'enfance. Bah parce que moi je suis éducatrice spécialisée de formation jusqu'à mon élection en 2022.

Je travaillais en protection de l'enfance dans un centre départemental de l'enfance et de la famille où j'ai fait ma carrière en tant qu'agent. C'est un statut de fonction publique hospitalière et moi j'ai vécu en tant que professionnel l'effondrement de l'intérieur de ce service public qui vise normalement à protéger les enfants en danger de notre pays qui sont en danger chez leurs parents dans leur environnement familial plus large. Et donc j'ai vécu en fait les défaillances à la fois de l'État et des départements, les maltraitances institutionnelles, les difficultés salariales, la perte de sens et surtout voilà l'impression de très mal faire mon travail.

Et donc quand j'ai été élu député, je me suis dit bah voilà, j'ai envie d'emmener ce combat là au plus haut possible en politique, donc à l'Assemblée nationale. Et donc je me suis saisie de cette question en intégrant la délégation des droits de l'enfant, en essayant d'alerter sur ce qui se passait dans la protection de l'enfance parce qu'on en parle peu et malheureusement le les drames qui se sont succédés depuis mon élection renforcent encore plus évidemment ce que j'essaie de de porter euh à la tête de l'État, on va dire, aux oreilles du gouvernement. Et euh et donc voilà le combat de 3 ans.

Beaucoup de de fatigue et de colère, je dois dire sur ce combat-là parce que peu de choses bougent, je vois rien du tout et pendant ce temps-là, on a des enfants qui décèdent dans le casadre de leur placement donc sous la protection de l'État aujourd'hui. Et ben justement, on va utiliser des cas concrets de de jeunes qui ont vécu malheureusement l'enfer. E peut-être que je vais dire bonjour au chat.

Alors en fait, je veux regarder quelque part mais ça sert à rien. Donc bonjour à vous. Pour tout vous dire pour ceux qui viennent d'arriver, on est sur une matinale avec Marianne Maximi, députée LFI qui va nous parler aujourd'hui du sujet de la protection de l'enfance.

Euh alors n'hésitez pas si vous avez des questions, je les regarde, je les regarde sur mon téléphone et on a effectivement changé le setup pour se mettre au frais sur la terrasse pendant que on peut encore sortir. Alors justement pour revenir au cas un peu concret qui matérialise cette maltraitance, tu avais parlé lors d'une question gouvernement, il me semble du sujet du cas de Lili qui avait été un démarqueur pour toi sur vraiment l'entrée de ce sujet-là dans l'hémicycle. Est-ce que tu peux revenir dessus ?

Ben, j'avais déjà fait des alertes sur la protection de l'enfance d'ailleurs dans une autre que en fait euh en janvier euh je suis alertée par des collègues à moi du département du puit de Dô euh qui m'a l'air du suicide de Lili donc qui avait 15 ans, qui était sous protection du département du Puis d'ô de l'État aussi hein de la République euh qui s'est suicidé dans sa chambre d'hôtel où elle était placée. Et donc mes collègues m'alertent avant que les médias soient au courant. Et effectivement, on se met d'accord en disant faut porter ce qui vient de se passer, il faut parler de Lili, il faut d'une part lui rendre hommage et surtout faire en sorte que ça n'arrive pas de nouveau.

Donc du coup, je fais une QAG à ce moment-là, c'est Atal qui est premier ministre. Et j'alerte parce que en fait Lili, elle aurait jamais dû se trouver dans cet hôtel parce que en 2022, il y a une loi qui a été adoptée à l'Assemblée nationale, ça elle s'appelle la loi taqué. Elle visait à interdire les placements en hôtel.

Pour remettre dans le contexte, il manque tellement de place en protection de l'enfance qu'il y a des enfants qui se retrouvent dans des logements hôteliers, des hébergements hôteliers. Alors, c'est pas les hôtels Mercure qu'on peut imaginer hein, c'est des hôtels plutôt myteux euh où sont qui sont réservés particulièrement au MNA, donc aux jeunes étrangers mineurs, mais aussi à des enfants dont on ne sait plus quoi faire tellement leur parcours est fait de rupture et de difficulté. Et comme il y a pas de dispositif adapté, on les met là en espérant que ça se passe bien et ça se passe très mal.

Évidemment, on pourra parler de la prostitution aussi de ces enfants-là. Mais Lili, elle met fin à ses jours et elle n'aurait jamais dû y être parce que la loi taqué n'était pas appliquée. En fait, il y a pas eu les décrets d'application.

Et ça, c'est un autre travail que j'ai mené, c'est de me rendre compte que les lois qui concernent les droits des enfants sont les moins impliquées dans notre pays. Euh, en 2024, il y a toujours pas les décrets de la loi taqué. Et juste pour faire une référence, quand il décide de passer en force sur la réforme des retraites, le décret d'application, il est pris dans la nuit qui suit.

Et on voit que la pas de volonté politique et qu'il y a un conflit entre l'État et les départements parce que c'est les départements qui gèrent la protection de l'enfance pour savoir qui paye qui prend en charge et résultat bah il y a pendant ce temps-là il y a des enfants, j'assise sur le mot enfant parce qu'à 15 ans, on a encore une enfant qui attendent dans des lieux qui sont totalement inadaptés qui sont dangereux pour eux et Lili en fait elle est morte seule dans cette chambre et donc c'est aussi un symbole de l'inaction en fait des gouvernements des de celles et ceux qui devraient protéger les enfants. Et donc la réponse de Atal à ce moment-là est de me dire on va faire le décret d'application. Donc effectivement, il y a un décret qui sort mais qui a un décret qui est assez minable parce qu'en fait il déroge à la loi et il encadre très peu les placements hôteliers, les interdit mais il dit s'il y a un un professionnel formé on peut continuer.

Ils disent même pas s'il doit être formé au niveau du travail social en fait. Donc on a encore beaucoup de travail à faire au niveau législatif mais le symbole de Lili c'est vraiment pour moi d'une part c'était mon département c'était des collègues que je connaissais bien et c'est surtout vraiment ça incarne l'inaction en fait depuis des années vis-à-vis de la protection de l'enfance et l'effondrement de cette politique publique là. Oui parce qu'on on savait déjà qu'il y avait donc des mineurs isolés qui se trouvaient dans des hôtels et d'ailleurs ça déffrayé la chronique de la fauchosphère.

Mais du coup là on peut dire facilement qu'il y a beaucoup beaucoup de jeunes au profil différents en fait. Ouais. complètement différents qui sont là à l'heure où on parle dans des hôtels sans suivi peut-être adaptés et cetera.

Exactement parce que dans les hôtels il y a pas d'éducateur spécialisé donc c'est un lieu d'hébergement et mais c'est pas un lieu éducatif et la protection de l'enfance c'est pas juste mettre à l'abri des enfants, c'est de pouvoir les accompagner d'un point de vue éducatif mais aussi psychologique aussi médical éducatif à l'école. Et en fait tout ça n'existe pas dans ces lieux-là. Et donc c'est vraiment un endroit où on met les enfants qu'on ne sait pas on ne sait pas prendre en charge et les min accompagné.

Et aujourd'hui, il y a encore des départements qui mettent des enfants dans les hôtels. Euh, on a des départements qui sont vraiment les mauvais élèves. On a même eu des situations où il y a eu des très jeunes enfants, des frateries avec des enfants de 9 ans qui étaient seuls dans des hôtels en France.

Donc c'est c'est un véritable scandale. Avec des enfants de 9 ans, c'est le chat nous entend, il veut rebondir là-dessus. C'est quand même très fort là comme c'est souvent quand on dit "Mais imaginez vos enfants, vos frères et sœurs, enfin imaginez-les seuls dans un hôtel." Et il faut savoir l'hôtel c'est lieu tous les dangers.

C'est là où les réseaux de prostitution vont évidemment se mettre devant pour recruter des jeunes filles et les réseaux de trafic de drogue qui vont recruter aussi de la main d'œuvre fragile. Et donc c'est vraiment le lieu des dangers et alors qu' c'est des enfants qui je le répète sont protégés que nous protégeons normalement et souvent en politique on entend parler de nos enfants. Il y a cette petite expression moi qui m'agace parce que les enfants ont des parents mais là pour le coup ce sont vraiment les enfants de la République, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas de famille qui peuvent les protéger.

Donc ils sont sur notre responsabilité collective et on les laisse dans des situations qui sont très dangereuses et c'est pas que ça, c'est aussi bah toutes les les foyers qui sont surchargé, c'est les pouponnières, c'est-à-dire les pouponnières, c'est là où il est tout petit de 0 à 3 ans. Donc c'est vraiment des enfants qui sont souvent placés à leur naissance parce que leurs parents sont trop en difficulté pour les prendre en charge et les protéger ou les maltraitent. Et donc c'est des lieux qui sont là l'adresse a sorti une étude, on est à 119 % d'occupation.

Donc c'est des lieux où en fait on répond pas à leurs besoins et donc on crée de la souffrance par-dessus leur parcours qui est déjà très traumatique et le fait qu'on on narrive pas en fait à les accompagner et on crée en fait des des situations psychologiques qui sont hyper graves et qui sont souvent irréversibles dans leur développement ensuite. Mais alors tout ça du coup ça rejoint le manque de moyens des travailleurs sociaux et du système de manière globale. Euh tuen parlais dans un podcast que tu as fait pour la France insoumie justement.

Donc si vous voulez aller le voir, il est toujours disponible. sur euh la chaîne YouTube. Est-ce que justement sur ce manque de moyens, tu peux nous dire comment il se met en exerg et quelle incidence il a aussi sur les travailleurs sociaux qui sont bah la clé de vous du bon fonctionnement en fait complètement.

Il y a il y a deux mouvements dans la protection de l'enfance qui explique dans l'état dans lequel on est effectivement c'est l'austérité qui s'applique partout mais très brutalement en protection de l'enfance et un mépris pour les enfants qui sont accompagnés. Donc un mépris assez un mépris de classe clairement parce qu'on pense que c'est les enfants des classes populaires qui sont victimes et qui sont en danger alors qu'en fait les violences faites aux enfants comme les violences faites aux femmes sont très bien partagé dans la société hein. Il y a pas de classe sociale qui serait plus défaillante en terme de parentalité mais sur la question de l'austérité ça s'incarne par exemple sur les travailleurs sociaux qui ont perdu, je crois c'est 30 % de leur pouvoir d'achat en 20 ans.

C'est-à-dire c'est des métiers qui sont féminisés hein. La plupart des éducatrices par exemple sont des éducatrices et pas des éducateurs. Donc on a en fait bah le sexisme qui s'applique sur ces métiers là mal reconnus qu'on a pas applaudi par exemple pendant le Covid.

Moi pendant le Covid en poste comme tous mes collègues sans masque, sans gel. On a jamais parlé de nous et on a tenu bon. Donc c'est des salaires très faibles, pas de reconnaissance, donc une perte de sens qui qui s'explique aussi et puis surtout des besoins qui augmentent.

Et en fait quand on additionne tout ça en fait c'est bah explosive dans le sens où on a moins d'adultes qualifiés en présence et on a plus d'enfants qu'il faut protéger. Et donc en fait ce cocktail là, il fait que bah ça ne tient plus. Je rajoute à ça l'arrivée de parcours sub dans les écoles de formation qui a vraiment fragilisé en fait le parcours des des éducateurs et des éducatrices spécialisées.

Parcours sub, c'est une catastrophe partout. Mais alors dans les écoles de travail social, c'est pire que tout parce que ça on a des gens qui arrivent par défaut en fait dans ces filières et là il faut pour le coup avoir un peu de vocation pour aller s'occuper de des enfants en danger. Et donc on a aujourd'hui bah une pénurie de professionnel et donc on a du coup des gens qui sont pas diplômés qui arrivent dans les foyers qui savent pas prendre en charge les enfants et ça fait un effet boule de neige en terme de de bah de maltraitance de difficultés à en fait à protéger correctement les enfants.

Donc c'est un vrai cocktail qui mène à tout ça. Et là aujourd'hui, on est au moment où tout s'effondre en fait. Et peut-être parce qu'on en parle peu et que c'est le c'est le sujet principal en fait, l'humain là-dedans, les personnes qui sont dans ces métiersl très sociaux, très en contact avec la précarité, des degrés des fois d'inumanité assez assez profond.

On le voyait avec le personnel hospitalier qui des fois rendre cassé aussi par manque de moyens parce que ils ont pas pu changer telle personne. Ils ont Est-ce que on rentre à la maison en tant que travailleur sociaux aujourd'hui avec bah tiens, j'ai pas pu aider ce cette personne là, cet enfant là parce que j'avais pas de moyens. Est-ce que ça casse aussi ?

C'est la perte de sens et ça on le retrouve effectivement dans tous les métiers du lien du soin. Donc l'hôpital on fait beaucoup de lien entre ce que vivent les collègues à l'hôpital et ce qu'on vit dans les dans les foyers de protection de l'enfance. Moi avant d'être élu et finalement je rentrais tous les soirs déjà en refaisant ma journée en me disant mais attends cet enfant j'ai pas je lui ai pas répondu cette personne j'ai été maltraitante en fait en l'ignorant n'ayant pas le temps lui disant plus tard et en fait elle avait besoin maintenant euh j'ai pas protégé correctement c'est des choses qu'on se dit évidemment c'est c'est hyper douloureux on fait pas ce métier pour être un bras armé de la maltraitance institutionnelle mais c'est ce qu'on devient en fait par manque de moyens manque de collègues formés et puis surtout pas de perspective donc on est censé accueillir des enfants pour les les aider les aider à grandir à s'épanouir à devenir des adultes et en fait on va les aider surtout à répéter leur histoire fait de rupture de violence parce que l'institution en devient hyper violente et donc c'est c'est hyper douloureux pour les professionnels et donc beaucoup quittent en fait ce secteur pour être en cohérence avec des valeurs qu'il ne trouvent plus du tout. problème c'est qu'arrive ce que je disais des gens qui ont peu de valeur aussi et arrive un autre problème c'est une logique très libérale c'est-à-dire le privé qui est à l'affu comme on l'a connu dans les crèches avec le scandale des crèches privées mais comme on l'a connu dans les épades et et ça c'est une véritable dérive et un véritable danger parce que ça va venir complètement anéantir ce secteur et surtout le profit ne peut pas exister dans ces lieux enfin dans ces secteurs là parce qu'on est dans le soin dans le lien et c'est ça a toujours dérangé d'ailleurs souvent les financeurs parce que il faudrait pouvoir évaluer éuer.

Mais les actes éducatifs, ces métiers là, c'est difficile à évaluer. Quand on passe une heure à parler avec un enfant, on peut pas rentrer dans un tableur Excel en disant "Bah, j'ai fait tel acte éducatif, ça n'existe pas." Des fois, il suffit d'être là sans parler mais on est là.

Et donc, c'est des métiers qui rentrent pas dans les cases du libéralisme aussi. Et donc c'est le gros danger que je vois arriver moi, c'est voilà le libéralisme justement qui veut emporter ces secteursl. Euh, je vais faire un petit bonjour au chat et aux gens qui arrivent.

Je fais que des bonjours parce qu'il y en a qui arrivent, qui repartent, qui se réveillent tout juste. Donc on est avec Marianne Maximi mais il y en a dans le chat qui sont en train de le dire parce que ils ont dit "Oui, c'est Marianne Maximi, elle est député fille du puit de dô spécialisé dans le sujet de la protection de l'enfance." Donc les gens te connaissent très bien.

Hésitez pas à poser vos questions, commentez à fond comme ça on est référencé, comme ça on gagne des vues. Et abonnez-vous aussi les amis, c'est le nerf de la guerre. Je fais mes retapes comme ça.

Tu as raison. Euh donc là, on était sur un sujet qui était euh l'entrée du privé justement euh dans euh le milieu qui est un milieu social. Euh tu nous disais que c'était incompatible complètement avec la profession.

Est-ce que tu peux me donner un exemple concret de comment ça se matérialise justement ? Alors ça s'est déjà matérialisé par l'arrivée de l'intérim. Euh les agences intérim qui viennent envoyer des professionnels comme ça qui tournent beaucoup alors qu'on est dans des métiers où on a besoin de figure d'attachement.

C'est-à-dire, les enfants ont besoin d'avoir des références d'adultes professionnels enfin qui sont là quotidiennement avec des équipes stables, notamment les bébés en pouponnière par exemple. Je voudrais parler d'un sujet en pouponnière où les c'est des bébés qui ne grandissent pas avec leurs parents et quand dans le développement de l'enfant, on a besoin de figures figures d'attachement. Euh ça peut être les parents, ça peut être une grand-mère, mais ça peut être aussi des professionnels.

Et en fait, quand on a un torneveur de de d'intérim qui se qui suit tous les jours, en fait c'est hyper euh ça met les enfants en souffrance très profonde. Et par exemple, on a vu réapparaître des syndromes, le syndrome de l'hospitalisme dans les pouponnières. Alors ça c'est quelque chose qu'on avait réussi à éradiquer en France dans les années 70.

C'était Simon Veille qui avait lancé une grande mission. L'hospitalisme en fait c'est la dépression sévère du nourrisson mais qui peut entraîner la mort. C'est c'est vraiment des enfants qui se mettent en pause et qui qui vont plus grandir, plus nourrir.

Enfin, c'est des symptômes qui sont très dangereux pour leur développement futur et je le dis hein, qui entraînent la mort. On a déjà eu des cas comme ça. Et aujourd'hui, on a le retour de l'hospitalisme dans des structures de toute petite enfance.

Donc ça dit quelque chose quand même des conditions d'accompagnement des bébés. Euh le fait de tourner beaucoup, ça aussi sur les ados, c'est aussi des parce que ils ont besoin de venir tester des figures et qu'elles soient fiables. Et ça c'est une catastrophe. et l'autre incarnation du privé, c'est des structures qui se montent dans des Airbnb, dans des campings qui coûtent énormément cher par rapport à ce que fait le public.

Mais on a des boîtes aujourd'hui euh Domino qui par exemple pour ne pas la nommer qui euh proposent au département des par rappel d'offre de de monter des maisons d'enfants dans des structures Airbnb sans professionnel. Et donc euh je sais pas si vous rendez compte dans le chat, c'est une dinguerie hein. Les enfants dans les hôtels, les enfants dans les Airbnb, dans les campings, dans les campings enfin et donc pas avec des professionnels avec des taux d'encadrement qui sont complètement délirants et donc des enfants qui se retrouvent dans des endroits qui sont pas adaptés du tout pour eux ni avec des adultes adaptés pour eux.

Et donc ça c'est l'arrivée de ce secteur-là euh qui vient toujours faire du profit. Enfin, faut pas se mentir, ils vont pas venir parce qu'ils sont engagés, parce qu'ils ont du ils pensent qu'il y a un sens pour les enfants. Ils viennent pour le business, pour l'argent et là les départements rentrent dans ce jeu-là.

Donc il y a une véritable alerte pour stopper vite. Nous, on a des propositions de loi pour interdire le privé lucratif dans dans la protection de l'enfance. Mais parce queon l'a vu, je redis he dans les crèches, dans les épades à quel point le soin, le lien, ils en ont rien à faire.

C'est du business pour eux. Sauf que là, on est dans les personnes les plus vulnérables des vulnérables, c'est-à-dire des enfants qui sont en danger et qui n'ont pas de personnes pour porter leurs paroles. Donc en fait, c'est dans le silence assourdissant.

C'est-à-dire que dans les Épades, il y avait des familles, des résidents des ÉPADES qui ont alerté. Dans les crèches privées, il y avait les familles, les parents pouvaient alerter. Là, il y a personne.

Donc, c'est des enfants qu'on abandonne complètement à la à la férocité du marché et à la maltraitance en fait. Et il y a une tranche de de population jeune qui est aussi victime d'énormément de maltraitance institutionnel et compagnie. C'est quand même les mineurs isolés.

Et ça tu en parlais, tu disais que c'était les grands oubliés. Est-ce que tu peux nous dire comment enfin c'est le continuum total aussi d'un climat complètement raciste et cetera mais comment ça se traduit concrètement la maltraitance des mineuris. Bah déjà ça se traduit par le fait qu'on ne respecte pas leurs droits.

C'est-à-dire qu'on les reconnaît pas mineurs quand ils le sont. C'est des proch des procédures judiciaires qui sont extrêmement longues. Moi je vois dans mon département les le le département dit souvent ils sont majeurs et en fait ils font des recours les juges des enfants dans 80 % les reconnaissent comme mineurs.

Donc en fait ils perdent des fois 2 ans à être à la rue à aider que par les associations alors qu'ils avaient le droit à une protection parce que je le rappelle les textes en France ne distinguent pas les critères de nationalité. Tout enfant doit être protégé dans notre pays d'où qu'ils viennent où qu'ils vivent. Et en fait ça l'état bafoue régulièrement enfin quotidiennement les droits des mineurs étrangers et puis c'est surtout dans les accompagnements qu'on leur propose, c'est des prix de journée.

Donc c'est-à-dire ce qu'on met comme budget pour les accompagner qui sont dérisoires où il y a peu de choses qui leur est proposé, pas de suipsi alors que c'est des enfants qui ont des parcours très traumatiques. Enfin des des enfants qui ont traversé la Méditerranée, qui ont traversé des pays en guerre enf sur enfin des fois leur famille aussi mourir ou de ce genre de choses. C'est ça.

Enfin voilà, ils ont un besoin d'accompagnement qui devrait être même plus haut des fois que d'autres enfants et c'est le contraire qui se passe. C'est ceux qu'on retrouve dans les hôtels les plus myteux. C'est ceux qui se retrouvent des fois dans des départements à ne pas avoir des ducs de référence, c'est-à-dire des enfants qui en plein hiver, on se rend compte qu'ils ont même pas de manteau.

En France en 2025. Enfin aujourd'hui, c'est ça. Et pourtant, ce sont des enfants.

Donc, ils ont droit à être protégés comme les autres. Les amis, on en a enfin n'hésitez pas à poser vos questions mais entre les Airbnb, les campings, les hôtels F1 euh enfin il y a il y a rien qui va là sur le sur le sujet. Moi, je suis très choquée.

J'avais je m'étais renseigné un petit peu sur tes travaux, mais là le degré de détail est quand même assez fascinant d'inhumanité et ça concerne 350000 enfants dans dans la dans la France hein. Donc c'est pas non plus un anecdotique ce qui se passe aujourd'hui dans notre pays. C'est important de le dire parce que voilà, c'est un nombre quand même d'enfants concernés qui est qui est énorme.

Et justement peut-être sur les solutions que la France assouise propose. Quoi concrètement, tu penses que demain la France sont mise au pouvoir, faudrait faire quoi ? Bah, une des solutions qui est la plus importante qu'on porte, c'est de recentraliser la politique de protection de l'enfance pour remettre en contexte depuis les années 80, on a décentraliser, donc c'était la DAS avant dont on parlait beaucoup euh qui donc cette décentralisation a fait que c'est les départements qui sont chefs de fil de la protection de l'enfance, mais ce qui donne une disparité territoriale énorme.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on peut dire il y a 101 politiques de protection de l'enfance dans le en France en France hexagonale et autre mer avec des disparités qui sont incroyables. Il y a des départements qui tentent des choses en plus. Bon, je décris évidemment ce qui ne va pas.

Il y a des départements qui font des expériences qui qui sont mobilisées mais une grande majorité se sert de la protection de l'enfance comme une variable d'ajustement budgétaire parce que leurs compétences elles sont larges les dans les départements et en fait bah il y aussi une austérité qui les frappe. Mais c'est pas une excuse parce que d'ailleurs les départements son les plus maltraitants sont ceux qui ont des excédents budgétaires. Donc ça veut pas dire que voilà il y a pas que les difficultés de contexte.

Ce que je veux dire c'est que aujourd'hui pour un département c'est souvent plus vendeur de dire "Regardez on accueille le Tour de France" c'est le cas de mon département le P d'ô que de construire des places que de que de d'investir en fait dans des dans des lieux de protection pour les enfants. Donc nous on dit en fait ça suffit queon pas les mêmes chances sur le territoire qu'un enfant placé en l'user n'est pas la même chance qu'un enfant placé dans le nord et donc recentralisons, remettons l'État au centre du dispositif avec évidemment des des relais territoriaux mais il faut aujourd'hui que quelqu'un soit garant de ce de ce dette politique publique de ce service public là. L'autre scandale c'est que ce sont les départements qui s'autocontrôlent aujourd'hui.

C'est-à-dire que on a un problème de contrôle. Bon, il y a des lieux qui, comme je décrivais qui sont complètement inadaptés, voir extrêmement dangereux pour eux. Mais la il y a peu de contrôle en protection de l'enfance et c'est souvent les département qui vont vérifier leur propre lieu.

Ça c'est pas possible. Donc nous, par exemple, on demande un peu à l'image de ce qui se fait dans les prisons un contrôleur indépendant qui vient vérifier les lieux de placement protection de l'enfance pour qu'il y ait des contrôles neutres et qui visent à vraiment vérifier les conditions d'accueil des enfants et d'accompagnement. Et puis il y a plein d'autres mesures qui peuvent être des fois des mesures assez simples, l'abrogation de parcours sub dans les IRTS.

Donc les lieux de formation pour redonner envie et et que les gens qui veulent faire ce métierlà puissent y rentrer correctement avec une sélection par école, pas par un algorithme qui répartit comme ça sur le territoire des gens qui ont pas forcément choisi ça. Donc on a énormément de mesures. Je pense qu'on est le seul parti politique qui a travaillé sérieusement sur la question de la protection de l'enfance.

On a un livret thématique et nous en plus depuis 3 ans, on nourrit ce travail là qu'on affine au contexte et la commission d'enquête que à laquelle on a participé qu'on a d'ailleurs beaucoup porté. Alors, c'est le PS qui l'a eu, mais nous du coup, on a fait un rapport additif à tout ça où on développe énormément de mesures pour renforcer la protection de l'enfance et la reconstruire. Et puis a un angle qui est essentiel, c'est les moyens qui lui sont attribués.

On est dans un contexte où il faut faire des économies partout. Nous, on combat ça partout mais alors particulièrement, je le dirais dans la protection de l'enfance parce que c'est impossible de faire des l'austérité dans un moment où les besoins augmentés et explosent en fait. Et il y a les gens du chat qui disent franchement c'est tellement triste que seule la France insoumise soit sur le sujet un parti cohérent.

Je veux dire les trois/4 des députés n'ont pas l'air aussi compétents dans le détail de leur responsabilité que madame Maximi. Est-ce que justement ces sujets là tu trouves quand même un écho sur d'autres bancs de l'assemblée que ceux des insoumis ? Alors je on dirait je dirais depuis 3 ans, on il y a une chose qu'on a réussi, c'est d'en faire un sujet politique.

C'était un de mes défis. Moi quand je suis arrivée à l'Assemblée nationale, c'était de politiser cette question parce qu'elle est éminemment politique en fait. C'est c'est vraiment pas on n'est pas que dans l'empathie.

Enfin, souvent on parle des enfants avec beaucoup d'empathie mais sauf qu'on politise pas la question. Donc ça c'est aujourd'hui ça existe. C'est un sujet politique.

Sauf que moi je vois les députés qu'on puisse suivre les travaux de la commission d'enquête. Donc on quand même écouté la souffrance des professionnels, des anciens enfants placés que je salue parce que le travail qui est fait aussi c'est s'appuyer sur les collectifs et donc par exemple il y a le comité de vigilance des enfants placés qui est né au moment de la commission d'enquête et qui sont venus faire éruption dans le débat politique pour porter la voix des enfants placés et tous ces députés les ont écouté. Sauf qu'en fait après comment ça se traduit ?

Bah ça se traduit aujourd'hui par exemple par des députés Horizon qui font des propositions de loi qui sont mais hyper dangereuses qui ont enfin qui semblent avoir rien compris. Donc c'est le problème, c'est qu'aujourd'hui on a euh des gens qui ont écouté le même discours mais qu'on tirent pas du tout les mêmes conclusions et qui surtout font l'inverse. Par exemple, dans le débat politique aujourd'hui, les textes de loi qui sont passés, c'est plutôt de s'attaquer aux droits des enfants, notamment par la justice pénale des mineurs, c'est-à-dire de se dire, on va les mettre en prison plus jeune parce que l'éducation, ça fonctionne pas, on va faire de la la répression.

Alors que c'est l'inverse en fait, on a une histoire politique en France qui vise justement à protéger et à éduquer toujours plus les enfants. Et là quand on a eu le texte datal, on s'est dit "Mais en fait, ils n'ont rien compris à ce qui se passe. On est incapable de protéger les enfants en danger.

C'est ceux qu'on retrouve d'ailleurs dans dans les réseaux de délinquence et et ils veulent plus les mettre en prison alors qu'on n'est pas capable de les protéger." Vous voyez bien ? Enfin, c'est incroyable quoi.

Et Liè le f sur un plateau TV parler d'un chiffre. Alors, je ne veux pas dire de bêtises, donc je vais peut-être voir avec toi si tu vois de quoi on parle. C'est le sujet de la potentialité de finir justement plus facilement peut-être à la rue quand on est un enfant.

Euh ah bah c'est ça c'est un autre sujet qui a un gros scandale de la protection de l'enfance, c'est le fait que enfin les textes disent 18 ans mais la loi taqué normalement oblige un accompagnement jusqu'à 21 ans de par l'aide sociale à l'enfance, un accompagnement éducatif, psychologique de logement enfin voilà de à 18 ans, bah ce que de ce que font tous les parents en fait aujourd'hui parce que personne n'est autonome à 18 ans et peut faire sa vie, ses études, avoir un logement, ça n'existe pas dans notre pays en fait. Sauf que cette loi, elle est pas appliquée du tout par les départements. En moyenne, c'est 19 ans.

Maintenant, la l'arrêt de la prise en charge. Et donc, faut imaginer quand on a passé sa vie en structure de protection de l'enfance, le jour où ça s'arrête, souvent on met nos affaires dans un sac poubelle et puis on leur dit "Salut, le 115 est là et en fait c'est des enfants qui se retrouvent à la rue et en fait, il suffit de regarder les gens qui sont en errance dans toutes les villes de France. La plupart viennent de l'aide sociale à l'enfance ou d'institution aussi du handicap d'ailleurs parce que là aussi la la fin d'accompagnement est très brutale et donc c'est un scandale parce que on a des solutions en fait accompagné de nous on propose par exemple l'accompagnement jusqu'à 25 ans parce que la réalité de notre pays ce que je disais c'est qu'en fait à 25 ans on a encore besoin souvent de sa famille et quand on n pas de famille bah c'est l'état les départements qui doivent prendre le relais eu justement sur cette maltraitance donc là on a parlé de la maltraitance institutionnelle qui se subit jusqu'à l'âge adulte et puis à l'âge adulte, c'est encore une violence sociétale parce que on est complètement ostracisé de de tout le cas, de tout le système parce qu'on a pas eu les mêmes chances de départ bien sûr.

Euh mais aussi une maltraitance qui aujourd'hui euh fait un peu plus de bruit que ce qu'elle a pu faire avant, qui est la maltraitance euh physique et moral au sein des familles d'accueil. Et on l'a vu euh dernièrement avec le CADIEN qui est euh donc décédé euh suite à euh un manquement aux obligations de de inhérente à au contrat de travail de la famille d'accueil qui est de prendre soin, de protéger et cetera. peut-être revenir sur le cas d'iden et qu'est-ce qui symbolise et comment il matérialise la maltraitance que subissent les enfants placés.

Aiden, c'est une petite fille qui avait 7 ans et qui est décédée sous les coûts et les violences structurelles d'une famille d'accueil. Euh c'est une petite fille qui était dénutrie, qui a été physiquement euh très violentée et ça s'est passé en Polynésie, donc en France hein. Euh et elle incarne, moi je trouve à la fois effectivement les difficultés qu'on a au niveau des familles d'accueil, des contrôles.

Alors les familles d'accueil, c'est les lieux normalement qu'on doit privilégier en protection de l'enfance parce que c'est une structure familiale. D'ailleurs, il y a encore quelques années, c'était le placement qui était le plus courant et en fait on a une pénurie de famille d'accueil parce que leurs conditions de travail sont assez déplorables de de rémunération aussi. la reconnaissance de leur travail est est assez minable dans notre pays.

Mais du coup, les départements se on essaie de combler ce manque-là mais des fois en en recrutant des gens qui sont maltraitants en fait. On a eu beaucoup de situations comme ça et et Eden fait partie de ces enfants qui se sont retrouvés dans des familles d'accueil dangereuses. Des fois, on a des familles d'accueil qui avaient été elles-mêmes violentes avec leurs enfants.

C'est pour dire que et on on envoie d'autres enfants. Euh il faut pas que ça invisibise par contre le travail énorme que font les familles d'accueil formées qui font enfin qui sont essentiels évidemment et qui permettent aux enfants justement d'échapper à la maltraitance institutionnelle et d'avoir un lieu qui permet de grandir correctement parce que ça existe aussi en protection de l'enfance. Mais c'est un double symbole.

C'est aussi le silence assourdissant des dirigeants politiques. Et ça, quand je le dis, moi je suis extrêmement en colère parce que elle est décédée il y a un mois de ça et aucun responsable politique n'a réagi à son décès. Personne n'a prononcé le son nom.

Personne n'a dit quoi que ce soit et notamment on a quand même madame Vrin qui est la ministre en charge de la protection de l'enfance he de la santé mais qui a la protection de l'enfance dans son portefeuille et Sarah Lairi qui est maintenant hautre commissaire à l'enfance. Et moi, je me suis dit bon, elles vont réagir quand même. C'est un enfin c'est un c'est un drame absolu.

Enfin, ce qui vient de se passer, un scandale. Elles n'ont pas eu une seule réaction, ni sur un plateau, ni sur leurs réseaux sociaux. Par contre, elles ont pris le temps de tweeter quand le PSG a gagné.

Et c'est pour dire le mépris en fait pour ces enfants. Et l'autre jour, j'ai interrogé madame Airi en en délégation des droits de l'enfant lui disant "Mais pourquoi ?" Et la réponse est insupportable parce qu'elle me dit "J'ai ai." En fait, quand je lui demande qu'est-ce qu'elle a fait, elle n'a pas agi, personne n'agit.

En fait, ça fait moi 3 ans que je suis parlementaire, 3 ans qu'on propose des choses, qu'on nous dit oui oui oui oui. Et qu'il ne se passe rien et la situation se dégrade encore plus chaque jour. Donc le ce qui s'est passé pour Aiden et moi je tenais à en parler parce qu'il faut des noms en fait, faut que ces enfants ils ne soient pas invisibles.

C'est un mépris horrible pour eux. Ils ont une vie de souffrance et en plus ceux qui sont censés, c'est-à-dire nous collectivement, l'État, les départements, bah on les on les invisibilise encore plus. Enfin, c'est insupportable.

Donc les ministres bah doivent réagir effectivement quand il y a un drame et doivent proposer des choses. Alors on nous annonce une un projet de loi du gouvernement pour la rentrée qui sera sûrement pas la hauteur mais au moins on va avoir un débat à l'Assemblée nationale. Nous on va pouvoir travailler amener des propositions.

Mais pendant ce temps-là, il se passe quoi ? Et justement sur le sujet des familles d'accueil, tu nous disais qu'aujourd'hui elles étaient elles étaient recrutées un petit peu à volot dû au manque en fait de place. Hm.

Euh c'est quoi le le cursus ? Comment on est recruté aujourd'hui pour être famille d'accueil ? Euh alors c'est les départements qui sont les chefs de fil et qui euh par le biais de d'agrément en fait recrutent des familles d'accueil.

Donc euh ça ça c'est pareil, il y a autant de politique que de départements. Donc il y en a qui vont faire un travail extrêmement rigoureux, d'autres on voit que c'est plus léger évidemment et puis surtout les familles d'accueil souvent elles demandent, elles ont des représentants des syndicats, elles disent "Mais nous on n'est pas reconnu dans ce qu'on fait en fait. Elles sont très peu rémunérées en fait.

C'est alors que c'est un travail de 24 he quand on a des enfants placés chez soi, on n pas de vacances, on c'est la nuit, le jour, c'est des enfants qui ont des parcours de soins normalement d'accompagnement. Donc c'est beaucoup beaucoup de travail pour elle. Euh et donc c'est puis c'est toute une famille qui est mêlée enfin quand c'est le conjoint, c'est les enfants, enfin voilà, c'est un investissement énorme.

Donc c'est important de les soutenir, important d'écouter aussi parce que souvent ce sont elles les plus connaisseuses de l'enfant qui leur est confié. Et par exemple les juges des enfants souvent bah ne les reçoivent pas les familles d'accueil. Et donc en fait leurs paroles, leur le côté professionnel est souvent bah méprisé par les institutions et elle elle demande évidemment de la reconnaissance, des moyens et donc il faut effectivement former plus de familles d'accueil mais quand j'insiste sur le former et surtout les aider au quotidien parce que quand elle appelle à l'aide, il y a des départements qui vont avoir des services dédiés pour les accompagner quand elles ont des difficultés.

Enfin, il faut imaginer que il y a des enfants placés bah qui ont vécu tellement de ruptures qui vont répéter ces ruptures et comme on dit un peu faire péter le lien avec les familles d'accueil. Bah, il faut les aider quand ça arrive. Et en fait des fois les départements ne répondent pas, donc elles se retrouvent dans des difficultés incroyables.

Et là aussi c'est des enfants qui euh sont en danger euh parce que bah parce que décrochass scolaires, parce que réseau de prostitution, parce que tous les dangers sont là aussi euh dans beaucoup de villes. Euh sur le sujet euh peut-être de l'encadrement euh qui est donc le sujet manquant, la pièce manquante pour peut-être soulager aussi la charge de travail mental des familles d'accueil et puis des enfants. Nous, on propose quoi concrètement à la France insoumise ?

Nous, on propose sur les familles d'accueil, on propose des meilleures rémunérations. On soutient aussi l'idée que certaines puissent travailler à côté. C'est pas compatible pour toutes les familles d'accueil, mais il y en a qui veulent aussi garder une activité professionnelle.

Et surtout sur l'encadrement, il y a un vrai scandale dans la protection de l'enfant. C'est plutôt dans les foyers que ça se situe, c'est qu'il y a aucun texte qui dit le nombre de professionnels qu'on doit avoir en fonction du nombre d'enfants. Pour un exemple, quand on a un enfant qui va à la cantine, au centre de loisir, en colo, il y a des textes qui vont régir ça, qui vont dire bah un encadrement éducatif, c'est tant de d'animateurs en colos pour tant d'enfants qui sont accueillis.

En protection de l'enfance, ça n'existe pas. Donc en fait, on a des moments dans les foyers explosifs où on a un éduque diplômé pour 15 enfants et qui est seul et qui doit gérer des crises, des bagarres, des souffrances, de l'anxiété, enfin voilà plein de choses qui sont au quotidien d'un foyer. Les seuls endroits où ça existe, c'est dans les pouponnières et c'est un une pierre, enfin une auxiliaire de pierre pour six enfants.

C'est c'est déjà ridicule he par c'est-à-dire s'il y a six enfants qui pleurent en même temps, elle n'a que deux bras. Donc on parle de bébés qui ont qui ont besoin de manger en même temps, qui ont besoin puis qui ont des des enfin voilà des bébés qui ont des parcours déjà extrêmement difficile qui ont pu être maltraité physiquement. On a des bébés qui arrivent avec des fractures, des bébés avec des coûts.

Enfin, je veux dire, c'est ça la protection de l'enfant, c'est pas des parents qui auraient pas répondu au médecin qui on place les enfants. C'est des enfants qui sont victimes de violences de plus en plus importantes, hein, de violence physique, de maltraitance psychique, de négligence. C'est des bébés qui sont dénutris, enfin voilà.

Donc c'est des bébés qui ont des besoins de réassurance, de portage, c'est-à-dire d'être enveloppé dans les bras d'un adulte, de quelqu'un de de sécure. Et quand on est seul avec ses enfants, en fait, c'est pas possible. Ça ne c'est impossible.

Et la nuit, c'est un pour 30, je crois. Enfin, c'est incroyable. Ou 1 pour 24.

Donc s'il y a deux bébés qui se réveillent en même temps, c'est ça ne marche pas. Donc nous, ce qu'on demande avec notamment les associations, les syndicats et même les employeurs de la protection de l'enfance, c'est qu'il faut des taux énormes d'encadrement. Mais ça ça coûte de l'argent.

C'est 1liard 5 à peu près, peut-être un peu plus maintenant. Et donc ça aujourd'hui euh bah on le repousse tout le temps, tout le temps. Et pourtant on sait aussi que pour améliorer les conditions de travail des professionnels, pour réattirer des professionnels, bah quand on est plusieurs, bah c'est plus facile de travailler que quand on est seul face à une souffrance aussi massive.

Donc c'est des solutions qui sont concrètes, qui nécessitent d'investir et évidemment c'est pas le gouvernement aujourd'hui il nous dit plutôt faut faire 40 milliards d'économie. Sauf que là c'est à contresens des besoins des enfants. Euh peut-être pour récapituler pour les gens qui nous rejoignent sur le chat, on faisait un petit état des lieux avec Marianne Maximi qui est très investi sur la cause de la protection de l'enfance à l'Assemblée nationale et dans la société.

Est-ce que alors on va on va reprendre parce que en fait on a vraiment après des dingueries les amis et je veux qu'on les tous en tête pour après à la sortie de ce stream pouvoir dire voilà ce qui se passe. On a des enfants qui sont donc dans des hôtels, des mineurs livrés presque à eux-mêmes avec très peu de suivis, des très peu de taux de passage, ça conduit à des morts, des enfants dans des Airbnb, dans des campings, des mineurs isolés qui sont qu'on retrouve sans manteau, en plein hiver, pareil dans des hôtels myteux à qui onoffre aucune possibilité d'insertion sociale. On a des jeunes qui à 18 ans se retrouvent avec des affaires dans des sacs poubelles.

Allez, ben débrouille-toi. Alors que en fait 18 ans c'est le début de la vie et que c'est le moment clivant. On a des enfants dans des pouponnières avec des personnels qui sont débordés parce qu'ils se retrouvent avec des enfants en bas âge de 0 à 3 ans.

Il se retrouvent avec 6 6 7 enfants à gérer ou 30 la nuit. Donc voilà, voilà où on en est. Et donc Marianne rappelait les propositions concrètes de la fille et donc tu disais sur la table il faut un milliard.

Bah alors sur les sur les professionnel si on veut faire en sorte qu'il y ait un taux d'encadrement dans les foyers c'est 1liard 5 environ plus des augmentations de salaires parce que clairement c'est aussi enfin il y a un moment c'est des métiers qui sont difficiles. Je rappellerai quand même qu'on travaille en internat donc les soirs les weekends les jours fériers qu'il y a pas de pause en protection de l'enfance. Donc c'est des métiers qui sont durs en fait qui sont peu reconnus.

Donc ça c'est effectivement faut de l'argent puis aussi il faut un dispositif qui permet que l'État reprenne sa place quoi. Que ça soit plus sans une politique différente dans dans le pays mais qui est une politique de protection de l'enfance et que les enfants aient les mêmes droits sur tout le territoire. Complètement euh peut-être dire enfin je alors je sais pas si nous on a encore chiffré tout ça dans les programmes et cetera, mais euh euh on voit aujourd'hui on nous dit "Oui, il y a plus d'argent, il y a plus d'argent, on peut pas et c'est pas possible." Peut-être rappeler, on pourrait trouver un exemple.

Alors, il y en a plein des exemples. On l'a bien démontré d'ailleurs parce que moi j'ai mon autre casquette, c'est la commission des finances et donc du coup, on a quand même eu un débat budgétaire où nous, on a ré par nos amendements de taxation des ultra riches, des multinationales, euh des impôts de production des entreprises et tout ça, on avait remis le budget de l'État à l'équilibre he quand on nous dit manquait 40 milliards, on est capable de les ramener par l'impose Hukman, par plein de de de dispositifs fiscaux, par le fait d'arrêter des aides aux grandes entreprises qui licencient dès qu'elles touchent ses aides. Enfin, il y a il y a des recettes possibles.

Donc c'est un faux débat quand on nous dit il y a pas d'argent, c'est les choix politiques qui qui veulent maintenir, c'est-à-dire d'épargner les ultra riches en disant ça va ruisseler sur les classes populaires. Ce qui n'est pas le cas. Macron depuis qu'il est là, on a bien vu que le rissellement n'existait pas.

Heureusement, on n pas vu beaucoup de gout d'eau. Non, les gouttes d'eau n'arrivent pas. Et le problème, c'est qu'en a tendance, ce sont des services publics qui déjà sont mais exemples de de de enfin au niveau fonctionnement.

Et là, les 40 milliards qui veulent nous faire d'économie, c'est encore sur les services publics. Donc ça sera sur la protection de l'enfance. Et à l'échelle des départements, bah je suis désolée mais il y a des départements qui ont décidé aussi d'investir dans des compétences qui ne sont pas obligatoires et qui vont préférer mettre de l'argent dans des choses comme je disais par exemple la cuille du Tour de France quand il y a eu la flamme olympique c'était aussi bah payer pour avoir la flamme olympique.

Pendant ce temps-là on avait des gamins qui étaient pas placés parce qu'un autre scandale dont j'ai pas parlé c'est qu'on a 3000 enfants qui aujourd'hui normalement devrai être protégé. C'est-à-dire qu'un juge des enfants parce que là on parle quand même de protection de l'enfance donc de magistrats des juges qui ordonnent des placements hein. C'est pas parce que un trailleur social a décidé c'est la justice.

Donc c'est important de remettre ça dans le contexte. Aujourd'hui, nous avons 3000 enfants dont des juges pour enfants ont décidé de leur placement parce qu'ils étaient en danger, donc immédiat et avérés, qui sont encore chez eux, qui sont encore là où ils sont en danger. Et donc quand on a des départements qui ont des placements non exécutés, c'est-à-dire des gamins qui sont à domicile alors que c'est dangereux et qui vont investir dans des politiques qui sont pas obligatoires, qui sont pas leurs compétences parce que c'est plus bah électoral pour eux, c'est un véritable scandale là aussi.

Et ces placements non exécutés, c'est enfin ce chiffre làà on l'a eu parce que c'est le syndicat de la magistrature qui a essayé de faire une photographie de la France où on en était parce que l'État est incapable et ça c'est un autre scandale aussi de savoir où on en est en protection de l'enfance. Il y a même pas de données nationale sur la protection de l'enfance. C'est très grave he ce qui se passe he.

C'est très très grave. C'est un scandale. Dans le chat, on te remercie pour ton combat politique et il y a quelqu'un qui dit "Bonjour madame, connaissez-vous les travaux de Marion Querk ?" Je sais pas si ça C U E R Q sur le modèle suédois notamment son livre une enfance en or pour une en or euh nord comme le nord de la France pour une éducation sans violence à hauteur d'enfants.

Est-ce que ça te dit quelque chose ? Non là comme ça ça me dit rien mais renseigner on sait qu'il y a plein d'exemples enfin la France a a une façon enfin il y a plusieurs exemples de protection de l'enfance. Il y a des exemples qui sont hyper dangereux aussi, notamment au Royaume-Uni où là pour le coup euh c'est des placements qui visent enfin qui sont qui visent particulièrement les les classes très populaires avec zéro retour parce queil y a aussi enfin là c'est difficile de décrire en une heure ce qui ce que c'est la protection de l'enfance parce qu'il y a aussi des moments des parents qui ont des difficultés ponctuelles, ils ont besoin de bah d'être aidés, les enfants sont protégés, ensuite on travaille le lien, les enfants peuvent retourner à domicile, c'est possible aussi.

Enfin, je veux dire euh c'est c'est des parcours sont très singuliers, mais par exemple le modèle anglo-saxon notamment au Royaume-Uni, c'est dire bon, tu as fauté une fois, c'est fini, plus d'enfants placés enfin placés à vie quoi. Donc on peut aller s'inspirer aussi de ce qui fait au Canada, au Québec, il y a d'autres modèles. Euh les modèles effectivement de des des pays du nord, de toute façon, la place de l'enfant dans les pays du nord est très différente de la place dans notre société parce que ce que je dis là, ça peut s'appliquer à tous les droits des enfants en général dans le pays.

On voit qu'il il reculent assez fortement année après année. qu'on on a des points d'appui dans d'autres politiques qui sont menées, d'autres façons de considérer la place de l'enfant dans la société. Il y a aussi des des pays notamment en Afrique he où la place de l'enfant est pas la même non plus où on pourrait s'inspirer.

Enfin, je veux dire, on devrait aller travailler avec d'autres exemples. Et c'est souvent ce que je dis parce qu'on aime bien nous dire "Regardez, en Allemagne, il travaillent plus longtemps, c'est pour ça qu'on doit travailler plus longtemps." Mais moi, j'aime bien dire aussi, "Regardez, les autres pays, ils font d'autres expériences, on pourrait aller essayer quoi ? et on essae pas, on reste enfermé dans notre modèle et qui produit pas d'effets aujourd'hui enfin pas les bons effets et surtout qui se détériore, j'assiste là-dessus très rapidement.

Et peut-être pour un peu finir là-dessus, tu nous parlais donc de Gabriel Atal qui a franchement pas été d'une grande aide sur le propos. Sarah et la un peu pareil, un petit peu dépassé visiblement par la situation euh avec un premier ministre qu'on peut connaître malheureusement pour en tout cas le fait de alimenter un silence de l'enfant, une maltraitance par passivité totale. Est-ce qu'on peut vraiment attendre quelque chose sur les bancs de la Macronie ?

Bah clairement moi je en tout cas 3 ans et effectivement le point d'or c'est le scandale de Betaram et le soutien de des députés qui sont censés être des spécialistes de la protection de l'enfance aussi dans son camp notamment au Modem qui ont soutenu le premier ministre contre vent et maré alors que plus ça se rapprochait plus on voyait bien qu'il y avait quand même en tout cas le le fait d'avoir silencié des enfants et la parole des enfants. En tout cas non moi j'attends rien de de ces gens-là parce que parce que de toute façon ils sont dangereux pour pour les droits des enfants. Ils sont dangereux parce que pour eux l'enfant c'est plutôt une jeunesse à mettre au pas.

On l'a vu avec le nu, on le voit avec la réforme qu'on on a gagné au conseil mais constite mais qui visait quand même incarcérer encore plus tôt des enfants alors qu'on sait que la prison pour les enfants c'est une catastrophe en terme de suicide chez les enfants mais aussi de récidif. C'est-à-dire que ça n'a jamais permis de de remettre dans le droit chemin les les enfants. Et donc on voit que en fait ils ont une vision de l'enfance qui perd qui leur sert d'une part à dérouler un des poncif racistes hein parce que c'est aussi ce qu'on voit et on peut le voir aussi dans les révoltes urbaines quand la jeunesse se met à parler et à dire la colère qui est en elle, comment on va criminaliser une jeunesse et sur la petite enfance ils n'ont aucune connaissance des besoins des enfants.

C'est ça qui est scandaleux, c'est que pourtant la au niveau scientifique ça a beaucoup évolué. On a des consensus, on a des rapports, on a plein de choses qui disent les besoins des enfants et c'est le contraire. Moi, j'ai le souvenir d'une d'une des ministres alors cit sous-arnier qui disait "Non, un enfant il doit être porter 30 minutes comme ça par jour, c'est bon, pouponnière." Enfin, c'est c'est pour dire à quel point on est dans des logiques qui dépassent mais enfin moi qui me mettent je ne sais plus quoi dire en fait à ça.

Je ne sais plus quoi répondre. Donc quel mépris pour les professionnels ça et puis un enfant en fait il a des besoins. Des jours ça va ça va aller d'autres d'autres jours, ça va être un gros besoin de portage.

Enfin voilà, ça peut pas être des on peut pas faire rentrer dans des tableurs et dans leur logique néolibérale en fait les besoins des enfants et les besoins des jeunes la jeunesse en général. Et donc au lieu de répondre à leur protection, à leur émancipation, à leurs conditions matérielles d'existence parce que on pourrait parler des momes qui vivent sous le sol de pauvreté, des enfants à la rue, des enfants en hébergement d'urgence, des qui ont pas accès correctement à l'école, au lieu de répondre à ça, il préfèrent en faire un un sujet politique qui permet de développer une pensée raciste, une pensée de contrôle social et de de répression et de mise au pas. Et ça c'est l'inverse de ce qu'il faut faire au niveau de la jeunesse.

On a été capable de le faire bien mieux en 45 après guerre alors que la situation du pays a été catastrophique. Et aujourd'hui, on régresse. On régresse dans les droits des enfants.

Donc il y a vraiment une urgence à se mobiliser parce que je quand je dis il faut rien attendre d'eux, c'est qu' en fait il faut se mobiliser. Il faut que les les professionnels de la protection de l'enfance se mobilisent. Il faut que les politiques se mobilisent et notamment de gauche évidemment porte ce sujet-là parce que c'est un véritable scandale d'état.

C'est un scandale les amis. Là, tout ce qu'on a entendu depuis le début de ce stream. J'avais un peu enfin je m'étais intéressée à tes travaux mais là moi je suis extrêmement choquée.

Euh peut-être dire au chat que je vous invite à suivre cette chaîne Twitch. C'est très important les amis parce que là voilà abonnés. On a passé les 14000 il y a pas longtemps.

Moi j'aimerais bien qu'on passe les 15000 assez vite. Voilà histoire de pouvoir faire concurrence avec les médias mainstream la faschosphère. Voilà, on a besoin d'être en place.

Euh les gens te remercient, merci de dénoncer ces horreurs. Merci pour le boulot accompli et à venir. Allez suivre en masse Marianne Maximi sur ses réseaux sociaux parce que je pense que c'est là aussi on va pouvoir voir un petit peu l'avancement de ces travaux.

Et peut-être pour finir, j'aimerais que tu reviennes sur nous avait dit qu'à la rentrée, il y aurait l'étude, vous allez en faire un sujet vraiment une nouvelle fois donc au sein de l'hémicycle peut-être redonner la date, on n'a pas encore le calendrier, c'est très flou mais en tout cas on sait que normalement la ministre a annoncé un un PJL, donc une un projet de loi donc du gouvernement pour réformer la protection de l'enfance avec différentes mesures qui vont évidemment pas assez loin mais en tout cas on va avoir pour la première fois du mandat un vrai débat sur la protection de l'enfance et évidemment nous serons en rendez-vous avec le groupe de la France insoumise avec énormément d'amendements qui sont issus de notre programme qu'on a déjà dans l'avenir en commun et dans le livrer en France mais aussi des travaux parlementairire qu'on mène depuis 3 ans et ça va être l'occasion évidemment je le dis d'ussi de se mobiliser parce que les luttes sont essentielles dans ces sujets-là parce que si on compte sur un débat un débat juste à l'assemblée avec des macronistes qui veulent faire des économies et qui pensent que la jeunesse doit être mise au pas, on va pas y arriver. Donc on aura besoin aussi de toute la force de tous ceux qui nous suivent pour pour réussir à faire bouger les choses. Donc les amis euh restez connectés sur le sujet avec tout ce qu'on vous a dit là.

Je pense que bon, vous allez quand même être attentif dans les prochains mois. Euh Marianne Maximi, tu vas devoir aller à l'assemblée toi très bientôt. Oui, exactement.

Je vais prendre le métro et retrouver à l'assemblée. Et ben du coup, je vais te laisser, je vais te libérer. Je vais libérer le chat.

Je vous dis au revoir. Bravo encore. Effectivement, mobilisons-nous.

Bon, les gens sont sont vraiment très très cool aujourd'hui. Et je vous laisse, je vous dis au revoir doucement et délicatement parce qu'à chaque fois, je le fais de manière trop abrupte, après je me fais engueuler dans le chat. D'accord.

Au revoir et très très belle journée et buvez de l'eau et mettez du SPF 50 et merci beaucoup. Merci à vous.