Les dérives du secteur des établissements d'enseignement supérieur privés
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Des étudiants traités comme des marchandises qu'on entasse dans des classes surchargées, parfois au mépris des normes de sécurité, des frais de scolarité exorbitants pour des diplômes en carton. Ces boîtes Afrique explosent l'angoisse des jeunes et de leur famille face à des choix d'orientation cruciaux pour leur avenir. La non compensation des charges par l'État ces dernières années prend les universités à la gorge alors que le nombre d'étudiants qu'elles doivent accueillir a explosé.
Cet abandon de l'université publique a pour conséquence de favoriser l'essort du secteur privé. Surfant sur l'anxiété générée parcours sup et la mane financière débloquée par la réforme de l'apprentissage de 2018. De nombreux acteurs profitent de la faible régulation du secteur pour maximiser leurs profits.
Vous avez missionné, monsieur le ministre, une inspection sur la transparence du fonctionnement de ces établissements. Ce n'est qu'un évident préalable. Mais nous attendons des actions fortes, des contrôles a priori, une meilleure labellisation de ces formations et des sanctions pour mettre fin aux pratiques commerciales abusives de ces boîtes Afrique.
Il est vrai que l'enseignement supérieur privé s'est développé de manière spectaculaire ces dernières années. La qualité est souvent au rendez-vous, elle ne l'est pas tout le temps. Avec la ministre d'État Ellisabeth Borne, nous avons fait un arrêté de dééférencement pour un retirer de parcours suppe pas la charte de parcours sup.
D'autre part, a comme vous l'avez mentionné, une inspection a été lancée pour s'assurer de la transparence des différentes entreprises qui font de l'enseignement supérieur privé. Et enfin évidemment et peut-être le plus important, nous travaillons avec la ministre du travail sur une amélioration du label Caliopie qui est essentielle pour pouvoir justement proposer des formations. Dans ce label seront intégré des questions qui seront liées à la qualité à la qualité de la formation et permettront de réguler efficacement ce système qui s'est développé.
La régulation est absolument essentielle. Nous le devons aux jeunes qui aujourd'hui s'engagent dans ces formations. Je voudrais aussi appeler rappeler que le coût des formations qui est parfois très élevé n'est en aucun cas un gage de qualité de la formation.
Et bien entendu, il faut aussi expliquer aux familles qu'il y a des formations dans le public à côté qui aussi répondent très souvent à leurs besoins.
Yan Chantrel