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interviewEurope 1· 25 mars 2026 4 min

Maires sortants agressés : Nicolas Dupont-Aignan dénonce «une terreur politique»

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et Européens, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour à vous.

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Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour Laurence.

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Présentateur

Président de Debout la France, candidat à la présidentielle. On va évoquer d'abord cette violence qui s'est exercée à l'égard de certains maires sortant, qu'ils soient de gauche ou de droite, dimanche soir, dans des bastions remportés par l'extrême gauche, ou la France insoumise, Saint-Denis, Mante-la-Jolie, Creil, Blanc-Ménie-Nille, Vaud-en-Velin, Aubert-Villiers. Les images sont absolument terrifiantes, les familles de ces élus sont traumatisées. Comment est-ce que vous qualifiez ces comportements qui n'ont rien de républicain ? Des civilisations, ensauvagement de la politique, on va voir ces images.

0:35
Nicolas Dupont-Aignan

Six années, a été l'honneur de même. Terreur, terreur politique. Mais en fait, si vous voulez, ils ne peuvent gagner que comme ça. Donc c'est une minorité agissante qui terrorise ses adversaires. Mais ce que je veux dire, au-delà des condamnations, parce que c'est abominable, c'est la fin de la démocratie, ce que vivent les élus-là, leurs familles, dans les cages d'escalier des HLM, les Français le vivent tous les jours. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'on découvre, parce que ça touche des élus, et c'est insupportable, les élus de la République, que ces mœurs barbares, c'est le quotidien de millions de Français. C'est ça qui est insupportable.

Parce que la vraie cause, c'est le laxisme judiciaire permanent, c'est la culture de l'excuse. Donc au-delà de la condamnation, moi je veux qu'on prenne des mesures.

1:28
Présentateur

Mais pour ça, mais pour ça...

1:30
Nicolas Dupont-Aignan

Parce qu'il s'agit de dérive communautariste, c'est à quoi on assiste, Nicolas Dupont-Aignan ? Délinquante, ce que j'appelle de la délinquance. Et la délinquance, ça a d'abord été la délinquance, après c'était le trafic de drogue, et maintenant c'est la délinquance politique, en fait. Ce sont les mêmes méthodes. Intimidation, omerta, démission de la justice... – Julien Aubert, DLR parle de comportements très beaux. Est-ce que vous auriez jusque-là ? – On peut dire ça, mais j'allais dire que c'est encore pire. C'est un système, c'est un système d'inversion des valeurs. Mais ce système d'inversion des valeurs, il gangrène toute la France.

Et tout l'enjeu, c'est de rétablir l'autorité de l'État. Mais rétablir l'autorité de l'État, ça veut dire prendre des moyens qu'aucun gouvernement n'a osé prendre. Ça veut dire se dégager de l'Union européenne, ça veut dire rétablir nos frontières, ça veut dire construire les places de prison, vous savez tout ça. On en parle, mais il y a eu 150 rapports. Donc on sait ce qu'il faut faire, mais on ne le fait pas.

2:33
Présentateur

– Mais j'entends Nicolas, vous me parlez de délinquance, là je vous parle de militants, de maires qui ont été élus. Donc là, il y a une dimension politique qui vient d'extrême gauche.

2:43
Nicolas Dupont-Aignan

– Oui, mais parce qu'ils ont pris le pouvoir des délinquants, des voyous. Une mafia a pris le pouvoir. – Les maires qui viennent d'être élus sont des délinquants ? – À partir du moment où dans certaines villes, on a laissé les voyous prendre le pouvoir sur le terrain, pourquoi ne voulez-vous pas qu'après avoir pris le pouvoir de la drogue, après avoir pris le pouvoir de la rue, c'est tellement plus simple de prendre le pouvoir du conseil municipal ?

3:13
Présentateur

– Mais vous ne qualifiez pas ces maires élus démocratiquement de délinquants, on est d'accord.

3:16
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais leurs militants ont des méthodes délinquantes. – Et il faut appeler un chat un chat, c'est pas un jeu politicien. Mais vous avez vu l'affaire Quentin, c'est quoi ? – À Lyon. – Il y a eu un mort, un jeune de 17 ans qui est mort. Mais il y a une tolérance, il y a une acceptation, il y a une fatalité dans le pays incroyable. Mais ce qui est insupportable, c'est qu'au-delà des condamnations, qu'est-ce qu'on fait ? Rien. Donc ça gagne.

3:44
Présentateur

– Alors, les condamnations politiques, elles arrivent peu à peu, parce que depuis lundi, nous parlons de ces violences. – Absolument, les condamnations judiciaires, vous avez raison. – Vous avez raison.