Le reste de la gauche court après Mélenchon - l'Actu de la semaine
Audio original de l'émission.
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C'est grâce à vous qu'on fait Backseat, je vous le rappelle, et là, on a besoin de vous. Mesdames et messieurs, c'est la dernière émission de la saison Backseat, l'occasion de faire un dernier petit point sur la campagne présidentielle avant la rentrée de septembre prochain. Il va peut-être se passer plein de trucs cet été, on va en parler. On va faire le tour ensemble des meetings, des candidatures de ce début de campagne. L'événement, c'était le week-end dernier, le premier meeting de campagne de Jean-Luc Mélenchon qu'il a tenu dans le désormais FIEF Insoumis de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. La France Insoumise revendique 26 000 participants.
Jean-Luc Mélenchon a donné une grande démonstration de force pour reprendre l'élément, la phrase qui a été utilisée par absolument tout le monde et beaucoup d'observateurs. Est-ce qu'il a soufflé tout le monde, Jean-Luc Mélenchon, avec ce meeting ?
Ouais.
Là, personne n'a rien à dire, d'accord. On va enchaîner, on va parler du Parti Socialiste.
Bon le lien !
C'était carré.
C'était une belle démonstration de force. Non mais, tu étais toi ? Comment ça ? Non mais j'ai regardé quand même. Il n'y a pas de question était dégueulasse sur place. Le son sur place, oui, mais même pas sur place, c'était pas terrible. Même pas sur place, c'était à chier. Non, moi j'ai beaucoup aimé l'intervention d'Éric Vuillard. Oui, t'avais dit. C'est un auteur. Tu expliques pour les gens qui nous écoutent. Oui, parce qu'en fait, il aime bien agréger des soutiens un peu intellectuels. Il y a Bernier Arnaud qui est au prix Nobel de littérature maintenant. C'est pour la gauche cave. La gauche cave. Un petit peu quand même. Tu dis gauche cave, toi. Bah oui.
La gauche qui fait le tour des petites caves. Un vin super sympa. Et Éric Vuillard, lui qui est pris Goncourt, je crois, 2016. Pour l'ordre du jour. Pour l'ordre du jour, exactement. Qui racontait les liens entre les patrons et les nazis. Et très beau discours d'Éric Vuillard. Si vous voulez écouter ça. Sinon, il y a Balibagayoko aussi qui a pris la parole. Et puis Jean-Luc qui a fait un discours très court par rapport à ce qu'il fait d'habitude. Il était un peu pas de course. Il lisait sa feuille.
Il n'a pas fait de sortie. Comme aujourd'hui. On n'a pas le temps. On en avait déjà parlé sur Backseat avec toi. C'est ce côté Jean-Luc Mélenchon sous contrôle. Qui ne veut pas faire de dérapage. Qui se maîtrise. Qui se tient. C'est ce qu'on appelle parfois affectueusement le papy Jean-Luc. Ce n'est pas le grumpy cat qui hurle sur tout le monde. C'était aussi ça, cet exercice maîtrisé de sa part. Et moi, je pense qu'on est parti pour un an de ça.
Et à la fin, quand il a dit. Bon, je vais aller vers ma conclusion. Et les gens, ils ont fait. Non, on n'en veut plus. Il a fait. Il sait que quand il part, il part. Donc, il ne faut pas qu'il parte. Là, il a plutôt épargné ses camarades de gauche. Il n'a pas dit grand-chose dessus. Il a plutôt défoncé la droite et l'extrême droite. Il y avait un peu de tout. Il y avait un peu de Nouvelle-France. Un petit peu d'économie. Un petit peu de trucs.
Oui, c'est ça. Alors, c'était un discours que j'ai trouvé effectivement. Qui brossait quand même assez large. Encore une fois, c'est un lancement de campagne présidentielle. On n'est pas encore au moment où il faut faire des propositions extrêmement précises et chiffrées. Ce n'est pas trop ce moment-là de la campagne. C'était beaucoup sur des thématiques. Il a quand même donné sur le fond quelques éléments, mais aucune surprise. Le SMIC à 1 700 euros. Une loi de lutte contre la concentration des médias. L'abrogation de la réforme de retraite. Puis, éventuellement, la retraite à 60 ans. On verra.
Il y a parlé de régionalisation écologique. Je demande encore à comprendre ce que c'est exactement. J'ai un peu bugué, moi aussi. Je n'ai pas compris. Il veut refaire les régions selon les bassins versants.
Oui, mais ça veut dire quoi ? Tu veux dire qu'on va nous faire une réforme territoriale sur des bassins versants ? Oui, mais ça nous avance à quoi ?
Je n'en sais rien. Tu lui demanderas à quoi ? Quand il viendra sur Baxé, il me demande « Raconte-nous cette histoire de refaire la carte des régions. » Je ne sais même pas ce que c'est. Refaire la carte des régions ? Parce que les bassins de vie ne correspondent pas forcément aux bassins versants. Et du coup, il y aura combien de régions ? Oui, il y a cinq fleurs. Est-ce qu'il y a une région Meuse ?
Il y a peut-être les plus jeunes d'entre vous qui n'ont pas connu la loi NOTRe et le passage de 22 à 13 régions qui a déjà été un psychodrame de l'espace. Qu'est-ce qu'on a ri à cette époque-là ?
C'est pour la gestion de l'eau. Oui, d'accord. Mais ce n'est pas une compétence du conseil régional. Oui, mais du coup, est-ce qu'il veut mettre de nouvelles compétences ?
Bref, il n'y a pas de propositions qui sortent de l'ordinaire à ce stade de la part de Jean-Luc Mélenchon. Ça, ça sort un peu de l'ordinaire, ça. C'est tellement pas précis que là, pour l'instant, moi, je n'ai que des questions. Je ne comprends pas très bien quelle était cette idée-là.
Pourquoi c'est pas lui qui vient au lieu de Noël Barreau ? Mais respect, monsieur le ministre. Là, c'était le premier meeting. Il était là pour rassembler les troupes et faire un truc. Tout le monde est d'accord. Et après, il y avait... Oui, et tout le monde derrière, j'étais bien content. Et tout le monde était content. Les journalistes ont été obligés de dire, oui, c'est plutôt réussi.
En même temps, un meeting d'un candidat à une élection présidentielle où personne n'est content, c'est rare. Bah non, attends, Pécresse, Pécresse.
J'en ai connu, les gens étaient pas trop contents. T'avais des gens qui sortaient de la salle et qui disaient que Pécresse était dur, oui. Un peu immérité. Pécresse était dur. Les gens étaient assis, il faut faire debout.
Bon, mais du coup, c'est une démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon ou c'est une démonstration de faiblesse du reste de la gauche ?
Bah oui. Oh, elle est bien écrite, celle-là.
Bah là, on attend Glucksmann, là, ça va être bien, c'est samedi. C'est samedi, Glucksmann. A priori, je vais essayer de le streamer.
Je ne sais pas si je vais pouvoir, mais je vais essayer. Oh, t'auras pas eu le droit. Mais c'est vrai qu'au moins, ce que je disais un peu dans la carte blanche, c'est que l'avantage de LFI, c'est qu'ils ont décidé, dans la contre-nature, avec une mode de sélection qui était un peu chiquée, mais ce n'est pas très grave, de leur point de vue. Et donc, au moins, ils ont décidé qu'ils auraient une campagne. Ils ont lancé leur programme qu'ils ont. L'avantage, j'ai posé, ils ont un programme un peu ancien, donc il est déjà là. Il suffit de le réactualiser tous les cinq ans, l'avenir en commun. Et donc, ils ont une organisation. La dernière réactualisation, c'était 2025.
À Skip, il y avait une plateforme pour... Oui, tu peux proposer, je crois. Oui, mais il n'y a encore que quelques semaines. Amusez-vous chez vous. Allez mettre vos propositions. Et au moins, ils ont le truc, ils savent qui est leur candidat, ils ont quand même une base programmatique à peu près là, ils y vont. Et les autres ne peuvent pas aligner ça en face. Non, les autres ne peuvent pas aligner ça en face.
J'ai l'impression, vous me dites ce que vous en pensez, mais j'ai l'impression que le reste de la gauche, pour l'instant, la seule technique qu'ils ont, c'est de multiplier les candidatures pour exister. Et de dire que Mélenchon perdra au second tour. Et de dire que Mélenchon perdra au second tour, que ce n'est pas le choix stratégique, etc. Ça, c'est la réponse stratégique à l'argument stratégique du vote utile. Ça, c'est dans toutes les présidentielles, évidemment. Mais ce n'est pas exceptionnel.
Moi, je n'ai pas été non plus soufflé par ce meeting qui confirme qu'ils savent faire des gros meetings, ils savent les remplir, ils savent même affrêter des cars pour remplir s'il y a besoin. Mais là, je pense qu'il n'y avait pas tellement besoin. Même dans le métro, c'était pénible d'y aller, c'était compliqué de ce que j'ai entendu et tout. À l'attrait, c'est toujours pénible. J'ai envie de dire, ils ont toujours su faire ça, particulièrement pour les campagnes électorales. Moi, ça ne me paraît pas être un signe fort que cette fois, c'est différent de d'habitude.
Je trouve que les 300 000 signatures en ligne, ça, c'est plus important et c'est un signal plus fort que, en un, ce n'est pas comme la dernière fois, les gens ont l'air d'être un peu plus investis.
Je reviens sur ce que je disais, sur le fait que là où c'est impressionnant, c'est en miroir de ce que fait le reste de la gauche qui est un foutu de savoir comment elle va s'en sortir. On n'a aucun processus de désignation clair. Le PS est en train de se noyer dans ses propres processus internes. Et en face de ça, Jean-Luc Mélenchon, il fait un giga-meeting. Bien sûr.
Mais tu veux toujours dire du mal du reste de la gauche. Tu veux toujours dire du mal du PS. Non, mais la réalité... Ça me démange. Ce n'est pas toi qui ferais ça, Jules. Non. Non, non, moi je reconnais. La réalité, qu'on soit d'accord sur le fond ou pas avec ce que proposent les filles, peu importe. La stratégie qui est menée par le parti depuis des années désormais est la seule stratégie gagnante à gauche.
À la présidentielle, il faut préciser. Pas que ! Franchement, sur les municipales,
ils ont quand même réussi un certain nombre de gros coups. On peut le dire. Ils ont 100 fois moins de mérite que le PS. Pardon ? Ils ont 100 fois moins de mérite que le PS. Non, mais le PS, c'est la prime au sortant pour beaucoup quand même. Justement. Ils sont là depuis 100 ans. Exactement. Non, mais franchement, il faut le dire. Moi, ce que je constate, c'est qu'aujourd'hui, il y a un parti à gauche en France, on en dit ce qu'on veut, qui bosse. Et c'est la France Insoumise. Ils réussissent quand même à chaque fois à faire effectivement des gros meetings. Ils sont présents sur le terrain. Énormément présents sur le terrain.
Distribution de tracts notamment.
Mais ouais, ils arrivent à mobiliser.
Un an d'une présidentielle, c'est rare.
Ils bossent, quoi. Je ne dis pas que les autres ne foutent rien. Mais c'est vrai qu'en tout cas, en termes de stratégie, on comprend qu'il y a une certaine lisibilité qui manque ailleurs.
Et puis, ce n'est pas tant qu'ils bossent, c'est qu'ils bossent et ça marche. En plus. C'est ça le truc, c'est qu'il y a des résultats. Mais tu sais,
il n'y a pas de fumée sans feu, je veux dire.
Je suis d'accord, mais il y a d'autres parties.
Tu vois comment c'est le zbeul chez les Verts ? Oui,
mais ce n'est pas pour autant que je dirais que les Verts ne bossent pas. Oui, des fois, il y en a qui bossent. Ils ont leur process, ils ont leur fonctionnement, etc. Avec toute la chaleur que ça génère.
Je ne veux pas dire que les Verts ne bossent pas, mais ce n'est pas des acharnés, quoi. Bah ouais, avec leur thémat de chat. Non, non, non, pas du tout. Et puis, il v'y a que je fais un vote et puis j'attends le vote d'après.
Et puis en attendant, c'est une spéculation entre différents éléments. C'est-à-dire que la France Insoumise a un programme, un candidat, pas d'embrouille interne parce qu'il n'y a pas d'espace pour avoir des embrouilles.
Bah oui, au moins, ça c'est réglé. Comme dirait l'autre C carré
à défaut des démocratiques. Et tout ça fonctionne ensemble. Là où l'UPS, ils nous ont dégainé un programme qui a été bossé par Chloé Rydel. Rappelez-vous, on en avait parlé sur Bexit. On l'embrasse. On l'embrasse évidemment, mais programme d'UPS, oui, mais il y a qui pour le porter ? Ah bah c'est compliqué, on ne sait pas. Mais c'est là où je vais dire,
méfiez-vous, LFI, ne glissez pas de l'incarnation à la starification. Voilà, ce sera mon mot du soir. Non, ce n'est pas l'argent, ce n'est pas trop l'argent. Il n'y a pas de risque. L'UPS, ils n'ont pas de problème de starification. Ça n'est pas du tout le problème. Je trouve qu'il y a une grosse différence entre LFI et le reste de la gauche. C'est-à-dire que le reste de la gauche est là à penser en termes de part de marché électorale, quoi d'habitude ? Là, moi, je vais me situer plutôt là pour parler plutôt à ceux-ci, ceux-là. On a vu la note interne de Glucksmann, mais je pense que c'est un petit peu pareil.
Je pense que les communistes, ils attendent à ce que les vieux communistes votent pour eux. Ils ont déjà un peu, on va en parler sans doute tout à l'heure, mais ils ont déjà un petit peu visé qu'ils vont plutôt viser les ruraux, parce que de toute façon, ils sont un peu grillés. Je veux dire, même leur maire de banlieue ont dit qu'ils seraient plutôt branchés LFI parce qu'ils tiennent à leur siège de maire de banlieue et que maintenant, ça vote LFI chez eux. Et il y a eu un accord en Seine-Saint-Denis en plus avec LFI. Bref, la différence, c'est que LFI crée son électorat.
Mais vraiment, c'est-à-dire, ils retournent leur électorat, ils le créent, ils le labourent, ils sont là à dire aux gens vous nous retournez tout le monde là, mais pas seulement dans les quartiers populaires. Il y a vraiment l'idée de dire aux jeunes, tiens, Nouvelle-France, les jeunes, les jeunes, vous allez dire à vos grands-parents, vous allez dire à vos parents que ça, c'est la candidature dont on a besoin, nous, notre génération. Et ils essaient de créer un espace au forceps et en allant chercher chaque voie avec des militants motivés et la différence, c'est qu'ils y vont pour gagner. Et les autres, ils essaient d'hériter d'un électorat déjà existant. Et les autres, c'est les losers.
Et les autres parlent d'un électorat déjà existant en essayant de gérer leur part de marché électoral pour refaire un peu le rapport de force à gauche, inverser le rapport de force. Et au final, la gauche ne gagne jamais. Et c'est des gens qui ne partent pas dans l'esprit de faire gagner la gauche. Ou si la gauche gagne, ce sera malgré eux. Il y a un truc un peu dans la mystique de LFI, parce que chaque parti a un peu des mythes comme ça. Pour eux, c'est la remontada de fin de campagne. Et donc, ils ont eu ce coup d'air en 2017, en 2022, qui effectivement a eu lieu. C'est un mélange de mobilisation, des abstentionnistes, de votes utiles, etc.
Et il se trouve que cette fois-ci, ils partent en fait à un nom de la présidentielle avec un socle pas trop mauvais qui est au-dessus des 10%, qui n'est même pas loin des 12, 13, 14% selon les sondages. Et donc, en fait, ils se retrouvent un peu surmobilisés parce qu'ils se disent si, en fait, on part à 5 points de plus maintenant, qu'est-ce qui pourrait arriver si on a à nouveau la remontada ? Alors, je ne sais pas si ce sera le cas parce qu'effectivement, le socle de gauche, lui, il y a 30%, il ne bouge pas, donc on ne pourra pas capitaliser infiniment.
Mais c'est vrai qu'ils ont ce truc-là de, comme ils y croient beaucoup et qu'en plus, ils ont des signes que ça se réalise et effectivement, les Européens ont montré qu'il y avait quand même un socle de 10% de gens sûrs, on va dire, pour LFI. Maintenant, tu disais, qu'ils vont chercher les gens, les gens qui sont bien sédimentés LFI maintenant. Donc, c'est vrai qu'ils y croient et c'est pour ça que ça mobilise et après, ils ont aussi des façons de se montrer. C'est pour ça qu'ils ont prévu 10 000 personnes. Alors, on sait très bien qu'il y aurait plus de 10 000 personnes à ce final.
Il y a un effet de montrer le succès mais il faut bien dire qu'eux, ils savent qu'à l'heure hectorat, ils savent où chercher et les autres, ne sachant déjà pas s'ils auront leur propre candidat à la fin, sont un petit peu ennuyés. Ils essaient de faire voter plus de gens en se basant sur l'hypothèse qu'il y a des abstentionnistes à aller chercher. Tristan Haute qui commence à dire que oui, chez les abstentionnistes, tu vas trouver des gens dans des conditions économiques, dans des conditions culturelles propices à un vote Mélenchon mais qui souvent ne vont pas y aller. Là, il faut aller les chercher. C'est la stratégie
qui a été théorisée par Jean-Luc Mélenchon en 2017-2018 après le premier tour de 2017 de dire que les voix qui nous ont manquées se trouvent chez les abstentionnistes dans les quartiers populaires.
Pas seulement dans les quartiers populaires, chez les abstentionnistes, c'est-à-dire chez les jeunes aussi. Oui, chez les jeunes aussi. Les jeunes, ils ne votent pas tant que ça. Les jeunes abstentionnistes dans les quartiers populaires
sont très souvent les mêmes. Mais donc, c'est une stratégie qui est pour le coup la machine insoumise se met au service de cette stratégie et pour l'instant, ça montre, comme tu l'as dit, des fruits intéressants. Je voulais vous faire réagir à une déclaration de Mélenchon au cours de ce meeting. Je cite, la primaire est finie. C'est nous qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne. Ceux qui n'ont aucune chance d'accéder au second tour devraient se garder de nous empêcher d'essayer de le gagner. Qu'est-ce que vous en pensez ? Mais encore.
Oui, évidemment. Forcément. C'est un moment quand tu parles de... Et puis après, tu as...
Il a raison ! Il a raison !
Il est insupportable ! Il est insupportable ! Non, mais ils n'ont pas tort d'essayer. C'est-à-dire qu'effectivement, là, il est acquis qu'ils ont une possibilité de se qualifier au second tour. Je ne sais pas si elle est énorme, mais en tout cas, elle est là puisque, de toute façon, il y a peu de gens à part un candidat éventuel un petit peu unis d'un centre qui s'unirait un petit peu plus que maintenant qui pourrait l'en empêcher. Effectivement, leur gros enjeu qui reste vrai, c'est d'arriver à gagner ce second tour, donc de dépasser l'esprit de socle de gauche à 30%. Et donc, après, effectivement, il ne suffit pas de le dire qu'il faut essayer.
Il faut vraiment mettre une stratégie pour le mettre en place, mais au moins, ils n'ont pas tort de dire qu'ils veulent essayer. Mais évidemment, enfin, je veux dire... On dit des évidences ! Si tu essaies de dire un truc, il faut que tu essaies plus fort. J'essaie effectivement de dire un truc, mais j'ai du mal à le formuler parce qu'on est pressé par le temps. Mais du coup, ça me met la pression, je n'arrive plus à parler.
Il n'y a pas de pression, là, t'inquiète.
Pour être... Pour prendre un peu... Enfin, faire un petit pas de côté, disons. Il n'est pas faux que finalement, 2022 nous a quand même un peu appris ça. Les législatives nous ont quand même un peu appris ça. Aujourd'hui, la principale force mobilisatrice à gauche en France, c'est LFI. Et peut-être, effectivement, qu'on gagnerait qu'on gagnerait à, dès à présent, une irma force pour emporter cette fucking présidentielle. Et qu'on ne se retrouve pas avec l'ERN ou... Je ne sais pas, moi. Dans les jours à venir... Je m'interroge, je ne dis pas. Et je comprends par ailleurs les réticences de celles et ceux qui préfèrent avoir un processus démocratique, etc.
La question que je pose, c'est, il nous reste un an, qu'est-ce qu'on fait ? Soit vous vous mettez d'accord sur la primaire, on y va, allez, allez, on y va, mais là, il va falloir se sentir les doigts, les gars. Un grand homme,
un jour, un grand homme, un jour a dit, il s'appelait Jean-Luc Mélenchon, la gauche, quand elle a gagné, il y a toujours eu plusieurs candidats au premier tour, je ne vois pas le problème.
Oui, mais il y a aussi une époque où la gauche était à 40-45% de manière générale. C'est exactement ça, là, on parle d'un camp politique qui est faible depuis 10-15 ans, la gauche est faible électoralement en France. Mais d'où la nécessité de s'unir le plus rapidement possible. Il y a une urgence absolue. Surtout, tu peux dire aussi aux autres partis de la gauche, écoutez, il va y avoir des désistements individuels, enfin, il va y avoir des ralliements individuels ou par petits paquets qui vont aller vers Mélenchon depuis le Parti communiste, depuis les écologistes et peut-être ailleurs. Mais si. Pas le PS. Ah, depuis le PS, c'est le plus compliqué, mais bon.
Depuis Place Publique, c'est sûr. Depuis Place Publique. Le monde des citoyens. Donc, il va y avoir des ralliements, il va y avoir... Mais dites-vous bien que si Mélenchon gagne et si la gauche obtient une majorité au Parlement, parce qu'on ne sait jamais, on ne sait jamais, on ne sait jamais. Quand même, quand on en arrive là aussi, c'est plus gagnable la présidentielle que les législatives, mine de rien, j'ai l'impression. Donc, si la gauche gagne... Ah, tu crois ? Oui. Je pense qu'on va avoir... Enfin, je pense qu'il est évident que vos socialistes, vos communistes et vos écolos préférés seront dans le gouvernement. Surtout ceux qui ont été gentils avec Mélenchon avant.
J'ai eu une vision. Évidemment. J'ai eu une vision. Peut-être que Jean-Luc Mélenchon ne m'a pas remporté la présidentielle. Peut-être. Je ne sais pas. Mais peut-être. Peut-être qu'il ne gagne pas. Mais, quelqu'un, horrible, horrible personne gagne. Vous me suivez là. Et ensuite, il y a des législatives et c'est la gauche qui remporte la législative. Ça serait stylé aussi. Ça n'existe pas. Ah ! Le NFP a remporté les dernières élections. Par de loin. Après, s'il y a 50% des gens qui sont prêts à voter Bardella, il n'y a pas 50% des gens qui sont prêts à voter à gauche ou l'isolative après. Si, s'il y a une mobilisation dans le pays. Oui, bien sûr. Si vous voulez.
Face à l'urgence, face à la peur. Après l'urgence où les gens se sont dit l'urgence, mais après le second tour.
Si vous voulez des scénarios rigolos, sur ma chaîne, les habitués du tchat le savent. On a une théorie. C'est le budget est absolument impossible à adopter cet hiver. C'est possible. à cause du dérapage budgétaire, du mur de la dette, etc. Dissolution de l'Assemblée nationale avant la présidentielle.
Pas, pas, pas. C'est possible, ça ?
C'est totalement possible. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les partis de gauche doivent se mettre d'accord avant la présidentielle.
Eh bien, faites-le maintenant ! Je les pense capables de faire une alliance législative et pas la présidentielle. Oui, c'est possible, ça. Rien que pour le fun, tu vois.
Mais du coup, ça va changer l'ambiance de la campagne. Ah bah oui. Ah bah oui, non, si, si. On n'a pas parlé de Ruffin.
Bah, pas encore. On a encore le temps. Il n'y a pas grand-chose de neuf du côté de Ruffin, quand même. Gilles, elle est au Puy-du-Fou pour son émission France 2. Ah bah super. Ah bon ? Il a dit on a des plus déserts. Ah bah ça s'arrange.
Je note que Manuel Bompard, pour revenir sur ce que tu disais, Léa, Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise, donc a tendu la main aux écolos et aux communistes en évoquant un accord législatif et des places dans un éventuel gouvernement insoumis. Eh bah voilà. La question, c'est comment est-ce que cette main tendue est reçue du côté des écolos et des communistes ? Sachant que la contrepartie de l'accord, évidemment, c'est se ranger derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Bien entendu. Tiens donc.
Bon, il y a une force d'inertie des partis qui veulent... Voilà, c'est assez terrible. Mais ils représentent quand même plus grand-chose de ce qui se passe dans la société, si ce n'est dans les collectivités territoriales et leurs administrations respectives. Mais enfin, dans ce qui se passe dans le pays, ils représentent quand même plus grand-chose. Donc, je pense que des élus un petit peu malins se disent que la force va à la force, comme dit Jean-Luc, et qu'ils vont finir par se rallier, peut-être pas tout de suite. Enfin, ça va se faire, doucement.
Mais la question qui se pose quand même, c'est que les partis, bon, ça n'est plus terrible, mais n'empêche que c'est des militants et c'est du pognon. Donc, c'est des gens qui peuvent mettre au service. C'est des trucs qui peuvent mettre au service. Plus beaucoup de militants quand même. Plus beaucoup de militants, mais le PCF qui s'effondre, il reste à 30 000 personnes. Oui, oui, j'ai vu. Qui en plus vote Roussel après en majorité parce que c'est le vieux PCF à l'ancienne. Et donc, bon, c'est 30 000 personnes. Je pense que les filles ne seraient pas contre les avoir éventuellement avec elles pour aller tracter, etc. Comme ça a été le cas pendant le Front de Gauche en 2012 et 2017.
Je crois que ça n'a pas laissé un bon souvenir au PCF, le Front de Gauche, précisément. Non, mais pour le coup, tous ceux qui se sont barrés sont déjà barrés. La plupart du temps, tous les groupes d'actions insoumis proches de chez vous, vous pouvez aller sur la plateforme Action Populaire, voilà, les gens militaient, les chats, les chats. Et vous allez voir que dans votre groupe d'action, il y a forcément un, deux, trois anciens du PCF, du PCF jeune ou même des vieux. J'en ai déjà vu des vieux aussi. Il y en a plein qui sont en fait déjà barrés.
Ça ne leur parlait pas la ligne Roussel des gens qui disent moi je veux la gauche au pouvoir, je vais avec Mélenchon, je vais aider les insoumis plutôt.
Ce qui s'est passé avec Roussel effectivement au PCF, je te rejoins sur le fait que les communistes hostiles à la ligne Roussel qui étaient les communistes favorables plutôt à l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon se sont barrés du PCF pour rejoindre Roussel au cours des dix dernières années en fait.
C'est fait. Oui mais c'est vrai mais le PCF reste aussi le parti le plus riche de France. Oui ça c'est vrai. Qui a le meilleur, qui a le plus gros patrimoine. Énorme trésor de guerre. Voilà, énorme trésor de guerre. Évidemment, ils ne peuvent pas tout dépenser pour une campagne présidentielle parce que ça rend des limites de compte mais à un moment donné, si tu es un parti qui veut chercher plus loin, qui veut avoir une énorme campagne, tu as besoin d'aller chercher au-delà de leur garde un peu gazeuse des insoumis même s'ils sont structurés depuis le temps.
Les écolos de leur côté sont divisés. Tondelier attend la décision du PS sur la primaire qui aura lieu le 9 juillet au plus tard. Sandrine Rousseau veut faire alliance tout de suite avec la France insoumise et Delphine Bateau est candidate pour sa pomme en dehors de la primaire.
C'est comment son parti ?
Pomme bio. Génération écologique. Ah ouais, génération écologique. J'ai un doute. Si, si, si. C'est ça. Donc voilà, les écolos sont divisés. J'ai cru comprendre que Marine Tondelier avait l'intention de réunir les instances dirigeantes du parti pour prendre une décision avant le 11 ?
Pour valider une feuille de route.
Pour valider une feuille de route. C'est vrai en plus. Non mais oui, c'est comme ça que ça fonctionne.
Le PS donne sa décision le 11 juillet ?
Le 9 juillet.
Le 9 juillet, pardon. Et la primaire est censée avoir lieu quand ?
Le 7 octobre. Non, pas le 7. Oula, sale date. Justement, ils ont pris une autre date. Non, oui. Mais début octobre, début octobre.
Alors, sachant que pendant ce temps-là, t'as Glucksmann qui fait pression sur le PS pour qu'il n'y ait pas de primaire qui lui dit il faut que ça se règle dans les instances et qu'il va être en discussion parce que lui, vous savez, il s'est donné trois mois. Il s'est donné l'été pour se rendre indispensable, incontournable. Moi, je pense que ça n'a pas tellement marché. Mais en attendant, il discute avec le PS pour que le PS ne s'engage pas dans ce processus de primaire. Ce à quoi Olivier Faure a répondu avec un processus de double vote. D'abord, on vote pour savoir si on va à la primaire. Mais t'en voulez pas, on t'en fait deux, tiens. On vote à la primaire.
C'est-à-dire que c'est effectivement ça l'espèce de truc. Je vais vous citer Olivier Faure. Dans un premier temps, les militants, celles et ceux qui se reconnaissent dans l'espace de la gauche socialiste et social-démocrate, seraient amenés à désigner leur candidat. Et dans un second temps, ce dernier prendrait part à un départage ouvert au reste de la gauche démocratique et écologique. Ce que ça veut dire, c'est qu'il ouvre la porte à Glucksmann, en tout cas à toute la partie droite du Parti socialiste. Il désigne un candidat.
Puis, on croise les doigts pour que ce candidat accepte que sa candidature qu'il vient de voir légitimée soit soumise à nouveau à un processus de légitimation démocratique. Je n'y crois pas un quart de seconde. Surtout pas si c'est Raphaël Glucksmann. Parce qu'il y a un truc qu'il ne faut pas oublier avec Glucksmann. C'est que Glucksmann ne veut pas entendre parler de primaire. Il ne veut pas entendre parler de primaire. La réalité, c'est qu'il ne peut pas faire campagne sans le Parti socialiste. Il a besoin de l'appareil du PS. Il a besoin du poignet du PS. Il a besoin de tout ça. Donc, Glucksmann ne peut pas non plus se permettre de faire ça sucrer. Non.
Il est un peu obligé de reconnaître que le PS... Ça sucrée. Non, je ne sais pas. Ça m'est sorti comme ça. Je vais regarder sur Internet si ça existe. Et donc, Glucksmann, il va peut-être devoir se soumettre à un processus dont je ne connais pas encore la tronche à l'heure actuelle d'une manière ou d'une autre. Est-ce que c'est un vote des militants PS ? Est-ce que c'est un truc d'acclamation par le Conseil national ? Je ne sais pas. Mais il ne peut pas se permettre de dire non et d'attendre tout simplement que le PS se mette à son service.
Il veut régler ça entre hommes en parlant aux dirigeants et en disant non, mais vous me désignez-moi. Vous voyez bien. Il attend des bons sondages pour arriver à la discussion en position de force. Sauf que je ne sais pas ce que lui donnent les sondages pour l'instant. C'est quand même trop mal.
C'est pour ça, d'ailleurs, c'est l'argument central de Glucksmann. C'est de dire je suis le meilleur espoir du reste de la gauche pour battre Mélenchon. Alors, il a même dit plier Mélenchon. Oui, mais mollo, l'ami. Tranquille, tranquille. Le plier, je ne sais pas. C'est un peu comme je vais les plier. En fait, il a dit ça. Il a dit je vais les plier un peu de la même manière que je les ai pliées aux Européennes. Et moi, je ne suis pas tout à fait d'accord. Certes, il a fait un meilleur score pour la France en soumise aux Européennes, mais il a fait trois points de plus. Ce n'est pas non plus ouf comme pliage. C'est un petit pliage. C'est une avancée. C'est une avance.
Il a gagné, disons, le match à gauche. Mais de là...
À quel moment on se base sur les Européennes pour déterminer les résultats d'une présidentielle et la stratégie d'une présidentielle. Eh bien, les gens font bien ce qu'ils peuvent. Certes. Jadot avait fait pareil. Il s'est pris une énorme claque. Oui, Jadot avait fait une énorme claque. Il était arrivé en disant maintenant c'est les Verts les chefs de la gauche et la présidentielle. Ça a été la fin des Verts.
Moi, je pense que Glucksmann, son problème vient en partie de sa gauche, mais vient aussi un petit peu de sa droite parce que sa capacité à aimanter un électorat venu du macronisme dépend aussi de l'incarnation du macronisme. Gabriel Attal, je vous emmène très délicatement J'ai pas fini s'il te plaît
sur le PS. On revient sur le PS ou pas ?
Vas-y, vas-y, si tu veux. François Hollande ! François Hollande, point interrogation pour l'instant.
François Hollande ! Non, non, non !
La théorie de Ribot, je suis à peu près d'accord avec lui, c'est qu'à la fin ça va se régler entre Hollande et Glucksmann parce que Hollande est extrêmement habile politiquement et capable d'emmener derrière lui tout un tas de cadres socialistes et de faire s'affronter les deux géants.
J'ai envie de voir ça moi une primaire Hollande Glucksmann et ils se battent sur un débat on sait pas quoi un débat sur Baxit Ah oui, un débat Baxit Ah oui, je reviens pas avec François Hollande On a déjà fait un débat PS à la fille on peut faire un débat PS Oui, mais on mettra une vue, il posera des questions à François Hollande et tout Oui, il l'a déjà fait Oui, il sera dégoûté Hollande et tout
Salut, je suis Bertille de la suite.coop partenaire de cette émission Baxit Savez-vous que sur 10 euros dépensés par les Etats européens dans le numérique c'est 8 euros qui finissent dans les poches de géants comme Google ou Microsoft Au total, c'est 264 milliards d'euros d'argent public qui vont vers des entreprises américaines chaque année Or, on le sait les multinationales du web collectent et utilisent nos données Alors face à l'instabilité politique actuelle et l'escalade de l'intelligence artificielle nos libertés sont réellement en danger La surveillance de masse n'est plus une fiction En France, un mouvement est en train de se créer pour organiser la sortie massive des GAFAM Parce qu'on ne peut plus laisser notre avenir numérique se décider sans nous et qu'il est temps d'agir ensemble pour écrire la suite Faites partie de la solution en rejoignant la suite.coop et en devenant sociétaire
Alors Gabriel Attal de son côté il a proposé la semaine dernière d'organiser une primaire du bloc central Pourquoi ? Mais oui, il l'a dit Qu'est-ce que c'est que cette proposition de Gabriel Attal ? Parce que jusqu'à présent Gabriel Attal s'était lancé avec son concurrent Edouard Philippe dans un processus qu'on appelle de primaire sauvage c'est-à-dire en gros chacun fait campagne de son côté et on fait le point en janvier 2027 sur qui est le mieux placé pour incarner l'alternative à un second tour
Bardella-Mélenchon Tu remarquas que c'est jamais le mieux placé qui propose une primaire C'est bizarre C'est par hasard Voilà Quand t'es un peu devant t'as pas trop intérêt à te faire emmener dans un débat tu comprends pas avec qui avec quoi puis après on débat de si t'es légitime ou non par contre quand t'es à 8% contre je sais pas moi combien c'est pour Philippe t'as un peu intérêt à lui grignoter les monnaies Et Boby de mon analyse A quoi ça va Non non non
ça me fait réfléchir C'est bien A quoi ça va ressembler A quoi ça va ressembler
A mon analyse Fertat sucré ce soir A quoi ça va ressembler la suite
du côté du bloc central du côté de la Macronie est-ce que ça va ressembler à quelque chose Il y a toujours une interrogation aussi est-ce que Emmanuel Macron va donner sa préférence à un moment ou pas dans cette élection présidentielle je mise sur le fait qu'il ne va rien dire Jean Castex
Jean Castex
Je mise sur le fait qu'il ne va rien dire et qu'il va préparer son tour en 2022
Non non mais vraiment il est question l'hypothèse Jean Castex Il y a un article Non mais faire dans ta folie qui dit que Macron
aime bien Jean Castex et il réfléchit
Mais Marc Andeveld journaliste bien connu va plus loin pour lui pour Marc Andeveld il dit Macron en fait il voudrait bien placer Jean Castex un petit peu dans une hypothèse Poutine Medvedev c'est-à-dire
Ah ! Habile !
Comment ça habile ? Il n'est jamais écrit il n'a jamais été écrit parce que Macron ne peut pas se représenter mais Macron pourrait tout à fait être Premier ministre Je crois que tu as trop d'égo pour ça Oui peut-être c'est un petit peu c'est peut-être un peu humiliant Dans un certain point de vue
j'ai hâte parce qu'il sera obligé d'être précis cette fois-ci
Par contre ce qui est dit c'est que en effet son poulain c'est Castex parce que c'est le seul qu'il n'a jamais trahi c'est le seul qui dit pas de mal de lui contrairement à Attal Il dit rien C'est pas un homme politique c'est pas ça Si c'est un poétique mais poétique des trains poétique du métro Non c'est quand même un politique Oui il était lui maire de Prades Maire de Prades quand même Il le dit comme ça L'idée c'était qu'éventuellement Vous avez vraiment aucun respect pour la personnalité politique Au pire en fait Macron n'a pas envie d'avoir un successeur Il n'a pas envie que ce soit ni ce petit con Gabriel Attal ni ce connard d'Edouard Philippe Non mais Macron il parle comme ça Il parle comme ça Et donc Il se dit Jean Castex ça foutra un peu la merde Je suis dégoupillé Jean Castex dans les pattes Bien Bravo c'est magnifique Encore encore Donc c'est ce que dit Marc-Andevel Il dit qu'il y a une hypothèse dans laquelle il n'est pas dit que ça aille très loin ce plan Mais il n'est pas dit que Macron d'une manière ou d'une autre n'essaye pas d'emmerder les deux autres successeurs Moi je suis d'accord
avec une partie de l'analyse Je ne pense pas qu'Emmanuel Macron ait intérêt à la défaite trop humiliante de son camp à l'élection présidentielle Mais je pense qu'Emmanuel Macron n'a pas envie non plus d'apporter son sponsor à quelqu'un qui va perdre parce qu'il veut rester vierge de toute défaite électorale pour pouvoir revenir en 2032 comme un sauveur après 5 ans de Bardella
Mais exactement surtout si son camp perd c'est lui qui revient après Exactement Si son camp gagne tout le monde va pas faire autre chose Et on va tous voter Macron en 2032 au second tour Mais la question c'est quelle est la capacité de Macron à se faire obéir par les cadres d'ensemble aujourd'hui Justement il peut juste se faire obéir par Jean Castex Donc Jean Castex peut obéir Attal qui a quand même mis sous coupe Renaissance Horizon qui est littéralement dédié à Édouard Philippe Le modem on s'en fout Voilà Donc à un moment donné qu'est-ce qui reste comme force loyale à Macron Le modem on va voir avec notre invité Il a quand même oui s'il veut Il a quand même vexé Philippe Attal Bon Il n'y a plus quand tu n'as plus que Jean Castex qui ne t'a pas désobéit C'est grave Voilà C'est grave Après il n'obéit à personne Jean Castex Non Il est très sage Apparemment il voulait foutre Jean Castex aussi à la place de Le Cornu Il voulait le mettre partout en fait Plutôt que Le Cornu à la place de Brigitte Castex a refusé
Si on regarde si on prend un petit peu de recul et qu'on regarde regardez on vous a fait une infographie des candidats à l'élection présidentielle C'est beau ça En vert il y a ceux qui sont déclarés officiellement en orange c'est ceux qui sont pressentis Georges Luxman on se doute bien qu'il va être candidat Je ferais bien Il en manque Il en manque sûrement notamment ce qu'on appelle pardon de manière un peu méprisante mais des petits candidats Il y en a certains qu'on n'a pas rajouté mais on voulait vous montrer cette infographie pour poser quelque chose qui est qu'un an de l'élection présidentielle
C'est pas pour les Daltoniens par contre Jamais vert et orange Ah ouais mais vert et orange c'est pas bon Bah non c'est les pires couleurs Je verrais bien Sarah Knafou à la place de Zemmour Une petite traixion
là au pays de
Et Karim Boimran
à la place de Raphaël Luxman évidemment Je le vois tous les jours Il nous manque Karim on a oublié Karim Mais il est là
Karim Boimran il est au dessus Ah il est là Mais oui il est déclaré
Karim Boimran qui sera notre indité politique dans la deuxième partie de cette émission Personne le respecte Qu'est-ce que je voulais dire On a une inflation du nombre de candidats à l'élection présidentielle 25 officiellement déclarés à ce stade Qu'est-ce que ça dit de notre paysage politique T'en as parlé un petit peu Émilien Oui j'ai juste fait
une carte blanche de 3 minutes dessus mais c'est pas grave On me respecte On me respecte de toute façon Bah la polarisation
La tripolarisation
La tripolarisation La 25
Parviens dans le micro
Non non non Bah ça dit que tout le monde essaie de sauver ce pays En gros tout le monde est dévoué
Tout le monde cherche le sauveur
Non mais bien sûr tout le monde se sent un peu habité par une cause Je trouve ça super émouvant Je suis contente de voir qu'il y ait autant de gens qui souhaitent nous sortir de la merde Moi ça me touche
Toi t'as regardé le beatstick de Gabriel Attal T'en as pensé quoi ?
Non j'ai pas regardé
Je peux pas Moi j'ai vu des boues
J'ai vu ouais des boues mais franchement je peux pas D'accord On s'est battu parce que t'as trouvé que Gabriel Attal était très de gauche sur l'école Jean En vrai J'ai vécu le
Gabriel Attal dans son disque pardon Gabriel Attal ancien premier ministre actuel président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale qui soutient le corps nu dans son discours de candidat à l'élection présidentielle nous a expliqué que lorsqu'il y a une baisse démographique dans les écoles il faut en profiter pour maintenir le nombre d'enseignants pour améliorer le taux d'encadrement Waouh Moi j'ai bugué complètement je me suis dit mais c'est l'inverse
Parce qu'il faut les mater les gamins Est-ce que maintenir égal le nombre d'enseignants est vraiment une proposition extrêmement de gauche je ne sais pas
En tout cas c'est exactement la position de la gauche dans l'hémicycle depuis des semaines toutes les séances de questions au gouvernement qu'on s'est coltiné sur ma chaîne on a entendu la gauche taper à bras raccourcis sur le gouvernement en leur reprochant les fermetures de classe Gabriel Attal qui rejoint la gauche en disant c'est vrai que les fermetures de classe c'est pas ouf faudrait qu'on arrête ok intéressant
je trouve ça fou
mais ok dont tact
c'est son positionnement Macron original l'original Macron il fait vraiment du en même temps et quand tu l'écoutes on a bien vu aujourd'hui
il fait du en même temps ça c'est vrai vraiment je suis d'accord avec toi sur le fait que Gabriel Attal c'est vraiment le revival de 2016-2017 de ce dépassement de on va travailler ensemble main dans la main là où Edouard Philippe assume beaucoup plus le côté droite droite et centre il le dit comme ça mais pour dire c'est cet espace RPR c'est cet espace un peu UDF aussi cet espace européen libéral autoritaire c'est pas le bon nom
un peu conservateur
jupéiste montain très très jupéiste en réalité
vous allez prendre cher donc voilà et ça fait du bien quelque part un petit revival de Macron un petit revival de Juppé enfin ça c'est ce dont on a besoin moi le meeting d'Atal le meeting d'Atal je l'ai vécu à travers vous en fait ah oui
tu peux me tutoyer tu sais
la conversation WhatsApp ah oui moi je regardais le meeting et je me suis dit merde j'ai envie de partager parce que là je suis à un moment extraordinaire vraiment je regardais le meeting d'Atal tout seul j'étais dans les transports et je me dis merde avec qui je vais pouvoir partager ça ah bah tiens backseat allez hop eux doit bien y en avoir qui regardent ça et en effet vous étiez en train de le regarder aussi donc pas toi Léa mais j'étais pas tout seul
on a une conversation WhatsApp absolument
on a débriefé mais franchement j'ai vécu un bon meeting ça m'a vraiment rappelé les grands messes macronistes d'origine où les trucs animés par putain je sais plus son nom il était chauve aussi enfin bon bref les trucs de macronistes qui ressemblent toujours il y a beaucoup de chauves en vrai les scures c'est pas Jean-Denis Baron j'allais dire les scures mais tu vois
ça fait partie des raisons pour lesquelles j'aimerais bien interviewer le gendre j'aimerais bien interviewer Gabriel Attal précisément pour l'interroger là dessus sur ce revêt Stanislas Guérini qu'est-ce qu'il te vient
je sais pas attends je vais regarder je sais pas si il n'a pas perdu tout le monde s'en fout ah non il n'a pas perdu je crois oui oui et tu m'invites ou c'est mon député Gabi d'accord oh bah super et donc il y avait une ambiance truc d'entreprise en fait séminaire d'entreprise où tu sens bien que dans la salle tout le monde est obligé d'être là pour d'une manière ou d'une autre le public y compris il y a des gens qui sont sortis j'ai vu des interviews à la sortie du truc ils étaient assez confus ils n'avaient pas retenu grand chose moi ce que j'ai retenu quand même c'est qu'il reste toujours hyper pro-business il faut libérer les énergies il y a trop de charges on a démarré avec un patron le patron de lunettes pour tous qui était là il faut qu'on puisse entreprendre dans ce pays il faut libérer les énergies je me dis frère là vous avez fait quoi depuis 10 ans vous n'avez pas libéré assez les énergies ils n'avaient pas pété assez le droit du travail ils n'avaient pas donné assez d'allègements de charges et de je ne sais quoi donc bon c'est vraiment le macronisme de base quelque part c'est frais c'est robotique certes c'est mécanique c'est insincère mais ça a son charme pour qui aime le monde de l'entreprise et vraiment le Macron d'origine on a Malek dans le chat
qui débarque au moment où on est en train de parler de Gabriel Attal j'espère que t'es content on aurait voulu que tu sois sur le plateau
c'est vrai qu'un meeting d'Attal c'est un peu une ambiance de before backseat pardon je sais
je vais enchaîner je vais enchaîner je vais digérer ça donner de l'argent mesdames et messieurs on va continuer quand même dans l'actualité juste pour que vous sachiez
il ne fait plus rien Guérini il n'a pas été rélu en 2024 on l'embrasse Stanislas
on t'embrasse on enchaîne évidemment l'autre actualité qui a défrayé la chronique ces dernières semaines ces derniers jours c'est Liana 11 ans retrouvée mort quelques jours après sa disparition à la sortie de son collège dans le Gers le principal suspect dans cette affaire était déjà visé par une plainte pour viol sur mineurs l'an dernier sauf qu'il n'a pas été entendu par la police ça provoque un scandale une défiance envers la justice aussi il y a eu des mobilisations des marches blanches c'est quoi les réactions politiques suite à cette affaire que vous avez entendue ?
parce que dans le paysage il y a eu un petit peu il y a eu un peu de tout ça a été très tendu à l'Assemblée nationale sur des positions de gauche qui dénoncent le manque de moyens de la justice sur des positions de droite qui dénoncent le laxisme sur des positions du centre qui disent qu'il faut travailler ensemble main dans la main et dépasser nos différences
moi ce qui m'a choquée de la part notamment de la droite mais pas que aussi en la personne notre ministre de la justice c'est à quel point l'institution judiciaire a été encore une fois prise pour cible de la part des politiques et malheureusement ça devient vraiment quelque chose d'assez régulier on prend pour cible l'état de droit les magistrats et magistrates voilà je trouve que c'est quand même très très très problématique dans un pays qui se veut démocratique et voilà c'est ma première réaction
Emilien ça a été quoi
la réaction de la droite ?
alors
dur Bruno Otaillot il s'est emparé de la question assez fermement et notamment il a repris une vieille entienne de la droite qui est le contrôle des magistrats qui a été évoqué par Léa en fait Sarkozy avait un truc qui était on va remettre de l'indépendance dans le conseil supérieur de la magistrature mais justement pour avoir un truc où les magistrats seront bien encadrés etc mais on accepte qu'en gros ils continuent à se juger plus ou moins entre eux enfin alors l'idée c'est qu'on va garantir qu'ils soient plus une forme de neutralité là il dit non ça suffit plus ils ont trop fait trop n'importe quoi donc on va mettre on va remplacer le CSM qui est quand même dans la constitution par une autre instance de surveillance des magistrats notamment le but c'est qu'il soit jugé par d'autres personnes des personnalités qualifiées quoi que ça veut dire voilà donc en gros qu'il y ait des personnes extérieures à la magistrature qui jugent les magistrats notamment pour les punir un truc un peu américain tu vois on peut les révoquer s'ils n'ont pas fait le boulot qu'on attendait d'eux et par ailleurs Darmanin lui en fait au lieu d'accepter que le ministre de la justice ne peut pas mettre les mains de toutes les affaires heureusement quelque part dans les affaires judiciaires a dit mais oui j'ai fait des directives on sort du compte Mediapart notamment qui a fait un gros dossier dessus qu'en fait ils ont envoyé des dizaines presque plus d'une centaine de directives en un an à magistrats qui n'ont plus de priorité claire parce que tu leur dis tout en même temps parce que tout est une priorité et donc ça a encore remis la faute sur un en fait ils n'ont pas fait ce que je leur ai demandé donc les magistrats deviennent en gros fautifs d'à peu près tout sans se poser la question de comment marche une enquête de combien de temps ça prend de combien de gens ça demande et notamment il y avait un billet très bien de Valérie Robert qui est une autrice féministe sur la question de la punitivité et d'à quel point est-ce qu'en fait je vois qu'il y a un fait divers et ça remonte les années 90 avec certains tueurs en série en fait on va remettre une forme de punition qui ne marche pas si bien que ça mais c'est pas important parce que ce qui compte c'est qu'on montre aux gens qu'on est plus dur c'est pas l'efficacité in fine c'est vraiment une réponse émotionnelle à l'actualité qui n'est pas effectivement toujours extraordinairement saine il y a un autre billet qui était intéressant c'était sur les blogs de Mediapart c'était Perrine Vasque qui est une ancienne journaliste de BFM TV qui maintenant travaille avec Cyril Châtelain à l'Assemblée Nationale elle est passée du côté politique très bon mot mais elle reste une observatrice avisée de ce qui se passe sur les plateaux télé et elle a noté que de manière assez spectaculaire lors de cette affaire Liana c'est vrai que dans un premier temps on a parlé des moyens de la justice on parle des plateaux de BFM TV on a parlé parce qu'en fait tout le monde sait Jean-Jacques Hurvoise ministre de la justice sous François Hollande avait lui-même parlé à l'époque d'une justice clochardisée il avait employé le terme donc tout le monde sait qu'on n'a pas assez de juges qu'on n'a pas mis assez de moyens à chaque fois qu'on met des moyens de toute façon c'est pour construire des nouvelles prisons parce qu'on a inventé des nouvelles peines pour mettre plus de gens en prison mais pour ce qui est de l'instruction pour ce qui est du nombre de procureurs du juge d'instruction par habitant etc on est complètement à la ramasse on devrait probablement avoir trois fois plus de personnel là il y a un article dans Mediapart aussi qui est sorti hier qui parle d'une asphyxie littéralement du système pas seulement judiciaire mais aussi policier c'est-à-dire que même la PJ étant sous-effectif enfin il y a un engorgement qui est terrible et que tout le monde connaît donc au départ sur les plateaux de BFM TV ils étaient un peu partis là-dessus en mode bah oui c'est parce que ce qui est choquant évidemment c'est que la justice avait des informations et puis rien n'a été fait le mec était toujours en liberté et puis c'est passé le drame donc ils étaient partis et puis Macron a pris la parole et il a fait je veux pas qu'on me parle de moyens hein me parlez pas de moyens
la raison pour laquelle il dit ça c'est parce qu'il a augmenté de 40% le budget de la justice entre 2017 et 2020 d'accord
oui oui c'est son argument à lui évidemment
on les a mis les moyens évidemment
mais ce que notait Perrin Vask c'est qu'à partir du moment où il y a eu cette sortie où Macron a dit me parlez pas de moyens moi tu me parles pas d'âge et bah derrière il y a eu les journalistes se sont alignés et ont systématiquement répété ça répété non alors le président a dit on parle pas de moyens et donc donc ils ont plus parlé de moyens littéralement on a changé de sujet on a parlé des juges on a parlé alors les responsabilités individuelles les dysfonctionnements c'est là où le mot dysfonctionnement est devenu le mot le plus cité qui a le plus tourné et on a cherché les dysfonctionnements donc c'est un article très intéressant parce qu'elle revient vraiment point par point et elle connaît le système un peu de l'intérieur assez inquiétant de voir comment la parole du président peut orienter vraiment le c'est ça le journalisme aussi le journalisme politique de cours quoi
il y a un truc que je trouve intéressant il y a un truc que je trouve intéressant c'est que Emmanuel Macron ne veut pas parler de moyens comment il s'appelle Gérald Darmanin a commencé par expliquer que ce n'était finalement qu'un dysfonctionnement qui tenait quasiment à des personnes on parle de la procureure en l'occurrence en gros c'est ça c'est juste il y a eu un bug dans un système qui n'est pas censé dysfonctionner et en même temps Sébastien Lecornu a accepté de reprendre au compte du gouvernement une proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes contre les enfants qui prévoit 3 milliards d'euros d'investissement sur 3 ans
on est sûr qu'elle prévoit vraiment ça ?
ouais ouais elle prévoit des investissements avec des créations de nouvelles juridictions est-ce qu'il a vraiment prévu de tout reprendre ?
justement je ne sais pas il a envoyé la copie au conseil d'état pour un avis du conseil d'état avant une transmission à l'Assemblée nationale donc je ne sais pas quelle est la version de la copie et surtout quels sont les engagements budgétaires que le gouvernement est prêt à faire en soutenant cette proposition de loi parce que c'est une proposition de loi qui en plus est transpartisane qui est portée si là cet été en urgence on vote une loi pour protéger les enfants il est hors de question qu'il n'y ait pas des engagements précis chiffrés budgétaires et ensuite on s'engueulera l'automne prochain sur le budget parce que évidemment ça va avoir un lien mais je trouve ça très bizarre cette manière de dire il n'y a pas de problème de moyens mais on est prêt à mettre des moyens
d'autant plus que Darmanin lui-même s'était plaint de son budget a déjà souvent dit dans d'autres occasions que la justice manquait quand même un petit peu de moyens et que par exemple sur les coupes budgétaires qu'il y avait eu parce que là il y a eu 400 millions qui étaient gelés gelés parce que donc budgétés mais gelés parce qu'on est dans la merde à cause de Donald Trump du détroit d'Hormuz et de je ne sais quoi et Darmanin avait quand même fait des pieds et des mains pour essayer de les redégeler parce qu'il sait très bien que c'est déjà tout le monde bricole n'importe comment avec beaucoup trop de dossiers par personne et tout donc il le sait et là en effet il fait le tour des plateaux en disant on va couper deux trois têtes on va voir où sont les dysfonctionnements ça n'est évidemment pas lui le dysfonctionnement évidemment donc ça c'est grosse question je suis d'accord il y a un truc qui est sorti cet après-midi que je trouve assez symptomatique je ne sais plus où j'ai vu ça je crois que c'est dans le monde le National Center for Missing and Exploited Children aux Etats-Unis avait envoyé un signalement comme ils en envoient beaucoup ils en envoient près de je ne sais plus j'ai plus les chiffres mais avait envoyé un signalement en France c'est à dire qu'il y a une agence américaine qui surveille vous savez que la France est le quatrième hébergeur de contenu pédopornographique au monde et donc les américains ont un oeil là-dessus aussi dites-vous que les américains ont un oeil sur à peu près tout ce que vous faites sur internet ils ont un oeil aussi là-dessus donc ils avaient envoyé déjà un signalement qui arrive à la PJ de Paris à l'off mine l'office qui s'occupe des mineurs l'off mine qui a été créé en 2023 par Darmanin qui devrait compter 85 officiers de police judiciaire qui n'en comptent que 40 voilà et qui croule littéralement sous les signalements qui n'a absolument rien fait de ce signalement sur ce fameux Jérôme Barrella qui donc depuis des mois était identifié en fait il y avait plein de moyens de l'identifier il y avait plein plein de moyens donc le dysfonctionnement est majeur et il est lié à un manque de moyens étant sous-effectif
en fait alors justement c'est intéressant Léa cette affaire nous fait aussi montrer le peu de considération pour les droits de l'enfant qu'on a
Oui oui oui et puis au-delà avant de revenir sur effectivement la prise en compte des droits de l'enfant de manière générale dans nos sociétés j'ai envie de dire c'est aussi la question de l'approche des cas de violences sexuelles et sexistes de manière générale avec une logique toujours très répressive très punitive là effectivement on parle beaucoup des moyens de la justice mais c'est a posteriori en fait quand le mal est fait en quelque sorte j'ai envie de dire on nous parle assez peu de moyens pour tout ce qui est prévention et autres donc ça je trouve que déjà c'est assez inquiétant que ça soit un peu absent du débat public et politique ça mériterait de le remettre sur le devant de la scène je rappelle aussi qu'il y avait eu tout un travail qui a été fait par la commission la civise je ne peux pas vous le décliner ici mais qui en gros était mandatée pour effectivement faire des propositions qui avaient sorti tout un tas de propositions une quarantaine si ma mémoire est bonne pour renforcer la protection des enfants et lutter contre ces violences qui sont systémiques dans notre société il faut le rappeler et en réalité finalement ces propositions n'ont pas été vraiment suivies des faits le juge Durand qui était figure de proue de cette commission qui était président de cette commission a été gentiment sorti sans trop comprendre pourquoi peut-être parce qu'il ouvrait un peu trop sa gueule notamment sur les moyens qui étaient mis en place pour lutter contre les violences qui aujourd'hui est beaucoup sollicité dans les médias puisqu'il a quand même une expertise très précise sur la prise en compte de la parole des victimes ce qu'il faut faire etc et la protection de l'enfance de manière générale mais il y a effectivement au-delà même comment dire de l'absence de prise en compte de la parole des victimes notamment des enfants il y a un véritable problème de rapport de domination sur finalement les enfants dans nos sociétés qui sont considérés comme des sous-humains en quelque sorte et tant qu'ils n'ont pas accédé à un rang d'adulte on ne prend pas en compte leur volonté on ne prend pas en compte leur consentement donc voilà c'est assez problématique il y a tout ça qui est nécessaire à déconstruire et c'est lié évidemment à l'éducation on a parlé des violences dans le périscolaire on a parlé des violences dans les crèches on a parlé de la maltraitance à tous les niveaux en fait et le manque de prise en compte de considération de l'enfant et des enfants dans notre pays est absolument dramatique et je pense très sincèrement qu'il est grand temps qu'on se questionne mais de manière collective sur finalement quel est notre rôle à jouer ensemble pour protéger davantage les enfants et effectivement c'est aussi une question de moyens et c'est aussi une question de volonté politique et aujourd'hui peu importe effectivement les grands discours etc etc la question de la volonté la volonté politique est absente parce qu'en réalité si on a envie de mettre les moyens pour faire en sorte de lutter contre les violences sexuelles et sexistes de manière générale faire en sorte de protéger davantage les enfants on les a on sait quoi faire il y a d'autres états l'ont fait l'Espagne l'a fait avec des résultats quand même très probants bref on a les moyens on a des propositions on a des associations qui sont qui sont expertes sur ces questions la fondation des femmes qui a sorti effectivement cette loi globale qui je pense à qui on peut faire confiance sur ces questions là on a l'expertise on a les moyens il y a juste un grand grand manque de volonté politique et pourquoi pardon et je finirai par là je soupçonne un certain nombre de dirigeants politiques d'être bien content qu'il y ait des dysfectionnements avec la justice d'être bien content qu'il y ait un certain nombre de plaintes qui soient classées sans suite parce qu'on n'a pas les moyens d'aller jusqu'au bout de certaines enquêtes etc donc voilà moi je pense pourquoi ?
parce que pour protéger un certain nombre de personnes ah d'accord on a un ministre de la justice qui lui-même a eu deux plaintes contre lui classées sans suite pour infractions suffisamment caractérisées voilà par exemple notamment infractions insuffisamment caractérisées ça veut dire faute de preuves c'est à dire qu'il n'y a pas eu les moyens de toute façon pour enquêter sur ces trucs là alors que souvent les victimes ont des preuves et pourraient en fournir mais les policiers n'en cherchent pas dans plein d'affaires ils ne les écoutent même pas ils ne sont même pas convoqués pour une audience etc et donc en effet Darmanin a bénéficié de ce système là et on voudrait que ce soit lui qui le change donc voilà en gros c'est pardon juste pour terminer là dessus on est dans un système qui ne cherche pas à se remettre en question on est dans un système qui protège encore les agresseurs Emilia oui juste avant Edoui mais c'est dur de passer avant mais il y a quand même un truc que je trouve un peu gênant sur ces questions de violence sur enfants meurtre et viol en l'occurrence c'est que il y a une hystérisation de certaines parties de la société qui est d'autant qui me paraît inversement proportionnel à l'action qui est réellement faite notamment on sait que chez les magas américains la pédophilie c'est quelque chose qui a été beaucoup avancé le pizza gate etc il se trouve que par ailleurs après on a découvert que beaucoup d'entre eux-mêmes avaient des liens avec la pédocriminalité et en fait on a des formes de surréaction mais qui sont compréhensées parce qu'évidemment c'est des enfants c'est des personnes avec qui on a le moins envie qu'il arrive quelque chose et en même temps qui quelque part masquent presque une vraie réflexion sur le sujet je pensais à la propulsion de Bruno Retailleau d'avoir la castration chimique automatique des pédophiles quoi que ça veut dire je ne sais pas qui vise exactement condamner ou pas il se trouve que quand on s'informe un peu sur le sujet on voit que ça ne marche pas tellement parce que en fait c'est des questions beaucoup de suites psychologiques qui comptent pour prévenir l'acte et évidemment ce n'est pas aussi sexy que de dire on va punir quelqu'un parce qu'il a fait la pire chose possible mais en même temps ça ne veut pas dire qu'il ne fallait pas évidemment punir ou empêcher la personne qui a fait ça mais il y a quelque chose de prendre le sujet en face et d'agir en fonction de ce que disent les associations les acteurs les militants engagés et de juste réagir parce qu'on pense que c'est un sujet qui aussi va toucher les parents des parents électeurs et une forme d'instrumentalisation que je trouve très gênante et ces surréactions peuvent être compréhensibles la part de citoyens qui expriment une crainte une angoisse une horreur compréhensible mais la part de politiques qui sont censées prendre en charge les sujets et protéger les enfants notamment c'est quand même moins compréhensible et oui je rebondis parce qu'il y a quelqu'un qui parle de l'évars dans le chat qui est donc l'éducation à la vie sexuelle et affective et effectivement il y a des obligations qui ont été consignées dans la loi la loi oblige un certain nombre d'heures dans l'année pour tous les niveaux tous les niveaux de la maternelle au lycée sur l'éducation à la vie sexuelle et affective et en fait on se rend compte la réalité voilà ça ne s'est pas réalisé il y a un bon nombre d'établissements dans le cadre desquels les heures ne sont pas suivies etc donc déjà rien que ça je veux dire mettons les moyens pour qu'il y ait déjà des heures d'éducation à la vie sexuelle alors que c'est déjà enterriné dans la loi donc même j'ai envie de dire et j'ai pas envie non plus d'être dans le dooming absolu peut-être allons vers une loi intégrale appliquons votons cette loi intégrale je veux dire allons-y clairement mais surtout surtout il faut cette volonté politique parce que tant qu'on n'aura pas cette volonté politique on peut voter toutes les lois de la terre ça ne changera rien
j'ai hâte de voir les débats je suis vraiment curieux de voir les débats cet été sur cette loi intégrale sur les violences sexuelles et sexistes qui concernent les enfants