Génocide au Rwanda : "Ce qui est arrivé peut se reproduire"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci Olivier cadiic d'être avec nous pendant cette première demi-heure vous présenter les Français établis hors de France vous êtes membres du groupe Union centriste ici au Sénat et vice-président de la commission des affaires étrangères vous revenez du Rwanda on va en parler longuement dans quelques instants mais d'abord on a entendu hier ce discours d'Emmanuel Macron ce long discours d'Emmanuel Macron près de 2h à la Sorbonne est-ce que vous adhérez à sa vision de l'Europe il a délivrer une vision stratégique faire comprendre à chacun la menace qui qui pèse sur l'Europe sur l'Union européenne effectivement aujourd'hui il y a un affrontement entre deux mondes celui qui est issu des lumières donc nos valeurs démocratie liberté d'expression face à un monde de soumission celui de la Chine celui de Monsieur Poutine celui de l'Iran qui met la population en soumission donc il y a cet affrontement de ces deux mondes et effectivement ça pèse ça pèse sur les démocraties il y a différents niveaux de menace et le président en a parlé hier il y a il parlait de l'immigration c'est le résultat du trafic d'êtres humains qui a un impact sur les démocraties il y a le trafic de drogue il en a parlé il y a les cyber les cyber attaque donc tout ce son tout ceci sont des outils qui font partie de la guerre hybride à laqu à laquelle nous sommes confrontés et l'Europe doit s'organiser de façon je dirais avec une architecture qui lui permet de répondre ondre où on a vraiment cette union des forces pour combattre ceux qui nous font une guerre alors il y a une guerre hybride mais il y a aussi une guerre directe ouverte et on le voit en ce moment ce qui se passe en Ukraine et c'est effectivement face à ça aussi qu'il faut préparer l'Europe et donc avoir nos propres moyens nos propres forces pour pouvoir répondre de quelle manière parce qu'il a il a parlé d'une initiative commune en matière de défense quelle doit être cette initiative qu'est-ce qu'il faut faire jusqu'où il faut aller en matière de défense commune et bien là c'est justement c'est au chef d'État de l'Union européenne de se mettre d'accord et je pense que aujourd'hui ce qui a changé par rapport à 2017 c'est que Emmanuel Macron a réussi à incarner une autre vision de l'Europe qu'il avait lancé à la Sorbonne et donc de faire en sorte que justement il avait commencé à parler justement de industrie défense européenne et regardez le chemin que nous avons parcouru depuis 2017 aujourd'hui tout le monde se rend compte de l'importance de la frontière des pays de l'Est des pays baltes de la Pologne de la Roumanie on est en train de préparer justement nos forces pour pouvoir bloquer la frontière est pour bien montrer à Monsieur Poutine que il y aura une réponse si jamais il y a une attaque on laissera pas les États baltes tout seul face à Monsieur Poutine donc il y a maintenant on a tous pris conscience que notre destin était commun encore faut-il se donner les outils parce que par rapport à 2017 là où nous n'avons pas avancé assez vite c'est l'industrie de défense européenne et on voit bien que beaucoup d'Européens continuent à acquérir des équipements américains donc simplement ça ne naide pas au développement d'une industrie qui nous est propre et donc c'est ça l'enjeu que Pointin le président de la République et en ce sens-là je pense que on est tous d'accord pour dire que il est important que nos industriels de l'armement puissent se reposer sur des commandes des niveaux de commande suffisamment importants sinon ben ils seront pas présents le jour où on aura besoin d'eux vous parliez de la question de l'immigration il en a également parler il a venté le PACT asilemigration qui a été voté il y a quelques jours au Parlement européen et puis il a insisté sur le fait que l'Europe devait retrouver la frontière la maîtrise de ses frontières extérieures c'est une question de souveraineté a-t-il dit est-ce qu'il a raison làd et est-ce que c'est pas aussi une manière de répondre au rassemblement national à quelques semaines des européennes moi je pense qu'il faut aller plus loin c'està-dire qu'il faut expliquer à tout le monde que en fait nous sommes face à un trafic d'êtres humains que en Afrique on présente à des des jeunes on leur dit oh tu joues au football mais tu peux faire joueurs à parissaggermain ou à Chelsea ou aux jeunes filles oh mais tu es jolie tu vas pouvoir être gravure de M tu vas pouvoir travailler dans la mode et on leur fait croire des tas de choses alors il y a ceux qui ont l'argent qui vont payer au trafiquant donc le droit de passage et il y en a d'autres qui vont se retrouver qui vont devenir esclaves dans des camps parce qu'il faudra bien payer le le voyage ou alors cette jeune fille qui va devenir qui va rentrer dans un réseau de prostitution qui va se faire avoir et qui quelques années plus tard va devoir appeler ses parents on va lui dire soit tes parents payent ils vendent leur maison pour te racheter ou alors on vendra tes organes c'est ça la réalité à laquelle on est confronté aujourd'hui je crois que c'est ça qu'il faut expliquer à nos compatriotes il faut expliquer ça aux européen l'an dernier il y a plus de 500000 migrants qui ont passé la la frontière au Mexique en aux états Unis vous allez aux États-Unis vous allez voir des camps de tente à Washington vous le voyez à New York nous sommes face à un conflit hybride on nous envoie des milliers des milliers de gens ce ces gens-l sont des victimes il faut appréhender le problème non pas simplement disant mais ça veut dire que c'est pas suffisamment fait ça veut dire que le PACT as l'immigration pour vous il est pas suffisant ce qu'il faut c'est évidemment faire ça mais il faut aller sur le terrain il faut aller en Afrique il faut aller là où où je dirais les migrants partent il faut aller construire faut aller déjà déconstruire le le discours des trafiquants d'êtres humains en expliquant bien que il n'y a pas d'avenir pour eux l'avenir ne sera pas rose s'ils arrivent en France en Europe et qu'il n'ont pas le permis de travail ils vont se retrouver à faire la plonge dans des conditions très difficiles ils vont être victimes eux-mêmes de trafiquant d'êtres humains qui seront sur notre sol qui vont les exploiter c'est ça qu'il faut qu'il faut faire faut aller faire de la prévention faut aller leur expliquer il faut démonter ce trafic d'être humain c'est ça on est victime de ça il faut appréhender le problème non pas en se disant c'est normal qu'il y ait des vague de migrant mais vraiment en comprenant que ceux qui suivent ce ce chemin là ce sont des gens qui sont des victimes de trafiquants on va parler du Rwanda puisque vous en revenez il y a 30 ans le Rwanda vivait un terrible génocide et se pose la question de la responsabilité de la France d'abord on fait le point avec Alexandre [Musique] Poussard bonjour Alex bonjour bonjour Olivier cadj et Alex on commémore donc cette C année les 30 ans du génocide rwandais on va parler du rôle de la France dans quelques instants mais d'abord un rappel des faits sur ce génocide oui rappelons effectivement qu'il y a 30 ans au Rwanda ce petit pays au cœur de l'Afrique des grands lacs il y a eu un génocide 800000 personnes en majorité des toutsis ont été tué par le régime rwandais utou entre avril et juillet 1994 rappelons contexte depuis 1990 il y avait une guerre civile entre les rebelles toutsi et l'État rouandais dirigés par le groupe de population utou un régime dont é proche la France à l'époque dirigée par François mitteran et le 6 avril 1994 l'avion du président rwandais Utu est abattu près de Kigali et le lendemain débute le massacre des toutsi la communauté internationale est restée impuissante pendant des semaines pendant des mois en juin 1994 la France sous mandat de l'ONU lance l'opération Turquoise militaire humanitaire une opération destinée à faire cesser les massacres et en juillet 1994 et bien les rebelles touti prennent le pouvoir au Rwanda ce qui marque la fin du génocide et depuis des années la responsabilité de la France dans ce génocide est pointée du doigt et oui et d'autant plus depuis la publication d'un rapport d'historien en 2021 sur cette question ce rapport de 1200 pages piloté par l'historien Vincent Ducler précise d'abord que la France n'a pas été complice du régime randais dans ce génocide mais qu'elle est restée aveugle face à la préparation du génocide des touts et qu'elle porte je cite des responsabilités lourdes et accablantes en effet à l'époque l'Élysée avait été alerté par plusieurs sources militaires humanitaires de la préparation d'un génocide par le régime rwandais mais François mitéran et ses collaborateurs n'ont pas réagi à ses alertes une absence de réaction qui s'explique selon ce rapport par je cite un soutien quasi inconditionnel de la présidence française au régime rwandais raciste corrompu et violent régime du président Juvenal abyarimana et des armes avait même été livré par la France à ce régime quelques années avant le génocide le rapport d'historien qui salue uniquement et bien l'opération Turquoise de juin 1994 pour cesser à les massacres mais une opération bien trop tardive malheureusement alors comment Emmanuel Macron a réagit aux conclusions de ce rapport d'historien et bien c'est Emmanuel Macron qui avait commandé ce rapport et il s'est appuyé sur ses conclusions pour reconnaître la responsabilité de la France dans ce génocide c'était en 2021 à kegali la capitale du Randa on l'écoute je viens reconnaître nos responsabilités la France a un rôle une histoire et une responsabilité politique au Rwanda elle a un devoir celui de regarder l'histoire en face et de reconnaître la part de souffrance qu'elle a infligé au peuple rwandais en faisant trop longtemps prévaloir le silence sur l'examen de la vérité voilà des mots très forts du président de la République alors cette année en 2024 pour la commémoration des 30 ans du géocide Rand Emmanuel Macron n'a pas souhaité se rendre aux cérémonies au Rwanda malgré l'invitation du président Paul Kagamé mais il a publié un message depuis l'Élysée le dimanche 7 avril dernier et quelques jours avant l'équipe de communication de l'Élysée avait donné au journalistes le contenu de ce discours avec des mots très forts qui devaient être prononcés par Emmanuel Macron je les cite la France aurait pu arrêter le jeun side de Rwandais mais elle n'en a pas eu la volonté alors toute la presse à ce moment-là a titré sur cette déclaration avant même que le discours ne soit publié une déclaration qui a fait beaucoup réagir notamment les militaires français qui avaient participé à l'époque à l'opération Turquoise et finalement la vidéo publiée par l'Élysée et bien n'a pas contenu cette phrase qui était annoncée Emmanuel Macron a indiqué s'en tenir seulement au discours de 2021 certains y ont vu un rétropédalage de la part du président français mais l'équipe de communication de la Présidence de la République a indiqué un malentendu entre les voilà ses équipes les collaborateurs et les journalistes dit que vous êtes rendu au Rwanda pour ces 30 ans du génocide rwandais est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû aller plus loin et vraiment prononcer ces mots c'est-à-dire que la France n'a pas voulu arrêter le génocide tout d'abord faut reconnaître au chef de l'État le courage parce qu'il fallait du courage pour aller à Kigali faire reconnaître après avoir fait un travail sérieux d'analyse de ce qui s'était passé par des gens tout à fait neutres donc premièrement faut reconnaître ce courage là parce qu'il y a pas beaucoup d'hommes poli politique en France qui l'aurait fait et d'ailleurs il y en a d'autres avant lui le président Hollande le président Sarkozy qui ne sont pas qui ne l'ont pas fait donc faut lui reconnaître ça donc il y avait une une sorte d'omerta avant il y avait effectivement parce que c'est lié quand même à une corresponsabilité mais regardez le mal qu'on a eu en France à reconnaître une responsabilité lors de la collaboration de l'administration française donc il a fallu attendre Jacques shirac et rappelez-vous ce que certains reprochaient à Jacques Chirak alors qu'il faisait cette reconnaissance donc là on entend un peu chez certains politiques le même discours qui vont aller attaquer le président de la République parce que effectivement les militaires français étaient engagés sur le terrain et ça serait une forme de désaveux mais la réalité est là et nous avons aujourd'hui un ambassadeur à Kigali qui s'appelle Antoine enfry qui était diplomate à l'époque qui d'Ouganda avait expliquer ce qui allait se passer le mécanisme de génocide qui était en marche et que les plus hautes autorités de l'État dont le président de la République François mitteran n'ont pas voulu tenir n'a pas voulu tenir compte et la réalité c'est qu'effectivement la France comme d'autres ont laissé faire mais pourquoi selon vous mais parce que si vous voulez le ce qui se passe c'est que à l'époque donc il y avait des accords c'était pas du tout les rebelles tout comme vous le dites il y avait un accord pour que il y ait une comment dire un accord entre les TSI et les utou pour euh ce pour diriger le Rwanda mais euh il y a eu cette volonté il y avait des touts euh une partie de l'armée euh de Kagamé qui était euh à l'époque à Kigali déjà et qui a eu l'ordre de Kagamé justement d'aller dans les rues pour aller se pour aller se confronter pour aller empêcher le génocide qui qui avait démarré quand vous dites i vous avez écrit une majorité de toutsi c'est un génocide de toutsi ça aussi dans il faut faire attention avec les mots que l'on dit évidemment il y a eu des houtou quelques houtou qui ont voulu protéger les toutsis qui ont été qui ont été assassiné mais c'est pas une majorité il faut faire attention à tous les mots il y a eu a quand même eu des houtou modérés alors appelez pas des houtou modérés il y a des outou qui ont pris la défense des touts qui étaient qui allaient être assassiné donc il y a des gens qui ont de l'humanité en eux mais ils sont c'est c'est devenu en quelques heures c'est un basculement mais tout était préparé le génocide était préparé on tue pas 1 million de personnes en en près de 90 en moins de 90 jours sans que cela était préparé il faut voir le schéma qui était en place donc aujourd'hui que le le président de la République a fait cette reconnaissance c'était déjà fantastique pour la France je pense que aujourd'hui on peut revenir au Rwanda et d'ailleurs quand il est venu en 2021 non seulement il est il est venu pour faire pour faire cette reconnaissance mais aussi dire que on allait s'investir avec le Rwanda aujourd'hui la France est le deuxè comment dire prêteur bilatéral au Rwanda en 3 ans donc on fait un effort très important pour accompagner mais le Rwanda c'est un pays qui se relève de de de d'un génocide où les les gens se se sont affrontés c'est un pays qui s'organise pour que les victimes avec leur bourreau se mettent ensemble pour faire repartir le pays c'est un modèle de rassemblement donc moi ce que je j'aimerais c'est que les Français regardent ce qui se passe au Rwanda voient de quelle façon un pays peut se relever s'unisse pour pouvoir faire son préparer son développement ensuite pourquoi il y a eu un sujet sur cette questionl parce que en RDC dans l'Est de la RDC il y a toujours des voilà République démocratique du Congo dans l'Est il y a une partie de houtu qui sont intégré à l'armée de la RDC et qui ne rêve que d'une chose c'est de revanche et de finir le travail et donc faut voir un peu dans quel état on est effectivement au Rwanda avec cette menace qui est qui est juste à côté et donc qui et C ces forcesl sont intégrées donc aux forces de la RDC donc il y a une tension extrême aujourd'hui entre la RDC et le Rwanda qui est lié à ça où la RDC accuse le Rwanda de comment dire d'aider des milices armées qui sont sur le terrain de RDC pour venir combattre mais aujourd'hui il y a une tension très importante parce que ce qu'il faut être conscient c'est que ce qui est arrivé peut se reproduire et là aujourd'hui et c'est ça dans la petite phrase qui a été retirée c'est ça l'enjeu elle est où la France en ce moment par rapport à cette menace par rapport au fait que le génocide pourrait recommencer est-ce que on est en capacité d'alerte est-ce que on est en train de dire ce que je suis en train de dire en ce moment que ça pe recommencer et qu'il faut il ne faut pas recommettre les erreurs d'hier et pourtant on est déjà en train de les commettre parce qu'on est en train de dire une majorité de toutsi on dit pas que c'est un génocide de toutsi on est en train de commencer à dire c'est plus 1 million maintenant c'est 800000 vous voyez tout ça ce sont des des outils des éléments de langage que je retrouve et qui ne viennent pas du Rwanda qui viennent de de gens qui cherchent à recommencer le conflit est-ce que mais c'est qui pardon qui cherche à recommencer le conflit et bien au en RDC il y a des des forces il y a des gens qui se qui continuent à développer le langage donc le langage qui était celui des génocidaires vous les avez toujours qui disent qu'ils veulent finir le travail mais vous dites en France il a on est peut-être en train de recommettre les mêmes erreurs ça veut dire qu'il y a des gens en France aussi qui ne ve qui ne font pas les choses comme il faut il y a des il y a effectivement dans l'analyse des choses qui sont qui sont en train de on ne va pas jusqu'au bout on n'écoute pas tout à fait tout ce qui est dit non non mais non non AA d aller plus loin non non pas du tout je dis que il a ça a été très courageux il a aujourd'hui il y a une prise de conscience internationale qui doit être prise Paul Kagamé a dit pendant son discours c'est pas la France qui était visée la France a été citée mais il a cité l'Union africaine il a cité l'ONU c'est un aveuglement général qui s'est produit et donc c'est ça qui a été pointé nous on a une part de responsabilité c'est là où il faut être courageux et se confronter à ses propres actes parce que si vous vous confrontez pas à vos propres actes demain vous pouvez les reproduire et donc c'est ça qui est un enjeu aujourd'hui c'est de regarder ce qui se passe au Rwanda où on regarde ailleurs aujourd'hui il y a des tas de il y a des tas de d'enjeux et de conflits mais ici sur cette partie du globe il y a aussi potentiellement un conflit qui peut redémarrer et c'est ça notre responsabilité c'est de la de le regarder en face de savoir que ça pourrait se reproduire et donc de d'agir pour l'éviter vous parler de courage est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû venir aux cérémonies des 30 ans du génocide au Rwanda car avait reçu l'invitation de Paul Paul Kagamé il avait reçu l'invitation de Paul Kagamé j'étais avec le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Stéphan séjourné qui est venu personnellement donc pour pour assister euh c'est son choix j'ai pas commenté je pense que le Président de la République le 7 avril avait lui-même beaucoup d'obligations donc en France de cérémonies et donc il est euh donc il est intervenu il a fait il a envoyé un message c'est vrai que si vous voulez ça a un peu perturbé le fait qu'il y avait cette annonce que la phrase n'y était pas mais n'oubliez pas une chose c'est que il y a une vraie reconnaissance par rapport à la France de ce qui a été fait et on a plus parlé du discours de blinken qui était alors lui pour le coup très conservateur par rapport à tout ça voilà secrétaire d'État américain et donc vraiment si vous voulez je pense que s'il y avait plutôt des commentaires négatifs à faire au niveau du Rouanda ce que j'ai entendu c'était plutôt par rapport à la politique américaine il y avait un petit regret c'est vrai mais je vous dis dire l'image de la France aujourd'hui au Randa est fabuleuse elle est elle est excellente Antoine enfray qui a été ce le diplomate qui avait vu à l'avenir qui avait lu à l'avance ce qui allait se passer est aujourd'hui notre ambassadeur ce qui prouve bien que le Président de la République a choisir la la la bonne personne pour justement pour faire en sorte que nous revenions en reconnaissant ce qui s'était passé et aujourd'hui B il faut écter a pas de ressentiment vis-à-vis de la France aujourd'hui au Rwanda aucun aucun et je peux vous dire que tant le discours Emmanuel Macron de 2021 que l'action donc menée par notre diplomatie aujourd'hui au Rwanda est tout à fait compris par est tout à fait comprise et apprécié par contre je vous dis et c'est un un point d'alerte par rapport à ce qui se passe en RDC il y a potentiellement un conflit qui pourrait revenir regardez ce qui se passe dans l'est de de la République du Congo dans le kivou il y a potentiellement un conflit qui peut revenir et donc aussi euh un génocide qui pourrait redémarrer et il ne faut pas avoir le même aveuglement qu'il y a 30 ans c'est ça le message que je voudrais passer un dernier mot sur une actualité du Rwanda le Royaume-Uni vient d'adopter une loi pour expulser les demandeurs d'asile vers le Rwanda que pensez-vous de cette loi écoutez après de long mois de discussion et de négociation Parlement oui on on donne l'impression au niveau politique parce que faut pas oublier qu'au Royaume-Uni va y avoir des élections dans quelques mois donc peut-être octobre novembre que ces élections sont très importantes et que d'après tous les sondages les conservateurs vont être bal donc donc effectivement on va dire on va expulser des migrants qui sont rentrés illégalement et on va les les les positionner au Rwanda en payant très cher les rwandais en leur donnant beaucoup d'argent est-ce que déplacer quelques milliers de personnes comme ça va régler cette situation vous savez on en était à 730000 migrants si je fais la balance entre les Européens qui sont partis et ceux qui viennent d'autres continents qui sont arrivés au Royaume-Uni rien que pour l'année dernière on était à 730000 quand le brexit a été décidé on était à peu près à moins 200000 donc avec teresaame on était à 350000 avec Boris Johnson on est arrivé à 700000 on est à 800000 avec rich avec sunac on voit bien que ça n'est pas comme ça qu'ils vont régler le problème c'est pas avec quelques milliers on va revenir au problème dont je vous ai parlé tout à l'heure qui est le trafic d'êtres humains et donc toute cette organisation qui fait partie de la guerre hybride contre les démocraties c'est ça qui est l'enjeu mais avec ces mesur ça ve dire juste qu'il paye le brexit aujourd'hui le Royaume-Uni en matière migratoire absolument tous ces grands discours méfiez-vous des gens qui vous arriv qui arrivent et qui vont vous dire je vais fermer les frontières vous allez tout régler regardez ce qui s'est passé avec les brexiteurs qu'avec le brexit ça allait régler tous les problèmes regardez où ils en sont aujourd'hui regardez à quoi ils en sont arrivé même quand on parle des des small boat des petits bateaux qui traversent la Manche c'est quoi c'est une poignée de migrant regardez le nombre auquel ils sont confrontés ils rentrent par les aéroports voilà c'est c'est par là par du regroupement familial c'est comme ça qui que la majorité rentre mais on donne l'illusion qu'on agit au niveau politique en donnant quelques micro mesures comme ça qui sont frappantes pour l'opinion et effectivement mais on va payer à prix d'or le Rwanda pour accepter ça pour le Rwanda c'est effectivement une bonne affaire et vous pouvez compter sur le régime de Paul Kagamé effectivement ils ont l'habitude avec des camps de migrants c'est organisé ils ont ça et donc ils vont ils vont délivrer le service mais ça ne réglera en rien le problème de la migration de l'immigration que nous vivons non seulement au Royaume-Uni mais partout dans tous les pays démocratiques soit l'Union européenne ou les États-Unis merci Alex à tout à l'heure oui on reparlera du discours de la sbonne d'Emmanuel Macron ce sera suivre évidemment dans le club on termine par l'actualité dans nos régions on va à clamontferrand on retrouve Gill lalose bonjour Gill merci beaucoup d'être avec nous directeur des éditions du PIT d'ome au journal La Montagne g à lire dans vos pages aujourd'hui un article sur les demandeurs d'emploi senior vous êtes allé à leur rencontte que vous dise-il ce qu'il nous dit c'est qu'avec l'échec des négociations entre le patronat et les les syndicats sur l'assurance chômage le gouvernement reprend la main et donc à compté du 1er juillet les règles changeront pour les demandeurs d'emploi avec notamment dans le viseur les seiors justement pour eux la durée d'indemnisation a déjà été ramenée au 1er février de 27 à 22 mois et demi pour les demandeurs d'emploi âgé de 53 à 55 ans et de 36 mois à 27 mois après 55 ans la montagne a donc collecté comme vous l'avez dit des témoignages don celui d'héen 53 ans Bac + 5 en gestion commerciale internationale qui vit près d'Orléan et qui nous expliqueen 5 mois de chômage elle n'a pas eu un seul entretien assistante de direction triling Rachelle 57 ans est-elle au chômage depuis août 2023 elle s'est rendu compte que lorsqu'elle ne met pas d'indice sur son âge dans ses candidatures elle est reçu en entretien mais les entreprises préfèrent des profils juniors les plus de 55 ans restent en moyenne 806 jours au chômage quand tousâ confondu cette moyenne est de 370 jours seulement pour l'exécutif la proportion de 60 64 ans titulaire d'un poste devra s'élever à 65 % l'horizon 2030 alors qu'elle n'était que de 36 % en 2022 pour vous monsieur le sénateur pensez-vous que cet objectif est réaliste et comment l'atteindre euh d'abord ça fait un certain temps qu'on voit bien qu'en France passer un certain âge euh il est difficile de de retrouver un emploi et que quand on fait des comparaisons au niveau européen on est plutôt un pays qui est à la traain de ce côté-là ce qui veut dire que c'est bien systémique euh la difficulté chez nous et comme vous le dites je crois que c'est c'est toujours c'est difficile de dire c'est de la faute de l'un ou de l'autre les gens ne se reprennent pas un job tout de suite parfois les employeurs effectivement ont ont du mal à recruter parce que aussi pèent sur eux d'autres d'autres cûts ils le savent avec le fait qu'on se rapproche de la retraite donc ça il y a de des difficultés supplémentaires je pense que le premier ministre Gabriel Attal a pris des décisions et et donc là faut le j'ai envie de dire faut appuyer euh donc son la dynamique qu'il veut qu'il veut enclencher on a un objectif à atteindre ça va se voir en terme de de chiffrre mais on a besoin de tout le monde c'estd que si le monde les entrepreneurs euh ne se mettent pas eux-mêmes à comprendre que comment dire recruter des gens qui ont de l'expérience même si je dirais ils ont ils peuvent avoir d'autres points de faiblesse parce que effectivement quand on est plus jeune on est peut-être plus maléable plus euh on accepte peut-être plus facilement un certain nombre de de de sa à faire des sacrifices ceci étant aujourd'hui il faut quand même qu'on comprenne tous que on a un vrai sujet à traiter que quand on a 55 ans on a encore de très belles années euh devant soi à vivre au niveau professionnel qu'on a beaucoup à apporter à une entreprise parce que quand on a de l'expérience et ben effectivement euh ça on on part pas forcément euh droit euh dans des fausses bonnes idées donc on sait on s'est aussi formé une nouvelle génération donc on a besoin de tout euh il y a on a besoin de tout pour faire un monde on a besoin de Junior on a besoin de Senior souvent à l'international moi je vois des des VI qui sont envoyés pour pour aller s'attaquer à l'international moi je dis toujours pour aller gagner des marchés à l'international c'est comme jouer la Champions League vous mettez pas un junior pour gagner des nouveaux marchés on a besoin de gens expérimentés par exemple à l'international et donc pour toutes ces entreprises Jeur dis il faut aussi trouver une place au seior et la personne dont vous parliez c'est ça prouve bien si elle cach l'agege et qu'elle a le job ou qu'elle a le qu'elle a l'entretien ça prouve bien qu'il y a un sujet qui est pas forcément du côté des gens qui sont à la recherche d'emploi merci g lalose merci beaucoup d'avoir été avec nous et à la une de la montagne c'est une vaste question que va changer l'intelligence artificiel dossier à lire aujourd'hui dans vos pages merci beaucoup Gill Lalos d'avoir été avec nous merci Olivier Cadic merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club des territoires on viendra sur le discours d'Emmanuel Macron hier à la Sorbonne où il a délivré sa vision de l'Europe on va en parler tout de suite avec notre invité Olivier fort nous rejoint
Olivier Cadic