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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 7 avril 2023 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & familleInstitutions & élections

Violences policières : décryptage de la com' du gouvernement

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:56OuverteÉludée

    Il n'y a pas de victime collatérale, parfois ?

  • 4:10FerméeÉludée

    Il n'y a pas eu de dérapages.

  • 4:44OuverteRéponse directe

    Aujourd'hui, le rôle de la BRAVEM, c'est vraiment de se focaliser sur les casseurs ?

  • 5:41OuverteRéponse directe

    Ce qui est important pour nous, c'est de faire toute la lumière sur la structuration et le financement de ces groupuscules ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11InvitéChiffre
    « Seulement 7% des Français estiment que les violences sont de la faute des policiers, tweet Le Point ce matin. »
  • 0:31InvitéChiffre
    « 38% des personnes sondées imputent la responsabilité au gouvernement. »
  • 0:40InvitéChiffre
    « 25% estiment que ce sont les manifestants qui sont les premiers responsables. »
  • 4:32InvitéChiffre
    « Les policiers, c'est 7% de la fonction publique et 55% des sanctions qui sont appliquées. »
  • 6:01PrésentateurChiffre
    « Nous avons près de 1 000 policiers et gendarmes qui ont été blessés dans des opérations de maintien de l'ordre. »
  • 2:42InvitéFait
    « L'État et ses forces de l'ordre sont sur le papier garant de la paix. »
  • 3:42InvitéFait
    « Les manifestants ne subissent pas de violence. »
  • 4:00InvitéFait
    « La réponse de la police, elle est toujours proportionnée. »
  • 5:14InvitéFait
    « Cette phrase a été prononcée par Laurent Nunez, préfet de police de Paris, en 2023. »

Temps de parole

  • Invité50 %
  • Invité 214 %
  • Invité 313 %
  • Présentateur13 %
  • Invité 47 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Dès maintenant, pour tout nouvel abonnement aux médias, le premier mois est reversé à une caisse de grève. Grâce à vous, on bloque tout. Seulement 7% des Français estiment que les violences sont de la faute des policiers, tweet Le Point ce matin. Le journal détenu par le milliardaire François Pinault a en fait commandé un sondage à l'Institut Cluster 17 qui a interrogé un échantillon représentatif d'un peu plus de 2000 Français pour leur demander de désigner les principaux responsables des violences et des débordements survenus lors des dernières journées de mobilisation. Il dit surtout ceci, 38% des personnes sondées imputent la responsabilité au gouvernement.

25% estiment que ce sont les manifestants qui sont les premiers responsables alors que 7% rejettent la responsabilité sur les policiers. Évidemment que peu de personnes rejettent ces violences sur les policiers eux-mêmes. C'est d'ailleurs aller à l'encontre de la communication du gouvernement. Pourquoi ? Parce que réduire des bavures et des violences à des fautes ou encore à des dérapages individuels est faux et dangereux. Une partie de la population a bien compris que les violences en manifestation découlent aussi d'un dispositif policier énorme, armé et violent. L'État n'est pas surpris par la violence, il s'organise. Les forces de police sont les gardiens d'une forteresse.

En réalité, les résultats du sondage cité plus haut sont un camouflet pour le gouvernement malgré un traitement médiatique et politique qui diabolise les manifestants. Les manifestations agitent la peur et le danger et érigent le ministère de l'Intérieur en garant de la vérité. Ce qu'on apprend aussi dans ce sondage, c'est que plus on dispose d'un revenu élevé, plus on aura tendance à considérer que les manifestants, et eux seuls, sont responsables des violences. Dans un même ordre d'idées, plus on dispose de revenus modestes, plus on aura tendance à blâmer le gouvernement et la police.

Énorme scoop, ce sont ceux qui n'ont plus le choix que d'aller manifester, donc qui sont sur le terrain, qui comprennent d'où vient la violence. « Bouloquer les poubelles deux semaines ou deux ans de travail de plus qui me rapprochent de la mort, qu'est-ce qui est vraiment violent ? » m'a-t-on déjà dit en manifestation. À Sainte-Soline, à la manif contre les méga-bassines, qu'est-ce qui était vraiment violent ? Des armes de guerre pour défendre un trou ou des feux d'artifice pour y répondre ? Qu'il y ait des contestations, c'est une chose, rien ne peut justifier la violence.

Il y a des gens qui venaient contester et qui étaient là en famille, qui d'ailleurs, à Mêle, le lendemain, ont tenu un moment plus festif, qui n'a donné lieu à aucun débordement. Mais vous avez des milliers de gens qui étaient simplement venus pour faire la guerre. C'est inacceptable. Et donc je réaffirme mon soutien aux élus et aux forces de l'ordre. Et nos forces de l'ordre, avec beaucoup de courage, ont avancé. Et ça montre bien qu'il y a chez certains une forme d'habitude de la violence qui s'installe. Il faut la combattre avec beaucoup de fermeté. Et je demande à toutes les forces politiques républicaines d'être parfaitement claires sur ce sujet.

Il n'y a rien qui justifie la violence dans une société démocratique. L'État et ses forces de l'ordre sont sur le papier garant de la paix. Ce n'est pas possible de dire comme un garçon qu'on a attrapé et tapé sur son copain. Oui, mais c'est eux qui ont commencé. Ils, l'État et les forces de l'ordre ont une responsabilité. Ensuite, cette phrase, rien ne peut justifier la violence. Deux cents blessés, deux comas. Comment est-il possible de ne pas se remettre à ce point en question ? Comment peut-on mettre sur le même plan cailloux ou feux d'artifice et armes de guerre ? Manifestants et forces de l'ordre. Nous y étions, journalistes.

Nous avons vu dire que des manifestants étaient venus faire la guerre et faux. Revenons aux diverses manifestations. Malgré les contrefeux, le débat sur le maintien de l'ordre à la française façon Macron-Darmanin grandit dans la sphère publique, politique et médiatique et même à l'international. Et ce n'est pas la première fois. Des unes de presse, aux ONG, au Conseil de l'Europe, à l'ONU. Mais on s'en fout. En Macronie, on ne dit pas « Ok, j'ai merdé », on ne regrette rien, on fonce tête haute et on continue. Mes troupes, elles connaissent la doctrine. Pour chaque manifestation, on se réunit, on définit notre mode opératoire. C'est toujours la mise à distance.

Donc, les manifestants ne subissent pas de violence. Ceux qui commettent des exactions, évidemment, nous allons au contact pour les interpeller, les empêcher de nuire. Mais nous n'intervenons jamais, et j'insiste beaucoup là-dessus, en dehors des cas de violence. Et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai invité un certain nombre...

3:56
Auditeur

Il n'y a pas de victime collatérale, parfois ?

3:58
Invité

Non, il n'y a pas de victime collatérale. Non, il n'y a pas de victime collatérale. La réponse de la police, elle est toujours proportionnée. Évidemment que quand les policiers prennent des pavés, sont agressés, sont attaqués, évidemment que nous ripostons. Mais de manière toujours, toujours proportionnée. Et quand il y a des dérapages...

4:10
Auditeur

Il n'y a pas eu de dérapages.

4:12
Invité

Mais quand il y a des dérapages, allez y venir. Quand il y a des dérapages, vous savez, pour les policiers, c'est compliqué. C'est toujours l'inspection générale de la police nationale ou l'inspection générale de la gendarmerie nationale pour les gendarmes et qui sont à ce moment-là obligés de s'expliquer et parfois même poursuivis en judiciaire. Donc, il ne faut pas penser que les policiers échappent à toute poursuite. D'ailleurs, Gérald Darmanin a rappelé, à juste titre hier encore, que les policiers, c'est 7% de la fonction publique et 55% des sanctions qui sont appliquées.

4:39
Auditeur

Alors, d'ailleurs, on en a parlé encore vendredi. Aujourd'hui, le rôle de la BRAVEM, c'est vraiment de se focaliser sur les casseurs ?

4:48
Invité

Oui, c'est la brigade de répression des actions violentes. Et donc, c'est une unité de maintien de l'ordre qui va être prioritairement projetée sur les groupes à risque. Mais parfois, ce sont des CRS, parfois ce sont des gendarmes mobiles. Donc, évidemment, ils sont un peu plus exposés que les autres parce qu'on les envoie toujours sur des groupes violents et surtout de manière extrêmement mobile. C'est ce qui fait la force de cette unité qui est pour nous absolument indispensable pour maintenir l'ordre républicain dans Paris. Les manifestants ne subissent pas de violence. Cette phrase a été prononcée par Laurent Nunez, préfet de police de Paris, en 2023.

Enquête, rapport, vidéo, articles, journaliste, observateur, militant, circuler, il n'y a rien à voir. Et puis encore et toujours le même refrain sur ces fameux casseurs. Dans la même veine, les groupes Renaissance et Horizons apparentés viennent d'annoncer une commission d'enquête sur la structuration, le financement, l'organisation des groupuscules, la conduite des manifestations illicites, violentes, du 16 mars à aujourd'hui.

5:41
Présentateur

Ce qui est important pour nous, c'est de faire toute la lumière sur à la fois la structuration et le financement de ces groupuscules qui appellent de manière transparente, d'ailleurs, à des actions qui sont des actions violentes, qui s'en prennent à nos concitoyens, qui dégradent des biens qui sont des biens publics, des sous-préfectures, des mairies, et qui s'en prennent à nos forces de l'ordre. Depuis le 16 mars dernier, nous avons près de 1 000 policiers et gendarmes qui ont été blessés dans des opérations de maintien de l'ordre.

C'est aussi un moyen pour nous d'affirmer, de réaffirmer évidemment, notre soutien à ceux qui nous protègent, là où certains veulent au contraire essayer à nouveau de les mettre en accusation. Vous le savez, le groupe majoritaire n'a pas de droit de tirage sur les commissions d'enquête, d'où le fait de poser une proposition de résolution qui sera donc soumise la semaine du 8 mai, mais bon, à priori plutôt à partir du 9 mai, au vote de nos collègues.

Et j'espère que tout le monde sera d'accord pour que cette commission puisse évidemment exister et qu'elle puisse encore une fois faire la lumière sur ces mouvements radicaux, ces mouvements violents, qui viennent à la fois pourrir la mobilisation sociale, là où au contraire il y a une vraie dignité dans les organisations syndicales, qui elles-mêmes ne souhaitent évidemment pas que des violences puissent être perpétrées et faire la lumière sur les financements aussi de ces organisations.

6:59
Invité

Donc on va enfin savoir qui finance les groupuscules d'extrême droite ? Non, non, ce sont bien les manifestations anti-retraite ou contre les bassines qui sont visées. On ne sait pas, on dirait qu'ils confondent un peu tout. Surtout que les manifestations autonomes contre les retraites depuis quelques semaines dans les villes de France ou encore la technique de Black Bloc n'a pas vraiment d'organisation groupée derrière. Bref, hâte d'en voir les résultats. Par contre, côté groupuscule d'extrême droite qui éduque et projette des actions violentes contre des mosquées ou des personnalités de gauche, là, il y a des choses à dire.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a demandé la fermeture d'un groupe de discussion télégramme FR Deter. C'est la plateforme Tajmat qui a sorti cette enquête sur le groupuscule néo-nazi FR Deter qui réunit des entitères de toute la France. Ils écrivent ceci. Le cofondateur du groupe, Vlad, affirme dans des vocaux ne pas être néo-nazi. Cependant, nous avons pu retrouver l'historique de ces conversations où il affirme bien que les ennemis sont les arabes, les musulmans et les noirs.

La plateforme révèle que les membres de ces groupes font l'apologie du terrorisme et préparent des projets d'action très violents et poussent les recrues à commettre des ratonnades, notamment contre les maghrébins. Il y a aussi des listes de cibles, notamment des personnalités à gauche. Ce sont de vrais groupes de recrutement, d'entraînement et d'embrigadement des très jeunes. Les profils des membres sont très variés, comportent même des fonctionnaires, proches de la politique, militaires, policiers, militants, responsables de la cocarde. La réponse de Gérald Darmanin, fermez ces groupes télégrammes.

Les services de l'intérieur travaillent à identifier et poursuivre les auteurs en lien avec l'autorité judiciaire. Fin de citation. Affaire à suivre. Mais pour eux, pas d'accusation de terrorisme ou de dissolution. Bah oui, c'est plus dangereux de vouloir s'attaquer à une bassine d'eau ou à l'ordre économique établi que de prévoir des projets violents contre des mosquées ou des humains, me direz-vous. Parenthèse fermée. Si vous regardez le média, vous savez qu'on essaie de creuser et d'aller plus loin avec vous. Pourquoi les manifestations ? Pourquoi les actions dites violentes et radicales qui creusent ce fossé peuple, force de l'État ?

De tous ces débats, je crois qu'un certain l'abbé Pierre avait déjà tout dit en 2007. Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides et qui ayant tout, disent avec une bonne figure, une bonne conscience, nous, nous qui avons tout, on est pour la paix. Je sais que je dois leur crier à ceux-là, les premiers violents, les provocateurs de toute violence, c'est vous. Et quand le soir, dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits-enfants avec votre bonne conscience, au regard de Dieu, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d'inconscient que n'en aura jamais le désespéré qui a pris des armes pour essayer de sortir de son désespoir.

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