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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 15 février 2014 15 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Conférence de presse de Marine Le Pen au Chesnay

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Chapitres

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  • 1:02Invité politiqueFait
    « Le Front National ne cesse année après année d'attirer à lui des nouveaux électeurs, de convaincre, de voir des millions de Français adhérer aux idées qui sont les siennes. »
  • 1:08Invité politiqueChiffre
    « La dernière étude effectuée par Le Monde qui est parue aujourd'hui, à savoir 35% de Français qui adhèrent à ces idées, 35% des Français, un Français sur trois. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « Nous avons zéro municipalité et nous avons, au moment où je vous parle, 60 conseillers municipaux. »
  • 4:38Invité politiquePromesse
    « je suis convaincue que nous arriverons à avoir plus de 500 listes au niveau national »
  • 5:25Invité politiquePromesse
    « je crois pouvoir vous annoncer, à l'avance, sans faire preuve d'un excès d'optimisme, que ce sera le grand retour du Front National au Conseil Régional d'Île-de-France. »
  • 8:09Invité politiqueFait
    « Sur la régulation drastique de l'immigration, les Français sont très majoritairement pauvres. »
  • 8:30Invité politiqueFait
    « à savoir la maîtrise de l'immigration, l'arrêt de la libre circulation des personnes, et la priorité nationale, cette fameuse priorité nationale. »
  • 11:56Invité politiqueFait
    « proposition scandaleuse, celle qui consiste à faire de la discrimination positive dans l'entrée dans la fonction publique. »
  • 13:08Invité politiqueFait
    « il voulait nommer un vrai fait non pas parce qu'il était compétent mais parce qu'il était musulman. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

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Marine Le Pen

Mesdames, messieurs de la presse, je suis heureuse que vous puissiez participer à cette présentation de candidature parce qu'elle vous démontre ce qu'est le Front National, tout simplement.

Au-delà des caricatures qui peuvent être faites ou diffusées, au-delà des idées toutes faites, vous avez là 23 candidats tête de liste qui montrent bien ce qu'est le Front National, c'est-à-dire le seul grand parti de rassemblement en France aujourd'hui capable d'attirer à lui des hommes et des femmes qui viennent de parcours bien souvent très différents, qui viennent même de l'ensemble de l'arc politique français, des anciens socialistes, des anciens communistes aussi, des gens qui viennent effectivement du Modem, des anciens UMP beaucoup. Et cela, je crois, est la démonstration de la dynamique qui est celle du Front National.

Le Front National ne cesse année après année d'attirer à lui des nouveaux électeurs, de convaincre, de voir des millions de Français adhérer aux idées qui sont les siennes. Et la dernière étude effectuée par Le Monde qui est parue aujourd'hui, à savoir 35% de Français qui adhèrent à ces idées, 35% des Français, un Français sur trois. C'est vrai que c'est considérable. Vous allez dans la rue et vous comptez, les gens vous croisez, un, deux, un Front National, un, deux, un Front National. Ceci me permet de vous dire que le Front National, comme je l'ai dit déjà depuis un certain nombre de temps, va arriver au pouvoir.

Car à 35%, nous sommes arrivés d'adhésion, nous arrivons à un seuil, qui est le seuil des partis qui ont envoyé des présidents de la République. Le pire ennemi du Front National, et j'allais dire le pire ennemi de la France, c'est le temps. Tic-tac, tic-tac, tic-tac. Ce temps qui, en passant, voit des emplois être détruits, des industries fermées, notre identité s'affaiblir et parfois même s'affaisser, notre école ne plus être capable de remplir son rôle, sa mission, notre système de protection sociale être totalement saturé, et notamment par un phénomène massif d'immigration.

Donc nous sommes conscients que ce que nous faisons, nous devons le faire encore mieux et encore plus vite dans les années qui viennent. Nous avons zéro municipalité et nous avons, au moment où je vous parle, 60 conseillers municipaux. Par conséquent, si demain, comme je l'espère, et je suis, je ne vous le cache pas, assez optimiste, nous réussissons à gagner des villes et à faire élire plus de 1000 conseillers municipaux, je ne sais pas quel mouvement serait capable d'une telle progression d'une élection sur l'autre.

Si, comme je l'espère, nous arrivons en tête des élections européennes, en tête des élections européennes, devant l'UMP, mouvement qui, même si, comme je l'ai dit, il a la mérule, c'est-à-dire qu'il n'y a plus rien à en tirer, conserve tout de même un ancrage qui est un des éléments de la façade de sa puissance. Et puis, le PS, quand même, excusez-moi, le PS, conseils généraux, municipalités, les conseils régionaux, tous, sauf un, l'Assemblée nationale, le Sénat et la tête de l'État. Eh bien, si le Front National, David contre Goliath, arrive en tête des élections européennes, alors oui, je vous l'annonce, ce sera un grand choc politique qui ne pourra pas rester sans l'endemain.

Il faudra bien que l'UMPS remette de fond en comble, en cause, la construction européenne dont il porte la responsabilité devant le pays, puisque cette construction européenne est pour le coup une coproduction. UMPS, ils l'ont conçu ensemble, réfléchi, construit, ils ont transféré la souveraineté française, ensemble, à chaque fois, ils ont voté ensemble, traité de Lisbonne, voté ensemble, le transfert de la souveraineté budgétaire, etc.

L'implantation locale, c'est une priorité, ça a toujours été une priorité, je l'ai dit, un des objectifs de ma présidence à la tête du Front National, je pense que cette implantation locale est bien partie, je suis convaincue que nous arriverons à avoir plus de 500 listes au niveau national, nous serons donc présents dans la moitié des villes de plus de 9000 habitants, c'est beaucoup quand on part de rien, ou de très peu, et nous serons présents dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants, ce qui, là encore, est, je crois, un véritable exploit de notre part.

L'année prochaine, il y aura les sénatoriales, sur lesquelles le Front National, tout à fait évidemment, va peser, car ici, il y a 1000 conseillers municipaux, tout à fait évidemment, ça aura une influence sur les sénatoriales. Oh, les grands élus n'en parlent pas beaucoup, mais croyez-moi, ils y pensent beaucoup. Et puis, juste derrière, les régionales. Là aussi, je crois pouvoir vous annoncer, à l'avance, sans faire preuve d'un excès d'optimisme, que ce sera le grand retour du Front National au Conseil Régional d'Île-de-France. Cette île de France, qui a en piste, aujourd'hui, 123 têtes de liste, elle en avait 22 en 2008.

Deuxièmement, c'est un élément très important, les municipales, parce qu'elles vont nous permettre de faire nos preuves. Nous n'avons pas peur, nous, d'apporter des preuves aux Français. Ils en attendent, et je comprends. Moi, je n'ai absolument pas peur de ce challenge, bien au contraire, je l'attends avec impatience. Et cette preuve, on peut la donner quand on est maire, mais on peut aussi la donner quand on est conseiller municipal d'opposition. Moi, je n'oublie pas que c'est parce que nous avons été des conseillers municipaux d'opposition redoutablement performants à Hénard-Beaumont que probablement, en mars prochain, c'est Sibri ou Asra-Mer. C'est parce que nous avons fait nos preuves.

Alors, voilà pour les objectifs de ces élections où nous allons aborder des sujets qui sont fondamentaux. Vous savez, nous avons fait une charte du Rassemblement Bleu Marine dans laquelle nous avions donné un certain nombre de points non négociables. Il se trouve que ces points non négociables correspondaient très exactement à ce qui est apparu comme les priorités des Français. C'est pour ça que nous sommes le parti de la vraie vie. C'est parce que nous, nous analysons, de la manière la plus fine qui soit, les préoccupations des Français pour une raison simple, c'est que nous les ressentons, ces préoccupations.

Nous n'avons pas besoin de sondage pour savoir que les Français sont terriblement inquiets de voir l'augmentation exponentielle des impôts. On n'a pas besoin de sondage. On le sent. On le sent ici, ça. On n'a pas besoin de sondage pour savoir que le communautarisme est aujourd'hui une vraie blessure dans un très grand nombre de villes, que le recul de la laïcité pose un vrai problème dans notre société, que la multiplication des associations communautaristes est un rond avec les principes de la République française. Et ce sont tous ces sujets-là que nous avons mis au cœur de l'élection municipale.

Dans ces sujets, ces idées que nous portons, c'est vrai que nous avons quelques boosters qui arrivent de... D'ailleurs, ça a été le cas du référendum suisse, cette votation suisse qui a entraîné l'ire de l'Union européenne. Cette votation suisse qui nous réjouit pour deux raisons, d'abord sur la forme, et sur la forme. Sur la forme parce que nous sommes pour une République référendaire depuis bien longtemps, c'est un sujet essentiel dans le programme du Front National. Nous pensons qu'on ne peut pas indéfiniment gouverner contre son propre peuple. Or, qu'a fait l'UMP plutôt hier et que fait le PS aujourd'hui ? Il dirige contre le peuple français.

C'est-à-dire que sur toutes les grandes orientations de la politique, les Français ne sont pas d'accord avec eux. Et s'il y avait un référendum organisé sur le protectionnisme intelligent, eh bien les Français sont, d'après les études d'opinion, très majoritairement pauvres. Sur la régulation drastique de l'immigration, les Français sont très majoritairement pauvres. Sur l'arrêt du communautarisme et de l'islamisation, les Français sont très majoritairement pauvres.

Et puis évidemment sur le fond, car cette votation, elle est portée sur deux points, qui sont deux points du programme du Front National, à savoir la maîtrise de l'immigration, l'arrêt de la libre circulation des personnes, et la priorité nationale, cette fameuse priorité nationale. Et moi j'espère qu'un jour nous aurons l'occasion de faire un référendum sur ce sujet. Et je crois qu'après débat, ce référendum nous le gagnerons aussi. Et puis pour terminer mon propos, le troisième sujet de satisfaction dans cette affaire de la votation suisse a été la réaction de l'Union européenne.

Première réaction, comme ils ne peuvent pas envoyer de char, parce qu'ils n'ont pas encore d'armée européenne, Dieu merci, donc première réaction, le chantage et la menace. Incroyable, incroyable, comme si l'on considérait que la Suisse était déjà une sorte de région sur laquelle on interpellerait le gouverneur en le sommant de bien vouloir respecter la valeur sacrée de la libre circulation. J'ai entendu ça dans la bouche d'un commissaire, décidément, il puise dans le vocabulaire religieux à tour de bras. La valeur sacrée, la libre circulation est une valeur sacrée. Très bien. L'euro, c'était pour l'éternité, nous avait dit M. Barbier.

Et on expliquait que c'était affreux parce que les Français n'avaient plus foi en l'Europe. Eh bien, je pense que la manière dont l'Union européenne a réagi a aussi servi de révélateur dans l'esprit des Français que cette Union européenne, et bien l'Union soviétique européenne que je décris régulièrement, c'est-à-dire un espace totalitaire qui se construit, y compris contre la volonté des peuples, et en l'occurrence, contre la volonté du peuple suisse. Je vous dis tout de suite que les menaces de l'Union européenne de rompre les relations commerciales, tout ça, c'est évidemment totalement bidon.

Mais c'est intéressant de voir qu'on menace la Suisse de cela, mais on ne menace pas le Maroc, par exemple. On fait des accords de libre-échange avec le Maroc, on n'a jamais dit au Maroc, bon, ben voilà, la contrepartie, c'est la libre circulation, vous ouvrez vos frontières, et vous ne décidez plus qui vient chez vous, parce qu'il est inutile de vous dire que je pense que les Marocains nous auraient renvoyés dans nos buts. Bon.

On fait un accord de libre-échange avec le Canada, la condition, si n'est qu'à non, ça n'a pas été que le Canada ouvre totalement ses frontières à la libre circulation de l'ensemble des citoyens de l'Union européenne, car les Canadiens nous auraient aussi envoyés sur les roses. Donc, voilà, toutes ces menaces sont des menaces en l'air, mais elles démontrent, encore une fois, un état d'esprit qui va être utile dans le cadre du débat européen.

Quelques mots d'actualité, quand même, au soutien de cette conférence de presse, sur le rapport sur l'intégration, la mise en place d'aides financières pour permettre aux migrants âgés de faire des allers-retours dans leur pays d'origine, non mais épicaux encore, quoi. Au moment où des centaines de milliers de nos retraités n'arrivent plus à boucler les fins de mois, n'arrivent plus à se soigner correctement, tombent en dessous du seuil de pauvreté, si les migrants âgés ont envie d'aller passer des vacances dans leur pays d'origine, mais libres à eux. Mais enfin, ce n'est pas aux contribuables français de payer les vacances, quoi.

Je veux dire, il faut quand même, à un moment donné, retrouver un petit peu de bon sens, comme je vous l'ai dit, cette force du bon sens, qui sera d'ailleurs le slogan de nos affiches officielles des municipales. Tiens, voilà un scoop. La force du bon sens. Et puis surtout, l'intégralité de ces propositions, dont probablement beaucoup termineront dans la poubelle, parce que ça reste des grandes déclarations d'intentions, mais sont quand même toujours imprégnées de cette idéologie qui consiste, l'idéologie du multiculturalisme, de la discrimination positive.

Là encore, une proposition scandaleuse, celle qui consiste à faire de la discrimination positive dans l'entrée dans la fonction publique. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand vous êtes français d'origine française, vous passez les concours, et quand vous êtes français d'origine étrangère, vous avez le droit de ne pas passer les concours. Et vous pouvez passer au tour extérieur en fonction de quoi ? En fonction de votre couleur, en fonction de votre culture d'origine. Enfin, je veux dire, il n'y a rien de plus anti-républicain que ça, objectivement. Moi, je suis attaché aux valeurs de la République.

Ça me permet de rappeler une nouvelle fois que le Front national est le dernier parti à défendre les valeurs de la République. Voilà. C'est-à-dire la méritocratie, c'est-à-dire l'égalité, la vraie, la vraie, l'égalité, l'égalité. C'est-à-dire que pour accéder, il faut passer à un concours. Quelle que soit votre couleur, quel que soit votre âge, quelle que soit votre origine, quelle que soit votre religion, quel que soit le quartier où vous habitez, il faut passer le concours et si possible, que ce soit le même. Voilà. Ça, ça s'appelle l'égalité entre les citoyens.

Donc, on voit bien, encore une fois, toute cette idéologie de la discrimination positive et j'attends de voir les fauchetons de l'UMP monter au créneau contre cette discrimination positive qu'ils ont été les premiers à défendre sous Nicolas Sarkozy. Parce que s'il y en avait bien qui nous a fait de la discrimination positive pendant tout son mandat, c'est bien lui. Je vous rappelle qu'il avait dit qu'il voulait nommer un vrai fait non pas parce qu'il était compétent mais parce qu'il était musulman. Ça, si ce n'est pas de la discrimination positive et ça, si ce n'est pas rompre avec les valeurs de la République française, je ne sais pas, en l'occurrence, ce que c'est.

C'est lui-même qui avait ouvert à Sciences Po des filières spécifiques, etc., etc. Alors voilà, pour ce petit tour d'horizon dépassant même les frontières car au Front National, contrairement à l'accusation qui nous est faite de manière récurrente, nous ne sommes pas auto-centrés. Regardons ce qui se passe ailleurs. Les idées qui sont portées par le Front National sont portées dans beaucoup de pays avec un très grand succès aussi puisqu'il me semble que M. Wilders est donné en tête aux Pays-Bas, que M. Strahreux est donné en tête en Autriche, que le UKIP semble être donné en tête en Grande-Bretagne. Donc nous n'allons pas être seuls, loin de là.

Les peuples européens sont en train de se lever et aujourd'hui, chaque échéance électorale est une marche supplémentaire, une fondation supplémentaire qui est construite pour organiser dans les quelques années qui viennent l'arrivée au pouvoir du Front National pour pouvoir exercer enfin une politique patriote, une politique nationale et une politique sociale.