Vers la chute du gouvernement Bayrou ? La ministre Astrid Panosyan-Bouvet invitée de LCI|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse partielle
Madame la ministre, quelle panade. Nous voyons les dirigeants les plus autoritaires se retrouver en Chine...
- 2:00RelanceÉludée
Vu le contexte, François Bayrou n'a-t-il pas été un peu léger ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Est-ce qu'on peut reconnaître ensemble que le gouvernement Bayrou tombera le 8 septembre ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pour aller chercher ce compromis, est-ce qu'il faut un homme ou une femme de gauche à Matignon ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous ne considérez pas qu'il est temps pour le président de la République d'essayer autre chose ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Astrid Panosian-BouvetChiffre
« il y a une situation d'endettement très grave, une marge qui est proposée pour simplement stabiliser la dette en 2029 »
- 3:00Astrid Panosian-BouvetFait
« nos aînés auront à participer à l'effort »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue dans carte sur table avec Doucan. J'accueille Astrid Panosian Bouvet. Bonjour Astrid Panosian Bouvet, ministre du travail.
Bonjour à tous. Madame la ministre, quelle panade. Nous voyons les dirigeants les plus autoritaires, pourrions nous dire peut-être les plus infréquentables, se retrouver en Chine aujourd'hui, demain, derrière Tijing Ping et nous donner des leçons, nous dire ou plutôt nous dire "Nous n'avons plus aucune leçon à recevoir de vous européens occidentaux." Nous voyons Donald Trump qui dans sa méthode brutale vient de laisser fuiter son plan pour Gaza.
Bref, le mon et et Vladimir Poutine qui continue d'expliquer que tout ça est la faute de l'Ukraine et des et de l'OTAN et cetera. Et nous pendant ce temps-là, nous sommes en train de patoger après une décision que nos concitoyens ne comprennent pas qui est celle du premier ministre, votre premier ministre, notre premier ministre aussi qui a décidé de passer au vote de confiance lundi prochain, ce qui au fond met le pays à l'arrêt puisque chacun a bien compris qu'il tombera. Quelle panade !
Mais vous avez raison de rappeler le contexte dans lequel la situation française se trouve. Euh parce que depuis 80 ans, on a pu penser que la démocratie comme la sécurité était des biens collectifs immuables et on voit combien ils sont fragiles et on voit combien aussi euh la situation française dans ce contexte international tout à fait inédit nous fragilise parce que nous sommes, je crois, le seul pays européen aujourd'hui qui cumulons à la fois une fragilité financière, on y reviendra, et une instabilité politique ou en tout cas une vulnérabilité politique. avec deux risques, un risque politique et un risque financier qui s'autoalimente quand on a une dette qui est détenue à plus de moitié par des créanciers étrangers.
Vu le contexte, François Bairou n'a-t-il pas été un peu léger ? On m'appartient pas de dire s'il a été léger, s'il a été simplement il y a il y a un constat qui a été proposé le 15 juillet qui consiste simplement à dire qu'il y a une situation d'endettement très grave, une marge qui est proposée pour simplement stabiliser la dette en 2029. C'est-à-dire que le projet de réduction de la dépense publique, c'est pour commencer à stabiliser la dette en 2029.
La vraie question aujourd'hui, c'est comment on se met d'accord sur le niveau de réduction de la dépense publique qui est absolument impératif et puis également pour déterminer quand est-ce que la dette se stabilise et puis le mix entre la la répartition entre baisse de la dépense publique, ce que nos concitoyens demandent et prélèvement obligatoire. Et c'est à partir de là qu'on pourra discuter euh principes et euh mesures techniques, mais il faut d'abord se mettre d'accord sur la mesure, quand est-ce qu'on stabilise la dette et le mix entre dépenses publiques et prélèvement obligatoire. Moi, je vous invite régulièrement à Street Panosia en Bouvet parce que j'ai remarqué que vous aviez une originalité, c'est que vous pratiquez, j'allais dire vous ne pratiquez pas mais en tout cas vous pratiquez beaucoup moins que vos collègues, la langue de bois.
Par exemple, je me souviens que vous aviez été la première à dire que nos aînés auront à participer à l'effort. À l'époque, ça vous avait valu un tombreau de critique et même quelques fake news sur les réseaux sociaux qui continuent. tout le monde vous est tombé dessus aujourd'hui.
Tout le monde s'est rangé au fond à ce propos qui était un propos de bon sens qui était de dire même si c'est vrai que c'est pas facile quand on a bossé toute sa vie de s'entendre dire cela, mais que chacun devait participer à l'effort. Donc cette cette approche qui est la vôtre qui est de laisser la la langue de bois aux vestiaires, je vous propose que nous en profitions. Nous sommes d'accord pour dire que lundi prochain, François Bairou tombera.
En tout cas et c'est pour ça que le Premier ministre a commencé les pour parler avec les différents partis politiques dont certains d'ailleurs ne souhaitent pas se rendre pour justement discuter de cette probabilité ou non. Astrid Panosium Bouvet vous avez entendu Olivier Fortrévocable décision irrévocable. Il est sans doute téléspectateur de TF1.
Il cite Denis Bronard de Colanta irrévocable. il a dit Olivier Fortine Le Pen, elle nous a fait savoir qu'après l'interview hier soir euh auprès des quatre chaînes d'information euh rien dit nous fait-elle savoir dans euh dans ce qu'a dit le Premier ministre ne peut faire changer euh la position du Rassemblement national. Donc c'est plié.
Voilà, il tombera le 8 septembre. Est-ce qu'on peut le reconnaître ensemble ? Parce que ça nous permettra peut-être ensuite de pouvoir parler de la suite parce que ce qui intéresse nos concitoyens, c'est la suite.
Non, mais la suite, qu'est-ce que c'est la suite ? quand même le même niveau d'endettement et de de réduction de dépenses publiques qui va devoir se faire d'une manière ou d'une autre. Donc moi je veux bien que le débat se focalise aujourd'hui sur le stop ou encore Baou mais le sujet c'est aujourd'hui la situation financière à laquelle on va rajouter une fragilité politique qui est immense.
Voilà. Bien ce qu'on fait c'est de commencer ben justement c'est de déterminer avec les partis de gouvernement et moi je préfère mais très largement travailler avec le Parti socialiste qu'avec le Rassemblement national pour déterminer ce compromis, ce chemin possible. La destination la destination.
Mais avant de se et ce qui nous permettra de la destination, c'est le niveau de réduction. Bah, ils l'ont dit les socialistes, ils ont dit il faut 20 milliards de d'efforts. Oui.
Don dont 27 milliards, je crois, d'augmentation des des dépenses publiques. Donc, mais ça veut dire qu'il faut de prélèvement de prélèvement supplémentaire, mais c'est là-dessus que doit se focaliser la discussion. Oui, mais dire, vous êtes en désaccord à Street Panos Bouvet.
C'est-à-dire que Bairou et vous vous adhérez à ce constat qui est de dire il faut 44 milliards 43,8. Non, je je dis je dis simplement moi je dis simplement qu'il faut qu'on se détermine détermine ensemble. Il y a deux mots aujourd'hui qui nous menacent.
Il y a le mot de l'instabilité politique qui va nourrir euh la la fragilité financière. Donc, il faut se mettre d'accord aujourd'hui sur le rythme de baisse raisonnable des dépenses publiques, le mix entre baisse de la dépense publique, ce qui est nous qui nous est demandé par nos concitoyens qui nous disent "Mais on peut plus, on peut on a quand même un niveau de prélèvement obligatoire record en Europe, voilà et la baisse et la baisse des impôts du mal à trouver des concitoyens pour vous dire il faut baisser la dépense publique ça le problème qui sont discutables pas tout à fait discutables qui sont discutables qui sont amendables avec aussi là où je pense qu'on peut discuter, c'est effectivement la répartition de la charge de l'effort. Nous avions prévu dans le projet qui avait été présenté, les orientations qui avaient été prévues le 15 juillet un effort demandé au à nos compatriotes les plus aisés de 4 milliards d'euros.
Voilà, ce sont des choses comme ça qu'il faut discuter pour aller chercher ce que la situation financière, elle va pas changer que que monsieur Baou reste ou pas. Bah en tout cas, le compromis avec monsieur Baou, il est impossible puisque François Baou reste inflexible sur 44 milliards d'économie. Les socialistes disent il faut en faire plutôt 20 25.
Donc il y a pas de compromis possible dans ces conditions-là. Ma question est la suivante. Pour aller chercher ce compromis que vous appelez de vos vœux, est-ce qu'il faut un homme ou une femme de gauche à Matignon ?
Il faut en tout cas un homme ou une femme qui est l'ura personnel capacité à pouvoir tendre la main vers les sociaux-démocrates. Oui, je pense on voit bien que ça ne suffit pas. On croyait que c'était le cas de François Baïou.
Non, mais je je pense que c'est François Barrou qui avait appelé à voter François Hollande, souvenez-vous, en 2012. Donc qui qui je vous dis aussi en tant que ministre du travail qui est la capacité à la fois donc moi moi mais je moi je crois que les socio-démocrates moi je fréquente beaucoup de sociau-démocrates. J'étais au conseil franco-allemand des ministres franco-allemands où il y a aujourd'hui des sociaux-démocrates au gouvernement.
J'étais en Scandinavie cette cet été pour rencontrer aussi des travaillistes norvégiens. Il y a même en France des socio-démocrates qui sont tout à fait conscients de la situation financière. On n'est pas là en train de de délivrer des brevets de respectabilité et de lucidité.
Je pense que les socialistes aujourd'hui, les socialistes sont tout à fait conscient. Ils ont fait face aussi euh euh à la crise des dettes souveraines quand ils étaient aux affaires en 2012. Non, j'ai pas envie de commencer à personnaliser le sujet, mais je pense qu'il nous faut effectivement quelqu'un qui aille chercher plus l'abstention des des socio-démocrates français que du Rassemblement national.
D'abord parce que c'est une question de principe et aussi parce que on sait que euh le est moins moins moins moins fiable. Il nous reste quelques minutes avant le journal de 11h, mais je voudrais quand même vous poser la question et compter sur votre réponse sincère. Euh le président de la République a nommé Michel Barnier.
Oui. Lr. Ensuite, il a nommé François Baou dont le parcours politique n'est pas à gauche.
C'est un centriste, il a été longtemps allié à la droite. Bon et là nos concitoyens devraient comprendre le fait qu'il réessay une troisième fois. C'est-à-dire réessayer une troisième fois, aller chercher une personnalité issue de son propre camp, issue de centre de la droite.
Est-ce que vous ne considérez pas qu'il est temps pour lui d'essayer autre chose ? Je moi je vous dis je pense qu'il faut alors après le le spectre politique a changé beaucoup ces 10 dernières années mais je pense qu'il faut quelqu'un qui ait la la crédibilité et l'ura pour pouvoir parler et au socio-démocrates et au syndicats réformistes de notre pays parce qu'il y a et qui est aussi qui est aussi non mais vous citez des personnes vous citez des personnes qui sont tout à fait respectables et qui voilà mais qui a cette capacité d'être à la fois dans la lucidité de l'urgence financière tout en étant sont capables de chercher des bons compromis parce qu'il y a des partis réformistes, il y a des syndicats réformistes de gauche et je pense en tant que ministre du travail que l'agenda travail voilà est aussi très lié à l'agenda budgétaire et financière. Alors vous noterez chers amis que même si François Baou hier dans son interview au quatre chaînes d'information a dit que tout pouvait bouger selon lui avant le 8 septembre, vous voyez bien qu'ici nous sommes déjà en train de nous poser la question de la suite.
Comment aller chercher ce compromis ? Parce que la ministre Astrid Panosian Bouvet dit ce compromis il est indispensable pour la France. C'est pas une question de parti politique ou de tambouille.
Astrid Panosyan-Bouvet