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interviewPS - Parti socialiste· 22 mars 2023 6 min

« Le président nous dit qu’il est l’ordre. En réalité, il est le chaos. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va retrouver Olivier Faure le premier secrétaire du Parti socialiste bonjour vous êtes en direct de l'Assemblée nationale entre les sondages et l'intérêt du pays je choisis l'intérêt du pays c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron cet après-midi comment vous avez vécu cette entretien du chef de l'État je l'ai trouvé hallucinant hallucinant de cette étude sur lui-même avec un projet un seul lui-même en fait quel est le grand dessin présidentiel quels sont les perspectives qu'il trace pour le pays quel est en fait quel est le projet sur lequel il veut fédérer l'ensemble des Français il y en a pas la seule chose qu'il nous dit au fond c'est que il n'y a pas d'alternative quel est le seul qu'il a à lui seul la raison pour lui qu'il est en fait sans aucune opposition en capacité de le concurrencer et qu'au fond on devrait lui faire confiance parce que il est le seul maître à bord mais la réalité c'est qu'on a vu au fond un président qui ne sait pas comment sortir de cette crise qu'un jeune impasse absolue totale il nous explique qu'il veut renouer que le monde syndical renouer avec le dialogue social et dans le même moment il insulte les syndicats il nous explique qu'il veut retrouver le peuple et nous explique en même temps cette fameux en même temps présidentielle que ceux qui manifestent aujourd'hui sont des factieux assimilables à ceux qui marchaient naguère sur le Capitole ou sur les bâtiments d'État au Brésil pour soutenir bolsonaro en gros laisser penser que aujourd'hui ceux qui sont dans la rue sont des populistes des extrémistes des factieux c'est absolument enfin je ne sais pas comment le prendre si ce n'est que j'ai l'impression que vous avez un feu qu'il avait déjà largement allumé et qu'il est lui-même en train de verser des jacans sur le feu et qu'il ne cherche en rien l'apaisement mais qu'il fait tout au contraire pour rechercher l'affrontement il nous dit qu'il est l'ordre en réalité il est le chaos il y a eu vous l'avez évoqué des mains tendues dans cet entretien il demande à Elizabeth borne de tenter d'élargir sa majorité il tend la main au syndicat pour renouer le dialogue social pour une future peut-être loi travail comment vous accueillez c'est maintenu sur ces deux points non mais que voulez-vous que je fasse sinon sourire il est dans une impasse absolue il n'a pas de majorité à l'Assemblée il n'a plus d'interlocuteurs dans le monde syndical il n'est soutenu par qu'une petite minorité dans l'opinion publique et le voilà qui nous explique qu'il voudrait continuer en irakistance à majorité mais il faudrait pour cela qu'il commence par retirer son projet il faut qu'il comprenne que le préalable à tout apaisement c'est leur état de ce projet je crois que en fait s'il ne le comprend pas s'il n'entend pas ce que disent les Français malheureusement il va nous en envoyer dans le mur il est dans une situation où il n'a plus de marge de manœuvre il nous dit pas de référendum pas de remaniement pas de dissolution rien qui puisse permettre de retrouver en fait un élan de permettre de purger un sujet et par la démocratie parce que il nous dit je veux continuer un chemin démocratique mais quel est ce chemin démocratique il a utilisé tous les moyens de droit pour interdire un débat qui soit un débat prolongé indépendant de bonnes conditions et on même ce que dit le Conseil constitutionnellement enfin l'abus de procédure 47 1 44 de 44 38 du Règlement 49-3 bref on a jamais vu un débat qui avait été autant fermé dans une camisole et qui n'a pas rendu possible un débats sincère un débat qui arrive jusqu'à son terme et qui va mettre le vote de l'assemblée et il a évité évidemment parce qu'il se savait minoritaire donc voilà un président qui au fond ne propose rien Olivier Faure est-ce que vous vous associez au durcissement de la contestation qu'on voit depuis plusieurs jours et qui semble se dessiner dans les jours et dans les semaines qui viennent est-ce que vous vous associez à ce durcissement mais je vous répète ce que je viens de vous dire le problème c'est que aujourd'hui vous avez un président qui reste sourd aux appels répétés du peuple français et c'est pas une petite majorité c'est pas 51 52 vous avez 9 actifs sur 10 qui sont posés cette réforme des retraites et donc voilà un président qui se montre sourd à toute revendication qui pousse les Français dans leur retranchement et qui leur laisse penser que malheureusement la seule issue pour eux c'est sa contestation est parfois y compris par des moyens que je réprouve et donc c'est là le problème c'est que il est celui qui organise aujourd'hui le chaos il en est l'auteur il est celui qui malheureusement pousse les Français dans leur dernière retranchement il est celui qui les qui exassable les tensions qui met de l'huile sur le feu en permanence qui au lieu d'apaiser et bien à fracture ce pays dans les grandes largeurs et c'est ça que que je vis aujourd'hui et je suis très inquiet parce que je vois que y compris le durcissement il le cherche par la façon dont il gère le maintien de l'ordre avec vous avez aujourd'hui des gens qui sont arrêtés par tout mis en garde à vue alors même qu'on a rien à leur reprocher mais parce qu'il cherche à dissuader les manifestants ou au contraire à augmenter leur colère pour aboutir à quoi à ce qu'on est chaque soir un peu plus de monde dans les rues qui viennent brûler un peu plus de poubelles et après expliquer qu'il est celui qui rétablira l'ordre face au chaos on voit bien qu'elle est la démarche qu'il envisage on voit bien que cette démarche là elle s'appuie sur ce qu'il pense être l'opinion majoritaire à droite et à l'extrême droite voilà ce qu'il cherche et donc malheureusement c'était le rugissement on a compris votre propos merci beaucoup Olivier fort d'être venu sur le enfin d'être intervenu dans le fil info dans cette édition spéciale sur France Info cet après-midi

« Le président nous dit qu’il est l’ordre. En réalité, il est le chaos. » — Olivier Faure · Pourquijevote