Le député LFI Louis Boyard porte plainte pour injure publique - Le 5/5 - C à Vous - 14/11/2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:32OuverteRéponse directe
Entendre un président de la République française prononcer le mot de « révolution » pour parler de la situation en Iran, c'était important ?
- 6:17OuverteRéponse directe
Qu'êtes-vous venu dire au président de la République française ? Qu'est-ce que vous attendez de lui ?
- 7:11OuverteRéponse directe
Vous-même, aller à la rencontre du président Emmanuel Macron, intervenir sur les médias français, c'est un risque que vous prenez ?
- 9:15OuverteRéponse directe
C'est l'une des bonnes façons de faire pression sur les dirigeants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07InvitéFait
« Le jeune député insulté la semaine dernière, abruti, bouffon, tocard, t'es une merde »
- 4:37InvitéChiffre
« au moins 326 personnes ont été tuées par les forces de sécurité ces deux derniers mois, des femmes, des enfants parmi eux »
- 4:54InvitéPromesse
« Le président leur a notamment promis de nouvelles sanctions contre Téhéran »
- 9:49InvitéFait
« à l'époque, avant l'élection de Khotami, ils ont fait ça. Et ça a vu un impact assez positif dans le relâchement de la violence d'État »
- 10:48InvitéChiffre
« Une étude a montré que sur 7 Iraniens, 5 veulent sortir du pays »
Temps de parole
- Invité44 %
- Invité 226 %
- Invité 310 %
- Présentateur8 %
- Invité 46 %
- Invité 54 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Après son altercation avec Cyril Hanouna en direct sur C8, le député La France Insoumise, Louis Boyard, annonce son intention de porter plainte.
Le jeune député insulté la semaine dernière, abruti, bouffon, tocard, t'es une merde, lui avait asséné l'animateur avant que le député ne quitte le plateau. Sous les huées du public, il a tenu une conférence de presse cet après-midi. La toute puissance d'Hanouna, qui pense pouvoir insulter et intimider une personne parce qu'elle critique son patron, est inadmissible. Qu'on soit député ou non, un présentateur n'a pas à insulter quelqu'un en direct pour avoir critiqué le propriétaire de sa chaîne. Cette impunité et les méthodes qui vont avec doivent cesser. C'est pour cette raison que j'ai décidé de porter plainte. Mais cette affaire n'a rien de personnel. Elle est avant tout politique.
Louis Boyard porte plainte pour injure publique envers une personne chargée d'une mission de service public. Le fait que Louis Boyard soit député, c'est un facteur aggravant, une séquence qui a préoccupé ce week-end la présidente de l'Assemblée nationale. J'en appelle de façon continue à cette dignité, à ce respect, à ce respect des individus, au respect des institutions, au respect de la parole. Et j'ai trouvé que cette séquence était dégradante au vu de tout cela. Je me suis entretenue avec le président de l'ARCOM. Il a été saisi. L'ARCOM pourra se prononcer. Et donc nous verrons ce que l'ARCOM peut dire et peut faire.
Mais en tout cas, nous devons collectivement nous élever contre cette dérive du débat public. L'ARCOM, l'ancien CSA, l'autorité de régulation de l'audiovisuel, a été saisie. Je la cite. Nous allons visionner la séquence et passer au crible chaque phrase et les traiter de manière juridique et passer le cas échéant à une instruction avant de prendre une décision.
Deux immeubles qui s'effondrent. Ça s'est passé samedi matin très tôt à Lille.
Oui, deux immeubles mitoyens effondrés en plein centre-ville. Le bilan définitif, un mort et une personne disparue. Un bilan qui aurait pu être autrement plus dramatique si un étudiant, en pleine nuit, n'avait pas constaté que l'immeuble avait bougé et qu'un mur se lézardait. On avait entendu des bruits, comme des trucs qui tombaient au sol. On a cru d'abord qu'il y avait quelque chose dans l'appartement qui tombait, une boîte ou quelque chose comme ça. J'essaie d'ouvrir la porte, mais impossible. Je tourne la clé, j'essaie de forcer, je tambourine, mais rien n'y fait. Je vois qu'en plus du placo qui est déplacé, tout le flanc du mur est totalement bombé, donc direct une inquiétude.
On se met en petite cellule de crise à trois. On appelle les pompiers, puis là les pompiers arrivent dans la foulée. On a juste fait ce qui nous semblait bien, déjà pour notre propre survie et pour que ça se passe correctement. Les experts ont pris le relais des secours. Hier, les bâtiments jouxtants, les immeubles effondrés ont été évacués par sécurité. Et aujourd'hui, encore, Camille Schmitt l'a constaté, les habitants de ce quartier du cœur de l'île sont sous le choc.
Ça fait vraiment très froid dans le dos. On se dit que ça peut arriver à n'importe qui et n'importe où.
C'est choquant et on se demande comment ça a pu arriver, comment ça n'a pas pu être pris en charge avant.
L'année dernière, il y avait déjà des éboulements de pierres, donc je suis un peu choquée et un peu stressée au niveau que ça pourrait arriver sur d'autres bâtiments.
Il faut revoir la rue. Je pense qu'il y a quelque chose à faire pour éviter ce genre de choses. On est à l'île-centre quand même, donc on n'est pas dans un pays sous-développé.
On se pose des questions forcément sur la qualité et l'entretien des immeubles dans lesquels on travaille.
Nous avons aussi interrogé l'association Renaissance du Lille Ancien qui alerte régulièrement, localement, sur des problèmes de fondation sur les immeubles de la ville. On a deux phénomènes parfaitement identifiés. C'est la nature du sous-sol qui est composée d'une couche d'argile posée sur un socle de calcaire lequel est assez profond. Nous sommes ici dans le lit de la rivière d'origine. Cette argile, quand elle est gorgée d'eau, elle occupe un grand volume. Elle est solide. Quand on pompe, comme on le fait depuis 50 ans maintenant dans tous les parkings du centre-ville, on abaisse ce qu'on appelle le rabattage de la nappe.
On abaisse l'eau si bien que les pieux vont se dessécher et les maisons sont suspendues dans le vide. Le deuxième phénomène qui est très identifié, c'est que des propriétaires de rez-de-chaussée commerciaux, pour agrandir des surfaces, ils vont casser les murs mitoyens. Les murs mitoyens, ce sont les murs porteurs. Si le sous-sol est affaibli à ce point-là, la charge va s'enfoncer. Aujourd'hui, les causes de l'accident, les causes de l'effondrement de ces deux immeubles restent inconnues. Une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui a été ouverte par le parquet.
Emmanuel Macron est à Bali pour le sommet du G20. Mais avant de partir, le président s'est exprimé au sujet de l'Iran.
Ce matin sur France Inter, un entretien enregistré vendredi à l'Elysée, près de deux mois après la mort de Marsa Amini, jeune femme tuée en Iran pour avoir mal ajusté son voile. Après deux mois de mobilisation et de violence dans les rues iraniennes, selon l'ONG Human Rights Watch, au moins 326 personnes ont été tuées par les forces de sécurité ces deux derniers mois, des femmes, des enfants parmi eux. Emmanuel Macron recevait quatre femmes, quatre figures qui portent dans le monde ce combat pour la liberté des iraniennes et des iraniens. Le président leur a notamment promis de nouvelles sanctions contre Téhéran.
Les petits enfants de la révolution font une révolution et sont en train de la dévorer. Ce qui est le plus impressionnant dans ce mouvement, cette révolution, c'est que ce sont des jeunes femmes et des jeunes hommes qui n'ont jamais vécu que sous ce régime. Au niveau européen, nous, nous sommes quelques-uns à pousser pour des sanctions ciblées, des sanctions sur les personnalités du régime qui ont une responsabilité dans ce qui se passe et dans la répression de cette révolution.
– Bonsoir, Ladane Bomourande. – Bonsoir. – Merci de votre présence ce soir. Vous êtes l'une des opposantes que le président Emmanuel Macron a reçues ce vendredi. Entendre un président de la République française prononcer le mot de « révolution » pour parler de la situation en Iran, c'était important ? C'est un mot capital essentiel ?
– Oui, c'était crucial parce que depuis une trentaine d'années, la lutte du peuple iranien est complètement invisible. Et le fait qu'un chef d'État d'un grand pays démocratique prenne acte de la volonté des Iraniens de changer un régime théocratique et d'avoir un régime démocratique et dans la guerre psychologique que nous menons à ce régime est cruciale. – Je le disais, vous êtes quatre militantes féministes, militantes iraniennes des droits de l'homme, avoir été reçues à l'Élysée vendredi. Téhéran n'aurait pas apprécié cette visite du tout. Qu'êtes-vous venu dire au président de la République française ? Qu'est-ce que vous attendez de lui ?
– Nous attendons des démocraties occidentales d'être cohérentes, de défendre leurs principes qui sont nos principes. Vous savez, dans les cachots des prisons iraniens, pendant des années, les interrogateurs disaient aux prisonniers « Mais les Occidentaux s'en foutent de vous. Les droits de l'homme, c'est de la propagande, c'est de la foutaise. » On leur jette, ils disaient ça verbatim, on leur jette un contrat juteux et ils oublient tous les droits de l'homme et leurs principes. Ce sont des gens matérialistes. Si l'Occident devient plus cohérent et reste fidèle à ses propres principes, nous gagnerons notre combat. Ça c'est sûr.
– On voit le courage des femmes iraniennes qui prennent des risques en notant leur voile dans les rues de Téhéran. Vous-même, aller à la rencontre du président Emmanuel Macron, intervenir sur les médias français, c'est un risque que vous prenez ?
– Vous savez, ça fait longtemps que nous prenons. Mon père a été assassiné à Paris. Le leader politique dans l'organisation de qui je militais a été assassiné sous le nez des policiers français dans les environs de Paris. Donc le jour où moi, personnellement, j'ai décidé de m'engager, je savais que je prenais un risque. Mais c'est toujours un équilibre entre qu'est-ce que vaut la vie si vous n'êtes pas fidèle à vos convictions ? Et donc voilà, on vit une fois et on meurt une fois et cette vie-là, elle doit être digne. Et donc c'est comme ça que nous avons tous… Les jeunes femmes que vous avez vues, moi-même, je suis impressionnée par leur courage parce qu'elles sont vraiment très jeunes.
Nous, on est… Moi, je milite pour les droits de l'homme depuis 43 ans. Donc je vois ces enfants de la révolution qui ont appris la démocratie et les droits humains à l'école du totalitarisme islamiste. Ils n'ont pas lu Rousseau, ils ne connaissent pas Locke, certains, les plus intellectuels, oui. Mais ces jeunes filles, c'est en creux et en négatif qu'ils ont appris les droits de l'homme. C'est extraordinaire. En fait, Roménie a appris la démocratie aux Iraniens.
Pour la première fois, un manifestant a été condamné à la peine capitale à Téhéran, un des jugés coupables d'avoir incendié un bâtiment gouvernemental de troubles à l'ordre public, de rassemblements et conspiration en vue de commettre un crime contre la sécurité nationale. Pour la première fois de ces deux derniers mois, 800 personnes sont inculpées par ailleurs. Il n'y a pas de raison de croire à une accalmie. La répression va se poursuivre, s'intensifier. Je ne suis pas sûre. Je pense que si la communauté internationale réagit avec détermination, ça peut avoir des effets dissuasifs. Et ça, c'était une des raisons pour lesquelles nous tenions à rencontrer le président de la République.
Et c'est la bonne voie, là, quand Emmanuel Macron parle de sanctions ? C'est l'une des bonnes façons de faire pression sur les dirigeants ?
Absolument. Des sanctions, il faut les mettre en œuvre. Parce que si les sanctions sont déclarées mais ne sont pas sérieusement mises en œuvre, ça ne sert à rien. Il faut imposer des sanctions, il faut les mettre en œuvre. Et surtout, si ces procès continuent de cette manière, il faut que les Occidentaux, de concert, réagissent très, très sérieusement en rappelant leur ambassadeur. Ils l'ont fait. Vous savez, à l'époque, avant l'élection de Khotami, ils ont fait ça. Et ça a vu un impact assez positif dans le relâchement de la violence d'État. Une question sur cette jeunesse mobilisée. Vous, vous êtes en exil. Le nombre de ces manifestants sont nés après la révolution.
Ils sont dans la rue aujourd'hui. Elles se coupent les cheveux. On voit aussi des jeunes par dizaines faire tomber le turban des Mollahs en pleine rue. Que vous inspire la jeunesse iranienne aujourd'hui ? Moi, je suis impressionnée par leur courage. Mais aussi, il faut que vous sachiez que le régime, la gestion du pays est une gestion chaotique, qu'il n'y a pas de futur. En fait, les jeunes n'ont pas le choix. Ils ont essayé de s'entendre avec ce régime pendant 20 ans. Mais tous leurs efforts ont abouti à une impasse. Et donc, maintenant, ils foncent dans le mur et ils veulent en finir parce qu'ils n'ont pas le choix. En fait, on risque sa vie quand on n'a plus aucun choix.
Et c'est ce qui se passe en Iran. Une étude a montré que sur 7 Iraniens, 5 veulent sortir du pays. Une dernière image. Une réalisation de l'artiste J.R. Vu du ciel. Ce portrait de Nika Chakarami. Jeune lycéenne de 16 ans tuée au tout début de la mobilisation. On l'a vue tête nue, debout, surélevée devant une foule hurlant à bas le dictateur. Elle est en photo ici, décédée aujourd'hui. « Photos sur une plage, ses cheveux libres, incarnés par 250 personnes. » J.R. a publié cette photo et titré son œuvre « Femmes, vie, liberté », le slogan des manifestants depuis bientôt deux mois.
Qui vous inspire quoi ? Ça fait bon.
Admiration et leur courage. Vous savez, au moment, en 1979, nous n'étions qu'une très peu de gens qui croyions au droit de l'homme. Moi, mes camarades étaient tous des communistes, etc. Aujourd'hui, les jeunes gens, ils réfléchissent en termes de droits humains, en termes de dignité, la vie, la danse, la joie. C'est vraiment une grande révolution culturelle. Et dans le monde musulman, croyez-moi, c'est aussi un tournant crucial. En Iran, maintenant, le taux de christianisation est le plus élevé du monde. Il y a une vraiment très forte réformation musulmane aussi, qui prêche la laïcité et le sécularisme. En fait, le régime islamique est en minorité totale.