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interviewLe Média· 1 décembre 2025 20 min

BARDELLA « AGRESSÉ » : LES MÉDIAS ET LE RN NOUS ROULENT DANS LA FARINE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ah ma république au secours Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 1er décembre et hélas, ce n'est toujours pas la chandeleure. Pourtant Jordan Bardella a déjà commencé sa préparation et il a même réuni quelques ingrédients d'une bonne pâte à crêpe.

Dommage pour le maniaque qu'il est. Tout s'est retrouvé sur sa veste. D'abord, il y a eu Vezou mardi.

Un lycéen de 17 ans est parvenu à se faufiler entre les barrages policiers et le service d'ordre du RN pour enfariner Bardella en pleine foire agricole de la Sainte- Catherine. Et puis samedi à Moissac 2e service, voilà le président du RN à nouveau visé. Cette fois c'est un œuf qui a complété la recette.

Il a été envoyé par un homme de 74 ans pendant une séance de dédicace. Cette fois, pas d'image. Les gros bras du RN ont tout fait pour que personne ne puisse immortaliser le moment.

Les deux auteurs ont quant à eux été interpellés Manu Military. Le premier mineur est inconnu des services de police. Il a été placé en garde à vue pour outrage à personnes chargé d'une mission de service public.

On rappelle à toute fin utile que la définition de outrage et offense extrêmement grave constituant une atteinte à l'honneur, à la dignité. Bon, on sous-estime souvent la force du bléoulu. Pour réparer son affront, l'AO devra suivre un stage de citoyenneté.

Quant au second protestataire, un agriculteur à la retraite de 74 ans, il a connu un sort un peu plus corsé. D'ailleurs, il n'en est pas à son premier œuf sacrifié. Le même homme avait déjà ciblé Éric Zemour, alors en pleine campagne présidentielle ainsi qu'à un bus de Marine Le Pen en 2022. lui aussi a terminé en garde à vue mais pour violence sur personne dépositaires de l'autorité publique.

Vous noterez qu'au fil de la semaine, Bardella prend du galon. Alors sa garde à vue a même été prolongée de 24 heures. Il risque jusqu'à 6 ans d'emprisonnement en raison de la récidive.

Et on a même appris ce matin que le parquet a requis son placement en détention provisoire en prison donc pour qu'il soit jugé dès mardi matin. On retiendra qu'il est quand même bien moins dangereux judiciairement de détourner de l'argent public du Parlement européen que d'écraser un œuf sur la tête de Bardella. Mais alors depuis ces tragiques événements pâtissiers, les drapeaux médiatiques sont en berne et Bardella a été érigé en martyre de la FPFM en passant évidemment par C News et toute la Bolorisphère.

Tous évoquent une agression et relancent le débat sur la violence en politique. Et évidemment le principal intéressé et ses ouailles n'ont pas manqué d'alimenter le mélodrame sans se gêner pour réécrire l'histoire à l'occasion et l'instrumentaliser politiquement. Quand vous êtes de droite, vous êtes une cible à abattre, à oser Bardella sur ces news.

Rien que ça, Tom Aménager, le porte-parole du groupe RN à l'Assemblée nationale verse même dans le fantasme. Si l'individu de Moissac avait été armé, les conséquences de cette attaque auraient pu être extrêmement graves. Et si les poules avaient des dents, elles n'auraient pas besoin de sacrifier leurs œufs pour la cause.

Mais juste après l'agression de Missac, le président du RN eurodéputé fantôme s'est exprimé sur X et pour lui pas besoin d'enquête. Les fautifs sont tout trouvés. Ce serait l'extrême gauche.

Sur ces news, même narratif avec un petit supplément contre ceux qui légitiment banalisent la violence. Je vous le donne en 1000, c'est la France insoumise et il peut évidemment compter sur ses petits copains pour diffuser le message. On écoute Philippe Ballard, député Ren au micro de Christine Kelly sur Europe.

On sent monter un climat de violence, d'intolérance alors qui est porté parfois par des élus qui siègent à l'Assemblée nationale. On pense bien sûr à LFI dont plusieurs députés ont été condamnés, même si certains ont fait appel. Je pense à Raphaël Arnaud qui est le euh chef de la jeune garde mouvement qui est en passe d'être dissou.

Ah, il a fait appel mais enfin il a quand même été condamné pour violence en en réunion. Euh il y a bon alors les black block, l'extrême gauche et cetera et cetera, mais même des macronistes, monsieur Kaznov euh quand il nous compare dans l'hémicycle à Vichi, à Pétin, tout ça, ça crée une petite musique de fond et des esprits sans doute un peu plus faibles ou formés idéologiquement d'une certaine façon, bah n'hésite pas à passer à l'action. Donc tout ça alors c'est Jordan Bardella qui a été visé mais on sait que les maires qui sont comme on dit à portée de baffe sont aussi victimes de ces de ces agressions quasiment malheureusement quien parle alors ça tombe bien puisqu'on parle des mères évoquons le sort de Yannique Morz étiqueté pourtant divers droite à Saint-Brévin Lespin charmante cité balnéaire de Loire Atlantique favorable à la construction d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile.

Il a été contraint de démissionner en 2023 après avoir été ciblé par l'extrême droite. Mais alors là, on est très loin du jet de farine puisque Morise a été harcelée et menacé pendant des mois dans une indifférence absolument totale des autorités. L'affaire a pris une telle ampleur qu'elle s'est soldé par l'incendie criminel de ses véhicules et d'une partie de sa maison où il dormait avec toute sa famille.

Malgré ses signalements à répétition et ses demandes de protection. Personne n'est intervenu. Quelques mois plus tard, les deal constatait amèrement, ma démission a fait plus de bruit que l'attentat criminel en lui-même.

Alors, craignant pour sa sécurité, Yannick Morz a carrément quitté la commune. Il a laissé le fauteuil de mère à sa première adjointe qui à son tour a essuyé les menaces de l'extrême droite. Une histoire qui rappelle brutalement que certaines attaques ne sont pas qu'un épisode cocasse avec des œufs et de la farine.

Avec Yannique Morz, les autorités ont fait la sour d'oreille, mais avec Bardella, c'est une toute autre histoire. Tout le monde se jette au chevet du petit martyre à commencé par le ministre de l'intérieur lui-même, Laurent Nugèz. Non, bien sûr, je condamne très fermement cette agression.

C'est inacceptable. Nous sommes dans une démocratie, tout le monde doit pouvoir s'exprimer et ces actes qui sont des actes d'intimidation au quel qu'en soient les motifs. He il y a une personne effectivement qui a été interpellée qui est actuellement en garde à vue hein qui est entendu.

Donc voilà, quel qu'en soient les motifs, c'est absolument inacceptable et ça dénote aussi un durcissement du climat politique he évidemment hein. Donc dans la semaine aussi, monsieur Bardella avait reçu de la la farine à Vezou pour la traditionnelle fête de la Sainte- Catherine dans laquelle il se rendait. Donc tout ça est évidemment inacceptable et ça justifie évidemment encore plus les dispositifs de de protection que nous mettons autour de de certains élus, de certains de leur de leur déplacements.

Et on a eu aussi la porte-parole du gouvernement Ma Brégeon qui est allé de son petit message indigné contre toute cette terrible violence et les victimes de la fruse farine antifasciste. D'abord, c'est inadmissible. Tout acte de violence, quel qu'il soit, y compris des jets de farine ou des g d'œuf qui peuvent paraître, voilà, pas d'une grande violence pour certains ne sont pas admissibles à l'égard de quelques responsables politiques que ce soit.

Alors, dommage quand même que le gouvernement ne verse pas une larme pour tous les éborniers ou les morts dans les quartiers, mais apparemment certaines violences méritent plus de compassion que d'autres. Pourtant, l'enfarinage ou l'entartage n'a rien de très inédit en France. On pourrait au contraire parler même de tradition.

Depuis les années 90, plusieurs figures politiques de premier plan les ont vécu. C'était Jacques Chirac en 2002, Bernard Henri Lévi en 85, puis Nicolas Sarkozy ou encore Jean-Luc Mélenchon, François Hollande, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Manuel Vals, François Fillon, Sgolen Royal, François Bairou. Bref, la liste est longue mais pour votre plus grand plaisir, on a déniché quelques images d'archives croustillantes pour raviver ces moment de pure poésie contestataire.

Irruption sur l'estrade arrive à 1 m de lui et asperge François. Pour ça, il y a une manière très simple de le faire. Concerne François Beou, le candidat a été entarté à Renn par des jeux.

Habituellement ces scènes ne durent que quelques secondes à l'écran. Juste le temps d'un sourire gêné ou d'un haussement de sourcil dans les journaux télé. On s'en amuse, on en parle 2 minutes et puis on passe à autre chose.

Ces gestes font évidemment partie de la culture contestataire à la française où l'humiliation symbolique sert à mettre en lumière un malaise ou une colère. Si la farine et les œufs ne blessent pas vraiment les personnalités visées, si ce n'est dans leur ego, il arrive que certains gestes soient nettement plus violents. On se souvient par exemple de la fameuse gifle reçue par Emmanuel Macron en juin 2021.

En visite dans la drô, le chef de l'État croise la route d'un royaliste d'extrême gauche très probablement évidemment qui lui assène un coup au visage en criant "Montois Saint-Denis à Bal Macroni." Manuel Vals avait eu aussi le droit au même traitement lors d'un déplacement en Bretagne. C'était en 2017.

On peut aussi citer Nicolas Sarkozi attrapé par la veste pendant une visite dans le Lotte et Garon en 2021. On regarde les images. Un petit coup.

Vous l'avez compris, il serait donc faux de prétendre que le phénomène de l'enfarinage ou de l'entartage est nouveau, si ce n'est pour alimenter les théories fumeuses de l'extrême droite comme au hasard celle de l'ensauvagement de la société et pile poil à la veille d'élection en France, ça tombe quand même bien et puis cerise sur le gâteau, ça permet de rejouer la même vieille partition accusant la gauche d'être dangereuse et violente tandis que l'extrême droite, elle se pavane. Derrière une façade soigneusement ripolinée. Rappelons qu'en octobre dernier, un colis piégé adressé à Manuel Bonpard a explosé dans une fourgonnette de la poste.

Que la maison de Jean-Luc Mélenchon dans le Loiré a été sagagée et taguée d'insulte. La semaine dernière encore, le député Hemmeric Caron a dénoncé une agression par un homme à scooter alors qu'il circulait en plein Paris. D'ailleurs, dans un article de LUMA en date du mois d'août, ce dernier révélé que la protection policière lui a été refusée à trois reprises.

J'en veux énormément au ministres de l'intérieur et au préfet de police de Paris de leur inaction volontaire. Ils espèrent sans doute qu'en me refusant cette protection, je fermerai ma gueule. Et bien c'est raté, confié de Paris, coutumier des engueulades par SMS avec Laurent Nugèz sur ce sujet.

à certains moments, notamment pendant les dernières législatives, il a même dû engager un service d'ordre privé pour se protéger et il y a quelques mois, une menace de mort l'a ciblé alors qu'il se promenait avec son enfant. Un homme âgé, apparemment inoffensif, lui a tout bonnement expliqué sans sourciller qu'il voulait le tuer pour le plaisir. Et depuis, il attend toujours un geste de soutien de Yel Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale.

Il a pourtant déposé près de 70 plaintes depuis 2023. Mais le groupe insoumis n'est pas le seul à gauche qui fait les frais de cette violence contre les élus. On peut évidemment citer Sandrine Rousseau qui dans une interview confiait qu'elle craignait qu'on la pousse sur les rails du métro vu le nombre de menaces de mort qu'elle reçoit quotidiennement.

Chez les communistes aussi, on en fait les frais. Yan Brossa, le candidat à la mairie de Paris, ne se déplace plus sans son escorte militante. Une question de culture, dit-on au parti.

De tout temps, le mouvement ouvrier a su se défendre, surtout quand les pouvoirs publics ont la protection sélective. Et on continue avec notre traditionnel désormais point budget, le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Le PLFSS de son petit nom revient demain à l'Assemblée dans sa version transmise par le Sénat.

Une version assez éloignée et droitisée évidemment par rapport à celle initialement proposée par les députés. Plusieurs mesures portées ont été écartées par la chambre haute comme la suspension de la réforme des retraites. Évidemment, le doute quand un possible compromis demeure mais le ministre de l'économie Roland l'escur se dit plutôt confiant. "Je suis persuadé qu'on va y arriver", affirmait le ministre ce matin sur France 2 en réfutant la possibilité d'utiliser l'article 493.

Justement, la méthode inédite qu'a choisi le Premier ministre, c'est de ne pas avoir recours au 493. Donc aujourd'hui vous dites on ne recourra pas au 493 mais qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire ne pas avoir recours au 493, c'est pas écrire la fin du film afin qu'il soit joué.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vousz pas chacun doit prendre ses responsabilités et effectivement négocier de manière à trouver un compromis. Si vous dites 493, au fond vous déresponsabilisez tout le monde.

Donc pas de 493, on est tous responsables. On fait tous des pas les uns vers les autres qui permettent fin de faire du compromis. Ça se fait dans tous les pays du monde et moi je suis intimement persuadé aujourd'hui parce qu'il y a une majorité de députés qui le veulent que c'est possible.

Donc non seulement c'est indispensable, on a besoin d'un budget de la CQ sinon ce sont des déficits très importants qui s'élargissent encore l'année prochaine. On a besoin d'un budget de la CQ et on est capable de l'atteindre. Olivier Fortrétaire du Parti socialiste, se dit lui aussi assez confiant.

Nous sommes dans une approche qui peut permettre d'aboutir à un compromis estime fort à la suite de son entrevue avec le premier ministre Sébastien Lecnu. Nous avons fait le tour d'horizon ligne par ligne avec le gouvernement. Nous pouvons dire que nous progressons, que nous sommes dans une approche qui peut permettre d'aboutir à un compromis.

Nous n'en sommes pas encore là, mais les prochaines heures vont nous permettre d'apprécier et nous jugerons en fonction de ce qui nous est présenté infiné. Et demain, ce sera autour des responsables écologistes de rencontrer le premier ministre puis celui du RN mercredi. Un premier vote sur la partie recette est attendu dans la semaine et puis le vote sur l'ensemble du texte sera pour le 9 décembre.

On continuera évidemment de suivre les débats dès demain au sein de l'Assemblée nationale mais aussi dans la rue. Des manifestations pour l'augmentation des salaires et l'enterrement du budget d'austérité auront lieu partout en France. La CGT, FSU et Solidaire ont appelé à se mobiliser contre ce budget 2026.

Parmi les revendications des trois syndicats, le retrait des suppressions de postes prévu dans la fonction publique, l'abrogation de la réforme des retraites ou encore le renforcement des budgets des services publics, notamment ceux des hôpitaux. Au Sénat, les discussions autour du projet de loi de financement se poursuivent également. Les sénateurs ont largement revu à la baisse les hausses d'impôts prévues dans le texte initial du budget.

Selon les calculs des échos, plusieurs mesures ont été adoptées, réduisant à ce stade de près de 6,5 milliards d'euros les recettes fiscales envisagées au PLF. L'industrie de l'armement atteint son chiffre d'affaires le plus élevé jamais enregistré. C'est ce que révèle un rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm publié ce lundi 1er décembre avec une hausse de 5,9 % en 1 an.

Les hausses des 100 plus puissants fabricants d'armes au monde ont atteint 679 milliards de dollars. Un nouveau record en 2024. L'année dernière, pour la première fois depuis 2018, les cinq plus grandes entreprises d'armement ont toutes enregistré une hausse de leur recette.

L'enrichissement des industries d'armement continue d'atteindre des sommets tandis que la Palestine, le Soudan, la République démocratique du Congo ou encore l'Ukraine sont les théâtres de guerre ou de génocide. L'édition 2026 du festival international de la bande dessinée à Angoulem est définitivement annulée. Si la société organisatrice 9e artment son annulation mi-novembre, elle revient aujourd'hui sur sa première annonce.

L'édition 2026 du festival ne pourra matériellement pas avoir lieu dans les conditions appropriées. Un courrier a été envoyé en fin de semaine dernière pour en informer les partenaires publics du festival explique l'un des avocats des organisateurs. La 53e édition de l'événement devait se tenir en janvier prochain.

Depuis plusieurs mois, les auteurs et autrices suivies par les maisons d'édition appellent à son boycotte. La société 9e art plus qui organise le festival depuis 2007 est vivement critiquée pour son manque de transparence, sa gestion toxique, de supposées dérives commerciales et le limogage d'une salariée après qu'elle lui porte des plaintes pour viol. Et on termine ce récap avec un peu d'actualité internationale.

Le président ukrainien Volodimir Zelenski a été accueilli ce lundi à l'Élysée par Emmanuel Macron. Les deux dirigeants devaient échanger sur la situation et sur les conditions d'une paix juste et durable, fait savoir l'Élysée. Plus tôt dans la journée, le ministre des affaires étrangères Jean- Noël Barre déclaré sur France Culture "La situation telle qu'elle se présente devant nous est très simple.

Ce que nous souhaitons, c'est un cesser le feu immédiat et inconditionnel." Barre insiste également sur le rôle central de l'Europe dans ses discussions. Les pour parler pour parvenir à une paix ne se passe pas sans les Européens. dit-il.

Cette visite en France intervient au lendemain de discussion sur le plan de paix américain entre les délégations américaines et ukrainienne en Floride. L'émissaire de Donald Trump, Steve Whtorf, devait également rencontrer le président russe Vladimir Poutine à Moscou dès demain. En parallèle des discussions diplomatiques, les frappes se poursuivent en Ukraine.

Ce lundi matin, une frappe russe aurait fait quatre morts et près d'une trentaine de blessés. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.

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