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interviewRMC· 17 décembre 2021 21 min

L'intégrale de l'interview de Jordan Bardella dans Bourdin Direct

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

– Jordan Bardella, bonjour. – Bonjour Jean-Jacques Bourdin.

0:02
Jordan Bardella

– Président du Rassemblement National, Conseil de Défense Sanitaire, cet après-midi, je donne les derniers chiffres du Covid, 166 morts en 24 heures, 15 142 malades hospitalisés, 2832 patients en soins critiques, objectif, accélérer la vaccination. Vous appelez à un appel, vous appelez à un appel, vous appelez à l'accélération de la vaccination, Jordan Bardella.

0:25
Présentateur

– On connaît aujourd'hui les publics à risque, on sait que les personnes qui ont plus de 65 ans ont été, ceux qui ont été concernés par les 90% de passages à l'hôpital, de passages dans ce qu'on a appelé en réa, en réanimation, et qu'on connaît aujourd'hui les comorbidités qui font que vous seriez ou non exposés à des formes graves. Aujourd'hui nous avons un peu plus de 10% des plus de 65 ans qui n'ont toujours pas reçu une dose de vaccin. Ce sont les publics à risque, donc c'est peut-être sur eux que le gouvernement doit concentrer ses efforts de communication.

Il y a des pays voisins comme l'Espagne par exemple, on a vacciné 99% des publics à risque, et on n'a pas eu besoin jusqu'à maintenant, je dis bien jusqu'à maintenant parce que ça commence à être mis en place dans certaines régions, de mettre en place un pass sanitaire puisque le vaccin n'empêche pas la transmission. Et l'Espagne a eu pendant très longtemps l'un des taux les plus, en tout cas les taux d'incidence les plus bas d'Europe. Nous nous défendons la liberté vaccinale. Et nous nous interrogeons comme de nombreux médecins sur l'utilité d'engager le pays sur une troisième dose, qui est à mon sens une dose plus politique que sanitaire. Vous dites non à la dose de rappel ?

Je dis qu'on va engager le pays, je veux dire qu'on va totalement à vue sur cette troisième dose. Parce que moi j'entends d'ores et déjà les autorités sanitaires, j'entendais le président du conseil scientifique nous parler déjà de quatrième dose.

1:41
Jordan Bardella

Peut-être même de cinquième dose, quand on nous donne la bouteille ça ira plus vite. De rappel possible. Engager le pays sur la troisième. Comme on a un rappel pour d'autres vaccins, d'autres vaccinations, ou comme on refait chaque année, un vaccin sur la grippe. Oui, sauf que nous n'avons aucun recul.

1:55
Présentateur

Je dis encore une fois ce que dit le professeur Combes, ce que dit le docteur Kierzek, que nous n'avons pour l'instant pas de recul sur l'utilisation, sur l'efficacité en tout cas de cette troisième dose.

2:04
Jordan Bardella

On a réduit de 18 fois le risque de se retrouver à l'hôpital.

2:06
Présentateur

Oui, ça change très régulièrement. Alors que le vaccin empêche les formes graves, je vous dis banco, il n'y a aucune difficulté là-dessus. Moi je suis pour la vaccination. Mais je pense qu'il faut que se fassent vacciner en priorité les publics à risque. Donc vous dites la dose de rappel, non. Vous dites non à la dose de rappel. Nous sommes pour la liberté vaccinale. Donc je pense que chacun doit, en fonction du bénéfice risque, établir son diagnosis sur la vaccination. Quand on a, aujourd'hui, quand on est jeune, on a un risque dérisoire de contracter une forme grave du Covid. On sait que le vaccin n'empêche pas la transmission. De moins en moins dérisoire quand on a 30, 40 ou 50 ans.

L'intérêt de se faire vacciner est beaucoup moindre qu'il ne l'est pour les personnes âgées et pour les publics à risque. Moi ce que je note, c'est qu'on nous a expliqué qu'au bout de deux doses, on n'aurait plus aucun problème, que l'épidémie serait derrière nous et qu'on pourrait retrouver une vie normale. Je note que 90% du public éligible sont vaccinés et que nous sommes aujourd'hui devant ce qu'on appelle une cinquième vague. J'entends même parler d'une sixième vague. Donc je pense que le gouvernement utilise aussi cette épidémie, probablement, pour jouer sur les peurs.

3:06
Jordan Bardella

Mais est-ce politique, franchement ? Est-ce que vous n'utilisez pas, vous, cette épidémie pour des postures politiciennes ? Non mais franchement, c'est pour des postures.

3:16
Présentateur

Je note que le gouvernement a dit tout le contraire de tout depuis un an et demi. Et qu'il est responsable aujourd'hui du climat de défiance. Qui nous a dit qu'il n'y aurait pas de pass sanitaire, puis qu'il a mis en place le pass sanitaire. Le pass sanitaire, je vais y revenir, parce que vous êtes opposé au pass sanitaire. Qui nous a dit au début, le virus n'a pas de passeport pour ensuite nous dire, comme Marine Le Pen, qu'il fallait contrôler les frontières. On nous a dit qu'il ne fallait pas mettre le masque, puis qu'il faut mettre le masque. Et puis on retourne dans une forme d'absurdissement.

Moi, il y a des décrets aujourd'hui qui paraissent au journal officiel, qui interdisent aux gens de danser. Est-ce que vous vous rendez compte où est-ce qu'on en vient ? J'entends qu'il faut le masque maintenant aux remontées mécaniques. Donc vous êtes avec vos bâtons de ski, vos skis, vos moufes, et il faut mettre le masque en extérieur. Alors même qu'on sait que le nombre de clusters qui ont été construits en extérieur est dérisoire.

3:57
Jordan Bardella

C'est tout et le contraire de tout. Jordan Bardella, en réanimation, 75% des patients ne sont pas vaccinés. 75% des patients ne sont pas vaccinés en réanimation. Alors que dites-vous à ces non-vaccinés qui se retrouvent en réanimation et qui tout à coup se disent « J'aurais dû, j'aurais dû me faire vacciner ». Que leur dites-vous ?

4:19
Présentateur

S'ils disent « J'aurais dû me faire vacciner », qu'ils auraient dû se faire vacciner.

4:21
Jordan Bardella

Alors que dites-vous aux personnels soignants qui se retrouvent avec des patients non-vaccinés ? Que leur dites-vous ?

4:27
Présentateur

Monsieur Bourdin.

4:28
Jordan Bardella

Et ce personnel qui se bat, qui se bat tous les jours ?

4:31
Présentateur

Attendez, parce que moi j'ai lu l'alerte de la Haute Autorité de Santé qui, après avoir recommandé l'utilisation générale pour toutes les tranches d'âge du vaccin Moderna, explique aujourd'hui qu'il est déconseillé pour les jeunes de moins de 30 ans parce qu'on a vu des cas anormaux en quantité de myocardites. Dans le rappel le plus efficace. Non mais d'accord, mais il y a aussi des conséquences dont il faut évidemment parler. Donc moi je suis pour la liberté vaccinale, je pense qu'il y a des mesures extrêmement concrètes comme la multiplication des purificateurs d'air, notamment dans les classes qui ont été mises en place.

Mais nous nous sommes extrêmement opposés à la vaccination des enfants par exemple.

5:06
Jordan Bardella

Que dites-vous aux personnels soignants épuisés qui se retrouvent face à une majorité de personnes en réa non vaccinées qui n'auraient jamais dû se retrouver là ? Monsieur Bourdin, les admissions... Que dites-vous à celles et ceux qui ne sont pas opérés d'une pathologie ? Mais c'est pas vous savoir, c'est la réalité. Des hommes et des femmes devaient se faire opérer pour des pathologies parfois graves, ne peuvent pas se faire opérer. Mais pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de place en réanimation. Laissez-moi terminer. Parce qu'il n'y a pas de place en réanimation. Pourquoi ? Parce qu'il y a des personnes non vaccinées qui sont là.

5:42
Présentateur

Monsieur Bourdin, si les soignants... Je vous pose la question. Si les soignants, ils sont à bout aujourd'hui. Si les soignants, s'il y a 40% des soignants qui souhaitent aujourd'hui changer de profession, c'est pas de ma fausse et c'est pas de la fausse de Marine Le Pen. C'est de la faute du gouvernement qui a laissé les soignants démunis. Et la véritable crise qu'il y a derrière cette crise sanitaire, dont je vous rappelle que le Covid n'a constitué que 2% des hospitalisations, c'est un problème de crise de l'hôpital public. C'est parce qu'on a effondré l'hôpital public.

Et moi, je ne conçois pas que, alors qu'effectivement, l'hôpital a pu connaître des tensions cette année, que nos soignants sont aujourd'hui démunis en première ligne, que le gouvernement ferme cette année 5700 lits dans l'hôpital public. Emmanuel Macron, il est le président. Et il a été hier le ministre de l'économie qui, depuis 2013, a supprimé 27 000 lits d'hôpital. Donc, à un moment donné, il faut regarder aujourd'hui l'état de l'hôpital public.

Et quand je vois qu'on continue de fermer des lits, quand je vois qu'on continue de gérer l'hôpital comme on gère une entreprise, avec qui on joue au casino avec la comptabilité et avec l'argent, je me dis qu'on oublie que la vocation du service public n'est pas d'être rentable, mais d'assurer la santé et la continuité du service public sur tout le territoire.

6:51
Jordan Bardella

Est-ce que votre responsabilité n'est pas d'appeler à la vaccination, d'appeler au rappel de la troisième d'hôpital ?

6:57
Présentateur

Non, ma responsabilité, c'est de dire aux Français que vous êtes suffisamment grands pour établir le bénéfice-risque à l'égard de la vaccination.

7:05
Jordan Bardella

Pourquoi portez-vous le doute sur les vaccins ?

7:06
Présentateur

Je ne porte pas, M. Bourdin, celui qui porte le doute, c'est celui qui est à la tête de l'État et qui a dit tout le contraire de tout depuis maintenant deux ans, qui a dit tout et son contraire, qu'il fallait les masques et pas le masque, contrôler les frontières, pas contrôler les frontières. Je pense que cette troisième dose, elle est politique. Ça n'a rien à voir avec le sanitaire, c'est politique. Je pense que cette troisième dose, elle est politique. Et moi, j'entends beaucoup de médecins nous dire qu'une fois que votre taux d'anticorps à la suite de la vaccination régresse, il y a ce qu'on appelle une immunité naturelle qui se met en place.

On n'a aujourd'hui aucun recul sur la durée de cette immunité. Pas besoin de ce rappel. Vous me demandez mon avis. Je vous dis qu'elle est politique. Je vous le demande, vous me le dites. Je l'assume. Les Français sont suffisamment grands pour... Encore une fois, si le vaccin empêchait la transmission, mais moi je dirais banco, mais le vaccin, il n'empêche pas la transmission, oui ou non. Moi, j'ai plein de gens autour de moi qui ont le Covid aujourd'hui, qui sont des vaccinés de dose et qui ont eu exactement la même forme que moi j'ai pu contracter il y a un an lorsque je n'étais pas vacciné. Donc, est-ce qu'il empêche les formes graves ? La réponse est oui.

Est-ce qu'il empêche la transmission ? La réponse est non. Pourquoi est-ce qu'on ne le dit pas ?

8:04
Jordan Bardella

Pourquoi est-ce qu'on joue sur les peurs là-dessus ? Vous savez très bien que le virus peut circuler plus ou moins vite, plus ou moins largement. C'est vrai qu'on peut transmettre le virus en étant vacciné, mais à quoi sert la vaccination ? À quoi sert le pass sanitaire ? Encore une fois, à réduire la tension sur le système de santé. Vous le savez bien. Vous le savez bien.

8:22
Présentateur

Non mais, M. Bourdin, ce qui servirait à la tension hospitalière, c'est de ne pas fermer de lits. C'est de ne pas mettre à pied, du jour au lendemain, des soignants. Parce qu'encore une fois, moi je veux bien qu'on joue sur les peurs, mais à partir du moment...

8:37
Jordan Bardella

Vous soutenez le collectif en Guadeloupe, le collectif en Guadeloupe, qui refuse la vaccination obligatoire des soignants, oui ou non ?

8:47
Présentateur

M. Bourdin, Oui ou non ? Je reviens de Martinique, où on a à peu près les mêmes problématiques aujourd'hui qu'en Guadeloupe. Que nous disent les Martiniquais, que nous disent les Antillais plus largement ? Ils nous disent, vous venez aujourd'hui nous parler de vaccination obligatoire, alors que vous nous avez abandonnés depuis 30 ans. Pour le personnel soignant. Que le CHU de Pointe-à-Pitre, par exemple, puisqu'on parle de la Guadeloupe, n'est plus aux normes depuis 30 ans. Oui, mais... Que il y a là-bas un habitant sur trois qui n'a pas accès à l'eau potable. Est-ce que vous soutenez le collectif ? Mais attendez, je vais vous répondre. Qui n'a pas accès à l'eau potable.

Que le chlordécone, qui est un insecticide qui a été utilisé, un pesticide qui a été utilisé dans l'agriculture pendant de nombreuses années, qui est aujourd'hui présent dans le sang de 90% des Antillais, territoire où nous avons là-bas les records de France, tout territoire confondu de cancer de la prostate. Ils viennent aujourd'hui dire, mais vous venez ensuite nous expliquer que nous devons nous vacciner contre une épidémie. Donc, je veux dire, moi, je comprends l'inquiétude. Je pense que les publics à risque doivent se faire vacciner. Mais encore une fois, s'agissant des plus jeunes, on sait qu'il y a beaucoup de jeunes là-bas. Je pense que chacun doit...

Je vais vous parler du personnel soignant. Je pense que les soignants doivent être réintégrés.

9:52
Jordan Bardella

Je vais vous parler de ce collectif. Vous ne m'avez pas répondu. Est-ce que vous soutenez ce collectif ? Mais je soutiens la liberté vaccinale, M. Bourdin. Vous ne voulez pas me répondre parce que c'est ce collectif qui menace le directeur du CHU de la Guadeloupe. Non, mais je ne soutiens pas les violences. Je condamne toutes les formes de violences. Alors, on passe à autre chose.

10:08
Présentateur

Je condamne toutes les formes de violences. Très bien. Mais c'est vrai que je soutiens nos compatriotes ultramarins dans leurs revendications qui ont un peu le sentiment d'être les grands oubliés des politiques publiques depuis maintenant 30 ans.

10:20
Jordan Bardella

La présidentielle Éric Zemmour explique maintenant que LR, c'était hier soir, commettrait une erreur stratégique en ne l'aidant pas à avoir ses parrainages car cela permettrait à Marine Le Pen d'atteindre sans difficulté le second tour et de faire 25% au premier. Il quémande les parrainages ?

10:39
Présentateur

Je dis, Éric, merci de cet aveu. Parce que, Éric, tu viens donc de nous avouer hier soir que sans ta candidature, Marine Le Pen est assurée d'être au second tour de l'élection présidentielle et que ta candidature n'amène qu'une division des voix du camp national qui va donc permettre soit à Valérie Pécresse, soit Emmanuel Macron, c'est exactement la même chose, d'être donc réélu ou élu président de la République dans quelques mois. Donc, on a un aveu là qui est extrêmement clair. Éric Zemmour demande donc à LR de l'aider à être candidat puisqu'il faut 500 parrainages pour être candidat. Donc, cet aveu d'Éric Zemmour confirme ce que nous disons depuis maintenant plusieurs mois.

C'est qu'en vérité, la candidature d'Éric Zemmour est le meilleur allié du système. Est-ce que vous lui demandez de se retirer ? Et elle va permettre... Non, que je demande de lui retirer ou non, je pense qu'il ne m'écoutera pas. De se retirer de la compétition ? Non, je lui dis juste que... Et d'appeler à voter Marine Le Pen ? Je m'interroge sur la plus-value aujourd'hui de sa candidature.

Quand on regarde les sondages de second tour, celle qui est sur la ligne de départ aujourd'hui de tous les candidats à l'élection présidentielle, du camp national, a le plus de chances de battre Emmanuel Macron, c'est Marine Le Pen qui est dans le dernier IFOP à 47, c'est-à-dire avec les marges d'Iran, à quasi égalité avec Emmanuel Macron. Et donc de faire gagner des idées qui, je le crois, sont majoritaires dans le pays. Éric Zemmour est donné, sur tous les candidats à la ligne de départ, parmi les hypothèses de second tour les plus basses, entre 36 et 38% en intention de vote, comme Mme Hidalgo ou comme Jean-Luc Mélenchon.

Donc, moi je pense que tous les patriotes, toutes les voix patriotes, doivent aujourd'hui aller derrière la seule candidate qui peut remporter cette élection présidentielle et qui peut mettre un terme à la gestion chaotique d'Emmanuel Macron. Parce que je pense qu'au terme de cette élection présidentielle, qui est un choix de civilisation, la France sera française ou ne sera plus et qu'il est nécessaire de faire élire un président patriote pour éviter un nouveau quinquennat de violences, de casse sociale et de saignées fiscales.

12:30
Jordan Bardella

Quel sera le slogan de Marine Le Pen, Jordan Bardella ?

12:33
Présentateur

Marine Le Pen lancera sa campagne le 15 janvier à Reims. Elle lancera officiellement sa campagne et son slogan sera « Une femme d'État pour la France ». Une femme d'État pour la France. Marine Le Pen a aujourd'hui la solidité, l'autorité, le caractère suffisant et nécessaire, je crois, pour diriger notre pays dans la tempête, pour rétablir l'autorité de l'État sur chaque mètre carré du territoire national, pour arrêter l'immigration, qui est en train profondément de changer le visage de notre pays dans d'innombrables territoires.

Marine Le Pen, elle était hier et elle est encore aujourd'hui à Mayotte, dans un territoire où la submersion migratoire qui est organisée depuis maintenant plusieurs années par les Comores, fait qu'à Mayotte, il n'y a plus qu'un Mahorais sur deux sur le territoire et qu'un habitant sur deux de Mayotte est un étranger, donc 80% sont des clandestins. Donc les Mahorais sont en train de devenir minoritaires dans leur territoire et moi, je ne souhaite pas que les Français de métropole subissent le même sort.

13:25
Jordan Bardella

En matière d'immigration, quelles sont les différences entre Marine Le Pen et Éric Zemmour ?

13:31
Présentateur

Sur le constat, Éric Zemmour amène ce que nous disons depuis 30 ans. C'est-à-dire qu'il dit qu'il y a un problème avec l'immigration en France, l'immigration change le visage de notre pays. Il va même encore un peu plus loin que vous. 80% des Français, en tout cas 70% des Français, d'après l'étude qui avait été faite. Vous êtes d'accord avec cette... Moi, j'ai été le premier à le dire chez vous... Le grand emplacement, vous dites oui. J'ai été le premier à le dire chez vous il y a deux ans. Évidemment que l'immigration transforme le visage de notre pays. Et qu'il y a un changement de population. Je suis dit que c'est en cours. Mais il y a un changement de population qui s'organise.

Quand on voit que 45% des habitants de mon département de la Seine-Saint-Denis sont des musulmans... Pourquoi vous n'utilisez pas d'ailleurs ? Pourquoi il n'est pas clair d'ailleurs ? Je pense que grand emplacement n'est pas clair. Quand on dit changement de population, c'est extrêmement clair. Mais vous savez, il n'y a pas besoin de sortir le dictionnaire. Les Français voient bien qu'ils deviennent dans beaucoup de territoires minoritaires dans leur propre pays.

Quand on voit qu'en Seine-Saint-Denis, par exemple, le rapport de France Stratégie avec des statistiques officielles de l'INSEE explique que la part des enfants d'origine étrangère extra-européenne dépasse les 70% à Clichy-sous-Bois, à Pierre-Fitte-sur-Seine, à Ville-Tanneuse, que le nombre de naissances depuis 20 ans dont l'un des deux parents est étranger a progressé de 61% et de 50% pour des naissances dont les deux parents sont étrangers, on voit bien que ce basculement démographique, il est à l'œuvre. Venez avec moi à la Gare de Saint-Denis, vous allez voir que le remplacement de population est idéal.

14:54
Jordan Bardella

Je viendrai bien avec vous à 5h du matin dans le métro

14:56
Présentateur

pour voir qui est dans le RER et le métro. Maintenant sur les mesures. Et qui part travailler ? Moi je vois qu'Éric Zemmour reprend la quasi-totalité de ce que propose Marine Le Pen. Donc oui, je m'interroge vraiment sur la plus-value de sa candidature et je me dis, est-ce qu'il n'est pas simplement là pour permettre la division des voix du camp national et pour permettre à Emmanuel Macron

15:13
Jordan Bardella

ou à Valérie Pécresse d'être élu et donc au système de continuer ? Ou à Valérie Pécresse, une femme d'État, Valérie Pécresse ?

15:19
Présentateur

C'est le slogan de Marine Le Pen ? Oui, mais je vous demande si vous êtes une femme d'État. Non, je pense que, je respecte Valérie Pécresse évidemment comme personne, comme président de région, mais Valérie Pécresse, elle a été au pouvoir. Voilà, c'est elle qui a supprimé 12 500 postes de policiers et de gendarmes. C'est elle qui donne des leçons à Emmanuel Macron en disant je suis plus réformatrice que lui, il n'éclate pas le copie, je suis l'original. Donc je ne vois pas de différence de fond. Si vous êtes capable de me citer une différence entre Emmanuel Macron et Valérie Pécresse, bon courage.

15:44
Jordan Bardella

Qui disait, il y a 10 ans, c'était il y a 10 ans, vous me direz, mais qui disait le nucléaire est une énergie dangereuse ? Dites-moi. Marine Le Pen. Je pense que vous avez sorti la phrase du contexte. Non, non, ah bah tiens, vous me rappelez Emmanuel Macron. Je pense que vous avez sorti la phrase du contexte. Non, non, non, pas du tout, non, non, non, pas du tout. Il y a un long développement si vous voulez. Je pense que le... C'était le 18 novembre 2011 sur France 2. Le jour où l'on pourra s'en passer, il faudra le faire. Voilà ce qu'elle disait. Oui. Oui.

16:17
Présentateur

Elle dit le contraire aujourd'hui. Est-ce qu'on a un plan B aujourd'hui ? Bon, la vérité c'est que le nucléaire...

16:22
Jordan Bardella

C'est pour ça qu'elle a changé d'avis.

16:24
Présentateur

Non, mais on est des pragmatiques, M. Bourdin. Le jour où il faudra se passer du nucléaire ou d'énergie fossile, alors c'est que nous aurons fait d'énormes progrès technologiques, scientifiques, ce qui n'est aujourd'hui pas le cas en la matière. Le nucléaire permet à la France d'abord d'être une grande puissance industrielle. Elle n'avait pas la vision de l'avenir. Elle lui manquait la vision de l'avenir. Et permet surtout à la France d'être parmi les pays les plus propres au monde. Il y a une grande étude qui a été faite par l'université Diel aux Etats-Unis et qui nous dit que la France est grâce au nucléaire le deuxième pays le plus propre au monde.

Donc moi j'en ai un peu ras-le-bol des leçons. Bravo à tous les gouvernants, à tous les gouvernants de gauche et de droite. Bravo à M. Macron qui a organisé la fermeture de Fessenheim, qui a abandonné le projet Astrid, qui permettait, je vous le rappelle, de développer des réacteurs nucléaires qui étaient un peu plus propres que les réacteurs qu'on utilise aujourd'hui. Et puis surtout ça permet de garantir un prix de l'électricité qui est quand même relativement bas par rapport à nos voisins européens.

Et moi je vois que l'Allemagne aujourd'hui par exemple, qui a fermé l'ensemble de ses centrales nucléaires sous la pression délirante des verres en Allemagne, est obligée de rouvrir ses centrales à charbon et donc de polluer davantage. Alors nous défendons le nucléaire. Lorsque nous aurons un plan B, une énergie qui soit peut-être davantage productive, rentable, nous irons vers cette énergie-là. Mais en l'occurrence aujourd'hui l'énergie la plus rentable et la plus propre que nous ayons, c'est le nucléaire. Et donc nous défendons cette stratégie nucléaire pour la France.

17:38
Jordan Bardella

Jérôme Bardella, puisqu'on parle d'énergie, il y a un grand débat en Europe autour de Nord Stream. Est-ce qu'il faut ouvrir Nord Stream ?

17:45
Présentateur

Je dirais que Nord Stream regarde davantage l'Allemagne que la France. Oui, enfin nous sommes concernés aussi. Et c'est d'ailleurs une défense du nucléaire, c'est qu'aujourd'hui... Regarde l'Allemagne, parce que ça passe en Allemagne. Nos importations, parce que ça aboutit effectivement en Allemagne, nos importations de gaz aujourd'hui en provenance de la Russie sont aux alentours des 17%. Donc effectivement que Nord Stream est un projet intéressant, mais qui servirait davantage à l'Allemagne.

18:07
Jordan Bardella

Faut-il l'ouvrir ? Oui. Vous dites oui ? Oui.

18:11
Présentateur

Oui. Bien sûr. Oui. Sans hésiter. On importe du gaz russe sans hésiter. Aujourd'hui, ce que je vous disais... Plus ! Plus ! Oui, enfin aujourd'hui, on a une dépendance à la Russie qui est beaucoup plus faible que l'ensemble des autres pays européens. On est en moyenne à 17% d'importation de la Russie. Mais encore une fois, Nord Stream regarde davantage l'Allemagne. Moi, ce que je regarde, et ce que regardent les Français, vous voyez, c'est leur facture de gaz. Et c'est l'augmentation exponentielle des tarifs du gaz qui a augmenté de 57% depuis janvier. On utilisera moins de gaz.

Et nous ne proposons notamment pas de matraquer fiscalement l'ensemble des classes populaires et l'ensemble des familles comme le fait le gouvernement. C'est d'abaisser la TVA de 20% à 5,5% sur tous les produits énergétiques, l'essence, le carburant, le fioul, le gaz, l'électricité, pour permettre aux Français de récupérer du pouvoir d'achat. Et si Marine Le Pen est élue présidente au mois d'avril, elle rendra 200 euros de pouvoir d'achat aux Français par toute une batterie de mesures qui visera à mettre fin au matraquer fiscal.

19:00
Jordan Bardella

— Les tarifs de gaz qui vont être bloqués pendant un an par le gouvernement.

19:04
Présentateur

— Ils vont être bloqués. Mais incluant la hausse des 57%.

19:07
Jordan Bardella

— La Russie et Vladimir Poutine doivent être des partenaires de la France. Ce n'est pas moi qui le dis. C'est Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes d'accord avec lui ?

19:17
Présentateur

— Oui. Je pense que la guerre idéologique est menée par Emmanuel Macron, par ses alliés au Parlement européen à l'égard de la Russie n'a aucun intérêt. — Oui. Je pense que la France doit être une puissance d'équilibre. Elle doit retrouver la philosophie qui était la sienne sous le général de Gaulle, qui est celle de cette troisième voie entre l'Ouest et l'Est, entre les États-Unis et la Russie. Je pense que les sanctions qui ont été appliquées à la Russie ont pénalisé nos agriculteurs. — Il faut les lever. — On pénalisait nos éleveurs. Et on renforçait... — Il faut les lever. — Oui. On renforçait... — Il faut lever toutes les sanctions... — Oui. On renforçait...

— ...à l'encontre de la Russie. — Oui. On renforçait la puissance agricole qui est en train de devenir la Russie. Donc je pense qu'elles n'ont aucun intérêt. Je suis attaché à la défense de la souveraineté de l'Ukraine. Maintenant, dans cette affaire... — C'est-à-dire ? Jusqu'où ? Attaché. — C'est-à-dire qu'il y a eu des provocations des deux côtés.

20:02
Jordan Bardella

— Oui. Mais attaché jusqu'où ?

20:03
Présentateur

— Imaginons que les troupes russes... — Je suis pas pour aller faire la guerre. Je pense qu'à partir du moment où la Russie ne menace pas les intérêts français et ne menace pas la France, la France n'a aucune raison. — Si la Russie, si les troupes russes entrent en Ukraine, que dites-vous ? — Pour l'instant, ils ne sont pas rentrés en Russie. Maintenant, il est clair que Moscou maintient le régime ukrainien sous pression. Et ils maintiennent le régime ukrainien sous pression parce qu'ils ne veulent pas voir débarquer les Américains sous pavillons de l'OTAN à leur porte. Il y a quand même un contentieux historique qui date d'il y a pas très longtemps entre l'Ouest et l'Est.

Des provocations, il y en a eu des deux côtés. Je vous rappelle que les Américains ont fait voler des bombardiers américains au-dessus de la mer Noire, que les Américains ont déployé, ont organisé des manifestations mobilitaires géantes dans la mer Noire et notamment par l'intermédiaire de navires américains. Donc des provocations, il y en a eu des deux côtés. Je pense que la France doit appeler à la désescalade et doit rappeler évidemment au respect de la souveraineté et des frontières de l'Ukraine. — Bien. Merci, Jordan Bardet. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin.

20:58
Jordan Bardella

— Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin.

21:00
Locuteur

— Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin. — Merci, M. Bourdin.