Vote de confiance : quel avenir pour Emmanuel Macron à partir du 8 septembre ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Quels sont les sujets abordés en conseil des ministres ce matin ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Les ministres évoquent-ils un scénario post 8 septembre ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Sophie Primas est-elle plus porte-parole des Républicains que du gouvernement ?
- 1:45OuverteÉludée
Quelle est la position des ministres sur une éventuelle dissolution ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il pris la parole récemment ?
- 2:45RelanceRéponse directe
Les arguments d'Emmanuel Macron sont-ils toujours pertinents ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Emmanuel MacronFait
« Après avoir beaucoup dépensé pour protéger, il faut économiser et travailler pour rembourser. »
- 4:00Jul TeressChiffre
« Le quoi qu'il en coûte a coûté plus de 300 milliards d'euros. »
- 4:30Jul TeressFait
« Emmanuel Macron est responsable de ce dérapage des finances publiques sur 8 ans. »
- 5:00Sébastien LignetChiffre
« La moitié de la capitalisation du CAC 40 est détenue par des étrangers. »
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Europe info, votre nouveau rendez-vous sur Europein. Vous écoutez Class et à 13h19 Lili, l'heure d'accueillir vos deux chroniqueurs du jour pour décrypter l'actualité de ce mercredi 27 août avec cou vous le chef du service politique chez valeurs actuelles, Sébastien Lignet et le journaliste politique au journal du dimanche Jul Teress. Et bienvenue à tous les deux.
Il va être il va être beaucoup question de politique. On va commencer par la Emmanuel Macron qui reprend la parole. Ça y est, une interview au JD News, on y reviendra.
Et puis il y avait ce conseil des ministres de rentrée après l'annonce la petite bombe lancée par François Beou avec cette ce vote de confiance le 8 septembre. Sophie Prima, la porte-parole du gouvernement a relayé ce qui s'était dit en conseil des ministres ce matin. Écoutez, il n'a pas du tout été question de scénario post 8 septembre si la la réponse du parlement devait devait être négative.
On a beaucoup parlé de combativité et on a beaucoup parlé de nécessité jusqu'au 8 septembre de convaincre. Il n'a pas été question de l'après 8 septembre du tout. Donc le terme exact, c'est ni délit de réalité ni catastrophisme.
Voilà. Et les ministres, l'état d'esprit des ministres, est-ce qu'il pensent qu'une dissolution est possible ? Écoutez, on n' pas parlé de ça du tout, donc je ne veux pas parler pour mes collègues.
Je vous invite à à les interroger. Jules Toress, tout va bien madame la marquise ? C'est absolument ça.
Mais je vais vous dire ce que Sophie Prima ne peut pas vous dire puisqu'elle est porte-parole du gouvernement. Euh c'est-à-dire que les ministres pensent tous à l'après 8 septembre parce qu'ils savent déjà bah que François Baïou a d'infance de rester à Matignon, que son gouvernement a priori va tomber et donc tous les ministres qui devaient être dans cette rentrée et on en parlera plus tard avec des sujets extrêmement brûlants comme ceux de l'éducation, de la sécurité ou même de l'économie des réformes importantes. Ils savent très bien que il reste très au jours maintenant jusqu'au 8 septembre et que finalement il va rien se passer à part le commentariat de la possible comment dire du prochain gouvernement et de ce qui pourrait se passer après le 8 septembre.
Donc évidemment que ils sont pas dans un déniis de réalité. Évidemment que Sophie Prima ne peut pas vous dire bah évidemment dans 13 jours, il va rien se passer. Elle doit faire un petit peu peur aux Français.
C'est ce que François Baois a essayé de faire lundi. C'est ce qu'elle a essayé de faire hier à la CFDT. C'est ce qu'il essaiera de faire ce soir aux 20h de TF1.
Mais on voit bien que ça ne fonctionne pas et que Sophie Prima et ça je crois qu'on peut le dire parce que nos auditeurs le savent pas forcément, elle est mon des républicains extrêmement proche de Bruno Rotaillot et finalement elle est plus porte-parole des républicains que du gouvernement aujourd'hui. Alors vous n'avez pas parlé d'Emmanuel Macron ? Vous avez parlé des ministres personne parmanuel Macron ?
Oui mais il a pris la parole quand même. Sébastien Ligé. Quelle prise de parole.
Ouais, il y a un truc qui est très intéressant dans cette séquence, c'est je trouve que le disque est déjà rayé en fait et c'est très inquiétant quand une une nouvelle crise pour Emmanuel Macron, c'estàdire que quand une crise vient à peine de débuter et que les premiers arguments qui sont avancés par Emmanuel Macron euh semblent dater déjà d'une autre époque, on a l'impression que c'est pas c'est parce que ce n'est pas la première fois qu'on vit euh cette crise. On pourrait peut-être adapter, tenter tenter de mettre à jour son logiciel, de tenter, pourquoi pas, je ne sais pas, de s'excuser et de revenir sur certaines de ces décisions, notamment la dissolution et reconnaître certains de ces torts. Là, on a l'impression que on nous ressort les mêmes arguments qui honnêtement mais sont d'un sont sont inaudibles pour les Français.
Quand un président de la République vous explique encore aujourd'hui qu'il faut faire preuve de responsabilité et qu'il faut faire attention à ne pas tomber dans une période d'instabilité, ce sont des arguments qui sont déjà désués et qui ne peuvent plus être entendus par les Français. Mais quels peuvent être les arguments ? Alors bah c'est-à-dire que les arguments, ça peut déjà être de prendre sa propre responsabilité, de dire voilà, je me suis trompé, ce gouvernement n'a pas fonctionné.
Françisou n'a pas réussi à à réussir à faire ce ce que je lui avais demandé en en demandant de de faire un budget de le et de l'adopter. Donc je me suis trompé, on va essayer de faire les choses différemment. Là, il est même pas dans cette optique là.
Et c'est ça le problème. C'estàd que pour fixer un cap, il faut déjà avoir le pouvoir de fixer un cap. Et la question aujourd'hui, c'est est-ce qu'Emmanuel Macron peut fixer un nouveau cap ?
Je ne suis pas certain. La seule manière de fixer un nouveau cap en réalité, c'est soit de faire une dissolution, soit de démissionner. Et à aujourd'hui, on n pas l'impression que ce soit les deux options privilégiées d'Emel Macron.
Donc en l'état, il n'a plus grand-chose. Il n'a plus de prise sur la situation. Et donc en fait, on en est résident commentateur.
Il commente une actualité dont il n'a plus aucun euh pouvoir et dont il n'a plus aucune prise sur ses sur sa décision. Là où vous êtes un peu sévère, c'est qu'il fait un, allez, on va dire un début de ma coule pas dans le jus, il dit "Écoutez, j'assume, et on va en débattre. Euh vous nous direz d'ailleurs pourquoi vous n'êtes pas d'accord.
J'assume ma part à partir de responsabilité donc à partir du moment où cette part c'est la protection des Français face à des crises historiques. C'est le salaire euh le salaire versé pendant le Covid, la facture d'électricité gelée pendant l'inflation ou euh ou la retraite indexée. Mais il ajoute j'assume aujourd'hui aujourd'hui qu'après avoir beaucoup dépensé pour protéger, il faut économiser et travailler pour rembourser.
Et je trouve singulier que les partis politiques qui pensaient qu'il fallait dépenser plus durant les crises affirment qu'il faut rembourser moins aujourd'hui. Je pense je suis complètement d'accord avec Emmanuel Macron sur cette dernière partie. Il a en effet raison sur la dernière partie.
J'ai j'ai bien précisé parce que euh en effet tous ceux qui aujourd'hui réclament la démission de de du président de la République, le départ de François Bairou alors qu'il propose objectivement un budget qui est pas parfait mais qui au moins dresse un constat qui est réaliste sur la situation des finances publiques, ils étaient tous pour le quoi qu'il en coûte pendant le Covid. Personne à part peut-être sur les plateaux de C News de Pascal Pro réclamait la fin du qu qu'il en coûte et le quoi qu'il en coûte a coûté plus de 300 milliards d'euros qui à la fin représente une manne de 700 milliards d'euros. Donc Emmanuel Macron est responsable de ce dérapage des finances publiques sur 8 ans, mais les oppositions aussi en revanche quand il utilisent cette stratégie de la peur qui est également utilisée par François Baou en disant bon ben finalement euh soit vous nous laissez là ou alors c'est le chaos.
Je suis absolument pas d'accord avec cela. Euh c'est-à-dire que ça montre en effet, Sébastien l'a dit, une rhtorique qui est extrêmement anxieuse, anxiogène. On voit un président qui est affaibli, un président qui est acculé et un président qui ne peut plus aujourd'hui donner de projets clairs.
Pourquoi ? parce que ce qu'il va faire dans les prochains jours, l'option la plus probable, c'est qu'il nomme un nouveau premier ministre. Bon bah, ce sera le troisème premier ministre d'Emmanuel Macron depuis 1 an.
Il y a eu Michel Barnier, il y a eu François Baou. Il va peut-être nommer monsieur le Cornu, ça durera quelques mois. Peut-être arrivera-t-il parviendra-t-il à faire voter un budget, mais c'est le sujet, c'est on espère pour la France, mais justement c'est ce que j'allais vous dire, c'est que c'est le sujet de la France qui est au milieu de ça.
Et donc, est-ce que la situation nécessiterait une dissolution ? Est-ce que ce serait beaucoup plus clair avec une dissolution ? Bah par exemple, Géral de Darmanin considère que aujourd'hui l'impasse politique et bien pourrait se résoudre par une dissolution.
Je fais plutôt partie de cela. Patrick Martin, le président du MEDF, vous savez que les les entrepreneurs se réunissent à partir d'aujourd'hui, ne souhaite lui ni la dissolution de l'Assemblée, ni la démission d'Emmanuel Macron au risque de fragiliser justement l'économie française. C'est ce qui compte, dit-il.
Il était sur France info ce matin, il prend les Patrick Martin qu'on va écouter. Je lance un appel à la responsabilité. La situation est assez critique pour que les responsables poli Vous dites ça suffit.
Ça suffit. Ça suffit. On ne joue pas avec l'économie.
On ne joue pas avec l'économie. L'économie est très rationnelle. Donc on voit bien qu'il y a une rétention d'investissement.
On voit qu'il y a une rétention de de consommation. On voit qu'il y a des capitaux qui partent à l'étranger ou qui ne viennent plus en France. He je rappelle que la moitié de la capitalisation du CAC 40 est détenue par des étrangers.
Je rappelle que la moitié plus de la moitié de la dette française est détenue par des nonrésidents, des étrangers. Donc ces gens-là, on peut pas leur faire un procès en patriotisme. S'il considèrent que la France n'est plus crédible, ils partiront.
Et là, il y a un risque majeur de d'affaissement en définitive de l'économie. Et si l'économie s'affesse, le pays s'affesse Sébastien Ligier, mais pardon, mais qui a créé ce risque de voir les les investissements et les investisseurs partir ? Mais enfin le le blocage, il y a bien le blocage est bien Non, mais a le blocage, il a bien été créé, le dérapage budgétaire, il a bien été créé par quelqu'un.
Et c'est pour ça que moi je ne vois absolument pas des excuses d'Emmanuel Macron quand quand il nous dit finalement "Oui, j'ai cramé la caisse mais j'avais une raison et aujourd'hui j'ai cramé la caisse et maintenant qu'il faut rembourser, ça va être au français de rembourser." Vous savez quoi ? Je vois pas une excusean éléonore caro est député don apparenté ensemble pour la république.
Pas facile hein pour elle d'être à son poste là. Donc justement vous lui poserez la question et on et on en parlera. Comment donc dans le camp du président de la République comment vit-on cette crise cas les cartes vont forcément être rebattues.
Comment soutenir comment maintenir une ligne claire une continuité dans le changement en somme ? On posera toutes ces questions. Restez bien avec nous sur Ras.