Nos trois solutions face à l'inflation
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les outils qui sont un marché concurrence croissance mondialisation avec ces totems ne marche plus et pourtant nos dirigeants continuent de penser avec qu'est-ce qu'il faudrait faire il est évident là qu'il faut revenir à une régulation des prix il faut un blocage des mains votre réponse à tout ça c'est un blocage des prix j'ai trois réponses première réponse c'est un blocage des marges ça veut dire que dans l'industrie agroalimentaire il a existé pendant longtemps quelque chose qui s'appelait le coefficient multiplicateur quand on a acheté un litre de lait 30 centimes à l'agriculteur on pouvait pas le multiplier par plus de 3 dans le supermarché et donc ça existait c'est pas l'Union soviétique la deuxième chose c'est évidemment les Français doivent vivre de leur travail il doit pouvoir en vivre bien en vivre pas en survivre et bien le vivre ça veut dire quoi ça veut dire je vous l'ai déjà dit il y a deux ans indexation des salaires sur l'inflation la question du coefficient des marges la question de la fixation de l'indexation des salaires sur les prix il y avait un troisième point il faut que les groupes aigros et que les petits payent petit tout simplement vous savez même votre collègue Alain Duhamel s'il résigne et se dit bon franchement maintenant il faudrait un impôt sur les gros packings il faudrait un impôt sur les grosses fortunes sachant que aujourd'hui c'est l'inverse qui se produit les milliardaires français payent 20 points d'impôts en moins proportionnellement faille 20 points d'impôt en moins que le français moyen simplement que qui est un peu de justice dans ce pays donc il y a là il y a la nécessité de rétablir un impôt juste et enfin il y a des secteurs qui sont à sortir du marché BFM TV face à face Apolline de Malherbe il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour François Ruffin bonjour vous êtes député la France insoumise de la Somme merci d'être venu répondre à mes questions ce matin il y a ce budget qui est en cours d'adoption à l'Assemblée et qui concerne des questions très concrètes pour les Français on va parler santé on va parler transport on va parler éducation sécurité service public mais je voudrais qu'on commence par parler de ce qui se passe dans les rayons et de la question de la fixation des prix vous faites plutôt confiance à Leclerc à coca ou peut-être à Bruno Le Maire c'est ce qui est presque tragique aujourd'hui c'est que les Français sont plus en attente des annonces de Michel-Edouard Leclerc que de Bruno Le Maire qu'est-ce qui se passe sur les prix de l'alimentation on a aujourd'hui un taux de marge de l'industrie agroalimentaire qui est le plus élevé depuis 1994 à hauteur de 47%. c'est un espèce de jamais vu et pendant ce temps là vous sortez d'où ce chiffre parce que chacun se renvoie la balle sur cette histoire de marge j'ai compris les échos j'ai les papiers des échos ça voudrait dire que sur un paquet à 1 euro il y a 47 centimes ça veut dire que non ça marche au final mais bon mais donc mais lisez les échos le journal Le patronal vient de dire le taux de marge des entreprises n'a jamais été aussi élevé en France il vient de bondir de 1,5 points donc c'est absolument une déformation de la valeur ajoutée qui est tout à fait considérable ça veut dire qu'on a un gavage pour les uns et qu'on a rationnement pour les autres faut dire concrètement ça veut dire moi quand il y a 10 ans je rencontrais les gens et qu'on me disait que on se tait un repas c'était l'exception et ça me faisait un blanc à l'estomac et j'en avais le souffle coupé et aujourd'hui toutes les semaines j'ai des gens qui viennent à la permanence et qui me racontent comment oui il saute des repas et c'est aujourd'hui un Français sur trois qui se prive sur son assiette pour ses enfants voilà on est dans un pays où une personne sur trois se prive sur son assiette et dans pendant ce temps là alors que on sait que ça se gave en face que il y a des dividendes Records qui sont versés sur les trois derniers mois c'était des dividendes à hauteur de 50 milliards d'euros qui ont été versés aux actionnaires et bien pendant ce temps-là on a un état qui attend un état qui ne fait rien un état qui te promet qu'il va y avoir peut-être une mission pour voir et qu'il y ait du dialogue non je voudrais comprendre pour vous qui est coupable de ça là il y a manifestement vous savez les gagnants les profiteurs de la première crise pendant le covid on peut les nommer on les a nommés c'était les assureurs ça a été l'agrand distribution c'était l'industrie numérique et même si on a dit qu'il y avait des profiteurs de crise à l'époque on n'a pas agi du tout sur aujourd'hui on a trois profiteurs de la crise post-guerre d'Ukraine de la crise de l'inflation on a les transporteurs notamment les transporteurs maritimes c'est ma CGM et compagnie on a l'énergie gaz électricité et essence et on a l'industrie on a trois secteurs qui aujourd'hui se gavent et on a un état qui refuse d'agir je et qui prend du coup des mesures nulles des mesures ridicules c'est quoi les mesures des mesures d'attente l'histoire de de demander à ce que les négociations se soient pas avancées 2024 si on reprend les déclarations le moment où il dit je vais écrire un courrier aux industriels puis finalement il y a rien qui elle vient attention si ça continue comme ça je vais prendre une sanction mais finalement il y a rien qui elle vient je veux dire que ces mesures sont nulles et ridicules mais ce n'est pas le fruit du hasard ce n'est pas accidentel c'est structurel ça n'est pas individuel c'est collectif je veux pas dire que Bruno Le Maire est bête ou que Elisabeth borneus serait stupide ou que Emmanuel Macron serait un crétin c'est pas ça du tout l'enjeu au contraire on a affaire à des gens qui sont très intelligents ils ont tous les diplômes dans le bon ordre ils ont fait Sciences Po ils ont fait Elena et c'est presque le problème parce que nos dirigeants pensent avec les outils d'hier ils pensent avec les outils du marché il pense concurrence la croissance mondialisation et il y a pour vous tous ces concepts là ne sont plus aujourd'hui dans la crise les crises qu'on vit et notamment la crise climatique qui installe une inflation structurelle et bien il faut sortir de cette pensée là sortir de chez vous dites ce matin sur l'inflation structurelle pour le coup vous avez le même vocabulaire et le même constat que les grands industriels dont vous parlez je recevais ce matin sur RMC une personne dans la parole est très rare qui est le patron de l'ileak et l'ilex c'est le représentant de tous ces gros groupes de coca de Danone de bique qui lui disait ok il y a eu des moments qui ont ponctuellement fait monter les prix c'est la guerre en Ukraine c'est le covid mais là il y a désormais des facteurs structurels d'inflation et il pensait notamment à la question du fait qu'il y a plus d'orange bah parce que il y a eu des grands incendies en Floride ou en Californie que il y a plus de moutarde parce que il y a des récoltes entières qui qui sont tombées est-ce que ça vous l'entendez comme argument sur la hausse des vous savez que ça soit le Fond Monétaire International la Banque centrale européenne ou même l'Insee il vient de dire que à peu près la moitié où les deux tiers de l'inflation aujourd'hui c'est la marge des entreprises donc il y a ça il y a un facteur structurel vous savez il y a 2 ans déjà vous m'avez reçu c'était avant la guerre en Ukraine je vous ai dit sur la baguette de pain c'est pour des raisons structurelles qu'on a une hausse du prix de la de pain à la fois sur le papier sur le sur la farine c'était déjà Leclerc en fait parce que qui a lancé toute cette histoire de la baguette de pingouin en tout cas qui a lancé une réponse sur la guerre de la baguette de pain c'était Leclerc qui avait lancé sa baguette à 29 centime je viens vous dire que du coup les outils qui sont marchés concurrence croissance mondialisation avec ses totems ne marche plus et pourtant nos dirigeants continuent de penser avec qu'est-ce qu'il faudrait faire il est évident là qu'il faut revenir à une régulation des prix il faut un blocage des mains vous votre réponse à tout ça c'est un blocage des prix j'ai trois réponses d'accord première réponse c'est un blocage des marges ça veut dire que dans l'industrie agroalimentaire il a existé pendant longtemps quelque chose qui s'appelait le coefficient multiplicateur quand on a acheté un litre de lait 30 centimes à l'agriculteur on pouvait pas le multiplier par plus de 3 dans le supermarché et donc ça existait c'est pas l'Union soviétique c'était la France avec Emmanuel Macron il veut un sur les mains il veut mais il est président de la République il est pas président de la République Monsieur Bruno Le Maire il est au ministère de l'Économie où il est pas misère de l'économie comment ça se fait qu'ils organisent leur impuissance quand ça a été pendant la crise covid aussitoyens on n'est pas dit on veut un accord sur non c'était le lendemain matin vous sortirez de chez vous seulement pour aller faire vos courses il faudra avoir rempli un papier vous pourrez pas c'est immédiat ils peuvent c'est ça que sur les citoyens ils n'ont aucune aucun scrupule par contre en revanche quand il s'agit des grands industriels quand il s'agit des firmes quand il s'agit des grands patrimoines là c'est on attend pour des mesures dilatoires on va nommer une mission il y aura une commission il y aura du dialogue et en fait fin de compte on a maintenant deux trois ans on a en haut des gros qui se gavent et on a des Français en bas qui sont rationnels il faut rétablir ce coefficient des marges et Emmanuel Macron dit il faut arriver à un accord de modération des marges vous dites la même chose non parce que moi je dis l'état un rôle c'est là c'est ça la différence entre nous c'est un accord entre vous vous dites non c'est nous qui imposons le marché un rôle d'accord et le l'État à notre rôle l'état vous êtes enfin le libéralisme vous vous dites quand même qu'il faut carrément avec le numéro il faut le problème de nos dirigeants aujourd'hui nos dirigeants le marché il faut savoir qu'est-ce qu'on veut sortir du marché pour moi le logement le médicament doivent être sortis du marché il y a des endroits où le marché doit être régulé on peut pas le laisser faire et là en l'occurrence sur les prix de l'alimentation qui sont quand même quelque chose de majeur je veux dire quand on a un tiers des Français que aujourd'hui les parents qui se prive sur leur assiette pour nourrir leurs enfants dans la dans la France si je suis bien François Ruffin vous avez dit j'ai trois réponses 1 la modération des marges le coefficient multiplicateur des marges de la deuxième chose c'est évidemment les Français doivent vivre de leur travail il doit pouvoir en vivre bien en vivre pas en survivre et bien le vivre ça veut dire quoi ça veut dire je voulais déjà dit il y a deux ans indexation des salaires sur l'inflation comment ça se fait les retraites sont indexées sur l'inflation vous arrivez un peu tard mais non mais vous arrivez un peu tard François parce que c'est le cas j'ai reçu le gouverneur de la Banque de France ici même il y a quelques jours qui annonçait sur cette antenne que précisément la perspective c'est que les deux on se croiser et que les salaires vont augmenter plus vite que l'inflation de Malherbe mais depuis deux ans les Français les salariés ne vivent pas dans une perspective ils vivent dans une réalité et la réalité c'est qu'aujourd'hui il y a au moins deux points qui sont passés qui ont été gruger par l'inflation chez les salariés c'est-à-dire chez les gens chez les gens qui travaillent il y a eu deux points qui ont été gruger et deux points c'est pas rien parce que c'est une moyenne ça veut dire qu'il y en a c'est peut-être 3 4 5 points et quand on est au raté c'est c'est une perte de pouvoir d'achat c'est à ça quand on a un tiers des Français c'est toujours un tiers je je veux qu'on retienne ce chiffre en gros c'est le même tiers on a un tiers des Français qui aura de l'eau alors c'est la France qui travaille là les Français qui tiennent le pays de bout vous voyez qu'ils prennent leur auto ou le métro pour aller au boulot qui ont mal au dos mais qui tiennent le pays de vous et c'est là que ça craque on a un tiers des Français qui le 18 mois n'ont plus de 100 euros sur leur compte c'est à dire que une fois que les dépenses contraintes sont prises et ben ils restent 100 euros pour tenir avec ça et donc évidemment quand il y a deux trois quatre cinq points pour ceux qui ont plein d'argent qui savent même pas combien ils ont sur leur compte pas avoir deux trois quatre cinq pour moins ne feraient pas la différence pour le français qui vit avec 1400 1500 1600 euros par mois qui compte ces trois quatre cinq pas font une énorme différence et bizarrement pourtant que fait le gouvernement sur les Français qui perdent deux trois quatre cinq points il ne fait rien pour eux il ne fait rien pour les citoyens et en revanche non il y a des aides qui ont été mises en place sur le carburant par exemple la demande de de prix de vente à perte bon qui finalement sera une vente après on annonce une vente à perdre finalement c'est pas vente a pris tout le temps on verra bien au distributeur la vente à perdre normalement illégal normalement la Premier ministre devrait savoir ça c'est illégal donc il s'agit pas d'avoir de l'avantage mais par contre regardez regardez le communiqué de madame malheureusement vous savez on est bien obligé d'en rire sur les marches alors vous savez où ont été monsieur pouillané hier non monsieur pouyan et hier il était aux États-Unis pour aller faire la danseuse phase actionnaires américains pourquoi parce que leur premier temps que il y aurait encore plus de dividendes qui se réversées l'an dernier total c'est 20 milliards d'euros de profit sur ces 20 milliards d'euros c'est 16 milliards en rachat d'action un dividendes qui sont versés aux actionnaires 80% des profits sont versés aux actionnaires c'est un gage à vigantesque je tiens à rappeler que ces dividendes ils vont pas au 10% les plus riches ils vont pas aux 1% les plus riches et où ils vont au 0,1% des Français les plus riches donc ça veut dire c'est un immense gavage il était là-bas pour promettre qu'il y en aurait encore plus vous voyez et là on a communiqué malabord sur les mains qui est marrant qui dit afin que toute la transparence soit faite sur les coûts et les marges l'ensemble de la filière l'inspection générale des finances est chargée de réaliser une mission sur la formation et la transparence des prix des carburants c'est super non on a de gavage qui est sous nos yeux maintenant depuis le début de la guerre en Ukraine on a des profiteurs de guerre et c'est Emmanuel Macron qui l'a dit parce que dans les couilles il a dit j'adore la bagnole et il a dit il y a des profiteurs de la crise dans les constats ils sont très forts vous savez mais ensuite quand il s'agit de te dire on est l'état et on fait pas le choix de l'impuissance face aux puissant mais au fait au contraire le choix d'être fort et ben là il y a plus personne il choisit de faire les carpettes devant les multinationales et donc là c'est ça c'est une mission pour savoir s'il y a des marches ça fait deux ans que ça dure et là maintenant on va lancer une mission pour voir s'il y a des marges puis à la fin bah sans doute qu'on aura un dialogue c'est du boulot la multiplication la question du coefficient des marges la question de la fixation de l'indexation des salaires sur les prix il y avait un troisième point l'impôt il faut que les gros paille gros et que les petits paillent petit tout simplement vous savez même votre collègue Alain Duhamel s'il résigne et se dit bon franchement maintenant il faudrait un impôt sur les gros patine moi il faudrait un impôt sur les grosses fortunes sachant que aujourd'hui c'est l'inverse qui se produit les milliardaires français payent 20 points d'impôts en moins proportionnellement faille 20 points d'impôt en moins que le français moyen simplement que qui est un peu de justice dans ce pays donc il y a là il y a la nécessité de rétablir un impôt juste et enfin il y a des secteurs qui sont à sortir du marché quand vous dites j'ai bien entendu tout seul vous avez dit il y a des secteurs à sortir il y a le logement il y a le médicament le médicament précisément jusqu'à présent en effet c'était quand même un mécanisme un espèce de mélange entre l'offre et la demande et quand même la main de l'État qui disait bah voilà moi le doliprane ou je ne sais quoi je vais vous l'acheter tant et le labo il avait qu'à se débrouillé même si ça lui coûtait plus cher à produire il devait quand même distribuer il y a eu des pénuries face à ces pénuries le gouvernement a convoqué les plus grands industriels de labo pharmaceutique notamment Sanofi il dit écoutez moi je veux m'assurer que vous allez bien me livrer le bon nombre de médicaments et notamment les antibio ce qu'on peut pas se retrouver dans un pays où il y a pas d'amoxicilline et en échange je vais vous acheter les boîtes plus moins cher est-ce que cet accord il est bon pour vous si c'est la solution pour plus avoir de pénible davantage il croit encore dans le marché le marché ne marche pas vous allez pouvoir augmenter de l'argent de produire un médicament il faut bien quand même que l'an dernier Sanofi et tous les ans dans les cinq premiers aux entreprises françaises qui reverse des dividendes à ses actionnaires l'an dernier c'était 4,5 milliards d'euros donc je vais pas pleurer sur les gros labos mais il y a aussi des labos comme bioga quand on a un outil comme Sanofi on doit dire à Sanofi on veut ces productions là regardez un moment François Ruffin vous faites quoi vous vous mettez derrière chaque laborantin vous lui mettez en effet le pistolet sur la tempe à l'intérieur c'est l'inverse qui se produit vous savez à l'intérieur d'une entreprise comme ça au contraire ce sont des milliers de de salariés des milliers de chercheurs qui ont envie de répondre aux besoins du pays et qu'est-ce qui se passe le capital les actionnaires le PDG de l'entreprise fait le choix de fermer des centres de recherche de fermer des usines en France et de délocaliser la production en Inde et en Chine il y a 20 ans c'était 80% de la production qui se faisait en France aujourd'hui c'est 80% de la production qui se fait en Inde en Chine mais regardez leurs croyances dans le marché ils se sont dit on va subventionner les entreprises pour qu'elles reviennent il y a eu dans six projets qui ont été subventionnés pour ça il y en a que 17 pour retrouver une forme de souveraineté industrielle pour refaire que ça soit produit ici sur ces 10 projet il y en a 83% qui ne sont pas revenus il y en a que 1 sur cinq grosso modo il y a encore j'exagère que 17% qui sont véritablement revenus ça veut dire qu'il y a 83% de subventions qui ont été données pour rien ça me fait pour relocaliser vous voulez dire ils ont pris les sous pour relocaliser mais ils ont pas relocaliser ça n'a pas été abusé c'est un rapport du Sénat qui dit dans 83 % des cas ça n'a pas été relocalisé donc ça veut dire que la pensée par le marché part juste on va subventionner le privé pour qu'il revienne ou alors on va relever le prix des médicaments et l'amoxicilline c'est la même chose c'est-à-dire que au final regardez les États-Unis comment ils ont fait pour ramener et on joue dans cette cour-là on joue quand même dans une cour mondiale François Ruffin moi je veux bien qu'on fasse notre truc tout seul dans notre hexagone mais la réalité c'est qu'aux États-Unis ils sont dans cette logique bizarrement qui est de la vôtre mais qui est en même temps très libéral qui est de dire pour les faire revenir on va donner beaucoup de sous et on va avoir des entreprises de fabrication de voiture des entreprises de fabrication de batterie qui vont revenir sur le sol américain si on fait pas la même chose il viendront jamais mais vous savez aux États-Unis ils ont décidé de faire du protectionnisme ils ont décidé de protéger leur industrie ils ont décidé de dire que en effet les médicaments à certains nombre d'autres productions devaient être faites sur le territoire national et non ici où est-ce que vous voyez une protection où est-ce que vous voyez des quotas d'importation où est-ce que vous voyez des taxes aux frontières ou est-ce que vous voyez des barrières dounières qu'est-ce qui a fait que depuis 20 ans on a plus d'industrie dans notre pays parce que on essaie en vert au grand vent la mondialisation comme le voulez comme le voulait tous nos dirigeants les Bruno c'est pour ça que je vous dis que il nous faut un changement de dirigeant c'est pas juste Bruno Le Maire qui serait pas bien ou Emmanuel Macron Elizabeth borne mais je leur pensée est une pensée bah il faut être dans le libre-échange et on va encore signer des nouveaux accords de libre-échange donc dans les discours il y a eu un changement par exemple sur la question du protectionnisme mais dans la réalité aujourd'hui il y a pas de véritable retour à la souveraineté enfin j'en viens sur les subventions parce que au moment où on se parle ça ne fit écoute ils écoutent et ils viennent de nous envoyer un message à l'instant pour vous répondre en direct sur RMC et BFM TV pour vous répondre que la production des médicaments de Sanofi pour 40% se fait sur le sol français qui est pas fait sur le sol français déjà pas mal il vous répondrons ils ferment des centres de recherche en permanence dans notre pays il ferme des usines en permanence dans notre pays donc ça s'ils veulent inverser cette courbe là je suis prêt à avoir une discussion avec les dirigeants Sanofi parce que alors organisé sa diffusion avec les dirigeants je sais pas parce que la politique de Sanofi aujourd'hui dans le pays n'est pas une politique qui permet de construire une souveraineté sur le médicament or c'est notre outil majeur c'est notre team majeur pour avoir une souveraineté dans le médicament parce que c'était une entreprise qui était liée à totale qui était publique ou par un public et qui était privatisé et on envoie aujourd'hui les dégâts bon mais de la même manière que normalement on devrait avoir d'autres outils majeurs en matière de souveraineté de transformation regardez Macron fait son plan soi-disant c'est un plan de voiture de vendeur de voiture qui nous fait mais il nous fait son plan écologique dedans il y a pas le rail il y a pas un mot sur le rail vous avez vu il y aura éventuellement un pass 49 euros pour avoir accès illimité à tous les terres c'est une victoire que j'enregistre parce que je me permets de dire que avec d'autres collègues de la gauche nous avons je me prendrais comme un bien pour tous les Français de ce pays de pouvoir se déplacer dans les TER à 49 euros par mois le jour où ça sera fait j'espère que vous réinviterez et je discuterai avec eux et mais mais un autre point quand même sur les autoroutes non mais on pourrait parler surtout mais sur le rail sur le rail madame de malheur une taxe sur les autoroutes après il y a Vinci qui dit bah du coup on va augmenter le prix des péages je prends au sérieux moi ce qui se passe sur le climat je vous dis que les gens qui nous dirigent ne peuvent pas affronter l'activité parce qu'il pense par le marché est-ce que vous pensez le principal outil sur les déplacements les déplacements étant la première cause de des gaz à effet de serre le principal qu'on nous dit qu'on a c'est le rail or on décide pas d'investir massivement de l'oreille la SNCF les régions demandent 10 milliards d'euros en plus dans le rail on met un milliard d'euros on est à 10 fois moins on n'est pas à la hauteur sur ce qui est devrait être au cœur de leur jeu climatis c'est pas le marché qui va remettre des gares c'est pas le marché qui va reconstruire des rails c'est pas le marché qui va faire que les marchandises vont dans des trains ça sera une volonté politique moi dans ma région vous savez j'ai 9 habitants sur 10 qui habitent à moins de 10 km d'une gare c'est à dire que pour le gros des déplacements ça suffirait de remettre des trains ça pourrait être un outil ça pourrait être un outil important mais ça va pas se faire tout seul et là on voit qu'il y a pas de volonté d'investissement en la matière François Ruffin député LFI de la Somme premier rendez-vous est pris à la fois pour une discussion avec Sanofi mais aussi pour savoir si oui ou non se passe à 49 euros sera rentré dans les faits il est 8h 52 vous êtes bien sur RMC BFM TV
François Ruffin