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interviewRMC — Face à Face· 23 mai 2025 21 min

Face à Face : Sophie Primas - 23/05

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

Vous écoutez RMC Face à Face

0:06
Présentateur

Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Sophie Prima Bonjour Apolline de Malherbe Merci d'être avec moi ce matin pour répondre à mes questions sur RMC et BFM TV Vous êtes la porte-parole du gouvernement Vous venez des Républicains, vous êtes une proche de Bruno Retailleau Il y a beaucoup de questions à vous poser très concrètes et assez immédiates Notamment sur les taxis Et puis des questions plus politiques parce que vous avez en quelque sorte remis de la politique dans ce gouvernement En 10 ans, malgré le fait que vous partagez ce gouvernement avec des macronistes Que pour vous le macronisme allait se terminer en gros avec Emmanuel Macron Vous reviendrez dans un instant là-dessus parce que les macronistes vous demandent même des excuses Mais je voudrais qu'on parle de ce qui se passe dans les taxis parce que ça se corse Et encore ce matin, cinquième journée de mobilisation pour les taxis Avec des tensions sur le terrain, avec des blocages Aujourd'hui ce sera à Paris et à Marseille Est-ce que vraiment il fallait attendre 5 jours voire 6 Puisque la première rencontre avec le ministre des Transports et avec François Bayrou Ce ne sera que demain soir ?

1:16
Invité

Non, la main a été tendue bien avant puisque le ministre des Transports, Philippe Tabarro, a proposé mercredi déjà des rencontres Les organisations n'ont pas souhaité venir à sa demande et à cette réunion Donc non, la main a été tendue et nous souhaitons vraiment que cette confrontation, cette discussion avec les organisations syndicales ait lieu Philippe Tabarro fait des annonces, il propose dans le champ de la concurrence un certain nombre d'actions pour assurer la position des taxis Donc nous sommes prêts à discuter, nous sommes prêts à avancer sur leurs problématiques Il faut toujours privilégier la voie du dialogue

1:56
Présentateur

Alors il y a deux points sur lesquels les taxis sont en colère Il y a la question du transport sanitaire et il y a la question de la réglementation vis-à-vis des VTC Si on s'arrête d'abord sur la question de la tarification du transport des malades Aujourd'hui, le transport des patients n'a cessé d'amplifier en termes de prix pour l'État 6,3 milliards d'euros parce que l'assurance maladie prend en charge 65 millions de trajets Est-ce que vous allez faire machine arrière ?

2:25
Invité

Non, on ne va pas faire machine arrière Il s'agit de faire environ 100 millions d'économies, entre 100 et 150 millions d'économies sur 6,3 milliards Donc c'est 2% d'économies qui seront faites sur l'efficacité Ils ne seront pas faites sur le service aux malades Vous voyez bien qu'on a une population qui vieillit On a une population qui est confrontée à des déserts médicaux, en particulier dans la ruralité Il n'est pas question de laisser les personnes isolées, mal soignées et sans accès aux soins Donc c'est ça qu'il faut qu'on consolide Est-ce que ça veut dire que les taxis étaient habitués à une sorte de manne ?

Non, il n'y a pas d'habitude Moi je ne fais pas de procès d'intention à personne Il y a plusieurs sujets sur lesquels il faut qu'on réfléchisse Et qu'on réfléchisse avec eux Comment on peut optimiser, comment on fait qu'il y ait des taxis qui ne reviennent pas à vide Par exemple, comment on fait pour optimiser leur tournée quand c'est possible Quand les malades sont compatibles, comment on avance là-dessus Mais je le répète, c'est 2% d'effort sur 6,3 milliards Comme vous l'avez dit tout à l'heure Donc ça doit être possible en termes d'efficacité Plus de lutte contre ce qui pourrait être des dérives parfois

3:26
Présentateur

Des dérives, alors vous le dites J'ai eu deux types de témoignages sur RMC Qui m'ont particulièrement alerté cette semaine sur la complexité de ce système L'un des témoignages, c'était un médecin Un médecin qui disait Je suis sous la pression de mes malades Qui eux-mêmes sont sous la pression des taxis Ils disent que parfois, les malades viennent et leur disent Il me faut absolument mon bon de transport Ils se sont habitués en quelque sorte à ce bon de transport Parce que les taxis leur disent J'ai besoin, j'ai besoin de votre bon de transport pour le retour Sinon je ne vous attends pas Est-ce qu'il y a eu ces dérives-là ? Est-ce que vous le constatez ?

3:58
Invité

Écoutez, il suffit d'aller à l'entrée d'un hôpital Et de regarder à l'accueil comment ça se passe Et effectivement, il y a beaucoup de trafic Au sens affluence Entre le guichet et les chauffeurs de taxi qui arrivent Mais je le répète Il ne faut pas abîmer ce qui est l'accès aux soins pour les Français Donc il faut travailler sur l'optimisation des flux Sur l'organisation des flux avec les taxis S'assurer qu'on fait le maximum pour réduire les frais Moi je ne veux pas faire de procès d'intention Il faut qu'on regarde ensemble avec les médecins Avec l'assurance sociale Avec Catherine Vautrin Avec les organisations

4:34
Présentateur

Comment on peut utiliser ? De témoignage, c'était aussi ce matin Notamment un chauffeur de VSL Ce sont les véhicules de santé légers C'est-à-dire que ce ne sont pas des ambulances Au sens où on peut allonger le patient Ce sont des ambulances tout de même Mais dans lesquelles les patients sont assis Donc ils ne sont pas taxis Ils sont véhicules de santé Et ils disent pour un même trajet Nous, on prend parfois la moitié du prix De ce que prend un taxi Parce que le taxi, au-delà des 50 km C'est le double du prix qui s'affiche

5:03
Invité

Pourquoi vous ne privilégiez pas les VSL ? Vous voyez très bien qu'on a là Un travail d'optimisation et d'organisation à faire Et c'est particulièrement là-dessus Que Catherine Vautrin va travailler Oserez-vous le dire aux taxis Même dans la tension qui est en train de s'installer ? Écoutez, il y aura des discussions Il faut qu'on fasse des économies Pas pour faire des économies Pour faire perdurer le système Donc il faudra travailler avec tout le monde Les VSL Qui sont probablement une solution intermédiaire Les taxis dont certains font 90% De leur chiffre d'affaires Avec le transport sanitaire Donc est-ce que c'est aujourd'hui La totalité de leur business ?

C'est une question qu'il faudra se poser Leur poser Et puis il faut les protéger De la concurrence déloyale C'est sur quoi le ministre des Transports travaille

5:45
Présentateur

Alors les protéger sur la concurrence déloyale Ça c'est l'autre volet La question des maraudes électroniques En gros pour bien préciser des choses Pour que tout le monde comprenne de quoi il s'agit Les VTC ont le droit par exemple D'aller chercher un client dans une gare Ou dans un aéroport Mais uniquement s'il y a eu une commande préalable Ils n'ont pas le droit de zoner autour Ils n'ont pas le droit de rester en planque En quelque sorte Ou à l'arrêt Devant les gares et les aéroports Mais ce que disent les taxis C'est que dans les faits Ils restent quand même dans le coin Pour que dès qu'on appuie sur son appui beurre On ait immédiatement un chauffeur qui arrive Est-ce que vous le constatez ?

Est-ce que vous allez les aider à lutter Contre ce qu'eux estiment être une dérive ?

6:29
Invité

C'est l'engagement qu'a pris le ministre des Transports Ça fera l'objet de la discussion demain Dans la rencontre qu'il y aura avec les taxis Comment on peut lutter contre ça ? Comment on peut lutter contre les dérives de ce système-là ?

On doit protéger aussi cette profession que sont les taxis Sur cette concurrence qui est déloyale Mais j'observe qu'eux-mêmes ont fait beaucoup d'efforts Sur l'utilisation des plateformes Ils se sont beaucoup modernisés Et donc ils utilisent aussi les mêmes outils Donc il faut encore une fois regarder dans l'ensemble Regarder comment on peut améliorer l'efficacité sur le transport sanitaire Lutter contre la fraude Et le ministre des Transports a été très allant avec le ministre de l'Intérieur Pour qu'on puisse aller jusqu'à la verbalisation de ce qui triche

7:09
Présentateur

Vous allez donc soutenir les taxis dans cette vigilance La patronne d'Uber France qui s'exprime rarement A accepté de répondre à mes questions ce matin sur RMC Laureline Serriès Elle parle de cette agression de chauffeurs Uber Mais elle dit également qu'il y a une tension entre les deux depuis longtemps Et notamment sur le partenariat qui pourrait exister entre Uber et les taxis

7:32
Sophie Primas

Trois chauffeurs de taxis qui travaillent avec l'application Uber Ont subi quelque chose de grave il y a quelques semaines sur l'application Ils ont été poursuivis et traqués nuit et jour dans toute l'île de France Au travers par des groupes de taxis qui se sont organisés Selon leur propre dire en milice Pour les retrouver un véhicule à être endommagé C'est-à-dire, ce que vous voulez dire c'est qu'ils ont fait semblant de commander un taxi Sur l'application Uber Pour pouvoir visualiser où est-ce qu'ils étaient, les suivre ?

Cela peut exister mais en l'occurrence ça n'était pas ça C'est que c'était des taxis qui avaient un marquage Uber sur leur voiture Donc ils étaient repérables dans la rue Les plaques ont été relevées Et ensuite des groupes se sont formés De manière à les poursuivre pendant plusieurs jours

8:17
Présentateur

Est-ce qu'on est à nouveau en train de basculer Dans ce qu'il y avait eu lieu il y a quelques années C'est-à-dire une véritable guerre Avec des tensions sur le terrain Entre les taxis et les VTC

8:26
Invité

C'est la raison pour laquelle il faut faire appliquer la réglementation Avec beaucoup de fermeté Avoir des milices qui chassent Qui prennent en chasse des chauffeurs Uber Ce n'est pas acceptable On est dans un pays de droit Il faut donc respecter le droit Le faire respecter par l'ensemble des intervenants Et c'est ce que va s'attacher à faire A la fois le ministre de transport et le ministre de l'intérieur

8:45
Présentateur

Sophie Prima, il y a un autre point sur le transport Je recevais ici à ce même micro hier matin Le patron de la SNCF Qui dit qu'on a besoin d'un milliard A partir de 2028 Pour simplement maintenir en l'état Les lignes Et il suggère pour trouver ce milliard De remettre en quelque sorte Ce qui était la taxe L'éco-taxe En mettant en place une taxe poids lourd Notamment contre les poids lourds Qui traversent la France Qui font le plein avant de passer la frontière Qui dépensent donc rien sur notre territoire Tout simplement pour passer par exemple Du Luxembourg vers l'Espagne Est-ce que vous pourriez envisager De remettre l'éco-taxe ?

9:25
Invité

Alors vous savez que le 5 mai dernier Il y a eu à Marseille Le lancement d'un grand plan Qui s'appelle France Ambition Transport Sous l'égide du Premier ministre Et du ministre des Transports Avec un travail qui s'est engagé Pour justement rechercher Les sources de financement Et en particulier Des grands projets ferroviaires Et de rénovation du ferroviaire Le président Farandou fait cette proposition Ça sera donc dans le débat Moi j'étais là J'étais parlementaire en 2013 Au moment des bonnets rouges Vous vous rappelez Qui avaient été initiés par ce péage Et qui ont eu la peau de l'éco-taxe Réfléchir à comment aujourd'hui Le routier consommateur Enfin créateur de carbone Peut essayer de nous aider A financer du ferroviaire Pourquoi pas ?

Ça fait partie du débat Alors pas exactement l'éco-taxe probablement Probablement quelque chose d'autre Faire payer la route Pour financer des investissements Sur le ferroviaire Pourquoi pas ? C'est dans le débat aujourd'hui Et jusqu'à la fin du mois de juin On aura l'occasion de travailler Et de faire des propositions à l'issue Donc vous n'y êtes pas du tout fermé

10:25
Présentateur

Est-ce que vous pourriez trouver un moyen De faire payer plutôt les camions étrangers Et non pas les camions français Avec évidemment une difficulté C'est que l'Europe Libre circulation Avec la libre circulation

10:37
Invité

On aurait du mal éventuellement à l'accepter ?

Il faut faire quelque chose Qui soit compatible avec le droit européen Bien évidemment Donc nous sommes en train de travailler Le ministre des Transports travaille Avec les parties prenantes Comme je vous l'ai dit Dans le cadre du plan France Ambition Transport Il ne faut rien s'interdire C'est un peu comme sur le budget Il ne faut rien s'interdire de regarder Rien s'interdire comme piste de travail Et il faut trouver le milliard supplémentaire par an Que demande le président Farandou Ça pour le coup il faudra le trouver Il faut mieux le trouver Parce que c'est de la remise à niveau De l'amélioration de la résilience Des réseaux existants Il y a des réseaux qui ont 45 ans 50 ans 60 ans Me disait-il Il faut les changer Il faut les rendre plus résilients Plus résilients aussi au changement climatique Donc oui Il faut qu'on fasse ces investissements Et donc Il faut qu'on trouve les sources d'investissement

11:21
Présentateur

Sophie Prima Je rappelle que vous êtes la porte-parole du gouvernement Et vous avez dit Le macronisme va finir dans les mois qui viennent Vous pensiez lever un tel tollé ?

11:31
Invité

Pour être honnête Ce n'était ni l'objectif Ni la volonté Bien évidemment de lever un tel tollé Je vous remercie de me poser la question Est-ce que ça me donne l'occasion De dire ma pensée Et ce que j'ai dit en fait ce jour-là Ce jour-là j'ai dit quelque chose de factuel C'est que le mandat du président Emmanuel Macron Va se terminer au début de l'année 2027 Alors vous connaissez bien la politique comme moi Ça veut dire qu'à l'été 2026 On sera dans la période d'élections présidentielles Et de campagne présidentielle Et que le formidable élan qu'il a su Moi je n'étais pas macroniste Vous le savez, vous l'avez dit, je viens des Républicains Mais il a créé en 2017 un élan Un parti de nouveaux parlementaires Un groupe parlementaire en 2017 Il a été élu grâce à ça Il a eu une large majorité sur son premier mandat Une majorité un peu plus resserrée sur le deuxième Il incarne cela Il incarne ce courant politique C'est ce qu'on appelle un peu rapidement le macronisme Ça vient de son incarnation Comme on disait le sarkozisme Comme on parlait de la Chirakif On a une incarnation qui est forte Et à la fin de son mandat Bien sûr, ce n'est pas la fin de ses idées Ce n'est pas la fin d'un parti Puisqu'il existe aujourd'hui Renaissance Qui est un parti qui est un grand parti à l'Assemblée nationale Porté par le président Attal Le premier ministre Attal Ça serait à charge à eux De faire vivre les idées et la méthode Qui était celle d'Emmanuel Macron Alors Gabriel Attal Que vous appelez le président Attal Il est président de groupe à l'Assemblée nationale

13:01
Présentateur

En montrant beaucoup de respect ce matin Il a honnêtement été, semble-t-il, très agacé Sur les réseaux sociaux Le parti lui-même Renaissance A jugé même inacceptable Que vous ayez dit un mot pareil Rappelant que vous aviez été nommé Par le président de la République Emmanuel Macron Est-ce que vous êtes ingrate ?

13:23
Invité

Non, pas du tout Je pense que depuis septembre dernier La constitution du gouvernement Barnier Dans lequel j'ai eu l'honneur de siéger Et puis dans celui-ci Auprès du premier ministre François Béroud Nous essayons de mener un gouvernement Qui est un gouvernement de coexistence Entre plusieurs groupes politiques Chacun de ces groupes politiques A viscéralement l'envie De faire avancer la France Dans une situation politique inédite Qui est de non-majorité absolue A l'Assemblée nationale De trouver les voies de passage Et de garder son identité C'est ce que parfois j'appelle La polyphonie à l'intérieur du gouvernement

13:56
Présentateur

Mais Sophie Prima En vrai, quand vous dites Le macronisme va finir dans les mois qui viennent On entend effectivement l'idée Qu'avec Emmanuel Macron Le macronisme se termine Or ce matin Vous mettez un peu d'eau dans votre vin Vous dites Non mais les idées peuvent perdurer La vraie question c'est celle-là Est-ce que comme Bruno Retailleau Ou d'autres Vous commencez à dire au fond Que le macronisme était une parenthèse Le macronisme tel qu'il est entendu Comme une sorte de « et » en même temps C'est-à-dire comme l'idée Qu'il n'y a plus de clivage Entre la droite et la gauche Est-ce que ça

14:28
Invité

Vous pensez que ça va perdurer ? Moi ce que j'ai voulu nommer C'est que le président finissait son mandat Je vous le redis Dans 18 mois Au début de l'année 2027 Que son parti politique Ses idées étaient fortement incarnées par lui-même Aujourd'hui le relais va être pris Par Gabriel Attal aujourd'hui Par le groupe Renaissance Et c'était ça l'objet de ma question Maintenant votre autre question Qui est Est-ce que je crois au clivage droite-gauche ?

Oui j'ai toujours cru au clivage droite-gauche Parce que je pense que c'est la seule façon aujourd'hui De lutter contre les extrêmes Et on voit bien la difficulté qu'on a Avec le nouveau Front populaire A gauche Où le parti socialiste A du mal à savoir S'il doit continuer avec LFI Ou s'il doit trouver son autonomie La ligne politique sera tranchée dans leur congrès Moi je pense que ça c'est sain Parce que ça permet une alternance Donc vous souhaitez la fin du macronisme ?

Ah mais moi je suis les républicains Donc je reste dans ma famille politique Comme d'autres dans ce gouvernement Restent dans leur famille politique Gardent leur singularité Leur conviction, leur projet pour 2027 Maintenant nous nous avons un nouveau président au LR C'était l'objet d'ailleurs de ma réponse à votre consoeur Et nous allons travailler pour offrir un projet alternatif Mais je vous repose la question Vous souhaitez la fin du macronisme ?

Mais je ne souhaite la fin de rien Moi je suis respectueuse des partis politiques J'ai présidé au Sénat Une commission des affaires économiques pendant 6 ans J'ai été vice-présidente du Sénat Je respecte les partis politiques Même s'ils sont très éloignés De mes convictions politiques propres Mais aujourd'hui Avec l'élection de Bruno Rotaillot Avec la renaissance des républicains Avec notre présence et notre traction au gouvernement Nous voulons avoir un projet alternatif C'est l'alternance politique Et je trouve que c'est démocratiquement sain Et c'est bien

16:18
Présentateur

Gérard Larcher vous défend d'ailleurs Et il en rajoute même une couche Puisque à nos confrères du Figaro Il dit, je cite Après Emmanuel Macron Il n'y aura plus de macronisme

16:25
Invité

Nous partageons cette ambition Avec le président Larcher D'offrir un projet alternatif Qui remplacera le macronisme Mais nous sommes Qui remplacera Qui sera une alternative A ce que nous connaissons Aujourd'hui Il n'y a pas de surprise Et donc Comme vous l'avez dit tout au début L'émotion qui a été procurée Est au-delà de Je pense Ce que nous connaissons tous De nos différences politiques

16:48
Présentateur

Vous appelez vos confrères

16:49
Invité

De chez Renaissance Au calme quoi Moi je les respecte beaucoup Il faut qu'ils respectent aussi Les différences des autres Et en 2027 Nous nous retrouverons Mais chacun pour soi Oui C'est normal

17:02
Présentateur

Ou vous serez chacun pour vous

17:04
Invité

Vous serez opposé Ah bah écoutez Nous nous allons Avec Bruno Retailleau Créer une vision pour la France Créer un programme Que nous proposerons aux Français Et puis ensuite Les élections parleront

17:14
Présentateur

Quand vous dites ça d'ailleurs Sophie Prima Il y a un personnage Qui est à cheval En quelque sorte Lui aussi sur la droite Et le macronisme Qui aujourd'hui s'en est détaché Mais qui en a été un des pivots C'est Édouard Philippe Oui On commence à évoquer l'idée D'un ticket Édouard Philippe Bruno Retailleau Est-ce que ce serait Édouard Philippe devant Bruno Retailleau derrière Est-ce que ce serait Bruno Retailleau devant Édouard Philippe derrière Ou est-ce qu'il vaut mieux Que ce soit chacun pour soi ?

17:40
Invité

Bah écoutez Je crois que l'élection Et ce qui se passe aujourd'hui En termes d'élan L'élection de ce week-end Et de Bruno Retailleau A la tête des Républicains L'élan Que l'on voit En France Pour le renouveau De la droite Nous conforte Dans l'idée Bien connue de Bruno Retailleau Qu'il faut y aller Colline par colline Aujourd'hui On se met au travail On constitue une équipe On va faire un projet Et puis nous verrons Le reste c'est de la politique fiction

18:04
Présentateur

Donc quand Cette petite musique D'un ticket D'un duo Avance C'est pas vous Qui l'avancez Cette idée ? Non non Pas du tout Donc c'est plutôt du côté D'Édouard Philippe Qu'on essaye d'installer Cette idée Que Bruno Retailleau

18:17
Invité

Va se rallier à lui ? Édouard Philippe A légitimement Une ambition présidentielle Il l'a déjà dit Il a officiellement Il a annoncé sa candidature Il est officiellement candidat Donc nous allons jouer Chacun notre musique Et puis nous verrons A l'été 2026 A l'automne 2026 Avant les élections présidentielles Quel est l'état politique De notre pays A ce stade En tout cas Pas question

18:39
Présentateur

De mettre en place Quelques jours que ce soit A ce stade Travaillons La cote de popularité De Bruno Retailleau A pour la première fois D'ailleurs dépassé Celle d'Édouard Philippe 51% de bonnes intentions Contre 48% Pour Édouard Philippe Selon le sondage Pour le Figaro Qui a été publié hier Est-ce que ça Ça vous donne des ailes ?

18:58
Invité

Indéniablement Je le redis L'élection de Bruno Retailleau Notre participation Qui avait été décidée Par le parti Au gouvernement Le fait qu'on montre En fait Quel type d'hommes Et de femmes politiques Nous sommes Quand nous sommes En responsabilité Donne un élan A la droite C'est très important Et oui C'est probablement Une renaissance Aussi De notre parti

19:18
Présentateur

Il fallait le cacher Le rapport sur l'antrisme Des frères musulmans Le laisser dans un fond de tiroir ?

19:23
Invité

Non il ne fallait pas le cacher Parce que je crois Que en fait Ce sentiment D'un antrisme Est tout à fait diffus Mais n'était pas Documenté En réalité Dans les élus locaux Dans les associations Et les clubs de sport On voit bien On sent quelque chose Qui ne va pas Mais on ne savait pas Mettre des mots On ne savait pas le mesurer Ce rapport Au moins le mesure Et il ne s'agit pas

19:45
Présentateur

Lorsqu'Emmanuel Macron Fait reproche Semble-t-il en particulier A Bruno Retailleau D'avoir beaucoup parlé D'avoir beaucoup Publiquement évoqué Ce rapport Puis Vraisemblablement De l'avoir communiqué Est-ce que vous trouvez Ce reproche légitime ?

20:01
Invité

Je n'étais pas A ce conseil de défense Donc j'ai du mal A savoir exactement Ce qui s'y est passé Je sais que Bruno Retailleau Est venu avec des solutions Que le président de la République Prend cette question De l'entrisme Avec beaucoup de sérieux Pour défendre Une valeur Qui est une valeur Fondamentale De notre République française Qui est la laïcité Et c'est-à-dire Pour protéger aussi Les musulmans Qui sont dans le cadre De la laïcité Et qui sont en France En respectant parfaitement Tous les codes Et les valeurs De la laïcité Et donc Il demande des actions Qui sont encore Des actions renforcées Bruno Retailleau Est venu avec des solutions Donc tout va bien Entre Bruno Retailleau Et Emmanuel Macron Et là aussi On est au travail Merci Il y a eu un petit peu D'énervement probablement Mais voilà Il y a eu d'énervement Tout de même On voit bien Qu'il y a eu un petit peu De tension On sent bien Qu'il y a eu un petit peu De tension Mais je crois que C'est pas très important Au regard de l'enjeu Qui est là Et les solutions Bruno Retailleau En a plusieurs Et va aller retravailler Encore en avant

20:56
Présentateur

Sophie Prima Porte-parole du gouvernement Et on le comprend Porte-parole aussi De Bruno Retailleau Tout de même Je suis LR Vous êtes LR Et vous l'êtes toujours Merci à vous d'avoir répondu A mes questions Il est 8h53 Sur AMC BFM TV

Face à Face : Sophie Primas - 23/05 — Sophie Primas · Pourquijevote