Franck Allisio : "Le bilan migratoire de Retailleau est pire que celui de Darmanin !" (RTL)
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Questions et réponses
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Sur le principe de ce tour de vis, Franck Alizio, vous répondez quoi vous ce soir ?
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C'est quoi un bon bilan de ministre de l'Intérieur pour vous ?
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On a dénombré 66 745 naturalisations en 2024. Notre droit actuel manque-t-il de générosité ?
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Que la nationalité française se mérite, ça vous choque ?
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Charles Sapin, on en est où ce soir ? Et est-ce qu'en effet, on va dire que cette course en avant, elle n'est pas le fruit au moment où nous parlons ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Je réponds que nous sommes à moins de 15 jours de l'élection interne chez les Républicains. »
- 0:30Invité politiqueFait
« le bilan en matière migratoire aujourd'hui du ministre de l'Intérieur est pire que celui de M. Darmanin. »
- 1:00Invité politiqueFait
« C'est des résultats, c'est des chiffres, c'est un nombre de titres de séjour qui diminue, c'est un nombre de reconduites à la frontière qui augmente, c'est une immigration clandestine qui est mieux maîtrisée. »
- 1:42Invité politiquePromesse
« C'est le fait que quelqu'un qui entre clandestinement sur le territoire français soit jamais régularisable et jamais naturalisable. »
- 2:13PrésentateurChiffre
« On a dénombré 66 745 naturalisations en 2024. »
- 5:27InvitéFait
« tout était présent dans la loi Asile et Migration de 2024. »
- 6:47InvitéFait
« Bruno Retailleau a un certain sens dans cette prise de décision. »
- 7:17InvitéFait
« Les deux, mon général. Les deux, mon général. »
- 7:40InvitéChiffre
« Il a eu une progression fulgurante dans les différents sondages d'opinion. »
- 8:36InvitéFait
« C'est le Premier ministre de l'Intérieur qui présente un bilan en six mois, c'est bien trop court. »
- 10:12Invité politiqueChiffre
« il y a deux fois plus de titres de séjour délivrés chaque année qu'à l'époque de M. Jospin. »
- 10:46Invité politiqueChiffre
« augmentation de la popularité, 9% en tant que président dans les sondages. »
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Sur le principe de ce tour de vis, Franck Alizio, vous répondez quoi vous ce soir ? Enfin, tant mieux ?
Je réponds que nous sommes à moins de 15 jours de l'élection interne chez les Républicains. Et qu'il faut donc envoyer des signaux très clairs. Et c'est dommage que du coup, le ministre se serve de son poste de ministre, de la communication qui s'attache à son poste de ministre, pour faire une campagne interne. J'ai envie de vous dire, oui, tant mieux, ça fait des années que de toute manière, tout le monde parle comme le Rassemblement National, mais dans les faits, le bilan en matière migratoire aujourd'hui du ministre de l'Intérieur est pire que celui de M. Darmanin. M. Rotaillot, si on compare période sur période, notamment sur les OQTF, etc., et son bilan est moins bon que celui de M.
Darmanin. Donc il y a beaucoup de communication là-dessus. Il n'y a pas beaucoup... La question du droit de la nationalité...
C'est quoi un bon bilan de ministre de l'Intérieur pour vous ?
C'est des résultats, c'est des chiffres, c'est un nombre de titres de séjour qui diminue, c'est un nombre de reconduites à la frontière qui augmente, c'est une immigration clandestine qui est mieux maîtrisée, tout simplement. Et puis vous avez des décisions claires, simples. Lorsque, par exemple, nous faisons une proposition de loi qui passe à l'Assemblée et qui demande l'expulsion, qui rend l'expulsion systématique des délinquants et des criminels, et bien M. Rotaillot et son groupe votent contre, etc. Il y avait une proposition toute simple, par exemple, que le ministre pourrait proposer, là, tout de suite.
C'est le fait que quelqu'un qui entre clandestinement sur le territoire français soit jamais régularisable et jamais naturalisable. C'est ce qu'il propose. Non, ce n'est pas ce qu'il propose, mais non.
Là, vous faites semblant de ne pas comprendre.
Sur la régularisation, jamais. Sur la naturalisation, non plus. Non, par principe, quelqu'un qui entre clandestinement sur le territoire ne pourra être jamais régularisé, ce n'est pas le cas aujourd'hui, ne pourra jamais naturaliser, ce n'est pas le cas aujourd'hui. Et ce n'est pas ce qu'il propose. En tout cas, ce n'est pas ce qui sera voté, encore une fois. Sinon, nous serions les premiers à le voter.
Alors, on a dénombré 66 745 naturalisations en 2024. Notre droit actuel manque-t-il de générosité, Benoît Hamon ?
Écoutez, il y a deux chiens de devenir français. Soit c'est par décret, si vous êtes étranger, vous demandez à être naturalisé. L'autre manière, c'est quand vous vous mariez, par exemple, et vous êtes étranger à une française, ou inversement, vous pouvez devenir français. En réalité, on a une petite augmentation du nombre de personnes naturalisées par décret entre 2024 et 2023, mais pour une raison qui a été donnée par la Direction Générale des Étrangers en France, c'est qu'il y a eu des problèmes techniques qui ont été rattrapés. Moi, je n'avais jamais pensé, je vous le dis, que le sujet de la naturalisation était un problème pour la droite dite républicaine dans ce pays.
Dans l'histoire qui a été la mienne, j'ai souvent entendu des discours venant de la droite assez hostiles aux migrations, mais plutôt hostiles aux naturalisations. Ce qui est très frappant aujourd'hui, c'est de constater que, même sur le fait que des femmes et des hommes qui travaillent, qui vivent ici, qui veulent devenir français, et qui s'engagent pour participer à la communauté nationale, font une démonstration, qui est une démonstration que je croyais être jugée comme vertueuse, bénéfique, que même pour cela, on leur dise, « Ben non, on va vous compliquer les choses. » On va vous compliquer les choses, comment ? En durcissant.
Alors, si j'ai bien compris, ce n'est pas très clair aujourd'hui, sur ce que va être la réalité de ce durcissement de l'accès à la naturalité française. Par exemple, en durcissant le test de connaissance de notre histoire. Peut-être y reviendra-t-on, mais ça va être intéressant de voir sur quel point demande-t-on de noter ceux qui veulent devenir français. Et il me semble que, oui, il y a clairement quelque chose, il y a deux choses. Il y a une diversion, évidente de M. Rotaillot, sur la question des naturalisations, je pense, liée à la compétition dans laquelle il est avec Laurent Wauquiez.
Et d'autre part, ce qui me semble être une rupture historique avec le patrimoine et la culture politique de la famille à laquelle il appartient.
Que la nationalité française se mérite, ça vous choque, Pablo Vier ?
Non, ça ne me choque pas. Après, la question, c'est de savoir qu'est-ce que c'est que ce mérite ? Comment est-ce qu'on jauge ce mérite ? Et sur ce sujet, je pense qu'on pourrait avoir un débat, quoique les vents mauvais qui soufflent, notamment à l'Assemblée nationale de par la puissance du groupe d'extrême droite, font que je me dis que ce n'est peut-être pas le moment d'avoir ce débat. Concernant les annonces de Bruno Rotaillot...
Ce sont des députés que vous qualifiez d'extrême droite et qui ont été élus par les Français. Tout à fait. Ça ne vous a pas échappé ?
Tout à fait. Ce sont des députés de la nation. J'en conviens, tout à fait. Vous savez, parfois, il y a des questions qu'il ne faut pas poser. C'est comme le référendum à tout va ou je ne sais quoi. Parfois, il faut faire attention parce que les dynamiques qui sont à l'œuvre dans les sociétés ou dans des lieux particuliers comme l'Assemblée nationale ne sont pas sous les meilleurs auspices. Mais pour revenir à Bruno Rotaillot, je pense qu'il y a un effet d'annonce. Parce que moi, j'ai regardé exactement ce qu'il a dit, j'ai écouté. Et en vérité, tout était présent dans la loi Asile et Migration de 2024. Il veut montrer qu'il fait un tour de vis. Il veut montrer qu'il est plus dur.
Il veut montrer parce qu'effectivement, là, pour le coup, M. le député du Rassemblement national a raison. Il est en campagne. Il est en campagne et qu'il n'agit pas comme un homme d'État. Ça, c'est Najat Vallaud-Belkacem qui le disait ce matin. Il agit comme un... D'ailleurs, comme tous les représentants de la droite, c'est une espèce de courge à l'échalote pour essayer de faire parler d'eux. Pour essayer que, on est autour d'une table et puis on discute de la dernière bêtise qu'a dit Bruno Rotaillot ou le dernier acte qu'il a pris.
D'ailleurs, que cet acte soit complètement fou, comme par exemple ce que propose Laurent Wauquiez d'envoyer les gens à Saint-Pierre-et-Miquelon, ou que ça soit un décret de la part ministériel. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'il n'y a plus de logique vraiment d'État qui est à la base, au fondement, de leur action gouvernementale. Ce qui fait courir à la République, à mon sens, un grave danger.
Charles Sapin, on en est où ce soir ? Et est-ce qu'en effet, on va dire que cette course en avant, elle n'est pas le fruit au moment où nous parlons ? D'abord, voilà, des rapports au sein de la droite en ce moment et de la concurrence qu'on y découvre.
Oui, alors, déjà, quand vous soulignez que cette circulaire ne s'oppose pas à la loi, encore heureux. En fait, dans la hiérarchie des Nord, sous les lignes circulaires vient préciser l'application d'une loi. Bruno Retailleau a un certain sens dans cette prise de décision. Comme l'a dit Benoît Hamon, ce n'est pas très clair. C'est assez clair, mais d'ailleurs, on y reviendra. Mais pour répondre plus précisément à votre question, la question est de savoir, est-ce que Bruno Retailleau, là, parle en tant que ministre de l'Intérieur ou en tant que candidat à la présidence du Parti républicain ? Les deux, mon général. Les deux, mon général. Évidemment, pourquoi ?
Parce que les deux statuts se nourrissent l'un l'autre, pour une raison simple. En fait, par une fermeté régalienne affirmée, par des propositions parfois qualifiées de choc, Bruno Retailleau, depuis qu'il a été nommé, a transformé le ministère de l'Intérieur en appartement témoin du retour de la droite au pouvoir. Et ça marche. Il a eu une progression fulgurante dans les différents sondages d'opinion, nous-mêmes au point, on a un baromètre d'opinion au baromètre Cluster 17, il est arrivé en troisième position. Et c'est avec cette percée dans l'opinion, qu'il s'est décidé de se présenter à la présidence du parti Les Républicains.
Sauf qu'il y a une faille possible, que ce soit pour le candidat à la présidence de LR ou du ministre de l'Intérieur. C'est finalement que la malédiction de la droite le rattrape et qu'on puisse dire, d'ailleurs, ce que Laurent Wauquiez a bien compris, et ce qu'il n'arrête pas de pointer, c'est qu'on puisse dire que finalement, les actes ne rejoignent jamais la parole, que malgré ces effets d'annonce, finalement, il n'y ait aucun résultat, que ce soit sur l'immigration, que ce soit sur l'insécurité ou que ce soit sur le dossier algérien.
Et finalement, Bruno Retailleau, évidemment, fait montre d'affichage, c'est pour ça qu'il a eu, il y a quelques semaines, une conférence de presse pour montrer son bilan de six mois. C'est le Premier ministre de l'Intérieur qui présente un bilan en six mois, c'est bien trop court. C'est évidemment, il essaie de prouver qu'il a des résultats, sauf qu'il n'a pas les coups des franches et que les résultats, voilà, c'est un peu compliqué.
Benoît Hamon voulait intervenir.
C'est intéressant ce que vient de la réponse de Charles Sapin à l'instant, parce qu'en fait, il a parlé de politique. Il avait parlé de politique sur le double registre sur lequel... C'est la question. Oui, oui, mais c'est vrai, mais c'est intéressant parce qu'en fait, on ne parle pas du seul sujet dont on devrait parler. Est-il bon pour la France ou pas qu'il y ait moins de Français ? Parce que si on bloque les naturalisations, là où la France avait une singularité dans l'Union européenne, quelle singularité ? Laquelle ? Ben celle d'avoir une population qui augmente. En effet.
Une population qui augmente à la fois en raison de la natalité, mais aussi en raison de la capacité à transformer des personnes étrangères qui ont vécu ici, travaillé ici, et qui ont le désir de rejoindre la communauté nationale, de nous rejoindre. Est-ce qu'au moment où se pose la question de conflits qui peuvent être d'une rare violence sur le plan économique, commercial, mais aussi sur le plan militaire ? Est-ce que le fait aujourd'hui qu'il y ait moins de Français est une bonne chose ? Ma réponse est non. Je pense qu'il faut que nous soyons, que nous continuions à valoriser ce qui est indiscutablement un atout de la France. Franck Elisio vous répond pour le rassemblement national.
Alors, on risque de faire sursauter tout le monde, y compris Benoît Hamon. Je suis d'accord avec Benoît Hamon lorsqu'il dit que le sujet aujourd'hui, ce n'est pas particulièrement la naturalisation. Le sujet, quand on sève le matin le problème des Français au sein du sujet de l'immigration, ce n'est pas la naturalisation, ce n'est pas combien on devient de temps français, c'est le flux migratoire. Regardez, je prends un exemple. Aujourd'hui, il y a deux fois plus de titres de séjour délivrés chaque année qu'à l'époque de M. Jospin. Que je sache, M. Jospin n'était pas d'extrême droite. Eh bien, c'était la moitié en termes de titres de séjour. Vous voyez l'idée ? C'est-à-dire que... M.
Jospin n'est pas d'extrême droite. Alors, nous, nous considérons de manière générale que oui, la naturalisation, oui, la naturalité s'hérite ou se mérite. C'est-à-dire que, au lieu de parler de droit du sol, aujourd'hui, il ne serait pas inintéressant de parler de devoir du sol lorsque vous êtes en France. Et enfin, sur M. Retailleau, encore une fois, attention, augmentation de la popularité, 9% en tant que président dans les sondages. Donc, ils n'ont qu'en tant que ça. Alors, par rapport à Mme Pécresse, c'est stratosphérique. Par rapport à M. Fillon, qui n'était déjà pas au second tour, c'est moins de la moitié du score de M. Fillon.
Donc, c'est très bas pour la droite de titre républicaine. M. Fillon. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
Franck Allisio