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interviewC à vous· 29 avril 2025 53 min

100 jours : la popularité de Trump en chute libre - C à Vous l’intégrale - 29/04/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse De vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Emilie? - E.Tran Nguyen: Enorme soulagement en Espagne et au Portugal après que l'électricité a été rétablie, même si on ne connaît toujours pas l'origine de cette panne géante. - A.-E.Lemoine: Quelle est l'origine de cette panne et est-ce que ça pourrait arriver en France?

C'est la question qu'on va poser à notre invité. Mohamed? - M.Bouhafsi: Il a 80 ans, les femmes votaient pour la première fois aux élections municipales. - P.Cohen: D.Trump est au pouvoir depuis 100 jours.

On en a parlé quasiment tous les jours. C'est le principe. Le monde a le tournis.

Les Américains aussi. Il n'y a pas de désaveu massif du président qu'ils ont élu en novembre dernier. - A.-E.Lemoine: "100 jours de sang", c'est le titre de la chronique du professeur agrégé d'histoire et spécialiste des Etats-Unis, C.Sellin.

Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Lorrain? - L.Sénéchal: On va parler de l'élection du pape.

Il y a déjà des 1ers abandons dans le chemin qui mène au Vatican. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Life Achievement Award, à Hollywood, pour toute une carrière, pour couronner une vie de création.

Ce week-end, le 50e de l'Institut du cinéma a été décerné à F.F.Coppola. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi les 20 ans de "Rendez-vous en terre inconnue", cette émission culte présentée par F.Lopez qui revient à la présentation le temps d'une soirée exceptionnelle.

C'est ce soir sur France 2, à 21h, avec K.Girac. On en parle avec F.Lopez, K.Girac et L.Thilleman, qui va reprendre le flambeau à partir de la rentrée prochaine.

Et puis, L.Calamy, formidable boule d'énergie et d'espièglerie dans "Peau d'homme". Le menu est préparé par notre champion de France de barbecue et champion du monde de burger, aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.

Au menu, de l'huile. C'est un peu plus élaboré...

Mais ça sent la friture. Ca a l'air délicieux. - J.Richard: On va avoir des tacos.

Avec de l'effiloché de boeuf, de l'effiloché de porc, le tout avec des petits légumes et des petits bagels. - B.Chameroy: Je retire tout ce que j'ai dit sur l'huile.

Ca a l'air délicieux. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'édito de Patrick.

Que pensent les Américains des 100 premiers jours de D.Trump? Les sondages décrivent une érosion, une déception chez une partie de ses électeurs. - P.Cohen: Les Américains secoués par le rythme effréné de la révolution trumpiste.

A chaque jour et à chacun des 100 jours, son événement, sa promesse, sa déclaration, son décret. 139 signés à ce jour. C'était 42 sous J.Biden. 33 sous le premier mandat de Trump.

Plein d'autres ont paru absurdes comme débaptiser le golfe du Mexique, lever l'interdiction des pailles en plastique ou augmenter le débit des douches. On en a parlé ici et encore ce soir. Bien davantage aux Etats-Unis.

L'intérêt de ce tapis de bombes informationnelles a été théorisé par S.Bannon, l'ex stratège de Trump. Il a dit ceci.

On peut dire que cette méthode a été non seulement efficace mais appliquée avec encore plus de zèle pour ce second mandat. - A.-E.Lemoine: Les Américains seront peut-être frappés par un choc économique. - P.Cohen: Mais pas tout de suite.

Les mesures protectionnistes sur lesquelles Trump I est revenu n'ont pas fait sentir leurs effets, ni sur l'emploi ni sur l'inflation, même si ça frémit sur certains produits. Sur les cours de Bourses, où serait enregistrée la pire performance pour un début de mandat depuis 1941. 9 % de perdus pour l'indice S&P 500.

Le dollar a chuté de 9 %. C'est du jamais-vu depuis Nixon. - A.-E.Lemoine: Une chute aussi dans les sondages d'opinion? - P.Cohen: Ce n'est pas très bon, mais ce n'est pas un effondrement.

La moyenne des opinions positives en début de mandat, vous la voyez. Elle est très en dessous de Biden en 2021 mais un peu au-dessus de Trump 2017. En réalité, les instituts sont assez divergents.

Le plus alarmant a été réalisé par Ipsos et publié dimanche par ABC news et le "Washington Post" qui le crédite de 39 %. Un taux bas. Le plus atypique a été réalisé par l'Ifop.

Il nous dit que Trump est une source de honte pour une majorité d'Américains. 56 %. Il y a même des remords. 24 % disent regretter d'avoir voté pour lui.

Le sondage a l'air sérieux. Il y a le label Ifop sur un échantillon de 1200 Américains. Il y a aussi une étude sur la politique internationale. 66 % des Américains estiment que leur pays doit continuer à soutenir l'Ukraine.

C'est un niveau assez élevé et intéressant à observer dans cette période où on se demande ce qui va sortir du cerveau de Trump après tous ces conciliabules à la fois avec Zelensky et Poutine. - A.-E.Lemoine: Sur la cote de popularité de D.Trump, est-ce que c'est de nature à déstabiliser? - C.Sellin: Ce n'est pas un effondrement.

Il est parti de plus haut. Il a remporté le vote populaire. Il avait un socle un peu plus large.

Il y a une déception, mais qui est commune à tous les gouvernants après quelques mois de pratique du pouvoir. Il a un socle Maga, en particulier des Etats industriels où il va ce soir, comme le Michigan ou l'Ohio qui sont ravis et qui sont avec lui pour toujours. Il y a une promesse de retour à la culture américaine traditionnelle.

Là où il a peut-être un peu perdu, ce sont sur les nouveaux électeurs qu'il avait séduits lors de l'élection de 2024, en particulier chez les Hispaniques, les Afro-Américains. Sur la baisse des prix, comme sur ceux des oeufs, il avait promis un résultat immédiat. On n'y est pas tout à fait.

Ces gens-là étaient venus plus sur une promesse de baisse des prix, là où Biden avait échoué. Cet électorat a peut-être été déçu. On n'est pas dans un effondrement.

Il garde le soutien de ceux qui se déclaraient républicains, un soutien quasi unanime. Il y a presque 90 %. Il est assez typique d'une nouvelle présidence où chaque camp déteste si le président est de l'autre camp.

Il est très difficile de dépasser les 50 % d'approbation parce qu'il y a une haine polarisée entre les 2 camps. - A.-E.Lemoine: Il a donné une interview au magazine "The Atlantic".

Il y résume son premier mandat. En référence à la valse des ministres et conseillers en 2020. C'est un sentiment de toute-puissance qui l'habite? - C.Sellin: Absolument.

On parlerait d'hubris. On sent qu'il est très content de lui-même. Il dit quelque chose d'important.

Lors du premier mandat, D.Trump était un homme seul, entouré de quelques membres de sa famille mais il n'avait pas d'équipe politique. Cette fois-ci, il est obligé de s'entourer de personnes qui ne l'aiment pas, des personnes avec qui il était obligé de travailler comme lors de son premier mandat, mais qui ne partageaient pas ses vues.

Il est aujourd'hui entouré de gens qu'il a choisis pour leur loyauté et qui le laissent être Trump, faire ce qu'il veut. Ca donne cet aspect désordonné. Il est très brouillon.

Parfois, "j'annonce des tarifs douaniers insensés contre des partenaires commerciaux traditionnels et au bout de 10 jours, à cause des marchés financiers, je recule". Beaucoup de gens autour de lui disent: "Il est meilleur comme ça. Il ne faut pas le cadrer.

Il faut le laisser faire". On le voit très heureux de cet épanouissement presque personnel. On le sent très heureux. - A.-E.Lemoine: Il dit "tout va bien".

Pourquoi avoir intitulé votre chronique du jour "100 jours de sang"? - C.Sellin: Il y a quand même dans sa théorie du pouvoir et dans celle de ceux qui l'entourent, dont S.Bannon, une volonté révolutionnaire et de révolution destructrice.

Ce sont des gens qui ont des mots extrêmement durs contre les bureaucrates, contre l'Etat administratif, qu'il s'agit pour eux de détruire et de démanteler. Les mots sont extrêmement violents. Trump appelle tous les jours les journalistes "les ennemis du peuple".

Il faut se rendre compte qu'il y a des milliers d'employés fédéraux qui ont perdu leur emploi depuis 100 jours. Ce sont des gens qui ont été virés de leur poste. Il y a une vraie violence qui n'est pas que symbolique. - P.Cohen: Et une violence politique, pas seulement économique, qui conduit certains observateurs à parler de fascisme ou de tendances fascistes dans la volonté que vous avez décrite, de détruire, d'éliminer tous les contre-pouvoirs, la justice, la presse. - A.-E.Lemoine: La justice, vendredi dernier, le FBI a arrêté le juge en plein tribunal, dans le Wisconsin.

Qu'est-ce qu'on reproche à cette juge? D'avoir entravé une opération d'arrestation de migrant. Le directeur du FBI a publié la photo de la juge entourée de policiers du FBI avec cette phrase "personne n'est au-dessus de la loi".

Un cap a été franchi par l'administration Trump. - C.Sellin: Le directeur du FBI est un fidèle absolu de Trump.

Il a fait installer un téléphone pour avoir la ligne directe avec le président, ce qui est contraire à toutes les coutumes. Il n'avait pas le droit de publier cette photo. Il viole une forme de présomption d'innocence.

Elle n'a pas été jugée. Sur cette image, ce qui est important, c'est que la juge locale est accusée par la justice fédérale d'avoir cherché à soustraire un immigré sans papiers qui comparaissait devant son tribunal pour coups et blessures. En vain.

Ce n'est pas le fond de l'affaire. Il y a un avertissement qui est lancé par le directeur du FBI en disant à tous les magistrats de tout le pays: "Voyez ce qui arrive si vous vous opposez à nous". Une chose très importante, cette image est prise devant le tribunal.

Honnêtement, pour une affaire comme ça, on pouvait lui dire: "Venez, présentez-vous tel jour pour la convocation". On est venu l'arrêter et lui passer les menottes devant le tribunal. Le symbole est voulu et il est très fort. - A.-E.Lemoine: D.Trump veut faire un symbole des mesures antimigrants.

Il a fait planter le long de l'allée menant à la Maison-Blanche des photos des personnes présentées comme des immigrés en situation irrégulière coupables de délits et arrêtés depuis le 20 janvier dernier. Il a demandé par décret au ministre de la Justice d'établir une liste des villes et des Etats qui font obstruction à cette politique d'expulsion. Pourquoi ce regain d'activité? - C.Sellin: C'est particulier.

Après un pic en 2023, les entrées illégales à la frontière et des interceptions avaient beaucoup baissé sous la dernière année Biden. Ce n'est pas corrélé à la nouvelle politique de Trump. On peut voir au contraire comme une affirmation que ce thème de l'immigration, c'est quelque chose qui marche extrêmement bien avec son socle électoral.

C'est quelque chose qui identifie le socle Maga. Trump sait que c'est un thème gagnant et qui lui permet de mordre sur certaines couches populaires qui votent démocrate et qui sont sensibles à cette thématique de l'immigration. En faisant cela, il sait qu'il joue sur un thème gagnant. - E.Tran Nguyen: Une des images qui marquera les 100 premiers jours, c'est celle de l'humiliation du président ukrainien.

C'était le 28 février dernier dans le bureau Ovale. ... - E.Tran Nguyen: Les 2 présidents qui ne se sont revus que samedi dernier, lors de cette incroyable rencontre à la basilique Saint-Pierre, en marge de l'enterrement du pape François.

D.Trump avait promis de mettre fin à la guerre en 24 heures. Après, il a dit qu'il ne fallait pas le prendre au sérieux et que c'était sur un ton sarcastique.

On n'en est pas à 24 heures, mais à 100 jours. Il est confronté au réel et à un V.Poutine qui a du temps? - C.Sellin: Exactement.

Il a sans doute commis une erreur. Quelques jours après son investiture, lui-même et son secrétaire à la Défense ont donné à Moscou des choses qu'ils attendaient depuis très longtemps. Ils ont dit qu'il n'était pas question que l'Ukraine rentre dans l'Otan et que l'Ukraine devrait sans doute abandonner des territoires.

C'est une manière très particulière de commencer les négociations et de se poser en médiateur équilibré quand on donne par avance beaucoup de ce que voulait la Russie. Il bute sur ce problème. Il s'est beaucoup engagé envers la Russie, a montré beaucoup de complaisance envers la Russie.

Aujourd'hui, il se rend compte que ça n'a mené à rien. V.Poutine n'allait pas le remercier en lui disant "on va faire la paix".

Il l'a remercié en continuant la guerre, en intensifiant les frappes et en reprenant une partie du territoire perdu, comme à Koursk. - E.Tran Nguyen: C'est parce qu'il s'est beaucoup avancé qu'il a besoin d'un accord? - C.Sellin: Pour lui comme pour J.D.Vance, le dossier Ukraine, ça ne les regarde pas.

C'est un dossier européen. La priorité, ce n'est pas l'Europe, mais c'est la concurrence hégémonique avec la Chine, le Pacifique. Des propos très durs sur les Européens en disant "débrouillez-vous.

Ce n'est plus notre dossier". - P.Cohen: Mais il continue de s'en occuper. - C.Sellin: C'est un problème.

Il n'arrive pas à s'en dégager. Par ailleurs, on commence à voir chez certains républicains assez influents, comme le sénateur de l'Iowa qui veut arrêter de faire des cadeaux à Poutine. Trump l'a dit: "Il me balade peut-être un peu." Certains sénateurs républicains commencent à mettre un peu plus de pression. - P.Cohen: Alors que Trump a mis dans le plan qu'il a proposé à Poutine et Zelensky la levée des sanctions prises depuis 2014.

C'est un enjeu très important pour Moscou. - C.Sellin: On revient toujours sur cette complaisance assez incompréhensible, y compris pour certains républicains, envers Moscou.

Poutine n'a qu'à se baisser et dire merci et continuer son combat. Même Trump se doit de reconnaître que ça pose un problème. - A.-E.Lemoine: 66 % d'Américains, selon l'Ifop, estiment que leur pays devrait continuer à soutenir l'Ukraine.

D.Trump s'en fiche complètement. Il dirait que les sondages sont faux? - C.Sellin: Non.

Ce sondage est particulier, atypique. Il y a un fort clivage. Les électeurs républicains sont beaucoup moins favorables à la guerre en Ukraine.

Cette base républicaine, il l'a convaincue que les guerres lointaines sur des territoires qui ne concernent pas les Etats-Unis, ce n'est plus leur affaire. Trump fait d'abord la politique de sa base, de son socle et pour son socle, l'Ukraine n'est pas une priorité. - P.Lescure: On revient sur Trump et les médias ennemis du peuple.

Dès son premier mandat, D.Trump était entré en guerre avec les médias, une bataille qui n'a jamais cessé. En 100 jours, les attaques ont continué.

Un climat de détestation qui a fait dire ce qui suit samedi au président de l'Association des correspondants de la Maison-Blanche lors de son gala annuel. - P.Lescure: Les journalistes qui se défendent d'être l'ennemi du peuple et de l'Etat, ils sont comme en état de siège. - C.Sellin: Oui.

Trump et ceux qui l'entourent comme S.Bannon ont vécu la victoire de 2024 comme une victoire d'abord contre les médias et contre la presse. Pour eux, les médias traditionnels mènent une guerre contre Trump pour l'empêcher de gouverner.

Ils ont essayé de le couler avec les impeachments et tous les procès de l'entre deux mandats. Pour eux, ils ont vaincu ces journalistes qu'ils accusent d'être des protecteurs, des gardiens et des élites déconnectées. Eux seraient les porteurs d'une voix d'un peuple américain qui ferait à nouveau sa révolution.

Ils considèrent que c'est une nouvelle révolution américaine et un retour aux valeurs traditionnelles avec un peuple qui se soulève contre ses élites traditionnelles. Ces médias traditionnels sont des protecteurs du "système". Pour eux, ils ont gagné là-dessus.

Ils disent: "Regardez. Vous aviez dit que Trump ne reviendrait pas. Il a gagné démocratiquement et il a eu la majorité des voix." Les attaques ont redoublé à partir de ce moment-là.

Il s'agit maintenant...

On parlait de l'entretien à "The Atlantic". Cet entretien est fou. Un moment donné, il dit aux journalistes: "Si vous faites des articles gentils, tout ira bien." Il y a toujours cette dimension que la presse, ou elle se met en rang, ou il va lui arriver des affaires.

On voit bien que les pressions se multiplient et en particulier contre les propriétaires des grands médias. - A.-E.Lemoine: Ca peut durer encore 4 ans de plus puisque S.Bannon l'a encore répété au "Monde": l'interdise." C'est vraiment ce qui se prépare en coulisses? - C.Sellin: Il faut être nuancé.

Trump est souvent sollicité là-dessus. Lui-même semble reconnaître...

Il dit: "Je ne veux pas y penser. Ce serait très dur. Il y aurait sans doute des moyens de le faire.

Mais je ne veux pas y penser." Il laisse des chevau-légers s'installer dans le débat public. On a vu des chapeaux imprimés avec "Trump 2028".

Tollé dans la presse. "On plaisante, vous n'avez aucun sens de l'humour." Problème technique. - On a eu tellement de mal pour avoir le droit de vote.

Maintenant, on doit aller voter. - M.Bouhafsi: Parmi les femmes présentes le 29 avril 1945, il y a eu Marie-Thérèse.

Elle ne votait pas mais se souvient d'avoir poussé sa mère et se rendre à l'isoloir pour faire entendre sa voix. - Je me souviens très bien de ma maman rentrant de la messe en me disant: "Monsieur le curé m'a dit que c'était important de voter et qu'il fallait plutôt voter pour..." Je ne me rappelle même plus du nom.

Je me suis dit: "Enfin, voter, c'est naturel et profond. On vote pour qui on veut." On ne doit pas dicter son vote.

On a peut-être orienté son vote. - M.Bouhafsi: Si la décision a mis autant de temps en France, c'est en partie à cause de la gauche qui craignait que les femmes ne se réfugient chez les conservateurs en raison de leur sensibilité au discours de droite.

Une vision pas si infondée quand on sait qu'elles ne sont que 56 % à voter pour la gauche contre 65 % chez les hommes aux législatives de 1946. 15 ans après l'obtention de ce droit historique, ce sujet faisait réagir les médias et un peu les Français. - J'estime que la femme à le droit de donner son opinion.

Elle gère le foyer. - Il faut mettre ces dames au même rang que nous. - Je trouve cela ridicule.

Elle a assez à faire à la maison, s'occuper de son ménage. Si elle n'y comprend rien, elle juge selon son mari. - La femme a le droit de voter comme l'homme. - M.Bouhafsi: Il faudra attendre le 13 juillet 1965 pour connaître la vraie révolution du quotidien: la réforme des régimes matrimoniaux.

Les femmes peuvent s'affranchir du consentement de leur conjoint pour exercer une profession, disposer de leurs propres biens et ouvrir un compte. Une réforme qui ne plaisait visiblement pas à tout le monde. - Chers téléspectateurs, l'homme qui vous parle tant qu'il en a encore le droit était jusqu'à lundi soir un seigneur, un féodal, un potentat, un homme marié.

Nous sommes un certain nombre de millions dans ce cas. Depuis mardi matin, notre règne est fini. Il s'agit de savoir si, grâce à l'application de cette loi, la femme est désormais l'égale de l'homme.

Nous avons réuni ce soir 4 dames. Elle n'est pas l'égale de l'homme puisqu'elles sont 4 et que je suis seul. - M.Bouhafsi: 80 ans plus tard, la parité n'est toujours pas respectée à l'Assemblée nationale.

Selon Oxfam, 28 % des postes exécutifs chez les parlementaires ou élus locaux sont occupés par des femmes. - On a gagné le droit de vote il y a 80 ans, mais il nous reste encore à gagner le droit au pouvoir. - Je ne suis que la 2e présidente de la commission des affaires économiques de l'histoire de cette Assemblée nationale. - Il faut présenter plus de femmes aux postes éligibles. - Est-ce qu'on a accès aux mêmes responsabilités ou est-ce que c'est toujours les hommes qui ont les ministères régaliens? - Il faut aller plus loin sur les questions de parité et augmenter les sanctions pour les partis qui ne respectent pas la parité. - M.Bouhafsi: Depuis 2021 et le retour des talibans au pouvoir, l'Afghanistan est le dernier pays à formellement interdire le droit de vote aux femmes qui n'ont plus aucun droit là-bas. - A.-E.Lemoine: On remercie ces 2 femmes qui ont témoigné pour "C à vous".

D.Trump a conquis le vote des femmes. C'est l'une des raisons qui ont fait basculer l'élection en sa faveur?

Ca lui manque? - C.Sellin: Le vote des femmes blanches, oui.

Mais ça avait déjà été une constante. Les femmes blanches ont souvent voté pour Trump alors que le vote féminin est en général plutôt démocratique, 22h, des cris de joie dans les rues de Madrid pour saluer le retour de l'électricité après une journée de galère. Acclamations.

Applaudissements. Cris de joie. Retour sur la plus grande panne de courant de l'histoire de l'Espagne et du Portugal. 60 millions d'habitants touchés, l'ensemble du trafic ferroviaire à l'arrêt, les passagers livrés à eux-mêmes dans les tunnels du métro, d'autres piégés à 100 m du sol dans une attraction.

Ca s'est passé dans la province de Tarragone, au sud de Barcelone. Ou encore coincés dans des ascenseurs. 286 opérations de secours recensées de la journée rien que pour Madrid et sa région. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, X.Piechaczyk, président du directoire RTE, directeur général adjoint en charge du pôle réseau client territoire.

E.Bonet, vous êtes correspondant à Paris des journaux espagnols "El Correo" et "El Confidencial". Il y a eu 5 décès et notamment une femme de 46 ans victime de l'arrêt de sa machine à oxygène.

Chaos qui a eu des conséquences tragiques. Ca aurait pu être pire? Les Espagnols ont fait preuve de responsabilité et de civisme hier? - E.Bonet: Oui.

Il y a eu une capacité de résilience assez importante. Ca aurait aussi été le cas en France. Les services publics ont fonctionné.

Les hôpitaux ont fonctionné. Il y a eu des rendez-vous médicaux déprogrammés mais ça a été une exception. La plupart des rendez-vous les plus importants ont continué.

C'est important aussi de rappeler que dans les aéroports, l'activité a continué. Il y a eu des vols suspendus mais 93 % des vols ont pu fonctionner. Il y a une capacité de résilience assez importante. - A.-E.Lemoine: Et ils ont respecté l'appel des autorités de leur dire d'éviter de prendre la route, de ne pas trop utiliser leur téléphone portable qui était pourtant le seul moyen pour certains d'avoir des nouvelles de leurs proches.

C'est ce dont témoigne une jeune Madrilène de 30 ans qui était en télétravail hier. Elle s'est retrouvée au chômage technique. ... - A.-E.Lemoine: Vous parlez de résilience... - E.Bonet: Il y a eu une surprise.

Les gens ont compris Que c'était un black-out qui affectait tout le pays. Ils ont compris que le Portugal aussi. Ils ont pensé que ça affectait la France.

Il y a eu beaucoup de fake news. Ils ont pensé que ça pouvait avoir une dimension européenne. Il y a eu beaucoup de stress.

J'étais en contact avec des amis qui me demandaient si je pouvais leur apporter des nouvelles. J'étais un peu surpris de ressentir ce stress. Si on se met dans leur peau, c'est normal.

On a perdu la lumière. C'est une époque où on fait beaucoup de choses avec nos portables. Un black-out maintenant, ce n'est pas la même chose qu'il y a 30 ans.

Avec nos portables, on paye. On est constamment connectés. Il y a eu du stress et des cas particuliers comme les 35 000 personnes qui étaient dans les trains.

Ca a été beaucoup plus compliqué. Ils ont dû être évacués. En général, les situations ont été bien gérées. - A.-E.Lemoine: Il fallait du liquide pour faire ses courses.

On ne pouvait plus cuisiner. On prend conscience de notre dépendance à l'électricité et à la technologie. Ce scénario du black-out géant, c'est le scénario d'autant plus catastrophique qu'il est rarissime.

Pourquoi est-ce qu'il a eu tant d'ampleur? L'Espagne, le Portugal et Andorre forment une sorte de péninsule électrique interconnectée? - X.Piechaczyk: Il y a des interconnexions entre tous les pays.

Il y en a une entre la France et l'Espagne. Je vais être rassurant. Il n'y a pas eu de pépin sur le système électrique français.

Nos interconnexions ont détecté un défaut. Elles fonctionnent comme un pont-levis. Ce pont-levis est tout le temps baissé pour que l'électricité passe.

Quand on détecte un gros incident, ce pont-levis se relève. Il se relève pour éviter que cet incident se propage à toute l'Europe. C'est ce qu'il s'est passé.

On a relevé notre pont-levis. Dès qu'on a pu, on l'a abaissé pour apporter notre secours à nos amis espagnols et leur injecter de l'électricité et apporter le plus possible cette électricité vers les poches que l'on desserre au nord, au nord-est et au nord-ouest. Nos amis marocains l'ont fait par le sud pour aider l'Espagne à se rétablir plus vite.

C'est ce qui s'est fait. Ce rétablissement, en quelques heures, une dizaine d'heures... - A.-E.Lemoine: C'est grâce à la solidarité.

La coupure a été nette. On a exclu la possibilité d'une cyberattaque. La justice espagnole a ouvert une enquête pour un éventuel sabotage informatique.

Il est encore trop tôt pour se faire une idée. Est-ce qu'une cyberattaque pourrait avoir ce genre de résultat? - X.Piechaczyk: Ca pourrait, Mais on a pas d'indice ni côté français ni côté de l'Espagne qu'il y ait eu une cyberattaque.

Les autorités chargées de notre protection en matière cyber s'en sont emparées. On n'a pas d'indice de ça. C'est un bruit qui a couru.

Il y a eu d'autres bruits. On a parlé d'un événement météo bizarre. C'était une hypothèse un peu farfelue.

C'est à exclure, à notre connaissance. On a parlé d'un feu en France. Il n'y a pas eu de feu en France.

Il faudra du temps pour comprendre ce qu'il s'est passé. Le système électrique fonctionne comme dans un crash d'avion. Il faut qu'on récupère les boîtes noires et qu'on analyse tout ça pour comprendre tout ce qu'il s'est passé à la milliseconde.

Ca va prendre du temps. On commence à travailler pour récupérer toutes les données et qu'on fasse la transparence sur cet événement. - P.Cohen: Il y a une autre hypothèse qui a dit que c'était la faute des renouvelables. - X.Piechaczyk: Je vais en dire un mot. - E.Tran Nguyen: En Espagne, 56 % de l'électricité vient de l'hydraulique, du solaire et de l'éolien.

Ca peut être une dépendance risquée. - J.-P.Tanguy: Permettez-moi de parler de l'ironie sur le débat que nous avons aujourd'hui alors que l'Espagne et le Portugal connaissent un état de black-out, pile au moment d'un record d'énergie solaire.

Depuis des semaines, ils ont dit qu'ils étaient incapables d'absorber ça. - E.Bonet: Pour l'Espagne, c'est normal.

C'est la moyenne de ce qu'ils produisent sur 2024 et la moyenne de ce qu'ils ont produit sur le premier trimestre 2025. C'était un jour normal. On n'a pas de corrélation à faire, a priori.

On verra ce que donne l'enquête. Pointer du doigt tel ou tel facteur sans rien connaître de ce qui s'est passé précisément, c'est très imprudent. - A.-E.Lemoine: Vous parliez de boîtes noires.

On a compris la métaphore avec l'aviation. Où aller chercher les informations pour essayer de comprendre ce black-out? - X.Piechaczyk: Elles se trouvent dans toutes les mesures, sur tout le système électrique, dans les postes électriques.

Il a des enregistreurs. Tout ce qui se passe est mesuré et mémorisé. Qu'est-ce qui a commencé par ne pas marcher?

Qu'est-ce qui a contaminé quoi? Qu'est-ce qui a fait déclencher nos interconnexions, qui sont notre fameux pont-levis? Il faut comprendre l'enchaînement technique de tout ça.

Il y a rarement un seul facteur. C'est souvent une accumulation ou une combinaison. - P.Cohen: Ce qui est curieux, c'est qu'il y a un précédent en France.

Il y a une cinquantaine d'années... - X.Piechaczyk: 1978. - P.Cohen: C'est pas loin de 50.

J'étais en classe ce jour-là. Tout s'est arrêté. On a su tout de suite pourquoi ça avait disjoncté.

Là, 50 ans après, avec tous les moyens technologiques qu'on a, on n'arrive pas à connaître l'origine de la panne? - X.Piechaczyk: On est mieux protégés aujourd'hui.

Il y a plus de dispositifs automatiques. C'est des interconnexions qui se sont coupées de manière automatique en 3 secondes. On est beaucoup plus protégés aujourd'hui.

C'est à la suite de ce black-out français que la France a mis en place tout un tas de nouveaux systèmes pour mieux se protéger. Il faut qu'on aille chercher toutes ces mesures pour qu'on retrace très précisément, parfois, c'est à la milliseconde, ce qui s'est passé sur les différents réseaux. Il y a beaucoup de données. - A.-E.Lemoine: Ce qui peut inquiéter, c'est qu'il n'y a pas de plan B.

Il n'y a pas de solution de secours. - X.Piechaczyk: C'est des événements rarissimes contre lesquels on se prépare tous.

Ces événements sont très codifiés dans les codes européens. On applique tous les mêmes règles pour se protéger. On se prépare à ça.

C'est notre boulot aussi. On fait des exercices en temps réel au cas où ça arrive pour limiter la propagation de cela. Plutôt couper un département ou une région que tout un pays.

Au sein du système électrique français, on a des petits ponts-levis. On a des plans de reconstitution, c'est-à-dire dans les cas rarissime où ça arrive, il faut qu'on reconstitue le réseau le plus vite possible pour réalimenter en électricité. C'est ce que les Espagnols et les Portugais ont fait.

Je le trouve plutôt bien. - A.-E.Lemoine: On a atteint 100 % ce matin très tôt? - E.Bonet: Ca a toujours été sous contrôle, d'une certaine manière.

Il avait beaucoup de stress et d'inquiétude. A 14h, les autorités ont dit 6 ou 10 heures...

Le planning a été respecté. On s'imagine que le black-out, c'est un synonyme d'apocalypse. C'était loin d'être apocalyptique.

Les gens sont sortis, sont allés dans les terrasses, ils étaient à la plage, à Barcelone, en train de chanter. C'était un moment assez contrasté. Le plan B, c'est qu'on a la capacité de s'adapter à des situations comme celle-ci. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les deux d'être venus.

Le 5/5 de L.Sénéchal. Il n'y aura finalement que 132 cardinaux au conclave pour élire le nouveau pape. - L.Sénéchal: Deux cardinaux ont renoncé pour raisons de santé.

Ils ne voteront pas pour élire le pape. Est-ce qu'ils peuvent être pour autant candidats? En théorie, oui.

C'est écrit noir sur blanc sur le site de l'Eglise catholique de France. N'importe quel homme âgé de 18 ans ou plus et baptisé peut être élu pape. Sauf que les papes sont choisis parmi les cardinaux électeurs.

Ce ne sera pas pour nos 2 malades ni pour Angelo Becciu. Il n'est pas malade, mais il a péché au point d'être condamné par la justice du Vatican à 5 ans et demi de prison pour détournements de fonds. ... - L.Sénéchal: Il a fait appel.

François lui avait demandé de renoncer au conclave. Il aurait pu participer s'il avait voulu, mais il a annoncé obéir à la volonté du pape François. Il n'entrera pas au conclave.

Mais il participe quand même à son organisation. 6e congrégation générale aujourd'hui. Nous voyons des images des réunions quotidiennes des cardinaux.

Il y a un vrai intérêt pour ce huis clos qui va démarrer le 7 mai, comme en témoignait le boom de visionnage du film sur la papauté. "Conclave", aux Etats-Unis, le jour de la mort du pape, plus 283 % de visionnages. - P.Cohen: Il partait peut-être de très bas. - L.Sénéchal: Sur Internet, avec un zeste d'IA, on voit fleurir des bandes-annonces façon courses de F1. ...

C'est sur le modèle téléréalité. C'est de l'IA. Chaque camp a son favori.

Les plus conservateurs espèrent une élection du cardinal originaire de Guinée, R.Sarah. - L.Sénéchal: Ca donne lieu à une bataille rangée sur Internet.

Ce cardinal prend aussi les traits d'un héros de manga. Ce sont des versions qui circulent. Ses partisans partagent aussi en masse ces edits.

C'est très populaire chez les jeunes. Côté progressistes, il y a le même genre de vidéo avec cette fois le cardinal philippin Tagle. Il est présenté parfois comme un François asiatique.

Ce qui plaît, c'est qu'il aime chanter. "Imagine", de J.Lennon. ... - L.Sénéchal: On suit minute par minute les paris sur le prochain pape en ligne.

D'après l'un des plus grands sites, on ne préjuge pas du tout du résultat. Le favori est l'Italien Pietro Parolin. ... - A.-E.Lemoine: G.Darmanin voudrait faire payer aux détenus des frais bancaires. - L.Sénéchal: Il a soumis cette idée ce matin. - G.Darmanin: Jusqu'à 2003, les détenus participaient aux frais d'incarcération.

Il y avait un forfait de présence dans la prison. Aujourd'hui, ça coûte 10 millions d'euros par jour, le fonctionnement d'une prison. Les détenus doivent contribuer aux frais d'incarcération. - L.Sénéchal: Il est très sérieux.

Il a envoyé une lettre aux agents de la pénitentiaire pour leur annoncer sa volonté de modifier la loi. Il faut une loi et un vote des députés et des sénateurs. C'est déjà un défi au niveau du calendrier parlementaire.

L'idée fait bondir la gauche. - M.Bompard: Tous les détenus ne peuvent pas travailler.

Vous ne pouvez décider de manière arbitraire que le travail doit être obligatoire, mais tous les détenus ne sont pas forcément en mesure de pouvoir travailler. C'est bien, quand les détenus peuvent avoir une activité professionnelle. Ils préparent l'après-prison.

L'objectif n'est pas que la prison soit une impasse dont on ne sort jamais. Quand quelqu'un est en prison, ce n'est pas pour qu'il se trouve lourdement endetté. - L.Sénéchal: Son idée intervient alors que le Parlement vient de définitivement adopter la loi narcotrafic.

Les narcotrafiquants sont soupçonnés après les séries d'attaques sur les prisons. Ce qui choque, c'est qu'ils puissent gérer leur trafic depuis leur cellule. Sur TikTok, il y a pas moins de 200 comptes de détenus. ...

Ce sont des détenus qui sont parfois en direct sur les réseaux sociaux depuis leur cellule. Pendant ces directs, ils en profitent pour monétiser la participation à ces réseaux. Ils demandent de l'argent à ceux qui les suivent.

On ne peut pas résumer la vie carcérale à ces vidéos. La réalité, c'est un taux d'occupation de 131 % en France. Faire payer les détenus serait inadmissible pour le contrôleur général des lieux de privation de liberté. *-D.Simonnot: Je ne sais pas si vous connaissez les conditions d'incarcération en France, mais pour être entassés à 3 dans des cellules de 6 m2...

Des punaises de lit qui vous bouffent les bras et des cafards qui grouillent partout, les rats, je n'en parle pas. Quand vous visitez un endroit occupé à 250 %, bourré de vermine, vous pensez que ça vaut une participation? - L.Sénéchal: Selon l'entourage du ministre, les personnes placées en détention provisoire ne seraient pas concernées par cette mesure, qui existait avant 2003. - A.-E.Lemoine: Les Corses sont appelés à déposer leurs armes. - L.Sénéchal: La Corse compte 350 armes pour 1000 habitants.

C'est plus élevé que la moyenne nationale. Les autorités locales ont lancé une opération d'abandon simplifié d'armes. C'est jusqu'au 4 mai. ... - L.Sénéchal: L'idée, c'est qu'on demande aux personnes qui ont des armes de manière légale de les rendre, ils ne sont pas poursuivis.

Ca existe depuis 10 ans. Seules 268 armes avaient été récoltées en Corse il y a 3 ans. - Je garde mon fusil. - Pourquoi? - Si je veux aller à la chasse, si je veux me défendre... - Les Corses ne font rien de mal avec leurs armes.

Je suis pour les armes. - L.Sénéchal: 1 Corse sur 5 possède une licence de port d'armes et potentiellement un fusil.

La Corse est l'endroit de France avec le plus d'homicides rapportés à la population. Déjà 7 personnes tuées depuis le début d'année, dont 6 dans des règlements de comptes. La préfecture espère faire baisser le nombre de victimes.

Un responsable dit que c'est un peu comme vider la mer avec un coquillage. 350 armes pour 1000 habitants en Corse, aux Etats-Unis, c'est 1200 armes pour 1000 habitants. Il y a plus d'armes que d'habitants aux Etats-Unis. - C.Sellin: Ce sont des estimations.

Ca a pu arriver, mais c'est tellement contraire...

Le 2e amendement et l'interprétation qui en est faite rend ce type d'opération impensable. Le port de l'arme est considéré comme sacré pour les électeurs de Trump. Ca empêche toute réforme profonde du droit de posséder une arme. - A.-E.Lemoine: Un pont du 1er-Mai qui s'annonce chaud, voire lourd. - L.Sénéchal: Avec des orages de grêle sur une moitié est de la France.

Ici, dans le Doubs, il a des rivières sur l'asphalte. Ces chutes ont été enregistrées en Haute-Loire. Il est tombé jusqu'à 15 cm de grêle par endroits.

Les habitants du Jura ont été surpris. - Ici, il y avait un rideau de pluie qui tombait, qui se déversait sur le caddie. On s'est retrouvés du jour à la nuit en quelques dizaines de minutes.

C'était impressionnant. - L.Sénéchal: Ca se voit sur les images qu'on a trouvées.

Il faut être spécialiste pour le repérer. Ca a été filmé en Haute-Savoie. Au fond, ce sont des nuages d'orages sur le Jura.

Le thermomètre grimpe. A Rouen, la chaleur est inhabituelle. Il fait plus chaud que sur la Côte d'Azur.

Les Rouennais se sont déguisés en Niçois. - La tenue, c'est un short et une chemise décontractée et une casquette pour le soleil et les lunettes. - L.Sénéchal: Demain sera une journée record pour un mois d'avril.

Les commerçants se préparent. - Avec les températures, on a essayé d'anticiper. On a fait des commandes auprès de notre fournisseur pour pallier à la forte demande.

Dès qu'il y a un rayon de soleil, ça n'arrête pas jusqu'à la fermeture du magasin à 19h. - L.Sénéchal: Demain, on va frôler les 30 degrés à Paris, ce qui est potentiellement un record.

Il va faire beau tous les week-ends. - A.-E.Lemoine: "C à vous" sera là demain, jeudi et vendredi.

Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.