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InterviewLCI (sur YouTube)· 26 novembre 2025 19 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécuritéInstitutions & élections

La France est-elle "à portée" des missiles russes ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    La France est-elle à portée des missiles balistiques russes ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quel est le message du président de la République sur cette menace ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France est particulièrement visée par les Russes ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi n'avons-nous pas de bouclier anti-missiles en Europe ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'Europe n'a-t-elle pas d'armée européenne ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Général Nicolas Richou, merci d'être avec nous. Là encore une fois, je je dirais pas que le ton monte mais la gravité s'installe dans l'espace européen où certains pouvaient dire il y a encore quelques mois bon cette guerre en Ukraine là on est vraiment dedans hein. Oui véritablement mais on on redécouvre ce qu'est la guerre.

On redécouvre que les 80 années qu'on vient de vivre sont des exceptions dans l'histoire de l'humanité. Moi, je vous mets au défi de trouver une seule périsyote de l'histoire de France où on a eu 80 ans de paix dans toute l'histoire de France. Ça n'est jamais arrivé.

Donc, on a pris ça pour argent comptant. On redécouvre la guerre, on redécouvre la grammaire nucléaire. On rappelle quand même que la menace des missiles, elle est pas tout à fait récente.

Le premier missile internalistique qui a menacé l'Occident, c'était en 1957. C'était le missile semiorca et il il tapait déjà à 8000 km. On se souvient des SS20 dans les années 70 qui était missile portée intermédiaire qui menaçait l'Occident déjà ce qui a fait une grande crise.

Moi c'est ce que j'apprenais à l'époque à Saintire hein, on s'était centré sur la crise d'ISS20. Donc tout ça on connaissait partir dans les années 70, on ne s'en on s'en offusquait pas. ça fait partie de notre vie quotidienne et au ju aujourd'hui après les dividendes de la paix pendant ces 30 dernières années, on redécouvre que la guerre est cosstantielle aux civilisations et à l'homme.

Malheureusement, c'est une réalité. Donc, on est en train de nous nouveau basculer. Ce que je retiens, c'est qu'on est en train de de redécouvrir la grammaire de la guerre, nous a dit le général.

Mais est-ce que ça va aller plus loin ? Quel est le message aujourd'hui du président de la République ? En tout cas, la phrase est très forte.

La France est à portée des missiles balistiques russes. Euh vous voyez le le poids du message qui est délivré par le président de la République française. Alors sans doute que dans un instant le général pourra nous dire si effectivement on est à pororté de missile est-ce qu'on a des systèmes de protection du type pour empêcher un jour un éventuel missile de frapper la France ?

Ça vous vous vous nous le confirmerez ou pas ? Moi ce que je veux souligner c'est quand même effectivement la permanence de ce discours. Vous avez eu de la part d'Emmanuel Macron l'ogre russe dont l'appétit ne se tait pas et qui a besoin de la guerre pour se nourrir.

Vous avez eu les deux chefs d'étatmajor Burcart et Mandon qui n'ont cessé de lancer des avertissements de tirer la sonnette d'alarme et on a vu la polémique sur les derniers propos du général Mandon. Vous avez euh l'armée qui dit il faut s'attendre à un choc avec la Russie d'ici 3 ou 4 ans. D'ici 3 ou 4 ans.

C'est demain, c'est demain, c'est demain, c'est avant 2030. Donc vous avez les autorités françaises et comme vous l'avez souligné Maalie, on n'est pas les seuls en Europe à s'inquiéter qui ne cessent de nous sensibiliser à l'existence de cette menace. Maintenant sur les missile russes, est-ce qu'on est apporté ?

Je ne suis pas un spécialiste militaire et peut-être que le général peut nous dire ce qu'il en pense. Oui. Oui.

On on est à porté mon général, ça c'est indéniable. Souvenez-vous au début de la guerre lorsque nous faisions cette émission le soir ensemble, on avait vu des dans les premiers mois de la guerre ces ces émissions de propagande qui montraient que Paris était je sais plus combien à 130 secondes de certains missiles euh russes hyper sophistiqués, que Londres était à 143 secondes de Moscou et cetera. Donc qu'on soit porté de missile, ça c'est une évidence sur le plan technique.

Oui, sur le plan technique, c'est une évidence depuis les années 50, je vous rappelais ce missil yorka qui est tapé à 8000 km en 1957. C'est les premiers missiles intercontinentaux. Donc euh véritablement oui, là c'est il y a il y a absolument rien de nouveau.

Ce qui est très très nouveau, c'est qu'on réutilise la grammaire nucléaire dans le langage des relations internationales. Moi, je rappelle quand j'étais à l'école de guerre euh quand on parlait de puissance euh à l'écrit de l'école de c'était il fallait dire la puissance, c'est aussi la culture, c'est aussi l'économie, c'est le soft power, c'était ça. Si on disait pas ça, on avait une colle qui était qui était éliminatoire.

Et euh bien sûr, on on continue à parler du nucléaire, mais c'était pratiquement secondaire. Aujourd'hui, on voit bien que le rapport de force le rapport de force entre les nations est redevenu central. Pourquoi ?

Parce que effectivement l'ordre international est est complètement miette, il faut le dire. et il est complètement fiet de la part de la Russie mais et quelque part aussi de la part des États-Unis donc qui ne respecte pas non plus euh grand-chose actuellement et qui euh a un rapport de force brutal sur le plan militaire et même économique avec l'Europe. On l'a vu ces derniers temps.

Mon mon général, il y a quand même une notion qui est très importante, qui a été évoquée tout à l'heure par mon modeste édito mais surtout par le président de la République plus sérieusement, c'est que quand on est une économie comme l'économie russe, qu'on met 30 % de sa richesse intérieure en ordre de bataille derrière le le l'industrie d'armement, il est difficile de revenir en arrière, difficile de dire "Bon ben voilà, maintenant c'est la paix, c'est bien, on s'est armé, voilà, on a on a le sentiment que on n'est pas dans une tactique, dans une stratégie de la part de Poutine. On est dans une espèce d'engrenage de logique. C'estd qu'on on peut imaginer aisément que désormais la Russie soit un pays en guerre à vie.

Oui, c'est c'est ce qu'on appelle le déséquilibre avant. À partir du moment où on a basculé en économie de guerre, il est très difficile de de rebasculer quand on fait des missiles et cetera. très difficile demain matin de faire des machines à laver et de repenser welfare state et conditions sociales du peuple russe.

Donc effectivement et puis Vladimir Poutine maintenant a assis son pouvoir quand même, il faut le dire, il a assis son pouvoir sur la force et sur la la volonté et l'image que la Russie est est invincible et qu'elle doit aller de l'avant. Et donc ça, on sait que ça n'est pas vrai, mais en même temps, tant qu'il n'a pas gagné cette guerre, il ne peut pas s'arrêter. Et là, c'est c'est pour ça que je je suis absolument moi je je reste quand même très pessimiste sur les négociations en cours.

Vladimir Poutine n'a pas intérêt à arrêter la guerre et les garanties de sécurité qui sont euh demandées par les occidentaux et les Ukrainiens à mon avis seront inacceptables de la part des Russes. Donc on va on va voir ce que ça va donner. Moi je suis pas devin dans les dans dans les négociations, mais je ne crois pas que la Russie soit dans une logique de céder et d'apaisement. la la Russie est dans une logique de monter en puissance d'un régime qui qui en déséquilibraement en permanence un peu comme le régime de Napoléon à partir de 1807 sa puissance n'était que militaire et il aé sa puissance sur le sur tout ce qui était militaire et jusqu'à la chute finale.

Mais et qui nous menace he ce régime le le chef de l'État l'a rappelé aujourd aujourd'hui la Russie nous menace et nous provoque. Ça nous rappelle ce que disait au mois de juillet dernier l'ancien chef d'étatmajor des armées. Souvenez-vous, en fait, c'est pas moi qui le dit, c'est Poutine qui a dit "Mon adversaire, la France est mon adversaire principal en Europe." Ça veut pas dire qu'il s'occupe pas des autres pays, mais ça veut pas dire qu'il s'occupe que de nous.

Mais je pense que la France, elle affiche sa détermination dans le soutien à l'Ukraine. En tout cas, Poutine a choisi de cibler la France probablement comme peut-être le pays avec la Grande-Bretagne et d'autres comme le plus volontaire et qu'en fait il était utile de s'opposer directement à la France et de le de décrire la France comme son ennemi principal en Europe. Voilà.

Thierry Thierry Burcart, l'ancien chef d'étatmajor. Mais c'est vrai, est-ce que la France Névine est particulièrement visée par les Russes ? Mais complètement la France est devenue la cible prioritaire du Kremelin.

Selon vous avez entendu l'ancien chef des chef d'état-major des armées qui parle même d'attaque quotidienne contre les intérêts français. Les têtes de cochon par exemple déposé devant plusieurs mosquées en Île-de-France en septembre dernier. Et bien c'est la Russie.

Les mains rouges taguées contre le mémorial de la choix en mai 2024, c'est encore la Russie. tout comme les étoiles de David tagué un peu partout dans les rues de Paris à l'automne 2023 ou encore et bien la peinture verte jeté contre des synagogues et la grande mosquée et le mémorial de la choa pardon c'était en mai dernier. Vous souvenez évidemment des cercueils déposés au pied de la tour Effel avec l'inscription soldat français de l'Ukraine.

Au total, selon l'UE, la France a été la cible de 152 cas de manipulation ou d'ingérence, sans compter bien évidemment les 400000 articles publiés pour dénigrer notre pays, partager toutes les 45 secondes. Au total, le Kremelin a dépensé plus d'un milliard, plus d'un milliard d'euros uniquement pour intoxiquer les opinions publiques, pour fracturer la société française et fragiliser évidemment notre cohésion nationale. C'est c'est vrai que que pardon mais c'est très important ce que vous êtes en train de nous dire parce que soudainement euh il y a il y a un effet cumulatif là et on voit on comprend ce que c'est que la guerre hybride.

Il y a certaines personnes qui pouvaient se dire tiens qu'est-ce que c'est que cette expression qu'on entend tout le temps sur LCI ou dans la bouche du président la guerre hybride ben voilà grâce à vous on touche du doigt là aujourd'hui ce qu'est cette guerre hybride 1 milliard rien qu'en c'est tous ces exemples 1 milliard d'euros de dépenser juste pour provoquer toutes ces cyberattaques ces ces agressions ces entreprises de déstabilisation contre la France qui ciblent d'ailleurs souvent les lieux de culte les mosquées les synagogues. Pourquoi ? Et bien toujours pour fragiliser la cohésion nationale qui vise aussi des événements populaires.

On souvient des Jeux Olympique qui cible aussi les élections. C'est très important. On se souvient que pendant les les élections législatives anticipées et bien de faux russes prétendaient par exemple et bien que le groupe ensemble allait distribuer 100 € à tous les électeurs français pour donner évidemment l'impression que la France est un pays corrompu.

Et on peut se poser une question pourquoi ? Pourquoi nous ? Bien parce que si la France est pris pour cible, c'est d'abord parce que sur le dossier ukrainien Emmanuel Macron a fait vraiment figure de leader en Europe.

C'est le premier avoir évoqué l'envoi de troupe au sol. C'est aussi le premier à avoir déclaré que Poutine était un prédateur, un ogre à nos portes pour l'ancien chef d'étatmajor Thierry Burgart qu'on vient d'entendre. Très bien.

Si la Russie parvient à faire fléchir la France dans son soutien à l'Ukraine, il y aura un effet domino en Europe, d'où ces attaques de plus en plus fréquentes contre notre territoire, mais aussi de plus en plus violente. Et d'où l'appel effectivement du chef de l'État à faire corps à rester fort parce qu'il l'a dit pour bien se protéger. Il y a une chose à faire en premier lieu, c'est d'abord montrer que nous ne sommes pas faibles.

Oui. Et je retiens de du papier de Nivin euh les élections. Il vous a pas échappé qu'il y aura des élections en France en 2027 et de 2026 et 2027 municipale et la présidentielle.

Et on a vu dans d'autres scrutins en Europe, en Roumanie par exemple, une ingérence totale du Kremelin qui a essayé de pousser les candidats. Donc on n'est pas à l'abri euh dans les prochains mois euh de tentative de manipulation de l'opinion euh dans le cadre d'élections extrêmement importantes que sont les municipales et la présidentielle. Et ça vraiment euh ça ça vient euh fragiliser une cohésion nationale.

Si vous avez une puissance étrangère qui tente de pousser tel ou tel candidat, qui tente de euh de pervertir les débats démocratiques, en fait c'est c'est notre démocratie qui est attaquée. Et c'est pour ça que c'est très important d'être extrêmement vigilant. Il bat le rappel là en fait.

Il il bat le rappel le chef de l'État. Il vient nous dire qu'il y a une menace russe. Mo moi moi je ne [rires] je ne comprends pas d'ailleurs ça s'adresse à vous Grégory Philips et au général Richou.

Je comprends pas pourquoi dans ce dans ce contexte-là, il y a toujours pas d'armée européenne, pardon, mais prenons un peu de hauteur. Ces questions convoquent avec euh une urgence et une acuité toute particulière la nécessité absolue de constituer une vraie armée militaire avec un européenne avec un commandement unique. Euh bon, je comprends pas chose et je comprends pas encore moins comprends encore moins que nous n'ayons pas de de bouclier.

Mon général, pourquoi est-ce qu'on a pas de bouclier ? Ce weekend Jean-Louis Borlot disait "On est en train de regarder vers la Russie très bien" mais je vous signale qu'à 14 km de l'Europe, c'est la c'est le D3IT Gibraltar. Il y a la constitution court du plus grand califat de l'histoire depuis la mer rouge jusqu'à l'océan Atlantique et qu'il est urgent de le prendre en compte.

Et il a dit sérieusement voilà un missile peut toucher l'Europe venant de Tombou. C'est l'exemple qu'il a pris. Voilà.

Et on a toujours pas de bouclier, nous les Européens, nous les Français. Franchement, c'est ces questions que ce soit le Khalifat dont on ne parle jamais d'ailleurs, peut-être qu'il va falloir en parler enfin ou que ce soit l'Ukraine sont des questions matricielles qui convoquent l'urgence. Mon général, mais d'abord personne n'a de bouclier, même pas les Américains.

Les seuls qui ont un bouclier qui tient à peu près la je pense que vous pensez parler d'un bouclier aérien pour intercepter les missiles. C'est ça dont vous parlez. Bon, les les Américains en antilin, non, il y a le dô d'or là ou le dome qui pouvit nous faire mais qui n'existe pas.

Qui n'existe pas. Vous avez vu la taille du continent européen. Les seuls qui ont un bouclier qui tiennent à peu près la route, ce sont les Israéliens parce que c'est un tout petit pays.

C'est la taille de deux départements français ou à peu près. Donc c'est c'est un tout petit pays. Ils ont un bouclier qui est efficace.

Et encore, on a vu que quand les Iraniens ont continué à taper euh je dirais dans la dans la durée, euh il devenait de moins en moins étanche le bouclier. Le bouclier n'existe pas. Il faut arrêter de dire que si demain des missiles nucléaires arrivent et on les arrêtera.

Nous ce qui fait la diffusasion c'est de dire que si vous vous nous tirez dessus, on va vous riposter d'une manière tellement extraordinaire que vous serez détruit aussi et que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Et alors, je voudrais dire aussi un mot sur ce que vous parliez de l'armée européenne. Moi, je je vous retourne la question Éric hein.

C'est qui qui donne l'ordre ? Qui commande ? Voilà, si vous répondez à cette question, je vous dis euh voilà, si vous voulez une armée europée, il faut il faut après, vous avez raison, il faut euh l'Europe quel numéro de téléphone ?

Voilà, pour l'instant l'Europe n'a pas de numéro de téléphone, mais il faut un président des États-Unis d'Europe ou de la Fédération des pays d'Europe. Il faut un il faut un vrai chef de l'Europe avec un exécutif fort et une armée. Qu'on n pas du tout mur pour cette solution.

Vous vous vous le voyez très bien. Ça c'est une vision franco-centrée. Moi je suis absolument proe européen.

C'est pas ce que j'ai constaté dans ma carrière militaire. Malheureusement, vous savez, j'ai travaillé plusieurs années pour les institutions européennes quand j'étais à à l'étatmjur des armées. Moi, j'étais à la section Union européenne, je peux vous dire.

J'étais tous les 15 jours à Bruxelles et après j'ai été attaché de défense à Berlin. J'ai j'ai commandé un régiment de la brigade franco-allemande. Je peux dire, je les ai vu en longe et en en large et en travers.

Autant j'utilise un proe européen convaincu, autant je ne vois pas les conditions et les préruutis nécessaires pour qu'on on ait un système efficace. L'Europe n'a pas été bâtie pour être une puissance militaire et politique. Elle a été bâtie comme un ensemble économique.

Et aujourd'hui, sans euh une Europe fédérale et de la défense à à laquelle beaucoup d'États n'adhèrent pas, et bien il n'y aura pas de puissance politique économique. Parce que qui dit le go en 1944, il y a un mec qui a dit le go pour le déparquement, c'est Eisenhower parce qu'il était commandant en chef des armées alliées. Et quand on lui a dit on peut y aller, il a dit let's go.

Et qui dit "Let's go" aujourd'hui ? C'est qui ? C'est c'est c'est Van Derion, c'est madame Calas.

Ben non, selon l'article 4 du traité de l'Union européenne et bien et bien c'est le Conseil européen et donc c'est l'unanimité des euh des chefs d'État de l'Union européenne voilà donc nous sommes dans une dans un territoire et je n'ai pas de mots plus adaptés que territoire. Nous sommes dans un territoire européen de 450 millions d'âmes où tout a été fait pour le commerce et je le dis sans sans mépris. C'est très important le commerce, la libre circulation des biens et des personnes.

Très bien. Voilà, on a créé l'euro et cetera, mais ça reste l'Europe une Union commerciale incapable selon vous aujourd'hui dans l'état actuel d'aller vers une vraie défense intégrée commune ou vers un vrai la constitution par exemple d'un bouclier comme le fantasme les Américains avec le le Dor qui qui a démarré quand même dans dans les dans les réflexions américaines. Nous nous on peut pas encore accéder à tout ça parce qu'on est qu'une union commerciale.

Absolument. Et même en étant une union commerciale, on s'est couché devant Donald Trump. Ça veut dire qu'on est pas une union commerciale très forte.

Et puis je rappelle que même sur le plan industriel où on sait faire, on a des très grosses industries de défense. On n'est même pas capable de se mettre d'accord. Regardez les querelles sur l'avion du futur, le char du futur et la et la mise en ordre de le des industries européennes de défense.

Il n'y en a pas. Ce sont les intérêts égoïstes européens qui prévalent. Et tant qu'on sera dans cette logique euh je dirais anthropique, et bien rien n'arrivera en Europe.

Non, mais alors oui, pardon. Euh, très intéressant ce que dit le général. L'Europe n'a pas été conçue pour être une puissance militaire euh parce que tout simplement on était dans cette période de 80 ans de paix et quand on a construit l'Europe, on s'est pas dit la guerre reviendra.

Sauf que le monde a changé. Le monde a changé. Mais et c'est surtout est-ce que la paix s'est terminée ?

Quand on entend Emmanuel Macron, quand on entend le ministre de la défense allemand, quand on entend les les pays baltes, on a l'impression qu'effectivement on va rentrer en guerre. Qu'est-ce que vous répondez aux personnes ? Et elles sont nombreuses à nous poser toujours la même question.

Mais réellement la Russie va nous attaquer ? Elle n'arrive pas à battre l'Ukraine, elle va vraiment s'attaquer à à l'OTAN ? Il y a quand même un un sceptismisme général.

Honnêtement, je pense pas que les blindés russes vont seront dans demain sur les Champs-Élysées. Mais quand je dis le monde a changé, euh vous avez vous savez, il y a il y a ce bouquin de d'Ampoli, le euh les les prédateurs, prédateurs. Euh le monde a changé.

On vit maintenant dans un monde de prédateurs avec une Russie, une Chine, des États-Unis qui sont des super puissances béliqueuse pour certaines et nous Européens, on est un peu dans un logiciel ancien, c'est vrai, celui de ces 80 ans de PI que le général décrivait tout à l'heure. des herbivores au pays des carnivores mais cela dit, j'entends ce que dit Richer, mais on peut aussi imaginer que cette Europe qui a été conçu pour autre chose, vous le dites très bien en période de paix et que nous la fassions évoluer vers un une autre Europe plus intégratrice, plus voilà avec un un exécutif européen qui prend des décisions avec un vrai numéro de téléphone européen. Oui, mais sauf que construire une défense européenne, ça se fait pas comme ça.

Moi je me enfin ça fait 30 ans que je suis j Ça fait 30 ans qu'on en parle de la défense européenne. Ouais. Donc là, il y a urce à faire quelque chose mais il faut faut 20 ans, il faut 30 ans, il faut quasiment 50 ans pour vraiment construire l'appareil notamment de de décision, la cohésion européenne pour qu'on soit tous alignés sur ce qu'on a envie de faire.

Honnêtement, c'est pas demain qu'on aura la défense européenne, c'est évident. Bon bien.