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interviewSUDRADIO· 8 juillet 2026 17 min

Procès en appel de marine Le Pen / Feux de forêt et incendies

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Les vrais voix tout à l'heure à nos débats, c'est maintenant libre antenne avec vous ! Monsieur François-Louis Bourneau est aux commandes ! François-Louis, ça se bat au standard pour parler ? Ah bah oui bien sûr, c'est un thème qui fait de la même en réagir, puisque comme vous l'avez dit, on en a parlé pendant deux débats, et visiblement ça n'a pas suffi, puisqu'on a encore reçu beaucoup d'appels de personnes qui voulaient témoigner. Alors un seul numéro, vous l'avez dit mon cher Frédéric, 0826 300 300. On lit aussi les témoignages que vous nous mettez, par exemple sur la page YouTube Sud Radio.

Tous les jours, on met des sondages, vous pouvez nous écrire, et on va lire les témoignages à l'antenne, bien entendu. Donc voilà, si vous voulez participer, c'est très simple, c'est jusqu'à 20h avec Frédéric Brindel, et on va accueillir Thierry de Saint-Lys. Bonsoir Thierry.

0:40
Marine Le Pen

Bonsoir Frédéric, bonsoir François-Louis, merci de m'accueillir sur le plateau. Avec grand plaisir !

0:44
Présentateur

Oui, c'est Saint-Lys, hein !

0:46
Marine Le Pen

Saint-Lys, 31 470, à 32 km de Toulouse.

0:52
Présentateur

C'est très précis, mais Saint-Lys. Mon cher Thierry, est-ce que cette affaire, donc on ne va pas revenir dessus, parce qu'on sait de quoi on parle, bien sûr, du procès d'appel de Marine Le Pen, est-ce que cette affaire, selon vous, va affaiblir ou non le Rassemblement National ?

1:08
Marine Le Pen

Alors peut-être pas tout de suite, mais moi je pense que ça va l'affaiblir, parce que j'ai eu une analyse qui est un petit peu, je ne sais pas, peut-être différente de celle des autres, mais moi j'ai le sentiment que déjà, le pourvent cassation va être très rapide. À mon avis, février-mars, on aura quelque chose.

1:24
Présentateur

Oui, ça peut être janvier, ça peut même être janvier.

1:27
Marine Le Pen

C'est ça, et moi je ne sais pas comment elle va faire, d'une part. D'autre part, bon, effectivement, on voit un peu que Jordan Bardella fait la gueule. Enfin, je ne sais pas, j'ai eu cette impression. Et puis, effectivement, elle est au niveau des sondages, là je viens de voir les sondages, effectivement, elle est quand même assez haute, 36 au premier tour et 54 au deuxième, que ce soit face à Philippe ou à Attal. Voilà, donc je ne pense pas que ce soit une bonne chose, parce qu'à mon avis, ils vont l'accélérer. Ça s'est fait avec Fillon, et ils ne vont pas la laisser passer.

Alors, après, ce que moi je pense, et ce que les Français pensent également, c'est qu'il y a quelque chose qui n'est pas juste. Comment dire ? Mélenchon a eu la même affaire. Il y a eu extinction de l'action publique. Les magistrats ont décidé qu'effectivement... Alors, les sommes, effectivement, n'étaient pas tout à fait pareilles.

2:18
Présentateur

C'est pas le même type d'affaires.

2:21
Marine Le Pen

Mais quand même, pour les Français, on a ça en tête. Et puis, Bayrou, pareil, il n'est pas sans première instance, il a été jugé, il a été relaxé. Et moi, et puis bon, elle, elle a été condamnée par deux fois. Moi, je trouve, et je pense qu'il y a deux poids, deux mesures. Donc, et vous verrez, moi, je vous fais le pari qu'au mois de janvier-février, elle va être condamnée. Et là, soit elle va continuer avec un bracelet, soit elle va dire, bon, finalement, je jette l'éponge et Jordan-Berardé la reprendra. Voilà, ça, c'est mon analyse.

2:52
Présentateur

Dans la mesure où elle a déclaré sa candidature, après, c'est difficile de se rétracter. Mais bon, rappelons qu'une cour de cassation, a priori, c'est entre 12 et 18 mois. Et que donc, si le timing habituel était respecté, eh bien, ça lui permettrait d'aller au moins jusqu'au premier tour 18 avril. Et puis après, si elle était élue, immunité présidentielle. Et donc, il n'en saura rien. François Louis. Donc, j'allais vous poser cette question, Thierry. Jordan-Berardé la était donc pressenti pour prendre, bien sûr, la présidentielle si Marine Le Pen n'était pas autorisée à se présenter.

Vous pensez que Jordan-Berardé la est déçue ou alors que la place du Premier ministre, pour lui, c'est très sympa ?

3:31
Marine Le Pen

Mais ça se voit. Je ne sais pas, tout le monde le voit. Les Français le voient. Regardez, il y a la gestuelle, comment dire, l'activité non-verbale. On le voit. Il est vexé. Vous pensez ? Oui, mais c'est clair. D'ailleurs, tout le monde sait très bien que ça va avancer. On sait très bien que la Cour de cassation, ça sera pareil qu'avec Fillon. Vous vous souvenez de Fillon ? Voilà, ça s'est fait très rapidement. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ? Moi, je pense que la Cour de cassation va donner son verre.

3:59
Présentateur

François Louis, c'est très intéressant ce que dit Thierry. Parce que tout à l'heure, vous avez peut-être entendu les arguments de Philippe Bilger qui disait, tiens, je n'y crois pas trop à ce ticket. Peut-être que ça va craquer. Et personne ne dit qu'effectivement... Alors, il y a la possibilité qu'il ait le ton grave. Puisque l'instant était grave, il y avait une sentence. Donc, autour du jugement en appel, on peut comprendre le comportement de Jordan Bardella. Ce matin, effectivement, à la flèche, il n'était pas si souriant que ça. Vous ouvrez une grande question, Thierry. Mais bien sûr.

4:34
Marine Le Pen

Les Français veulent du changement. Bien évidemment qu'on aurait voulu avoir Jordan Bardella et puis sa compagne. Les gens, ils adorent ça. Le people. Et effectivement, Jordan Bardella et sa compagne qui est princesse, c'est autre chose. Et vous verrez, je ne sais pas. Rien n'est joué. Vous verrez, je vous fais le pari que les choses vont changer. Après, il y a d'autres candidatures. Philippe de Villiers, peut-être, qui va se présenter et qui pourra éventuellement...

4:58
Présentateur

Ça, pour l'instant, ce n'est pas prévu. Mais en tout cas, bon. Voilà. Pourquoi pas ? Alors, François-Louis. Non, je voulais vous proposer d'accueillir Olivier, si vous le voulez bien. Olivier qui nous appelle de l'Aidenon. Bonsoir, Olivier. Donc là, c'est dans le Gard.

5:11
Locuteur non identifié

Bonsoir, Frédéric. Bonsoir, François-Louis. Oui, c'est dans le Gard. Ah oui, très bien. À côté des incendies.

5:17
Présentateur

Oui, et il fait très chaud.

5:19
Locuteur non identifié

Il fait 40. Bah oui. Il fait très chaud.

5:23
Présentateur

Mon cher Olivier, vous avez voulu prendre la parole sur cette question du procès en appel de Marine Le Pen. On vous écoute. Allez-y.

5:30
Locuteur non identifié

J'ai appelé parce que je pense que Marine Le Pen fait une énorme erreur.

5:33
Présentateur

Ah.

5:34
Locuteur non identifié

Dites-nous pourquoi. Mais le problème, c'est le nom de Le Pen. Ok. Je pense que le nom de Le Pen, il traîne des casseroles. Alors, ça, elle, bien sûr, c'est son père. Mais ça reste Le Pen, quoi. Et d'autant plus que dans les sondages, je pense que Bardella est devant. Elle fait une erreur. Et je pense que même la justice l'a libérée un peu trop vite, justement, pour ça. Parce qu'on sait que le nom de Le Pen, il est dur à porter. Il est lourd. Ça fait la troisième fois qu'elle se présente. Je pense qu'elle ira pas plus loin que les autres fois. Par contre, si c'est Bardella, ça change tout. Ça change tout. Alors, elle essaye de dire qu'on serait un binôme, moi président, lui premier ministre.

Ça marchera pas. Ça, ça marchera pas. Dans la famille, on est tous d'accord pour dire que ça ne marchera pas. Elle fait une erreur.

6:28
Présentateur

Alors, on sait pas qu'il y en passe. Oui, il y a des points de convergence entre la Haute-Garonne, Saint-Lys et Thierry. Et le Gard, les deux noms, Olivier. C'est qu'on sent que là, s'il est peut-être sur la relation Marine Le Pen et Jordan Bardella, François-Louis. Peut-être. C'est ce qu'on essaie, en tout cas, de nous faire comprendre. Notre auditeur essaie de nous faire comprendre ça. D'ailleurs, vous pouvez aussi, si vous ne partagez pas forcément les mêmes avis, au contraire, si vous êtes d'accord, prendre la parole au 0826 300 300. Donc, si je comprends bien, on a Olivier et Thierry qui sont avec nous.

Le couple, si je peux me permettre l'expression, le couple politique Marine Le Pen et Jordan Bardella, ce n'est pas une affaire qui peut fonctionner. Alors, à qui ? À Olivier ?

7:10
Locuteur non identifié

Non, mais ça ne fonctionnera pas plus que ça fonctionne en ce moment. Après, vous avez dit le couple Le Pen-Bardella. Moi, j'aurais dit le couple Bardella-Le Pen. Ça change un peu. Honnêtement, parce que tout le monde parle, on en parle de partout, et tous les gens qu'elle rencontre, ils me disent tous, elle fait une erreur. Elle ne doit pas se présenter.

7:33
Marine Le Pen

Oui, elle fait une erreur. Thierry. Je ne sais pas si vous m'entendez. Oui, oui, tout à fait, Thierry. Allez-y. Vous vous souvenez ? Revenons un petit peu à sa deuxième... Enfin, lorsqu'elle s'est présentée la deuxième fois à l'élection présidentielle, elle a raté sa compagne. Et qu'est-ce qu'elle a dit quand elle n'a pas été élue, quand elle a perdu ? Elle a dit, je ne me représenterai plus. Est-ce que j'ai tort ou pas ?

7:56
Présentateur

En fait, oui. C'est-à-dire qu'elle se posait la question. Mais elle se posait la question tout en laissant une porte ouverte. C'était un petit peu la même stratégie de Jean-Luc Mélenchon, d'ailleurs.

8:06
Marine Le Pen

J'ai bien le souvenir qu'elle a dit, je ne me représenterai plus.

8:10
Présentateur

Elle ne l'a pas dit exactement comme ça, mais on pouvait imaginer que ça pouvait être une option. Mais vous partagez finalement, Thierry, l'avis d'Olivier sur le fait que ce n'est pas la bonne carte Marine Le Pen, mais c'est plus Jordan Bardella ?

8:24
Marine Le Pen

C'est une erreur. C'est une erreur. Les Français ont besoin de changement. Absolument. C'est une erreur qu'elle fait. Mais l'affaire n'est pas jouée. Vous verrez. Vous verrez que la cour de cassation va aller à une vitesse. Vous allez voir. Ils la laisseront pas faire. Vous verrez ce que je vous dis.

8:41
Présentateur

François-Louis, on reste avec nous. On marque une très courte pause, mais on va reprendre bien évidemment les sujets. Alors, on va parler de Marine Le Pen. On parlera aussi un petit peu de ces feux de forêt et de la canicule, parce que ce sont quand même deux sujets qui sont étroitement liés. Si vous êtes malheureusement impacté par ces feux de forêt qui touchent une grande partie du sud, mais aussi, on l'a vu dans d'autres régions françaises, appelez-nous au 08126 300 300. Vous trouvez que les pompiers manquent de moyens ? C'est visiblement ce que certains ont l'air de dire au standard. Eh bien, venez en parler. On vous attend, on est là jusqu'à 20h. Les deux gros thèmes, à tout de suite.

19h20, les vraies voix font parler la France. Les vraies voix, vous avez la parole. Vous, les auditeurs, c'est à vous au 0826 300 300. Deux grands thèmes ce soir, évidemment, les décisions de Marine Le Pen et les impacts, et puis les feux de forêt. Vous êtes guidé par François-Louis Bourneau. Un petit chiffre pour commencer, mon cher Frédéric Brunel. 51% des Français pensent que Marine Le Pen a raison de maintenir sa candidature à la présidentielle de 2027. Nous, on vous pose une question au standard. Le Rassemblement National sort-il renforcé, vainqueur ou affaibli de cette affaire politique et judiciaire ? Dites-le nous au 0826 300 300.

C'est la question que je pose à nos deux auditeurs qui sont avec nous. Thierry de Saint-Lys, à côté de Toulouse, et puis Olivier de Lédenon. Thierry, Olivier, je vous pose la question à tous les deux. Est-ce que, pour vous, le RN a été renforcé ou affaibli de cette affaire judiciaire ? Thierry ?

10:06
Marine Le Pen

Moi, je pense que ça les affaiblit. Je pense que ça affaiblit. Les gens, je vous dis, avaient accepté que Jordan Bardella puisse se présenter. Ils avaient envisagé cette solution et ça va les affaiblir. Là, il y a juste, à mon avis, parce que la campagne va être longue jusqu'au mois d'avril de l'année prochaine. Je pense que ça ne va pas être un ticket gagnant.

10:33
Locuteur non identifié

Olivier, à vous. Moi aussi, je pense que, vous savez, quand on est dans des affaires comme ça, ça ne peut que affaiblir. L'accusation, elle reste. Même si devant la cassation, l'accusation reste des tournements de fonds. C'est obligé d'affaiblir. Mais le problème, c'est que maintenant, ils sont tous impliqués dans des affaires identiques. Donc, on parle de Mélenchon, de Bérou, de tous, tous, ils sont impliqués. Alors, ça devient une normalité, on dirait presque.

11:03
Présentateur

Et finalement, le RN qui jouait sur sa singularité par rapport à ça, finalement, on s'aperçoit que ce n'était pas le cas. Voilà.

11:10
Locuteur non identifié

C'est ça.

11:12
Marine Le Pen

C'était autrement propre, ce n'était pas ça, quoi. Et puis, on voit bien tout ça. De toute façon, toute la campagne va être là-dessus. À chaque fois que vous allez avoir un débat politique, on va dire, or, la délinquante. Or, elle a été condamnée. Or, toute la campagne, ça va être ça. Et on va en souper pendant des mois.

11:30
Présentateur

Et Olivier, vous vouliez rajouter, j'entendais, là ?

11:33
Locuteur non identifié

Oui. Mais oui, parce qu'ils ont tous fait ça. Mais au début, on les accusait de nazis, de machin. Et ça ne marche plus maintenant, cette histoire. Donc, pour l'opposition, ça tombe à pic, cette histoire. Parce qu'ils vont montrer ça du doigt, tout le long, tout le long.

11:50
Présentateur

Donc, pour vous, c'est un argument, surtout, et de l'argumentaire supplémentaire, justement, pour toute l'opposition, qui va se nourrir, en quelque sorte, de cette condamnation. Et qui va se nourrir, bon, de ce bracelet aussi, qui, forcément, ne donne pas une très bonne image de l'homme ou de la femme politique. Ça va être quelque chose qui va nourrir, justement, l'opposition ?

12:10
Locuteur non identifié

Ben oui, parce que Sarkozyl, il y en a eu un. Et Marine Le Pen en a un. Donc, ça devient presque à la moindre. Et tous sont... Ça décroche un petit peu, Thierry.

12:24
Présentateur

Et juste alors, le mot de la conclusion sur ce chapitre, Olivier. Oui, vous vouliez rajouter ?

12:28
Locuteur non identifié

Mais que c'est pas une bonne chose que tu continues à inciter à vouloir être présidente, parce qu'elle le sera, à mon avis, elle le sera jamais. Pourtant, je pourrais dire que vous savez, j'ai des enfants de ma famille qui sont volènes, Sarkozyl, Sarkozyl, Sarkozyl, qui sont députés, tous les deux. Mais on préfère ne pas en parler, parce qu'on n'est pas d'accord sur le sujet.

12:50
Présentateur

Comme dans toutes les familles. Merci beaucoup, Thierry et Olivier. Voilà, c'était François-Louis avec vous. Cette partie consacrée à la décision de Marine Le Pen. Vous nous emmenez maintenant sur un autre sujet. Un autre sujet, oui. Absolument. Un sujet tout aussi chaud. Alors, moins politique, malheureusement. Il faut aussi s'en éloigner un petit peu. Parfois, pour parler des choses qui concernent vraiment les gens. Partout en France, il y a des fortes chaleurs. Mais parfois, plus que ça, il y a des incendies. Des feux de forêt qui ravagent des hectares entiers. Notamment dans la Drôme, du côté de Dix, pardon. On est avec Robin, qui nous vient de Lod.

Alors, c'est un peu plus au sud, vous me direz. De fonds joncouze, si je ne me trompe pas. C'est ça, Robin ? C'est bien ça. Bonsoir. Parfait. Fonds joncouze. Bonsoir, Robin. Bienvenue. Je ne connaissais pas. Vous êtes éleveur de chèvres, précisément. Et vous avez déjà été victime d'un incendie. Alors, pas cette année. Il y a bientôt un an, en août 2025. Et là, je suppose que du coup, vous êtes un petit peu stressé de la situation. Comment ça se passe ?

13:48
Locuteur non identifié

Alors, stressé, oui, un peu. Mais étant donné que tout a brûlé beaucoup moins d'un point de vue personnel. Mais par contre, je reste sidéré de voir que rien n'a évolué en un an. Bon, déjà sur plusieurs années, mais depuis un an, rien n'a évolué. Et en fait, on regarde brûler les courbières. Je suis de la Drôme, initialement. Donc, je suis à côté de Guy. Donc, je connais aussi la Drôme. Et c'est vrai que de partout, il y a un problème. C'est que le pastoralisme a cessé depuis 10, 20, 30 ans, même plus, à certains endroits. Toutes les terres sont devenues en friche. Et après, il ne faut pas s'étonner que ça brûle chaque année, quoi.

14:23
Présentateur

Effectivement. Là, aujourd'hui, la situation dans l'Aude, c'était grosse chaleur, du vent. C'était quoi ?

14:30
Locuteur non identifié

C'est un peu la même situation qu'en l'année dernière, en fait. Il y a pas mal de vent, peut-être légèrement moins aujourd'hui. C'est très sec parce qu'il y a des sécheresses qui se cumulent les unes après les autres. Là, l'année dernière, on était après, je ne sais plus, 3 ans, 4 ans sans eau quasiment. Les sources étaient toutes nides, c'était catastrophique. Et le problème, c'est que quand vous avez des animaux qui pâturent, vous avez une herbe qui est rase et verte. Et quand c'est pas pâturé, c'est des grandes herbes qui font 60-60 cm, qui sont sèches comme de la paille. Et puis bon, je vous passe le genévrier, tout ce qui est inclamable.

Et en fait, on se retrouve avec des milieux qui sont refermés de partout. Et on n'a pas le droit de travailler, pratiquement. On ne peut pas faire pâturer dans les parcelles de l'ONF. On est relativement coincé. Et ce qui se passe, c'est qu'à vouloir protéger la nature, nos dirigeants, en fait, la détruisent. Parce qu'une fois que ça a brûlé, il n'y a plus d'espèces sauvages, il n'y a plus d'espèces à préserver, il n'y a plus de milieux, tout est détruit. Et moi, ce qui me choque, c'est qu'au bout d'un an, tout le monde fait comme si il n'y en a rien été. Chacun a recruti sa petite place de bureaucrate. Ce n'est pas pour les critiquer, parce que, comment dire, chacun a sa place.

Mais le problème, c'est qu'ils ne sont pas sur le terrain et ils ne voient pas les choses qu'il faudrait faire. Et pourquoi ça boule ? Quand je discute avec des pompiers, tous les pompiers comprennent ce que je dis.

15:50
Présentateur

Par contre, c'est un sentiment d'immobilisme, en tout cas. C'est clair, c'est ce qui ressort de votre témoignage fort. Robin, autre témoignage, François-Louis ? Je n'ai pas de nom standard, peut-être qu'on nous appelle. Mais en tout cas, si vous voulez témoigner au 0826 300 300, vous le pouvez, bien évidemment. Robin, une question, bien sûr, ça va de soi. On remercie les sapeurs-pompiers, qui pour beaucoup d'ailleurs sont volontaires. 256 000 sapeurs-pompiers en France, 44 000 sapeurs-pompiers professionnels, et 198 000, donc quasiment 200 000 sapeurs-pompiers volontaires. Parce que 78 %, on les remercie pour leur travail. Je voulais signaler ça et surtout le souligner.

16:29
Locuteur non identifié

Allez-y, Robin, allez-y, oui, oui. C'est pareil, si je peux me permettre de les remercier. Bon, nous, ils n'ont pas été là dans les premières heures, parce que nous, on n'a pas été prévenus qu'il y avait un incendie. On n'a pas été secourus, et les pompiers n'ont pas été au courant qu'on était là. Parce qu'on était sur une commune qui n'avait pas de temps d'évacuation. Enfin voilà, c'est très compliqué, c'est une petite commune. Mais donc voilà, on nous a laissé totalement de brûler. Vous parlez quand de l'année dernière, c'est ça ? L'année dernière, on appelle les gendarmes de Carcassonne pour que les pompiers se déplacent, parce qu'ils ne croyaient pas qu'on était au milieu du brasier.

Tous nos animaux ont brûlé. Par contre, une fois que les pompiers ont été là, ils ont été formidables. Et franchement, j'en prie pour les remercier aussi, parce qu'ils risquent leur vie pour nous.

17:08
Présentateur

D'accord. Merci Robin, en tout cas, pour votre témoignage de l'eau de fond. Jean Couze, vous êtes éleveur de chèvres. Merci à vous d'avoir pris la parole sur Sud Radio. On se retrouve demain, cher Frédéric. Oui, oui, bien sûr, François Louis, avec évidemment nos auditeurs qui ont la parole et qui sont aussi passionnés de foot. Tiens, tiens.