Intervention de Nathalie Arthaud au rassemblement LO à Orléans (11 octobre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28Invité politiqueFait
« ce gouvernement ne nous protège ni du virus ni de la crise économique »
- 5:49Invité politiqueChiffre
« des dizaines d'entreprise licencie c'est auchamp Airbus Renault ADP Smart Courtepaille laal Boiron »
- 7:17Invité politiqueFait
« Xavier Bertran qui a parlé d'assassinat est prêt à fournir 200 millions à l'assassin »
- 8:44Invité politiqueFait
« le PACT de compétitivité l'État a accordé des millions au grand patronat en baisse d'impôt et celui-ci a son tour de devait investir et créer un million d'emplois ou augmenter les salaires »
- 11:51Invité politiqueFait
« le gouvernement l'avoue lui-même il doit faire ce que les capitalistes ne veulent pas faire »
- 12:34Invité politiqueChiffre
« l'État et la région sont prêt à apporter jusqu'à 70 % des capitaux nécessaires pour moderniser l'usine »
- 18:30Invité politiqueChiffre
« il a suffit de quelques mois au grand patronat pour détruire plus de 700000 emplois »
- 27:03Invité politiqueChiffre
« le gouvernement a concédé 197 € de revalorisation salariale pour les Hospitaliers »
Temps de parole
- Nathalie Arthaud99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
alors je suppose que Dominique et Farida vous l'ont déjà dit mais nous sommes très heureux hein de de tenir se rassemblement aujourd'hui malgré toutes les contraintes hein qu'il faut bien sûr respecter puisqu'on est bon pour aller au boulot hein puisqu'on est bon pour s'entasser dans les transports et bien ça doit être aussi possible de discuter collectivement de nos affaires et je pense qu'on est tout à fait capable de le faire y compris euh en assurant des conditions de sécurité euh aussi bonnes voire bien meilleure hein que celle auxquell on est confronté au quotidien en tout cas je peux vous garantir que malgré cette épidémie et en respectant bien entendu toutes les précautions nécessaires nous continuerons de militer de défendre nos idées et nos perspectives parce que c'est précisément dans ces moments d'inquiétude et puis aussi de bouleversement hein dans la vie de beaucoup d'entre nous que nous avons besoin de comprendre ce qui nous arrive et d'avoir donc une politique et une et des perspective et quand je dis nous je parle du monde du travail je parle des salariés qu'il soit en emploi au chômage je parle des retraités des jeunes des classes populaires oui nous avons besoin d'avoir notre politique notre plan d'action notre programme et nos perspectives parce que ce gouvernement ne nous protège ni du virus ni de la crise économique d'abord quelques mots sur cette crise sanitaire ça fait maintenant 6 mois que nous vivons au rythme de du coronavirus et ce qu'on constate c'est que le gouvernement est toujours dépassé par les événements alors c'est sûr qu'aujourd'hui on a des masques maintenant il y en a bon et on s'en sert et on s'en sert et on constate quand même que pour ce qui dépend de la population et bien les efforts ils sont faits parce que porter les masques respecter les gestes barrières les protocoles sanitaires et ben oui nous le faisons au quotidien et puis ça porte ses fruits parce que la vitesse de circulation du virus a considérablement ralenti et bien malgré cela il est toujours impossible pour les autorités sanitaires de tester de tracer et d'isoler les malades il est impossible de savoir vraiment où se font les contaminations et puis même avec un afflux de malade moindre bien moindre que celui qu'on a connu en mars avril et bien certains hôpitaux sont déjà au bord de la saturation parce que le gouvernement n'a rien fait mais alors absolument rien pour réarmer le système hospitalier il n'a pas fait de plan d'urgence pour les hôpitaux par enfin en parti il n'a pas fait de plan d'urgence pour les hôpitaux on l'a vu le plan d'urgence pour les entreprises il est à 100 milliards rien de tel évidemment pour les hôpitaux alors tout ça aujourd'hui c'est en train de retomber une fois de plus sur le personnel après avoir été applaudis et bien les hospitaliers sont priés de sacrifier leur jour de repos hein vous avez vu de revenir sur leur jour de congé et puis y compris d'aller travailler même s'ils sont testés positifs alors il faut qu'il soit asymptomatique mais même positif il faut qu'il soit au boulot autrement dit ils sont priés de se tuer à la tâche et puis on peut en dire autant pour le personnel des épades on peut en dire autant des aides à domicile des auxiliaires de vie qui se retrouvent aussi dans la même situation tout aussi mal payé alors dans cette dans cette crise il y a bien sûr une partie d'un Curie et de faillite gouvernementale mais il y a aussi une raison plus fondamentale une raison lié à l'irresponsabilité de tout un système où il n'y a que le fric qui compte et où investir dans la santé publique prendre des mesures de précaution faire de la prévention tout ça est vu par le grand patronat comme de l'argent jeté par les fenêtres comme de la dépense publique c'est-à-dire de la la dépense contraire à ses intérêts contraire à sa sacrointe compétitivité cette crise sanitaire elle démontre une fois de plus que la course au profit et la recherche aveugle de la rentabilité est dangereuse et criminelle elle est dans la santé elle est dans les transports elle est dans l'agroalimentaire dans l'agriculture où les contraintes de rendement conduisent à polluer les airs les sols les nappes fréatiques elle est dans le domaine de l'énergie alors oui il y a de quoi être en colère face aux carences des pouvoirs publics et au mensonges gouvernementaux mais l'ampleur qui a pris cette crise sanitaire le nombre de morts et l'incapacité des états y compris de ceux les plus riches de la planète à contenir donc cette épidémie c'est aussi le fruit de l'organisation capitaliste de la société et ça il ne faut pas l'oublier et puis il y a bien sûr cette crise économique dont Dominique vient de nous parler hein pour ce qui concerne la région bah et bien là aussi on pourrait dresser la carte des départements classés en rouge en orange ou en vert hein enfin surtout on verrait surtout du rouge he en fonction donc des plans sociaux des fermetures d'usine qui augmentent en flèche ou on pourrait aussi les classer en rouge parce que les associations caritatives les restaurants du cœur ou le Secours populaire sont sont débordés et parce que chaque semaine des milliers de travailleurs prennent le chemin de Pôle emploi en effet des dizaines d'entreprise licencie c'est auchamp Airbus Renault ADP Smart Courtepaille laal Boiron or enfin la liste est très très longue et il y a évidemment tous ceux qu'on ne connaît pas hein qui ne font pas la la une du 20EUR il y a des centaines de PME sous-traitantes qui sont aussi prises à la gorge par leur donneur d'ordre dont on connaît même pas le nom et qui ferme en dans le silence le plus total c'est ça la réalité du pays et le gouvernement laisse faire dans l'actualité récente il y a une annonce de fermeture qui l' fait réagir c'est celle de bridg Stone alors là oui on les a tous vu s'exciter on a vu Xavier Bertrand vous savez le président de la région des Haut- de- France gesticulé et même accusé Bridgeston d'ASS et tous les politouciens là se sont emparés de l'affaire tout ce cinéma c'est justement pour faire croire qu'ils agissent et qu'ils ont des solutions pour les travailleurs mais même pour bridgon vous avez vu ce qu'il propose de remettre des millions sur la table c'està-dire de payer Bridgeston pour qu'il reste à bune Xavier Bertran qui a parlé d'assassinat est prêt à fournir 200 millions à l'assassin et c'est la même politique du côté du rassemblement national mais aussi du Parti communiste français ou de la France insoumise après avoir expliqué tout le mal qu'il pens de ces multinationales qui touchent des aides publiques à gogo et qui licenci et bien ils proposent comme le gouvernement comme les autres de leur redonner des millions alors c'est vrai que eux ils insistent sur les contreparties et sur les conditions mais il se garde bien de parler de réquisition ou expropriation parce qu'en fait ils sont trop respectueux tout de même hein de ces grands patrons hein pour aller jusque là et puis ils ont pas envie de mettre spécialement cette idée dans la tête des travailleurs alors même eux hein même avec leur réservve oratoire hein et bien il participe de toutes ces gesticulation de de de de de politicien et c'est pas c'est pas ça qui va gêner une multinationale comme bridg quand est-ce qu'on a vu un patron de multinationale renoncer à ses plans parce qu'il avait signé un bout de papier quand Hollande a mis en place le cice il avait conclu je sais pas si vous vous souvenez un Pact avec le patronat c'est comme cela qu'il présentait les choses le PACT de compétitivité l'État a accordé des millions au grand patronat en baisse d'impôt et celui-ci a son tour de devait investir et créer un million d'emplois ou augmenter les salaires et bien on peut regarder entreprise par entreprise ce qu'il en est cet argent il est allé droit dans les profits et finalement droit dans la finance et dans la spéculation mais on a rien vu ni en terme d'emploi ni en terme de salaire alors toutes ces histoires de Pact de contrat d'accord sont des escroqueries le grand patronat est prêt à pousser dans le chômage et le dénuement des millions de travailleurs et à ruiné des régions entières et lui ça ne l'empêche pas de dormir récemment lors d'un débat avec Philippe Martinez le dirigeant de la CGT le patron de MDEF du MDEF rou de bieux bien plus sincère que Martinez lui a répondu je cite on peut toujours discuter stratégie industrielle mais au final c'est celui qui a le capital qui décide et bien oui jouer au conseiller du patronat sur la façon dont il doit investir son argent relocaliser et réindustrialiser le pays comme le font les politiciens de droite ou de gauche et même certains dirigeants syndicaux est ridicule tant que le grand capital reste le maître et bien il fait ce qu'il veut comme il veut et quand il veut et les discours sur la politique industrielle ou sur le le produisons français ne sont que des bavardages de politiciens à genoux devant le grand patron les dirigeants politiques peuvent se faire élire et ils prétendent gouverner mais ce sont les actionnaires la grande bourgeoisie qui impose leur dictature sur l'économie et le président de la République et les ministres ne sont que des paillassons sur lesquels les multinationales s'essuient les pieds le grand patronat il n'a rien à craindre d'eux la seule chose qu'il peut craindre c'est en effet la colère des travailleurs ce de Hutchinson et de l'ensemble du pays
[Applaudissements]
ni le gouvernement actuel ni même les futurs gouvernements ne remettront la bourgeoisie le grand patronnat sur les rails des investissements productifs et utille à la société parce qu'on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif les capitalistes ne sont pas cette classe d'investis intrépide qu'on veut nous faire croire et d'ailleurs même au début du capitalisme ça n'a jamais été le cas parce que même dans ses débuts la bourgeoisie a toujours besoin de l'État pour la seconder pour l'aider dans ses différentes entreprises et puis surtout parce que les capitalistes n'investissent que si cela leur permet de produire et de vendre plus pour obtenir plus de profit et avec la crise qui dure depuis des années ce n'est plus le cas depuis longtemps pour que ces messieurs les capitalistes veillent bien investir et produire ce qui est nécessaire il faut que l'État prenne en charge il faut que l'État le apporte tout sur un plateau en fait les terrains les locaux il faut que l'État prenne en charge la formation des salariés quand ce n'est pas leur salaire en fait il faut que l'État leur garantisse leur compétitivité et leur taux de profit et c'est exactement à cela que sert le plan de relance de 100 milliards le gouvernement l'avoue lui-même il doit faire ce que les capitalistes ne veulent pas faire oui l'État doit tirer les fameux premiers de cordé il doit les booster il doit leur donner envie et il le fait en mettant 100 milliards à leur disposition en accordant des enveloppes de plusieurs milliards au capitalistes au nom de l'écologie de l'innovation ou de la relocalisation l'état donne à la bourgeoisie une partie du capital qu'elle est censé apporter dans la faire Bridgeston l'État et la région sont prêt à apporter jusqu'à 70 % des capitaux nécessaires pour moderniser l'usine autrement dit les capitalistes ne servent même plus à apporter le capital de l'entreprise ils ne font que pomper ses profits ils ne font que parasiter le travail et la sueur des autres le plan de relance du gouvernement et les aide à tout va pour les grandes entreprises sont l'aveu que la bourgeoisie n'est plus qu'une classe parasitaire alors les politiciens qui profitent en partie de ce système peuvent le défendre c'est dans l'ordre des choses mais les travailleurs eux n'ont aucune raison de se soumettre à une classe aussi parasitaire et aussi nuisible on est effectivement confronté à un capitalisme qui est euh à bout de souffle au bout du rouleau la société n'a jamais eu autant de richesse et autant de moyens de les produire la bourgeoisie possède des capitaux par-dessus la tête et bien ces capitaux vont de moins en moins dans les dans les investissement productif et de plus en plus dans la sphère financière à la Bourse de New York Apple depuis mars avril a vu son cours doublé en 6 mois son cours a doublé et la firme vaut maintenant 2000 milliards de dollars l'équivalent du PIB de l'Italie l'indice dungeonses qui suit la valeur des plus grandes compagnies américaines a récemment sorti de son classement exon vous savez la première compagnie pétrolière du monde il l' sorti de son classement pour la remplacé par une autre entreprise qui s'appelle sales force qui est une entreprise de fabrication de logiciels et d'application basé en Californie parce que bah les capitalistes préfèrent miser sur une entreprise qui héberge des applications que sur exon qui possède des champs de pétrole des plateformes offshore des dizaines de kilomètres de d'oléoduc des raffineries des usines chimiques des stations services c'est significatif de ce qui est devenu le capitalisme un un système où la bourgeoisie trouve de moins en moins intérêt à placer ses capitaux dans la production de biens utiles car les marchés ne se développent plus sont arrivés à saturation et parce que la concurrence y est exacerbée elle investit ses capitaux là où ils sont susceptibles de rapporter beaucoup et très rapidement c'est-à-dire sur les valeurs financières qui ont le vent en poupe un dernier exemple c'est une entreprise qui s'appelle Nicola avec un cas cette startup veut copier Tesla dans le domaine des camions elle promet de développer la fabrication de poids lourd roulant à l'électrique et elle prétend à être en mesure d'en faire rouler à l'hydrogène Nicolas est en é en bourse le 4 juin dernier aux États-Unis le 9 juin sa capitalisation boursière atteigné 34 milliards de dollars autant que la valeur combinée de PSA Fiat chrsler automobile et Renault tout ça ça sans jamais avoir vendu ni même vraiment produit industriellement aucun véhicule l'entreprise aura un chiffre d'affair nul pour 2020 et elle n'envisage pas de gagner son premier milliard de dollars à avant 2023 alors c'est vrai que là cette start-up euh promet de produire peut-être un jour quelque chose d'utile mais ce n'est pas du tout l'utilité de la chose qui a attiré des milliards de capitaux euh sur ces actions hein d'ailleurs il y a des milliers de projets utiles dans la société euh par exemple l'électrification du continent africain hein bah tous ces projets très utiles eux ils ne trouvent pas de financement non les milliards ont afflué vers Nicolas parce que son cours boursier bondissait d'heure en heure et parce qu'aucun investisseur ne voulait rater le bon coup les capitaux qui s'accumulent à un pôle sont irrésistiblement aspirés vers la finance et la spéculation et cela continuera jusqu'à ce que la bulle spéculative explose oui on est dans dans un système qui est devenu complètement fou décadent avec à sa tête une classe irresponsable toute la société est bloqué parce que les capitaux se concentrent dans les mains d'une toute minorité et sont intouchables inutilisables pour la collectivité au nom de cette propriété privée il est interdit de contrôler l'usage fait de ses cap ces capitaux il est interdit de les réquisitionner quand bien même la société en aurait un besoin urgent pour investir dans le logement dans les transports la santé ou l'éducation alors si l'on veut que ces capitaux et et les moyens de production qui existent servent à répondre vraiment aux besoins de la société et bien il faut en prendre collectivement le contrôle c'est-à-dire exproprier les capitalistes et gérer collectivement les grands moyens de production il n'y a pas d'issue pour les exploiter dans le cadre de ce système capitaliste la crise sanitaire le coronavirus n'a pas créé la crise économique elle existait bien avant il n'a fait que l'accélérer et l'approfondir mais cette nouvelle phase de crise économique signifie un durcissement du capitalisme une intensification de la lutte de classe pour nous une nouvelle phase de la guerre sociale quand on regarde les chiffres et ben de de de chômeur on voit que il a suffit de quelques mois au grand patronat pour détruire plus de 700000 emplois c'est-à-dire pour enlever leur Gagnepain à plus de 700000 personnes ah c'est sûr que il a pu le faire très vite hein il n'a même pas eu besoin de plan de licenciement il lui suffisait de mettre fin au CDD et aux missions des intérimaires et au mission aussi vous savez à tous ceux que l'on appelle désormais les auto-entrepreneurs les freelance et micro entrepreneur oui il lui suffisait d'arrêter les commandes passai au prestataires et au sous-traitants à cette première saignée s'ajoute maintenant les plans de licenciement en cours à Air France Airbus Nokia Renault Smart laal et puis toutes les PME he dont j'ai parlé aussi tout à l'heure c'est dévastateur pour l'ensemble du monde du travail et les victimes ne se compent y compris parmi les catégories de travailleurs qui passaient il y a peu pour des privilégiés les cadres de l'industrie de l'aéronautique par exemple les pilotes de ligne aussi hier il se croyaient peut-être au-dessus des autres salariés bien aujourd'hui ils réalisent qu'ils sont comme tous les salariés sur un un siège éjectable et puis il y a aussi la petite bourgeoise et même la bourgeoisie moyenne particulièrement nombreuse en France petits entrepreneurs en tout genre commerçants artisans restaurateurs boutiquier patron de salle de sport des centaines de milliers de personnes qui croyaient que leur propriété les plçaient au-dessus des salariés et qui espéraent que leurs affaires les protégeraient des aléas de l'économie aujourd'hui il voi qu'il n'en est rien et ce qui se joue aussi pour eux he pour des centaines de milliers de femmes et d'hommes qui travaillent dans l'artisanat dans le petit commerce bah c'est aussi leur propre survie c'est aussi l'avenir de leurs enfants et je veux insister là-dessus c'est que quel que soit notre situation individuelle qu'on soit en activité à la retraite auou chômage ou intérimaire ou qu'on ait un travail qui paraît stable nous serons tous frappés d'une façon ou d'une autre par la crise économique parce qu'il faut réaliser aussi que c'est toute la vie sociale qui devient plus dur dans certains quartiers populaires la vie est pourrie par les incivilités la délinquence les violences gratuites les trafics organisés et comment imaginer qu'il diminue demain s'il y a plus de chômage s'il y a plus de misère et si l'avenir se bouge pour des générations entières de jeunes si un getteteur qui travaille pour des dealers gagne plus qu'un ouvrier si ça recrute sur le marché de la drogue alors que cel un embauche dans aucune entreprise comment espérer stopper ce pourrissement notre société est celle de l'argent roi elle voe un culte à la réussite individuelle mais elle écarte et elle marginalise des millions de femmes et d'hommes pour qui c'est c'est Marchou crève c'est vrai dans un pays riche comme la France et ça allit à plus forte raison dans les pays pauvre alors oui il y a de la violence dans la société mais quand on voit les rivalités internationales les guerres les camps les barbelés la façon dont sont traités aussi les migrants et bien l'exemple vient d'en haut l'exemple vient du sommet de la société et les coups de menton d'un Darmanin ou les leçons de morale républicaines dans Macron ne sont que de la démagogie de la démagogie d'autant plus révoltante que les premiers responsabbles de la dégradation de cette vie sociale ce sont eux eux qui méprisent les plus pauvres et qui ne se préoccupent que des affaires des plus riches eux qui justifient un ordre social où une minorité s'enrichit en appauvrissant l'écrasante majorité eux qui défendent un système d'exploitation qui fabrique les inégalités les injustices les frustrations et la haine une société basée sur la domination de l'homme par l'homme ne peut rien donner d'autre et le capitalisme en crise ne peut rien donner d'autre que cette société en voie de déshumanisation alors pour tous ceux qui aspirent à une are vie et à d'autres relations humaines et bien il n'a pas d'autre solution que de viser le changement de fond enc de cette société c'est l'ordre social capitaliste qu'il faut changer c'est le système tout entier qu'il faut changer alors j'ai insisté sur le fait qu'il s'agit de l'avenir de toute la société mais c'est bien la classe ouvrière qui possède les clé de la situation parce que c'est son combat c'est avec son combat que l'on pourra débarrasser la société de l'exploitation des classes sociales et des rapports de domination et c'est avec elle que l'on pourra réorganiser toute l'économie et la société sur des bases collectives la bourgeoisie ne nous laisse pas le choix le monde du travail va devoir se défendre alors nous militons pour populariser un programme de combat qui permettra au travailleurs lorsqu'ils se lanceront à nouveau dans la mêlée de faire avancer leurs intérêts les travailleurs n'ont ni capitaux ni cours boursier à préserver ils n'ont que leur emploi et leur salaire c'est ce qu'ils ont d'essentiel à sauver dans cette crise face à l'effondrement de l'activité il faut répartir le travail entre tous les travailleur qu'il soit en CDI en CDD intérimaire ou salarié de la sous-traitance si l'activité est réduite les cadences doivent baisser le temps de travail doit être diminué avec bien sûr des salaires maintenus intégralement face à la stratégie patronale d'opposer les travailleurs ou les sites de production en sur sur en surchargeant d'activité les uns et en mettant les autres au chômage il faut imposer de travailler moins pour travailler tous pas un ouvrier pas un employé pas un intérimaire ou un contractuel ne doit être chassé de son poste de travail ni privé de son salaire pour résorber le chômage il faut aussi créer massivement des emplois l'épidémie de covid-19 a mis en évidence le manque de personnel dans les hôpitaux dans les épades mais le gouvernement refuse tout toujours d'embaucher malgré cette deuxième vague il y a pourtant des il y a pourtant des millions de travailleurs qui ne demande qu'à travailler et à se rendre utile ces dizaines ces centaines de milliers d'emplois ne sont pas créés non pas par manque d'argent l'État a bien trouvé 100 milliards pour son plan de relance et avec 100 milliards on peut déjà créer 2,7 millions d'emplois payés à 1800 € netô comprise pendant un an si ces emplois ne sont pas créés c'est que la bourgeoisie s'y oppose comme elle s'oppose à toutes les dépenses public qui ne lui sont d'aucun profit quant au salaire ils sont indignes pour l'écrasante majorité des travailleurs je rappelle ce que Macron avait déclaré au pic de l'épidémie notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies rémunèrent si mal avait-il reconnu et bien oui c'est vrai mais les aides soignantes les caissières les éboueurs qui ont beaucoup été applaudis et qui sont ceux qui ont tenu justement la société sont toujours aujourd'hui aussi mal payé le gouvernement a concédé 197 € de revalorisation salariale pour les Hospitaliers mais c'est loin des 300 € d'augmentation demandé et c'est bien loin pour mettre fin à l'hémorragie he du personnel dans les hôpitaux quant au caissère d'uchamp par exemple et bien elles ont eu comme récompense d'être menacé de licenciement le seul moyen d'éviter que les travailleurs soit transformé en miséreux réduit à dépendre de la charité publique et privée et de porter le SMIC à 1800 € net et d'augmenter les salaires au rythme des hausses de prix par l'échelle mobile des salaires c'est-à-dire leur indexation automatique sur les prix à la logique de rentabilité de performance de la bourgeoisie les travailleurs ont à opposer leur nécessité vital des emplois des augmentations de salaire et un contrôle ouvrier sur les agissement du grand patronat qui nous mène de crise en crise voilà le programme de lutte que nous devons défendre auprès des travailleurs des luttes qui ne peuvent être qu'imposées à la bourgeoisie non pas au travers des élections ou par l'action de soi-disant leaders au service du peuple qui s'empressent de trahir dès qu'ils arrivent aux affaires ce sont des mesures qui devront être imposé à la bourgeoisie par le seul langage qu'elle connaît celui des luttes massives puissantes déterminé de la classe ouvrière aujourd'hui comme hier l'émancipation des travailleurs ne sera l'œuvre que des travailleurs
[Applaudissements]
eux-mêmes le monde du travail entre dans ce tourbillon de de la crise sans aucune boussole politique sans conscience de classe sans perspective et ce ne sont pas les partis de gouvernement qui ont les yeux rivés sur les prochaines élections et la présidentielle de 2022 qui vont les leur donner la France insoumise le PCF les écologistes ou le Parti socialiste passent leur temps à dénoncer le gouvernement mais pas le pouvoir et lesir respesonsabilité de la bourgeoisie pas le capitalisme et plus il tape sur Macron plus ils dédoineent le grand patronat de sa responsabilité plus ils accusent Macron de dérivve monarchiste ou totalitaire plus il cache la dictature du grand capital la principale fonction du gouvernement c'est de gérer les bases œuvres de la bourgeoisie et c'est précisément de masquer la dictature de cette minorité sur la bourgeoisie c'est de lui servir de fusible et bien les parties d' de gauche participent à desescroqueries faire croire au monde ouvrier que l'alternative est électorale est une tromperie une tromperie sur l'ennemi que les travailleurs ont véritablement à combattre et une tromperie sur les moyens de se battre la dictature des grands actionnaire ne repose pas sur des élections on ne l'abattra pas en votant bien la base du pouvoir des capitalistes est dans la propriété privée des capitaux la leur enlevée et la trans et transformer les grands moyens de production en propriété collective ne se fera pas du haut du gouvernement ce sera une lutte entre deux classes sociales ce sera le fruit d'une révolution fut un temps où la CGT et le mouvement ouvrier dans son ensemble contribuait à répendre cette perspective l'idée qu'un jour les travailleurs prendraient le pouvoir et construiraient un monde de justice et d'égalité le Parti socialiste a sa naissance affiché lui aussi ça volonté de renverser le capitalisme dans ces premières années le Parti communiste se revendiquait de la révolution russe et du pouvoir ouvrier tous ils ont tourné le dos à ses perspectives depuis longtemps ils se sont en fait tous résignés au capitalisme et à la domination de la bourgeoisie au lieu de militer pour renverser le système ils se battent maintenant pour le gérer et pour en prendre la tête et bien nous sommes peut-être les derniers nous sommes peut-être minorita mais nous restons communistes révolutionnaires parce que toute solution qui se place dans le cadre du capitalisme est à rejeté en bloc il faut viser la révolution sociale le renversement du capitalisme l'expropriation de la bourgeoisie et le pouvoir des travailleurs et nous réaffirmerons nous en aurons l'énergie notre confiance dans le fait que les travailleurs peuvent oui diriger la société et qu'ils sont capables de la diriger 1000 fois mieux que la bourgeoisie et là encore ce qui s'est passé pendant le confinement et cette crise sanitaire ne peut que nous conforter dans cette conviction on a vu pendant cette crise que non seulement les travailleurs jouent un rôle fondamental dans la société qu' l'ppte sur leurs épaules mais on a vu aussi qu'il réèent qu'il recèent des trésors d'imagination d'organisation et d'humanité qui a fait face au pic de l'épidémie qui a fait preuve de courage et de responsabilité pendant cette crise qui a risqué sa peau au premier sens du terme qui a fait preuve de dévouement d'abord le personnel soignant qui a fait face mais aussi tous les travailleurs qui ont assuré leur poste indispensable pour la société les caissières les magasiniers les livreurs les éboueurs les travailleurs du nettoyage t ça pendant que les actionnaires eux ils se terrai les travailleurs les exploités ceux qui ne sont rien d'après Macron ont démontré qu'ils savaient se dévouer par la collectivité prendre des initiatives y compris prendre les choses en main en fabriquant des masques en organisant la solidarité en distribuant des vivres alimentaires à ceux qui n'arrivaient même plus à se nourrir qui est indispensable à la survie de la société ce sont les travailleurs qui sont à leur poste tous les jours et pour lesquels bien souvent le télétravail ne suffit pas ce sont les ouvriers qui produisent dans les usines les chauffeurs qui conduisent camions bus et métro les ouvriers agricoles qui nous alimentent en fruits et légumes toutes les richesses passent entre nos main de travailleurs et sans nous rien ne se ferait et nous faisons le plus difficile alors collectivement nous pouvons aussi diriger et nous dirigerions 1000 fois mieux que les capitalistes car nous ne serions pas aveuglé par la recherche fanatique du profit nous serions guidés par les intérêts communs au plus grand nombre satisfaire les besoins vitaux de tous à commencer par les plus pauvres avoir un emploi un salaire et une retraite digne c'est cet espoir cet idéal qui doit nous animer cette perspective a toujours été présente même dans les pires périodes de recul du mouvement ouvrier si elle a régressé et presque disparu des consciences ouvrières c'est qu'il n'y a plus de parti pour la défendre et bien ce parti il faut le
[Applaudissements]
reconstruire alors nous le savons tous l'état d'esprit des travailleurs est loin du combat nécessaire ne serait-ce que pour inverser aujourd'hui le rapport de force avec la bourgeoisie mais c'est aussi dans ces moments de bouleversement que les consciences évoluent et tous les camarades qui ont vécu des grèves tous ceux qui ont vécu mais juin 1968 le savent un état d'esprit ça peut changer et vite les exploités ne peuvent pas réaliser leur pouvoir d'agir de décider et de diriger eux-mêmes la société qu'au cours ne peuvent donc ils ne peuvent réaliser cela qu'au cours des luttes massives et puissantes dans leur écrasante majorité ils n'en seront conscients qu'au tout dernier moment lorsque leur propre combat les mènera aux portes du pouvoir cela a été vrai pour toutes les révolutions ouvrières cela a été vrai pour la Commune de Paris comme pour la révolution russe en dehors de ces périodes de Lutes exceptionnelles les travailleurs sont exploités et la seule chose demander à un exploité c'est d'obéir et de se taire c'est de ne pas penser c'est de ne rien décider et tant qu'il ne voit pas d'issu et bien les travailleurs se soumettent encore une fois c'est évolution de la crise elle-même et la gravité des coups qu'elle subit qui amèneront la classe ouvrière à se battre et pour gagner il faudra que les exploités soient unis Unis non pas pour bien voter je l'ai dit Unis sûrement pas pour reprendre à leur compte les discours patronaux sur la compétitivité pas pour se laisser berner par des mots sur le souverainisme la menace chinoise ou le pombiers polonais unis autour de leurs propres objectifs de classe uni autour d'un programme de combat qui affirme les besoins vitaux des travailleurs ce qui dépend de nous aujourd'hui c'est de tout faire pour que lorsque les travailleurs se jetteront de nouveau dans le combat il y a des militants capables de leur proposer une politique correspondant à leurs intérêts et des militants capables de proposer au travailleurs de s'organiser dans un parti pour mener leur combat il y a eu ces derniers mois des protestation massiv auxquelles les travailleurs ont participé en Algérie ou encore moindre mesure en Biélorussie le point commun de ces mobilisation était d'être contre et de dénoncer le système mais les travailleurs entraînés dans le mouvement général n'avent pas d'objectif propre pas politique susceptible de faire avancer leurs intérêts et c'est lié il n'av pas d'organisation il n' pas de parti à eu c'est ce qui leur manquait alors c'est partie qu'il nous faut préparer aujourd'hui commencer à construire aujourd'hui on le sait en dehors de tout mouvement social il ne peut il ne peut qu'être à contrecourant et il ne peut pas attirer les foules mais il doit rassembler tous ceux qui ne se satisfont pas de la situation alors camarade j'en appelle à chacun d'entre vous non pas en disant aidez-nous mais en disant aidons-nous collectivement pour construire ce parti chacun peut y contribuer de bien des façons on peut AG en y consacrant l'essentiel de sa vie et il est indispensable que certains d'entre nous fassent ce choix-là et les plus jeunes d'entre nous en particulier mais on peut tous y participer à son niveau ne serait-ce qu'en discutant et en propageant ses idées dans sa famille avec son voisin de travail ou de palier il y a besoin de toutes et tous pour prendre le contrepied des mensonges patronaux et des diversions politiciennes au quotidien ne serait-ce qu'en montrant que l'on n pas d'accord il y a besoin de tous pour dénoncer la dictature de la classe capitaliste sur la société diffuser propager la perspective d'une société débarrasser de la classe capitaliste il faut faire de la politique tout faire pour ne pas laisser les partis bourgeois occuper le terrain et les consciences ouvrières il faut réaffirmer notre confiance dans la classe ouvrière qui est la seule classe à n'avoir rien à perdre et qui a un monde à gagner tant que nous n'avons pas la force de renverser cette société nous sommes enchaînés à nos exploiteurs mais nous pouvons déjà nous libérer par l'esprit les idées les idéaux et les perspectives quand un parti révolutionnaire apportait des perspectives à la classe ouvrière celle-ci se sentait plus forte et plus fière même si elle n'était pas en situation de se révolter et qu'elle encaissait les coups elle avait cette perspective cette idéal en tête un parti qui lui faisait honneur en défendant les idées les plus fraternelles qu' soit les plus progressistes les plus prometteuses pour l'humanité alors notre fierté elle est là et notre fierté est là c'est de reprendre ce flambeau notre morale n'est pas fonction du nombre de manifestants ou de grevvistes à tel ou tel moment notre confiance dans l'avenir se fonde sur nos convictions communistes révolutionnaires notre optimisme révolutionnaire notre fierté c'est qu'un jour avec tous les exploités de la planète nous changerons le monde
Nathalie Arthaud