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Podcast / conversationRassemblement National (sur YouTube)· 3 septembre 2024 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprises

LA FRANCE A BESOIN D’UN GOUVERNEMENT - L. JACOBELLI

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteÉludée

    Si Thierry Baudet était nommé à Matignon, est-ce que vous pourriez ne pas le censurer, juste attendre de voir ?

  • 1:09RelanceÉludée

    S'il est nommé, Thierry Baudet, est-ce que vous dites ce matin, par principe, on censurera, ou alors ce que vous dites, non, justement, c'est pas un politique, attendons de voir ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Laurent Jacobelli, vous avez dit, il insulte et il a insulté les électeurs du RN. Vous avez des informations que je n'ai pas ?

  • 3:13OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'elle a eu des réponses ? [à Marine Le Pen]

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Vous seriez prêt, en tout cas, à écourter la vacance parlementaire et à y retourner ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Comment ça va, vous êtes enseignant à l'université, en Allemagne, et vous écoutez RMC, vous avez poussé la porte du 3216, précisément pour, avec le recul que vous avez en vivant en Allemagne, nous dire combien vous trouvez étrange qu'ici, ils ne se parlent pas.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27PrésentateurFait
    « C'est un politique, M. Baudet. »
  • 1:33PrésentateurFait
    « Il a manifesté contre la loi immigration, c'est donc un immigrationniste »
  • 1:43PrésentateurFait
    « C'est donc un diviseur de gauche. »
  • 1:45PrésentateurFait
    « C'est un homme politique. »
  • 1:56PrésentateurFait
    « C'est quelqu'un qui, finalement, est tout à fait compatible avec cette Macronie dont les Français ne veulent plus »
  • 2:24PrésentateurFait
    « la France a besoin d'un gouvernement au moment où les finances sont dans le rouge, où ça dérape très gravement au niveau du déficit »
  • 2:24PrésentateurFait
    « où l'insécurité chaque jour effraie les Français, un gendarme tué, une petite fille de 7 ans tuée »
  • 2:24PrésentateurFait
    « le pouvoir d'achat reste au cœur des préoccupations des Français et l'immigration »
  • 2:43PrésentateurFait
    « Quand il était président d'institutions mutualistes, il a écrit, dépassant complètement son rôle d'ailleurs, pour appeler à voter contre le Rassemblement national »
  • 2:51PrésentateurFait
    « il l'a refait en tant que président du CESE, sortant de son cadre de manière très virulente »
  • 3:01PrésentateurFait
    « quand on parle de gouvernement du RN, quand on parle de Concorde, quand on nous parle d'un gouvernement technique, on est à côté de la plaque »
  • 3:34PrésentateurFait
    « Il faut que le président de la République, effectivement, fasse en sorte qu'il y ait une session extraordinaire »
  • 3:56PrésentateurFait
    « Les finances publiques, la sécurité, l'immigration, le pouvoir d'achat, la santé, avec la situation terrible des urgences »
  • 7:11PrésentateurFait
    « Notre système électoral, il est fait pour qu'un parti gagne, en fait, et c'est ça l'esprit de la Vème République »
  • 7:22PrésentateurFait
    « avec une Assemblée Nationale qui refuse les postes au bureau de l'Assemblée Nationale, au premier groupe de l'Assemblée Nationale, qui est le Rassemblement National »

Temps de parole

  • Présentateur53 %
  • Invité33 %
  • Laurent Jacobelli14 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

L'invité du jour. On en parle avec vous, Laurent Jacobelli, bonjour. Bonjour. Vous êtes député de Moselle, vous êtes porte-parole du Rassemblement National. Si Thierry Baudet, qui est le dernier prétendant en date, Thierry Baudet, président du CESE, le Conseil économique, social et environnemental, si Thierry Baudet était donc nommé à Matignon, est-ce que vous pourriez ne pas le censurer, juste attendre de voir ?

0:24
Présentateur

Pour Thierry Baudet, tapez 1. Pour M. Cazeneuve, tapez 2. C'est la télé-réalité la plus ennuyeuse, la plus lassante et la plus inintéressante qu'on ait jamais vue. On a l'impression quand même qu'Emmanuel Macron nous sort un nom chaque jour comme un lapin du chapeau, à la fois pour démoraliser les prétendants, M. Cazeneuve, M. le président de la région des Hauts-de-Seine, soit pour s'amuser avec les Français.

On a l'impression qu'il n'a pas conscience que la France a besoin d'un gouvernement au moment où les finances sont dans le rouge, où ça dérape très gravement au niveau du déficit, où l'insécurité chaque jour effraie les Français, un gendarme tué, une petite fille de 7 ans tuée, au moment où le pouvoir d'achat reste au cœur des préoccupations des Français et l'immigration. Le président de la République fait joujou avec les institutions, avec les nerfs des Français. C'est vraiment pas raisonnable.

1:09
Invité

Alors il fait joujou, je veux bien, mais vous, qu'est-ce que vous allez faire ? S'il est nommé, Thierry Baudet, est-ce que vous dites ce matin, par principe, on avait dit qu'on censurera, on censurera, ou alors ce que vous dites, non, justement, c'est pas un politique, attendons de voir. Mais une fois encore, il y a tromperi sur la marchandise.

1:27
Présentateur

C'est un politique, M. Baudet. M. Baudet s'est prononcé très en faveur de l'euthanasie, c'est son droit. Il a manifesté contre la loi immigration, c'est donc un immigrationniste, et il méprise, il insulte en permanence les électeurs du Rassemblement National. C'est donc un diviseur de gauche. C'est donc un homme politique, c'est un homme politique. C'est un homme politique qui a dirigé le César, vous savez, c'est cette machine à produire des rapports qui calent les armoires, qui est gavée d'argent public.

C'est quelqu'un qui, finalement, est tout à fait compatible avec cette Macronie dont les Français ne veulent plus, qui n'a jamais rêvé d'être Premier ministre et qui a là la chance de sa vie, qui sera donc redevable au président Emmanuel Macron. Bref, on prend le même système et on recommence inlassablement en faisant, au passage, un bras d'honneur aux Français qui n'en veulent plus ni d'Emmanuel Macron ni de sa politique. Vous allez donc censurer ? Nous verrons bien. Une fois encore, nous sommes pragmatiques. Nous ne sommes pas là pour secouer les institutions dans tous les sens. Nous sommes là pour protéger les Français.

Mais enfin, effectivement, si on a quelqu'un qui nous dit qu'il faut plus d'immigration et plus d'impôts, clairement, il y a peu de chances que nous...

2:32
Invité

Laurent Jacobelli, vous avez dit, il insulte et il a insulté les électeurs du RN. Alors, vous avez des informations que je n'ai pas, parce que moi, j'ai assez peu de déclarations de M. Le Bonnet en les regardant.

2:42
Présentateur

Je vais vous en donner. Quand il était président d'institutions mutualistes, il a écrit, dépassant complètement son rôle d'ailleurs, pour appeler à voter contre le Rassemblement national, il l'a refait en tant que président du CESE, sortant de son cadre de manière très virulente. Donc, on a là quelqu'un qui veut gouverner sans le premier parti de France. Eh bien, excusez-moi, quand on parle de gouvernement du RN, quand on parle de Concorde, quand on nous parle d'un gouvernement technique, on est à côté de la plaque, on a un idéologue qui sera inféodé à Emmanuel Macron, exactement ce que les Français ont rejeté.

3:13
Invité

Alors, il y a l'attente du Premier ministre, et puis il y a l'attente de la reprise des travaux à l'Assemblée nationale. Officiellement, ce n'est que le 2 octobre que les députés reprendront le chemin de l'Assemblée nationale. Marine Le Pen, hier, a écrit aux différents présidents de groupes parlementaires pour leur proposer d'avancer la rentrée des députés. Il faut qu'effectivement tout le monde se mette d'accord. Est-ce qu'elle a eu des réponses ?

3:32
Présentateur

Écoutez, je ne sais pas, je ne crois pas pour l'instant, mais en tout cas, il y a urgence. Il faut que le président de la République, effectivement, fasse en sorte qu'il y ait une session extraordinaire. J'explique aux auditeurs, aux téléspectateurs, ça veut dire qu'on fasse notre rentrée des classes avant le 2 octobre, c'est-à-dire pour travailler, travailler sur des propositions de loi, travailler pour contrôler l'action du gouvernement. Et croyez-moi, il y a besoin, parce que les Français n'en peuvent plus d'attendre. Je le répète, les problèmes sont dans leur quotidien, tous les feux sont au rouge.

Les finances publiques, la sécurité, l'immigration, le pouvoir d'achat, la santé, avec la situation terrible des urgences, les Français ont besoin de solutions concrètes. Et donc, il faut un gouvernement, ça c'est l'affaire d'Emmanuel Macron, et il faut un Parlement qui travaille. Et nous, on veut se mettre au travail. On a été élus pour bosser, pour aider les Français, pour les protéger. On n'est pas là pour regarder les échanges de balles entre les vieux cassiques de la droite, les désespérés de la gauche et les ambitieux de nulle part.

4:22
Invité

Vous seriez prêt, en tout cas, à écourter la vacance parlementaire et à y retourner. Je voudrais qu'on fasse un petit tour par le 3216, Laurent Jacobelli, parce qu'il y a Radou qui nous appelle d'Allemagne. C'est les auditeurs sans frontières des RMC. Bonjour Radou.

4:37
Laurent Jacobelli

Oui, bonjour.

4:39
Invité

Comment ça va, vous êtes enseignant à l'université, en Allemagne, et vous écoutez RMC, vous avez poussé la porte du 3216, précisément pour, avec le recul que vous avez en vivant en Allemagne, nous dire combien vous trouvez étrange qu'ici, ils ne se parlent pas. On avait dit grande coalition, grande discussion, rien de tout ça.

4:57
Laurent Jacobelli

Oui, oui, c'est exactement ça ce que je disais aussi au 3216. Je trouve qu'on a les partis qui sont vrais dans leur idéologie, mais on voit très bien que le résultat des votes, ce n'est plus comme c'était avant, la droite ou la gauche. Et il faut qu'à un moment donné, les partis, ce qu'ils n'arrivent pas, c'est que chacun va dire, moi j'ai été élu, voté, donc c'est mon programme, c'est mon programme et c'est mon programme, mais à la fin, ils n'arrivent pas tout à se mettre d'accord.

5:22
Invité

Oui, tout le programme, rien que le programme, ça ne peut pas marcher. Ça marche comment en Allemagne ? Depuis que vous vivez en Allemagne, vous observez quoi ?

5:29
Laurent Jacobelli

On voit très bien qu'en Allemagne aussi, ça a un peu changé depuis qu'il y avait Angela Merkel qui a été là. Et maintenant, aujourd'hui aussi, on a les socialistes qui sont au pouvoir, mais c'est aussi un gouvernement de coalition à la fin. Et ils arrivent, ça dure, ça négocie, ça dure des mois, mais on voit très bien qu'on a trois grands partis qui arrivent quand même à s'en sortir. Il y a un programme où chacun devra un petit peu laisser, donner et puis se mettre d'accord sur un programme commun au moins jusqu'aux prochaines élections.

5:55
Invité

Lâcher du lest, se mettre d'accord sur une sorte de liste de mesures. En fait, ils se mettent d'accord avant, ils signent en quelque sorte, plutôt que de débattre infiniment après.

6:06
Laurent Jacobelli

Exactement ça, exactement ça.

6:08
Invité

Et vous trouvez ça mieux ? Maintenant que vous êtes là-bas, vous trouvez ça mieux ?

6:12
Laurent Jacobelli

Ben, si on trouve ça mieux ou pas, mais c'est un peu le résultat des votes. Aujourd'hui, quand vous regardez, on n'a plus du tout où on va voter que pour un programme de gauche ou de droite, mais il faut aussi répondre à ce que les Français ont besoin à la fin. Oui, c'est ça.

6:29
Invité

Plutôt, il vaut mieux au moins ça pour pouvoir avancer, plutôt que de faire du sur place et de ne rien faire. Merci Radou de nous avoir appelé d'Allemagne. Juste un mot, parce que c'est quand même très sympa. Ça veut dire que les ondes d'RMC résonnent en Allemagne, Radou, le matin ?

6:43
Laurent Jacobelli

Je vous écoute tous les matins, oui. Et aussi le soir pour le sport.

6:47
Invité

C'est sympa. Vous vivez où, Radou ?

6:50
Laurent Jacobelli

À Sabrut, c'est vraiment à la frontière.

6:52
Invité

À la frontière. Merci en tout cas d'être passé par le 32-16, nous faire part de votre regard recours dans ce studio. Laurent Jacobelli, quand vous entendez effectivement Radou, alors honnêtement, même si vous vouliez, je ne suis pas sûre qu'il y ait beaucoup de partis qui accepteraient de gouverner avec vous.

7:06
Présentateur

Non, mais j'ai écouté Radou, que je salue. En fait, ça correspond aussi au système électoral allemand. Nous, notre système électoral, il est fait pour qu'un parti gagne, en fait, et c'est ça l'esprit de la Vème République. Mais surtout, comment voulez-vous faire l'Union Nationale avec un président de la République qui déclare ne pas vouloir travailler avec le premier parti de France, avec une Assemblée Nationale qui refuse les postes au bureau de l'Assemblée Nationale, au premier groupe de l'Assemblée Nationale, qui est le Rassemblement National. Quand on a des gens aussi sectaires, qui ostracisent le parti préféré des Français, évidemment, comment voulez-vous travailler ensemble ?

7:37
Invité

Ce qui est étonnant, c'est qu'on a l'impression quand même que vous avez progressé, à la fois en nombre de voix et en nombre de députés. Et pour autant, c'est comme si vous étiez encore plus dans l'opposition qu'avant.

7:45
Présentateur

Mais tout est lié. Tout est lié. C'est-à-dire que qu'est-ce qui s'est passé entre les deux tours des législatives ? Emmanuel Macron a compris que, pour la première fois, le Rassemblement National pouvait avoir la majorité absolue et diriger la France. Et il a pris peur. Il a pris peur qu'on lui prenne son gâteau. Il a pris peur de perdre son pouvoir. Son égo en a pris un coup. Et qu'est-ce qu'il a fait ? Il a appelé à travers Gabriel Attal à une alliance improbable. Des candidats macronistes se sont désistés pour que des LFistes, LFistes, des gens proches du Hamas, des gens qui flirtent avec l'antisémitisme, puissent gagner contre nous.

Eh bien, c'est cette alliance contre nature qui va du centre-droit à l'extrême-gauche, qui a pollué la Ve République, qui a désespéré les Français, mais qui a conforté Emmanuel Macron, qui ne veut pas lâcher les rênes du pouvoir. Il s'y accroche comme une moule à son rocher. On le voit bien. Il ne veut pas lâcher les rênes. C'est pour ça, d'ailleurs, qu'il cherche en ce moment un Premier ministre soumis, soumis à sa volonté, et non pas responsable devant les Français.

8:38
Invité

Soumis à sa volonté, mais on l'a bien compris, Laurent Jacobedi, opposant donc au Rassemblement national. Merci d'être venu dans ce studio ce matin. Vous êtes député de Moselle et porte-parole du Rassemblement national.

LA FRANCE A BESOIN D’UN GOUVERNEMENT - L. JACOBELLI — Laurent Jacobelli · Pourquijevote