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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 14 février 2025 52 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileSécuritéSolidarités & famille

Trump/Poutine : Zelensky isolé ? - C à Vous l’intégrale -14/02/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Quelle issue probable pour les négociations Trump-Poutine sur l'Ukraine ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    La Russie pourrait-elle être le premier pays depuis 1945 à se voir attribuer des territoires conquis par la force ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la méthode Trump en Ukraine est similaire au Proche-Orient ?

  • 31:00OuverteRéponse directe

    À vos yeux, la phrase de Sarkozy sur le "karcher" a-t-elle accentué le fossé entre les quartiers et le reste de la société ?

  • 42:00OuverteRéponse directe

    Le ministre de l'Intérieur évoque une attaque à la grenade à Grenoble. Quelles mesures sont prévues ?

  • 52:00OuverteRéponse directe

    Apple accusé d'écoutes illégales via Siri. Qu'en est-il vraiment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00P.CohenFait
    « Trump et Poutine ont convenu de lancer des renégociations immédiates, de se rencontrer en Arabie saoudite courant mars et de se rendre visite chacun dans le pays de l'autre. »
  • 6:00P.CohenFait
    « Pour la 1re fois depuis 1945, un pays, la Russie, pourrait-il se voir attribuer des territoires conquis par la force ? »
  • 7:00P.CohenFait
    « Les Européens risquent-ils d'être tenus à l'écart d'une histoire qui s'écrit sur leur propre continent ? »
  • 13:00B.GuettaFait
    « Trump lui-même a eu une phrase disant que V.Zelensky ne serait pas éternellement président et que les sondages étaient mauvais. »
  • 30:00M.BouhafsiFait
    « Les rues n'étaient pas pavées d'or. Elles n'étaient pas pavées du tout et on comptait sur nous pour les construire. »
  • 34:00M.BouhafsiChiffre
    « Entre 46 et 54, la France a accueilli 400 000 immigrés pour reconstruire le pays. »
  • 36:00M.BouhafsiFait
    « Il y avait un mur devant car on ne voulait pas que les habitants de La Courneuve voient les habitants de Paris. »
  • 38:00N.SarkozyFait
    « On va nettoyer au karcher. Il faut nettoyer ce quartier. »
  • 39:00M.BouhafsiFait
    « On est des cafards qu'on doit nettoyer au karcher. »
  • 53:00L.SénéchalFait
    « Apple déclare que les enregistrements n'ont lieu que quand on démarre l'assistant vocal. »
  • 54:00L.SénéchalChiffre
    « Mon travail consistait à écouter 1300 enregistrements par jour. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est vendredi mais on est en direct jusqu'à 21h. Mohamed est là, mais il ne fait pas de Story ce soir.

Ce soir, il est notre invité au sujet d'un documentaire diffusé mardi soir en 1re partie de soirée sur France 2 et qui parle de votre expérience personnelle. - M.Bouhafsi: On revient sur 70 ans de l'histoire des banlieues. 70 ans d'espoirs et de désillusions. - A.-E.Lemoine: Une banlieue où vous avez grandi, à Saint-Denis, où vit toujours votre maman.

On parle dans un instant de ce documentaire formidable. Patrick, votre Edito? - P.Cohen: La paix ukrainienne sera-t-elle américano-russe ou y aura-t-il une place pour les Ukrainiens et les Européens?

C'est l'enjeu des discussions en cours qui ont commencé après la reprise des discussions entre Moscou et Washington, entre D.Trump et V.Poutine. - A.-E.Lemoine: Un coup de fil et des annonces qui ont fait dire à B.Guetta que les Américains étaient des amateurs. - B.Guetta: J'ai dit seulement "amateurs"?

Pas pire que ça? - A.-E.Lemoine: Pire que ça, c'est à venir.

Lorrain? - L.Sénéchal: On va réchauffer un peu l'ambiance.

C'est la Saint-Valentin, aujourd'hui. On va apprendre plein de choses sur les tendances du moment. - A.-E.Lemoine: Vous n'allez pas nous apprendre quelque chose sur l'amour, pas vous! - L.Sénéchal: Je n'ai rien à vous apprendre. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: L'univers "Métal hurlant" a 50 ans.

On verra ça dans L'Oeil. - A.-E.Lemoine: On parlera d'un film formidable, "L'Attachement", qui met en scène une femme qui a décidé d'assumer sa solitude, de ne pas avoir d'enfants.

Ses convictions vont être ébranlées par l'attachement qu'elle va porter à un petit garçon qui vient de perdre sa maman. V.Bruni Tedeschi l'incarne aux côtés de P.Marmaï.

On vous présente la prof des astronautes, notamment de T.Pesquet. C'est grâce à elle qu'il a tant brillé dans l'espace.

Il était en retard pour son premier jour d'école. M.Gregorio a une seule voix, mais en fait, il en a 1000.

Le dîner est préparé par P.Chronopoulos. Notre chef nous a régalé toute la semaine aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir, Babeth et bonsoir à tous.

J'aimerais parler à monsieur Bouhafsi. J'aime beaucoup ce que vous faites. Notre chef s'adapte à la date du jour en pensant à tous les petits coeurs d'artichauts que vous allez préparer.

De quelle façon? - P.Chronopoulos: Artichauts rôtis...

Non, agneau rôti à l'origan et artichauts caramélisés. Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, l'Edito de P.Cohen. La crainte d'une paix américano-russe dans le dos des Ukrainiens. - P.Cohen: Avec le retour de D.Trump à la Maison-Blanche, les Ukrainiens s'attendaient à des moments compliqués.

Nous y sommes. Le grand tournant diplomatique a eu lieu cette semaine lors d'un coup de fil entre D.Trump et V.Poutine.

Premier échange officiel depuis l'invasion russe du 24 février 2022. Trump et Poutine ont convenu de lancer des renégociations immédiates, de se rencontrer en Arabie saoudite courant mars et de se rendre visite chacun dans le pays de l'autre. Tout cela était prévisible. 3 questions: quelle issue probable?

Pour la 1re fois depuis 1945, un pays, la Russie, pourrait-il se voir attribuer des territoires conquis par la force? Deuxièmement, quelles garanties de sécurité pour l'Ukraine? Troisièmement, qui pour négocier?

Les discussions pourraient-elles avoir lieu dans le dos des principaux concernés, les Ukrainiens? Les Européens risquent-ils d'être tenus à l'écart d'une histoire qui s'écrit sur leur propre continent? La conférence sur la sécurité en Europe a très mal commencé, par un discours d'ouverture du vice-président américain qui a stupéfié les Européens tellement il était chargé de reproches à leur encontre et particulièrement à l'encontre du gouvernement allemand, hôte de l'événement.

J.D.Vance a d'abord expliqué que les partis en place devraient coopérer avec l'extrême droite au lieu de l'ostraciser.

Nouvelle ingérence de l'administration Trump dans la campagne en cours. Les élections sont dans 10 jours en Allemagne. Plus largement, il a accusé l'Europe de faire reculer la liberté d'expression. "Plus que la Russie ou la Chine, ce qui m'inquiète, c'est le recul de l'Europe par rapport à certaines de ses valeurs partagées avec les Etats-Unis." L'Amérique, c'était l'essentiel de son discours.

L'Ukraine n'est venue qu'accessoirement. Son discours s'est attiré une réplique du ministre allemand de la Défense. ... - P.Cohen: "Pas acceptable", disent les Allemands, en réponse à ce numéro 2 américain décidé à se mêler de tout.

Il a aussi appelé les Européens à changer de cap face à l'immigration. Sur l'Ukraine, rien de décisif pour l'instant. La grande crainte des Européens et des Ukrainiens, c'est que Trump et Poutine négocient sans eux, sur la base des demandes de Moscou.

D'où la demande de V.Zelensky d'un plan commun entre Américains, Européens et Ukrainiens établi en préalable à des discussions avec Poutine. ... - P.Cohen: D'accord pour rencontrer Poutine, à condition qu'il ait été fixé auparavant un plan commun avec "nos alliés".

Après cette déclaration, V.Zelensky a rencontré J.D.Vance.

Cet entretien s'est bien passé. On n'en sait pas grand-chose, pour l'instant. Le vice-président américain a seulement dit que les Etats-Unis avaient pour objectif d'obtenir une paix durable en Ukraine.

On ne sait toujours pas si Ukrainiens et Européens seront invités aux discussions à venir en Arabie saoudite. Ce matin, le nouveau secrétaire américain à la Défense a cité Zelensky comme pouvant être sur la photo d'une discussion à 3, avec Trump et Poutine. ... - P.Cohen: Trump à table avec Zelensky et Poutine.

P.Hegseth, le nouveau patron du Pentagone, ex-commentateur de Fox News...

On a parlé de ses casseroles dans cette émission. Il s'est mis en scène à Varsovie ce matin par un footing dans la neige avec des soldats américains en poste là-bas. Dernier élément de la négociation et du deal à venir, pour attendrir les Américains, l'Ukraine annonce avoir mis en place un projet d'accord sur ses ressources en minerais, et notamment de ses terres rares convoitées par Washington. - A.-E.Lemoine: Avec ces négociations, est-ce que la Russie pourrait être le premier pays depuis 45 à se voir attribuer des territoires conquis par la force? - B.Guetta: Formellement, juridiquement, je ne le pense pas, mais de facto, oui.

C'est tout ce qui est envisagé par l'homme qui occupe le bureau Ovale aujourd'hui. Pour ma part, je ne sais plus comment le qualifier. Si je devais vous dire mon sentiment, ce serait tellement impoli que je ne peux pas.

Disons qu'il est totalement dépourvu d'intelligence, mais totalement! A un point qui laisse absolument pantois. Est-ce qu'on a vu dans l'histoire Un homme d'Etat s'apprêter à négocier avec un autre homme d'Etat, pas un tendre, et lui abandonner tous les objectifs qu'il vise avant même l'ouverture des négociations? - P.Cohen: Quels objectifs? - B.Guetta: Poutine veut garder la Crimée et le Donbass.

Il aurait voulu plus, mais il n'y est pas arrivé. Il ne veut pas que l'Ukraine entre dans l'Alliance atlantique. Poutine veut des nouvelles élections présidentielles qui suivraient immédiatement un cessez-le-feu.

Il veut que les Ukrainiens s'empoignent, qu'il y ait une pagaille intérieure et qu'il puisse en profiter. Ces 3 conditions, les Américains lui ont données. - A.-E.Lemoine: C'est un manque d'intelligence?

Du cynisme? - B.Guetta: Un manque d'intelligence, certainement.

Du cynisme, je ne sais pas. Peut-être est-ce une solidarité idéologique avec V.Poutine.

D.Trump et Poutine se ressemblent, politiquement parlant...

Physiquement, pas vraiment. Politiquement, c'est absolument hallucinant. Ils gouvernent, l'un et l'autre, entourés d'un petit nombre de grandes fortunes et d'hommes chargés, généraux ou policiers, d'une répression brutale.

C'est exactement la même chose. Quand on voit ce qui se passe aujourd'hui avec les immigrés, illégaux, certes, mais immigrés quand même...

On en parle peu car il y a cette tourmente internationale, mais ce que fait faire Trump à ses hommes...

On arrête les parents dans les écoles! - A.-E.Lemoine: Une idéologie qu'ils entendent imposer à l'Europe. - P.Cohen: Ces concessions ne sont pas formellement inscrites dans la discussion... - A.-E.Lemoine: Il a été dit que l'Ukraine ne pourrait pas revenir aux frontières de 2014 ou faire partie de l'Otan. - B.Guetta: Le secrétaire à la Défense a dit tout ce que je viens de vous dire.

Quant aux élections qui devraient suivre...

Trump lui-même a eu une phrase disant que V.Zelensky ne serait pas éternellement président et que les sondages étaient mauvais. Ce qui est terrible, c'est qu'au-delà de ces 3 objectifs, l'objectif de Poutine, c'est évidemment de remodeler complètement le paysage européen sans les Européens ou en leur faisant jouer un rôle de figurants.

Remodeler, ça veut dire quoi? Partager le continent européen en 2 zones d'influence. Une zone américaine et une russe.

Heureusement, car il y a quand même un bon côté de la situation, il y a le fait que ni l'un ni l'autre de ces hommes ne se rende compte qu'ils sont en train de susciter un resserrement des liens absolument incroyable dans l'UE. Depuis 36 ou 48 heures, depuis que cette comédie a commencé, les déclarations tombent. Elles sont de plus en plus fermes.

Elles sont totalement concordantes. Totalement concordantes! Que ce soit la présidente de la Commission, notre président dans l'interview au "Financial Times"...

C'est très fort. Il ne faut pas oublier, dans ce moment, que les 27 pays de l'UE additionnés, c'est quand même, au coude à coude avec la Chine, la 2e économie mondiale. Il ne faut pas oublier le marché de 450 millions de consommateurs que nous incarnons.

Sans nous, ça devient difficile pour les Etats-Unis, pour l'économie américaine. Si nous n'avons pas de défense commune, nous avons quand même des défenses additionnées. Nous ne comptons pas pour rien militairement parlant, même si nous comptons pour beaucoup trop peu.

Les Américains nous disent de nous débrouiller. Monsieur Trump, si nous devons...

Ce n'est pas vous, monsieur Trump! Si nous devons nous débrouiller tout seuls, de quoi vous mêlez-vous? Restez dans votre bureau et foutez-nous la paix!

Foutez-nous la paix! La paix au sens premier du terme! Cet homme est en train de provoquer, à moyen terme, pas après-demain, un danger phénoménal sur notre continent.

Il donne une telle impression de faiblesse mentale ou intellectuelle, je ne sais pas comment il faut le dire...

De faiblesse tout court, allez, hop! Poutine peut se frotter les mains et dire: "Je vais empocher un cessez-le-feu, une ligne de démarcation, une Ukraine de l'Ouest, une Ukraine de l'Est et dans 3 ans, j'irai chatouiller les pays baltes, quand les Américains se seront retirés d'Europe et que les Européens n'auront pas encore constitué leur défense commune." Quelle que soit la volonté, et je vous assure qu'elle est très forte aujourd'hui et unanime, y compris V.Orban, de constituer cette défense commune, il faut plusieurs années pour le faire.

C'est horrible à dire, mais il y aura une fenêtre d'opportunité pour Poutine dans 2 ou 3 ans. Bien sûr que oui! Nous sommes dans une situation incroyablement dangereuse.

Ces gens-là n'ont pas l'air de se rendre compte...

Nous venons d'entendre le vice-président des Etats-Unis dire aux Européens: "Le danger, ce n'est pas la Russie ou la Chine. Le danger, c'est que vous censurez sur les réseaux sociaux." - P.Cohen: Et le recul des valeurs.

Il a eu un discours sur nos libertés, sur l'avortement. - A.-E.Lemoine: Le combat est idéologique. - B.Guetta: Exactement.

C'est pour ça que je parle d'une solidarité idéologique. Aujourd'hui, monsieur Poutine et monsieur Trump tiennent le même discours sur les femmes. C'est très important, dans cette histoire.

C'est une contre-révolution réactionnaire mondiale. - A.-E.Lemoine: Notamment le droit des femmes à disposer de leur corps. - B.Guetta: Au-delà de ça, d'après eux, "il faut renvoyer les femmes à la cuisine".

Quand il y a eu l'accident d'avion à Washington il y a 10 jours, quelle a été la première réaction des trumpistes? "Evidemment, comme il y avait des Afro-Américains et des femmes, il y a eu un accident." C'est absolument incroyable!

Renvoyer les femmes à la cuisine, solidarité réactionnaire...

Macron a eu une très bonne expression avec "internationale réactionnaire". C'est beaucoup plus grave que ça. Ces gens-là s'opposent à la séparation des pouvoirs, à Montesquieu.

On revient sur le siècle des Lumières. Enfin, ils voudraient que nous revenions sur la révolution démocratique introduite par les hommes de l'Encyclopédie et les libéraux, au sens politique, les libéraux britanniques et français. C'est tragique! - A.-E.Lemoine: Pour en revenir à l'Ukraine, quelle est la marge de manoeuvre de V.Zelensky?

Ce plan de projet d'accord sur l'exploitation des minerais et des terres rares, est-ce un moyen d'attendrir les Américains, de monnayer un soutien un peu plus intense et important? - B.Guetta: Il leur fait miroiter un accord, mais il ne signe pas l'accord.

Il leur dit: "Avant de parler avec les Russes, vous devez vous mettre d'accord avec l'ensemble des Européens, Ukrainiens compris." Il essaye...

Véritablement, j'ai une admiration, pardonnez-moi de le dire, qui ne cesse de croître pour cet homme. En face d'une Amérique qui lui dit: "Maintenant, tu sors de scène. On va organiser, avec les Russes, une nouvelle élection présidentielle.

En face de cette Amérique qui lui dit que l'indépendance de son pays, les frontières internationalement reconnues, c'est fini, il reste d'un calme absolument inébranlable. Il joue ce qu'il peut jouer avec beaucoup d'intelligence et de calme. - A.-E.Lemoine: Est-ce que la méthode Trump, qui est appliquée à l'Ukraine, est un peu la même au Proche-Orient?

C'est-à-dire agir vite et provoquer des électrochocs diplomatiques. - B.Guetta: Oui.

Au Proche-Orient, qu'est-ce qui se passe? Il a annoncé son idée...

J'appelle ça "Gaza-les-Bains". Il a tous les pays arabes contre lui. Il a tous les Palestiniens et les Européens contre lui, sans exception.

C'est extraordinaire de faire l'unanimité des pays arabes, de tous les Palestiniens et de tous les Européens. Et il est là, tout fier de lui. Ca ne va déboucher sur rien.

Nous devrions tous nous demander si tout ce cinéma ridicule, dangereux, antipathique, fondamentalement odieux, ça ne pourrait déboucher sur rien. Par moments, on en arrive à se poser la question. Au Proche-Orient, en tout cas, ça ne débouche sur rien.

En Europe, il y a quand même un point d'interrogation. - P.Lescure: Pendant ce temps, il continue néanmoins sa guerre commerciale.

Il a annoncé l'instauration de droits de douane réciproques sur toutes les marchandises importées, hier. ... - P.Lescure: Evidemment, son fameux décret est contraire à l'Organisation mondiale du commerce.

Si cette mesure est appliquée, elle pourrait relancer l'inflation aux Etats-Unis. Résultat: sa politique protectionniste va mécontenter et poser des sacrés problèmes aux consommateurs américains. Il n'en a cure? - B.Guetta: C'est là qu'on reste bouche bée.

Cet homme est en train de tirer le tapis sous ses propres pieds. Sous ses propres pieds! Non seulement il se ridiculise dossier après dossier en faisant des horreurs, mais il se ridiculise quand même.

Là, la partie qu'il s'apprête à jouer en économie est absolument affolante pour le consommateur américain. J'ajouterai une autre chose. Si, réellement, il en arrive à faire 25 % de droits de douane sur les exportations européennes vers les Etats-Unis, ça signifie qu'il va casser la zone économique la plus prospère du monde.

C'est la zone économique qui réunit les 2 plus grandes démocraties du monde. Enfin, les Etats-Unis d'hier et l'UE d'aujourd'hui. Il va faire en économie ce qu'il s'apprête à faire en politique avec l'Alliance atlantique.

Cet homme est en train de briser menu l'Alliance atlantique. Est-ce que vous croyez, aujourd'hui, que V.Poutine se dit "si je chatouille trop un membre européen de l'Otan, le parapluie nucléaire américain va se déployer"?

Il n'y croit plus du tout. Hélas, il a raison de ne plus y croire du tout. Il n'y a plus de parapluie américain, au moment où il n'y a pas encore de défense européenne.

J'en reviens à ce moment, à cette fenêtre. Chaque matin, quand je me réveille, je me dis: "Nom de Dieu! Tous ces gens qui, depuis des décennies, se sont assis systématiquement sur le frein de l'intégration européenne...

Bravo, messieurs les souverainistes. Regardez où nous en sommes!" - P.Cohen: C'est de leur faute? - B.Guetta: Largement.

C'est de la faute des Britanniques. - P.Cohen: Sur l'Otan, une image encore à Munich qui montrait une entente entre J.D.Vance et M.Rutte, le secrétaire général de l'Otan, ancien Premier ministre néerlandais, sur l'idée d'une entente qui continue et sur le fonctionnement de l'Otan, à condition d'un rééquilibrage des ressources, avec une plus grande participation des Européens. - B.Guetta: Bien sûr!

Mais c'est leur rôle! - P.Cohen: Juste pour apporter une petite note moins pessimiste. - B.Guetta: Je ne suis pas très pessimiste. - A.-E.Lemoine: Un peu, quand même. - B.Guetta: On a raison d'avoir peur.

Je ne suis pas catastrophiste. Encore une fois, il y a un revers de la médaille, le revers positif. - A.-E.Lemoine: Le réveil... - B.Guetta: C'est plus qu'un réveil.

Véritablement, il y a une unanimité, Hongrie mise à part, et encore, même pas sur la défense. On dit que madame Meloni est très proche de Trump, mais elle est extrêmement prudente. S'il y a 25 % de droits de douane américains sur les exportations européennes vers les Etats-Unis, les 3 pays les plus touchés, c'est l'Italie, l'Allemagne et l'Irlande.

A ce moment-là, madame Meloni aura besoin de la solidarité européenne. Elle est prudente. - A.-E.Lemoine: Merci.

Vous restez avec nous. - B.Guetta: Avec plaisir. - A.-E.Lemoine: On revient au 26 juillet dernier.

Ce jour-là, il était un des porteurs de la flamme olympique sur le parvis de la basilique Saint-Denis, non loin de là où il a grandi, dans la cité du Franc-Moisin. Il revient pour raconter l'histoire de 70 ans des banlieues, trop souvent réduites à la violence et à la délinquance, là où habite toujours sa maman. - M.Bouhafsi: Ca va, maman? - Oui, et toi? - Le premier à être venu travailler en France, c'est mon grand-père.

Ca reste un modèle pour nous. Tu te rappelles de sa phrase? - C'était quoi? - M.Bouhafsi: "Quand on voulait aller en France, on pensait que les rues étaient pavées d'or.

Les rues n'étaient pas pavées d'or, elles n'étaient pas pavées du tout et on comptait sur nous pour les construire." - A.-E.Lemoine: Bonsoir. - M.Bouhafsi: Rebonsoir. - A.-E.Lemoine: C'est troublant parce que vous n'êtes pas chroniqueur, ce soir, mais réalisateur d'un documentaire diffusé mardi sur France 2.

Ca montre que la banlieue, ce n'est pas le paradis, mais pas l'enfer non plus. C'est surtout l'histoire de femmes et d'hommes qui ont quitté leur pays pour venir travailler en France. Pour beaucoup, ils pensaient, comme votre grand-père, que les rues étaient pavées d'or. - M.Bouhafsi: C'était devenu un credo pour des centaines de milliers d'immigrés juste après la Seconde Guerre mondiale.

Mon grand-père est arrivé juste après la Seconde Guerre mondiale, à l'âge de 20 ans, environ. Il a travaillé dans les mines de sel à Chamonix. J'ai pu échanger longuement avec lui sur son arrivée en France.

Il disait: "Les rues n'étaient pas pavées d'or. Elles n'étaient pas pavées du tout et on comptait sur nous pour les paver." Il travaillait tous les jours dans les mines pour envoyer de l'argent à ma grand-mère maternelle.

Pour lui, il fallait reconstruire la France. Il aimait plus que tout ce pays. Entre 46 et 54, la France a accueilli 400 000 immigrés pour reconstruire le pays.

En Algérie, c'était une colonie, on avait une demi-heure pour partir. Des grands camions venaient récupérer des immigrés, des Algériens. On leur laissait une demi-heure pour partir avec 3 caleçons, une chemise, 2 pantalons.

Ils disaient au revoir à leur famille. - A.-E.Lemoine: C'est pour reconstruire la France après la guerre qu'ils sont venus, mais on n'a construit des cités pour les héberger que bien plus tard.

Au départ, ils vivent dans des bidonvilles. On en dénombrait plus de 200. Un en particulier dont vous parle N.Sarkozy dans le documentaire.

Il traversait ce bidonville enfant. C'est là où il y a La Défense maintenant. - M.Bouhafsi: C'était le bidonville de Nanterre. 10 000 personnes y vivaient.

N.Sarkozy l'évoque dans le documentaire. Il allait regarder les matchs du Racing à Colombes.

Il y avait 10 000 personnes d'origine maghrébine dans ce quartier. A Champigny, il y avait 14 000 personnes, dont beaucoup de Portugais. Le froid venait du sol.

On mettait des vêtements et du bois au sol. Le froid ne venait pas du plafond. Il venait du sol.

On vivait dans la boue. - A.-E.Lemoine: Votre école, où vous vous rendez dans le documentaire avec le président Macron, a été construite là où existait un bidonville des années plus tôt.

On n'a pas construit des logements décents car rien n'était fait pour intégrer ces travailleurs immigrés. On entend des réflexions sidérantes dans les archives. "Ils vivent comme des rats, mais personne ne les force à rester." Quand fleurissent les cités dans les années 70, elles ne sont pas construites en ville mais hors des villes, vous dit J.-L.Borloo.

La frontière physique était réelle, palpable. - M.Bouhafsi: C'est le cas notamment à La Courneuve.

A La Courneuve, vous êtes à 700 m de la gare RER. Il y avait un mur devant car on ne voulait pas que les habitants de La Courneuve voient les habitants de Paris. Dans l'usine de Boulogne-Billancourt, on évitait que les immigrés apprennent le français car on ne voulait pas qu'ils se syndicalisent.

On a construit des quartiers entiers, des bidonvilles et des grandes tours pour faire en sorte qu'il y ait une boucherie, une supérette, tout sur place. On ne voulait pas que ces gens sortent de la cité, de la banlieue pour rejoindre la ville. - A.-E.Lemoine: Dans les années 70, le chômage est plus élevé qu'ailleurs dans les cités, sans qu'aucune politique ne parvienne à l'endiguer.

Ca a amené à la délinquance. - Quand tu enterres un pote à 15 ans, un à 15 ans et demi, un à 16 ans...

Tes parents se demandent ce qu'il se passe. - Quand, comme moi, tu es en échec scolaire, tu es une déception pour ta famille, tu sais que tu n'auras pas accès à des diplômes ni à des bons métiers et des bons salaires, tu es à ça de devenir un délinquant, évidemment. Je n'ai jamais raconté ce que je te raconte là.

J'ai chaud quand je te parle. Je sais que c'est comme ça qu'on fait des erreurs. - A.-E.Lemoine: Est-ce que votre mère avait peur? - M.Bouhafsi: Oui.

Elle explique dans le documentaire...

J'ai 13 ans au moment des émeutes de 2005. Je vois la police partout dans le quartier. Je vois que c'est plus facile, parfois, de tomber dans la délinquance que d'aller à l'école.

Ma mère m'a dit: "Je t'enferme à la maison. Avec ton frère, je vais vous enfermer. Tu ne bougeras pas de la maison." Je pense souvent à ce sketch de J.Debbouze qui disait qu'à l'époque, quand on voyait que quelqu'un courait dans le quartier, on courait nous aussi.

Quand on a 13 ans, on court parce qu'on ne sait pas ce qu'il se passe. J'aurais pu être Zyed et Bouna. Je ne pouvais pas comprendre ce qui s'est passé.

Pourtant, j'ai été sauvé par l'école. La délinquance, pour certains, c'est la facilité. Quand vous êtes dans une classe, évidemment que la République a fait des choses pour améliorer les choses...

J'étais en classe de CM1-CM2 et on était 40. Certains sont tombés sur le chemin. Parfois, les parents ont aussi une responsabilité.

J'ai la chance d'avoir une mère exceptionnelle, mais ce n'est pas facile. Quand on voit que dans ce quartier-là, il est plus facile de gagner 100 euros en gérant un point de deal et en disant que la police va arriver...

C'est plus facile que d'aller en cours. Il n'y a pas une maman qui se lève le matin en se disant: "J'aimerais bien que mon fils soit délinquant!" Ces mamans se battent, mais parfois, elles sont dépassées. - A.-E.Lemoine: La banlieue qui fait peur...

Et puis 3 buts, dont 2 têtes d'un enfant des cités, ont tout changé. - F.Gastambide: Non seulement On gagne, mais c'est un Rebeu qui met 2 buts de la tête.

On se dit que ça y est, on vient de basculer dans quelque chose. Là, on venait tous de comprendre que l'Arabe qui peut te faire peur, en fait, il te fait gagner la Coupe du monde. - D'un seul coup, les Français étaient fiers d'avoir des communautés différentes.

Tout le monde s'accorde à dire que Zidane peut être président. - Au-delà de son exploit, la reconnaissance du gars...

La reconnaissance de ses valeurs, de sa personnalité. La manière dont la France le voyait et le voit toujours. Nous, on l'a, lui.

On lui Doit tous 500 millions de "merci". - A.-E.Lemoine: Mohamed, vous en parlez comme d'un père. - M.Bouhafsi: C'est mon héros.

J'adore toujours le foot. Je raconte une anecdote qui n'est pas dans le documentaire. Après la demi-finale France-Croatie, quand L.Thuram marque ce doublé, je suis sorti dans la rue.

Pour moi, c'était comme mon papa. Ma mère a raconté l'anecdote à Zidane. Je le cherchais car c'était notre héros.

On s'identifie à quelqu'un qui nous avait fait gagner. Les gens d'origine maghrébine rentraient plus facilement en boîte de nuit à Paris. Ca n'a pas duré longtemps.

C'était la 1re fois qu'il y avait une sorte de communion. On n'avait pas la chance d'avoir des places, c'était trop cher. On avait l'impression de faire bloc.

Ca, c'est des images dans mon quartier. C'est mon quartier, que vous voyez. On avait l'impression qu'on était tous des Zidane ce jour-là.

On était tous en train de se dire que ce jour-là, on était tous ensemble, fiers d'être français. Ca n'a pas duré. - P.Cohen: Ca n'a pas duré.

On vient de voir Chirac, président en 98. C'est un doc qui explore aussi la façon dont les politiques s'emparent des banlieues. En 2002, c'est à Garches que Chirac lance sa campagne sur le thème de l'insécurité et de la tolérance zéro. 3 ans plus tard, N.Sarkozy, est ministre de l'Intérieur. - N.Sarkozy: On va nettoyer au karcher.

Il faut nettoyer ce quartier. - Quand tu grandis et que tu as l'impression que la cité, c'est que des voitures qui brûlent et des gens qui se font agresser...

Qu'on est des cafards qu'on doit nettoyer au karcher, ça fait mal. - Ce jour-là, il a fait ça. Il a pointé: c'est eux. - N.Sarkozy: En quoi, ministre de l'Intérieur, je n'étais pas aussi chez moi à La Courneuve, aux Tarterets ou ailleurs?

Il a pu m'arriver de blesser des gens, j'ai pu être maladroit. Le karcher, ce n'était pas une maladresse. C'était la volonté de dire: "On va aller en profondeur chercher ces trafiquants." - P.Cohen: A vos yeux, ça a accentué le fossé entre les quartiers et le reste de la société. - M.Bouhafsi: Avant cette phrase, quand je disais que la France black-blanc-beur était un mirage, il y a le match France-Algérie en 2001, avec "La Marseillaise" qui est sifflée.

On a divisé les Français. - P.Cohen: Et pas de réaction des pouvoirs publics. - M.Bouhafsi: C'est une 1re fracture.

Il y a aussi 2001, les attentats du 11-Septembre. L'Arabe fait peur. En 2002, le passage au second tour de J.-M.Le Pen...

Je me souviens de gens qui disaient qu'ils allaient partir. Des gens qui voulaient quitter la France alors qu'ils étaient français. Les enchaînements ont mené à ça.

La Ligue des droits de l'homme et l'union des magistrats avaient dénoncé les propos de N.Sarkozy parce que ça avait divisé la France en deux. Les habitants des quartiers ont reçu cette phrase comme de l'amalgame. "On est tous les mêmes, on est des déchets, on va nous nettoyer au karcher." Ensuite, les Français des autres territoires se sont dit: "Attendez, il faut nettoyer au karcher?

Il y a de l'inquiétude? Il y a de la violence, des rixes?" Là, ça a divisé.

Les gens se sont dit qu'on n'était pas des Français comme les autres. Cette phrase-là sort encore aujourd'hui comme un profond mal-être pour les habitants des quartiers. C'est un mot qui a blessé. - P.Lescure: Je reviens à d'autres mots de F.Gastambide qui sont extras.

Il dit: "La survie de notre espèce de mecs de banlieue, on doit trouver en quoi on est compétents." C'est leur manière de regarder l'horizon. Il ajoute: "Quand on vient de banlieue, on est plus fort que les autres.

On doit être plus fort que les autres." Ils sont tellement forts qu'en quelques mots, ils parviennent à tirer les vers du nez d'un président de la République un jour où ils le croisent. - J'ai 10 ans. - Ce que je voudrais essayer d'améliorer, c'est qu'on construise des appartements pour les sans-abri parce qu'ils sont dehors.

Ils n'ont pas à manger. En plus, là, il pleut. Je pense qu'il faut construire des appartements pour les sans-abri. - E.Macron: Tu en vois beaucoup, dans ton quartier? - Oui. - E.Macron: On a essayé de construire des places de logement, mais tu as raison. - Vous gagnez combien de salaire? - E.Macron: Avec les prélèvements à la source, je crois que c'est 13 000 par mois. - C'est beaucoup. - E.Macron: Après, j'ai fini dans 2 ans et demi.

Mais c'est beaucoup par rapport au salaire minimum, au salaire moyen. - P.Lescure: C'est un paramètre commun à la banlieue: il faut du culot et du panache. - B.Guetta: Peut-être du naturel. - M.Bouhafsi: Peut-être du naturel...

C'est dans mon école. J'ai croisé ces 4 enfants qui sortaient de l'étude. Ils me parlent d'un coup.

Ils voient les caméras, ils me parlent d'écologie. Ces enfants, qui ont 10 ans, me parlent de la dissolution. Ils me disent: "La prochaine fois, on va aller avec le centre en vacances au Touquet." Je leur demande s'ils savent ce que c'est, Le Touquet.

Ils me disent que non. Je leur dis que c'est la résidence du président de la République. Ils finissent par me parler d'écologie et de logement des sans-abri.

Le président est venu dans mon quartier et j'ai voulu finir par une note positive. Le président, c'était une note d'espoir, pour moi. Ce documentaire n'est ni de gauche ni de droite.

Il n'est pas moralisateur. Je ne dis pas qu'à la fin, vous changerez d'avis sur les banlieues. Je veux faire réfléchir.

Je veux qu'il éclaire et décrypte. Je voulais faire un documentaire fédérateur, pas moralisateur. Je voulais que les gens apprennent des choses.

Pas grave si à la fin, ils maintiennent leurs clichés, au moins, ils auront compris des choses. - A.-E.Lemoine: "La banlieue c'est le paradis", c'est mardi.

Restez avec nous, c'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. Le ministre de l'Intérieur au chevet de Grenoble. - L.Sénéchal: B.Retailleau demande de faire avec le narcotrafic le même travail qui a été fait avec le terrorisme.

Le narcotrafic est, selon lui, derrière l'attaque à la grenade d'hier soir. - B.Retailleau: On a utilisé des techniques de guerre.

Compte tenu de cette hyperviolence, de ce que nous ne luttons pas toujours à armes égales, il faut revoir de fond en comble notre approche pour qu'on puisse se battre à armes égales. - L.Sénéchal: La traque de l'auteur de cette attaque se poursuit.

Un homme a jeté une grenade à fragmentation dans un bar sans un mot avant de s'enfuir. - J'étais en train de faire des mots fléchés et, d'un seul coup, ça a fait "boum". Je me suis demandé ce qui arrivait.

J'ai pris mon chien et je suis sortie. J'ai vu des gens sortir sur des civières. - L.Sénéchal: 15 personnes ont été blessées, dont 6 grièvement.

Aucun pronostic vital engagé. Le propriétaire du bar et son fils ont chacun un long casier judiciaire. Le lieu est connu pour des trafics, notamment de cigarettes, affirme le ministre de l'Intérieur, pour qui, cette attaque est symptomatique d'une forme d'ensauvagement de la société. - Je me fous des polémiques lancées par la droite, la fachosphère.

Le laxisme, pour moi, est du côté des ministres de l'Intérieur successifs depuis N.Sarkozy qui ont fait du narcotrafic leur fond de commerce pour devenir connus. Ca a marché pour N.Sarkozy.

Retailleau et Darmanin, que personne ne connaissait, sont devenus des figures de la politique. - L.Sénéchal: 20 enquêteurs sont mobilisés sur cette affaire. "Nous retrouverons celui qui a fait ça", a martelé le ministre de l'Intérieur. - A.-E.Lemoine: Plainte contre un robot conversationnel d'Apple. - L.Sénéchal: Ce robot est accusé d'écoutes illégales par la Ligue des droits de l'homme.

Pourtant, quand on demande au robot conversationnel s'il nous écoute, il répond qu'il n'écoute que lorsqu'on lui parle. - P.Cohen: S'il nous le dit. - L.Sénéchal: Un ex-salarié donne une autre version. - Apple déclare que les enregistrements n'ont lieu que quand on démarre l'assistant vocal.

Les enregistrements sont déclenchés de manière intempestive sans que l'utilisateur soit au courant. Mon travail consistait à écouter 1300 enregistrements par jour. On nous dit qu'on va entendre des choses à caractère sexuel, violent...

On peut entendre quelqu'un parler de diagnostic de sclérose en plaques, de ses parents ou d'un proche qui avait fait une fausse couche. - L.Sénéchal: Les salariés entrent dans votre intimité.

Lui a claqué la porte après avoir entendu et écouté, en un an, 50 000 conversations. Le créateur de Siri est français. Il est venu il y a quelques jours pour parler d'IA.

Il le dit régulièrement dans des conférences, dès l'origine, il savait que sa technologie avait besoin d'humains. - Ils ont essayé de comprendre un message à partir de mots qui sortaient. Après, vous essayez de comprendre le sens.

C'est super compliqué. Aujourd'hui, les Siri et autres Alexa ne savent pas faire ça très bien. Il faut faire attention à ce qu'on dit, ce qu'on promet et ce qu'on fait. - L.Sénéchal: C'est le cas pour tous les grands groupes du secteur, pas seulement Apple.

Google, Microsoft et Amazon ont embauché des gens pour faire ce même genre de travail. - A.-E.Lemoine: Si je vous écoute pendant la chronique avec mon téléphone, ça fera de la publicité pour "C à vous"?

Rien compris. - L.Sénéchal: Ca ne marche pas comme ça. - A.-E.Lemoine: Paris 2024 avec T.Estanguet, les Jeux d'hiver 2030 dans les Alpes françaises auront E.Grospiron. - L.Sénéchal: Triple champion du monde.

Sa spécialité, c'était le ski de bosses. Une personnalité exubérante. Le public Le découvre dans "Stade 2" en 1989.

Il avait 19 ans. - Pour moi, ce serait plutôt le style "bosse délire". -3 victoires consécutives en Coupe du monde avec, en prime, l'hélicoptère. - On est là pour s'amuser.

A des moments, il faut être sérieux. A l'entraînement, avant une compétition, mais quand même, laissez-nous nous amuser. - L.Sénéchal: Grospiron, auréolé de ses victoires, devient même égérie d'une marque de petits-suisses. - Tu as intérêt à avoir des os solides.

C'est entre 3 et 13 ans que tu construis ton capital osseux. - J'ai 5 ans. - L.Sénéchal: Depuis, il se fait plus discret.

E.Grospiron s'est mû en conférencier. Il a 55 ans et la lourde tâche de succéder à T.Estanguet.

A l'entendre, les Jeux, ce n'est pas vraiment du délire. - J'ai vécu 10 années incroyables. C'était l'aventure d'une vie.

Les Jeux ont changé ma vie. Quand la lumière s'est éteinte à la cérémonie de clôture, c'était d'abord un vrai soulagement, puis un petit vide. Au début, j'ai dormi 12 heures et j'étais encore fatigué. - L.Sénéchal: E.Grospiron sera monsieur Jeux 2030 dans les Alpes françaises. - A.-E.Lemoine: En Italie, c'est pour éviter une coulée de lave que slaloment les skieurs. - L.Sénéchal: Tout en haut du volcan Etna, qui est en éruption une fois par an en moyenne.

Pas de danger pour la population, mais là, l'éruption a lieu en hiver. Il y a de la neige au sommet, 3400 m. Les skieurs s'approchent.

La nuit, il n'y a pas de remontée mécanique, on grimpe à la force des skis. Quand on est en haut, on redescend à côté de la lave incandescente. - A.-E.Lemoine: C'est la Saint-Valentin, ce soir.

L'occasion pour les parents de se faire une soirée en amoureux. - L.Sénéchal: Pas toujours facile quand on a un petit être ou plusieurs qu'on aime, mais qui prennent beaucoup de place. - Appeler des amis ou les grands-parents pour garder les enfants et nous, on fait une escapade à l'hôtel. - Si on a les moyens, on prend une baby-sitter.

Sinon, on s'abstient. - Quand ils n'étaient pas là, c'était plus simple. - C'est moins simple, mais ça se fait.

Je ne vous en dirai pas plus. C'est parce que c'est la Saint-Valentin? J'avais oublié! - L.Sénéchal: On peut ajouter du piquant...

Ou pour se retrouver, il existe des hôtels de jour à la déco spéciale amour. Ils affichent complet depuis des semaines pour la Saint-Valentin. On est allés voir à quoi ça ressemble. - Le principe, c'est de venir se détendre en amis ou en couple.

On a la balnéo. On en met dans chaque pièce. On a aussi un miroir suspendu au plafond, juste au-dessus du lit.

C'est assez demandé. Depuis quelques années, les "love rooms" sont plus convoitées que les hôtels. Il y a des équipements que n'ont pas forcément tous les hôtels. - Ca peut avoir une sorte de réputation, mais il y a une dimension romantique à faire renaître.

Les jeunes sont souvent chez les parents à cet âge-là... - L.Sénéchal: J'ai découvert plein de tendances en découvrant le sujet.

Est-ce que vous saviez que la mode est aux sextoys en bois, plus respectueux de l'environnement? Il y a un public pour ça. Il existe même des sex toys de seconde main.

Il y a en Normandie une petite entreprise qui compte déjà plus d'un millier de clients. ... - L.Sénéchal: Pourquoi pas?

Cette année, il y a un problème sur les fleurs. On a envie d'offrir des roses, mais ce n'est pas la saison. C'est plutôt le mimosa et la tulipe en ce moment.

L'UFC-Que Choisir nous apprend que 100 % des fleurs qu'elle a testées étaient contaminées aux pesticides. Il y a des alternatives. Ce n'est pas idéal non plus.

Ce sont des fleurs en plastique. Il y a des fleurs qu'on pouvait construire. Elles étaient offertes tout à l'heure, gratuitement.

C'est normalement 14 euros le bouquet. Dans un camion à Paris, 5 heures de queue. Il y a un vrai succès. - J'essaie de faire un tournesol, mais je galère un peu.

C'est plutôt sympa. - C'est plus profond qu'une fleur qu'on va simplement acheter. - C'est beaucoup l'amusement de monter la fleur soi-même.

C'est un gros puzzle. - Ce n'est pas éphémère. La personne qui aura le cadeau pourra le garder en souvenir. - Ca ne va jamais faner. - Ca correspond un peu à l'événement d'aujourd'hui.

Ca représente l'amour éternel. - L.Sénéchal: Je vous l'offre, Babeth. - P.Cohen: On peut la garder longtemps. - L.Sénéchal: En lisant "Ouest-France", j'ai eu de l'espoir.

Un couple célèbre ses noces d'albâtre, 75 ans de mariage. Ils fêtent chacun leurs 102 ans. Si ça ne marche pas, que vous êtes séparés et détestez votre ex, vous pouvez faire une bonne action.

Il y a des zoos aux Etats-Unis, en échange de dons, qui proposent de nommer les insectes qu'est en train de manger cet opossum. Vous pouvez aller encore plus loin. Le zoo de Memphis propose de nommer des étrons d'éléphant du nom de votre ex. 18 000 dollars récoltés cette semaine. - A.-E.Lemoine: Ca commence par la Saint-Valentin et ça finit par des étrons.

C'est un bon résumé, Lorrain. Merci, cher Bernard. Bonne Saint-Valentin à vous.

Trump/Poutine : Zelensky isolé ? - C à Vous l’intégrale -14/02/2025 — Bernard Guetta · Pourquijevote