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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 15 juin 2020 49 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSécuritéÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Bourdin Direct du 15 juin - 7h/8h

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 45 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron n'a pas détaillé le plan de relance, qu'en pensez-vous ?

  • 3:29ComplaisanteRéponse directe

    L'idée est d'accélérer pour ne pas rater la reprise économique ?

  • 4:21RelanceRéponse partielle

    Les 228 salariés de la papeterie de la Chapelle d'Arbelet ont été licenciés, que répondez-vous ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Le président a promis de relocaliser certaines industries, comment comptez-vous agir ?

  • 6:09OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a déclaré que la République n'effacerait aucune trace de son histoire, que répondez-vous ?

  • 7:09RelanceÉludée

    Les policiers demandent la démission de Christophe Castaner, que répondez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:45InvitéFait
    « Le président de la République prévient qu'il faudra travailler et produire davantage. »
  • 4:12PrésentateurPromesse
    « Un grand plan de rénovation thermique devrait bientôt voir le jour pour booster l'emploi. »
  • 5:31InvitéFait
    « Le président de la République dit qu'il faut remettre le Made in France aujourd'hui. »
  • 6:42InvitéFait
    « Policiers et gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. »
  • 6:56InvitéPromesse
    « Il serait intraitable face au racisme et aux discriminations. »
  • 27:42InvitéFait
    « Policiers et gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. »
  • 30:06InvitéChiffre
    « La règle de distanciation impose le respect de 4 mètres carrés par élève et l'accueil de 15 enfants maximum par classe en primaire. »
  • 31:37InvitéFait
    « Le chef de l'État exclut d'augmenter les impôts. »
  • 31:42InvitéFait
    « Les Français devront travailler plus pour produire plus. »
  • 38:46PrésentateurFait
    « Cette expression-là, elle sous-entend politiquement que les violences de la police sont illégitimes. »
  • 38:59PrésentateurFait
    « l'ennemi dans la République, c'est celui qui transgresse. Ce n'est pas le policier le danger. »
  • 39:08PrésentateurFait
    « Il y a une volonté d'affaiblir la police nationale. »
  • 39:17PrésentateurFait
    « Mais oui, de l'extrême-gauche. »
  • 39:25PrésentateurFait
    « on assiste à une poussée forte de l'extrême-gauche et de cette déstabilisation de la police nationale. »
  • 39:41PrésentateurFait
    « une starlette de la chanson qui est allée clairement sur le terrain des policiers qui assassinent les jeunes dans les banlieues, ce qui est complètement improbable. »
  • 39:57PrésentateurFait
    « l'affaire Adama Traoré, sans aucune connaissance du fond du dossier. »
  • 40:02PrésentateurFait
    « Mais la volonté, c'est de mobiliser l'électorat de banlieue. »
  • 40:46PrésentateurFait
    « Un policier qui était avec son ami, qui est rentré, il était en civil, et il a été agressé, il est reconnu et agressé. »
  • 41:01PrésentateurFait
    « il aura été agressé sur sa qualité de policier en étant reconnu alors qu'il n'était pas en service. »
  • 41:26PrésentateurFait
    « Moi, je suis favorable au fait de tout sortir sur la place publique parce qu'on n'a rien à se reprocher. »
  • 41:31PrésentateurFait
    « Quand on me demande si je suis favorable à ouvrir l'IGPN, s'il faut le faire, faisons-le. »
  • 41:49PrésentateurFait
    « sur le volet administratif, il n'y a rien à cacher. »
  • 42:14PrésentateurFait
    « J'y suis favorable sur les attaques qu'on subit en ce moment où la police ne contrôle que les Noirs ou les Arabes. »

Temps de parole

  • Présentateur51 %
  • Invité10 %
  • Présentateur 29 %
  • Invité 28 %
  • Invité 37 %
  • Invité 46 %
  • Invité 54 %
  • Invité 63 %

2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, lundi 15 juin, l'info sur RMC, il est 7h01, merci Céline Kalman est là pour les dernières informations, Céline bonjour. Bonjour à tous, 20 minutes d'allocution pour tourner la page du confinement, dans ce journal nous allons revenir sur les annonces du chef de l'état. L'île de France redevient un zone verte, réouverture dès aujourd'hui des restaurants et cafés et surtout retour en classe obligatoire pour les élèves dès lundi prochain. Sans ordre républicain, il n'y a ni sécurité ni liberté, les mots d'Emmanuel Macron à l'égard des forces de l'ordre, les syndicats veulent rencontrer le président. Bienvenue à tous sur RMC.

Un changement de couleur plutôt que prévu, l'ensemble du pays est désormais en vert, exception faite pour la Guyane et Mayotte, et une date que tous les parents ont retenue hier soir lors de l'allocution du chef de l'état le lundi 22 juin. Lundi prochain, tous les élèves devront être accueillis de façon obligatoire dans les collèges et les écoles, ce qui veut dire que les conditions sanitaires vont devoir être allégées. Cette reprise massive était attendue depuis longtemps par ceux qui sont contraints de jongler entre travail et garde d'enfants depuis des mois. Reportage a sonné à côté de Vannes de Florian Chevalet.

Pour Anaïs et Jean-Philippe, parents de deux petits garçons, la bonne nouvelle est tombée peu après 20h. Les écoles, les collègues se prépareront à accueillir à partir du 20 juin tous les élèves. Deux semaines d'école, donc deux semaines sans être contraints de garder les enfants. Professionnellement, ce n'est pas négligeable pour ces deux travailleurs indépendants. Deux semaines, ça change tout. C'est 80 heures de boulot. J'en fais 20, 25 sur une semaine. Jean-Philippe est couvreur, mais depuis le début du confinement, il est obligé de passer beaucoup de temps à la maison pour garder ses enfants.

1:38
Invité

Impossible donc d'exercer son métier normalement. Ce qui me frustre le plus, c'est que j'ai du travail. J'ai un carnet de commandes qui est plein jusqu'à pratiquement octobre, mais je ne peux pas travailler. Chaque mois, il perd entre 50 et 60% de chiffre d'affaires. Quelque part, j'ai l'impression qu'on m'a mis une chaîne ou un boulet au pied. Et ce qui me fait le plus mal, c'est que ce boulet, c'est mes enfants en fait. Et ça, c'est très compliqué à vivre.

1:58
Présentateur

Anaïs, elle est graphiste à son compte. Elle aussi doit reprendre une activité professionnelle à plein temps. Une réouverture des écoles pendant deux semaines. Une bonne nouvelle, oui, mais après.

2:05
Auditeur

Et derrière, il y a deux mois où les colliers de vacances, les accueils du loisir, comment ça va se passer, dans quelles conditions.

2:11
Présentateur

Le couple espère pouvoir s'appuyer sur les centres aérés et les grands-parents cet été pour enfin reprendre une activité professionnelle à plein temps. Et les crèches aussi devront accueillir tous les enfants à partir de lundi prochain. Autre annonce du chef de l'État hier soir, dès le début de son discours, la réouverture des cafés et restaurants en Ile-de-France. Nous allons pouvoir tourner la page du premier acte, en quelque sorte, de la crise que nous venons de traverser. Tout le territoire, à l'exception de Mayotte et de la Guyane, où le virus circule encore activement. Tout le territoire donc passera dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler la zone verte.

Ce qui permettra notamment une reprise plus forte du travail et la réouverture des cafés et restaurants en Ile-de-France. Alors la crise sanitaire en semble s'achever dans notre pays. Moins de 10 morts ces dernières 24 heures, des dizaines de nouveaux cas en revanche. Et le placement en quarantaine en Chine de 10 nouveaux quartiers. Un foyer a notamment été détecté dans un marché du sud de la capitale. Il faut relancer au plus vite l'économie en évitant les hausses d'impôts. Il n'y en aura pas, a promis le chef de l'État. Bonjour Jérémy Trottin, chef du service politique de RMC. Jérémy, pour l'instant Emmanuel Macron n'a pas détaillé le plan de relance.

Mais il y a une petite musique qui résonne, c'est travailler et produire davantage.

3:29
Invité

Oui car l'idée aujourd'hui est bien d'accélérer pour ne pas rater le début de la reprise économique. Constaté dans certains secteurs comme la consommation courante ou l'automobile. Un rebond qui en revanche ne permettra pas d'éviter les faillites et les plans sociaux. A rappeler hier soir le chef de l'État. Alors pour limiter ces destructions d'emplois estimées entre 800 000 et 1 million d'ici à la fin de l'année, le président de la République prévient qu'il faudra travailler et produire davantage. Une déclaration qui n'est pas passée inaperçue.

L'économie française devra se reconstruire pour gagner donc son indépendance dans des secteurs comme le numérique, l'industrie ou encore l'agriculture. Le chef de l'État qui a promis de relocaliser certaines industries veut également réconcilier la production et le climat.

4:12
Présentateur

Un grand plan de rénovation thermique devrait bientôt voir le jour pour booster l'emploi. Merci Jérémy. Hier soir Emmanuel Macron a promis d'oeuvrer à la préservation de l'emploi. Une déclaration qui a dû sonner creux pour les 228 salariés de la papeterie de la Chapelle d'Arbelet à côté de Rouen. Plan de licenciement aujourd'hui, aucun repreneur ne s'est manifesté depuis l'annonce du propriétaire de vendre le site il y a 9 mois. L'usine est la première entreprise française à avoir produit du papier recyclé. Les salariés sont dépités. Alfred Orange. Seul, au milieu du hangar, Cyril contemple les montagnes de papiers à recycler.

Là tout est vide, vous entendez autour de nous, il n'y a pas un bruit. 20 ans de maison et la fierté d'appartenir à une industrie pionnière. Vous ne pouvez être que fier de travailler ici. Vous dites que je travaille à la Chapelle d'Arbelet, on fait du papier 100% recyclé, vous ne pouvez être que fier. Vous pouvez expliquer à vos enfants ce que ça doit être l'industrie de demain. Une industrie ça peut transformer, ça peut faire quelque chose de propre et c'est l'avenir. 350 000 tonnes de papier sont triées ici chaque année avec du matériel de pointe. Arnaud Doxer, représentant des cadres de l'usine, vente l'utilité du site.

Ici, nous transformions, nous étions une solution, nous sommes une solution de recyclage pour plus de 20 millions d'habitants-trieurs. Est-ce que quelque part, quelqu'un de sensé peut se dire, oui, c'est tout à fait normal, passant à autre chose, cette usine est asbine ? Mais les salariés ne perdent pas espoir quant à la reprise de la papeterie et en appel au gouvernement. Julien Sénécal est le secrétaire général du comité d'entreprise.

5:29
Invité

Bien sûr, il faut aller jusqu'au sommet de l'État. Le président de la République dit qu'il faut remettre le Made in France aujourd'hui. Chapelle d'Arbelet, c'est Made in France, c'est du papier 100% recyclé, donc on a le droit d'avoir une réponse de leur part.

5:41
Présentateur

Le site ne sera pas démantelé jusqu'en juin 2021, au cas où un repreneur se manifesterait d'ici là. Après trois mois de fermeture des frontières, les Européens peuvent voyager plus facilement d'un pays à l'autre à partir d'aujourd'hui. Vous pouvez donc, depuis huit nuits, vous rendre librement en Belgique, en Allemagne et dans d'autres États qui ne font pas forcément partie de l'Union européenne, comme la Suisse ou encore la Norvège. RMC, 7h06, Emmanuel Macron était très attendu hier soir sur la mobilisation contre les violences policières et le racisme. Le chef de l'État qui a déclaré que la République n'effacerait aucune trace ni aucun nom de son histoire, Aurélien Manoli.

6:15
Invité

La France ne déboulonnera pas de statut, a prévenu Emmanuel Macron en faisant référence au tag opposé à poser récemment sur des monuments ou au déboulonnage de statuts de personnalités controversées à travers le monde. Il ne faut pas revisiter ou nier ce que nous sommes. Pas question, en revanche, pour Emmanuel Macron de rentrer directement dans le débat sur les violences policières. Le chef de l'État n'a pas eu de mots précis sur les accusations de racisme dans la police, mais il a apporté un soutien clair aux forces de l'ordre. Policiers et gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom.

Sans ordre républicain, il n'y a ni sécurité ni liberté. Mais le chef de l'État a aussi assuré, comme s'il s'adressait aux manifestants, qu'il serait intraitable face au racisme et aux discriminations. Il a promis de nouvelles décisions fortes pour l'égalité des chances.

7:02
Présentateur

Et les mots du président qui n'ont visiblement pas suffi à calmer la colère de la profession qui s'est sentie lâchée par son ministre de l'Intérieur. Arthur, policier, réclamait un acte fort, celui de l'annonce de la démission de Christophe Castaner. « Malheureusement, ça ne va pas régler les problèmes qu'on rencontre actuellement. Il n'y a rien par rapport aux attaques dont on est victime, aux suspicions de racisme avéré et de violences qui nous concernent.

7:25
Invité

Nous, on n'est pas dupes. On n'a pas besoin de ces mots-là pour savoir que la grande majorité de la population soutient sa police.

7:32
Présentateur

Ce qu'on attendait, tout simplement, c'est qu'Emmanuel Macron, le président de la République, demande la démission de Christophe Castaner.

7:38
Invité

Parce qu'il y a eu trahison de notre corps. On ne peut pas imaginer qu'un ministre tel que lui, après ce qui a été dit, puisse poursuivre son travail en toute confiance vis-à-vis de nous.

7:49
Présentateur

Et c'est dans ce contexte tendu qu'on apprend qu'une enquête a été ouverte à Lyon après l'agression d'un policier dans la nuit de samedi à dimanche. Selon le site d'information locale lyonmag.com, l'homme n'était pas en service. Il aurait été agressé et roué de coups par plusieurs jeunes. Le fonctionnaire de police doit être opéré aujourd'hui à la cheville. Le gouvernement va-t-il autoriser les statistiques ethniques ? Le débat est relancé après la déclaration ce week-end de la porte-parole du gouvernement. Sibeth Ndiaye propose de rouvrir le débat de manière apaisée et constructive. Romain Poiseau.

Les statistiques ethniques seraient des outils pour quantifier les inégalités en fonction des origines. Pour Mounji Rwegia, porte-parole de l'association coordination contre le racisme et l'islamophobie à Marseille.

8:31
Invité

Nous on veut pouvoir faire ces statistiques-là, pouvoir mesurer les discriminations, pouvoir mesurer combien de personnes d'origine supposée ont accès aux grandes écoles. Quels sont les plafonds de verre qu'on peut rencontrer ? Tout ça, on peut le démontrer par des statistiques.

8:48
Présentateur

Seulement, il faut bien peser les risques et les bénéfices de ces statistiques pour mettre Henri Leclerc, avocat pénaliste et président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme. Est-ce que ça ne risque pas de les renforcer, les discriminations ? Est-ce que vous mettrez une ethnie juive, par exemple ? Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ? Vous créerez une ethnie moyenne orientale ? Non. L'objectif, c'est de ne rien faire qui renforce les discriminations. La répression des discriminations, des actes discriminatoires, c'est plus intéressant, me semble-t-il, que de faire des statistiques ethniques.

Plusieurs élus de droite et d'extrême droite ont fait part de leur hostilité aux statistiques ethniques, tout comme le délégué interministériel à la lutte contre le racisme. Bien, les statistiques ethniques, on va en parler avec Nicolas Poincaré tout à l'heure. Céline, à 8h moins 10, ça sera passionnant parce que c'est un sujet passionnant. Est-ce que vous êtes favorable à des statistiques ethniques ? Oui, non. 3216 rmc.fr. Et puis, n'oubliez pas mon rendez-vous de 8h30 avec Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes Publics. Je reviendrai évidemment sur l'intervention d'Emmanuel Macron. Je reviendrai sur ses problèmes personnels. Je reviendrai sur son cumul.

Maire, ministre, voilà des sujets abordés tout à l'heure, que j'aborderai d'ailleurs, avec Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes Publics, qui sera notre invité. C'est l'homme qu'il fallait avoir ce matin, qui sera notre invité. 8h30 sur RMC et BFM TV. Il est 7h11. Allez, 7h11 minutes, Florence Delanois est là avec nous, secrétaire générale du Syndicat National des Personnels de Direction de l'Éducation Nationale. Florence Delanois, bonjour. Bonjour. Merci. Avant d'être avec nous, je voudrais prendre deux auditrices, parce qu'elles attendent depuis un moment, Florence Delanois. Je ne vais pas faire attendre deux jeunes femmes comme Dani et Johan.

On va commencer avec Johan, qui est marseillaise. Bonjour Johan. Allô Johan. Johan. Bon, eh bien Johan n'est pas là. On la retrouvera tout à l'heure. Allô. Allô. Johan.

10:48
Invité

Oui, tu vous entends ?

10:49
Présentateur

Oui, moi aussi Johan. Bonjour Johan. Vous êtes assistante maternelle. Bonjour, monsieur Bourdin. Bonjour Johan. Alors, il paraît que vous écoutez la radio depuis un an ?

10:58
Invité

Oui, tous les matins. Tous les matins, depuis quelques années, avec mon époux. Depuis quelques années. D'accord. Voilà, c'est mon époux qui m'a fait découvrir RMC. Bon. Et avant de commencer mon travail, en fait, on se découte.

11:08
Présentateur

Eh bien, c'est génial ça, Johan.

11:11
Invité

Je profite également de l'occasion pour vous souhaiter un joyeux anniversaire.

11:15
Présentateur

Ah bien, c'est gentil, c'est gentil. Votre fille, je crois, est née un 15 juin, c'est vrai ? Tout à fait.

11:20
Invité

Aujourd'hui, c'est son anniversaire.

11:21
Auditeur

Elle a 22 ans. Et en fait, elle fait des études. Actuellement, elle attend ses résultats pour sa licence.

11:30
Présentateur

Et elle souhaite être journaliste comme vous. Elle souhaite devenir journaliste. Tout à fait.

11:35
Auditeur

Mais elle est en international. Elle voudrait être en international.

11:37
Présentateur

Elle a bien raison. Alors là, ça, c'est... Oui, ça, elle a bien raison, Johan. Merci, Johan. Vous lui souhaitez bonne chance. Merci à vous.

11:45
Invité

Merci beaucoup. Une bonne journée. Au revoir.

11:46
Présentateur

Merci, au revoir. Je vais prendre Dany vite fait. Et ensuite, nous sommes avec Florence Delanois. Dany ?

11:51
Invité

Oui, allô ?

11:52
Présentateur

Oui, Dany, vous êtes dans le Finistère. Nous traversons la France. Ça va, Dany ?

11:55
Invité

Oui, oui, très bien. Et puis, Jean-Jacques, je suis... Je me suis permis d'appeler parce que vous êtes un homme, mais formidable. Vous êtes un grand homme. Et je voulais, à cette occasion, vous souhaiter un très, très bon anniversaire.

12:09
Présentateur

Merci, ça me fait plaisir, Dany. Ça me fait plaisir. Dany, vous écoutez RMC depuis peu de temps, je crois.

12:16
Invité

Oui, je regarde la télé à partir de 6 heures.

12:19
Présentateur

Voilà.

12:19
Invité

Et ça fera un an le 12 juillet.

12:21
Présentateur

Voilà, vous regardez la télé depuis le 12 juillet dernier. Comment avez-vous découvert RMC Découverte ?

12:28
Invité

On connaissait par la radio. Et puis, on vous connaissait. Et puis, depuis qu'on est ici, je ne regardais jamais la télé le matin. Et depuis qu'on est ici, on vous regarde tous les matins, tous les matins, tous les matins. Vous avez une superbe équipe. Vous êtes un homme vraiment formidable.

12:46
Présentateur

L'équipe, ça, c'est vrai que... Bon, Dany, merci beaucoup. Et continuez à regarder. D'ailleurs, vous êtes de plus en plus nombreux à regarder RMC Découverte le matin. Il faut quand même le souligner. Et ne pas oublier RMC Découverte, parce qu'on parle de la radio. Mais enfin, comme il y a de plus en plus de téléspectateurs sur RMC Découverte, c'est bien. Ça nous fait plaisir.

13:07
Invité

Voilà. Et je vous souhaite encore un très, très bon anniversaire.

13:10
Présentateur

Merci, merci beaucoup. Je vous embrasse, Dany. Merci.

13:13
Invité

Oui, moi aussi, Jean-Jacques.

13:14
Présentateur

Au revoir. Merci. Au revoir, Dany. Bien. Pardonnez-moi, Florence Delanois. Parenthèse refermée. Vous êtes proviseur du lycée Charlotte Périan à Guenet. C'est dans le nord. 1300 élèves. Mais vous parlez au nom des proviseurs et des principaux de collège aussi. Florence Delanois. Tous les collèges ouverts à tous les élèves, sauf Guyane et Mayotte. Mais à tous les élèves à partir de lundi prochain. Il fallait ?

13:44
Invité

Alors, ça, c'est pour l'instant une annonce du président de la République. Et on attend d'avoir un petit peu plus de précision quand même. Notamment sur l'application des protocoles sanitaires. Parce que c'est bien ça qui empêchait tous les élèves et tous les professeurs de revenir dans leur établissement.

13:58
Présentateur

Si j'ai bien compris. Si j'ai bien compris. Pardon, je vous coupe, Florence Delanois. Mais si j'ai bien compris. Le protocole sanitaire, on va un peu l'oublier pour les derniers jours de l'année.

14:08
Invité

Oui, alors, il devrait être allégé. Alors, on a déjà vu un protocole qui nous dit qu'on passe à une distance d'un mètre entre chaque élève, collégien ou élève en école primaire. Mais même cet espace d'un mètre, ça reste encore un peu flou. Parce que ça ne nous permet pas, a priori, d'accueillir une classe complète. Mais d'un autre côté, très franchement, à cette époque-ci de l'année, je ne suis pas certaine que nous soyons débordés par une masse de collégiens souhaitant revenir au lycée. On accueillera tous ceux qui voudront revenir. Florence Delanois.

14:41
Présentateur

Florence Delanois. Florence Delanois. Florence Delanois. Cela concerne évidemment les écoles élémentaires, le primaire, et cela concerne les collèges et pas les lycéens. Mais les collégiens, toutes les réactions que nous avons, même pour 15 jours de classe, les collégiens sont dans l'ensemble, apparemment à travers les réactions, très heureux de retrouver les copains, les copines et de retrouver l'ambiance du collège.

15:07
Invité

Alors, c'est vrai que je pense que tous les enseignants et tous les élèves seront heureux de se retrouver. Et d'ailleurs, en lycée, il y a un peu de frustration de la part de nos lycéens aussi, notamment ce terminal qui vont quitter les établissements. Mais je vous dis, l'ambiance, là, je suis un petit peu moins sûre parce qu'on attend, je vous dis, de savoir exactement ce qu'il en sera du protocole sanitaire et de ses allégements. Parce que s'il n'est pas allégé, eh bien, on reste dans la situation existante, c'est-à-dire très peu d'élèves accueillis. S'il est vraiment allégé, ça sera sans doute un petit peu plus agréable.

Mais pour l'instant, on reste sur une annonce, un dimanche soir du président. Donc, nous ne savons pas trop comment on va pouvoir mettre cela en place.

15:47
Présentateur

Bien, bien. Le protocole sanitaire, nous verrons. Pour les lycéens, rien ne change vraiment.

15:53
Invité

Pour les lycéens, on reste sur ce qu'on était en train de travailler. C'est-à-dire essentiellement, dans les lycées, on travaille beaucoup avec les élèves qui n'ont pas eu le bac automatiquement. Tous ces élèves, dont la moyenne générale est entre 8 et 10, et qu'il faut préparer à l'examen. Parce qu'eux vont passer leur fameuse orale de rattrapage. Donc, là, sur les lycées, ça devient la priorité maintenant à 15 jours de l'examen. Parce que là, il y a un examen.

16:20
Présentateur

Évidemment, évidemment. Merci beaucoup, Florence Delanois. Merci d'avoir été avec nous. Il est quelle heure ? Il est 7h17. Vous êtes sur RMC. Vous continuez à appeler sur tous les sujets. Je rappelle que Gérald Darmanin sera notre invité tout à l'heure de 8h30 à 9h. J'ai des quantités de questions à lui poser ce matin. Je suis heureux de le recevoir pour lui poser des questions, notamment sur ce qu'a dit Emmanuel Macron à travers l'accélération du confinement. Il va falloir travailler et produire davantage, a dit Emmanuel Macron hier. Mais moi, j'aimerais savoir ce que ça veut dire. Ce que ça veut dire. Nous verrons bien ce que répond Gérald Darmanin tout à l'heure. Il est 7h18.

17:01
Invité

Les frontières européennes roux aujourd'hui, la plupart. Où pourra-t-on voyager cet été ? Réponse avec Marie Dupin, Dupin Quotidien, dans quelques minutes, sur RMC. RMC.

17:12
Présentateur

RMC. Dupin Quotidien. Avec Marie Dupin. Marie, ça va Marie ?

17:16
Invité

Oui, ça va.

17:17
Présentateur

Je voudrais quand même, avant de vous donner la parole, expliquer pourquoi j'ai un pigeon à côté de moi. C'est le moment. J'ai un beau pigeon à côté de moi, offert par toute l'équipe. Ça me fait plaisir. En peluche, ça. En peluche. En peluche. Pourquoi ? Evidemment. Pourquoi ce pigeon ? Parce qu'il y a quelques semaines, il est arrivé chez moi dans les Cévennes, un très beau pigeon voyageur. Qui est resté bagué. Très beau. Qui est resté plusieurs jours. Alors, nous avons appelé les associations de Colombo-Philippe pour savoir ce qu'il fallait faire. Enfin bon, etc. Etc. Il était perdu, m'ont-il dit. Pas. Peut-être pas si perdu que ça. Parce que il est reparti et il est revenu.

Et il est revenu. Et donc, on lui a donné à manger. Et Anne, ma femme, lui a même donné ses graines de petit-déjeuner. Vous savez, elle mange du mûchelis le matin. Moi, je ne connais pas ça. Je ne mange que des baguettes de pain. Mais voilà, elle mange des mûchelis. Elle lui a donné. Il s'est régalé. Il a évé. Tout de suite, il s'est régalé. C'est pour ça qu'il est revenu. Il s'est régalé. Il est revenu. Et donc, ce pigeon, il est reparti là. Et j'ai peur, j'espère, j'espère, j'espère qu'il n'a pas été dévoré par des aigles ou des oiseaux de proie, des buses ou autres qui tournent autour de la maison. Et qui sont là, il y en a. Et là, il ne pourrait pas se défendre.

Alors, on l'a surnommé Félix. Donc, voilà. Je vous présente Félix.

18:42
Invité

Félix 32-16 pour nous rassurer.

18:44
Présentateur

Si vous voyez Félix. Alors, j'ai son numéro de bague. Vous savez qu'ils sont tous bagués. Et ce que vous savez, j'ai appris une chose formidable. C'est que si jamais il y a conflit, ils sont réquisitionnés. Si la France entre en guerre, tous ces pigeons voyageurs bagués sont réquisitionnés immédiatement comme supplétifs de l'armée française. Oui, parce qu'ils peuvent transporter des messages en passant à travers tous les systèmes de radars les mieux élaborés du monde. Bien, il est cette heureuse. Marie, voilà. On a refermé la parenthèse pigeon. Bon, Marie, vous n'allez pas parler des frontières, justement. Les pigeons peuvent franchir les frontières.

19:21
Invité

Peut-être que Félix est parti en vacances en Grèce ou en France.

19:24
Présentateur

Oui, oui, oui. Ces frontières qui rouvrent aujourd'hui, Marie.

19:27
Invité

Exactement. Avec encore quelques restrictions. On ne va quand même pas pouvoir voyager partout dès aujourd'hui. Mais effectivement, plusieurs pays rouvrent leurs frontières. La France, d'abord, puisqu'Emmanuel Macron a annoncé que nous ouvrions nos frontières aux autres pays européens. Et à partir du 1er juillet, nous pourrons nous rendre hors d'Europe dans les États où l'épidémie est maîtrisée. D'autres pays avaient déjà pris les devants, comme l'Italie, où il était déjà possible de se rendre depuis le 3 juin. Aujourd'hui, c'est au tour de la Belgique, l'Allemagne, la Grèce, de rétablir la libre circulation avec tous les pays du continent.

La Grèce qui va même plus loin, puisqu'elle ouvre aussi ses frontières aux voyageurs étrangers et d'autres pays hors Union européenne, comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud ou la Chine. Mais les visiteurs en provenance de zones très touchées, comme la région parisienne, devront accepter de se faire tester et de s'autoconfiner pendant une semaine.

20:11
Présentateur

En Grèce ?

20:12
Invité

Oui, en Grèce.

20:12
Présentateur

Ah oui. Ce n'est peut-être pas pour tout de suite, tout de suite. Oui, ce n'est peut-être pas pour tout de suite, tout de suite. L'Espagne non plus. Mais les Grecs pensent aux touristes aussi.

20:20
Invité

Ils y pensent, voilà.

20:21
Présentateur

Et oui, et à leur économie. La Grèce qui a été peu touchée d'ailleurs par le virus. Pour se rendre en Espagne, il va encore falloir patienter un peu, Marie.

20:28
Invité

Oui, l'Espagne ne voulait pas rouvrir ses frontières avant le 1er juillet. Finalement, ce sera le 21 juin. Et en attendant, le pays va tester un assouplissement dès aujourd'hui pour les touristes allemands qui auront la chance de se rendre dans les baléas. Voilà. Et puis au Portugal, les autorités préfèrent jouer la prudence et maintiennent leur échéance au 1er juillet.

20:46
Présentateur

D'autres pays de l'espace Schengen maintiennent des restrictions.

20:50
Invité

La Norvège, par exemple, ne rouvre ses frontières qu'aux pays nordiques et encore pas à la Suède. Le Danemark n'accepte les voyageurs qu'en provenance d'Allemagne, de Norvège ou d'Islande. Pour se rendre en Islande, il faudra accepter de se faire dépister, comme la Grèce. Et puis d'autres pays, comme la Hongrie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Létonie, maintiennent aussi des restrictions pour les voyageurs en provenance des destinations européennes les plus touchées. Donc vous voyez, on ouvre les frontières, mais un peu en ordre dispersé quand même.

21:16
Présentateur

Timidement, timidement. Bien, merci Marie. Il est quelle heure ? Il est 7h26. C'est l'heure de Charles Magnin et des réseaux sociaux. Mon cher Charles, donnez-moi votre fiche. Alors, l'actu des réseaux sociaux, Charles, où l'allocution d'Emmanuel Macron a évidemment été très, très commentée. Première info qui a réjoui les internautes hier soir, désormais, c'est open bar, réouverture des bars, café, restaurant dans tout l'hexagone. C'est tout ce que j'ai retenu. À quelle heure ? Il y a un happy hour ? À partir de 7h, ça doit déjà commencer un peu à rouvrir. On peut peut-être rentrer dans les cafés un peu partout.

D'ailleurs, c'est tout ce que j'ai retenu, dit une internaute qui a visiblement hâte

21:56
Invité

d'en profiter. Selon un autre internaute, l'excuse du virus pour ne pas aller à la salle de sport prend donc officiellement fin ce matin pour tous les Français. Mais c'est évidemment le retour en classe le 22 juin pour les écoliers et les collégiens qui a suscité le plus de commentaires. D'abord de la part des lycéens qui, à en croire, leurs tweets sont visiblement ravis d'échapper à ce retour en classe. Mais pour les plus jeunes, on a surtout pu lire le soulagement des parents. Je vais préparer le cartable de ma fille dès maintenant en criant « Vive la République, vive la France !

» écrivait hier soir une maman sur Twitter « Je suis déjà devant l'école avec mes enfants pour être sûr de les déposer en premier dans 8 jours », dit

22:31
Présentateur

un papa, même si selon certains, faire revenir les enfants à l'école uniquement pour deux semaines fin juin. C'est clairement une victoire du lobby des Kermesses. Sur la forme, un détail est retenu l'attention des internautes. La fontaine, la fontaine en arrière-plan.

22:44
Invité

Impossible de la louper. Hier, Emmanuel Macron s'exprime généralement devant un mur ou une fenêtre fermée. Mais hier soir, certains ont été captivés par cette fontaine. Je n'ai rien écouté. Trop concentré sur la fontaine, dit un internaute. Je rêve de me jeter dedans, écrit un autre.

22:57
Présentateur

Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ni de tes impôts, écrit un internaute. Quand un autre surnomme Emmanuel Macron « la fable », en un seul mot, de la fontaine. Le côté politique, chacun, évidemment, y est allé de son commentaire. Grande surprise. Grande surprise.

23:10
Invité

Les responsables des oppositions ont trouvé la locution catastrophique. Les membres de la majorité l'ont jugé fantastique. Mais plusieurs détails ont retenu l'attention des internautes. D'abord, l'apparition de l'expression « nouveau chemin » qui vient donc succéder à « nouveau cap » et « nouvel acte » du quinquennat. Et puis, en cette période de rumeurs, de remaniements, certains notent qu'aucun ministre n'a été cité par le président de la République. Mais surtout, beaucoup ont eu l'impression d'écouter le discours d'un candidat à l'élection présidentielle. Enfin, les plus taquins auront noté que, juste après cette allocution,

23:38
Présentateur

TF1 avait programmé le film « Rien n'a déclaré ». Ça ne s'invente pas. Bien, merci. Il est 7h28. Merci beaucoup. Charles, expliquez-nous. Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour, bon anniversaire Jean-Luc. Oui, merci beaucoup Nicolas. Alors, faut-il autoriser les statistiques ethniques ? Alors, c'est interdit en France de faire des statistiques basées par exemple sur la couleur de la peau. Ça fait 40 ans que c'est comme ça et ça fait 40 ans qu'on en discute. Je vais vous dire les arguments de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. C'est un vieux débat français.

Faut-il autoriser les statistiques ethniques qui sont autorisées en Grande-Bretagne et qui sont autorisées aux États-Unis, bien sûr. Bien dans les pays anglo-saxons, dans le monde anglo-saxon. Angéline est à la valette du Var, dans le Var. Bonjour Angéline. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Mon Dieu, je suis la plus heureuse et je me suis permis de vous appeler pour vous souhaiter bon anniversaire parce que je crois que j'en ai le droit. Je vais vous dire pourquoi.

24:31
Invité

Ça fait 60 ans que j'écoute RMC. Combien ? Vous faites l'éloge de ceux qui viennent tout juste d'adhérer à votre émission. J'ai dit, moi, après 60 ans, si je n'ai pas le droit de m'imposer aujourd'hui, je ne le ferai jamais. Voilà. Angéline, vous êtes merveilleuse. Moi, par contre, pendant le confinement, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai découvert votre canal 23.

24:54
Présentateur

Ah, 24. Malgré mon âge assez avancé, j'ai beaucoup d'occupations, je sors beaucoup, je conduis, je vais dans les petits balais. Voilà. Je n'arrête pas, je suis une mamie infernale. Infernale à 84 ans. Vous avez la pêche. Je vous le dis. Bravo Angéline. Alors aujourd'hui, moi, vous faites partie de ma famille. Votre équipe est formidable.

25:17
Invité

Mais quand vous n'êtes pas là, il n'y a rien à faire. Je suis triste.

25:20
Présentateur

Voilà. Je vous l'avoue, je suis triste. Bon. Merci Angéline. Merci. Je vous embrasse. Bon anniversaire. Merci. Et toute l'équipe vous embrasse. Merci Angéline. Je suis fière de faire partie de votre famille. Bah, évidemment que vous en faites partie. Toutes celles et ceux qui sont là. C'est le lien que nous avons, Angéline.

25:38
Invité

Bien sûr. Vous savez, ça remet la hurlette et tout ça. M'aimait la hurlette.

25:45
Présentateur

Vous n'avez qu'à voir. J'ai eu gagné d'ailleurs. Depuis de nombreuses années, je ne gagne plus. Je n'ai pas cette chance d'être tiré au sort. J'ai eu gagné. On a adopté une petite fille. Puisque ma fille ne pouvait pas avoir d'enfant. On a adopté une petite Roumaine à l'âge de 9 mois.

26:01
Invité

Et votre radio m'a permis de recevoir des amis et tout ça. Parce que j'avais gagné tout un tas de choses à Monte Carlo.

26:08
Présentateur

Merci beaucoup, Angéline. On vous embrasse. Merci. Oui, Angéline. Très, très vite.

26:14
Invité

C'est ma période de gloire. Voilà.

26:16
Présentateur

Bien. Merci.

26:17
Invité

Merci, Jean-Jacques. Merci d'avoir rappelé.

26:20
Présentateur

Merci. Au revoir, Angéline. 7h30. Si vous voulez rester jeune, écoutez RMC.

26:24
Invité

Nos policiers, nos gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. C'est ce que dit Emmanuel Macron. Est-ce que c'est suffisant pour calmer la colère ? On va en parler avec David Lebars, du syndicat des commissaires de la police nationale, après 7h30 sur RMC.

26:38
Présentateur

Bien. Pierrick Bonneau est là pour les informations. Il est 7h32. Vous êtes sur RMC. Merci, Pierrick. Bonjour.

26:44
Invité

Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour à tous. Le compte n'y est pas. La colère des policiers est toujours intacte. Hier soir, après l'allocution du chef de l'État, en pleine mobilisation contre les violences policières, les forces de l'ordre ont manifesté à Paris. Emmanuel Macron esquisse les contours de l'acte 3 du déconfinement. Les écoles et collèges ouverts plus largement à partir de lundi prochain. Les cafés et restaurants peuvent de nouveau accueillir leurs clients en salle depuis ce matin en Ile-de-France. Et puis une bonne nouvelle pour le tourisme. Notre foncière avec l'Espagne rouvrira dimanche prochain. C'est 10 jours avant la date prévue. Bon réveil. Bienvenue à tous.

Rassurer les forces de l'ordre, donc, c'était gyrophare allumée et sirène hurlante que des centaines de policiers ont manifesté cette nuit aux abords du Trocadéro à Paris, quelques heures seulement après l'allocution d'Emmanuel Macron, qui avait pourtant apporté son soutien aux forces de l'ordre. Policiers et gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation, a lancé le chef de l'État, alors que de nouvelles manifestations contre les violences policières ont eu lieu ce week-end d'un peu partout en France. Les mots du président n'ont donc pas suffi à rassurer Jean-Baptiste Bourgeon.

Dos à la tour Eiffel, les visages éclairés par la lumière bleue des gyrophares, les policiers reprennent en cœur la marseillaise. Vos âmes, nos citoyens, nous nous sommes en train de se faire.

28:08
Présentateur

Malgré les mots bienveillants du président de la République, la colère est toujours palpable, explique Rocco Contento du syndicat SGP Police.

28:14
Invité

Ça fait toujours chaud au cœur de voir notre président de la République qui nous dit qu'il soutient sa police au-delà de ça. Il y a une colère dans les rangs et qui a été exacerbée par les déclarations du ministre de l'Intérieur. Si on ne retire un à un nos moyens de contrainte, lorsque nous devons maîtriser des forces de l'ordre, on va faire comment pour faire notre travail ?

28:33
Présentateur

C'est nous qui serons pour le coup en danger. Manque de matériel, de reconnaissance, c'est ce que dénonce Nicolas, policier à Paris.

28:39
Invité

C'est vraiment qu'on en a marre en fait, d'être jeté comme ça au feu sans avoir du matériel concret. C'est le ressenti qu'on a en tout cas, c'est vraiment d'avoir été lâché par le ministre, d'avoir parlé de suspension dès que les soupçons avérées de racisme ont lieu. Et c'est vraiment de nous lâcher au lieu de nous défendre comme il a pu le faire au moment de la crise du Géjaune. Une colère silencieuse qui doit faire du bruit, résume ce policier qui a déjà prévu de participer à d'autres rassemblements. Et il s'agissait surtout pour le président de la République hier soir de rassurer les Français. Emmanuel Macron confirme que nous entrons dans la troisième et dernière phase du déconfinement.

Tous les départements français passent au vert, alors que le bilan de ces dernières 24 heures est tombé sous la barre des dix morts. Neuf nouvelles victimes du coronavirus en France. À partir de lundi, les établissements scolaires devront être en capacité d'accueillir tous les élèves. Écoutez le chef de l'État, Emmanuel Macron.

29:27
Présentateur

En hexagone comme en Outre-mer, les crèches, les écoles, les collèges se prépareront à accueillir, à partir du 22 juin, tous les élèves, de manière obligatoire et selon les règles de présence normale.

29:43
Invité

Bonjour Elia Manoli. Bonjour. On s'attendait effectivement à ce que le protocole sanitaire soit allégé dans les établissements scolaires. Le gouvernement passe à la vitesse supérieure dans les crèches, les écoles et les collèges. Et ce matin, on ne sait pas vraiment comment ça va se passer.

29:55
Présentateur

Alors, dès aujourd'hui, le ministre de l'Éducation nationale va recevoir les syndicats pour travailler sur l'assouplissement de ce protocole sanitaire.

30:01
Invité

Il ne sera pas question de l'abroger totalement, mais de l'alléger pour permettre l'accueil de plus d'élèves. Car aujourd'hui, la règle de distanciation impose le respect de 4 mètres carrés par élève et l'accueil de 15 enfants maximum par classe en primaire. Alors, cette règle sera-t-elle levée ? C'est le souhait de nombreux chefs d'établissements qui vont devoir en une semaine repenser toute leur organisation. Mais il n'est pas certain que les classes pourront reprendre à effectif plein. Les règles de nettoyage pourraient être assouplies. Le port du masque, lui, devra demeurer obligatoire pour les collégiens et l'équipe pédagogique.

Enfin, pour permettre à plus d'élèves de retourner en classe, il faudra plus d'enseignants de retour dans les établissements. Le ministère sera donc très strict sur les refus de leur part de reprendre le travail en présentiel. En Ile-de-France, les restaurateurs vont pouvoir souffler et rouvrir leurs salles tout en continuant à faire respecter la distanciation sociale. Jusqu'à présent, seules les terrasses étaient ouvertes en région parisienne. Stéphanie Posa est vice-présidente déléguée de la CPME et elle aurait souhaité que le déconfinement se fasse plus rapidement.

Déjà, on est rassuré pour les restaurateurs, notamment en Ile-de-France, puisqu'ils vont pouvoir redémarrer une activité autre que uniquement les terrasses. Par contre, nous, ce que nous aurions aimé et ce que nous aimerions, c'est que les protocoles puissent être revus. C'est-à-dire qu'à partir du moment, par exemple, où on porte des masques, est-ce qu'on ne pourrait pas revoir cette surface de 4 mètres carrés pour laquelle, pour certaines entreprises, c'est très compliqué et ça réduit énormément les flux commerciaux. C'est un pas de plus, on avance, on aimerait que ça puisse aller un peu plus vite.

Et pour financer les 500 milliards d'euros dépensés pour faire face à la crise, le chef de l'État exclut d'augmenter les impôts, mais il prévient, les Français devront travailler plus pour produire plus, pour ne pas dépendre des autres. Pas plus de détails ce matin, les annonces seront faites le mois prochain. Depuis minuit, la plupart des frontières européennes ont rouvert après presque trois mois de fermeture. Vous êtes donc désormais libre de vous rendre sans justificatif en Italie, en Belgique, en Allemagne et même en Suisse. Pour l'Espagne, il faudra attendre le 21 juin dimanche prochain.

Au lieu du 1er juillet, la date initialement prévue, une réouverture anticipée et une excellente nouvelle pour les voyagistes français. Valentine Rau, l'Espagne est la destination étrangère favorite des Français l'été. Dix jours de vente de séjour en plus pour les agences de voyage françaises, c'est une vraie bouffée d'air frais pour Lionel Abbasque, directeur de Terre d'Aventure.

32:23
Présentateur

Ça va avoir un vrai impact. Dès l'annonce du déconfinement en France, on a constaté une très forte demande sur la France. Et donc on considère que sur l'Espagne, à quelques jours des vacances d'été, effectivement c'est un facteur très important pour permettre aux clients de se décider. Et on va pouvoir ainsi combler une partie du retard, c'est certain.

32:41
Invité

En temps normal, 12 millions de Français passent leurs vacances en Espagne chaque été. Jean-Pierre Masse, président du syndicat des entreprises de voyage, espère en voir partir le plus possible.

32:49
Présentateur

Le fait qu'il n'y ait plus aucun contrôle sanitaire va libérer les mouvements de la France vers l'Espagne. Au lieu d'avoir une activité pour l'été que l'on estimait à 15% d'une activité normale, la bulle d'oxygène que donne l'Espagne est un très bon signe pour aller au-delà de ce niveau et peut-être atteindre 30 ou 40% d'une saison d'été normale.

33:09
Invité

Habituellement, les vacances en Espagne représentent un milliard d'euros de chiffre d'affaires pour les voyagistes français. Et ce retour progressif à la normale en France et un peu partout en Europe ne doit pas nous faire oublier que le virus est loin d'être éliminé. En Chine, là où il est apparu il y a maintenant plus de 6 mois, dans la capitale Pékin, 10 nouvelles zones résidentielles ont été placées en quarantaine. Un gigantesque marché avait été fermé la semaine dernière au sud de la ville. Officiellement, 36 nouveaux cas de coronavirus dénombrés en Chine ces dernières 24 heures. Les courses, Mathieu Rouault, c'est à Vichy cet après-midi.

À vivre en direct sur RMC Découverte, canal 24 de la TNT. C'est à partir d'aujourd'hui, et ce sera désormais tous les jours, 13h50, RMC Découverte pour les courses.

33:48
Présentateur

Le pronostic favori, numéro 10, Crack Money, Outsider, 8, Ananda, le 10 et le 8. RMC Découverte, c'est la chaîne 24, c'est le matin, tous les matins, avec nous. Depuis 6 heures à la télé, 4h30 à la radio, avec Mathieu Rouault et toute l'équipe. David Lebars, c'est là, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale. Bonjour, merci d'être avec nous. Vous avez suivi l'intervention du président de la République hier soir. J'ai vu les réactions de nombreux syndicats de policiers. Est-ce que vous demandez, qui demandent la démission de Christophe Castaner ? Est-ce que vous demandez la démission de Christophe Castaner ?

Non, moi je ne la demande pas, parce que ce n'est pas le rôle d'un syndicaliste de demander la démission d'un ministre. Le rôle d'un syndicaliste, c'est de défendre les policiers et la police nationale. Et je reviendrai sur les propos d'Emmanuel Macron. On attendait des propos forts, il les a tenus. Il a parlé du soutien de la puissance publique. Il y a même sans doute un message subliminal, mais c'est Emmanuel Macron qui décidera du sort de son ministre. Et il a parlé aussi de la reconnaissance de la nation. Une fois que ces mots ont été prononcés, ce qu'on attend maintenant, c'est des actes. Il faut aller au bas des discours. Alors, que demandez-vous, les actes, justement, David Lebars ?

Que demandez-vous ? Ça a été clair devant le ministre, il faut que chaque organisation syndicale se rappelle ce qu'elle a demandé. Nous, ce qu'on a demandé au ministre, et c'est très clair, c'est de revenir sur ses propos, il l'a fait. C'est de nous maintenir les techniques d'interpellation, ça a été plus compliqué. Il est allé sur un terrain dangereux, c'est celui de la technique. Et on ne peut pas se substituer aux techniques. C'est-à-dire que vous demandez le maintien de la technique dite de l'étranglement, ça me gêne un peu le mot. Ça porte très mal son nom, les compatriotes doivent comprendre qu'on n'étrangle pas.

Vous savez, j'ai une petite anecdote, ça fait 25 ans que mes filles me demandent si j'ai déjà tué quelqu'un. La réponse est non. Par contre, on a sauvé beaucoup de personnes dans une carrière de policier. On est plus secouriste qu'assassin, ça paraît évident, mais il faut être obligé de se justifier là-dessus, c'est dit.

35:30
Invité

Ce qu'on a demandé au ministre, et je lui ai dit, si ce n'est pas vous, ça doit être votre successeur,

35:34
Présentateur

et c'est ce qu'Emmanuel Macron doit nous garantir, c'est la mise en œuvre des grands chantiers. Qui on voit dans la rue le soir, c'est les policiers du quotidien, c'est le policier de voie publique, et c'est celui qui est maltraité, je vais vous donner un chiffre. Quand l'État a de l'ambition et qu'il fait déménager ses agents secrets de la DGSI pour un plan de 1 milliard d'euros, pour 4 000 personnes, 1 milliard d'euros, c'est le budget global de toute la police nationale. Donc il y a un moment, les moyens, il faut les mettre, si on veut une police républicaine, qui puisse être à la fois efficace et sur laquelle on puisse être exigeant.

Vous tombez bien, parce que Gérald Darmanin, le ministre des Comptes Publics et de l'Action, est avec moi tout à l'heure, donc je vais lui poser la question. Des moyens pour la police, déjà que l'État n'a pas beaucoup d'argent, n'a même pas d'argent du tout avec la crise économique, ça va être difficile à dégager les moyens. Les moyens, vous savez, Jean-Jacques Bourdin, si je peux me permettre, ça fait un an qu'on travaille avec le ministre et qu'on lui a dit qu'on avait beaucoup de choses à faire en interne et qu'on pouvait déjà énormément répartir, réorganiser et nous réformer, réformer et c'est l'argent qui viendra ensuite compléter là où on a besoin.

Les policiers de sécurité publique ont besoin d'argent, mais ce ne sont pas des investissements massifs. Ils ont accepté de nous mettre un temps. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on investit de l'argent là où il ne faut pas, dans la police ? Mais c'est la réalité et c'est ce que je dénonce. C'est-à-dire où ? En France, Jean-Jacques Bourdin, on a deux forces de sécurité intérieure. On est 250 000 policiers et gendarmes. Moi, je le dis sur ce plateau, sans aucune gêne. On a une question de réorganisation, de doublon et de capacité à libérer de l'énergie humaine au sein des forces de l'ordre pour gagner de l'efficacité. C'est-à-dire que vous doublonnez parfois ? Bien sûr, c'est une réalité.

Entre policiers et gendarmes ? Mais oui, c'est une réalité. Mais par exemple, allez-y, parce que les auditeurs ne savent pas le citoyen. On doublonne géographiquement sur des zones où il faut revoir l'organisation. Vous avez des villes aujourd'hui qui ont grandi, où sont en concurrence, même si nos forces de sécurité intérieure appellent ça parfois autrement au niveau de la hiérarchie. On a des zones où il y a policiers et gendarmes, où il faut faire le clair. On a des endroits où il y a concurrence d'unités spécialisées, équestres. On a deux unités équestres, une au sein de la police, une au sein de la gendarmerie. On a pareil chez les motards, on a pareil sur les forces d'intervention.

On a beaucoup de choses à revoir pour s'améliorer en interne. Et ça, ce n'est pas de l'argent, c'est de la volonté politique. Restructurée. Restructurée, réorganisée. Et je vous le dis, ça fait 30 ans sans doute que la classe politique est courageuse dans son idée de faire une vraie police. Mais le vrai courage, c'est de mettre l'accent sur le policier du quotidien pour arrêter de passer de la police au Karcher ou de la police de proximité. La police, c'est les deux. C'est un pilier répressif, un pilier préventif. Et cette police-là, la classe politique ne l'a toujours pas mise en place parce que c'est le policier du quotidien qui est négligé.

C'est celui que vous voyez dans la rue, le soir, en train de manifester. David Lebarce, restez avec nous. J'ai plein d'autres questions. Il est déjà à 7h43. Vous êtes sur RMC. Vous voulez interroger, David Lebarce. Complétez, vous êtes policier peut-être. Allez-y, 3216 ou gendarmes. 3216, rmc.fr. 3216, c'est notre lien tout de suite.

38:15
Invité

RMC. RMC, 6h-9h.

38:18
Présentateur

Vos mains directes. David Lebarce est avec nous, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale. Vous représentez les commissaires, David Lebarce. Vous nous parliez des violences. Alors, des violences. Des violences supposées de la police, de la gendarmerie. C'est violences. Quand vous entendez violences, le mot violences, violences policières, comment réagissez-vous ? Pas bien, mais avec du recul. Cette expression-là, elle sous-entend politiquement que les violences de la police sont illégitimes. Donc, il faut parler de violences illégitimes. Voilà. Il y a des violences illégitimes dans la société. Les policiers n'y échappent pas. Même sujet que le racisme.

Il faut arrêter ce concept de violence policière. Comme je l'ai dit récemment, l'ennemi dans la République, c'est celui qui transgresse. Ce n'est pas le policier le danger. La volonté est politique pour vous. C'est clair. Bien sûr, mais je l'ai dit ailleurs. La volonté, elle est politique. Elle est organisée. Il y a une volonté d'affaiblir la police nationale. Et ceux qui ont cette volonté-là, ont une volonté d'affaiblir la République. Il y a des intentions politiques derrière ça. De l'extrême-gauche ? Mais oui, de l'extrême-gauche. Moi, je ne ferme pas les yeux.

Ça fait depuis au moins deux ans, si ce n'est plus, qu'on assiste à une poussée forte de l'extrême-gauche et de cette déstabilisation de la police nationale. Pourquoi l'extrême-gauche qui veut mobiliser, par exemple, la banlieue ? À travers l'affaire Adama Traoré ? Il y a eu un concours de calendrier qui fait que c'est monté en puissance ces derniers temps. Mais on a bien vu certaines sorties médiatiques avec une starlette de la chanson qui est allée clairement sur le terrain des policiers qui assassinent les jeunes dans les banlieues, ce qui est complètement improbable. Et ça a mis le feu dans le débat public.

Et malheureusement, il y a eu l'affaire épouvantable de l'affaire Floyd que certains ont transposée de façon politique et très intelligente en ce qui concerne leur schéma, avec l'affaire Adama Traoré, sans aucune connaissance du fond du dossier. Fort heureusement, il y a encore le secret d'instruction dans ce pays, même si elle est un peu longue. Mais la volonté, c'est de mobiliser l'électorat de banlieue, David Levars. Ce que je vois, moi, c'est que le mélange entre certains de la classe politique, du côté de l'extrême gauche, avec les jeunes de banlieue, quelles que soient d'ailleurs leurs intentions, ils ont le droit de manifester, ils ont le droit d'avoir des opinions, des idées.

Mais je vois cet amalgame sur certaines affaires et cette cible qui est toujours la police ou la gendarmerie. Ce jeu-là, avec les responsables politiques concernés, est très dangereux par rapport au fait qu'on doit vivre en sécurité, en liberté dans ce pays. Et les menaces qui vont avec ? Il y a des menaces qui vont avec, bien sûr. Mais bien sûr, on est dans un contexte malsain de menaces et de restrictions. Vous êtes menacé. Non, je ne suis pas là pour me plaindre sur votre plateau. Je vois bien qu'il y a un climat malsain. Je vous dis ça, vous êtes menacé, parce que vous avez vu ce qui s'est passé en région lyonnaise.

Un policier qui était avec son ami, qui est rentré, il était en civil, et il a été agressé, il est reconnu et agressé. Il est à l'hôpital. Oui, alors j'ai... C'était hier soir, je crois, ou avant-hier. Je lui apporte tout mon soutien. Je reste toujours très prudent, parce que l'enquête débute, et on ne sait jamais aussi ce qui peut en sortir. Mais selon les faits, effectivement, il aura été agressé sur sa qualité de policier en étant reconnu alors qu'il n'était pas en service. Il a été tabassé alors qu'il rentrait avec son épouse. Et si ses faits sont avérés, on est dans la conséquence de ce qu'on vient de dire juste avant.

Cette haine qui se répand, et surtout, le fait qu'il n'y a plus de tabou, on va s'en prendre à un flic ou à un gendarme parce qu'il est flic ou gendarme. Ça, c'est totalement inacceptable. David Lebars, est-ce que vous êtes favorable aux statistiques ethniques ? Moi, je suis favorable au fait de tout sortir sur la place publique parce qu'on n'a rien à se reprocher. Quand on me demande si je suis favorable à ouvrir l'IGPN, s'il faut le faire, faisons-le. Mettons un comité d'experts pour observer l'activité administrative. Indépendant ? Non, pas indépendant, parce que je réponds à ça que l'IGPN, elle enquête toujours sous le contrôle de la justice.

Un enquêteur de la police qui est à l'IGPN, il ne travaille pas tout seul. C'est un magistrat qui pilote les enquêtes. En revanche, sur l'action de l'IGPN, sur le volet administratif, il n'y a rien à cacher. On a une inspection qui fait son travail. Moi, je renvoie toujours aux autres métiers. Est-ce que les magistrats, est-ce que les avocats, est-ce que ces métiers-là ont le même niveau de contrôle d'exigence et de sanction de leur propre personnel ? On n'a pas à rougir. Je renvoie le sujet. Chaque métier a son inspection. La nôtre fonctionne. Ceux qui essayent de décritibiser l'IGPN font la même chose que ceux qui essayent d'affaiblir la police nationale.

Et les statistiques ethniques, vous y êtes favorable ou pas ? J'y suis favorable sur les attaques qu'on subit en ce moment où la police ne contrôle que les Noirs ou les Arabes. Cet attaque-là est insupportable. Moi, j'ai répondu à une personne il n'y a pas longtemps qu'il faut regarder le prisme différemment quand il y a contrôle systématique. C'est le groupe qui pose question, qui fait qu'il est contrôlé systématiquement. On ne contrôle pas pour la couleur de peau quand on est policier. On contrôle par rapport à ceux qui créent des nuisances et des délits.

Et à la demande des citoyens, des élus et des associations qui parfois nous surcommandent sur des activités qui sont finalement peut-être un sujet important. C'est peut-être celui du continuum de sécurité. La police est toujours vue comme étant l'institution méchante et qui réprime, y compris dans le bas du spectre. Il va peut-être falloir aussi se poser la question de nos missions et de savoir si on est dans le régalien ou si on est peut-être sur la sphère du champ autre. Bien, David Lebarce, restez avec nous. Nous allons parler des statistiques ethniques avec Nicolas Poincaré. Expliquez-nous. RNC, expliquez-nous. Alors, c'est un vieux débat régulièrement relancé en France, Nicolas.

43:13
Invité

Oui. Faut-il, oui ou non, autoriser ces statistiques basées sur l'ethnie, la couleur de la peau ? Alors, prenons une question d'actualité. Les Noirs sont-ils plus exposés au coronavirus que les Blancs ? On sait qu'aux Etats-Unis, oui, dans des proportions assez spectaculaires. En Angleterre aussi, oui, les Noirs sont plus touchés. Par exemple, 60% des personnels soignants en Angleterre qui sont malades du Covid sont des Noirs. Et en France ? Eh bien, en France, on ne sait pas. On fait des fiches sur les malades en fonction de leur âge. On leur demande leur sexe. On leur demande s'ils ont du diabète. On leur demande s'ils sont fumeurs ou non fumeurs.

Mais à l'hôpital, on n'a pas le droit de noter la couleur de leur peau. C'est interdit par la loi sous peine d'une amende de 300 000 euros et de 5 ans de prison. C'est un délit, donc.

43:54
Présentateur

Et de quand date ce délit, cette interdiction ?

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Invité

Alors, de l'arrivée des ordinateurs. Auparavant, on avait fiché les Juifs sous l'occupation. On a fiché les Arabes pendant la guerre d'Algérie. On a fiché qui on voulait, quand on voulait ou presque. Mais avec l'avènement de l'informatique, sous Giscard, on a réalisé que ces fichages ou même ces statistiques pouvaient devenir dangereux entre de mauvaises mains. D'où la loi du 6 janvier 1978, la célèbre loi informatique et liberté, qui interdit donc de collecter ou de traiter des données sur les origines raciales et ethniques, mais aussi sur les opinions politiques, syndicales ou religieuses, mais aussi sur toute question relative à la vie sexuelle. Ça fait donc un peu plus

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de 40 ans que toutes ces statistiques-là sont interdites. Toutefois, il y a des exceptions. Oui, par exemple,

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lors du recensement, on demande aux Français leur nationalité antérieure, s'ils n'ont pas toujours été français. L'INSEE et l'INED, qui sont les deux grands organismes d'État qui s'occupent d'observer la population française, peuvent demander la nationalité des parents pour certaines études. Et puis, ces deux mêmes instituts peuvent aller plus loin, mais sous un strict contrôle scientifique. Par exemple, en 2008-2009, ils avaient lancé une grande étude qui s'appelait « Trajectoire et origine ». On avait là demandé aux gens la couleur de leur peau

45:06
Présentateur

et leur ressenti d'appartenance. On leur demandait s'ils se sentaient noirs, blancs, métisses ou autres. Et cette étude avait permis de bien mieux connaître les questions de discrimination et d'inégalité pour mieux les combattre.

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Invité

Les chercheurs, les universitaires sont aussi autorisés à faire ce type d'études sous contrôle. C'est comme ça, par exemple, que des chercheurs avaient surveillé de loin les policiers à la Gare du Nord, à Paris, sans les prévenir. Ils avaient constaté que les Noirs et les Arabes étaient beaucoup plus contrôlés que les Blancs, en l'occurrence, à la Gare du Nord au moment de cette étude.

45:38
Présentateur

Ce débat sur les statistiques ethniques est régulièrement relancé.

45:42
Invité

Oui, sous Nicolas Sarkozy, Brice Ortoffet avait fait voter une loi pour autoriser ces statistiques. L'idée, c'était ensuite de s'en servir pour faire de la discrimination positive, c'est-à-dire, par exemple, des quotas dans les universités, comme ça se fait aux Etats-Unis. C'était une mesure défendue par celui qu'on appelait à l'époque Sarko l'Américain. Mais le Conseil constitutionnel avait ensuite invalidé cette loi horte-feu parce que l'article 1er de la Constitution affirme que les citoyens sont égaux devant la loi sans distinction de race ou de religion.

Lors de la dernière présidentielle, François Fillon avait indiqué que s'il était élu, il légaliserait ces statistiques, que ce n'était pas un tabou pour lui. Mais Hervé Mariton, un de ses adversaires à la primaire de la droite à l'époque, avait lui expliqué qu'il était contre en donnant son exemple. Il disait que son père était de la Drôme alors que sa mère était juive pieds noirs. Et moi, disait Mariton, alors je coche quelle case ? Est-ce que je suis juif berbérisé ? Est-ce que je suis berbère judaïsé ? Est-ce que je suis dauphinois comme le gratin ? Et bien voilà, il ne pouvait pas répondre à la question. Donc il était contre.

Auparavant, François Hollande lui avait estimé que c'est un débat parfaitement inutile ce débat sur les statistiques. Un débat comme

46:52
Présentateur

seuls les Français savent en ont le secret. Oui, si Beth Ndiaye relance ce débat, pourquoi ? Eh bien parce qu'on parle beaucoup de racisme en ce moment,

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Invité

ça ne vous a pas échappé. Oui. Et moi non plus. Et donc c'est l'occasion de faire des propositions. Si Beth Ndiaye pense qu'il faut quantifier les inégalités pour mieux les combattre, qu'il vaut mieux savoir que de laisser prospérer les fantasmes, elle est en fait assez peu soutenue. SOS Racisme est contre, Marine Le Pen est contre, la Commission Consultative des Droits de l'Homme contre également. Avec cet argument principal, l'État ne doit pas reconnaître qu'il y a des catégories ethniques. La culture française, c'est l'universalisme, pas le communautarisme.

47:31
Présentateur

Eh bien nous verrons ce qu'en pense Gérald Darmanas. Ce sera très intéressant compte tenu de ses origines. Ce sera très intéressant. Il est avec nous tout à l'heure de 8h30 à 9h. David Lebarth, vous voulez ajouter quelque chose ou pas ? Non ? Non ? Moi je crois qu'il faut aller

47:44
Invité

au-delà des statistiques

47:45
Présentateur

et ethniques parce que je vais vous dire en réalité policière. Le sujet, ce n'est pas la délinquance des étrangers. Le sujet, c'est 90 ou 85 ou 95%. On ne le sait pas. Ce sont nos compatriotes, c'est des Français qui commettent les infractions et le quotidien des policiers. Quelques soient leurs origines. Donc le sujet, ce n'est pas de savoir si ce sont les étrangers ou pas les étrangers. Ce n'est pas la race, je vous dis. Le sujet, c'est quel type d'infraction, dans quel secteur géographique. Et on reviendra sur le sujet Je vais vous donner une ville comme Toulouse en France. J'en parlais tout à l'heure avec mon voisin. Toulouse est une ville sous-dotée en effectifs depuis des décennies.

Alors que c'est une ville à fort taux de délinquance et de criminalité. C'est ça le vrai sujet. Et il faut savoir comment on peut travailler correctement. Et pour ça, certaines statistiques nous aideraient. Bien, merci beaucoup David Lebarce. Merci, il est 7h57, presque 58. À suivre, réouverture totale,

48:33
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intérieur, terrasse, pour tous les cafés, les bars, les restaurants en France. Alain Fontaine, chef du Mesturé à Paris, est avec nous juste après le journal de 8h sur RMC.

48:42
Présentateur

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