L'interview "Savoir comprendre" : Pr Jean-François Toussaint - 22/05
Audio original de l'émission.
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Faut-il s'inquiéter encore du coronavirus, d'une seconde vague ? Ou alors au contraire, est-ce qu'on peut commencer à en parler au passé ?
- 0:37OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on tient le bon bout ? Est-ce qu'on peut se dire que ça y est, c'est derrière nous ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Alors depuis le début du confinement, il n'y a pas eu effectivement de signe d'une seconde vague. Est-ce que c'est trop tôt pour véritablement le savoir ?
- 1:33OuverteRéponse directe
On sent certains médecins qui disent « Il n'y aura pas de seconde vague ». Et on a presque l'impression qu'il brise un tabou.
- 2:26OuverteRéponse directe
Professeur, ça veut dire que vous vous dites à partir de maintenant qu'on peut commencer à renvoyer un peu plus franchement les enfants à l'école ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut y aller plus franchement ? Est-ce qu'on peut sortir davantage ? Est-ce qu'on peut être confiant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42InvitéChiffre
« Ce que l'on voit déjà à l'échelle mondiale, c'est qu'en cinq semaines, depuis le 16 avril, le nombre de décès quotidiens a diminué de 50%. »
- 1:00InvitéChiffre
« Pour la France, vous le citiez, pour les nombres de décès quotidiens, il a été réduit ce nombre de 95%. »
- 1:44InvitéFait
« Non, le tabou a été celui de la peur, ça a été celui de la panique, ça a été celui de la diffusion d'une inquiétude massive qui était justifiée en février avant que l'on voit ce qu'il en a été en Italie, en Espagne, autour de Madrid et en France. »
- 2:00InvitéFait
« Mais lorsque l'on constate maintenant ces effets dans le monde entier et surtout dans les pays européens qui ont déjà déconfiné depuis plus de 15 jours et donc bien avant nous, il n'y a pas de deuxième vague non plus dans ces pays. »
- 2:58InvitéFait
« La seule façon dont il faut entrevoir la suite est de comprendre le risque, c'est d'évaluer le risque. Il dépend de deux choses. D'abord, de la circulation du virus, et donc là, on voit que cette circulation est extraordinairement réduite par rapport à ce qu'elle était. »
- 3:12InvitéFait
« Les enfants ne sont pas la cible du virus. On voit qu'ils sont beaucoup moins porteurs, qu'ils ne font qu'exceptionnellement des formes graves. »
Temps de parole
- Invité58 %
- Présentateur42 %
≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. RMC 6h-9h.
Vos indirects.
Faut-il s'inquiéter encore du coronavirus, d'une seconde vague ? Ou alors au contraire, est-ce qu'on peut commencer à en parler au passé ? 83 nouveaux décès enregistrés en 24 heures selon le dernier bilan. Le nombre de patients en réanimation qui continue à baisser très nettement. Le nombre de décès en hôpitaux qui baisse également. On est avec le professeur Jean-François Toussaint. Bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC et RMC Découverte ce matin. Vous êtes professeur de médecine à l'Université de Paris. Est-ce qu'on tient le bon bout ? Est-ce qu'on peut se dire que ça y est, c'est derrière nous ?
Ce que l'on voit déjà à l'échelle mondiale, c'est qu'en cinq semaines, depuis le 16 avril, le nombre de décès quotidiens a diminué de 50%. Donc on est sur une diminution majeure à l'échelle de l'ensemble de la planète. Et pour la France, vous le citiez, pour les nombres de décès quotidiens, il a été réduit ce nombre de 95%. Donc on voit qu'il ne reste que quelques pourcents de cette vague à franchir. Et donc oui, il semble qu'il n'y ait plus de raison de craindre actuellement la phase la plus aiguë que nous avons connue fin mars, début avril.
Alors depuis le début du confinement, il n'y a pas eu effectivement de signe d'une seconde vague. Est-ce que c'est trop tôt pour véritablement le savoir ? Ou est-ce que vous faites partie de ceux qui se disent « Non, il n'y a pas à s'inquiéter, il n'y aura pas de seconde vague ». On sent certains médecins, Patrick Pelou hier, Didier Raoul bien sûr, qui disent « Il n'y aura pas de seconde vague ». Et on a presque l'impression qu'il brise un tabou.
Non, le tabou a été celui de la peur, ça a été celui de la panique, ça a été celui de la diffusion d'une inquiétude massive qui était justifiée en février avant que l'on voit ce qu'il en a été en Italie, en Espagne, autour de Madrid et en France. Mais lorsque l'on constate maintenant ces effets dans le monde entier et surtout dans les pays européens qui ont déjà déconfiné depuis plus de 15 jours et donc bien avant nous, il n'y a pas de deuxième vague non plus dans ces pays.
D'ailleurs, quelle que soit la réponse qui a été apportée, confinement ou pas confinement, et donc cette maladie, cette phase-là est en train de réduire son champ d'action et c'est sur ce module-là qu'on prend de l'avenir.
Professeur, ça veut dire que vous vous dites à partir de maintenant qu'on peut commencer à renvoyer un peu plus franchement les enfants à l'école qui, pour l'instant, on le sait, on parle de réouverture d'école, mais enfin c'est vraiment un puzzle avec quelques heures par-ci, par-là et encore pas pour tous les élèves. Est-ce qu'on peut y aller plus franchement ? Est-ce qu'on peut sortir davantage ? Est-ce qu'on peut être confiant ?
La seule façon dont il faut entrevoir la suite est de comprendre le risque, c'est d'évaluer le risque. Il dépend de deux choses. D'abord, de la circulation du virus, et donc là, on voit que cette circulation est extraordinairement réduite par rapport à ce qu'elle était. Et la deuxième, ça dépend de la vulnérabilité des cibles, la vulnérabilité des populations. Les enfants ne sont pas la cible du virus. On voit qu'ils sont beaucoup moins porteurs, qu'ils ne font qu'exceptionnellement des formes graves. Et donc, sur cette réduction de la population, ce sont eux qui sont les piliers de la dépense immunitaire.
Et il n'y a aucune raison, d'ailleurs, la Société française de pédiatrie, l'association de pédiatrie ambulatoire, a également donné des recommandations en son sens. On peut donc envoyer confiance à ces enfants à l'école.
Merci beaucoup, professeur. La liaison n'était pas forcément très bonne, mais on a bien compris que vous disiez que, ça y est, on pouvait quand même renvoyer les enfants à l'école. Et vous êtes globalement plutôt rassurant. Merci, professeur Jean-François Toussaint. Je rappelle que vous êtes professeur de médecine à l'Université de Paris.