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Interviewyoutube.com· 20 mai 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueCulture, médias & sportSantéInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

7h40 FranceInfo : l'interview de Jérôme Guedj

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Qui a raison dans l'affaire Canal Plus entre les signataires de la tribune et Maxime Sada ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous inspire les 13 plaintes contre Patrick Bruel ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est pas insensé à un an de la présidentielle de se retrouver avec 14 candidats à gauche ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que Raphaël Glucksmann peut être celui derrière lequel la gauche peut se rassembler ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que la fuite sur Raphaël Glucksmann n'appuie pas les reproches de déconnexion ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Jérôme GuedjFait
    « On a un écosystème qui est très singulier. Voilà, avec un financement assuré par le CNC, il faut le préserver. »
  • 1:00Jérôme GuedjFait
    « On voit ce qui se passe du côté de l'édition, même si c'est deux univers qui sont différents, ils sont légitimes à porter cette inquiétude. »
  • 2:20Jérôme GuedjFait
    « Il y a d'abord la parole des femmes qui s'exprime et qui doit être comme celle de toute victime entendue respectée. »
  • 2:35Jérôme GuedjFait
    « Puis il y a un deuxième principe et c'est toute la complexité du réel qu'il faut pouvoir concilier qui est celui de la présomption d'innocence. »
  • 2:55Jérôme GuedjChiffre
    « Pour avoir un rendez-vous avec un cardiologue en France aujourd'hui, c'est 14 jours en moyenne à Paris, c'est 160 jours en moyenne dans le Gers. »
  • 6:20Jérôme GuedjPromesse
    « À la fin, il n'en restera qu'un. Mais comment ? Tout simplement en travaillant sur l'orientation programmatique, en répondant aux préoccupations de nos concitoyens. »
  • 7:00Jérôme GuedjChiffre
    « Je vous donne un seul chiffre, ça ne devrait ça devrait provoquer le sursaut de tous les candidats à l'élection présidentielle. »
  • 8:30Jérôme GuedjFait
    « Moi, je suis convaincu que quand on est candidat à l'élection présidentielle et c'est mon cas, on doit parler à l'ensemble des Français. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Jérôme G, soyez le bienvenu dans la matinale de France. Vous êtes par ailleurs député PS de et vous répondez aux questions d'Alix Bouyag. Bonjour Jérôme Gede.

Bonjour. On commence avec ce tremblement de terre dans le cinéma Canal Plus. Le premier diffuseur du cinéma français ne veut plus travailler avec les 600 signataires d'une tribune qui a été publiée dans Libération dénonçant, je cite, l'emprise grandissante de l'extrême droite et de Vincent Bolloré, je rappelle, qui est l'actionnaire de Canal Plus.

Euh le patron de Canal Plus, Maxime Sada, dénonce au contraire une injustice vis-à-vis des équipes qui s'attachent à défendre l'indépendance de Canal Plus. Qui a raison ? Je crois qu'il faut respecter le cinéma français.

C'est un joyau, c'est euh un atout euh d'abord culturel et aussi économique. Euh et on a un écosystème qui est très singulier. Voilà, avec un financement assuré par le CNC, il faut le préserver.

Je dis ça parce que l'extrême droite, elle ouvertement euh par la voix de ses représentants dit qu'elle veut en revenir sur le financement par le CNC du cinéma français. Et là, c'est faire un boulevard au cinéma américain et au blockbuster et perdre l'exception culturelle française. C'est financé aussi par Canal Plus.

Il faut respecter ce principe mais c'est pas un cadeau de monsieur Boloré, c'est la contrepartie du fait que Canal Plus bénéficie, on appelle ça la chronologie des médias, de pouvoir diffuser des films dès d des 6 mois. Donc euh on ne casse pas cet objet-là ni avec les discours euh inflammables, anxiogènes d'un Vincent Moloré qui dit ouvertement qu'il a un projet politique à travers le groupe euh économico médiatico culturel qu'il a constitué, l'édition, la presse, des salles de spectacles et le cinéma. Vous voyez aujourd'hui sur les la centaine de films qui ont été financés par Canal Plus, une main mise idéologique de Vincent Boné dans le choix des films qui sont financés par Canal Plus.

Moi, j'ai l'honnêteté de dire que j'entends des acteurs du cinéma, des producteurs du cinéma. J'entendais euh le producteur du dernier film de Pierre Salvadori dire "Nous, on n' pas constaté un changement dans la pratique de nos interlocuteur dont euh mais j'entends aussi l'alerte qui a été portée par les professionnels du cinéma. Ils ont le droit, ils sont parfaitement légitimes à s'inquiéter.

On voit ce qui se passe du côté de l'édition, même si c'est deux univers qui sont différents, ils sont légitimes à porter cette inquiétude." Donc, mais est-ce qu'il y a pas une forme comme d'hypocrisie ? De nombreux signataires de la pétition ont profité aussi du financement de Canal Plus.

Ils pourraient aller finalement chercher leur financement ailleurs. Pourquoi est-ce qu'ils ont pas refusé si c'est de l'argent sale ? Si entre guillemets encore une fois, c'est pour ça qu'il faut désescalader sur ce principe là.

Le cinéma français doit continuer à être financé dans cette singularité. France Télévision, j'ai oublié de le mentionner, est aussi le troisème gros gros acteur du financement du cinéma français. Et ça c'est une une exception française et il faut absolument la garder.

Mais l'alerte posée et elle est légitime encore une fois parce que les déclarations de Vincent Boloré euh sur son rapport aux euh outils dont il a fait l'acquisition ces dernières ces dernières années, on est dans une situation très inédite en France. Jamais on a eu un investisseur unique, un propriétaire unique sur tout ce spectre de l'action culturelle. que ce soi les auteurs de Grassé, que ce soit hier, rappelez-vous quand Ité est devenu ces news et on a vu ce que ça a donné comme type de dérive.

Donc les acteur du cinéma, ils sont légitimes à lancer cette alerte et donc moi, j'attends de Canal Plus une forme de désescalade et on peut pas imaginer une sorte de liste noire. Donc de continuer à travailler avec ces signataires, mais de travailler travailler évidemment avec les forces vives du cinéma euh du cinéma français qui ont raison de pouvoir conserver leur liberté d'expression et envie de travailler et il faut que les financeurs garantissent cette diversité du cinéma. C'est ça qui fait sa richesse.

Euh autre sujet, Patrick Bruel, hein, qui est désormais visé par 13 plaintes pour des violences, des faits de violence sexuelles, donc plusieurs pour viol, hein, comme celle déposée par l'animatrice Flavie Flamand. Il y a une enquête qui est aussi ouverte en Belgique pour une agression sexuelle présumée. Le chanteur naturellement dément les faits.

Qu'est-ce que ça vous inspire ? Écoutez, il y a deux principes qui doivent être respectés et qui sont absolument cardinaux en la matière. Il y a d'abord la parole des femmes qui s'exprime et qui doit être comme celle de toute victime entendue respectée.

C'est la grande révolution anthropologique qui est intervenue ces dernières années après mitou après cette libération de la parole. C'est vrai sur les violences sexistes et sexuelles. C'est vrai aussi en matière d'inceste, de violence intrafamiliale, de violence sur les enfants.

Il faut toujours tendre l'oreille et dire aux victimes "Nous vous écoutons, nous vous respectons, nous vous croyons." Puis il y a un deuxième principe et c'est toute la complexité du réel qu'il faut pouvoir concilier qui est celui de la présomption d'innocence. Et pour concilier les deux, c'est la justice qui doit faire son travail.

Alors, il faut qu'elle fasse plus vite et moi je sors du cas particulier de Patrick Bruel, mais de manière générale sur les affaires de violence sexiste et sexuelle, sur les affaires d'inceste, on a un appareil judiciaire aujourd'hui dont la lenteur est complètement contradictoire avec le respect de la parole des victimes. Et donc s'il y a un message à faire passer dans la période, c'est pour croire et respecter les victimes, pour respecter la présomption de l'innocence parce que c'est aussi essentiel dans un état de droit, il faut qu'on ait plus de moyens pour ces violences sexistes et sexuelles, pour ses incestes et pour toutes les violences intrafamiliales. Patrick Bruel se produit en ce moment sur la scène d'un théâtre.

Est-ce que vous vous auriez le voir ? Écoutez, chacun euh décide euh de ce qu'il veut faire, de son temps, de son argent euh au regard de la conciliation de ces deux principe. Voilà, moi je suis pas pour blacklister euh par principe euh les personnes, mais je suis pas non plus pour donner l'impression de cautionner ce qui provoque un émoi général dans le pays.

C'est pour ça que je le dis, il faut que la justice, Patrick Brel, je crois, l'a dit lui-même, celles qui ont déposé plainte ont dit "Je dépose plainte" précisément parce que c'est le lieu dans lequel la vérité et la justice, par définition, peuvent peuvent surgir. Donc, il faut que ça aille plus vite. Nous sommes à 1 an de la présidentielle et alors on voit une gauche qui est quand même explosée face.

J'ai compté, il y a sep candidats déclarés dont votre candidature Jérôme Gadge et sep personnalités qui envisagent une candidature. Donc Raphaël Glan, François Hollande, Bernard Kazneu. Ça fait 14 candidats possibles en tout.

Est-ce que c'est pas insensé à un an de la présidentielle se retrouver avec 14 candidatures à gauche ? Je vais vous donner un scoop. À la fin, il n'en restera qu'un.

Mais comment ? Tout simplement en travaillant sur l'orientation programmatique, en répondant aux préoccupations de nos concitoyens. Parce que moi une gauche qui se tire la bour pour se mettre d'accord ou ne pas réussir à se mettre d'accord sur la modalité, est-ce qu'il faut une primaire, pas une primaire.

Voilà, tout ça, on s'en fiche un petit peu. La gauche, celle que moi je veux porter, une gauche républicaine qui répond aux préoccupations de nos concitoyens mais qui est capable de construire des compromis avec l'ensemble des Français. Moi, je suis candidat à l'élection présidentielle mais je m'adresse à l'ensemble des Français pour leur dire.

Par exemple, aujourd'hui, je voudrais qu'on parle du sujet préoccupation première. C'est la question de la santé, c'est la question de l'accès aux soins. Tout à l'heure, j'irai passer la journée à Cent qui est le grand salon des professionnels de santé pour rencontrer les professionnels euh du soin qui souffrent aujourd'hui, pour rencontrer les associations de patients qui sont confrontés et présenter aujourd'hui une étude passionnante.

Je vous donne un seul chiffre, ça ne devrait ça devrait provoquer le sursaut de tous les candidats à l'élection présidentielle. Pour avoir un rendez-vous avec un cardiologue en France aujourd'hui, c'est 14 jours en moyenne à Paris, c'est 160 jours en moyenne dans le GERS. Est-ce qu'on peut accepter ces inégalités sur le territoire national sur des choses aussi essentielles ?

Parlons de ces sujets porter sujet essentiel. Donc naturellement vous êtes candidat mais vous parlez aussi de rassemblement. Est-ce que Raphaël Gruxman peut être celui derrière lequel la gauche peut se rassembler ?

Euh on se rassemblera, on se rassemblera derrière la candidature qui permet à la fois de répondre aux préoccupations celles que je viens de mentionner, mais on pourrait parler aussi du logement, du pouvoir d'achat, du fonctionnement des services publics, de la crédibilité. Jérôme G, c'est qui le juge de paix ? Est-ce que ça va être les sondages immanquablement à un moment donné ?

Les sondages, le rôle des partis politiques, la perception que les Français en auront, nous indiquerons. Moi, je fais le paris de l'intelligence collective. Voilà, je suis pas cramponné à une position.

Je pense que je pense que la ligne que je porte, c'est celle qui a le plus de chance à la fois de parler aux électeurs de gauche qui veulent une alternative à ce qu'on vit depuis des années, mais aussi à ceux de ces Français qui veulent pas un pays paralysé, un pays qui est cramponné sur une forme de brutalisation. Personne ne peut avoir raison tout seul, ni à gauche, ni dans l'ensemble de la vie politique. Raphael Gusman a été récemment fragilisé par une fuite dans la presse, hein.

C'est un document de travail qui cible en fait les électeurs qu'il doit convaincre et puis ceux au contraire qu'il doit éviter et notamment dans ce qui doit éviter les jeunes et les classes populaires peut diplômé. Alors Raphael Gusman a très vite pris plus que de la distance avec ce document désavoué sur document. On en reçoit toute la journée des propositions et des documents de travail.

Est-ce que ça n'appuie pas justement là où ça fait mal et et sur les reproches que certains lui font sur le côté déconnecté du terrain ? Moi, je suis convaincu que quand on est candidat à l'élection présidentielle et c'est mon cas, on doit parler à l'ensemble des Français. On ne trie pas selon les Français, selon qu'ils habitent en milieu rural ou en milieu urbain, qu'ils soient jeunes ou vieux.

Il y a assez de lignes de fracture dans notre pays. Voilà, il y a une guerre des âges, il y a une confrontation entre les urbains et les et les ruxaux. Il y a certains qui veulent introduire des conflits d'identité.

Moi la seule chose qui m'intéresse c'est la Concorde républicaine. Les Français dans le Concorde au sein du Parti socialiste. On voit Boris Viavalot qui a claqué la porte qui met en minorité Olivier Fort.

Je vais vous dire une chose. C'est quoi ce ce Je vais vous dire une chose. Moi comme je crois la grande majorité de Français se contrefich un petit peu de ces guerres picrocolines à l'intérieur du Parti socialiste.

Encore une fois c'est pas en se rabouissant et en se retournant sur soi-même qu'on va parler à l'ensemble des Français. par prenons du temps pour parler des sujets de préoccupation. On on l'a trop peu fait ce matin et moi je rêve d'une campagne de l'élection présidentielle où autour de la table on se met d'accord.

Mon Nicolas Meer Rossignol, maire de Rouan, a fait une proposition que je trouve intéressante. Rassembler l'ensemble de ces acteurs de cette famille de la gauche républicaine, la gauche socialiste, la gauche la gauche sociale-démocrate, appelons-la comme on veut, celle qui prétend gouverner avec des convictions de gauche, mais cette capacité de s'adresser à l'ensemble des Français. Mettons-nous d'accord sur les 5, 7, 10 propositions qui sont au cœur des attentes de nos concitoyens. la transition écologique, le pouvoir d'achat, les services publics, la crédibilité des propositions avec notamment du sérieux budgétaire parce qu'on peut pas dire on va raser gratis et une fois qu'on a ce programme commun si je dire Jean-Luc Mélenchon il est prêt comme il dit chez nous c'est carrément oui mais c'est carré mais ça tourne en rond parce que ça ne reste que dans ce périmètre qui est celui d'une gauche qui s'éloigne de la capacité d'opérer du rassemblement je l'ai déjà dit c'est pas mon obsession mais Jean-Luc Mélenchon n'est pas le bon candidat pour être face à ce qui est notre priorité éviter l'accès au pouvoir du Rassemblant national et Jordan Bard au travail sur le fond de préoccupation de nos concitoyens Bonne jour.