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interviewLCI (sur YouTube)· 28 mars 2026 40 min

Les Houthis s'engagent dans la guerre au Moyen-Orient en visant Israël|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez. On va évoquer bien évidemment ce deuxè mois qui commence deè mois de guerre au Moyen-Orient avec des dernières actualités he de la nuit dernière. On va y revenir très largement bien évidemment dans nos éditions.

On est ensemble jusqu'à 15h et on va revenir notamment sur ces outils qui seraient entrés en guerre. En tout cas Israël dit avoir détecté un tir de missile en provenance du Yémen vers son territoire. Les rebelles outils, on le rappelle, soutenu paran qui ont revendiqué l'attaque.

On va d'ailleurs écouter tout de suite le porte-parole des outils yéménites. Les forces armées yéménites avec l'aide de Dieu et en s'en remettant à lui ont mené leur première opération militaire. Cette opération consistait en une salve de missiles balistiques visant des cibles militaires sensibles de l'ennemi israélien dans le sud de la Palestine occupée.

Cette opération a coïncidé avec les opérations héroïques menées par nos frères Mjaïdin en Iran et par le esbola au Liban. L'opération a atteint ses objectifs avec succès grâce à Dieu. Et nous allons tout de suite rejoindre Betsabé Salem qui est en direct de Tel Aviv pour LCI.

Betsamé, les outils ont donc frappé Israël. Oui, effectivement. Donc un mois exactement après le début de la guerre avec l'Iran, vers 7h du matin, heure locale.

Les sirènes qui ont raisonné dans toute la région de Bercheva, donc dans le sud d'Israël. Le missile balistique tiré donc depuis le Yémen a été intercepté par l'armée israélienne. Il n'y a pas de blessé.

Une nuit agitée en Israël puisqu'il faut souligner qu'il y a eu aussi des tirs en provenance de l'Iran, notamment ici à Tel Aviv. À deux reprises, les sirènes ont raisonné cette nuit. Il y a un mort à Teliv d'une soixantaine d'années.

Une personne qui n'a pas réussi à se mettre aux abriats. On a entendu de multiples explosions dans le ciel d'ailleurs cette nuit à Telivombres tirs aussi au nord du pays à cause de tir du Esbola. Donc l'Iran et le Esbola qui une fois à nouveau coordonnent les tirs avec donc maintenant les outils qui participent à ces attaques.

BSAB, est-ce qu'Israël est prêt à contrer la menace d'un ennemi supplémentaire ? Alors, Israël savait hein que les outils allaient aussi participer aux attaques contre le pays. Euh, ça faisait des semaines que les outils menaçaient d'avoir le doigt sur la gâchette.

Alors, sur le plan militaire, on l'armée bien sûr est prête, même si les experts soulignent ici que c'est un castet puisque c'est un nouveau front. Et aussi, les outils disposent d'armes et domicile particulièrement sophistiqué. Ils ont eu le temps ces derniers mois de se réorganiser et puis pour la société Israël, c'est aussi une menace de plus.

Pas mal d'Israéliens avec qui j'ai discuté et bien se disent inquiet soulligne que c'était effrayant. On se souvient aussi à Teliv et bien de ces multiples nuits lors desquelles on a dû sortir vers les abris à de nombreuses reprises à cause de ces missiles et de ces drones outils. Et puis il y a les Israéliens qui rigolent, qui haussent les épaules et qui lancent avec humour.

Et bien un missile de plus ou de moins ça changera plus grand-chose. On est en garde déjà de toute façon depuis un mois. Merci beaucoup BBS Salem en direct de Tel Aviv pour LCI.

On continue en parler avec nos invités en plateau. Tamar Seboconjour journaliste correspondante en France pour le quotidien ydiotte à Auron. Anthony DA, bonjour.

Chercheur associé au CVPOF et à l'Institut d'études de stratégie et de défense. Marc Smo, journaliste spécialisé dans les questions international, collaborateur au monde et à challenge, auteur du livre Sans questions sur la géopolitique. Tamar, qu'est-ce que ça change cette entrée en guerre des outils ?

Yémit ? Sachant que l'armée israélienne qui est déjà euh qui a déjà plusieurs fronts et qui doit les affronter doit maintenant faire face à ces côtés-là aussi. La question est-ce que c'est vraiment une vraie ouverture de front ou est-ce que c'est un signal politique ?

Parce que si ça va commencer sur Israël effectivement au niveau même de tout ce qu'Israël a pour se défendre, ça va être compliqué de redistribuer tout le système de protection. Marc c'est mot. Alors la vraie question des outils, c'est pourquoi ils ont attendu un mois le Esbola tout de suite et qui était le seul des proxy qui était rentré en guerre au côté de l'Iran.

Alors les outils ont attendu à moi. Qu'est-ce que ça veut dire effectivement ? Est-ce que l'Iran rentre vraiment en guerre ?

Est-ce que c'est un signal politique ? Il faut voir que militairement au niveau des des missiles que peuvent lancer les outils, bon la menace est pas très sérieuse. En revanche, la vraie question des outils, c'est de pouvoir bloquer via le détroit de Babel Mandab qu'on appelle la porte des larmes qui est se déboucher de la mer rouge vers l'océan Indien.

C'est une artère vitale du commerce mondial. C'est l'autre grand étroit du Moyen-Orient et c'est une artère vitale alors un peu moins cormouse. C'est seulement 15 % du trafic mondial.

Mais pour les Européens, c'est vital parce que effectivement c'est euh mer rouge, Suède et cetera. C'est vital pour l'Égypte. Ouais parce que après que les outils est commencé à bloquer la dévation en mer rouge en 2023, ce que vous êtes en train de dire déjà en solidarité avec Gaza, bah l'Égypte avait perdu la moitié de sa revenu euh parce que plus rien ne passait par le canal de SP.

Donc là c'est une menace sérieuse. Alors est-ce qu'ils vont concrétiser ? On avait lancé une opération enfin deux opérations avaient été lancées contre les outils à l'époque au niveau maritime.

Une des anglo-américains gardiens de la sécurité qui tirait sur les outils et une européenne à Spides où la France était leader. On tirait sur les missiles ou les drones qui menaçaient les bateaux mais pas sur les outils eux-mêmes. Voilà la différence est quand même réelle.

Bon en tout cas ni l'une ni l'autre n'ont vraiment marché. Il y a eu quatre bateaux coulés et finalement les Américains ont négocié avec les outils pour arriver à un arrêt. Donc si les outils rentrent vraiment en en guerre, c'est un problème et c'est un problème, je terminerai là-dessus, à commencer d'abord par l'Arabie Saoudite.

L'Arabie Saoudite avait combattu la rébellion au Yémen. Ça avait été un échec. Cette guerre avait qui avait été lancée par Mohamed Ben Salman a été un échec complet.

Ils ont finalement négocié. Les outils avaient à l'époque en 2019 je crois tiré des missiles sur la Ramo, un des principaux centres site pétrolier saoudien et qu'il avait en partie détruit. Donc ça aussi ça sera un degré dans l'escalade et quelque chose qui pourrait inciter l'Arabie Saoudite jusqu'au jusqu'ici quand même rester sur une posture défensive à entrer véritablement en guerre.

On retrouvera Elisa Cash qui étant justement en Arabie Saoudite. Ce sera évidemment intéressant euh de comprendre avec elle les réactions euh sur place. Brandon Warret nous a rejoint.

Brandon, c'est donc un nouvel allié de l'Iran qui vient d'entrer en guerre. Effectivement, bonjour Benjamin. On va justement regarder cette carte parce que ce missile serait donc parti du territoire du Yémen en direction d'Israël.

Ce serait une première depuis le début de cette guerre en Iran. On le rappelle, le Yémen qui est en grande partie contrôlé par ces rebelles outils. Ce sont des insurgés euh chiites et puis euh ils sont euh très importants notamment dans cette mer rouge.

On va en parler dans dans un second temps. Alors euh à la suite d'un accord avec Donald Trump, ils étaient plutôt calmes depuis euh le début de cette guerre en Iran. Alors, est-ce que cette attaque, ce missile en direction du territoire israélien voudrait dire que ces rebelles outils entreraient dans cette guerre ?

C'est possible, c'est probable. En tout cas, en croire un porte-parole encore il y a quelques heures qui le dit haut et fort, s'il y a de nouvelles attaques contre l'Iran, nous sommes prêts. Le problème, Brandon, c'est que ces outils ont la capacité de perturber une artère vitale du commerce mondial.

Oui, effectivement, on va justement euh regarder. Souvenez-vous de de ces images de propagande des des rebelles outils en novembre 2023, on les voit en train de s'accaparer, de prendre possession d'un navire. Il sème la terreur depuis plusieurs années.

Ici, un chiffre à vous donner qui donne quand même le ton. Rien qu'en 2024, 120 bateaux, 120 navires ont été attaqués par ces rebelles. Alors, vous connaissez le D3 d'Ormous, on en parle beaucoup ces derniers jours, ces dernières semaines depuis le 28 février sur LCI.

Et ben vous allez désormais connaître ce nouveau D3 de Babel Mandeb. Il est au combien stratégique, il est vital, vous le constatez là, nous sommes loin loin de l'Iran, nous sommes même à 3000 km du D3 d'Ormouse. Et pourtant et bien c'est essentiel parce que c'est par là que l'on rejoint cette mer rouge et puis le canal de Suèse et puis la mer Méditerranée, notamment ces marchandises qui partent d'Asie pour rejoindre le territoire européen et ben c'est par là que ça passe.

Alors il y a une grande partie de ce des trois dormous bloqués. On va récupérer du pétrole. Et puis regardez cette carte, on prend un peu de recul.

Elle parle d'elle-même, vous le voyez. L'Arabie Saoudite possède deux façades maritimes. L'une qui mène sur ce golfe Persique, l'autre sur la mer Rouge.

Et bien depuis le début de ce conflit, on récupère une partie du pétrole bloqué ici dans ce golfe Persique pour l'acheminer grâce à cet énorme oléoduc. Il a vu le jour dans les années 80 dans la guerre entre l'Iyan et l'Irak. Vous le voyez, on parle de canalisation de 1200 km pour permettre un acheminement.

C'est une solution incomplète mais une solution efficace. Et regardez ces chiffres aussi qui donnent le ton pour vous donner aussi l'étendue, l'efficacité de cette exportation de ce nombre de barils de pétrole. On va aller voir et là on voit cette carte hein pour vous dire aussi il y a ce trajet de cette mer rouge direction le canal de Suèse et la mer Méditerranée.

Vous allez le voir juste après. Des chiffres aussi hein qui sont très importants. Cette production depuis début mars et puis regardez depuis le début de cette semaine on parle de 5 millions au total.

Alors forcément si les outils entrent en guerre cela perturberait l'approvisionnement mondial de pétrole. Et puis on va découvrir un chiffre en direct à 12h10 sur LCI. Voici le prix du baril du pétrole.

Vous le constatez, 114 dollars pour le le cours du pétrole et 99 pour le prix du baril du pétrole en dollar. Donc cela pourrait avoir des conséquences importantes au niveau mondial. Merci beaucoup Brandon pour toutes ces explications.

Anthony d'Abila. Je voudrais qu'on s'arrête sur ce D3 de Babel Mandeb. En quoi un blocage de ce D3 pourrait avoir de fortes conséquences ?

Alors, première conséquence, c'est sur le trafic mondial de marchandises. Plus de 80 % des marchandises qui sont importées en Europe proviennent de la mer et une bonne partie passe par euh le euh canal de Suèd. Donc ça serait beaucoup de perte de revenus euh pour l'Égypte et euh un renchérissement du coup des marchandises pour les consommateurs européens en plus de renchérissement du prix du pétrole.

Donc ça serait euh déjà euh rajouté euh à la crise. On on voit sur la carte euh que le euh terminal euh de Y euh Yanbou euh ferme euh enfin permet à d'évacuer une partie du pétrole vers le nord. Donc c'est à la différence du Golf R6, ce n'est pas un cul de sac.

Euh la mer rouge, elle peut être euh utilisée vers le nord et là les outils n'auraient pas de capacité de bloquer le trafic le canal de Suè. C'est certainement un petit lot de consolation mais à noter tout de même. Les conséquences sur le le la fermeture serait également sur sûrement une entrée en dans le conflit des pays qui sont concernés, c'est-à-dire l'Égypte, c'est-à-dire l'Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, l'Arabie Saoudite.

Tout à fait. Et donc un une montée en escalade qu'on peut peut-être voir plus en détail par rapport aux opérations concrètes sur le terrain. Risque d'embrasement Marco.

Bah oui, l'entrée en en liste de l'Arabie Saoudite parce que Yan Bou alors effectivement une partie du pétrole peut aller ensuite vers Suèze et le et et l'Europe mais malgré tout ça voudrait dire le blocage de la mer rouge. Il reste quasiment plus de bateaux y compris parce que les armateurs simplement ne veulent plus prendre le risque. Et donc de fait le trafic serait paralysé.

L'embrasement, le risque d'embrasement est d'autant plus réel. Il faut mettre ça en parallèle avec la réunion qui se tiendra demain à Islamabad au Pakistan, entre les Pakistanais, donc qui invitent les Turcs, les Égyptiens et les Saoudiens parce que il y a un accord de défense qui a été passé entre l'Arabie Saoudite et le Pakistan, un accord de défense extrêmement rigoureux. C'estàd si l'un des deux est attaqué, l'autre répond.

Concrètement, si la guerre s'étend devient réelle entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, non plus simplement quelques drone, quelques missiles, mais si le conflit monte en puissance, le Pakistan décemment ne peut pas rester au vue de cet accord de défense en dehors. Le Pakistan, donc déjà ça élargit le conflit encore un peu plus vers l'Asie. Deuxièmement, le Pakistan, bah il y a c'est un pays majorité sunite, c'est une dictature de fait et et l'homme fort à s'y munir discute beaucoup avec Trump.

Mais le Pakistan, c'est aussi 30 millions entre 30 et 40 millions de chiites qui évidemment sont solidaires de l'Iran. Après l'illimination d'Alieney, il y avait eu des manifestations extrêmement violentes au Pakistan dans les les intérêts américains. Donc il y a pour le Pakistan un risque quasiment existentiel, d'où d'ailleurs ses efforts pour arriver à débloquer la situation.

Mais le risque est réel et on risque d'arriver de plus en plus par ce jeu des alliances qui rappellent les pires souvenirs de 1914 dans un conflit hors de contrôle. On a vu à l'instant des images de manifestation au Yémen, donc pro régime iranien. Vous voulez rajouter quelque chose à Oui, n'oublions pas que l'Afghanistan et le Pakistan étaient en guerre jusqu'à il y a quelques semaines et et de manière contreintuitive, le l'Iran a soutenu les talibans pour qu'ils reviennent au pouvoir alors qu'il y a une minorité chide qui sont les Hazarats et ils ont pris pendant toute l'occupation du de l'Afghanistan par les Américains, ils ont pris le parti des sunnites, donc des Talibans.

Les Talibans sont maintenant au pouvoir, ils sont proches des Ianiens. Les Iraniens ont même accueilli la famille de Ben Laden juste au moment de l'attaque de l'Afghanistan après le le 11 septembre. Et donc vous avez le Pakistan qui est proche relativement de l'Iran de pour des raisons sécuritaires historiquement qui est un peu pris entre de feu plus sa minorité chide comme ça vient d'être appelé.

Et effectivement là, on a un élargissement du conflit qui pourrait aller euh du canal de Suè, du D3 de Babel Mandeb jusqu'au confin du Pamir et de l'indouche. Euh Tamar Sbo on le disait pour Israël, donc c'est un nouveau front avec cette attaque des outils euh qui avait déjà régulièrement visé Israël entre 2023 et 2025 en soutien aux Palestiniens pendant la guerre à Gaza. Oui.

Alors les outils c'est c'est un peu comme l'Iran dans le sens où c'est l'idéologie qui est plus forte que les enterrés. Donc c'est toujours très compliqué parce que les outils quand il entrent en guerre c'est pas par calcul de leurs enterés, c'est par soutien complètement conditionnel délirant. Alors effectivement comme Marc Samo a dit euh pourquoi maintenant euh est-ce que c'était prévu que ça soit au bout d'un mois pour parce que les Iraniens ont un plan ?

Est-ce que c'était c'est parce que c'est en des dernières cartes qu'ils ont à battre le les enfin le le régime iranien ? Il faut montrer leur présence pour les Israéliens. Euh, ils sont prêts, ils savaient que ça allait un moment ou un autre leur arriver.

Euh, ils couvrent le sud, il couvrent le nord. Euh, la question aussi des des munitions qui se posent, est-ce que les Américains ont assez ? Est-ce que les Israéliens ont assez ?

Et la question de nombre de soldats que Israël a pour attaquer sur tous ses fronts parce qu'il y a aussi une crise antérieure en Israël par rapport à ça. Ouais. Marco, c'est c'est intéressant ce que vous disiez tout à l'heure sur le le le timing entre guillemets euh 1 mois après cette attaque des outils.

Est-ce qu'on peut imaginer qu'il y a pu euh avoir un calendrier imaginé par l'Iran et euh ses proxis euh en orchestrant euh des attaques euh du Esbola des outils à tel moment dans l'avancée de ce conflit ? C'est possible. En même temps, le pouvoir iranien avait été décapité.

Ouais. beaucoup des chaînes de commandement, beaucoup des haut cadres notamment des gardiens de la révolution. Donc est-ce qu'ils étaient vraiment en mesure de prévoir un tel calendrier ?

Je ne sais pas. En revanche, ce qui est sûr, c'est que le simple fait que l'Iran tienne ne perde pas et déjà en soit une victoire, une victoire politique. Et donc on peut très bien imaginer que dans cette logique là et ben voilà les outils maintenant se disent et étaient encouragés parce que quand même ils sont armés et aidés par l'Iran à entrer en lis pour continuer à maintenir la pression parce que avant ce qui pourrait être vraiment le le l'embrasement c'est-à-dire si les les États-Unis décidaient un certain nombre d'opérations au sol ponctuell s'agit pas d'envahir l'Iran dans le D3 pour le notamment le assurer les libertés de navigation ou prendre un certain nombre type l de carg en main et ce qui serait ce qui est aussi dans ce cas-là plus une logique de dissuasion c'estàd voilà ce que nous pourrions faire et voilà tous les risques qui ont découlent que une véritable entrée en lisse des outils pour le moment.

Bonjour Sébastien Rot merci de nous rejoindre. Vous êtes spécialiste de l'Iran et du Moyen-Orient auteur de la modernité iranienne culture société organisation pouvoir coopération aux éditions Larmatan. Comment vous interprétez ?

Comment vous analysez vous cette entrée en guerre des outils du Yémen aujourd'hui ? Alors, vous savez le le le nom de l'opération du côté iranien, ça s'appelle Promesse honnête. Et en fait, il suffit vraiment de lire, c'est parfois plus facile pour un iranologue de lire la stratégie iranienne que pour un quelqu'un qui s'intéresse aux États-Unis de lire l'esprit de Donald Trump. parce que euh hier, ils ont bien annoncé, hein, si on s'en prend à des installations euh civiles euh et bien euh l'Iran va répliquer, va faire appel à la mobilisation de ses alliés dans la région.

Évidemment, on pense au outil et euh il ne vous a pas échappé que un missile israélien est allé donner un signal à côté de la centrale de Boucher. Donc c'est un lieu complètement civil. Et donc en réponse, ben l'Iran a mobilisé euh un signal euh en partant du du des outils du Yémen.

Mais euh comme vous disiez, c'est on est là encore au niveau des signaux politiques des c'estàd des des l'utilisation d'armes pour euh envoyer des signaux pour dire si on continue dans cette direction, ce sera l'escalade. C'estàd si vous continuez vous Israël à vous en prendre à nos installations civiles et nucléaires, nous allons répliquer par des tirs de missile qui viendront du Yen. Donc il y aura des tirs du missile qui viendront du Yémen, des tirs de missiles qui viendront d'Iran et des tirs de euh requêes qui viendront du Esbola.

ça fera trois euh niveaux de de de tir. Et donc évidemment pour la défense israélienne, ce sera beaucoup plus difficile euh à intercepter euh en ensemble. Mais vous voyez euh les Ianiens, ils l'avaient, on est dans la phase 2 iranienne.

He ils avaient expliqué euh il y a eu plusieurs phases dans leur stratégie de guerre et on est au seuil de la phase 3, c'est-à-dire que la phase 2 c'était envoie de missile et contrôle du des trois d'ormous. La phase 3, c'est l'entrée en euh l'entrée en en dans les opérations de la mobilisation des cheates de la région, outil chit d'Irak et cetera et phase 4 minage euh de euh du D3 d'Ormous. Et donc il reste il respecte une espèce voilà de d'escalade de graduation dans le conflit pour éviter que euh la situation ne enfin pour empêcher les leurs ennemis d'aller plus loin.

On parlait tout à l'heure de l'Arabie Saoudite parce qu'évidemment les conséquences pourraient être très importantes pour l'Arabie Saoudite avec le le D3 de Babel Mandem qui pourrait être bloqué. On le rappelle l'Arabie Saoudite premier exportateur de pétrole au monde. Est-ce que le pétrole saoudien est en danger ?

On va rejoindre tout de suite Elisa Cléage qui est en Arabie Saoudite avec ce réveil des outils. C'est une mauvaise nouvelle pour le golf. Elisa oui, cela inquiète les pays du golf déjà parce que les outils représentaient une force de déstabilisation dans la région et ce particulièrement depuis 2023 et surtout parce que les outils du Yémen avaient directement menacés il y a seulement quelques jours en avertissant qu'il pouvait bloquer le D3 de Babel Mandb qui asphixirait encore un petit peu plus les pays du golf déjà très impacté par le blocage du D3 d'Ormous.

Si ce D3 de Babel Mandeb se voyait fermé, cela compliquerait très nettement les exportations d'hydrocarbur notamment vers l'Europe. Les pétroliers seraient obligés de contourner l'Afrique, ce qui serait plus long et plus coûteux. Plus généralement, cette menace des outils du Yémen, elle a deux conséquences sur les pays du golf.

Déjà, c'est la preuve qu'on fait une nouvelle fois face à une guerre multifront et puis surtout ces pays crent un chaos régional, ce qui impacterait leur tourisme et leur commerce encore un petit peu plus et ce qui encore une fois les pousse à faire pression sur les États-Unis pour qu'ils continuent cette guerre et qu'ils mettent fin aux multiples menaces sur la région. Elisa Cléch donc à Doa au Qatar, on parlait à l'instant du calendrier des Iraniens. Il y a aussi le calendrier de sortie qui a été donné par les Américains.

On rappelle que Donald Trump a repoussé son ultimatum au 6 avril et hier le président américain a donné son calendrier de sortie. Ce qui avait fait également un peu plus tôt son secrétaire d'État, Marco Rubio. On va les écouter tous les deux.

Nous nous estimons que cela prendrait environ 4 à 6 semaines pour accomplir notre mission. Alors que nous sommes déjà au 26e jour, nous sommes donc extrêmement en avance sur le calendrier prévu. Le régime iranien reconnaît désormais qu'il a subi une défaite décisive.

C'est un désastre. Voilà pourquoi il nous parle. Parce que sinon il négocierait pas avec nous.

Il nous parlent parce que c'est un désastre. Ils sont battus. Nous sommes dans les délais prévus, voire en avance pour cette opération et nous prévoyons de la mener à bien en temps voulu d'ici quelques semaines et non quelques mois.

Les progrès sont très satisfaisants. Il est évident qu'il nous reste du travail à accomplir. Nous devons mener cette mission à bien et c'est ce que nous faisons.

Marc moto, comment interpréter ces deux prises de parole donc de Trump et de de Rubio. Est-ce qu'il croit vraiment à une fin de guerre dans quelques semaines ou est-ce que c'est une illusion politique face à un conflit qui pourrait s'en liser ? D'abord, il parle de leur opinion publique, il la rassure.

Les Américains ne veulent pas d'une guerre sans fin. La majorité de l'opinion américaine est contre cette guerre. Je crois à peine 30 % la soutiennent.

Alors, bizarrement, d'ailleurs la base maga qui était très anti aventure extérieure, très isolationniste, reste plutôt fidèle à Donald Trump. Par ailleurs, bah en même temps, ils ont peut-être raison. C'est-à-dire le temps médiatique et le temps de la guerre, c'est pas le même.

Un mois, c'est long et c'est long surtout pour ceux qui subissent les bombardement mais c'est pas non plus gigantesque. Pour prendre un exemple, l'opération de l'OTAN au Kosovo contre la Serbie en 1978 en en 1999 qui avait amené finalement ce Ban Milosevic à jeter l'éponge qui était un exemple d'opération quasiment exclusivement aérienne. Bah, c'était 78 jours de frappe sur un pays qui était tout petit et le Kosovo encore plus qui était à peine deux départements français.

Mais malgré tout, il avait fallu un déploiement autour des frontières au sol pour préciser la menace et amener Milosevic à capituler. Donc là, on est dans les temps qui sont des temps normaux pour une telle opération. Je crois que la première guerre du golfe, les bombardements préalables avaient duré plus d'un mois et l'invasion de l'Irak en 2003, pareil, ça avait duré même je crois quasiment 2 mois de de frappe préparatoire.

Donc on est dans les temps normaux. Ensuite, il y a évidemment la forfanterie habituelle de Donald Trump. On a gagné, il supplie et cetera et cetera.

Mais en soit, ce n'est pas totalement aberrant. H Anthony Dila, on voit ce bandeau qui s'affiche à l'écran. un port qui a été évacué à Oman après une frappe.

H donc on le voit qu'effectivement on a une sorte d'élargissement là de ce conflit. Comment vous l'interprétez ? Oman était l'intermédiaire traditionnel entre les pays arabes et l'Iran.

Il a été pris pour cible. Donc c'est une montée en intensité du conflit et ce pays continue à être frappé. Donc, il y a une volonté de maximiser les pertes pour les pays du golfe et de la péninsule arabique du côté de l'Iran.

C'est quelque chose, on ne sait pas, je ne sais je n'ai pas beaucoup plus d'éléments par rapport à ce à cette frappe. Mais là, la volonté de gêner le trafic, tout ce qui est activité civile et de rendre cette guerre très coûteuse pour l'ensemble des acteurs est assez patente du côté de Terran. Sébastien Rot.

Oui. Euh ça c'est les les frappes sont toujours extrêmement calibrées en fonction de euh l'implication de des pays euh dans les opération militaires. Euh et euh il y a toujours un un doute un peu sur Aman parce qu'il y a très peu d'intérêts américains euh au il y en a mais euh beaucoup moins qu'aux Émirats arabes unis et cetera.

Mais je voulais revenir sur le le calendrier. Il y a il y a le problème de cette guerre, ça va être de transformer la victoire militaire en victoire politique. Et c'est le passage de l'un à l'autre qui va être extrêmement difficile si vous voulez.

Euh parce que euh avec le D3 d'Ormous qui est la carte maîtresse euh des Iraniens, c'est ce passage-là. Euh on peut continuer de frapper frapper frapper tant que le détronmous n'est pas libéré. Euh les Iraniens ont une main extrêmement puissante et un levier extrêmement puissant.

Donc là, c'est où la le le rapport voilà, c'est eux qui guident le tempo et et le les sorties de de l'administration Trump est aussi à destination des marchés financiers parce que les marchés financiers commencent à à vraiment être très nerveux. Wall Street décroche. Les investisseurs ne font plus confiance à l'administration Tom parce que il manque de visibilité.

On ne sait pas trop où on va. Il y avait l'option euh terrestre qui semble à peu près abandonnée d'après ce que disait le dernier. Elle reste toujours sur la table pour mettre la pression et cetera, mais là ça nous entraînerait dans un euh temps euh infiniment plus long, des semaines voir des mois.

Est-ce que l'économie mondiale serait euh capable de supporter ça ? Surtout que là pour l'instant il y a des trit d'mousse mais si on monte dans l'escalade comme je le disais juste avant il va y avoir sans doute des tensions en mer rouge et là c'est tout le flux c'est pas non c'est pas seulement le flux pétrolier qui passe et les produits pétrochimiques qui passent par le tronarmous c'est tout le flux maritime entre l'Asie l'Europe et et les États-Unis donc ça va avoir des répercussions financières énormes. Je crois que le baril est à 110 dollars autour de 110 dollars aujourd'hui.

On peut dans la situation de tension économique être faut être extrêmement prudent. Alors, il y a de la il y a de de les négociations si vous voulez. Moi, de ce que je vois depuis les l'Iran que j'observe, c'est que les Iraniens euh discutent mais ils ne peuvent pas afficher au reste du monde et à leur propre base qu'ils négocient avec les États-Unis parce qu'ils sonent deux fois ils se sont sentis trahis en enant des discussions avec l'administration Trump et ils ont de deux fois attaqués.

Donc les signaux par le Pakistan passent, mais euh il semble que les Iraniens essayent de de d'écarter euh euh les deux euh négociateurs que sont euh Vitkov et Kushner car il est il considère incompétent et ils essayent de faire avancer Jid Vence dans cette histoire. c'est-à-dire de de d'avoir de que dans l'administration Trump, ce soit JD Vents qui prenne le dossier iranien euh euh dans la négociation. Car JD Vens a été très dur avec Netaniau, il a mis les points sur les parce que il a bien senti que les États-Unis s'étaient laissés entraînés dans cette guerre.

Euh Ginny Events donc veut sans doute se désolidariser des intérêts d'Israël car les intérêts de des États-Unis et d'Israël sont différents dans la région. Donc l'issue de la crise sera obligera les deux protagonistes à trouver un moyen de de se dissocier un petit peu sur le port à Om. C'est le port de Salala qui a été donc touché.

Tamar et Marc, c'est vou réagir tous les deux. Tamar. Oui.

Alors, je crois qu'on est face à deux stratégies complètement différentes. On a un côté qui est dans une guerre tactique et un autre qui est dans une guerre stratégique. Ça veut dire que pour Israël, il y a de buts à accomplir qui dépend euh dont sa sécurité dépend.

Donc euh comme ils savent comme Israël ne sait pas combien de temps la guerre va durer, euh ils vont euh attaquer au maximum pour euh pour établir euh le maximum de réussite par rapport au but. Donc ça c'est une guerre qui a une but sur le terrain. Euh du côté euh iranien euh c'est plus une vision globale.

Ça veut dire qu'il joue d'une certaine façon au billard. C'est pas vraiment euh qu'est-ce qu'ils vont gagner ou perdre sur les terrains, c'est plutôt le contrôle de toute la région. Ça veut dire que si on met de la pression sur pays du golf, c'est pour mettre de la pression la pression sur les marchés, c'est pour mettre la pression sur les États-Unis.

Et après, il y a le temps des États-Unis. Ça veut dire qu'ils se sont engagés. En fait, Trump doit décider quand c'est la victoire et là, il va sortir.

Est-ce que c'est les États-Unis qui a entraîné Israël ou Israël qui a entraîné les États-Unis ? C'est une vaste discussion. En tout cas, Jens est sur cette ligne que ça c'est Israël trempe dit l'enverse.

Euh je crois qu' à la fin c'est trempe de ce côté-là de de la guerre qui va décider quand c'est fini. Il y a des divergences au sein de l'administration américaine. On voit que Rubuyo et et Ven sont pas tout à fait d'accord, ont pas la même ligne.

Marc, c'est vou rajouter. Oui. Alors, il y a eu un glissement comme vous disz très bien dans cette guerre.

Au début, on était parti en dehors de l'histoire du changement de gouvernement sur arrêt du programme nucléaire, contrôle balistique, arrêt du soutien au proxile. Et effectivement, le D3 d'Ormous est devenu maintenant un élément clé. Et dans cette question du D3 d'Ormous, si vous écoutez les propos de Trump qui sont extrêmement variés souvent contractic et tout, mais on lui posait une question à une conférence de presse, un point presse, sur qui contrôlerait Hormous, bah il a laissé quasiment entendre que le contrôle d'Ormous se ferait bah entre les États-Unis et l'Iran.

C'est que cette guerre quelque part institutionnalise quelque chose qui était jusque là impensable. C'est implicite. L'Iran était sur le D3 d'Ormouse.

Iran était la plus grande puissance sur le D3 d'Ormouse. Mais il était hors de question de dire on contrôle le D3 d'Ormouse. C'était on restait dans le flou.

Or là de fait on arriverait à cette situation là ce qui est pour le moins paradoxal par rapport à ce qui étaient les objectifs de la guerre au début. Et si vous regardez militairement les choses, il y a pas beaucoup d'autres solutions parce que y compris si les Américains prennent les petites îles qui étaient revendiquées qui sont revendiqués toujours d'ailleurs par les Émirats arabes unis euh de Abou Moussa et les deux îles tombent là qui bloquent totalement le le le le le D3. Bah oui voilà, eux contrôleront le D3 mais en même temps il y aura toujours les Iraniens de l'autre côté.

Donc d'une manière ou d'une autre, on est arrivé à cette chose que l'Iran bah se trouve quasiment conforté dans son contrôle du des trois d'Ormous. Il est Trump, on le disait donc qui a qui a annoncé ce calendrier et il est même allé plus loin puisqu'il a précisé le nombre de cibles à atteindre pour remporter cette guerre contre l'Iran. Écoutez, maintenant nous sommes en train de frapper des cibles.

Ils n'ont pas de moyens antiérien. Donc nous sommes directement au-dessus de leur tête. Nous avons encore 3000 3500 cibles sur notre liste et ça sera réglé très rapidement.

Anthony Dila sur sur quoi il se base Donald Trump ce chiffre ? Alors il se base quand même comme sur quelque chose de très concret qui est la planification de la campagne. Euh c'est quelque chose il y a un nombre de cibles qui ont été définies euh et vous avez un taux d'échec à peu près.

Donc vous avez 20 30 50 % de taux d'échec par rapport au nombre de sorties que vos avions vont faire. Et euh bah le taux d'échec a sûrement été un peu moindre, 80 90 % euh ça marche pas à chaque fois quand même mais euh la le sur le planning la planification qui a été faite de cette campagne arrière, l'US Air Force estime être en avance. C'est ça que veut dire Trump.

Et dans cette planification, il reste 300 3354 frappes, quelques dizaines de moins sûrement à l'heure où on parle puisque cette déclaration était il y a il y a quelques heures. Ça veut pas dire qu' à la fin de la liste, on aura gagné la guerre, mais on aura euh affaibli suffisamment euh les forces iraniennes euh pour qu'elles soient moins dangereuses, moins en capacité. Mais comme ça a été dit tout à l'heure, il faut maintenant que ces campagnes opérationnelles se traduisent politiquement et que il y a une maximisation des effets politiques via l'utilisation de la force.

Sébastien R, quel est l'objectif d'annoncer un tel chiffre ? Euh mais ça c'est c'est du calcul, j'allais dire ça ça donne un plan exactement comme vous disiez une planification de ce qui reste à faire et puis ça donne aussi la fenêtre de tir pour Israël. Je rejoins ce qui ce que vous disiez.

C'est-à-dire que comme je disais, il y a deux acteurs et deux acteurs avec des objectifs différents et des stratégies différentes et des enjeux différents dans la région. Donc si vous voulez, c'est clair que c'est Donald Trump qui sifflera la fin de la récrée. Euh mais il faut que Israël ait son compte et que les Iraniens puissent trouver puissent sauver entre guillemets un peu la face aussi.

C'est-à-dire que il va falloir trouver un modus dit dans tout ça. Parce que quel est l'intérêt des États-Unis ? là où l'intérêt des États-Unis dépasse et de loin les intérêts de de d'Israël compte tenu de de l'importance des enjeux.

Nous sommes avec l'Iran euh vraiment à la frontière des grandes des à la technonique des plates, des grandes rivalités, des grandes puissances. La Chine d'un côté, la Russie de l'autre, c'est l'Iran qui est là. Vous avez les États-Unis, les pays du Golfe, Israël et cetera qui sont le bloc occidental.

Au nord, il y a euh la puissance russe et à l'est, la puissance chinoise. L'Iran, c'est le dernier maillon, si vous voulez, où ces trois euh région peuvent se rencontrer. Et pour l'administration Trump et pour les États-Unis, les intérêts des États-Unis, remettre le pied en Iran pour contenir l'influence de la Russie sur le détroit d'ormous et de la Chine sur enfin sur les oui sur les eaux chaudes comme ils disent pour les Russes et puis sur le détroit d'mousse pour les pour la Chine.

C'est extrêmement important. l'Iran, c'est la deuxème réserve de gaz au monde, la 3è réserve de pétrole, il y a tous les Boeings à changer. Il y a aussi des enjeux purement stratégiques de économique et financier et et tous ces éléments-l étaient déjà un petit peu sur la table avant la guerre.

Est-ce qu'ils vont être capables de remettre ces éléments-l sur le devant de la scène autour d'un espèce ? Alors, est-ce que ce sera possible avec les Iraniens ? Et voilà, c'est est-ce que la négociation va pouvoir arriver à ça d'une libération du détroit d'Armose et sous quelle condition ?

Si vous voulez, je crois que les Iraniens, les connaissant un petit peu, ce qu'ils veulent aussi des garanties de sécurité. Ça fait trois fois qu'ils sont attaqués avec Saddam Hussein au début des années 80, la guerre des 12 jours, là une troisème fois, il va falloir il va falloir leur accorder des garanties de sécurité contre une libération de du D3 d'ormous. Ouais, on va commenter la dernière information. que les Européens peuvent jouer un rôle avec cette idée qu'une fois que les choses se sont un peu calmées, il est dans le cadre de l'ONU parce qu'une résolution est en discussion justement d'une force multinationale maritime aérienne qui assurerait la liberté de navigation dans les prendre la main sur les États-Unis parce que les états qui a un moyen d'offrir une porte de sortie honorable aux États-Unis pour qu'il ne perdent pas la face par rapport à la question d'Ormous et c'est en ça que l'initiative lancée par Paris est très bonne.

Et alors ensuite on va voir les résultats parce que le problème c'est on fait une coalition des volontaires pour l'Ukraine mais elle n'intervient que quand après un cesser le feu et là on fait une coalition pour le détroit d'Omous mais elle n'intervient que quand l'histoire est déjà réglée mais voilà mais en même temps c'est un cadre pour l'après qui est important je voudrais vous faire part de la la toute dernière information que nous venons de de recevoir. Trois journalistes libanais ont été tués par une frappe israélienne sur leur voiture. Ça s'est passé dans le sud du Liban.

Voilà, c'est la la vraiment la toute dernière information qui vient de nous parvenir. On rejoindra dans quelques instants Xavier de de Jackomoni qui se trouve au Liban. C'est évidemment euh tu as mar les conséquences pour les civils aussi de la situation avec donc trois journalistes aujourd'hui qui sont tués au Liban.

Alors déjà, on voit que depuis euh que le Rizbala est vraiment entré en jeu, il y a plus de missile qui arrive sur Israël du Nord dans hier c'était 145 par rapport à au nord que au nord par rapport à 140 dans le reste du pays. Donc le front se déplace. les Israéliens euh en fait euh ils se sont habitués à une certaine tactique à Gaza.

Ça veut dire que on prend toutes les territoires et on la neutralise. Et le problème de ces tactiques, c'est que ça crée beaucoup de dégâts humains et aussi ça ne peut pas continuer très longtemps. Et là, je réance sur le fait que que le gouvernement Netaniao essaie d'avoir le maximum de de but et de et de la défense avant qu'on les arrête.

Maintenant, il y a aussi le problème que le gouvernement euh libanais ne peut pas arrêter le Rizbala et que euh il y a une une demande d'aide de l'Europe et surtout de la France euh qui disent "Oui, euh on soutient une initiative politique." Sauf que cette initiative politique résentant parce que le gouvernement libanais n'a pas le contrôle sur le rizbala. Donc pour le moment, Israël va essayer d'avancer et de faire le maximum.

Et il y a pas une facteur qui puisse l'arrêter ou qui puisse modérer. Et l'Europe parle, c'est très bien, mais n'est pas un facteur qui puisse vraiment arrêter cette guerre au nord. Israël euh Tamarbok où il y a où il est en train de se passer des choses également.

L'actualité qui évolue évidemment seconde après seconde avec des explosions qui ont été entendu à Jérusalem après une alerte au missile iranien et alerte également du côté de Tel Aviv. Euh on peut imaginer que ce sont aussi des représailles des Iraniens après des tirs sur des sites stratégiques qui ont eu lieu hier. On le disait tout à l'heure sur trois sites stratégiques en Iran.

Alors, c'est les la stratégie de l'épuisement parce queon voit qu'il y a moins de missiles qui qui arrivent en fait de l'Iran sur Israël mais ça s'est fait à des endroits stratégiques à des moments stratégiques. Ça veut dire le trois derniers jours étaient épouvantable pour les Israéliens parce que il y avait des alertes de missile 3 4 5 dans la nuit et Telaviv évidemment c'est un peu le symbole du centre économique, du centre civil même je dirais. Et euh en fait, il y a des missiles qui tombent sur la sijordanie, il y a des missiles qui tombent sur le village bédouin, euh il y a des missiles qui tombe partout mais les symboles reste le centre.

Alors c'est toute la question de euh la société israélienne qui a l'habitude de tenir. Au bout d'un moment, évidemment c'est c'est puisant et on se pose la question pour quel but ? Et c'est ça qui il faut que les Israéliennes comprennent aussi.

Yeah.