L'invité de la rédaction, ICI RCFM : Nathalie Mons, rectrice de l'académie de Corse
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Vous arrivez après un départ qui a fait polémique ici. Est-ce que c'est compliqué ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Prédécesseur, on vous attend sur le sujet de la langue corse. Ici le défi il est un peu inversé par rapport à ce que vous avez pu connaître en Martinique ?
- 3:21FerméeRéponse directe
On peut comprendre que vous ne le détricoterez pas, vous continuerez ?
- 3:59FerméeRéponse directe
Avec l'immersif dans le public comme dans le privé avec School à Gours ?
- 4:57OuverteRéponse directe
Les maths, le français, lui-même reconnaissait un niveau un peu en deçà du national en Corse. Vous êtes spécialiste des politiques éducatives. On imagine que vous voulez le faire monter.
- 5:17RelanceRéponse directe
Cette rentrée est marquée par des mesures que les personnels appréhendent, l'interdiction du téléphone au lycée. Mais aussi ce questionnaire sur les violences sexuelles et sexistes. Certains enseignants parlent de missions qui dépassent leurs compétences. Est-ce que vous comprenez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:21Invité politiqueChiffre
« Nous avons évidemment des locuteurs, près de 40%, mais ils sont pour une grande partie d'entre eux âgés »
- 2:40Invité politiqueChiffre
« 60% par exemple des élèves en bilingue, en primaire, 30% aussi au collège. »
- 3:06Invité politiqueChiffre
« Nous avons plus de 2300 élèves qui sont dans des classes immersives. »
- 4:11Invité politiqueChiffre
« 200 élèves, 4 écoles en juin 2025. »
Temps de parole
- Invité69 %
- Invité politique26 %
- Présentateur5 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Fin juillet dernier, Nathalie Mons s'apprête à faire sa première rentrée dans l'île en tant que rectrice de l'Académie de Corse, après le départ de Rémi-François Paolini. Qui est-elle ? Comment entend-elle poursuivre son travail, apporter sa marque de fabrique à quelques jours de la rentrée ? Elle est votre invitée, Hélène Batigny.
Nathalie Mons, bonjour et merci d'avoir accepté cette invitation. Vous arrivez, on l'a dit, après un départ qui a fait quelque peu polémique ici. Est-ce que c'est compliqué ?
Écoutez, non, ça n'est pas compliqué. Alors j'ai un petit écho, donc ça n'est pas compliqué. J'ai souhaité dès le début pouvoir vraiment aller sur le terrain justement, pour accueillir la parole, la parole en fait à la fois des élus, des parents, aussi des enfants. J'ai pu rencontrer des chefs d'établissement et j'ai vraiment senti que l'éducation ici est tout à fait un élément important. Voilà, donc pour moi ça c'est une bonne base. Et j'ai aussi senti que tout le travail qu'avait fait mon prédécesseur, j'ai senti aussi que tout le travail qu'avait fait mon... Un territoire en effet que je connais, puisque en fait ma mère est Corse et j'ai pu donc y revenir tous les étés.
Et puis à un moment elle a décidé de revenir habiter ici et donc j'ai passé certaines de mes années de collège et de lycée à Bastien. Voilà, donc j'étais une petite citadine qui montait au village et qui a pu découvrir la Corse et puis sa terre. C'était une grande respiration et beaucoup de moments heureux.
Nathalie Mance, vous parliez donc en effet du travail de votre prédécesseur. Prédécesseur, on vous attend sur le sujet de la langue corse. Ici le défi il est un peu inversé par rapport à ce que vous avez pu connaître en Martinique ?
Oui, en Martinique en fait j'ai vraiment baigné pendant 5 ans dans un bain bilingue. Le créole est partout, dans les rues, dans les marchés, chez les amis. Ici en fait nous nous rendons compte que la transmission familiale est devenue extrêmement faible. Nous avons évidemment des locuteurs, près de 40%, mais ils sont pour une grande partie d'entre eux âgés et donc le rôle de l'école va être fondamental. Donc là-dessus pour moi ce sera vraiment une priorité. Alors nous ne partons pas de loin, nous ne partons pas de rien. Nous avons déjà en fait construit au sein de l'Académie de Corse, avec la collectivité de Corse, vraiment un enseignement qui est important.
60% par exemple des élèves en bilingue, en primaire, 30% aussi au collège. Tous nos lycées ont des accompagnements, des cours en langue corse. Mais je pense qu'il faut vraiment amplifier, amplifier ce mouvement, amplifier en regardant vraiment la qualité de la formation. Et là-dessus nous avons une belle convention qui va être signée avec la collectivité de Corse. Amplifier aussi en s'assurant que les élèves peuvent vraiment poursuivre des parcours, notamment en immersif. Nous avons plus de 2300 élèves qui sont dans des classes immersives. Et puis je souhaiterais aussi qu'on fasse appel à un vaste vivier de corse au faune.
C'est la base du travail du projet School à Douillet 1030 de Rémi-François Paolini. On peut comprendre que vous ne le détricoterez pas, vous continuerez ?
Oui, bien sûr. Nous serons vraiment dans la continuité. C'est ce que m'a permis aussi de voir tous les échanges que j'ai eus depuis que je suis arrivée. Il y a une très forte adhésion à ce projet académique. Donc c'est une feuille de route collective que je vais faire vivre. J'ai eu vraiment la même démarche quand je suis arrivée il y a cinq ans en Martinique. C'est-à-dire réunir l'ensemble des acteurs de terrain. Partir de leurs idées, de leur énergie, des attentes, des besoins du territoire. Et au bout de cinq ans, je peux vraiment dire que ça fonctionne. C'est-à-dire qu'il y a vraiment des résultats.
Avec l'immersif dans le public comme dans le privé avec School à Gours ?
Oui, tout à fait. L'immersif, il est évidemment du côté du réseau associatif privé School à Gours. C'est-à-dire 200 élèves, 4 écoles en juin 2025. Il y a également aussi un enseignement immersif qui est très important dans le public avec 2300 enfants. Donc là aussi, il y a une offre. Vous soutiendrez les deux ? Le développement des deux ? Oui, les deux me semblent être tout à fait complémentaires. Il faut essayer de voir comment on peut aménager une forme de complémentarité. Il y a déjà eu un soutien extrêmement important donné au réseau associatif privé School à Gours. Donc maintenant, il faut voir comment on peut dessiner l'avenir tous ensemble.
On parlait du Corse comme un savoir fondamental du temps de Rémi-François Pauline. Il y en a d'autres, évidemment. Les maths, le français, lui-même reconnaissait un niveau un peu en deçà du national en Corse. Vous êtes spécialiste des politiques éducatives. On imagine que vous voulez le faire monter. Cette interview est très courte. Et désolé pour le désagrément du décalage de Vite Savonne. Moi, je voudrais finir avec le niveau national. Cette rentrée est marquée par des mesures que les personnels appréhendent, l'interdiction du téléphone au lycée. Mais aussi ce questionnaire sur les violences sexuelles et sexistes. On en a entendu parler dans les journaux.
Certains enseignants parlent de missions qui dépassent leurs compétences. Est-ce que vous comprenez ?
C'est un sujet sur lequel le bien-être des élèves, le harcèlement, la santé mentale, les violences sexuelles et sexistes. Évidemment qu'il faut continuer à former nos collègues. Mais c'est un élément qui me semble tout à fait central. On sait très bien, alors là c'est la chercheuse aussi qui parle, que pour bien apprendre, un élève doit se sentir en sécurité. Sincurité avec nous, mais aussi sécurité dans le cadre familial, dans le cadre amical. Donc on continuera et on accompagnera nos collègues sur ce sujet.
On n'est pas juge, on n'est pas policier. On a pu entendre ces craintes-là, notamment à 7h. Vous comprenez la situation dans laquelle se trouvent certains professeurs ?
Oui, tout à fait. C'est un sujet qui est tout à fait sensible. On avait le même type de remarques autour du harcèlement, de la santé mentale. Et c'est pour ça que les dernières années, nous avons énormément formé nos collègues à des nouvelles méthodes. Comment aussi écouter des enfants sur ces sujets très compliqués. Nous avons aussi toutes les assistantes sociales qui sont à nos côtés. Il n'y a pas que des enseignants à l'éducation nationale. Nous avons des médecins, des infirmiers, des assistants sociales, des psychologues. Voilà, donc c'est finalement tous ensemble qu'on va essayer d'accompagner le mieux les élèves. En tout cas, ce sujet me semble central.
Moi, derrière chaque élève, je vois aussi l'enfant. Cette enfance et sa santé mentale, mais c'est aussi pour les plus grands, leur insertion professionnelle. C'est aussi la poursuite d'études. Donc il y aura énormément de sujets qu'on va pouvoir travailler dans les années à venir.
Et qu'on pourra développer avec vous, certainement tout au long de cette année scolaire et dès la rentrée la semaine prochaine. En attendant, merci beaucoup pour cette première interview à notre micro, Nathalie Mons.
Merci.