Sébastien Chenu sur les magistrats : "Il y a une coloration politique d'extrême gauche"|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous pensez que c'est sain dans une démocratie d'organiser un rassemblement pour protester contre une décision de justice ?
- 3:00RelanceÉludée
Vous accusez les juges d'avoir pris une décision politique. Avez-vous des preuves ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Si Marine Le Pen ne pouvait pas être candidate en 2027, le résultat de l'élection serait-il illégitime selon vous ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Vous évoquez une coloration politique d'extrême gauche chez les magistrats. Comment l'expliquez-vous ?
- 16:00RelanceRéponse directe
Gabriel Attal dit que vous allez attaquer les juges. Vous répondez ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction aux soutiens de Salvini ou Orban pour ce rassemblement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Sébastien ChenuFait
« Nous contestons une décision de justice, mais ça comme tout justiciable. C'est-à-dire que nous allons en appel. »
- 5:00Sébastien ChenuChiffre
« Il y a une coloration politique d'extrême gauche très forte chez certains magistrats, chez un/3 des magistrats. »
- 9:00Sébastien ChenuChiffre
« 65 % des Français ne se disent pas choqués par le jugement prononcé à l'encontre de Marine Le Pen. »
- 13:00Sébastien ChenuFait
« Les Français considèrent que la justice doit passer. Nous on conteste le résultat de celle-ci mais la justice passe et passera. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue dans l'événement du dimanche. Ravi de vous retrouver. Bonjour Sébastien Chenouille.
Bonjour madame. Merci d'avoir accepté notre invitation. Bonjour Harlet Chabot.
Bonjour. Une heure d'interview avec vous pour vous interroger. Vous êtes député renassemblement du du Parti Rassemblement national vice-président.
Courte pas Ça commence mal. Ça commence mal. Non, je vous assure que le programme est très chargé et on le sait, vous allez participer dans 2 heures maintenant à ce grand rassemblement qu' organise votre parti en soutien à Marine Le Pen.
On a beaucoup de questions à vous poser sur l'organisation de ce grand rassemblement. Pas de coup de force, dit Jordan Bardella. Vous hier encore dis que ce n'était pas une manifestation contre les juges.
Néanmoins, on peut en douter. Est-ce monsieur Chenu aujourd'hui dans une démocratie d'organiser un rassemblement pour protester contre une décision de justice ? Le premier ministre en doute, il le dit aux Parisiens, il le dit non.
Ce n'est ni sain ni souhaitable puisque nos institutions organisent à la fois la séparation des pouvoirs et la protection de la justice. Bon, c'est vrai qu'on sait plus vraiment ce que pense François Beou puisqueen fait il a l'habitude dans la même semaine un peu comme dans son gouvernement de dire une chose et son contraire le weekend d'arrivé. Bon donc ça reste toujours très fumeux.
Peut-être qu'il subit d'ailleurs les pressions du bloc central qui n'était pas content du fait qu'il ait manifesté un certain trouble et c'est probablement ce trouble certain que beaucoup de Français ont ressenti. Vous pensez quand il dit cela ce matin au Parisien, il n'est pas sincère ou insincère ? Je pense qu'il essaie il essaie de contenir les gens qui le soutiennent et parmi lesquels beaucoup ont trouvé que son expression se sentir troublé par la décision de justice que vous connaissez n'a pas plu.
Voilà. Et donc il essaie de se voilà de raccrocher euh les deux bouts de cette de ce bloc central qui ne veut pas dire grand-chose. Au-delà de cela, nous nous ne faisons pas, vous l'avez dit, une manifestation contre les juges.
Nous nous respectons. Ce n'est pas ce que j'ai dit, c'est je rapportais vos propos. Voilà.
Nous ne faisons pas une manifestation contre les juges. Nous respectons l'institution judiciaire. Nous condamnons d'ailleurs les pressions qui pourraient avoir lieu, les pressions ou les manœuvres qui pourrai avoir lieu contre les juges.
On attend de la justice qu'elle soit indépendante, qu'elle soit impartiale. C'est ça qu'on attend de notre institution. Mais nous ne contestons pas l'institution par principe.
D'ailleurs, nous ne contestons jamais nous les institutions. Est-ce que Mais au micro de nos reporters, pardonnez-moi, je incise, des militants ont été interrogés. Pardonnez-moi, le message auprès de vos militants, auprès des gens qui votent pour le RN n'est pas celui-là ?
Est-il bien passé ? Est-il bien passé ? Oui.
Oui, j'y viens. Nous contestons une décision de justice, mais ça comme tout justiciable. C'est-à-dire que nous allons en appel.
Quand on va en appel, c'est une façon de dire "Nous ne sommes pas d'accord avec la décision qui a été rendue. Nous utilisons donc notre droit d'aller en appel. Mais nous contestons non pas une décision mais une mesure d'application de cette décision puisque je vous le rappelle l'exécution provisoire c'est le fait de rendre inéligible immédiatement Marine Le Pen quel que soit l'appel et bien c'est une mesure d'exécution de la peine.
ça nous la conteston tout comme nous pouvons contester ou affirmer qu'il y a des juges, on l'a vu avec le syndicat de la magistrature, qu'il y a des juges qui ont un prisme politique et nous considérons que cette mesure d'exécution, c'est-à-dire l'exécution provisoire, cette mesure d'exécution de la peine que nous contestons, tout comme nous contestons le fond de la la décision qui a été rendue et bien un caractère politique à votre stratégie en appel, changera-t-elle ? Certains le pensent Chabot. Oui.
Alors, on entendra pas aujourd'hui dénoncer la tyrannie des juges, le carteron de magistrats de procureurs qui se sont déchaîné contre Marine Le Pen aujourd'hui. On va dire quoi ? On soutient juste Marine Le Pen.
Il y aura rien concernant la justice. Comprends pas très bien. Je le disais tout à l'heure, qu'il y ait des magistrats qui soient politisés et qui rendent des décisions.
Et cette décision, elle a manifestement en tous les cas un caractère politique, celle de l'exécution provisoire. Euh nous nous contestons le fond, c'est-à-dire que nous contestons la culpabilité euh de Marine Le Pen et du Rassemblement national dans ce dossier. Nous contestons ceci parce que nous considérons que les faits ne sont pas établis et nous allons le faire valoir en appel.
Nous contestons, il y a zéro enrichissement personnel, zéro emploi fictif, mais nous contestons l'aspect détournement de fonds publics. Pour nous, il s'agit de l'utilisation d'une euh enveloppe financière donnée au Parlementaires européen. D'ailleurs, le Parlement européen n n'it aucun préjudice puisqu'il donne cette enveloppe à ses députés.
Il y a pas de l'argent qui a été détourné. Donc, nous contestons le fond. Il y a quelques missions quand même d'assistants qui posent questions.
Euh, on pense à un agendomme, un Non mais madame, ça c'est un vrai vous n'avez pas respecter. C'est ça non. Parce qu'en plus le règlement auquel vous faites euh allusion a évolué entre le moment du procès et aujourd'hui.
Donc non, mais si vous voulez, c'est l'utilisation de l'enveloppe budgétaire et ça c'est un vrai débat parce que derrière c'est la liberté parlementaire. Est-ce que lorsqu'on vous confie une enveloppe pour rémunérer des collaborateurs, vous avez la liberté de l'utiliser comme vous voulez ou pas ? Et ça c'est un vrai débat et il pourrait avoir lieu.
Il a lieu d'ailleurs pour François Beou comme il aura lieu pour Jean-Luc Mélenchon euh dans les mois qui viennent. Donc ça sur le fond on n'est pas d'accord et donc on fait appel. Ça c'est on on fait appel.
Mais en revanche le caractère politique, il est dans l'exécution provisoire d'une magistrate qui dit "Je souhaite empêcher Marine Le Pen d'être candidate, elle l'écrit même à la présidentielle car elle serait condamnée et ça créerait" formule qui n'existe nulle part dans le droit un trouble à l'ordre public démocratique, aucun texte, aucune jurisprudence, une invention, une lecture politique politicienne, ça nous l'a compté. Considérant qu'une candidate possiblement élue condamnée poserait problème en fait. C'est ça le trouble à l'ordre publicé.
C'est pas elle de le décider. C'est au français de décider si une candidate éventuellement condamné ou pas. D'ailleurs, parce qu'en appel, on a vu des choses qui pouvaient beaucoup évoluer et bien pouvait être élu ou pas.
Ça, c'est les Français qui choisissent. Les Français, ils ont choisi des présidents de la République très différents avec des parcours très différents. Ils avaient même choisi, je crois le général de Gaulle qui avait été condamné à mort par contass.
Donc, vous voyez ou le régime de Vichi. Euh soyons soyons clairs, vous accusez les juges vous pensez que les trois magistrats qui ont pris ces décisions sont des magistrats qui ont pris une décision politique qu'ils appartiennent à un syndicat peut-être. Est-ce que vous avez la preuve ?
Je sais pas. Je ne sais pas s'ils appartiennent à un syndicat. On sait que le syndicat de la magistrature, parce que on voit les résultats des élections euh dans le dans le corps de la magistrature rassemble aujourd'hui je crois 1/3 ou euh ou un peu plus que euh des magistrats.
Donc on sait qu'il y a une coloration politique d'extrême gauche très forte chez certains magistrats, chez un/3 des magistrats, on va dire. Je ne sais pas ce qu'il en est et je ne fais pas de procès d'intention. On ne sait pas non plus, juste précision parce que en préparant cette émission, on s'est interrogé, on s'est tourné notamment vers notre service police justice à date.
Nous ne savons pas si ces trois magistrats sont syndiqués. Vous n'avez aucune aucun élément. Mais d'ailleurs vous n'entendez pas vous n'entendez pas ça dans notre discours.
Personne n'a cherché à savoir soupçon là. Vous vous jetez un soupçon. Oui.
Bah parce que alors oui, là je suis d'accord avec vous, il y a le soupçon d'une d'un prisme politique à travers cette ce rendu parce que justement il est exprimé comme tel plusieurs choses mais la première chose qui est exprimée c'est ce serait dangereux grosso modo c'est ça dangereux que Marine Le Pen soit candidate à l'élection présidentielle. Elle créerait un trouble à l'ordre publique démocratique qui n'existe pas. Donc ça c'est une lecture politique et d'ailleurs je le dis c'est une lecture politique et morale mais je ne suis pas le seul à le dire.
Vous écoutez madame Noël Lenoir qui est évidemment qui a été ministre de de Jean-Pierre Rafarin et Jack Chirac et qui a été membre du Conseil constitutionnel qui est très éloigné du Rassemblement national. Elle dit c'est une lecture du droit qui est moral et et politique et non pas une lecture du droit classique. Vous écoutez l'Union syndicale de la magistrature, vous écoutez beaucoup de grands magistrats et d'avocats.
Alain Jacubovix euh ancien président de la LICRA et adversaire politique du RN qui dit euh "On tort, on fait un mauvais coup à l'état de droit." Voilà ce que dit Jacques Bovix. C'est intéressant parce que ce sont des professionnels du droit et ils considèrent qu'il y a une lecture politique comme nous le considérons.
Pour que ce soit clair, si vous étiez euh un jour au pouvoir euh vous interdiriez au magistrat de ce syndiquer ? Ah ben je pense que ce syndiqué euh oui, lorsqu'on est magistrat, ça me semble être quelque chose de euh qui pose problème, qui pose questions. Euh et vous l'intérieurez euh écoutez le le débat est ouvert.
Euh ou et pour les policiers c'est la même chose parce queon peut aussi s'interroger sur des policiers qui sont plutôt certains syndicats plutôt proches de vous qui de la gauche. Non mais c'est c'est pas exactement la même chose. Il y a des syndicats de gauche aussi dans la police parce qu'ils ne rendent pas des décisions les policiers.
Oui mais ils agissent et ils interviennent et vous savez bien aussi qu'ils sont mis en cause de temps en temps justement par la gauche qui les accusent des dorades. Vous voyez c'est compliqué. pas des décisions qui visent notamment à privé de liberté des Français, y compris privé de liberté des Français de pouvoir choisir leur candidat.
La réflexion est en cours, vous l'avez dit, sur l'impossibilité ou l'interdiction qui serait faite au magistrat de se synder. Oui, je pense que il y a il y a des professions dans lesquelles se synder ou en tous les cas revendiquer une appartenance syndicale telle que celle qu'on connaît pose un certain nombre de droits de de problèmes parce que elle nourrit des soupçons. H Sébastien Chenu, je le disais, dans 2h maintenant, vous participerez à ce grand rassemblement.
Place Vaan, près des invalides. Au même moment, a été décidé après votre annonce que la gauche écologiste et insoumise se réunissent la place de la République. Au même moment également un meeting donné par le bloc central.
D'ailleurs, on a cru savoir que Gabriel Atal décalait sa prise de parole sans doute pour répondre à la prise de parole de Marine Le Pen sur l'organisation de ce rassemblement qui s'est fait rapidement, très clairement, vu les circonstances. Est-ce que vous avez des craintes quant à des débordements, des renseignements de la police qui vous font craindre peut-être que je ne sais pas des participants de la manifestation de place de la République puissent rejoindre ou euh la sécurité va être totalement euh assurée ? Donc encore une fois, moi j'ai confiance dans nos institutions euh dans la préfecture de police de Paris.
C'est une première pour nous que de nous rassembler en extérieur. Le Rassemblement national ne l'a jamais fait. une manifestation de soutien à la démocratie, à Marine Le Pen candidate.
C'est aussi une façon de lui témoigner une certaine forme d'affection et je n'ai pas de raison de craindre que ceci tourne mal. C'est vrai qu'on est habitué à ce que l'extrême gauche vienne semer le désordre, vienne violenter la police, détruire, abîmer les le matériel public. Ils seront place de la République et j'espère que ils sauront se tenir.
Et à ceux qui craignent un capitol bis. Un capitol bis, l'insurrection. Évidemment, je fais référence à Washington euh après l'élection de Joe Biden.
Tout ça et non seulement totalement excessif, mais pas du tout la tonalité euh de ce que nous souhaitons. Absolument pas. Euh je note que certains se se sont posé la question disant mais quand même est-ce que le Rassemblement national est-ce bien sérieux, bien normal de manifester ?
Enfin, écoutez, euh pour des décisions de justice, rappelez-vous le comité ADAMA 2020, on était dans des avec des mesures sanitaires contraintees, manifestation interdites des élus de gauche et d'extrême gauche. La bande l'écharpe en bandoulière manifestait pour contester une décision de justice. Christophe Castaner, le ministre de l'intérieur de l'époque, n'y a rien trouvé à redire.
Donc nous, on est une manifestation pacifique, démocratique, de soutien à la démocratie, de soutien à Marine Le Pen. Euh une façon aussi de dire notre mécontentement. Euh c'est vrai, nous revendiquons le fait euh de considérer qu'il y a une bascule dans notre pays parce que si on veut priver les Français de la candidate qui fait la course en tête dans tous les sondages, vous les avez vu encore euh ce matin, évidemment, ça pose un problème de légitimité de l'élection présidentielle à venir parce que l'émission est tout se joue aussi en direct.
C'est un dimanche aussi très politique. Écoutons ensemble à l'instant Gabriel Tal qui s'adresse à vous aussi. Euh l'ancien premier ministre, patron de Renaissance qui et bien le dit, "Vous allez manifester aujourd'hui contre les juges." Vous lui répondrez ensuite.
Gardons intact cet attachement à la moralisation de la vie politique et à nos institutions au moment où elles sont contestées par l'extrême droite qui se réunit aujourd'hui pour attaquer nos juges, attaquer nos institutions. Oui. Cette valeur cette valeur de défense de nos institutions, de notre état de droit, malheureusement elle devient singulière dans le débat public.
Et vous vous allez vous attaquer au juge. Voilà ce que dit Gabriel Atal, applaudit par toute une salle. Il lui suffit d'écouter ce que je vous ai répondu tout à l'heure.
Vous savez, nous avons dit que nous contestions en appel une décision de justice, que nous contestions la mesure d'exécution provisoire parce qu'elle nous paraît politique, mais que nous respectons les institutions. Et d'ailleurs, quand on a été comme Gabriel Atal membre ou quand on est membre d'un parti politique comme le sien qui a soutenu des gouvernements dans lequel il y a eu toute une palanquée de ministres empétrés dans des affaires, on se fait petit. On se fait petit.
On évite de donner des leçons quand on a à ce point abîmé les institutions. On se fait petit. Arlet la la justice fonctionne bien.
Sébastien Chenu, vous vous dites en appel, nous avons contesté en appel. Bah oui, vous avez le droit effectivement de vous défendre en appel et on voit même que les magistrats avent anticipé cet appel et ont un peu accélérer le calendrier. Certains d'ailleurs se sont interrogés mais le premier ministre aujourd'hui fait remarquer qu'effectivement lui aussi bah oui, les magistrats se sont rendus compte et ont bien pris conscience des conséquences de ces décisions de justice.
Donc vous devriez applaudir. Tout va bien. Il y aura vous serez fixé du coup bah pour Marine Le Pen comme prévu en gros avant l'été. 2026 dans un an à peu près, il y aura même peut-être la possibilité d'aller jusque déposer un recours devant la cour de cassation.
Donc finalement vous tout est normal, on pourrait priver les Français, les 13 millions d'électeurs de Marine Le Pen de leur candidat élection présidentielle. Tout va bien en démocratie. Parfois, c'est vrai la justice à vide, c'est vrai que par exemple la Fer Betaram, elle est allée assez vite aussi la justice.
Qu'est-ce que vous entendez ? Ça veut dire que parfois la justice est capable d'aller très vite parce qu'elle sait que ça crée un émoi dans la société. D'ailleurs, c'est ce que dit le premier président de la Cour de cassation.
Quand il y a un émoi dans la société, la justice sait s'adapter. Et moi, je trouve que c'est plutôt appréciable, voyez-vous. Je trouve que c'est plutôt appréciable parce que c'est un droit.
Mais Marine Le Pen, elle n'a pas moins de droits que les autres. Elle n'en a pas davantage mais ça on le sait mais elle n'en a pas moins que les autres. Donc elle fait appel.
Ça crée un émoi dans la société. C'est le moins qu'on puisse dire puisque partout sur la planète on a parlé de cette affaire. ce qui est quand même pas tellement à l'avantage euh de la France, il faut bien le dire.
Donc ça crée un émoi dans la société et même au-delà. La société s'adapte sur la mesure d'appel qui n'est que j'allais dire euh le classicisme de déroulement. En revanche machine ce qui est anormal, c'est qu'une mesure d'exécution provisoire qui rende inéligible Marine Le Pen.
C'estd que demain enfin la semaine prochaine, il y aura une élection présidentielle. Marine Le Pen pourrait pas euh être candidate. Il y aurait des élections législatives anticipées en juin.
Marine Le Pen ne pourrait pas y être candidate. Ça c'est normal ? Non, ce n'est pas normal évidemment parce que la mesure qui a été décidée encore une fois par les trois juges et en tout cas par la présidente, c'est une mesure euh qui a été à sa main qu'elle a qu'elle n'était pas obligée de formuler et d'appliquer cette mesure d'exécution de peine.
C'est un choix politique. Dit, c'est un choix politique et un aim à vous dites dans la société. Certes, en tout cas ça a intéressé beaucoup et peut-être que les audiences aussi sur les chaînes d'info continu aussi le réceptacle de ça.
Mais des sondages le disent aussi. 65 % des Français ne se disent pas choqués par le jugement prononcé à l'encontre de Marine Le Pen. 54 % pensent même que ce jugement est un bon signe pour notre démocratie.
Ce sont des soucis, des chiffres et des enquêtes d'opinion qui parlent. Oui, mais je vais je vais compléter. un français sur deux euh 49 % pour être très exact euh disent qu' il serait choqué de voir Marine Le Pen ne pas pouvoir être candidate à l'élection présidentielle.
Donc les gens considèrent que la justice doit euh s'appliquer. Euh nous nous contestons encore une fois cette décision de justice. J'allis dire finalement c'est normal, les Français considèrent que la justice doit passer.
Nous on conteste le résultat de celle-ci mais la justice passe et passera. Maintenant, les Français sont choqués à l'idée que Marine Le Pen puisse être privée d'élection présidentiell et vous considériez que si elle ne pouvait pas y aller en 2027, le résultat et le vainqueur de l'élection serait rendez-vous compte illégitime. On tiendrait une élection présidentielle, la gagnerait, qui la gagnerait ?
Qui les Français souhaiteraient ? Mais on ne pourrait pas s'empêcher de se dire cette élection, en tous les cas celui ou celle qui la gagnerait est marqué du saut de l'illégitimité parce que Marine Le Pen a été empêché et si Marine Le Pen avait été candidate, le sort en aurait été différent. Mais le parti aura et on en parlera tout à l'heure aura un autre candidat.
Donc au fond non mais les gens ne sont pas interchangables. Madame Chabot, vous n'êtes pas interchangeable avec madame Nataf. Enfin, j'ose espérer pour vous.
Non mais je suis pas persuadé euh sinon c'est madame Nataf qui m'interrogerait ce matin. Donc c'est que vous n'êtes pas interchangeable. Les gens ne sont pas interchangeables.
Personne ne l'est. Et la relation d'une présidentielle c'est la relation intuité personnelle entre une candidate et le peuple. Et ce n'est pas au juge de choisir.
Si on devait euh euh choisir un autre candidat, c'est nous, Rassemblant national qui en prendrons la responsabilité. Mais ce n'est pas au juge de dire au français ce sera lui et pas elle. Oui.
Pas interchangeable néanmoins, un une enquête d'opinion encore une a interpellé, vous l'avez sans doute lu avec attention comme nous dans la tribune dimanche sondage laave pour BFM TV. euh pas interchangeable mais néanmoins, scénario pour la présidentielle, vous le voyez, 32 % pour Marine Le Pen, 31 % 315 % pour Jordan Bardella parce en tête mais néanmoins voilà ensemble. Bah donc du coup ça vous ne semble pas être empêché ça marque, c'est la marque Hen qui fonctionne mais nos idées nous dépassent.
Nos idées, elles sont solidement ancrées dans la société française. Il y a un tiers des Français comme au moment des élections législatives qui dès le premier tour se positionnerait pour le candidat ou la candidate du Rassemblement national. Mais est-ce que ça vous donne la clé de l'élection présidentielle ?
Non, parce qu'on sait que c'est un rapport encore une fois entre un homme ou une femme et le peuple français. Ce rapport, il peut être extrêmement différent selon les moments, selon la personnalité de la candidate ou du candidat. Donc là encore, ils ne sont pas interchangeables, même si aujourd'hui la solidité de notre bloc nous montre que nos électeurs sont rassemblés dès le premier tour, mais ça on parle du premier tour derrière le candidat ou la candidate qui porterait nos couleurs.
Et si vous nous permet cette observation juste de manière assez saisissante d'un Je sais pas si on peut parler de problème Bardella mais vous avez du mal quand même à considérer cette option là. Marine Le Pen a interrogé lundi soir dit que c'est un atout formidable. Si oui oui l'orn n'aura pas espérant n'aura pas à l'utiliser cet atout plutôt que nécessaire le visage un peu crispé quand cette option est envisagée.
Non mais c'est quoi ? Il est trop jeune c'est sa jeunesse qui est en cause. Quand on se prépare pour quelque chose dans la vie c'est pas pour faire autre chose.
Quand Marine Le Pen se prépare pour être candidate à l'élection présidentielle c'est pas pour être député, sénateur ou autre chose que cela. Elle se prépare à l'élection présidentielle. Jeanne Bardella se prépare à diriger un gouvernement. se prépare à prendre en main les reines d'un gouvernement.
Ce n'est pas la même préparation. Ce n'est pas le même rapport aux choses, aux institutions, aux Français, à un programme. Ce n'est pas le même parcours.
Marine Le Pen, c'est elle se prépare pas depuis 6 mois, elle se prépare pas depuis 2 ans, elle se prépare depuis 15 ans, 20 ans à cette élection présidentielle. Donc, c'est un long chemin. Jordan Bardella se se prépare depuis quelques années maintenant à devenir son premier ministre.
Ce ne sont pas les mêmes préparations, ce ne sont pas les mêmes profils, ce ne sont pas les mêmes qualités, ce ne sont pas les mêmes forces et les mêmes faiblesses chez chacun. Mais ça pour ça ça voudrait dire peut-être qu'on pourrait inverser. Vous dites chacun se prépare à une tâche, bah peut-être que finalement nécessité fait lois si j'ose dire.
Euh Marine Le Pen pourrait être la première ministre d'un Jordane Bardella élu président. Non, à partir du moment prépare à gouverner le pays, à présider le pays, présider à partir du moment se prépare à présider le pays, c'est pas pour faire autre chose. C'est parce que Marine Le Pen au fond, comme elle l'a dit, a tissé un lien particulier avec les Français et que Jordan Bardella n'arrivera pas à faire la même chose.
Il a tissé un autre type de lien aujourd'hui. Il est d'ailleurs en train de le tisser, de le développer. Jordan Bardella était chez moi à Valencienne dans une journée, il y avait 2000 personnes qui sont venues pour la dédicace de son livre.
Il y a un lien qui est en train de se construire. R Pen, ce lien, il est ancien et je crois qu'il est fait aussi euh de ses échecs, il est fait de euh ses douleurs, il est fait des trahisons qu'elle a subi. Euh Marine Le Pen, c'est une femme que les Français connaissent depuis si longtemps, qu'ils ont vu euh affronter euh sous les moqueries, euh sous les crachats, euh sous le harcèlement euh judiciaire à affronter l'adversité.
Et je crois que elle démontre en cela qu'elle est prête pour ce rôle, qu'elle est prête pour cette fonction. H qu'elle soit prête. D'accord.
Mais euh là encore, on a ouvert le placard archive, on vous a reçu avant le jugement du 31 mars, vous et d'autres disant votre sérénité quant à ce jugement. Même Marine Le Pen, la veille la veille disait "Je ne pense pas, je c'est c'est impossible que les juges aillent jusque- là." Manière de dénoter une forme peut-être aussi d'impréparation de votre camp à cette à ce jugement.
Si si on appelle la condamnation est confirmée, est-ce qu'il n'est pas peut-être le moment de se dire préparer et mettre Jordan Bardella sur des rails ? À moins que vous nous disiez que vous ayez un autre candidat en tête aussi. Non mais mais madame si vous voulez il était absolument impossible d'imaginer autre chose parce que les attendus de la décision rendu par la magistrate sont absolument délirants.
Elle nous dit par exemple il y a un risque de récidive. Marine Le Pen n'est plus député européen et n'est plus présidente de parti politique. Comment voulez-vous qu'elle récidive euh si tentez qu'elle ait fait quelque chose que nous contestons ?
C'est c'est totalement délirant. Mais c'est pasement la même faute ce qu'elle veut dire. Pardon et je suis pas porte-parole évidemment de la magistrate mais ce qu'on comprend c'est qu'elle dit dans la mesure où on ne reconnaît pas une faute, une erreur, qu'on dit ou qu'ciemment on ne respecte pas un règlement bah ça veut dire peut-être que demain dans d'autres affaires vous n'auriez exactement la même attitude de ne pas respecter le règlement.
Non non parce que ben d'ailleurs tous les les les avocats le disent je crois devoir citer encore Alain Jacubovic qui dit effectivement lorsqu'on est dans un procè partie qui est accusée se défend et explique qu'elle n'a pas commis parce que elle a la cette sincérité d'expliquer que elle n'a pas commis ce qu'on lui reproche et Marine Le Pen est venue avec un certain nombre d'arguments. ces arguments n'ont pas porté probablement. Ça veut pas dire qu'en cours d'appel, ils ne porteront pas parce que vous avez vu des décisions de cours d'appel qui parfois je pense par exemple à Alain Jupé qui avait été inéligible 10 ans en première instance, 1 an en seconde instance.
La cour d'appel peut être sensible. D'ailleurs, pourquoi il il y a un appel ? Pourquoi ça existe l'appel ?
Parce qu' un jugement de première instance, en tous les cas une cour de première instance peut s'être trompée, peut avoir mal jugé, peut avoir une argumentation, avoir mal entendu ou pas entendu ou refuser d'entendre une argumentation qui sera évidemment peut-être beaucoup mieux entendue ou beaucoup mieux exposée la fois d'après. Certains s'inquiètent parce que vous organisez là une manifestation alors qu'au fond bah la justice va continuer et vous avez le droit effectivement à un procès en appel. Si une condamnation comparable identique était prononcée par la cour d'appel, qu'est-ce que vous allez faire ?
Vous allez appeler aux émeutes, au défilé dans la rue. Non, non, mais sérieusement, quelle serait la réaction ? Mais nous mettons pas encore une fois dans cette disposition d'esprit parce que nous considérons que nous allons faire valoir notre bien fondé, notre innocence, que ce débat il a commencé mais il est loin d'être fini finalement et qu'il va aussi probablement durer dans la société française 1 an.
Donc euh nous nous mettons dans l'idée de gagner évidemment l'appel et que justice soit rendue euh à Marine Le Pen et qu'elle puisse être euh au rendez-vous avec les Français en 2027. C'est je crois ce qu'on doit aux Français aussi. H on a entendu euh Gabriel Attal et d'autres hein euh et vous Sébastien Chenu comme d'autres de votre partie Jordan Bardella aussi être le symbole aussi de cette dédiabolisation de cette normalisation du Rassemblement national.
Vous avez porté cette voie làà et vos idées gagnent la société très clairement. Vous êtes en tête de toutes les enquêtes d'opinion. Est-ce que vous n'avez pas peur ?
La crainte aussi que cet épisode, les propos de certains dans vos rangs ne sapent un peu euh ne sapent un peu tout ce travail et que finalement on a l'impression de réentendre le Front National d'il y a quelques années. Encore une fois, oui, dans les mots contre les juges, contre la justice, contre l'état de droit. Entendu, contre les juges, je n'ai à aucun moment parler de cela.
Il y a des juges politisés, mais je Ça n'englope pas l'institution. beaucoup de magistrats qui font très bien leur boulot dans notre pays puis il y en a qui évidemment on une lecture politique des choses. Jean-Philippe Tangui dans l'assemblée cette semaine un carteron de procureurs et de juges.
Voilà, il y a des juges, il y a des magistrats qui poursuivent un but politique et on l'a bien vu puisque leurs motivations, elles ne sont pas cachées, elles sont même écrites, elles sont politiques, elles visent à empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir au-delà de ça. Oui, il existe dans notre pays une oligarchie, un système, une élite, appelez ça comme vous voulez, qui passe son temps du barrage républicain jusqu'au parti unique à se renvoyer l'ascenseur. Pourquoi ?
Pour préserver leurs intérêts, ce que les Français disent appellent souvent leur place en réalité, au détriment de l'intérêt du pays, de l'intérêt des Français, de l'intérêt même du débat d'idée simplement. Et bien oui, ça nous ne ressemblerons jamais à ces partis politiques qui passent leur temps à se renvoyer l'ascenseur, qui se recyclent, qui trouvent des planques aux uns lorsque les autres sont élus et les uns sont battus. Non, on ne ressemblera jamais à ce système.
En revanche, nous sommes attachés aux institutions et nous donnerons pas les coups de boutoir que donne l'extrême gauche dans nos institutions. Nous les renforcerons. Mais vous faites partie du système aujourd'hui, non ? avec un groupe parlementaire le premier de l'Assemblée.
Vous êtes dans le système politique, on est dans les institutions mais bien sûr dans les institutions. Mais en quelque sorte pour les Français, vous êtes dans le système politique. Est-ce qu'on peut être encore antisystème quand on est Non, madame, nous n'avons renvoyé l'ascenseur à personne et les seuls comptes que nous avons à rendre, ils sont à nos électeurs.
Nous rendons des comptes à nos électeurs. Nous sommes élus sur un programme et d'ailleurs bien souvent on nous a fait le reproche d'appliquer ce qu'il y avait dans notre programme. On disait "Mais enfin vous vous censurez ou vous refusez de censurer et cetera." Oui, parce que nous on porte des idées, on a été élu sur des idées et quand dans notre programme il est écrit queon est contre la désindexation des retraites, ben on censure un premier ministre qui veut désindexer les retraites.
Donc vous voyez, nous nous portons des idées quand les autres défendent des intérêts. Retour sur le plateau de l'événement du dimanche toujours avec notre invité Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national qui dans quelques heures maintenant se rendra au grand rassemblement de soutien à Marine Le Pen. Elle prendra d'ailleurs la parole.
On évoquait ce procès en appel à venir à l'été 2026 environ. En parallèle, votre allié de l'UDRCETI a visiblement dans les tuyaux l'intention de déposer à l'occasion de ce qu'on appelle sa niche parlementaire du mois de juin prochain, je crois bien, une proposition de loi pour et bien faire que on abroge l'exécution provisoire en matière d'inéligibilité. Est-ce que selon vous cela a des chances de passer ?
Mais écoutez, si une majorité à l'Assemblée nationale faite de sincérité et de courage se lève, oui, si les macronistes au lieu de venir nous dire à l'oreille, "Nous sommes d'accord avec vous, mais on ne le votera pas parce que on en a ni le courage ni certains vous l'ont dit et bien sûr, bien sûr et j'aurais l'élégance de ne pas les citer, mais il y a des députés macronistes qui nous disent bien entendu, il faut sortir de ça. Tout ceci nous amène notamment à une défiance vis-à-vis du monde politique mais à des injustices énormes. Mais je crois que voilà, moi je ne désespère pas.
Je crois en en courage, en la sincérité des hommes et des femmes politiques et il est possible de trouver un chemin. Possible de trouver un chemin quand un Jean-Luc Mélenchon également dit son opposition à a l'inibilité avec exécution provisoire. Vous vous allez espérer vous espérez convaincre.
C'est pas que j'espère si vous voulez, j'attends pas, j'attends rien d'eux, j'attends rien de la France insoumise, mais Jean-Luc Mélenchon a pour lui dans le cas présent de livrer une analyse qui est raccord avec ce qu'il pensent. Il dit exactement ce qu'il pense ces mesures d'exécution provisoire et on l'a vu dans notre histoire immédiate madame Barège, député maire de Montaban qui avait été déchu de son mandat en appel par exécution avec exécution provisoire. Elle a perdu du jour au lendemain son mandat de maire de Montaban et elle a fait appel.
Elle a été blanchie en appel, mais elle a pas retrouvé son mandat de maire de Montaban parce que les dégâts sont irrémédiables et que euh à l'occasion d'une présidentielle, un une telle sanction infligée à Marine Le Pen causerait euh des dégâts irrémédiables. Euh la présidentielle ne se représente pas immédiatement et donc Marine Le Pen privé de cette élection présidentielle, ce serait évidemment un choc démocratique. et sauf que la mobilisation d'aujourd'hui, vous nous l'avez expliqué, mais contestée par certains, on a vu du côté des Républicains qui était qui s'interroge aussi sur la décision de justice et avec la manifestation, ils disent non et ils diront non effectivement sur le vote de cette PP parce qu'on va pas sauver Marine Le Pen.
C'est c'est quand même problématique de leur demander de voter ce texte. Ron, vous avez raison. C'est toute la problématique entre avoir des principes et quand vous avez des principes, il s'appliquent à vos adversaires.
Euh donc nous nous avons des principes et Mélenchon ou Laurent Voquier serait privé d'une élection présidentielle pour ce type de raison que nous prendrions fait et cause pour eux pour qu'ils puissent se présenter devant les Français. Mais nos adversaires même s'ils organisent une manifestation dans la même s'ils organisent une manifestation. Regardez François Fillon ils avaient organisé une manifestation parce qu'il n'était pas d'accord.
Donc nous nous avons des principes, le problème c'est que nous avons des adversaires politiques dont les principes sont juste valables pour leur gueule en fait pas pour l'intérêt général. Les principes qu'ils ont, ils sont à géométrie variable. Quand ça les touche, ah c'est des grands principes.
Quand ça touche les autres, on peut s'arranger. Bah si voyez-vous, lui aussi il a des principes et il va le démontrer à travers la proposition de loi qu'il dépose. Mais vous ne comptez pas forcément là-dessus pour sortir Marine Le Pen de l'ornière.
On comprend bien que nous comptons sur toutes les dispositions légales qui permettront à Marine Le Pen de faire valoir son innocence et sa capacité à se présenter au présidentiel devant les Français en 202. Sébastien Chenou évoquons maintenant ses soutiens qui sont venus de toute partis un peu surprenants. Juste d'abord parenthèse est-ce qu'à place vos cet après-midi on attend le soutien de personnalités étrangères murmurés un Matthéo Salvini un Victor Orban qui pourrait être présent.
Dans quelle mesure ça va se matérialiser ? Est-ce que vous avez des informations exclusives à nous donner ? Non non non.
Il y aura quatre prises de parole : Louis Aliot, Éric Siot, Jordane Bardella et Marine Le Pen. C'est un problème qui touche la classe politique française et dans laquelle la classe politique française va s'exprimer. En tous les cas, nos représentants et nos alliés nationaux vont s'exprimer.
Maintenant, Marine Le Pen, elle a reçu euh des euh soutiens effectivement euh de dirigeants politiques dont certains disent "Ce sont des dirigeants euh autoritaires." Moi, je je ne récuse pas le fait qu'effectivement euh Trump ou Urban soient des gens qui aient un caractère autoritaire, mais ils sont élus, ils sont euh les représentants de démocratie, euh leur peuple les ont choisis. Ça plaît peut-être pas, ça déplaît probablement à beaucoup de gens ici.
Mais on va pas changer le peuple. Ça, je sais que c'est le grand fantasme de la Macronie. Quand le peuple s'exprime, il faudrait changer le peuple.
Non, ils ont été élus. Ce sont donc des euh des démocrates. Vous êtes à l'aise donc avec tous ces soutiens.
Mais nous en prenons acte. Euh ça ne nous lit pas. Euh ça ne nous oblige à rien.
Euh mais je crois que regardez euh c'était euh Matthéo Salvini ou c'était aussi euh euh la euh en Italie mais pas seulement la presse espagnole, la presse suisse, enfin moi j'ai regardé ce que disait la presse internationale. Il y a un et moi ça nous dit plusieurs choses. Ça nous dit d'abord que l'image de la France, elle était cornée à l'international.
Cela nous dit aussi accessoirement que Marine Le Pen probablement peut-être à l'exception de Brigitte Bardau, mais la française la plus connue au monde. Euh et donc je pense que pour la France, c'est pas une belle image euh qui est renvoyée. Hm.
Mais soutenue par des régimes, on a la première réaction, elle est venue du Kremelin. Pas terrible. Euh bon, Orban est et est et est votre allié aussi au Parlement européen, mais la manière dont ces régimes euh voilà, donc on on peut effectivement s'interroger, se dire tiens, l'international et libéral se met se met en place et le Rassemblement national en fait.
Vous n'êtes du de rien comme nous. Poutine en réalité renvoie un boomerang à Emmanuel Macron et à l'Union européenne qui lui ont tant donné de leçons et d'ailleurs il mérite d'en prendre probablement un certain nombre. Mais la réalité c'est que derrière ça, il y a aussi des gens qui disent à la France, vous dirigeants français qui nous donnez des leçons euh à la Hongrie sur euh la démocratie, l'Union européenne qui nous donne des leçons, qui veut nous brider et cetera.
Regardez ce qui se passe en France. Vous êtes prêt à priver la princi la leader de l'opposition euh la femme politique française préférée des Français euh en tête de tous les sondages. Vous êtes prêt à la priver du rendez-vous à la présidentielle et vous allez venir faire des remarques sur notre régime, sur notre démocratie à nous.
Donc voyez bien euh il y a ce côté boomerang euh qui est renvoyé qui renvoie probablement euh les éternels donneurs de leçon euh à leur petite cuisine. Mais vous faites référence aussi par exemple à un JD Vents qui avait justement fait des leçons à l'Europe sur nos démocraties. Euh vous étiez pas très à l'aise non plus à l'époque là-dessus.
Là désormais finalement on peut y trouver du bon. Je ne donne de leçons à personne. Je n'accepte pas non plus d'en recevoir.
Et les Américains n'ont pas à nous donner de leçons. Et peut-être qu'on on va d'ailleurs c'est de l'ingérence dit aujourd'hui Françoir, hein. Les les positions venues de l'étranger.
C'est pas c'est pas c'est pas ça de l'ingérence. L'ingérence ce n'est pas ça. C'est une façon de juger en tous les cas et d'apprécier ce qui se passe dans notre pays.
Euh et j'appelle pas ça de l'ingérence. C'est souvent malvenu. Je pense que chacun fera mieux de regarder chez lui ce qui se passe avant de juger ce qui se passe chez le voisin.
Mais c'est pas de l'ingérance. J'utiliserai pas ce terme-là. Pas de l'ingérence juste pour être complet.
Du coup des messages vidéos peut-être de ce soutien étranger ou non. C'est vraiment pas prévu. Non non, on a pas de on n pas de de lien à voir.
Ils ont dit ce qu'ils pensaient et je vous le dis encore une fois ce qu'ils pensent c'est bien triste pour notre pays finalement. H on va effectivement parler de Donald Trump sa politique commerciale. Juste peut-être un un dernier mot.
Sébastien Chenu, quand votre votre stratégie judiciaire en appel, le JDD, le journal du dimanche se fait aussi l'écho peut-être de votre volonté de changer euh peut-être de ne pas avoir la même attitude qu'en première instance. Est-ce que c'est le cas ? J'ai pas j'ai pas sincèrement j'ai pas échangé avec les avocats de Marine Le Pen à ce stade-là, mais je me rappelle avoir été choqué moi par des encore une fois par la décision, il était écrit ça vient d'un parti qui conteste les institutions européennes.
Donc c'est plus grave que si ça venait d'un parti qui ne les conteste pas. Enfin comment un juge peut-il apprécier ça ? Donc ça veut dire que tous les élus selon ce qu'ils pensent n'ont pas à être traités de la même façon.
Voyez-vous, il y a quand même des choses quientent dans cette mesure d'exécution provisoire et dans les motivations politiques de celle-ci. Donald Trump donc je le disais qui se fait l'avocat de Marine Le Pen qui demande même à ce qu'on la libère. Il a pas complètement suivi euh l'actualité jusqu'au bout ici en France.
Mais cette guerre commerciale enclenchée, le Premier ministre parle d'une des décisions gravissimes. Le président de la République d'une décision soudaine et infondée. François Beou qui dit hein, les conséquences seront importantes.
La politique de Trump peut nous coûter plus de 05 points de PIB. Arlet Chabot. Oui, ça veut dire que vous pensez que l'Europe doit répliquer.
Quelle mesure de réplique ou essayer de négocier au maximum ? Est-ce que vous approuvez aussi que le président de la République demande au grand groupes bah de geler toute toute implantation et tout investissement aux États-Unis dans la période ? Bon, la la relation économique entre l'Union européenne et les États-Unis, c'est 1700 milliards par an.
Donc c'est quand même une relation excessivement importante. Il faut en prendre soin. Donald Trump prend des décisions qui vont avoir à mon avis deux types de conséquence.
Une surenchère tarifaire, ça c'est la première chose. Et puis probablement une inflation en tous les cas aux États-Unis, ça ça semblerait être le cas. De notre côté, on aura évidemment des conséquences.
Alors derrière ça, je ne peux pas m'empêcher de me dire que ceux qui nous gouvernent si mal qui ont créé 3300 milliards d'euros de dettes supplémentaires dans notre pays vont trouver là une justification à leurs mauvais résultats. Alors un coup c'est la guerre en Ukraine, un coup c'est les mesures de Donald Trump. la situation de la France d'aujourd'hui 3300 milliards d'euros de dettes supplémentaires, nos déficits, c'est les politiques de Gabriel Atal qui ferait mieux d'en parler pendant son meeting cet après-midi au lieu de vomir sur Marine Le Pen.
C'est tous ceux qui se sont succédés. Ça c'est la réalité des choses. Maintenant quelle mesure prendre ?
Parce que évidemment on va pas rester les bras ballants. On va prendre bien entendu. Av Ouais, il elles sont de de plusieurs types.
J'en vois quatre. D'abord évidemment là aussi agir sur les tarifs doués. Nous aussi, on doit agir sur les tarifs douées de la Chine par exemple.
Mais oui, mais en ciblant euh si vous voulez euh moi je pense que par exemple laisser l'Union européenne faire augmenter les tarifs doigniers sur le bourbon qui est assez peu bu, assez peu consommé en France, mais qui aura comme mesure de rétorsion que les États-Unis augmentent leurs tarifs sur notre cognac, c'est pas une bonne chose. Il faut y aller à mon avis sur les gafas, sur la tech. C'est là où ils sont sensibles.
Donc ça c'est la première chose. Ça ne peut pas être la seule chose. On doit avoir un plan de soutien ici aux filières qui sont en difficulté.
J'ai vu que l'Espagne mettait un plan de soutien en place de plus d'un milliard sur ces filières en difficulté. Il faut la voir. D'ailleurs, je me demande où en est le voyage que devait entreprendre François Berou avec la Chine justement pour parler de tout ça.
Ça aussi, il faudrait peut-être un moment en parler. On doit n plus à l'agenda en tout cas n'est plus à l'agenda. Ça tombe mal parce que c'était ça me semblait être prioritaire. produire euh se délester d'un certain nombre de euh de de comment dire de normes euh ici qui nous empêchent de produire, réindustrialiser le pays.
C'est le chemin que nous nous considérons comme on devoir être pris depuis plusieurs années. C'est le 3è axe, réindustrialiser le pays, moins de norme, arrêter avec la décroissance. Ça c'est la c'est le 3è levier.
C'est 4è levier se tourner aussi vers des pays émergents, vers presque des pays continents, je pense comme l'Inde avec laquelle on entretient d'excellentes relations pour développer aussi notre économie. Donc vous voyez, il y a quatre quatre axes. Il y a les tarifs doués, la réindustrialisation du pays, la nécessité de se tourner vers d'autres partenaires et puis un soutien aux filières en difficulté.
Sur ces quatre axes, j'entends pas beaucoup de choses dans l'interview. Je ne lis pas grand-chose dans l'interview de François Berou, faut bien dire. président de la République en revanche qui a réuni il a été très clair sur les sur les répliques qui et cet appel au patriotisme également qui doit vous parler Éric Lombard Eric Gombard le dit en gros continuer d'installer des des des industries aux États-Unis c'est donner un point finalement à Donald Trump et donc c'est très étrange ça parce que je pense que les industries justement elles ont leur agenda, elles ont leurs projets, elles ont leurs dynamiques qui datent pas d'aujourd'hui et dire dès demain il faut qu'elles arrêtent je pense que c'est pas la bonne réponse.
Mais ça montre qu'en fait ces gens savent pas ce que c'est que le patriotisme économique. Ils l'ont tellement banni de leur réflexion qu'ils ne savent pas ce que c'est. Tout comme le protectionnisme.
Il y a un protectionnisme qui marche. Vous regardez la Chine, elle a protégé son industrie au point de nous inonder de ses produits sans que le retour soit fait. Regardez la Suisse en fait protéger par filière.
C'est pas un protectionnisme tous azimut comme le fait d'ailleurs Donald Trump. C'est protéger des filières qu'on veut préserver. Notre filière viticole et vinicole, on doit la protéger.
Donc en fait, ils ne savent pas ce que c'est que le patriotisme économique parce qu'ils l'ont combattu. Donc le gel des investissements, ce n'est pas un ce n'est pas un patriotisme économique. Mais mais aujourd'hui les sur les quatre leviers que je vous ai proposés, j'entends très peu le gouvernement et vous pouvez Oui.
Sur le numérique. Oui. À peine à peine madame à peine.
Et en tous les cas, ils ont laissé l'Union européenne euh augmenter les tarifs doigné sur le bourbon alors que c'est nous qui allons subir une mesure de rétorsion parce que c'est la France qui est quand même leader en marché sur le marché du vin en Europe. C'est nous. Donc si vous voulez, ça veut dire qu'ils ne savent pas faire.
Mais vous le vice-président du RN, première partie de l'opposition, est-ce que par exemple une image d'un grand patron français mise en scène dans le bureau oval annonçant des milliards d'investissements est-ce qu'aujourd'hui parce qu'on sait que l'arme de la communication pour Donald Trump c'est une manière aussi de gouverner c'est ça c'est c'est inenvisageable quand même. On peut entendre cette symboles mais je entends il y a des symboles et moi je fais confiance dans le fait que les patrons français soient attentif à ça ne serait-ce que pour l'image de leur entreprise ils le sont. Mais attention, les les calendriers des investissements euh économiques, ils ont été décidés il y a longtemps euh il y a plusieurs années euh de cela, pas aujourd'hui.
Donc euh vous voyez, c'est pour ça qu'il faut pas s'enfermer dans une seule dans un seul type de réponse. Il faut avoir une espèce de euh de de capacité à s'étendre sur plusieurs euh sujets, euh à être réactif et puis aussi à protéger notre énergie parce qu'on réindustrialisera pas notre pays sans la protection d'une énergie ici qui ne nous coûte pas cher parce qu'on sait bien la produire. Mais quand je vois là aussi encore le plan pluri annuel de l'énergie de François Beou, je m'inquiète.
C'est pas comme ça votre demande. Il y aura un débat. Non, un débat, on veut un débat avec un vote, un débat à l'Assemblée nationale.
Vous savez ce que c'est un débat à l'Assemblée nationale ? Chaque groupe vient livrer son analyse. C'est ça un débat.
L'Assemblée nationale, c'est pas une échange un échange d'argument, c'est un échange de discours. Nous ce qu'on veut c'est un vote derrière parce que le plan pluriannuel de l'énergie que porte François Berou, il n'est pas au niveau de ce à quoi il doit. C'est-à-dire qu'il y a rien sur l'hydrogène par exemple.
Il met la main enfin il met la il met il met beaucoup d'argent dans l'éolien dans l'intermittent. Ce que nous nous contestons, nous considérons qu'il nous affaiblit. Euh, il manque des rendez-vous, il manque des cibles et il se fait sur des critères, sur des objectifs qui sont inatteignables.
Donc nous nous disons, il faut voter sur ça. Sinon, de toute façon, euh tel qu'il est, il ne nous permettra pas ce plan de préserver notre industrie et de réindustrialiser notre pays. Sinon, sinon exactement, censure.
Oui, oui, oui, oui. Nous, on ne s'empêchera de rien. En tous les cas, si annuel de l'énergie sans vote et qui est à ce niveau il risque la censure sur les retraites.
Il risque la censure s'il a voulu faire une entourel loupe d'abord au socialiste, mais un socialiste, ça s'entourloupe assez vite, mais s'il a voulu en tous les cas entourlouper les Français sur les retraites, il risque la censure. Oui, François Berou n'est pas très loin de la censure malgré malgré la situation politique de votre parti, on s'interrogeait avec Arlette, la position dans laquelle vous êtes vous peut-être vous empêche d'appuyer sur le bouton demander à nouveau la dissolution, de répéter, de demander une démission du président de la République aujourd'hui c'est pas possible. Si demain il devait y avoir dissolutions au mois de juvill prochain.
Oui, Marine Leopen ne pourrait pas être candidat. Vous croyez que ça l'empêcherait euh sur le bouton ? bien mal la connaître.
Nous avons enregistré 20000 adhésions cette semaine supplémentaire. Euh nous avons c'est le dernier des comptes 20000 adhésions en plus. Ouais, nous avons enregistrer 550000 signatures à notre pétition.
C'était avant-hier ça. Donc ça doit être on doit en être à 600000. Et vous croyez que Marine Le Pen va s'empêcher, parce que c'est l'intérêt du pays, de censurer un gouvernement parce que elle-même ne pourrait pas se représenter comme député.
C'est bien mal la connaître. Marine Le Pen, elle fera toujours passer l'intérêt du pays avant le sien. Ouais.
On va parler du budget aussi. On l'a un peu évoqué Arlet Chabot mais il y a cette présentation voulue par le premier ministre milieu du mois d'avril prochain au français. Une espèce d'épreuve de vérité.
Pas très bien compris les contours mais bon ça se rapproche. Il dit même qu'au tenu de la situation et des décisions américaines. Il avait parlé de l'Himalaya ou des sommets de l'Himalaya qu'il faudrait franchir.
Il pense qu'il a été optimiste en parlant d'Himalaya. Ça sera encore plus dur entre avec toutes les contraintes qui sont là. Est-ce que vous allez participer ?
J'allais dire positivement la discussion ou bien vous mettez déjà une de trois lignes rouges puisque j'ai bien compris vous ne vous interdisez rien mais on on a toujours participé aux discussions. Voyez cette semaine je vais être reçu avec mes collègues Roger Chudo et Thierry Tesson qui sont deux députés spécialistes de l'éducation par Ellisabeth Borne pour parler de la politique éducative. Nous y allons.
Il y a parce que nous considérons que c'est une préoccupation majeure dans notre pays que la politique éducative. Madame Borne nous consulte, elle fera ce qu'elle veut euh de nos idées, de nos propositions, mais nous y allons parce que toujours nous participons à la réflexion, à la proposition. Critiquer, c'est bien, proposer, c'est mieux.
Mar Lopen nous a toujours dit ça. Nous faisons euh œuvre de proposition. Nous participerons euh aux discussions si on nous donne notre avis.
Mais aujourd'hui, on voit bien que euh le Premier ministre ne cherche pas à changer les choses, il cherche à gagner du temps. Euh j'ai l'habitude de dire, vous proposeriez à François Berou d'être Premier ministre pendant 15 ans en échange de ne rien faire. Il signe tout de suite euh gagner du temps.
Tous ces gens ne cherchent plus à changer le cours des choses, à améliorer la vie des Français. Ils cherchent à gagner du temps parce que gagner du temps ça leur permet d'essayer de dissiper la catastrophe des politiques qu'ils ont mené depuis tant d'années. On a l'impression qu'il y a un déficit qui pourrait être un peu plus important que prévu.
C'est ce que laisse entendre Éric Lombard. on touche pas aux dépenses sociales, on augmente pas les impôts. Donc au bout du compte, bah forcément s'il faut faire un effort pour la défense et conséquence des décision américaine, le déficit et les perspectives de trouver ils ont ils vont encore creuser le déficit qu'ils sont habitués à creuser depuis des années.
Et puis de l'autre côté, on ne touchera pas aux dépenses tabou, celle de l'immigration continuera à accueillir 500000 personnes par an dans notre pays qu'il faut nourrir, qu'il faut soigner, qu'il faut loger. Et là rien, aucune mesure, aucune mesure. Même un retillot par-ci ou un retaillot par là ne fait n'appuie sur un bouton qui permet de toucher aux dépenses tabou de l'immigration dans ce gouvernement.
Donc oui, ce gouvernement est en train de nous dire "Nous allons laisser le déficit." Finalement, c'est leur œuvre. le déficit, c'est leur œuvre majeure que d'avoir que de nous livrer une France abîmée, déconstruite, presque ruinée, uburisé et ce sera à nous de remonter la pente et de remonter le terrain.
Bah nous nous y sommes prêts, on ne se défilera pas. Eux se défilent et prennent tous les prétextes, nous on se défilera pas. Vous évoquiez le ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, qui sur le dossier algérien ces derniers temps est plutôt silencieux.
Lui a-t-on demandé de l'être ? On se pose la question. Mais en tout cas, ça semble avoir un effet puisque le ministre des affaires étrangères est en ce moment même en Algérie en visite avec son homologue.
On va peut-être le voir en photo, c'était ce matin. Est-ce que finalement la diplomatie est plus efficace que le rapport de force Sébastien Chenu ? Bah pour l'instant rien fonctionne.
En tous les cas au moment où nous parlons. Au moment où nous parlons, il est la visite ne vient que de débuter. Donc d'accord.
Mais pour Bruno Raillot, donc maintenant les OQTF, l'aide médicale d'État, les sorties scolaires voilées, tout ça, il a perdu sur tous les sujets. On lui a demandé de se taire visiblement, il est remplacé par Jean-Noël Barre pour aller parler avec l'Algérie. Vous me direz Jean-Noël Barreau, c'est celui qui va dans les mosquées pour les ruptures de jeunes.
C'est celui qui s'agenouille. Donc c'est facile d'envoyer Jean-No Barreau. Au moins, on est sûr que il s'ajouera et il s'agenouillera un peu plus.
Euh, on a renoncé c'est beaucoup de ministres l'ont fait la rupture du jeune. Oui, mais on a bien vu, on a bien vu ce que ça donnait dans un contexte de crise tel que celui-ci, c'est-à-dire où nous devons entamer un bras de fer avec l'Algérie. L'idée d'ouvrir 20 consulats supplémentaires pour l'Algérie dans notre pays comme l'a fait Géral de Darmanin ou d'aller s'agenouiller devant les autorités algériennes comme l'a fait Jean- Noël Barreau, ce n'est pas l'idée que je me fais d'un rapport de force.
Aujourd'hui, Boem Sansal est toujours emprisonné et on attend une grâce présidentielle de monsieur Tbou et en échange, remise à zéro des compteurs, l'Algérie ne récupérera toujours pas ses OQTF. Monsieur Teboun a gagné la partie, il a fait monter la pression, il a mis en prison un écrivain franco-algérien euh incroyable qui n'a rien rien à se reprocher. Il va le libérer alors qu'il n'a rien à se reprocher.
Il devrait pas être en prison. Il va le libérer. Et en échange, on met les compteurs à zéro.
On parle plus de rien. Bruno Rotaillot rentré à la maison et on retrouve un dialogue avec une Algérie qui ne reprendra aucun occultur. Ça veut dire que le ministre de l'intérieur selon vous devrait démissionner.
Il avait laissé il a rien à faire dans ce gouvernement. Mais il a rien à faire dans ce gouvernement. Le problème c'est que Bruno Rutaillot a voulu en entrant dans ce gouvernement il est allé pour une chose piquer la place de leur renvoquier se faire une place au soleil pour les prochaines présidentiell un peu notre porte-parole.
Vous saluez prè. Mais c'est pour ça que je vous dis qu'il n'a rien à faire là-dedans. Il a pas les leviers.
Ils sont pas d'accord avec lui. Demandez à monsieur Lien à faire làdedans. Peut-être travailler avec vous.
Alors dans ce cas-là, mais il ferait mieux de venir travailler au redressement du pays pour mettre en place nos idées qu'il partage visiblement bien des fois plutôt que d'être le supplétif de gens avec lesquels il ne partagent pas grand-chose. Sébastien Chenu, merci beaucoup d' avoir été notre invité ce dimanche. Vous rejoignez la place vos banans.
Sébastien Chenu