Thomas RUDIGOZ, Député LREM de la 1ère circonscription du Rhône et conseiller métropolitain
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 34 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Vous êtes député de la République en Marseille. Ça recouvre quoi ? La première circonscription.
- 1:26ComplaisanteRéponse directe
Vous avez fait de la radio quand vous étiez étudiant. Vous étiez en train de me dire...
- 2:19OuverteRéponse directe
Ces tags au Mont-Valérien avec une inscription SS, qu'est-ce que ça vous inspire ?
- 3:34OuverteRéponse partielle
Il y a une perte totale de repères et de sens, mais qui est symptomatique d'un clivage autour du pass sanitaire ?
- 6:21OuverteRéponse directe
Comment vous voyez les pistes de solution et quels sont les réflexes ou éléments de politique publique à mettre en place ?
- 8:29OuverteRéponse directe
À quoi ça sert et qu'est-ce que ça fait, en fait, un parlementaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« Compliquer nos circonscriptions dans le Rhône, ça date de la fin des années 80. »
- 2:41Invité politiqueFait
« C'est choquant d'abord par rapport à ce site emblématique, ce qu'il représente, qui est chargé d'histoire, combattant, fusillé pendant la Deuxième Guerre mondiale, un lieu de mémoire, un lieu sacré. »
- 4:14Invité politiqueFait
« Nous n'avons pas du tout pris les mêmes mesures que d'autres pays, d'autres voisins européens, qui, là, actuellement, sont en train de mettre en place le pass vaccinal. »
- 6:44Invité politiqueFait
« Oui, le vaccin est le principal rempart. »
- 8:03Invité politiquePromesse
« Je vais faire dans quelques jours et je pense qu'il faut que vous allez certainement en faire vous aussi. »
- 8:43Invité politiqueFait
« Nos principales missions, c'est donc le vote de la loi. »
- 17:48Invité politiqueFait
« Moi je suis contre le téléphérique déjà, que les choses soient claires. »
- 23:43Invité politiqueFait
« J'ai l'impression que Grégory Doucet est derrière des airs comme ça d'une personne qui est assez qui veut donner une image un homme qui n'est pas un politicien qui vient de la société civile. »
- 25:22Invité politiquePromesse
« Le président de la République que je soutiens de façon indéfectible sera candidat. »
- 26:49Invité politiqueFait
« Il n'est pas encore dans le temps de la campagne. »
- 28:44Invité politiqueFait
« Valérie Pécresse donne un côté plus centriste qui pourrait mordre sur l'électorat. »
- 36:39Invité politiqueChiffre
« Notre groupe parlementaire est constitué quasiment de 50% de députés féminines. »
- 40:07Invité politiqueFait
« Le Président a pris la décision que Joséphine Baker rentre au Panthéon. »
Temps de parole
- Thomas Rudigoz72 %
- Présentateur27 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
A Lyon, vous écoutez Lyon Première.
Lyon Première.
L'invité politique du samedi, avec immédiat positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous. On est heureux de vous retrouver dans l'émission L'invité politique, tous les samedis matin entre 11h et midi sur Lyon Première. Vous le savez, l'invité politique, c'est un entretien, qui est d'abord une rencontre avec celles et ceux qui agissent pour votre quotidien. C'est aussi une interview qui prend le temps de comprendre et d'expliquer, sans a priori ni parti pris.
Lors de cette émission, nous allons notamment découvrir l'homme qui se cache derrière l'élu, balayer l'actualité de vos communes et de la métropole, décrypter l'élégantiel, alors sans plus attendre, je vous propose de commencer cet épisode numéro 10 de la saison 2. Bonjour Thomas Rudigoz. Bonjour. Merci d'être notre invité. Vous êtes député de la République en Marseille. Ça recouvre quoi ? La première circonscription.
Compliquer nos circonscriptions dans le Rhône, ça date de la fin des années 80. C'était un découpage qui avait été fait à l'époque par Charles Pasqua. Il a pu se passer dans d'autres périodes, d'arranger un petit peu son camp. Il faut se rappeler à l'époque, c'était Michel Noir, qui était l'homme fort de la droite lyonnaise. Et donc, on a des quatre circonscriptions à Lyon. Belle expression. Donc moi, le cœur de ma circonscription, c'est le cinquième arrondissement, dont j'ai été le maire il y a quelques années. Et puis après, c'est des bouts d'arrondissement. Un bout du deuxième, Perrache, la Confluence. Un bout du septième, tout le quartier de Gerland.
Et encore un bout du huitième arrondissement. Pour faire simple, c'est le quartier du Grand Trou, Moulin-Avent, Petite Guy.
Voilà, en préparant cette émission, mais le studio n'est pas quelque chose qui est inconnu, puisque vous avez fait de la radio quand vous étiez étudiant. Vous étiez en train de me dire...
Un tout petit peu, oui. Quand j'étais étudiant en fac d'un, qui avait beaucoup de passion pour la musique. Je les avais rejoints. C'était surtout le leader, c'était un ami qui s'appelle Alexandre Venard, qui a d'ailleurs travaillé après au Jazz à Vienne, pour vous dire. On avait une émission avec trois copains, dans l'association radiophonique. Radio Canu célèbre parmi les premières radios libres à Lyon, et donc qui était très ouverte pour des jeunes, et qui nous avait accordé un créneau. Donc c'était vraiment sympa de leur part, et on avait des fois des auditeurs qui appelaient. Enfin moi, j'ai un immense plaisir.
Une conversion peut-être. Un jour, on verra, on en reparlera. Alors vous le savez, on commence toujours cette émission par une question d'actualité. On avait le choix aujourd'hui, pour cette semaine, d'information politique. J'en ai retenu une, moi, qui m'a vraiment perturbé un petit peu, c'est ces tags qui ont eu lieu lundi, au Mont-Valérien, avec une inscriterie comme SS. Quelque part, vous le parlementaire, qui représentez la nation, qu'est-ce que ça vous inspire ? Alors au-delà de la bêtise humaine, mais aussi peut-être de ce climat à plaire, de la situation, vous qui la connaissez bien, de la crise aujourd'hui.
C'est choquant d'abord par rapport à ce site emblématique, ce qu'il représente, qui est chargé d'histoire, combattant, fusillé pendant la Deuxième Guerre mondiale, un lieu de mémoire, un lieu sacré, encore une fois. C'est comme quand il y a des profanations de cimetières. On est, je pense, dans le comble de l'horreur, parce que là, on vient sur des lieux où il y a des personnes enterrées, il y a des personnes qui ont donné leur vie pour notre pays, pour notre liberté. Et certains individus, bien entendu, comme vous le dites, c'est avant tout de la bêtise, mais c'est aussi une forme d'ignomini. Enfin, il n'y a aucun respect de notre histoire, de ces hommes-là.
Et puis, un mélange des genres qui est inacceptable. Il y a trop, en ce moment, de situations comme celle-là. Il y a trop de gens qui utilisent ces symboles de l'histoire, qui utilisent les signes des nazis, qui parlent, qui utilisent l'étoile jaune pour manifester.
Il y a une perte totale de repères et de sens, quand même, quelque part, mais qui est symptomatique d'un clivage, peut-être, qui se fait de plus en plus autour de la question du pass sanitaire, mais peut-être au-delà d'une tension dans la société ? Certainement.
Maintenant, il faut aussi relativiser. C'est-à-dire qu'autant les personnes qui vont jusqu'à de telles extrémités, nous devons les condamner avec force. C'est d'ailleurs sur tous les hommes et femmes politiques, quel que soit leur engagement et leur famille politique. Parce que c'est un climat, comme vous le dites, on rentre dans un climat délétère, un climat de haine, un climat de tension. On a le droit d'être opposé au pass sanitaire. On est dans une démocratie. Et d'ailleurs, je tiens quand même à souligner que nous n'avons pas du tout pris les mêmes mesures que d'autres pays, d'autres voisins européens, qui, là, actuellement, sont en train de mettre en place le pass vaccinal.
Donc, le pass sanitaire, encore une fois, on n'a pas l'obligation de se vacciner en peu si on fait un test PCR, un test antigénique, avoir justement ce pass sanitaire et pouvoir continuer une vie normale. Donc, bien entendu qu'on a le droit d'être opposé aux décisions qu'a prises Emmanuel Macron, le président de la République, le gouvernement, nous-mêmes, la majorité. Mais on ne doit pas aller jusqu'à ce type de violence, à la fois des fois verbale ou du symbole. Je tiens aussi à souligner, par exemple, qu'avec un certain nombre de collègues parlementaires, où nous avons reçu des menaces de mort, d'une rare violence, où des personnes veulent vraiment nous aigouiller, nous guillotiner.
Il y a une atteinte un peu en ce moment, et il y a certains maires, y compris de la métropole, je pense au maire de Bron, Jérémy Bréau, mais à d'autres qui avaient été eux-mêmes vraiment insultés ou menacés. Il y a quand même, par rapport à l'autorité, par rapport à l'institution, comme une perte de pouvoir ou de reconnaissance de ce que c'est que la représentation ou le mandat. Je pense que c'est vrai qu'on est dans des moments
de forte tension. C'est vrai qu'il y a des personnes qui se radicalisent. Encore une fois, il faut quand même nuancer, ce sont des gens qui sont très minoritaires. Mais ça n'empêche que ces phénomènes-là se répètent, que cette minorité est de plus en plus active. Donc il faut être vigilant. Des fois, quand on en parle entre nous, parlementaires, nous ne sommes pas les seuls touchés. Vous avez parlé également de maires de l'agglomération, le maire de Rieux, le maire de Bron et d'autres. Puis il y a aussi des professionnels de santé qui sont des fois en première ligne.
Et je pense tout particulièrement à eux, des pharmaciens, des médecins de ville, des laboratoires d'analyse médicale qui se retrouvent des fois même avec des actes criminels puisque ça peut aller jusqu'à des incendies de leurs officines. Donc on voit qu'il y a cette radicalisation qui n'est pas propre à la France. Malheureusement, ça touche, je pense, parce que cette épidémie touche l'ensemble du monde, du globe. Et ce type de radicalisation et de violence touche d'autres pays. Ça dénote effectivement des phénomènes de société que nous n'avions pas connus depuis longtemps et sur lesquels il faut effectivement être vigilant.
Alors sur la crise sanitaire elle-même, la période n'est pas excessivement favorable, visiblement. Vous n'êtes pas médecin épidémiologiste et moi non plus, mais en tant que parlementaire, vous avez régulièrement des informations, des discussions sur ce sujet. Comment vous voyez les pistes de solution et quels sont les réflexes ou les éléments de politique publique qu'on doit mettre en place ? Est-ce que le vaccin est bien toujours le seul sujet, le seul rempart ? Et c'est ça que vous réclamez vous aussi ?
Oui, le vaccin est le principal rempart. Les conseillers du gouvernement, que ce soit le professeur Fischer, que ce soit un certain nombre comme cela de grands scientifiques français qui sont là justement pour apporter leur science et leur connaissance de cette épidémie, le disent. Le vaccin est la principale arme, mais pas uniquement. Il y a les gestes barrières. Et le message que je pourrais passer, profiter de cette interview, de cette émission à vos auditeurs, c'est bien entendu, mais même si la plupart le savent, on est tout un chacun quand on est avec nos familles, nos amis, on fait de plus en plus attention, c'est le respect des gestes barrières.
Je pense qu'il faut vraiment là-dessus être très vigilant, parce que j'entendais le professeur Lina, qui est un lyonnais, un éminent professeur épidémiologiste lyonnais à l'hôpital de la Croix-Rousse et qui est membre du conseil scientifique. Il rappelle qu'une des premières façons de lutter contre ce virus, c'est bien de respecter les gestes barrières, c'est bien d'aérer ses appartements, c'est bien de se laver les mains régulièrement pour éviter la diffusion du virus. Et après, bien entendu, le vaccin, ça a été démontré, c'est mondial, tous les pays qui sont déjà en état d'avancement très important peuvent montrer que c'est la meilleure solution.
Et donc, l'autre message que je profiterai de votre émission pour passer auprès de vos auditeurs, c'est faire sa troisième dose. Voilà, donc moi, je vais faire dans quelques jours et je pense qu'il faut que vous allez certainement en faire vous aussi. C'est déjà fait. C'est même déjà fait. Donc, j'encourage toutes les personnes qui sont éligibles, donc toutes les personnes majeures maintenant, à aller le faire le plus vite possible parce qu'on l'a vu, c'est la meilleure façon d'endiguer cette épidémie.
Alors, je le disais, vous êtes parlementaire, vous avez été maire du 5e arrondissement, vous êtes toujours conseiller métropolitain, on parlera dans la deuxième partie de l'émission des grands sujets métropolitains. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir aujourd'hui à quoi ça sert et qu'est-ce que ça fait, en fait, un parlementaire ? Alors, pas simplement de la République en Marche, mais peut-être que les auditeurs ignorent un peu ce que c'est que votre quotidien et quel est votre rôle.
Alors, nos principales missions, c'est donc le vote de la loi. Je pense que du moins, en CM2, ils ont des cours d'instruction civique, donc ça, c'est le vote de la loi. Mais c'est aussi le contrôle du gouvernement. Et par ce biais-là, nous avons un certain nombre d'outils pour le faire. Nous avons les fameuses questions au gouvernement le mardi après-midi, mais nous avons aussi les missions parlementaires, les commissions d'enquête, tout un travail que nous faisons en commission avec des auditions dans le cadre de la commission des lois à laquelle je siège. On reçoit régulièrement les ministres qui sont concernés, comme M. Darmanin ou M.
Nupont-Moretti, pour rentrer dans le vif du sujet, mieux comprendre comment ils mènent leur politique et comment ils utilisent
les deniers de l'État. On en reparlera tout à l'heure parce qu'on fera le lien avec peut-être certaines décidantes qui ont été prises à l'Assemblée et le territoire métropolitain. Alors, à tout à l'heure. On se retrouve avec Thomas Rudigoz, député de la première circonscription du Rhône pour cette deuxième partie d'émission L'Invité politique. Alors, avant la pause, on était en train de parler de l'activité du parlementaire, du député Gouzet. Et c'est vrai que c'est assez mal connu ou du moins, on a souvent tendance à entendre, du moins, que le député, il est tout là-haut, on ne sait pas très bien ce qu'il fait. Alors, parfois, il est au chaud quelque part ou ailleurs.
Enfin, je sais qu'il y a une petite polémique récente avec un journaliste qu'on ne titra pas de ne pas le nommer et qui vous disait que vous n'étiez jamais là ou que vous deviez être. Mais alors, concrètement, en tant que parlementaire, vous faites les lois, vous surveillez le gouvernement, c'est quoi votre activité et quel est le lien avec le territoire de la métropole, en fait ?
C'est le bon dosage à trouver. C'est à la fois, bien sûr, faire son travail de parlementaire à l'Assemblée nationale. Alors, il y en a, comme vous le dites, ce journaliste qui vous reproche d'être bien au chaud et pas être sur le terrain pour aller voir les problématiques du terrain, que je vais d'ailleurs rétorquer qu'il me connaissait mal puisque je suis avec les gens, mais bon, peu importe. Et puis, donc, cette partie-là, on est à l'Assemblée. Alors, il y a cette partie dans l'hémicycle qui est la plus connue. On parlait tout à l'heure des questions au gouvernement, mais il y a aussi tout le travail en commission dont j'ai aussi parlé.
Donc, moi, je fais partie de la commission des lois qui est en fait souvent le plus gros du travail parce que dans la commission, après, il y a des sous-groupes qui se créent, des commissions d'enquête qui dépendent de la commission dans laquelle vous siégez. Donc, tout ça, c'est un gros travail vraiment législatif sur l'élaboration de la loi ou sur le contrôle du gouvernement, la bonne évaluation des politiques publiques telles qu'elles ont été votées pour voir si tout ça fonctionne.
Et puis après, il y a la partie terrain pour bien sûr rester, alors, vous n'êtes pas obligé, il y en a qui peuvent vivre toute leur vie à l'Assemblée nationale tout comme il y en a qui peuvent vivre toute leur vie même s'ils ont été élus députés sur le territoire et venir que de temps en temps rarement siégés.
D'ailleurs, ça arrive que certains collègues qui sont à l'autre bout du monde, puisque nous avons des parlementaires qui viennent des quatre coins du globe puisque la France se trouve sur toutes les mers du monde, donc les représentants des territoires d'outre-mer, alors il y a les Français de l'étranger puis les territoires d'outre-mer donc ils ne peuvent pas venir non plus toutes les semaines comme nous on le fait.
Mais voilà, donc on a ce côté ancrage qui est très important auquel moi j'attache beaucoup d'importants parce que déjà c'est important de garder ce lien, ce contact avec la population, avec vos concitoyens qui vous ont fait confiance, qui vous ont élus ou même ceux qui ne vous ont pas élus. Quoi qu'il en soit, vous avez des comptes à leur rendre, il faut que vous soyez à leur disposition. Donc là, c'est tout le travail en permanence avec qui j'ai trois collaborateurs, Thomas, Léonore, Sandra, qui sont là aussi pour m'accompagner,
pour m'assister. Pour recevoir un peu les doléances parce qu'on dit souvent qu'un parlementaire à côté de travail assez noble de fabrication et d'élaboration de la loi, il y a aussi ce côté un peu assistante sociale. On vient vous voir avec toute la misère du monde parfois et toutes les difficultés du monde.
Alors voilà, il y en a qui disent certains parlementaires qui disent moi je ne veux plus faire cette fonction-là d'assistante sociale mais bien entendu on n'est pas là pour supplé ou pour remplacer une assistante sociale, un travailleur social ou quelqu'un de pôle emploi mais c'est comme cela, c'est l'effet. Alors après, on essaie de trouver les bonnes solutions, on n'aura pas les mêmes éléments.
Quand quelqu'un vient me voir parce qu'il a un problème sur l'emploi, je vais essayer de travailler ce soit moi ou que ce soit mes collaborateurs qui comme on ne peut pas toujours être présent et c'est ça la force d'avoir une bonne équipe c'est qu'ils peuvent vous suppléer pour ce type de rencontres, d'échanges et puis l'orienter s'il a du mal si c'est une personne qui est vraiment éloignée de l'emploi qui n'a absolument pas les codes, qui a de grandes difficultés on va essayer de l'orienter vers le bon acteur.
Mais au-delà de cela après on a des choses beaucoup plus macro, beaucoup plus importantes ça peut être un industriel qui veut bénéficier du plan de relance du secteur de la santé et qui n'arrive pas le gouvernement de la pertinence de son industrie et bien là on peut essayer de la même façon de...
C'est très très varié en fait c'est aussi ça qui fait l'intérêt du mandat. Alors on parlait du lien avec le territoire et avec la métropole est-ce que vous pouvez nous donner un exemple peut-être d'une loi récente ou d'un travail qui a été fait spécifiquement pour la métropole que les gens comprennent ? Alors là par exemple
la semaine dernière et cette semaine nous avons nous sommes nous avons examiné nous avons voté la loi 3DS c'est une loi pour le territoire pour donner plus de pouvoir aux collectivités aux mairies aux départements aux régions et dans ce cadre là nous avons avec des collègues parlementaires et d'autres porté des amendements pour qu'on prenne en compte la spécificité de la métropole lyonnaise donc vous savez il y a actuellement un débat il y a beaucoup de maires de l'agglomération qui sont très mécontents du traitement qui leur est fait par l'exécutif actuel qui avance un peu comme cela un peu fort mais à la schlag donc ça ça crée beaucoup de tension et donc ils veulent être plus écoutés donc on a mis en place par un amendement l'obligation à la métropole de prendre en compte ce qui remontera du terrain par la conférence territoriale des maires donc c'est un organe consultatif mais on va faire en sorte que ce qui relève ce qui reviendra du terrain sera plus écouté par la métropole et puis un autre amendement qui était important ça concerne le citral puisque le citral va évoluer très prochainement là en début 2022 il aura un territoire encore plus vaste d'action le citral c'est donc l'organisation des transports en commun de notre agglomération mais maintenant ils vont gérer par délégation de la région et du département des transports sur l'ensemble du territoire et donc nous souhaitions là aussi que certaines spécificités alors je ne vais pas rentrer dans les détails parce que c'est un petit peu technique mais que ce qui n'était pas prévu par le législateur au départ ou par le gouvernement soit pris en compte donc grâce au travail que nous avons mené avec des collègues parlementaires du Rhône nous avons réussi à les faire adopter un travail par exemple un exemple de ce qu'on est capable de faire
Oui parce que je le rappelle vous êtes parlementaire mais vous êtes aussi toujours conseiller métropolitain donc d'opposition dans le groupe de David Kimmelfel présidé par David Kimmelfel qu'on avait reçu d'ailleurs il y a quelque temps vous l'évoquiez à l'instant à l'âche lag alors le terme est un peu délicat mais lundi Yves Cochet a traité Bruno Bernard de dictateur il y a eu un incident assez fort et majeur autour des questions du citral justement où des groupes d'opposition ont pris un peu la poudre aux escampettes ou ont protesté enfin est-ce que c'est vraiment comme ça qu'on doit travailler ensemble ou est-ce que c'est vraiment parce qu'il y a un sujet de gouvernance et comment est-ce qu'on peut expliquer que la présidence écologie les verts soit comme ça dans l'absence d'écoute des élus locaux alors je pense que le terme
employé par la maire de Calure M. Cochet est excessif je pense pas mais c'est vrai qu'ils font des fois peu de cas des élus locaux ils ont quand même un peu une façon de procéder que ça soit d'ailleurs Bruno Bernard à la métropole ou que ça soit M.
Doucet à la ville de Lyon c'est à peu près pareil pour observer les deux depuis un certain temps et depuis j'étais moi très tolérant et prêt à faire mon avis une fois que j'aurais vu comme il procédait moi je le vois sur un certain nombre de dossiers sur lesquels je les interpelle j'ai jamais de réponse quasiment jamais c'est infernal et bon moi je suis parlementaire donc à la rigueur privilégié mais les maires par exemple qui sont vraiment des acteurs de terrain pour la métropole ne sont pas écoutés ils sont obligés de se battre comme des beaux diables pour obtenir un gain de cause ou pour faire évoluer certaines décisions je vois c'est à Grigny non non j'ai oublié à Charlie où il y a une problématique de cimetière métropolitain il ne voulait absolument pas revenir en arrière M.
le maire de Charlie toute sa population était contre là on le voit avec un autre exemple le téléphérique alors justement
j'allais unir parce que vous parliez du citral vous êtes un spécialiste de ces sujets il y a deux grandes questions qui reviennent régulièrement à la fois chez les habitants mais évidemment aussi parmi les élus que l'on reçoit il y a la question du téléphérique quelle que soit la manière dont on l'appelle et puis en parallèle en creux, en miroir je ne sais pas comment dire la question du métro alors expliquez-nous un petit peu vous quelle est votre position est-ce que le téléphérique va remplacer et peut remplacer le métro ?
alors moi je suis contre le téléphérique déjà que les choses soient claires et pour le métro qui serait un métro qui partirait au moins de la place Bellecour mais peut-être de Pardieu jusqu'à l'étoile d'Alaï c'est-à-dire la frontière entre le cinquième arrondissement Tassin et Frangeville donc l'un ne peut pas remplacer l'autre c'est-à-dire qu'ils n'ont pas du tout les mêmes fonctions par contre celui dont on attend le plus dont on a le plus besoin dans l'ouest lyonnais c'est le métro parce que c'est un mode de transport lourd efficace qui transporte des milliers de personnes par jour et qui permet de faire des distances conséquentes et qui comme cela permettrait d'aller chercher des populations assez lointaines pour utiliser ce mode de transport pour venir dans l'agglomération dans le cœur de l'agglomération dans le centre-ville de Lyon le téléphérique dont on parle qui servirait surtout la commune de Frangeville et de Tassin-la-Demilune et de Sainte-Foy excusez-moi et de la Mulatière parce que ça arriverait à Lyon mais il y aura peu de lyonnais qui feront le chemin Gerland ou Perrache pour aller jusqu'au cœur de Frangeville c'est plutôt dans l'autre sens que cela fonctionnerait et ces populations-là sont majoritairement ultra majoritairement opposées à ce téléphérique non seulement les élus mais admettons que les élus n'aient pas la science exacte et n'aient pas pris les bonnes décisions mais justement pour en être sûr Mme la maire de Sainte-Foy et Mme la maire de la Mulatière ont fait un référendum et le référendum est sans appel jusqu'à plus de 95% les populations les habitants de ces deux communes
ont voté contre ce téléphérique avec des taux de participation qui étaient au moins équivalents à ceux des municipales ce qui veut dire quand même quelque chose mais j'allais dire que c'est à la fois très intéressant et très factuel mais presque un peu désespérant puisque les initiatives de ce type se multiplient les protestations se multiplient et pourtant on ne voit pas d'avancée or on le sait très bien un métro tel que vous l'évoquiez le métro E c'est d'énormes investissements c'est un temps d'études très long et on a l'impression qu'on perd du temps au fur et à mesure et que ça risque de ne jamais se faire qu'est-ce qu'on a comme espoir je dis ça pour ceux qui habitent l'Ouest-Lyonais mais les autres aussi sans doute alors moi j'espère
que l'exécutif actuel M. Bernard et son vice-président M.
Collas qui sont présidents mais j'espère les mobilisations des habitants leurs fruits c'est-à-dire que le projet de téléphérique sera abandonné bon il y a une concertation qui est actuellement menée qui ira certainement à son terme je ne les vois mal y renoncer mais je pense que le résultat sera sans appel vu les référendums qui ont déjà eu lieu par contre sur le métro je suis beaucoup plus inquiet parce que je sens notamment de la part du vice-président Collas une grande détermination à enterrer le métro excusez-moi sans mauvais jeu de mots et les enterrer tous d'ailleurs parce qu'en fait la concertation qui est actuellement menée enfin qui est une consultation elle concerne 4 lignes de métro potentiel et dans ce qu'on peut en lire ici ou là ce qu'on peut entendre on voit bien qu'ils nous ont un peu mené en bateau avec cette consultation pour dire regardez nous ne sommes pas des gens sectaires nous sommes prêts à vous écouter mais au final on voit un peu ce qui se profile bien il n'y en a pas un qui ressort plus du lot que les autres par contre vous savez on a des super scénarios de substitution avec des choses beaucoup plus légères on peut mettre des tramways on peut mettre des lignes en site propre bus et vous verrez ça remplira vos obligations vos problématiques ça apporterait une réponse à vos questions de transport or pas du tout encore une fois je plaide pour le métro qu'avaient initié à l'époque Gérard Collomb et Fousia Buzerda nous avions déjà mené une consultation sous l'égide de la commission nationale du débat public avec des études fort coûteuses puisque nous avions déjà je crois dépensé 8 millions d'euros pour faire des sondages pour vérifier si géologiquement parlant le métro pouvait passer ici ou là on avait des résultats satisfaisants et les ingénieurs du Citrel étaient d'ailleurs plutôt satisfaits et contents et même ceux qui n'y croyaient pas au départ étaient revenus dessus et là malheureusement une nouvelle équipe une remise en question sur des principes idéologiques et sur une façon de faire qui est encore une fois très obtue et très critique
donc il y a peu de choses qui trouvent grâce à vos yeux est-ce qu'il y a un sujet avec lequel vous êtes d'accord vous savez aussi que vous êtes un spécialiste des questions et des enjeux de sécurité ça fait un moment qu'on n'en a pas parlé pourtant c'est toujours d'actualité vous évoquiez la guillotière il y a un certain temps il y a eu beaucoup d'incidents est-ce que sur ces sujets de la sécurité vous avez l'impression que la majorité Europe Écologie des Verts est en train d'avancer sur les caméras de surveillance ce genre de choses ou là non plus rien ne bouge non non
rien ne bouge malheureusement le maire de Lyon se satisfait de ce qui a été mis en place par son prédécesseur et heureusement c'est vrai qu'il aurait pu revenir dessus parce que l'idéologie écolo c'était aucune caméra moi je me rappelle d'Étienne Tête à l'époque au conseil municipal quand j'y siégeais c'était un pourfondeur de tout ce qui était vidéosurveillance vidéosurveillance vidéosurveillance vidéosurveillance donc là le maire de Lyon est bien obligé de voir que c'est indispensable tout comme la police qui a été bien étoffée et qui est très professionnelle maintenant il fait avec par contre on ne sent chez lui aucune volonté d'améliorer les choses d'engager des dépenses supplémentaires notamment sur la vidéoprotection qui est indispensable je pense pour assurer une sécurité convenable dans une ville comme Lyon
donc là encore pas beaucoup de sujets qui vont bien peut-être quelque chose de plus anecdotique mais qui raconte aussi une histoire c'est vrai que c'est pas directement au niveau de la métropole mais il y a une polémique encore récente on a l'impression qu'il y a un fonctionnement d'ailleurs qui se fait beaucoup avec de la polémique où on sort des choses peut-être un peu fortes et puis on attend de voir ce qui se passe le maire je crois que c'est le maire Grégory Doucet qui s'est exprimé il y a quelque temps alors peut-être que son propos a été sorti du contexte sur la question du foie gras on est quand même pas loin des fêtes on est dans la capitale de la gastronomie les Lyonnaises et les Lyonnaises sont en train de faire leurs courses etc.
de fin d'année on a un peu de mal à comprendre la logique derrière est-ce que vous avez réagi est-ce qu'il y aura du foie gras à votre table d'ailleurs à Noël qu'est-ce que vous en avez pensé est-ce que ça raconte quelque chose de plus profond finalement que simplement la question du foie gras dans l'achat public je veux préciser
encore une fois j'ai l'impression que Grégory Doucet est derrière des airs comme ça d'une personne qui est assez qui veut donner une image un homme qui n'est pas un politicien qui vient de la société civile qui vient du monde associatif qui n'a pas tous les codes et qui parle avec le coeur qui est comme un citoyen lambda en fait il est très très fort en matière de communication et il trouve toujours les choses qui lui permettent d'attirer l'attention sur lui et puis ensuite après de se défendre en se victimisant un peu et on l'avait vu avec le Tour de France on l'avait vu avec la Patrouille de France maintenant c'est le foie gras il dit que c'est juste à la ville de Lyon mais qu'il n'empêche pas et heureusement qui serait-il pour empêcher les restaurateurs de continuer à proposer du foie gras mais il dit qu'il faut faire il y a différents types de foie gras il y a le foie gras industriel il y a le foie gras plus artisanal dans ce cas-là il faut l'expliquer il ne faut pas juste balancer une punchline comme on dit et ensuite être un peu surpris de la réaction il y a quand même des milliers d'emplois qui sont concernés par cette filière du foie gras et c'est une des fiertés françaises d'avoir un produit de cette qualité-là donc c'est un peu facile alors lui il n'est pas du sud-ouest alors il peut plus facilement les collègues parlementaires du sud-ouest ils sont tous fous furieux j'imagine
on parlera de tout ça et de bien d'autres choses après la pause merci de nous retrouver pour la troisième partie de l'émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec Thomas Rudigoz député de la première circonscription du Rhône alors on va parler évidemment de politique nationale avec maintenant un panorama qui est assez clair enfin il y en a quand même a priori qu'un seul qui n'est toujours pas candidat c'est Emmanuel Macron est-ce que vous avez des informations à ce sujet alors déjà on verra
si tout le monde est candidat ceux qui se sont annoncés est-ce qu'ils pourront aller jusqu'au bout mais bon pour moi le président de la République que je soutiens de façon indéfectible sera candidat c'est pour ça qu'on s'organise pour cela on est en train de mettre en place tout un dispositif à la fois national mais nous aussi local on s'est... Israël je pense pas à moi de le dire parce que ce serait présomptueux de ma part mais pour moi il va être candidat et je souhaite qu'il le soit on est élus qui sommes proches du président de la République qui sont membres de La République En Marche on souhaite que ce soit notre candidat
tout se prépare effectivement ça n'aurait échappé à personne on n'attend plus que la décision officielle est-ce que vous trouvez d'ailleurs à titre personnel même si j'entends que vous êtes un soutien indéfectible logique comme ça que le président profite un peu de son statut à part pour faire quand même des déplacements qui sont pas loin de déplacements de campagne
il a dit il a toujours dit qu'il serait candidat jusqu'au bout jusqu'à la dernière heure surtout dans un monde aussi instable et aussi compliqué où on est confronté varié avec des crises internes des crises de santé des fois des crises de sécurité il est touché par un certain nombre d'attentats les choses pour l'instant on n'a pas vécu cela depuis un certain temps mais il y a des attentats qui sont déjoués donc on le voit dans un monde instable et les français si à un moment donné l'état ne serait pas comment dirais-je bien gouverné je pense que les français le reprocheraient au président donc pour l'instant il n'est pas encore dans le temps de la campagne par contre c'est quelqu'un qui aussi essaye de garder le contact avec nos concitoyens il a aussi été lui-même il faut le dire touché par les mesures de confinement donc il a dû lui aussi à ce moment-là ne pas faire autant de déplacements qu'il l'aurait souhaité parce que depuis le début du mandat c'était quelqu'un qui voulait avoir ce contact avec les français bon il a eu un temps comme nous tous de parenthèse dans sa vie où il a dû rester à domicile et gérer les choses depuis son bureau donc je crois aussi que c'est une façon aussi un peu de récupérer non pas ce temps perdu mais de garder retrouver ce contact qui est si indispensable pour un président de la République autrement on dirait qu'il est hors sol donc voilà c'est toujours pareil il faut trouver le juste milieu
le juste équilibre alors je disais le panorama est presque complet comment un fin connaisseur de cet univers politique vous avez évidemment un regard sur tout ça est-ce que la nouvelle donne quelque part c'est-à-dire la désignation d'une candidate d'une femme pour les LR qui est quand même quelque chose d'assez étonnant pour ce parti Valérie Pécresse est-ce que et on voit la dynamique qui est autour d'elle ça ne change pas un petit peu la donne est-ce que pour vous vous êtes un peu plus inquiet ou pas du tout vous préoccupez pas de vos adversaires est-ce que ça change quelque chose pour le candidat Macron quand il le sera
alors moi si vous voulez que je sois honnête pour moi celui qui pour moi peut-être pas l'avis de certains autres experts ou analystes ou élus mais c'était le plus dangereux pour le président c'était Xavier Bertrand parce que je pense qu'il avait la puissance notamment politique on l'a vu dans les débats qu'il a menés dans les interventions qu'il faisait dans différentes émissions dans des émissions radio souvent même si je n'étais pas du tout d'accord avec lui et pas très fan de sa personnalité j'étais impressionné quand même par il me rappelait un peu d'une certaine façon une tendance Sarkozy même s'il est très différent de Sarkozy mais il avait cette force de la persuasion la rhétorique aussi très très bien huilée et je vais vous avouer une chose bien sûr qu'on pourrait dire Valérie Pécresse donne un côté plus centriste qui pourrait mordre sur l'électorat
vous êtes vous-même un ancien centriste aussi voilà
elle a ce profil un peu centriste elle vient quand même des LR et puis surtout je la trouve déjà beaucoup moins impressionnante justement qu'un Xavier Bertrand dans sa rhétorique et dans sa puissance politique encore une fois et puis j'ai envie de dire elle n'est plus du tout la centriste que je pensais parce que pour gagner sa primaire elle a fallu qu'elle aille très à droite comme les autres candidats d'ailleurs ils ont tous été dans une sorte de course à l'échalote sur la droite réactionnaire de peur de perdre l'électorat qui allait vers Éric Zemmour sauf qu'en faisant cela ils se sont aussi éloignés de l'électorat centriste et là son challenge à elle ça va être essayer de garder tenir les deux bouts de la droite la droite plus modérée et la droite réactionnaire mais ça va être compliqué surtout qu'elle a pris un certain nombre de positions très à droite et qui je pense moi-même comme vous l'avez dit venant du centre j'ai été à l'époque membre de l'UDF avec Anne-Marie Comparini puis du modem ça ne correspond pas du tout à ce qu'on aime dans cette famille politique
est-ce que vous ne pensez pas parce que c'est aussi quelque chose que l'on entend que le fait que ce soit une femme qui soit candidate à la présidence de la république c'est-à-dire est-ce que son moment n'est pas arrivé on sent aussi dans l'électorat dans le contexte peut-être féministe entre guillemets une envie ou une aspiration peut-être à porter enfin une femme au pouvoir est-ce que vous pensez que les français sont prêts ? moi je pense que les français seraient prêts
à avoir une femme à la tête de l'état mais moi ça ne me gênerait pas par contre la question après c'est pas parce qu'il faut que ça soit tout pris une femme qui soit à la tête de l'état parce qu'il faudrait céder à une certaine tendance encore une fois moi je ne serai pas opposé peut-être que dans quelques années je me soutiendrai j'adhérerai à un mouvement qui sera dirigé par une femme mais à l'heure actuelle pour moi je n'ai pas d'hésitation et j'espère que je convaincrai avec mes amis le plus grand nombre de personnes de dire c'est pas la question de savoir si on veut une femme chef de l'état ce qu'on veut c'est savoir si on a la bonne personne qui a les compétences les capacités qui a fait ses preuves pour gouverner notre pays dans un monde extrêmement compliqué encore une fois et dans une période d'instabilité comme rarement notre pays notre continent a connu donc je crois qu'il faut avoir un homme ou une femme mais là en l'occurrence c'est un homme le plus compétent et le plus expérimenté c'est Emmanuel Macron souvent on dit
qu'une élection elle ne se gagne pas sur un bilan mais sur un projet on parlera un petit peu peut-être du projet d'Emmanuel Macron ou peut-être du principal sujet de campagne mais sur le bilan vous qui êtes parlementaire vous êtes là depuis le début c'est quoi le bilan d'Emmanuel Macron pour vous et quelle est je ne sais pas la loi la plus importante la décision la plus importante de son presque mandat qui se termine ça serait long il faudrait peut-être
on ne vaut rien avec pas
il n'y a pas de problème
mais moi ce que je donc je vais vous répondre sur une partie qui pour moi est essentielle c'est l'économie et l'emploi dès le départ nous avons notre première loi ça a été une loi de la réforme du code de travail et la plus récente une des dernières que nous aurons faite c'est la réforme de l'assurance chômage alors bien sûr qu'on aurait aimé en faire d'autres on aurait aimé faire la réforme des retraites malheureusement avec la crise épidémique nous n'avons pas pu la mener parce que je crois qu'Emmanuel Macron une de ses forces aussi c'était de montrer qu'il n'avait pas peur de mener un certain nombre de réformes alors bien entendu certaines n'ont pas pu être menées jusqu'au bout il faut se rappeler aussi encore une fois de cette période extraordinaire que nous avons vécu bien sûr la crise épidémique mais avant nous avons eu la crise des gilets jaunes qui a été une des crises sociales les plus fortes et les plus impressionnantes et qui d'ailleurs doit tous nous on doit tous garder en tête parce qu'on a vu une fracture de la société et ce n'est pas propre aux décisions du président de la république bien sûr qu'il y a eu la goutte d'eau qui a fait déborder le vase avec la taxe sur les énergies fossiles mais je crois qu'on est malheureusement vous avez parlé tout à l'heure au début d'émission de ces mouvements contre le pass sanitaire on le voit qu'il y a une partie de notre population qui est de plus en plus radicalisée et de plus en plus dans des excès parfois donc malheureusement ces grands mouvements sociaux et cette crise épidémique ne nous ont pas permis de mener à bien certaines réformes mais je garderai en tête pour moi et on le voit ce qui nous a permis maintenant de rebondir très vite et d'avoir une belle croissance actuellement c'est les réformes en matière d'économie et d'emploi
et est-ce qu'il y a peut-être un regret comme parlementaire vous parliez de la réforme des retraites qui n'a pas pu être menée jusqu'au bout est-ce qu'il y a un sujet qui n'a pas été prié peut-être du fait du contexte mais que vous auriez aimé voir aboutir dans ce mandat
il y a la réforme des retraites c'est sûr et puis il y a la réforme constitutionnelle qui aurait permis de transformer un certain nombre institutionnel notamment sur le cumul des mandats sur le nombre de députés de parlementaires et cela à l'époque cette réforme constitutionnelle nous avons dû l'arrêter et pour différentes raisons notamment une opposition farouche de nos oppositions et du Sénat nous n'avons pas pu le remettre sur l'atelier mais voilà ça c'est fait
on a vu que dans les sujets qui préoccupent les français et peut-être même contrairement à ce qui a été beaucoup vu lors des débats ce n'était pas simplement les questions d'immigration ou les questions de sécurité mais peut-être et avant toute chose la question du pouvoir d'achat le pouvoir des conditions de vie et on voit qu'avec les risques d'inflation ça prend tout son sens est-ce que vous pensez que ce sera un des thèmes de campagne et qu'est-ce qui pourrait être mis en place selon vous par le candidat ou président Macron pour lutter contre la baisse ou le ressenti en tout cas des habitants oui vous avez raison
c'est un sujet majeur et qui concerne beaucoup de nos concitoyens on parlait tout à l'heure tous les deux en préparant cette émission de la question des retraites et des retraités et de leur pouvoir d'achat encore une fois je pense que nous pourrons répondre à ces enjeux majeurs et indispensables pour nos concitoyens par des réformes ce sont des réformes que nous avons déjà commencé à mener mais qu'il faudra continuer pour justement être dans un pays qui connaît la croissance mais des croissances dignes de ce nom comme celle que nous connaissons actuellement qui est historique que nous n'avons pas connue depuis les 30 glorieuses un pays où le chômage de masse doit cesser là aussi nous sommes satisfaits des taux de chômage qui n'ont jamais été là aussi faibles depuis 15 ans et ces réformes là il va falloir continuer à les mener on en revient à ce que je disais juste avant on n'a pas pu faire toutes les réformes qu'on souhaitait parce que pour avoir ce pouvoir d'achat il faut que les gens travaillent il faut que les gens participent à l'effort collectif il faut que comme cela les retraites puissent être abondées que nous n'ayons pas ces craintes sur un non-financement des retraites qui nous empêchent de revaloriser les retraites parce que déjà elles sont extrêmement déficitaires donc c'est par ces réformes encore importantes qu'il faudra mener que nous pourrons connaître une société plus vertueuse en matière de croissance et de pouvoir d'achat
ce dégâts là je qu'on voit peut-être dans les études etc.
est-ce que ça ne montre pas aussi la difficulté d'être au plus près de la réalité des attentes ou des besoins des françaises et des français je veux dire par là que le moment le contexte politique n'est pas simple on a des candidats qui sont quand même assez trémistes ou qui ont des manières de faire assez étonnantes voire un peu décalées ou peu démocratiques et en même temps c'est inquiétant pour la politique au sens originel du terme on est quelque part dans une démocratie comment est-ce qu'on ramène tous ceux qui ne vont plus voter les jeunes en partie mais qui s'engagent d'une autre manière mais comment est-ce qu'on ramène le citoyen vers notre système démocratique du vote en parlant des vrais sujets est-ce que ça ça ne vous interpelle pas comme parlementaire et comme élu bien entendu
on ne peut pas se satisfaire des taubes d'abstention qui à chaque élection se creusent de plus en plus donc c'est une de nos responsabilités je pense que des institutions que nous souhaitions il y avait la volonté aussi de renouveler le personnel politique de permettre à ce que plus de gens puissent s'engager je pense que ça c'est une des responsabilités des partis par exemple avec la République en marche lors de la dernière élection législative en 2017 Emmanuel Macron avait souhaité ouvrir beaucoup à la société civile à beaucoup plus de jeunes et à beaucoup de femmes et actuellement par exemple notre groupe parlementaire est constitué quasiment de 50% de députés féminines et je pense qu'on a un groupe parlementaire qui est assez représentatif de la société française alors pas complètement bien entendu mais beaucoup plus représentatif que ça ne l'était auparavant et je crois qu'il faut qu'on fasse tous des efforts il y a aussi un élément je pense qui est très important c'est qu'il faut qu'on arrête justement les violences par liées des extrêmes qui de plus en plus prennent de la place dans notre société Marine Le Pen mais je pense aussi à M.
Mélenchon et c'est assez inquiétant parce que ça donne une image de la politique qui est détestable et les gens nous renvoient dos à dos dans ces cas-là
effectivement
c'est aussi peut-être pour ça que
alors il y a un paradoxe puisque quand on regarde les études les jeunes notamment se tournent un peu encore dans leurs intentions de vote vers les extrêmes parce qu'ils se sentent délaissés et c'est vrai que la jeune génération a beaucoup souffert que ce soit les étudiants les jeunes actifs a beaucoup souffert de la crise est-ce que ce n'est pas aussi un sujet cette jeunesse comment est-ce qu'on la réinspire comment est-ce qu'on l'entend comment est-ce qu'on l'accompagne ça va être l'objet de cette campagne électorale
je pense qu'il va nous falloir aller au plus près de cette jeunesse par exemple dans notre mouvement La République En Marche on a un groupe qui s'appelle Les Jeunes avec Macron et je suis toujours surpris là encore le week-end dernier nous avions Priska Thévenot qui est la porte-parole de La République En Marche qui était de passage à Lyon pour le lancement du comité de soutien d'Emmanuel Macron qui sera présidé par Anne-Marie Comparini que je salue d'ailleurs grâce à votre émission et bien dans l'opération militante que nous avons menée Place Bellecour nous avions beaucoup beaucoup de jeunes beaucoup de jeunes étudiants qui se sont engagés et voilà vous dites que certains sont attirés par les extrêmes et je vois que beaucoup sont attirés par Emmanuel Macron et se mobilisent et ça faisait longtemps que je n'avais pas vu autant de jeunes depuis la dernière élection présidentielle donc on le voit aussi ces temps de grandes élections passionnent notre jeunesse parce qu'ils ont envie de s'investir certains malheureusement la population française s'en désintéresse et encore une fois c'est notre rôle pendant cette campagne de les faire venir à nous
alors une présidentielle ça cache souvent une législative vous êtes parlementaire je suppose que vous serez candidat à votre réélection oui oui tout à fait
écoutez après on a un certain nombre d'étapes à passer il y a une investiture du mouvement mais voilà je souhaite être à nouveau candidat pour la prochaine élection législative
alors en attendant et c'est la question un peu de fin le samedi et toujours la veille du dimanche qu'est-ce qu'on fait ou que fait un parlementaire ou un homme politique comme vous lorsqu'il ne fait pas de politique est-ce qu'il y a une vie à côté de la politique le dimanche notamment ?
le samedi souvent on est sur le terrain le samedi j'aime bien faire les marchés alors même sans tract je me balade sur les marchés de ma circonscription et puis le dimanche vous avez raison c'est plutôt un temps familial que j'essaie de préserver même si des fois il se peut qu'on ait des événements le dimanche mais j'essaie de de limiter au possible et bien là ce dimanche j'ai un repas de famille pour l'anniversaire d'un de mes petits neveux donc voilà ça sera familial et peut-être qu'on aura le temps de faire une exposition j'aimerais bien aller au Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation pour voir une source Pirou le personnage de bande dessinée
un peu de culture et d'ailleurs pour nous quitter je crois que vous avez choisi un morceau de musique un peu particulier on va passer Joséphine Baker pourquoi ce choix très rapidement ?
j'adore cette chanson J'ai deux amours et puis dernièrement vous avez tous suivi cela le Président a pris la décision que Joséphine Baker rentre au Panthéon pour ce qu'elle représente pour cet universalisme qu'elle a incarné pour son courage pour cet acte de résistance ça permet de revenir sur le Mont Valérien dont on parlait tout à l'heure c'était une femme qui a eu un engagement tout au long de sa vie contre le racisme contre l'antisémitisme pour l'universalisme et donc je trouve que c'est une figure extraordinaire donc ça me faisait plaisir d'écouter cette chanson
et bien on se quitte en musique une bien belle inspiration et un bien beau modèle et puis quant à nous on se retrouve en 2022 pour une prochaine émission c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Immédiapositif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiapositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon 1ère