Les discriminations dans le monde du travail | #Amfis2025
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Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue parmi nous. Je suis ravie de vous retrouver pour cette conférence sur les discriminations dans le monde du travail dont l'enjeu majeur est la rupture d'égalité.
C'est par le travail que l'être humain s'affirme et reproduit son existence matérielle, dit Carl Marx. Paradoxalement, le travail est à la fois une source première d'aliénation et un moyen de révélation à soi et aux autres. Quoi qu'il en soit, nous sommes nous ne sommes pas tous égaux devant les marchés du travail. le marché de l'emploi.
Les chiffres parlent d'eux même. 26 % des salariés déclarent avoir été discriminés en raison de leur sexe. Les femmes occupent 60 % des postes non qualifiés et 74 % de temps partiel. 19 % des discriminations concernent l'handicap ou l'état de santé et 15 % concernent l'origine, la nationalité ou la couleur de peau.
Ce que révèle le dernier baromètre de la défenseur des droits, ces discriminations ne sont pas des accidents, elles sont systémiques et leurs accumulations touchent toujours les mêmes. Les femmes, les personnes racisées, les personnes LGBT, les personnes précaires et les personnes en situation de handicap. Et nous euh pouvons dire que l'époque n'est pas propice à l'égalité professionnelle homme-femme, aux discriminations liées à la couleur de peau ou handicap et à l'orientation sexuelle ou à l'âge. 34 % des salariés interrogés dans le cadre du baromètre du cabinet empreunte humaine estiment que l'arrivée de Trump au pouvoir favorise le l'expression d'une intolérance intolérance pardon grandissante propos raciste sexiste intolérance concernant l'orientation sexuelle dans leurs entreprises après avoir promis de faire barrage à l'extrême droite Emmanuel Macron a adopté les thèmes de la loi immigration discours contre le prétend du wisme attaque contre les univers. et surtout silence ou plutôt l'inaction face aux discrimination au travail en tout genre.
Macron qui n'a que la la productivité et le travail à la bouche est en réalité l'ennemi du travail quel que l'on que l'on perçoit nous à la France insoumise. Nous on le on veut que ce soit qu'on ait un travail utile, rempli de sens, émancipateur pour toutes et tous. C'est là le cœur de des recherches et des réflexions de nos deux invités, tous deux sociologues qui vont nous aider à retrouver une vision à retrouver une vision d'ensemble sur ce que la sur ce qu'est la discrimination lorsqu'elle se répercute en cascade sur divers aspects de de la vie.
Dans un premier temps, nous allons accueillir Sophie Poch euh juriste et sociologue du travail et du genre au CNRS. Vous nous euh nous apporterez des éléments utiles à la compréhension des discriminations genrées et LGBT dans le monde du travail, plafond de verre ou une égalité de carrière et salariale. Ce sont des notions que vous développez dans vos publications.
Votre lecture est à est à la fois critique et votre lecture à la fois critique et précise permet de s'équiper dans nos lieux de travail de dispositifs de lutte et dont vous nous parlerez certainement dans votre prise de parole. Et dans de un deuxème temps, nous accueillons Rachid Boucharb qui est sociologue également enseignant formateur. Euh vos recherches portent sur la racialisation et la racisation, les discriminations au travail.
Euh et vous avez accumulé une large expertise sur tous les types de traitement inégalitaires, qu'il soient liés au genre, à la sexualité, à l'âge dans de nombreux contextes professionnels. Je vais donc passer la parole à Sophie. Bonjour Sophie.
Euh merci pour votre présence euh pour le Merci pour du coup le sens de vos recherches aussi. Comment pourriez-vous nous présenter la situation des discriminations au travail en France et peut-être partout ailleurs dans d'autres pays ? Bonjour à toutes et à tous.
Ben, je suis très honorée d'être ici. La qualité des débats est très impressionnante. Donc Karen l'a précisé, on a des enquêtes du défenseur des droits, notamment les baromètres réguliers qui permettent d'estimer les expériences d'iscrimination et montrer que elle touche énormément de travailleurs avec des des différences d'ampleur suivant sur les profils.
Et par exemple, alors on peut mesurer différemment l'expérience de de discrimination dans le baromètre, ça va de l'insulte jusqu'au licenciement ou le changement de poste. Mais les femmes sur le 20 % qui a été évoqué, les femmes évoquent davantage d'expérience de discrimination 41 % contre 20 % pour les hommes en raison d'abord du sexe et de la grossesse. c'est 30 % puis de leur âge qui a un critère très souvent utilisé pour les saisines du défenseur des droits.
Leur handicap état de santé 6 % et leur couleur de peau et origine 5 %. La hiérarchie des critères s'inverse pour les hommes et c'est intéressant pour ça d'avoir une perspective genrée. L'âge est le premier critère cité par les hommes trèspousant devant origine et couleur de peau 9 % et le handicap état de santé 5 %.
Et il précise même le sexe 5 %. Euh et euh donc ce ceci étant posé euh l'action contre les discriminations dans le monde du travail, ça peut passer par plusieurs voies. les politiques publiques et la loi, le dialogue social, l'action syndicale et l'action en justice.
Et donc, même si je suis pas juriste, je voulais rappeler que le droit de la non discrimination, alors ça peut être on appelle direct, c'est quand une personne est traitée de manière moins favorable, de manière non justifiée qu'une autre personne dans une situation comparable ou discrimination indirecte. Là, si on attaque une norme qui est apparemment neutre mais qui a un impact de risque proportionné sur une catégorie de personnes. Exemple obligé à une mobilité géographique pour avoir une promotion.
Évidemment, les femmes euh il y a un impact indirect fort. Donc ce droit, il est vraiment ancien dans les pays anglo-saxons et notamment avec la grande loi des droits civiques de 1975 au aux États-Unis qui interdit pour les employeurs de plus de 25 salariés de discriminer sur la question de la race, couleur de peau, origine, religion et sexe. Le nombre de critères était limités et il a ensuite été fortement saisi.
Pourquoi ? parce que le droit du travail y est extrêmement faible. Ça repose ce droit hein sur une conception individualiste.
Une victime qui va porter plainte en interne, c'est les grievion procédures ou par les tribunaux et va demander réparation pour elle et non sur une conception structurelle des inégalités qui tendrait à changer les causes des inégalités. Alors, on peut être critique sur cette approche individualiste. N'empêche que ça a été un levier de nombreuses actions individuelles et collectives aux États-Unis, en Angleterre, en Australie porté par des groupes de personnes concernées mais aussi des syndicats parce que ces actions juridiques, même éventuellement quand elles ont perdu, ça a permis de rendre visibles les discriminations systémiques notamment envers les minorités ethnoraciales et les femmes. et le risque est élevé, les procédures sont coûteuses moralement, financièrement, les gains sont souvent limités.
Et j'ai une collègue Lor Berérini qui a bien montré dans un ouvrage magnifique le management de la vertu comment les grandes entreprises américaine, les multinationales se sont défendu contre ce risque juridique et réputationnel en affichant des politiques, diversité et inclusion qui sont principalement centrées sur de la communication, de la sensibilisation mais les effets réels sont symboliques ou sélectifs visant des minorités de talent. Derrière la façade institutionnelle de la diversité, quand on regarde en tant que sociologue du travail, la définition ordinaire de la performance du travailleur idéal, ça s'appuie toujours sur des normes raciales de genre, de validité, de sexualité qui avantage les membres des groupes dominants. Ça ça vous surprend pas.
Euh donc en comparaison en France, il existait euh des lois formelles, hein, bah déjà la Constitution de 1946 qui garantit les qualités de traitement, quel que soit euh race, origine, sexe et cetera. Mais le paradigme de la non discrimination au travail, il est arrivé euh plus tard, à la fin des années 90, notamment par les directives européennes qui ont été transposées dans le droit français, grande loi 2001 sur les discriminations et 2008. qui ont aménagé la charge de la preuve.
Ça veut dire la victime doit apporter des faisceaux et c'est à l'employeur de dire que non, il n'y a pas eu traitement défavorable injustifié. Et la création de la HLD aussi en 2005, aujourd'hui appelé défenseur des droits, donc Carel l'a cité euh qui je le rappelle peut être saisi gratuitement pour être conseillé en cas de soupçon de discrimination. Il peut accompagner les victimes au procès, au prudom ou au trif et aussi en médiation.
Et euh le nombre de critères de discrimination, c'est largement étendu. Aujourd'hui, il y a 25 critères de discrimination avec ce qu'on peut appeler une forme de dilution, de dépolitisation de la notion de discrimination qui est presque universaliste. Et donc par rapport à ça, je voulais signaler aussi que contrairement à l'idée que en France on serait dans un pays universalisme républicain où on fait pas de différence au travail et cetera, Rachid le développera.
C'est souvent pour cacher le racisme au travail hein. Trois catégories de travailleurs ont le droit dont le droit c'est légal avoir des traitements différenciés et notamment les travailleurs handicapés depuis 1987, il y a des quotas en France. Alors en théorie de 6 % après on pourra venir sur la difficulté à l'appliquer sur l'âge les jeunes et les seiors peuvent avoir des contrats différenciés et les femmes par exemple jusqu'en 2001 mais pour des mesures protectionnistes le travail de nuit est interdit aux femmes et c'est l'Europe qui a obligé à ce que le travail de nuit so obligé ouvert aux femmes et non pas interdisant le travail de nuit pour tous.
Euh donc la question euh des discriminations sexuistes à l'encontre des femmes et des mères euh c'est vraiment alors il y a un juriste Michel Minet dit que c'est la grande voile euh de la lutte contre les discriminations parce que c'est vrai, c'est une politique qui est précoce, qui est institutionnalisée et de manière quand même un peu plus structurelle et ça s'appelle l'égalité professionnelle en France. Alors ça c'est depuis la Loire. Je pense que ici on connaît, elle vise l'égalité de traitement mais aussi l'égalité des chances dans tous les actes de gestion, c'est-à-dire rémunération, promotion, accès à la formation et ça s'est étendu aussi aux questions de santé en travail.
Mais en France, c'est un choix de politique publique. C'est pas pareil dans tous les pays. Et bien l'État a fait le choix de déléguer aux entreprises privées à travers la négociation collective la définition des mesures pour prévenir et réparer les inégalités professionnelles injustifiées.
Si je vous fais la liste du nombre de lois sur l'égalité professionnelle, c'est impressionnant. Alors, les entreprises en pour faire bref sont obligées de mesurer annuellement un ensemble de statistiques sexuelles depuis 83, de négocier en matière d'égalité salariale et professionnelle tous les 3 ou 4 ans, c'est obligatoire depuis 2001, euh de négocier sur les de réaliser l'égalité professionnelle depuis 2006, euh sous menace de sanction financière depuis 2012, sous menace de non archer, de non accès au marché public 2014, de rendre publique ces certaines statistiques un index en 2019. Alors ça c'est sur le privé, sur la fonction publique et ben étonnamment les employeurs s'étaient considérés comme exemplaires.
C'était vraiment un monde bien pour les femmes. Depuis les années 2000, il y a des statistiques qui ont pu permettre de montrer qu'il y avait quand même des inégalités et c'est simplement que depuis 2019 que les employeurs publics sont obligés de faire des plans d'égalité professionnelle alors qui vont être discutés beaucoup plus que négociés hein et qui intègre tout ce que j'ai déjà cité. plus les violences sexistes et sexuelles.
C'est ça l'originalité du public. Mais aussi, il y a un instrument, les quotas de sexe, euh qui euh c'est devenu un mode d'action légal grâce à la parité en politique et puis ça s'est étendu euh à plein d'organisations euh aux grandes entreprises et aux administrations. Mais surtout, alors j'ai une collègue Mario Rappelé qui a le deux terme est très juste.
Ce sont des quotas pour le goat puisque ça vise des quotas de sexe pour l'accès des femmes au poste de pouvoir. conseil d'administration hautes fonctions publiques. Donc je voulais c'est très court mais comment expliquer ?
On a un cadrage légal qui est parti presque le plus contraignant en Europe. On a des une génération de féministes hyper mobilisé sur les questions de sexisme et de travail et pourquoi on est des inégalités professionnelles sexu aussi fortes ? Et donc on a fait plusieurs enquêtes de terrain avec avec des collègues et il y a plein de facteurs.
Je vais être rapide. 1. La négociation collective, elle est de plus en plus sous contrôle patronal avec très peu de de manœuvre pour les syndicats.
Il y a plein d'endroits où il y a pas de délégués syndicaux pour négocier en face. C'est donc des plans d'action unilatéraux. De les employeurs veulent négocier l'égalité à peu de frais.
Voilà, voire même à 0 €. On a fait dans un rapport pour le ministère du travail qui s'appelle l'égalité professionnelle est-elle négociable ? et on a pu regarder les très maigres budgets et voir où la négociation collective permettait d'avoir vraiment des droits conventionnel supplémentaire.
Ben, c'était malheureusement dans les grandes entreprises lucratives banque assurance informatique télécom face à des syndicats combatifs parce que là ces accords bah contenaient des mesures budgettées, par exemple des enveloppes de rattrapage salarial qui pouvaient parfois aller jusqu'à 3 millions d'euros pour rattraper les femmes considérées en retard. Par contre, dans les secteurs d'emploi à prédominance féminine, la santé privée, le commerce, l'action sociale, bah ces textes sont souvent des coquilles, des simples rappels du droit où ce que nous on a appelé des politiques de papier, des engagements qui n'engagent que les personnes qui le disent. On le voit parce que la stratégie économique dans ces secteurs repose bah sur une surexploitation des femmes et notamment sur les bas salaires, sur les horaires atypiques, les temps partiels imposés.
Quand on analyse le contenu de ces accords, toutes les problématiques des femmes des classes populaires ne sont pas abordé. Alors, autre raison, les entreprises ont dépolitisé la question des discriminations et ont tendance à faire des ce que j'ai appelé des politiques d'égalité élitiste, c'est-à-dire dans les mesures en fait qui est ciblé, ce sont les femmes cadres supérieurs. Et c'est vraiment sous le convers d'une catégorie femme unitaire, hein. ces accords, il y a pas d'approche intersectionnelle où on croiserait la question spécifique des femmes non blanches, des femmes handicapées.
Si la question par exemple de l'articulation travail productif, travail reproductif, elle est présente he sous le terme de de conciliation et par exemple c'est davantage sous la la forme des aides financières pour externaliser, c'est-à-dire pour aider des femmes cadres à faire carrière. Euh et aussi parce que les employeurs euh font du lobbying pour que les lois soient à leur avantage. Et l'exemple même, c'est l'index pénico qui est présenté euh comme un succès par le gouvernement Macron parce qu'il est en constante progression depuis le 19 depuis 2019.
Il y avait un seuil pour les sanctions de 75 progressivement. On est maintenant à 88. C'est un succès.
Toutes les entreprises progressivement calculent cet index. Alors que le haut conseil à l'égalité où où j'ai siégé dans la commission égalité professionnelle a fait un très beau rapport que je vous conseille, il est en ligne. Ça l'air 5 ans après l'index toujours pas d'égalité où on avait bien montré que il y avait des billets de construction dès le départ.
Euh et par exemple l'écart de rémunération de 5 % considéré comme un seuil de tolérance. Donc euh je vais je encore combien de temps ? 5 minutes.
Euh donc en comparaison euh les discriminations en envers les personnes LGBT dans le monde du travail, elles ont longtemps été le le parent pauvre autant des recherches académiques que des politiques publiques. Par exemple, ce n'est qu'en 2016 sous recommandation européenne que la dilkra se rajoute un H contre la haine antiLGBT mais ne s'occupe quasiment pas du de la discrimination LGBT dans l'emploi et le travail. Pourtant, des enquêtes qualitatives et quantitatives qui commencent à être réalisées montrent bien que l'homophobie, la lesbophobie, la transphobie ont des effets négatifs différenciés suivant les catégories sur les parcours scolaires, sur les parcours professionnels parce que les organisations du travail sont toujours régies par des normes hétéronormées et binaires.
Et donc on a fait avec des collègues notamment Emmanuel Bobati qui est le spécialiste des études trans en France et Sébastien Chauvin spécialiste des questions LGBT un dossier de cette revue qui s'appelle LGBTQ au travail et je vous le signale parce que c'est une revue travail gens et société qui est accessible gratuite en ligne donc et de nombreuses enquêtes sur les lesbiennes, sur les trans montrent toutes les difficultés que ces personnes rencontre sur la question de données. Si les syndicats alors je vais parler de syndicat si les syndicats français se sont en paril de la question égalité fam c'est même eux qui ont fait advenir en partie la loi ils ont beaucoup plus tardivement intégré les questions LGBT sur leur agenda et Estel Fisson dans ce dossier montre elle a comparé la France et l'Espagne notamment la CGT que ils ont rallié ils ont doucement progressivement rallé la Pride dans les années 2000 relayant leur demande de protection de de d'extension des droits par exemple après le mariage pour tous bah pour que les couples de même sexe aient les mêmes droits parentaux côté parentalité en entreprise pour les familles homoparentales et puis relaivement les demandes de personnes en transition qui qui les qui les sollicitent et aussi en soutenant des salariés qui portent plein plainte. Alors, surtout si c'est contre la direction, surtout si c'est des discriminations croisées, discrimination syndicale et homosexuelle, plus rarement si c'est contre un camarade syndiqué homophobe. l'autoorganisation des personnes concernées notamment via des réseaux LGBT en entreprise, des réseaux de DRH comme l'autre cercle.
Ça a permis d'étendre les politiques diversité à certains endroits aux questions de minorité sexuelle et de genre. Cependant, bah ça se situe à un petit endroit du marché du travail, quelques ministères et surtout quelques grandes entreprises. Euh donc par rapport à ça, que faire si je voulais aller vite ?
Tout d'abord euh à partir de ces enquêtes montrons qu'il faut maintenir la pression à l'égalité sur le droit à l'égalité via les syndicats parce que les syndicats en fait c'est les seuls acteurs légitimes dans le monde du travail habilités à négocier en étant protégé à organiser les salariés à les accompagner en justice voire même à agir en substitution et à travailler avec les personnes auto-organisées soit en association association de personnes handicapées, association de femmes féministes, c'est classique mais association LGBT ou autoorganisé à l'intérieur des syndicats. Ça commence à se faire, c'est par exemple très répandu dans les syndicats des services publics en Angleterre et ça permet que les personnes autoorganisées à l'intérieur des syndicats nourrissent à partir de leur propre expérience l'agenda revendicatif général. euh renforcer les moyens des syndicats, les former sur ces sujets complexes euh tout simplement parce que les syndicats, ils ont une conception de l'égalité qui est plus redistributive euh plus centrée sur la justice sociale alors que les employeurs, ben leur conception de légalité c'est pour les minorités de de talent.
Deuxièmement, renforcer ce qu'on appelle les intermédiaires du droit à la non discrimination pour faire connaître les droits aux salariés, les faire respecter et notamment les inspecteurs du travail qu'on fait l'objet de réduction drastique, les prudomes, les tribunaux administratifs, les associations et euh le défenseur des droits ou le HCE. Si je vous disais que le Haut conseil et l'égalité n'avait que cinq salariés jusque-là et maintenant c'est quatre pour cette grande cause du quinquena. Enfin, dernier point euh on peut faire des administrations publiques et c'est déjà le cas des laboratoires d'expérimentation égalitaire alors que il y a plutôt une tendance par le New Public Management à faire à prendre la tendance discriminante et inégalitaire.
Et bien euh comme les femmes sont concentrées dans les métiers du public, comme les personnes LGBT, les enquêtes de l'INED montre que les personnes sont aussi concentrées dans le public et bien faire à partir des employeurs publics des politiques originales parce que on le sait les politiques d'austérité parfois sont vraiment aveugles au genre. Moi, je cite souvent l'exemple des AESH, les accompagnantes des élèves en situation de handicap. Elles se sont mobilisées énormément pour contre leur bas salaire, pas au nom de l'égalité des rémunérations.
Elles sont à 95 % des femmes et on leur a opposé un un refus. Et pour donner un finir sur un exemple plus positif, la mairie de Paris a entreprise un travail de revalorisation des filière du soin et du lien jusqu'à quasiment faire disparaître les inégalités de rémunération. Certaines associations LGBT trans demandent par exemple des congés pour les transitions.
Il y a bien eu des expérimentations de congés menstruels. Ce sont des utopies qui sont très réalisables. Je m'arrête là. [Musique] Merci Sophie pour vos analyses et explications qui enrichissent nos argumentaires.
Bonjour Rachide Boucharem. Du coup, merci pour votre présence. Pourriez-vous nous aider à analyser du coup les discours concernant les luttes contre les discriminations au travail discrimination raciale raciste ?
Merci. Euh je m'interroge sur le terme lutte contre discrimination. il y a tout une déconstruction à faire.
Est-ce que l'État lutte vraiment contre les discriminations ? Donc je vais essayer de mettre en perspective comme vous le savez bien cette ce sujet on a tout un activisme politique une espèce de d'idologie de qui donne même l'apparence d'un militantisme contre les inégalités euh sans remettre en cause les la structure sociale capitaliste raciste de la société. Et donc je vais essayer de compléter le travail l'analyse de Sophie Pochic en traitant la question du racisme, des inégalités racistes.
Je vais aussi parler un peu du handicap où il y a 25 critères, ça nous arrange pas, il y en aura encore 30 dans dans dans 50 ans. Qu'est-ce que ça dit la société ? Donc je vais essayer d'avoir un discours moins académique, moins un peu forcément militant mais j'hésite en plusieurs styles depuis de jours.
Je suis là, j'hésite à plusieurs conférences. Je me dis comment me placer, me positionner. Là, c'est filmé en plus.
Euh bon, comme je l'ai fait peut-être là lors d'une réunion antiraciste à Paris il y a quelques mois, un groupe antiraciste, j'avais fait une présentation sur les discriminations racistes au travail. Alors, je veux aborder trois points déjà. Premier point, définir sociologiquement les discriminations en lien avec les autres sphères sociales. 2è point, la sous-déclaration des discrimination euh qui ont dit long justement sur les rapports sociaux.
Et 3è point, les limites des dispositifs institutionnels. En donnant pas mal d'exemples, j'ai même quelques photos. Je alors définir sociologiquement les discriminations, il faut déjà s'écarter d'un langage juridique euh pseudo combatif.
En fait, c'est l'inverse he qui est fait. Il faut déconstruire ce que ce que ce que Bourdu a dit, le champ juridique et tout un langage, une doxa euh une décontextualisation des faits sociaux qu'on voit dans les déclarations, dans les pardon décisions des cours d'appel. Je présenterai tout à l'heure un arrêt autour des discriminations à l'égard de l'origine et de la religion.
Donc se méfier de ce discours juridique qui prétend réduire les inégalités et interroger plutôt le lien entre le macrosocial, donc la racialisation politique des groupes sociaux de la population avec les politiques racistes dans un tel domaine migratoire, social territorial. Euh, on est passé de quoi ? De ZUS, ZDFU, euh ZDSP, zone de sécurisation prioritaire.
Il y a quoi d'autre encore ? C'est devenu rep. Donc, on en finit plus de dans du zonage finalement raciste ethnique, hein.
C'est un proxy le l'aspect territorial. Donc, il faut questionner le racisme comme le validisme, comme le sexisme sous un angle structurel. euh la logique structurelle de reproduction des mécanismes de rapports sociaux qui commencent par l'orientation scolaire, les inégalités face au parcours d'enfants.
Il y a un handicap à l'école déjà euh où les enfants racisés dans certaines euh zones qu'on dit prioritaires. Donc il y a tout un enjeu de dévoilement des pratiques ordinaires de domination au travail. Sachant que la notion de discrimination juridique invisibilise l'expérience de l'humiliation et l'expérience de la réefication.
Il faut dire ce que c'est la la discrimination. Les effets communs, c'est la minoration, les mauvais traitements, la domination, le dénigrement, les insultes, le mépris. Je regardais un documentaire de Yamina Ben Guigi là sur le travailleur les travailleurs immigrés, il y avait un témoignage qui disait que un travailleur s'était carrément fait violenter contreemre qu'il l'avait carrément tiré les oreilles.
On en est là. Donc il y a des violences. Euh on pourrait parler des conflits aussi physiques hein au travail dans certains contextes.
Et donc euh un autre élément euh pour la compréhension structurelle des discriminations, c'est le l'approche autour de l'utilitarisme migratoire. Les migrants font du bien au patron aux capitalistes. Toute la main devenant déclarée.
Dès qu'ils sont déclarés, on les vire. Restauration, hôté. Euh les lutes de chronopostes, les femmes de chambre, hein.
Reince. Tout à fait. J'avais vu ça cet été, ce sacré combat là autour de des travailleurs agricoles maréchés exploités qui vivent dans dans des camps.
Donc il y a toute une violence sociale la et donc l'ultilitarisme migratoire alimente la racialisation des travailleurs minoritaires et plus largement la division raciste du travail qui est invisible. Euh donc il faut interroger les espaces de travail, comment ils sont structurés, le dictail de la loi de l'entreprise qui serait rationnel, ce que disait Véronique de Ruder, une grande sociologue du racisme en France structuré par des règles, il y a toute une doxa autour de la nonvoliolence l'entreprise sur un espace démocratique. Et donc ça nous interroge sur même le salariat.
J'en parlais tout à l'heure, j'assisté à un congrès il y a 20 ans dans l'aéroportuaire, le congrès faux. Il y avait un des gars qui disait "Il faut abolir le salariat." un ancien et un jeune disait "Mais non, tu vas trop loin parce qu'on en parle aujourd'hui." Bon euh un autre point, les discriminations sous son vent multiples imbriqué intersectionnel le juridique judiciaire ne veut pas comprendre sanctionne peu les discriminations multiples.
On les additionne bêtement, on les individualise. Et donc il faut interroger plutôt la discrimination comme un processus. Euh nous pouvons donc citer plusieurs pratiques de discrimination raciste au travail, sexiste, validiste.
Euh ça va être par exemple mettre fin la période d'essai. Une femme portant un voile avait été recrutée par un site. S'en est suivi de semaines après la visite d'une DR régionale.
Elle l'a vu, elle l'a viré le lendemain. Lui a fait c'est le jeu, c'est la période d'essai. Je sans lui dire bien sûr que euh notre pratique assignée des minoritaires racisé euh un espace de l'entreprise, les cachés comme on va IKEA, il bos dans la logistique, on met quelques filles voilées, on voit ça à Paris Nord exprès mais en fait c'est une adéquation ethnique avec les clients.
Euh on a eu ça aussi euh je crois Zara dans les beaux quartiers. Non, attention, on va on va faire perdre au client. Donc, il y a toute une stratégie de racialisation HM effectivement.
Euh ça va être aussi euh les cachés cachés les minoritaires, les les tous ceux qui ont un un stigmat les mett en télétravail forcé. J'ai vu ça récemment, on veut pas trop de voir. Bah, ils disent pas comme ça.
Euh ou bien faire des réunions en visio en cachant la personne. Il y a que l'audio. C'est une affaire qui était de sanction en justice ou une vendeuse non c'était pas une commerciale ayant un voile, on lui dire c'est folclorique à passer en réunion visio.
On a coupé la visio tu fais peur au clients et cetera. Bon, il y a eu un procès derrière. Les salariés minoritaires peuvent être aussi licenciés en cas de dénonciation de racisme sans compter le harcèlement discriminatoire horaire dénigrement les briser.
Donc il y a tout un mythe autour des outils juridiques de lutte sans présence syndicale. Effectivement il y a la lutte ne va pas jusqu'au bout. Même si dans la hiérarchie syndicale il y a des des il y a du racisme, il y a des discrimin l'homophobie, gétophobie et cetera.
Euh et donc on a toute une un ensemble de pratiques structurelles lié au capitalisme racial aujourd'hui qui a besoin de raciser constamment. Le racisme devient donc un un outil du capitalisme. Euh et donc il y a tout un enjeu de lutte politique pour lutter, faire exploser les rapports sociaux de sexe et de race qui ferent exploser les rapports sociaux capitalistes qui repose sur l'exploitation des femmes du travail invisible domestique et du travail des racisés visible et invisible.
Deuxème grand point, la sous-déclaration des discriminations. Les personnes discriminées ont peur de porter plainte. On sait qu'ils sont mal reçus à la police en gendarmerie.
Ils se résignent, il y a un manque de confiance aux institutions et une faiblesse du droit antidiscriminatoire. D'où l'enjeu de la présence syndicale qui entre dans un bras de fer depuis 15 ans avec des directions qui parlent que diversité pour donner l'idée que il lutte contre discrimination. En fait, il déqualifie la notion juridique et le risque juridique comme il appelle en nomant des responsables diversité ce qui étudiait Lor Benier aux États-Unis et en France.
J'ai interrogé une syndicaliste faux qui me disait dans une boîte que qu'elle avait visité, il y avait une responsable diversité racisé et l'entreprise disait "Regardez, c'est bien la preuve qu'on discrimine pas." On la prenait pour donc il y a toute une violence verbale du discours, un mépris de de classe. Euh du côté de l'inspection du travail, il y a peu de moyens.
Euh il y avait même une affaire de racisme au sein de l'inspection du travail dans dans les DomTom. Donc parce que le racisme le privilège majoritaire blanc et structurel, on a toute une à l'image des des grandes écoles toute une reproduction élitise de classe en osmose avec ce que le capitalisme requère comme outil de domination. La répression, elle se poursuit.
Par exemple, une affaire a été jugée par la Halde, une vendeuse à temps partielle dite la Halle décrit ainsi. dit d'origine africaine. Donc même là, la façon d'écrire, le langage, voyez bien qui raciste le elle a vécu un harcement moral en lien avec ses origines et son apparence physique qui abouti à licenciement discriminatoire.
Et lorsque j'ai lu cet arrêté, en fait, ce qu'il faut interroger, c'est la lutte autour de la vérité des faits, la lut la lutte autour de la vérité du réel en vérité, ce qu'on dit en sociologie, ce que Bourgeo dit. Euh on peut prendre une décision de la cour d'appel de Paris euh arrêt du 5 décembre 2019 qui opposait un un contem dans une ancienne boîte industrielle qui était publique et qui en revenant de congé a vu son casier vestiaire ouvert et son livret de calendrier de prière brûlé partiellement sur lequel avait été inscrit la mention FN 2017. Il a appelé la police, s'est rendu sur les lieux, déposé plainte et l'employeur a immédiatement appelé les RG pour dire "Attends, s'il y a qui parmi nous ?" Déjà, ça c'est été contesté quand même.
Bon, faut le dire par la cour d'appel, cette méfiance à l'égard de Donc, il y a un bras de fer juridique pour établir la vérité des faits. Il a recueilli un certain nombre de témoignages. La cour d'appel reconnaît partiellement le harcèlement moral, mais pas totalement. et elle va disqualifier par exemple des attestations qui faisaient état des responsables qui appelaient négrets un homme de couleur ou boule des maghrébains ou un responsable hiérarchique qui dit j'espère qu'il ne va pas venir trop tard l'autre négr donc on en est là ça a été faiblement reconnu parce que les juges disent c'est peu circonstancié qu'est-ce qu'il faudrait faire de plus en en définitive la cour retient Bien que sur l'ensemble des indices, il faut établir effectivement des indices pour ensuite prouver euh la cour reconnaît les faits découvert le 20 janvier 2016, l'absence de réaction appropriée de l'employeur et la présence d'inscription raciste sur les murs et elle va réduire les dommages de 200000 € à 50000 à 25000 €.
Euh au final, qu'est-ce que ça nous dit ? c'est que pour lutter contre le discrimination, il faut être carrément être un juriste. Il faut être il faut penser que en situation travail, je devrais faire attention à tout, recueillir tout élément pour me protéger au cas où.
Et lorsque une affaire en cours, la personne se dit "Mais elle a pas accès au RH, au fichier, elle elle est sans pouvoir." C'est l'entreprise qui a la possibilité de recueillir tous les éléments et de jouer à charge contre le salarié. euh sauf s'il est un très bon avocat.
Donc on pourra en citer des des dizaines d'affaires comme celle-ci, sachant qu'il y a peu de condamnation, le rapport défenseur des droits le dit, il a une faible condamnation judiciaire des entreprises qui discriminent. Il y a peu d'affaires qui vont en justice. C'est un droit social assez pauvre, même s'il y a des des grosses affaires qui montent, le fichage ethnique là de déco mais au bout de 20 ans de lutte, fichage racial, ce qu'on dit le profilage euh parce qu'il fichait BBR blanc et cetera, black.
Euh, on a ça aussi à la télévision euh validis, sexis, racisme. Quand est-ce qu'on verra une présentatrice de météo en situation d'handicap ou racisé ? Jamais truc sexiste.
Troisème grand point, je sais pas il me reste combien de temps ? les limites des dispositifs institutionnels. Après le défenseur des droits, on a l'État a décidé de mettre en place une plateforme numérique pour signaler les discriminations en 2021.
Mais ça va avec l'idée de cet état dématérialisé de management de de de de désincarner au sens où il faut se connecter, il faut se mettre en ligne, c'est comme la fait d'impôt des retraites je veux dire faut faut être équipé pour euh comment recueillir et comment rapporter si on n'est pas assisté moralement à toute une souffrance. Euh j'ai fait un article autour de ne pas se dire victime de racisme, une enquête que j'avais mené. Il y a plusieurs groupes, soit les personnes se résignent, se conformment, se disent "C'est pas possible, on est déjà racisé d'office, ça sert à rien." Donc ça ça questionne les stratégies aussi de euh de LFI autour de comment euh questionner, comment interroger ce ce cette alliance et comment redonner une une nouvelle croyance, une nouvelle légitimation à ça en train de marcher. ce que je je constate même localement Saint-Sand, mais euh pour dire on n'est pas des Français comme les autres, moi on est comme un français et on peut le devenir.
C'est un processus euh mais en étant reconnu politiquement comme des contributeurs à la vie sociale économique comme le sont les travailleurs sans papiers. Autre élément sur la limite des dispositifs institutionnels, il y a une faible pression sur les entreprises euh et le secteur public. Il y a tout un besoin d'enquête interne indépendante fait par des sociologues, des juristes.
Euh en même temps, est-ce qu'on peut négocier l'égalité ? On en est là. se poser la question de négocier l'égalité.
Ce qui est fou en 2025 de dire qu'on doit négocier sur le le respect des droits fondamentaux et l'Union européenne en 2000 a voté deux directives égalité raciale entre guillemets égalité traitement pour inciter les États-membres à avoir une législation est suivi la loi 2001 2008 toutes les lois et ce binôme discrimination directe indirecte qui est intéressant mais qu'il faudrait compléter Euh il y a tout un travail, il y aurait besoin de de de former des formes des de policiers, d'enquêteurs, de des discriminations au travail ou des inspecteurs du travail, des spécialistes pour constituer des des dossiers judiciaires solides. Il existe un plan national contre le racisme, un plan. Euh il y a tout un enjeu de mettre en place un système de prévention des discriminations euh en obligeant les institutions à promouvoir l'égalité.
Mais au final, est-ce que ce combat institutionnel est-ce que il se pérénise parce que justement les rapports de pouvoir, les rapports hiérarchiques sont tels que la doxa du gouvernement de l'État, finalement, elle est là pour déqualifier, dépolitiser les luttes, disqualifier constamment, individualiser, mettre en concurrence les groupes de travailleurs. tout don en donnant l'impression que on est un état démocratique et une démocratie au travail. Les discriminations sexistes lié au validisme, je pense citer une terrible une secrétaire malentendante dans une entreprise qui se faisait crier dessus par un manager.
Je suis dans une école travaille social, on bosse avec des exates et des euh donc on voit bien cette violence. S'il y a pas de démoins, c'est cuit. Euh, ça va se répéter.
Donc tout un enjeu de cette répétition des discriminations qui donc qui sont structurelles structurelles euh c'est un combat politique. Si la personne est isolée, elle va perdre espoir, elle va se décourager ou même faire des tentatives de suicide ou certains tombent en psychiatrie, santé mentale dégradée. Donc les discriminations sexistes, elles sont moins langagières en fait.
Elles sont plus subtiles aujourd'hui. Ça va être des des carrières plus lentes lorsqu'on est syndicaliste, lorsqu'on n'a pas le bon genre, on n' pas la bonne tête, lorsqu'on va globalement finalement à l'encontre du discours de la performance, du management lorsqu'on remet en cause les la faiblesse des moyens de travail, finalement les luttes antiracises sont des luttes salariales contre l'exploitation, avoir un meilleur salaire, de meilleurs moyens de travail. pour travailler dans de bonnes conditions.
Ça c'est une stratégie d'alliance majoritaire, minoritaire. ce qu'on voit dans les luttes des personnes de nettoyage à Paris à Saint-Lazar, Rachel Kéké effectivement ou tous les combats euh la lesquel cette violence aussi à Bordeaux là autour de la boulangerie des Canelés, le racisme antinoir hyper violent là autour de cette chaîne dont le nom m'échappe. Une lutte récente où c'était la CFDT suite à un un licenciement d'un délégué syndical arabe, le maire l'a viré parce qu'il commence à gêner.
Les délégués ont fait une action coup de point ont envahi le conseil municipal. Il y a des stratégies radicales de les travailleurs à rein effectivement la champagne, il y a tout un enjeu de radicaliser les luttes antiracistes, antixiste, antigb homophobe euh pour mettre finalement les patrons face à leur responsabilité. C'est 25, je crois c'est 50000 € d'amende.
C'est un délit pénal racisme. Euh ces 2 ans de prison, combien d'affaires ? très peu.
Il me reste combien de temps ? J'ai un peu encore un petit peu quelques minutes. 5 minutes.
Ouais. Et donc de façon plus sociologique, comment comprendre les discriminations racistes ? Je peux parler effectivement là de d'une phase double de la couleur de peau à la fois stigmate positif et négatif.
Selon les métiers, la couleur de peau peut-être vue comme positive ou un critère préférentiel de sélection. qui n'apparaissent même pas comme une discrimination pour les emplois dit non qualifiés au test d'accueil secrétaire agent de sécurité par contre la couleur de peau devient un stigmat négatif lorsque et des hiérarchisation pour les professions diplômées dans les services fonction publique territoriale informatique commerce j'avais suivi une affaire d'un agent territorial au logement sai bras de fer avec un un un maire de droite islamo islamophobie tu unarbu la violence verbale comme ça. C'est un seigneur de on appelle ça les seigneurs locaux hein.
Tout un travail autour de ça. il a il a pris un avocat, il a fait tout un mémoire mais finalement il est il a il a jeté l'éponge parce que faut faut des frais, il faut avoir un compte en banque élevé, il faut tout un travail à faire sur ces sans compter les stratégies d'intimidation ou de violence entre collègues aussi. Le racisme vient d'où ?
Il vient des patrons, des managers, mais aussi des clients et des et des collègues, les clients à l'image de Yaya, livréur Hubert qui se fait, il reçoit ce message euh dépêche-toi esclave, un livraire Uberite, la plateforme dit, on va vous défendre, on va on va signaler, vous inquiétez pas, on va porter plainte. Euh, il est parti porter plainte à la police, il met le le PV. Un jure non public en raison de l'origine.
Quand c'est non public, ils prennent moins cher. Quand c'est public, tu prends plus cher. Mais encore faut-il que ça soit prouvé, démontré.
Euh, faudrait que je retrouve, mais là, je sais pas où en est cette affaire. Et voilà la banalisation de ce que vivent les toute la main d'œuvre numérisé via Uber. les livreurs chauffeurs Uber, livreurs Uberits, on peut en citer d'autres ou les femmes racisées dans les services à la personne qui ont une dizaine d'employeurs par jour.
Donc, on a toute une dévalorisation du travail féminin et du travail des minorités, une faible reconnaissance salariale, d'où le combat sur la reconnaissance de qualification et un vrai salaire digne. [Musique] Ce que tu disais aussi en lisant ton papier, pour on paye moins cher trader pour pas faire le boulot d'une caissière ou d'un assistant service social mais payer 10 fois plus. Donc c'est vraiment il faut déconstruire cette inconscience sociale autour de la reconnaissance et de la méconnaissance volontaire du travail de la hiérarchie du travail.
Ce que disait Pierre Naville déjà dans dans les années 50. Matthéo Alalouf également dans le travail social. Ce que j'ai pu voir aussi chez les éduques, un éducateur assisé à Paris dans un club de preuve, il avait tellement intériorisé le racisme qui dit qui il devait monter un séjour pour des jeunes et donc il devait téléphoner à des centres en province.
Il a passé le téléphone à sa collègue qui était blanche et ta voix passe mieux que moi. Il lui dit ça donc c'est fou. Euh donc ouais, il reste une minute, c'est fini quasiment.
Donc pour conclure rapidement euh en 10 secondes, donc ce sujet-là questionne le capitalisme racial coproduit par euh la bureaucratisation, la normalisation des rapports de travail et du salariat. Toute cette idée de valeur travail, c'est accepter le travail tel qu'il est. Travail subalterne confié à ceux au groupe qui ont de faibles pouvoirs dans la société.
Merci. Merci beaucoup pour ton analyse. On voit bien les les difficultés de faire reconnaître les actes et et les actes à caractère discriminant et on voit bien aussi la difficulté de prise en compte des discriminations en tout genre pour les combattre et les lutter globalement et de pas sectoriser en fait euh les discriminations.
Nous du coup à la France insoumise, on on lutte on essaie de lutter contre ces discriminations en proposant des choses en proposant du coup de lutter déjà contre ces discriminations lors des recrutements en en expérimentant euh des dossiers anonymes de candidature en proposant de généraliser les campagnes de testing et expérimentation sociale en situation réelle destinée à déceler les situations de discrimination. On propose de faire de la prévention euh de sur les discriminations sur les lieux de travail, euh de multiplier les campagnes de sensibilisation aux discriminations au travail, d'organiser des formations professionnelles intégrant les luttes contre les discriminations pour la police, la justice, les intervenants sociaux, les éducateurs éducatrices, l'administration pénitentiaire et et tant d'autres. On propose d'agir face aux discriminations en en rétablissant les comités euh d'hygiène et de sécurité et de conditions de travail des CHSCT. leur attribuer un droit de véto sur les décisions euh contraires à la santé et à la sécurité des salariés, de renforcer les pouvoirs et les moyens humains matériels juridiques de l'inspection du travail, de la médecine du travail et du défenseur des droits.
De doubler les effectifs de l'inspection du travail pour permettre une intervention systématique et efficace. Descrire dans la loi un seuil minimum de un inspecteur pour 500 entreprises. Aujourd'hui, on a un inspecteur pour 1000 entreprises aujourd'hui.
De rappeler que la lutte contre les discriminations au travail doivent faire partie doit faire partie d'un plan d'action global de lutte contre les discriminations en créant un commissariat à l'égalité doté d'un corps d'inspectrice et d'inspecteur de travail avec des moyens humains financiers conséquents pour coordonner les politiques publiques et d'un observatoire des discriminations. de consolider le droit de la non discrimination et de le rendre plus lisible et accessible en réunissant l'ensemble des différents dispositifs dans un code unique de mettre en place un plan interministériel pour analyser, prévenir et lutter contre l'islamophobie, l'antisémitisme en France et contre les effets sur la vie des populations qui les subissent et de renforcer l'éducation à l'égalité contre le sexisme et les discriminations dans les programmes scolaires aussi également euh pour conclure vite fait. Du coup, euh le droit sur les non discriminations ne se base pas à l'origine sur une conception structurelle des inégalités.
Il est important de ne pas juste cacher ces discriminations, mais de les comprendre et du coup de de les combattre. D'où le plan global, le plan global que que l'on propose en France, on entend que la démocratie s'arrête aux portes de l'entreprise euh comme l'a expliqué Sophie, la mémise du patronat sur les négociations collectives qui rendent les réformes et les lois antidiscrimination moins fortes, voire quasiment inexistante. C'est pour cela qu'il est important de redonner des lieux de contrepouvoir aux travailleurs et travailleuses euh et le contrôle au sein de leur entreprise.
Du coup, en rétablissant les les CHSCT, les syndicats ont fait un travail important et doivent continuer à défendre les travailleurs travailleuses, notamment dans ces questions pour ces questions de discrimination. Il y a aussi là l'intérêt de former aussi ben les représentants syndicaux euh sur ces discriminations. Il faut aussi ouvrir les portes de l'entreprise pour un meilleur contrôle et il faut donner plus de moyens au service de l'inspection du travail de la médecine et défenseurs des droits.
Nous devons aussi la nous défendons aussi la création d'un commissariat à l'égalité doté d'un corps d'inspectrice et d'inspecteurs euh avec des moyens humains et financiers. Donc là, on parle aussi de budget, hein, quand on coupe les budgets, quand il y a des coûts budgétaires, et ben tout ça, ça passe à la trappe pour coordonner du coup les politiques publiques et avoir un observatoire de discrimination fort et important pour après travailler euh sur ces toutes ces discriminations. On va peut-être passer aux questions puisqueon temps, il nous reste une demi-heure quand même.
Euh s'il y en a qui veulent poser des questions, une femme, un homme peut-être comme ça. Allez, on va commencer. J'ai j'ai pas vu qui avait levé la main euh le premier, donc on va peut-être commencer là-bas.
Ouais. Si si donc en fait moi j'ai envie de de poser une question par rapport à parfois en fait les commentaires euh ou les comportements racistes sexistes en général enfin d'une manière générale ils sont très invisibles en fait c'est difficile à approuver parfois bah aujourd'hui vous avez parlé effectivement il y a des entreprises Ils ont très peur de ce genre d'exemple en fait parce que ça peut créer un bête de boss. Donc moi par exemple, je suis dans le demande d'informatique en tant que immigré, femme, voilà, jeune, peut-être pas trop maintenant mais et donc moi je peux dire que genre mon travail est critiquait énormément, beaucoup plus que les hommes ou parfois j'avais postulé pour un travail euh je travaillais dans une grande entreprise américaine et Euh je voulais changer d'équipe à un moment donné et euh c'était un c'était une équipe enfin où mes compétences matchaient parfaitement.
Donc tous les entretiens se sont très bien passés et cetera et à la fin on m'a dit que ah tu es trop calme. En fait c'était ça l'excuse pour ne pas m'embaucher en fait. Donc ils ont pu rien trouver par rapport mes compétences, mes connaissances et cetera.
Tout s'est très bien passé. L'excuse c'était tu es très calme. Enfin, je parle de l'informatique hein, c'est pas c'est pas un job de danseur showman et cetera.
Donc on va d'une manière générale, on est calme. Donc comment dire que ça c'est du pur et racisme ou sexisme ou je sais pas, j'en sais rien. Comment rendre l'invisible le visible ?
C'est ça où j'ai beaucoup de difficultés ? Voilà, c'est ça ma question. [Applaudissements] Prenez questions ou on prend toutes les questions à bonjour.
Bonjour. Alors moi, je viens en fait plus apporter un témoignage un petit peu par rapport à tout ce que vous avez dit et ça rejoint un peu certains tronçons que vous avez évoqué, c'est que dans la discrimination en fait, vous oubliez en tout cas c'est pas mis en lumière la discrimination et j'en suis le témoin et la victime euh des lanceurs d'alerte et des gens qui combattent et qui résistent face aux employeurs justement qui discriminent, qui harcèlent, qui bafou les lois. Et à ce titre là, justement, madame la députée, j'ai adressé un dossier à la commission des affaires sociales il y a à peu près 2 semaines à au 72 députés hein pour demander la création d'une commission d'enquête parlementaire dédiée sur un gros dossier que vous que vous connaissez en fait, c'est l'affaire Adrexo.
ADRXO donc pour ceux qui connaissent, ce sont les retraités précarisés qu'on exploite, des gens qui ont travaillé jusqu'à 93 ans. Et donc c'est un gros dossier justement où alors ça relève malheureusement. Je me suis confronté sans le savoir à des très puissants qui ont financé les campagnes de monsieur Macron et qui sont protégés par la Macronie.
Donc moi alors dans ce dossier, j'ai quand même réussi à avancer donc pour donner uneur des sports quand même au salariés, j'ai réussi à faire reconnaître au prudom 18 années de harcèlement moral, 12 années de discrimination salariale. Malheureusement, il y a une liquidation judiciaire programmée, orchestrée, magouillée. Et malheureusement, je me retrouve maintenant face à la GS qui dit "Allez vous faire voir, je vous paye pas".
Donc une indemnisation qui a 30 procès 40000 € de dépenses d'avocat. Je suis en procédure et je tiens donc à témoigner autre chose, c'est que alors il y a la discrimination, il y a le harcèlement, les insultes. Souvent la discrimination et le harcèlement sont fortement liés.
C'est rarement que ce soit l'un sans l'autre parce que les gens ont un manque de courage et après il y a le problème des institutions, c'est-à-dire qu'il y a les loisir mais encore déjà faut-il qu'elles soit appliquée et après je vais plus loin, c'est important, il faut pas qu'il y ait de corruption. Et en fait, je suis dans un dossier malheureusement où ces gens-là que je que je dénonce publiquement officiellement, j'accuse monsieur Macron depuis 4 ans, il n'ose pas me répondre, ces gens-là ont perçu 300 millions d'euros d'aidettes public au prétexte sauver les emplois. Au final, l'année dernière, personne ne le sait parce que ça a été passé sous silence des médias et des politiques.
Ils ont licencié 11000 personnes. C'est le plus gros plan social depuis 40 ans. Aujourd'hui, on est encore tous dans la galère, les 11000 familles, il y a 11000 victimes.
Madame Panongé, la ministre du travail qui est fortement impliquée, qui est complice, qui est coupable dans ce dossier là que je dénonce depuis longtemps, ce et os dire publiquement le peu qui a été évoqué notamment dans une commission dans la commission d'organisation des élections que monsieur Loman a a été dont le a été le rapporteur. Le 5 mars, les syndicats ont été convoqués et ont parlé sous ont évoqué qu'en face des 300 millions d'euros, on a quoi ? On a donc 20000 licenciements au total globalement.
On a de l'évasion fiscale, on a de la fraude, on a c cette fraude au chômage partiel collective organisée et autorisée permise par le ministère du travail. J'en suis maintenant à m'attaquer au ministère de la justice qui bloque aussi ma procédure pénale et j'en arrive là où ce qui est grave c'est que maintenant en plus d'avoir été discriminé et harcelé pour combattre tout cela, maintenant je suis harcelé par le ministère du travail qui malgré une décision prudomale qui reconnaît une fraude au chômage partiel systémique une fraude au chômage partiel qui se chiffre en millions d'euros le le ministère du travail en passant par madame Panosion mais en descendant la DGT la DGUFP la DDETS13 l'inspect inspection du travail d'ex en Provence, j'ai des courriers écrits de menace, c'est-à-dire qu'au lieu de faire sanctionner, de condamner et de d'aller dans le process qui ne qui auquel ils n'échapperont pas de toute manière puisque j'ai déjà une décision de justice prudomale qui le reconnaît fortement sur un dossier solide, je reçois des courriers dans un premier temps en 2023 de l'inspect du directeur de l'inspection du travail qui s'appelle monsieur Rimi Magot qui ose me faire des intimidations parce que j'ai osé et j'en viens à ce que monsieur a dit qui est très très important. Écoutez bien, moi je pars pas dans le principe d'une relation de conflit avec un employeur.
Par contre, il faut une relation apaisée où le contrat est clair. On est là pour rendre un service et on est là pour toucher une rémunération. On essaie de la faire évoluer et pour moi c'est ça peut être un bon partenariat.
C'est un partenariat, une relation de travail. À partir du moment où il y a quelque chose qui va pas, il faut prendre les chans en main. Et moi je dis juste au champ et c'est ce qui m'a permis d'arriver à me battre, c'est qu'effectivement je pars quand même du principe que mon employeur n'est pas mon copain et que quand je commence à avoir des petites alertes, des petits prémisses, commencer à se protéger.
Comment ça ? Bah faire des mails. Déjà souvent en fait le harcèlement commence par une intimidation.
Je l'ai vécu moi et j'ai été aussi délégué syndical CEDP et j'ai majoritairement aidé des femmes isolées avec des enfants et les petits chefs qui exercent les pressions ont une facilité sur ces personnes-là et ils jouent beaucoup la pression mais quand je leur dis n'ai pas peur et le cran passe à l'écrit à partir du moment où on commence à formaliser les choses les harceleurs commencent un peu à trembler parce qu'ils savent que derrière on commence à avoir des preuves pour constituer et se battre donc voilà en fait je viens un petit peu pour témoigner sur tout ça Mais pour dire aussi, parce que malheureusement dans ce dossier-là, je suis confronté, c'est que le défenseur des droits, ce n'est pas le rêve qu'on croit. Malheureusement, parce que moi ça concerne monsieur Macron, la défenseuse des droits s'appelle madame Cléeddon. Elle est nommée par monsieur Macron sur recommandation d'Édouard Philippe.
Donc le combat est très compliqué. Voilà, c'était juste pororter mon petit témoignage. [Musique] Merci.
Bonjour, je me présente Auri Amirad, inspectrice du travail et donc je suis sur le terrain depuis 98. Euh moi je veux pas vous parler mon témoignage de toute ma vie. Je suis né en 59, je suis arrivée en France.
Je vous dis pas les discriminations, j'en ai connu, je me suis battue et je continue à me battre. Bon, ça ce serait mon témoignage personnel. Mais dans le travail justement, discrimination dans le travail donc effectivement on a beaucoup beaucoup de de critères hein.
Le dernier, alors je sais pas si je suis à jour, c'est discrimination capillaire ou discrimination capillaire. Je sais pas s'il y en a d'autres depuis, j'arrive pas à suivre. Bon donc euh alors ce que je voulais dire c'est qu'en fait on est très rarement saisi.
Nous l'inspection du travail pourtant elles existe ces discriminations travail donc sur tous ces critères-là bien entendu. Il y a aussi une hiérarchie hein dans les discriminations qui femmes handicapé racial et cetera et cetera. Donc il y a des choses qui sont plus graves qui paraissent peut-être plus graves.
Dernièrement juste une collègue qui a dit qui s'est lâché qui a dit Ça a été très mal pris. On a dit que c'était homophobe. La même personne a tenu aussi beaucoup de propos racistes qu'on a banalisé.
Et donc c'est elle existe vraiment cette hiérarchie ou alors on a banalisé tout ce qui est propos raciste, négretera. Pugnou machin. Mais par contre l'homophobie c'est pas beau du tout mais vraiment pas beau.
Bon ça c'est alors ce que je voulais dire nous c'est que dans le travail on n'est pas saisi. Vous avez dit on n pas les moyens en fait on n pas les moyens en effectif. Par contre les moyens juridiques, on les a.
On peut verbaliser bien entendu. Hélas, on peut on l'utilise très peu parce qu'on n'est pas saisi. Alors moi, il m'est arrivé de faire sur un procès verbal discrimination femme homme qui en fait n'a jamais passé le cap après le procureur qui a été classé.
Point. Enfin, c'est même pas classé. On n pas de nouvell en fait, ils sont perdus.
C'est voilà. Euh, j'en veux un petit peu au syndicat. Alors, on est beaucoup saisi sur les discriminations syndicales.
Ça, ils savent faire, ils viennent nous voir, il y a la méthode et tout, il y a pas de problème. Mais par contre, les autres ne sont pas dénoncés. Alors, il y a la grossophobie, les discriminations sexistes, hein, parce que les propos sexistes ou à connotation sexuelle s'affusent énormément dans les entreprises.
Ça n'est pas dénoncé. Enfin, je je représente pas toute la France, mais quand même enfin avec mon expérience depuis 98 sur le terrain, ça n'arrive pas. Voilà, je voulais dire et je voulais vous rappeler sur une affaire aussi qui a pas fait beaucoup de bruit, c'est sur ces travailleurs marocain grave, je sais pas si vous l'avez évoqué mais les syndicales ne l'ont pas dénoncé et n'ont pas soutenu ce mouvement et ils sont ils se sont battus pendant des années et des années.
Moi, j'ai interpellé sud et cetera et qu'est-ce que vous avez fait ? C'est absolument pas normal. Alors, je sais pas pour vous en parler de cette histoire qui qui pour moi est un scandale.
Alors, je suis pas antisyndicat, je suis aussi syndicaliste, je vous rassure quoi. Mais euh voilà et je voulais juste rectifier, on n pas 1000 alors merci hein de on en a pas 1000. Moi, j'en ai 1800 d'entreprise.
Voilà. Non, mais est-ce que vous voulez répondre après ? Bonjour.
En fait, moi je voulais revenir un peu sur un côté un peu théorique. Alors, je suis je suis enseignant et syndicaliste TGT et la question de du racisme et des discriminations raciales est une question qui à mon sens en fait est très peu portée en tant que système dans notre syndicat. Du coup, on a décidé de faire un travail sur voilà sur les discriminations que subissent les élèves et euh alors pas pas sur des questions de relation interpersonnell sur le fait que les profs ils sont méchants, ils te discriminent et cetera, mais sur le fait que le racisme en fait c'est un élément de structure qui pige les destins des élèves euh de plus en plus tôt.
Et toutes les réformes en fait qu'on voit, elles servent à ça. C'est-à-dire, c'est c'est figer le destin des élèves et les amener vers des filières de de plus en plus de plus en plus enfin de poubelles et après donc ça se répercute sur le marché du travail. Et dans le travail qu'on a fait pour essayer d'amener ces questionsl dans la CGT, je suis tombé sur un article de Mathieu Ichou et de Hugo Paletta que j'ai trouvé intéressant parce que alors euh jusque enfin tout ce que j'avais pu lire c'est que la question des discriminations au travail était surtout d à des questions d'accès et des inégalités d'accès.
Et en fait ce que eux ils apportent, comment dire, de nouveau en terme de théorie, c'est qu'il disent non seulement il y a des discriminations au niveau de l'accès au travail, bah du fait que ils sont de moins enfin moins moins diplômés et cetera, mais c'est qu'il disent que à même niveau de compétence, à même niveau de diplôme et à même enfin et pour le même travail, les salariés alors ils avaient trois populations cible on va dire sociologique. c'était les descendants de l' Afrique sub-saharienne, les descendants je crois maghrébains et des domtomes. Et toutes ces populations là à même diplôme à à même travail avait un salaire qui était différent.
Euh et d'après enfin voilà et du coup j'ai essayé de chercher s'il existait en fait d'autres types de travaux. En fait, en France, je trouve que il enfin il y en a il y en a très très peu. Là où en Angleterre, aux États-Unis, en Amérique du Sud, c'est à profusion et les inégalités raciales en terme en terme salarial.
Et du coup parce que ça débouche sur des comment dire sur des revendications salariales d'égalité de salaires, en France, ça n'existe pas. Euh et donc il en va de même bien évidemment pour l'accès à la retraite des des populations non blanches. C'est quelque chose en France en terme d'étude qui n'existe pas.
C'est un c'est c'est un désert complet. Donc voilà, c'est je voulais simplement apporter ce ce témoignage et cet éclairage là. [Applaudissements] Bonjour.
Alors moi, je voudrais évoquer plusieurs choses euh dont la problématique va rejoindre un peu la première question qui a été posée. Euh bon, désolé si c'est un peu brouillon. Euh moi, je prends mon exemple euh en tant que personne en situation de handicap euh invisible euh lorsque j'essaie de trouver un emploi euh de ce qu'on m'avait dit, c'est que normalement il ils n'ont pas le droit de poser la question de quel est le handicap, mais en vrai, ils le font quand même.
Donc quand je quand on me demande quel est mon handicap, si je refuse et ben il flippe et et on me retient pas. Si je dis qu'elle est handicap, il flip aussi et on me retient pas. Alors j'ai pris le choix de de ne pas déclarer mon handicap euh pour travailler et ça a résulté que je n'avais pas les adaptations et nécessaires pour travailler et ça a fini en burnout.
Donc ce que je veux dire c'est que comment est-ce qu'on peut faire pour euh comment dire en fait il se trouve toujours des excuses euh pour dire que ce n'est pas la cause pour laquelle on est refusé et c'est la même chose pour la transfobie et les autres discriminations. Il trouvent toujours des excuses et au final on peut pas les excuser de refuser le poste pour ces critères là, pour ces discrimination et et pourtant c'est systémique. Donc voilà, qu'est-ce qu'on peut faire par rapport à ça ? [Applaudissements] Il y avait il y avait une dame qui avant.
Merci pour ce cet atelier, cette conférence parce que ce sont des questions qui sont en effet au cœur de l'actualité surtout avec le gouvernement actuel. Quand on sait que aujourd'hui il y a une remise en cause des binationaux, quand on sait qu'aujourd'hui dans les préfectures c'est une catastrophe. Des gens qui sont là depuis 50 ans, 60 ans se retrouvent carrément avec des OQTF parce que il y a du retard dans leur l'étude de leur dossier et on on les invite à quitter la France pour laquelle ils ont œuvré depuis 50 ans.
Moi, je voudrais revenir un petit peu parce que bon, on a parlé beaucoup des inspecteurs du travail. Alors bien sûr, savoir que leur nombre a a baissé, hein, il est en baisse hein dans les concours maintenant. Il y a on en a un nous qui a été très très courageux, c'était Anthony Smith parce que moi je viens de la région de Champagne Arden de Rein Charlu Misière et il se trouve que lui-même il a été donc il a essayé de l'ouvrir et finalement il a fait comprendre qu'il fallait la fermer même s'il a gagné une finée.
Il est député européen. Euh la quand on est syndicaliste, parce que moi je suis enseignante donc en fin de carrière syndicaliste aussi très ancienne mère adjointe qu'on a fini par taxer de Boucak. Alors, bouak, ça veut dire bou les macac, hein.
Voilà, par exemple, pendant tout un mandat. Euh, bon, moi je suis en France depuis une cinquantaine d'années, mais bon, on a fini par me taxer de Bouac alors que bon, je pensais m'être investi pour la la société. En même temps, on a parlé beaucoup de de Champagne Herden et en particulier des vendanges de la honte que tu as cité, Rachid, hein, les vendanges de la honte, l'esclavage, l'esclavagisme moderne.
On n plus la case de l'oncle Tom et pas ça ça y ressemble. On a parlé aussi de la question des Uber Hits. Alors la question des Uber Hits, il faut savoir qu'harins, le maire a carrément interdit au aux personnes qui font ce métier, hein, qui rendent service quand même aux citoyens de cette ville.
Euh ils sont euh ils sont installés au cœur de la ville de Reince, place des Relons pour ceux qui connaissent. Et c'est là qu'il y a tous les restaurants. Or, il se trouve que justement bah le maire a dit "Non, c'est interdit doren avant, je vous vois c'est 135 € comme si vous étiez mal stationné quoi." Donc voilà, à Reince ça se passe comme ça sous un maire qui est qui était LR qui devient maintenant Horizon.
Euh moi ce qui euh ce qui m'embête aussi un petit peu, c'est la question, moi je suis enseignante bien qu'en fin de carrière, c'est quand on parle alors déjà euh quand on la ramène un petit peu trop parce que bon on ira on est syndicaliste et cetera puis on se laisse pas faire et bien euh le la carrière avance bien moins vite hein, voilà beaucoup moins vite. Et ça, je parle pas forcément pour mon cas personnel, mais je sais très bien que bon euh pour être euh voilà valorisé dans ce métier admite de l'administration éducation nationale, ben finalement, il faut plaire à tout le monde hein de du bas en haut de l'échelle. Euh moi je suis un petit peu aussi interloquée quand on doit dire professeur racisé parce que moi je suis désolée hein, j'adore mon métier même si c'est difficile en tout cas mais en tout cas moi je ne supporte pas ce terme.
Je suis professeur point la ligne hein. Je suis pas professeur assisé. Moi le terme racisé ça m'énerve hein.
De la même manière quand on dit aussi que la question donc que la que le racisme c'est un délit, c'est pas une opinion, ben aujourd'hui le problème c'est que c'est carrément le gouvernement de Macron et et he comme je l'appelle qui remet ça qui qui qui permet cela. C'est ça. C'est c'est un délit.
Mais même le avec les prises de décisions au niveau de de l'État français, et bien c'est quand même ce gouvernement qui permet finalement l'explosion de ces de ce racisme, de ces tensions, ne serait-ce que les tensions avec l'Algérie actuellement et tous les ressortissants algériens par exemple dont dont je fais partie. Donc voilà, moi je pense que c'est surtout la question de la volonté politique. Je suis à la France insoumise parce que justement je voudrais que ces choses changent et nous ne sommes pas ici juste pour faire du nombre.
Nous sommes là aussi comme militants. Militants vraiment engagés. euh sincère euh volontaire et euh juste pas pour faire le nombre.
Et on veut vraiment que ces questions disparaissent de la patrie des droits de l'homme. Oui, je répondre. Donc merci beaucoup pour toutes vos remarques et questions.
Donc vous avez poser la question par exemple de de la preuve. Comment on apporte la preuve d'un sexisme bienveillant ou hostile ? Et c'est vrai que si on va du côté des juges, il faut apporter des preuves écrites.
Or, ce sont plein de remarques très difficiles. Donc, on voit bien qu'on est tout de suite dans cette idée de d'avoir des traces écrites, des mails. Évidemment, quand il y a plusieurs témoignages, alors à ce moment-là, il est plus facile de dire qu'on est dans une ambiance sexiste et pas juste l'objet soi-même.
Et on peut aller essayer de saisir l'agissement sexiste mais qui malheureusement dans les tribunaux a parfois servi à déqualifier les l'harcèlement sexuel. Donc dans les tribunaux, c'est loin d'être simple. Et en plus, quand on assiste euh comme je l'ai fait euh au Prudomes, les avocats en face ont tout le droit d'utiliser des arguments sexistes pour défendre les employeurs.
Je me rappelle un exemple que j'avais trouvé magnifique où une tradeuse qui avait été euh licenciée après cette plainte de ne plus avoir son bonus après son deuxème congé de maternité et la défense de l'employeur c'était qu'elle était là parce qu'elle était avide au gain. C'est normalement une compétence pour les traders et là c'était vraiment utilisé pour dévaloriser. Elle ne venait pas là pour une question de discrimination mais pour une question d'intérêt personnel.
Donc de sur votre cas qui montre effectivement la question de lanceur d'alerte maintenant font partie des critères de discrimination mais c'est un peu comme dans les cas de répression syndicale on on le voit bien plus on va dénoncer des agissements qui mettent en lumière des détournements d'argents fiscaux des restructurations financière non justifié, les relations se tendent et le mythe de pouvoir rétablir ses droits grâce à une une justice qui serait impartiale, s'effrite. Euh ceci étant, vous l'avez évoqué tout à l'heure, la dame qui disait qu'elle en voulait au syndicat, l'inspectrice du travail au syndicat de s'être préoccupé d'abord des discriminations syndicales. Donc avec des collègues, on a justement fait un ouvrage qui s'appelle la fin des discriminations syndicales où on a été enquêté pour essayer de comprendre pourquoi les syndicats s'étaient vraiment beaucoup mobilisés sur cette question.
En fait, il y a eu beaucoup de contentieux sur la discrimination syndicale alors que les syndicats avant 2001 cette question de recours au droit individuel, ça s'explique parce que et notamment la CGT a inscrit ce recours individuel de quelques collègues d'abord dans une stratégie politique qui a été si on ne défend pas les militants, on est mort. Comment s'indiquer si on ne défend pas les militants qui sont les représentants du personnel et qui prennent les risque ? Donc c'est pour cela qu'il y a eu vraiment des entrepreneurs de cause dans certaines fédérations, notamment l'industrie.
Il faut rendre hommage à François Clac, au département droit et liberté de la CGT qui se sont battus, qui ont collectiviser les dossiers et qui ont même inventé une méthode en lien avec un inspecteur du travail, la méthode des panels, qui a permis de dire que si on comparait des profits légals, recruter même année, même type de poste, qu' alors on pouvait démontrer la discrimination, c'est-à-dire dire le ralentissement et même trouver une méthode pour réparer. Bah, il suffit de puisque le droit de la discrimination, on l'a pas dit, ça va jusqu'à la réparation intégrale, remise en état et manque à gagner. Donc, on va leur donner le niveau de rémunération qu'ils auraient dû avoir, réintégration à ce niveau-là, manque à gagner sur la retraite et cetera.
C'est des dossiers qui peuvent être individuellement très intéressants et donc euh dans certaines sections de l'industrie notamment la Fédération de la métallurgie pour les anciens militants qui notamment avaient été beaucoup réprimés dans les années 90, les grands conflits, il y avait des placardisations, de la répression et bien ils ont défendu les anciens pour essayer de motiver les nouveaux en disant on s'occupe de vous et ça a donné même ensuite c'est intégré euh dans la loi de 2008. Maintenant, il y a des accords de droit syndical qui font que les représentants à plus de 30 % ont des formes de progression automatique à la moyenne. Donc, c'est juste pour dire le droit de la discrimination, on peut le critiquer mais parfois il peut être utilisé et il a une force.
Mais pourquoi les syndicats n'ont pas développé ces méthodes et se pas saisies ? Michel Minet dans le qui est un juriste spécialiste des discriminations le dit dans l'ouvrage quantifier l'égalité au travail. Il dit il y a il y a plein de normes apparemment neutre qui auraient pu être attaqué.
Les syndicats auraient pu sur les normes sur des grilles de qui ont des biais sexistes sur des femmes qui sont refusées dans des métiers masculins et ils ne le font pas. Ils ne le font pas parce que parfois ils ne sont pas saisis euh de plainte. Euh donc pourquoi euh je laisserai sur je te laisse répondre sur pénalité euh euh raciale.
Euh euh pourquoi il y a pas de recherche ? Ça va euh comme ça je te laisse par rapport ces deux trois questions. Il veut aussi le handicap invisible et et monsieur qui était plutôt un constat sur les inégalités salariales de rémunération soit mensuelle soit horair d'après l'enquête de Paletta.
Je sais plus combien ils estimaient 20 30 % comme pour les femmes. Après ils disent toute chose, on dit toute chose inégale par ailleurs. Il y aurait 5 % qui serait inexpliqué comme si on découvrait la lune.
Euh mais effectivement ça commence dès l'école. L'orientation scolaire par défaut, la dévalorisation, le plateform scolaire même dans l'héritie des diplômes et cetera. Euh parcours sup euh mon master et cetera. bienvenue en France le euh pour les les étudiants étrangers.
Donc on a un état qui se racise en fait. Il a un état raciste, faut le dire clairement, de plus en plus fasciste et raciste clairement. et euh et une société se reproduit par le gouvernement du travail en fait, de la mise au travail de la population, de l'esclavagisation euh moderne.
On parlait tout à l'heure enfin tout à l'heure les classes populaires mais bon les classes moyens des classements quel est vraiment l'électorat de LFI, l'hétéroclite. Mais toutes les les groupes racisés ne sont pas forcément des classes populaires. plus en plus de racisé entre guillemets.
Bon, c'est j'aime pas ce mot de minoritaire, on peut dire excusez-moi euh de classe moyenne qui votent les fill j'en connais pas mal. C'est pas des précaires des prolots comme on dit les prolot ils sont dans les quartiers mais les quartiers il y en a plus comme avant c'est fini les nouveaux immeubles, les résidences ont changé. Faudrait aller au chun pointu ou à Grini pour voir encore d'ancienne cités à l'ancienne euh sur l'handicap invisible.
Très belle question, une vraie question qui me fait penser à la question qu'on pose aux femmes. Attendez-vous un enfant ? Et Gérard Lion quand un grand juriste avait posé cette question fait un rapport début 90 sur ce sujet question discriminatoire.
Quand on met pas RQTH, on peut être discriminé. Dans les deux dans les deux cas, on sera discriminé. Et donc les travailleurs du handicapés, on les met dans les exates et figurez-vous que les ESAT mettent à disposition d'employeurs, des travailleur sans que ces travailleurs handicapés le contrat qu'il faut.
Ils ont pas le même salaire, ils sont discriminés et on les met on leur met la pression comme des dingues, ils doivent produire. Donc c'est tout de l'activisme, l'activation et tous les discours sur l'inclusion. C'est un leur euh sur la question de la hiérarchie des causes.
Effectivement, j'avais fait une enquête sur le aussi les discrimination, comment les syndicats luttent contre cette question et dans un congrès syndical, tout était sur le handicap parce que c'était l'air du temps, c à la mode là, c'est l'homophobie encore que ta discrimination invisible homophobe et cetera. Mais il faut questionner l'aspect intersectionnel en vérité euh genre sexe, classe, race et apparence physique. Et c'est d'un un critère qui qui est majeur dans le défenseur des droits.
On voit que l'apparence physique euh donc il y a tout un enjeu de redonner confiance aux personnes, de prendre en charge moralement la souffrance individuelle, l'expérience de la violence contre soi. des millions et des milliards en terme de dépenses de santé. Le stress au travail, c'est une des questions du 21e siècle parce que l'entreprise capitaliste aujourd'hui euh redouble de d'exploitation intense.
La déconnexion c'est plus impossible. On est tracé au travail même chez soi. Le travail est partout alors qu'il y en a de moins en moins pour certains vu qu'un chômage de masse voulu politiquement, l'ubérisation et cetera.
Donc qu'est-ce qu'on fait de tous ceux qui ont dit chômeurs privés d'emploi ? Ben on va les stigmatiser comme des chômeurs, comme des assistés pour reproduire ces soldats du travail qui eux sont aliénés en grande partie parce qu'ils se disent "Bah c'est mon confort, ma maison, ma propriété, c'est le rêve de tout français." Et donc il est tout un enjeu de réorganisation systémique du droit de la propriété, du travail, du social pour briser les chaînes politiques qui maintiennent l'aliénation et et le consentement au travail.
Et ceux qui ont pas de travail, donc il y a tout un ensemble de travailleurs invisibles qui travaillent mais ils sont pas reconnus comme des travailleurs. Les femmes, les migrants, les travailleurs même dans le social. les les bénévoles associatifs et cetera.
Euh je sais plus s'il y avait un autre point qui avait été abordé que j'ai oublié. Oui. Ça te va ?
Oui. Je voulais juste compléter sur votre excellente question euh et sur la question du handicap au travail. C'est rappeler aussi, tu l'as dit, qu'il y a besoin de de perspective intersectionnelle.
Euh, pendant très longtemps, les études de genre se sont pas intéressées à la question du handicap au travail. Il y a justement dans la revue qu'on travaille genre et société un dossier qui est pas reçu en en 2022 qui s'appelle handicap genre et travail parce qu'il commence à y avoir enfin des recherches et qui montrent par exemple que les politiques handicap au travail elles ont été endrocentrées, c'est-à-dire elles ont été pensées au départ pour des hommes parce que c'était l'héritage de l'adaptation d'intégration des mutilés de guerre des accidents et du travail industriel. Il y a jusque maintenant, il y a pas de statistique sexué.
Par exemple, sur les élèves handicapés à l'école, il y en a pas. Il y a pas de statistiques sexuelles sur les handicapés en travail. Ça paraît fou.
On a l'impression qu'il y a des statistiques sexuelles partout. Et donc il y a une excellente thèse de Madea Matea Boudinet qui justement a fait des analyses quantitatives sur différents types de handicap visible et invisible des entretiens. C'est une thèse qui a été faite en partenariat avec des associations d'handicapés notamment centré sur les femmes handicapées et elle montre notamment que bah déjà on le sait les travailleurs handicapés ils ont un travail de santé en plus pour s'occuper de leur santé.
Ils ont aussi tout un travail du handicap pour réussir à obtenir les aménagements travail administratif. Euh quand elles sont mères, elles ont elles sont assignées au travail parental. Là, il y a pas de discrimination, hein, et que il y a vraiment un un aussi dans la hiérarchie des causes, si sexisme au travail, ça commence à être gênant, homophobie au travail ça commence à être gênant, validisme mais alors ça thèse regorge mais c'est j'ai eu du mal hein de d'insulte totalement assumé des collègues et de la hiérarchie sur les difficultés à atteindre et ben parce qu'on On est dans l'évaluation individualisée maintenant, les normes de performance attendues.
Et donc c'est je conclus pour ça que ben elle le montre hein, certains travailleuses et travailleurs handicapés sont plus dans une posture de loyauté trouvant que c'est déjà génial que l'employeur accepte qu'il travaille et n'ose pas porter plainte. Et heureusement, il y a euh des collectifs comme les dévaluses euh comme femmes pour euh le dire, femmes pour agir qui enfin porte la voix euh des des femmes handicapées. Et donc c'est vraiment pareil, je crois vraiment à la puissance de l'auto-organisation en dehors que pour ce soit pour les questions trans par exemple que sur les questions handicap, c'est le seul moyen ou ou ethnoracial de faire bouger les lignes générales qui jusque-là ne les inclut pas. [Applaudissements] Merci beaucoup à toutes et à tous.
Je vais rebondir sur ce que vous avez dit. Je fais partie de la commission affaires sociales si vous voulez. Là, il est l'heure, il faut qu'on quitte mais on peut se voir et et discuter et travailler ensemble sur le sujet.
Et pour reprendre du coup ce qu'a dit la camarade en conclusion, ben ce gouvernement permet l'explosion euh des discriminations en toute ben je vous invite à toutes et à tous, mais je pense que vous devez le faire si vous êtes ici, euh à travailler, à œuvrer sur le terrain pour en fait dégager ce gouvernement et pour qu'on puisse prendre la place et faire changer tout ça pour avoir un monde meilleur pour toutes et tous. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Rachid.
Merci beaucoup pour ta présence et beaucoup. On pourra continuer si vous voulez dehors à discuter. Voilà, parce qu'il faut qu'on libère la salle.
Merci.
Karen Erodi