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interviewLe Média· 8 septembre 2025 34 min

LE GOUVERNEMENT EST TOMBÉ : LES SOCIALISTES ET LE RN PEUVENT-ILS VRAIMENT REMPLACER BAYROU ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Media TV et le Mia 247, et d'activer la cloche. Tout est une question de choix individuel. Si vous n'avez pas réussi, c'est de votre faute.

Si vous êtes au chômage, c'est que vous le voulez. Si vous êtes en arrêt maladie, ne prenez pas l'arrêt. Voilà.

Ne prenez pas l'arrêt. Vous êtes appuyés. Ouais, c'est indécent là.

La personne qui a gagné 250 millions l'auto là. 250 millions. Donc il rentre dans les 400 premières fortunes.

Cette personne-là en plaçant ce qu'elle a gagné sur le placement le moins risqué, le plus faible et cetera, ça lui rapporte 300000 € par mois. Vous vous rendez compte ? 300000 donc plus de 3 millions par mois en faisant rien.

En ne faisant rien. Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porscher. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que.

Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça et on en a du travail, hein. Le média est en pleine repost, vous le savez. L'extrême droite, aidée par des médias financés par les milliardaires, cherche à imposer sa vision en muselant la diversité des voix et en baffoant le pluralisme.

Sur les réseaux sociaux et sur la TNT francile. Nous voulons porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs. Cette bataille pour la démocratie nous concerne toutes et tous.

Alors, rejoignez-nous et soutenez-nous sur campagne.v.fr.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors, avec toi aujourd'hui au programme, le PS et le RN se battent pour Matignon.

Mais pour faire quoi ? C'est parti. On le sait, le macronisme arrive au bout, s'étiol, ne convainc plus.

Crise après crise, élection après élection, censure, démission. Bref, c'est quoi l'après ? Après, le libéralisme, virage à gauche ou victoire de l'extrême droite ?

Nous, vous nous connaissez, on va aller décortiquer la partie écho. Le Parti socialiste a présenté son contrebudget face à Bairou la semaine dernière. Le parti à la rose reprend les grands principes du programme du NFP he augmenter les recettes plutôt que de réduire les dépenses qui pèseront sur les pauvres et les classes moyennes.

Je les cite plus de 26 milliards d'euros de recettes nouvelles grâce à la mise à contribution des gagnants du macronisme les Grandes Fortunes et les grandes entreprises. Donc avec la taxe Zucman de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros ou encore 15 milliards avec une refonte de la fiscalité sur les dividendes et les plusvalues. Autre exemple, un gain de 2,9 milliards avec un prélèvement social de 1 % sur les grandes successions.

Les socialistes proposent aussi la réduction des aides aux grandes entreprises. Alors, cette question de la taxation des plus riches et ou des grandes entreprises et dans toutes les bouches he depuis les débats sur le budget et la fin de l'air bairou. On en a parlé ici, mais pas que.

Les plateaux TV s'y mettent enfin, j'ai envie de dire. Et malgré l'adhésion populaire à cette idée car on ne fait que nous parler de faire des économies et les gens sont pas si bêtes que ça, et bien le bloc libéral rejette cette idée au nom de l'investissement, garder nos riches, être compétitifs. Thomas, est-ce qu'on peut se refaire un petit point sur la taxe Zucman là ?

Est-ce que tu peux nous en parler un peu ? Oui, c'est c'est important de se refaire un point. En fait, la taxe du taxe à 2 % sur les gens qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine.

Donc c'est c'est c'est énorme he 100 millions d'euros de patrimoine, ça concerne 1800 ménages seulement. 1800 ménages. Alors, dans la tête des gens, il y a cette idée que si tu prends 2 % à quelqu'un qui a 100 millions, il lui reste 98 euh millions et puis après il lui restera 96 et 94 et sur plusieurs années, tu vas l'appauvrir.

Et donc c'est un euh un une taxe qui a pour but d'apauvrir les plus riches. C'est parfaitement faux. En réalité, la fortune des riches augmente très fortement chaque année.

Et cette taxe, elle n'a pour but que de ralentir l'enrichissement des riches qui des très riches, des ultra riches, disons, qui continueront à s'enrichir. Je te donne un exemple très simple. L'immobilier entre 2017 et 2022, l'immobilier, ces gens-là à 100 millions ont un patrimoine immobilier assez important.

C'est pas ce qu'ils ont de plus parce qu'ils ont plus de d'action, mais ils ont un patrimoine immobilier important. l'immobilier dans la période de 2017 à 2022 augmenté de 18 %. C'est beaucoup plus que le la taxe cumulée de 2 % 2 % chaque année.

Donc ça veut dire que les riches n'auront pas leur patrimoine qui va diminuer. Il va continuer à augmenter mais il augmentera moins vite que ces 15 dernières années. Et ces 15 dernières années, il a augmenté extrêmement vite avec une nette accélération sous Macron.

On l'a souvent dit ici en donnant l'exemple des 500 premières fortunes. Les 500 premières fortunes ont vu leur patrimoine, leur fortune multiplié par 6. Personne n'a vu son patrimoine quand vous avez 10000 15000 € de côté ou 5000 multipied par 6 en l'espace d'une quinzaine d'années.

Euh donc vous voyez, on voit bien que là il y a un problème de captation de la richesse qui est beaucoup trop fort en haut du panier. Donc cette taxe a juste pour but de récupérer un peu plus de cette augmentation pour la la redonner au fonctionnement de l'économie parce que les riches font partie de l'économie. pas c'est pas une bande à part qui a fait session ils font partie de l'économie et s'enrichissent grâce à ce qu'il y a en dessous d'eux, c'est-à-dire tout le monde.

Le gouvernement ne cesse de répéter que cette taxe ou taxer les riches affaiblirait nos entreprises et infiner la croissance, ferait partir nos riches, abîmeraiit notre compétitivité. Quand moi-même j'ai posé la question à la porte-parole du gouvernement, elle a dit "Mais ça va forcer les ultra riches à revendre des entreprises et cetera parce qu'en fait la majorité c'est pas des revenus mais des actions ou des parents des entreprises et cetera. Qu'est-ce que tu réponds à ces arguments qu'on nous présente à chaque fois ?

Mais je réponds que en tous les cas dans ce que nous avons vu précédemment, ça ne c'est ça ça n'a pas été fait même sur des taxes où il y avait qui concernaiit beaucoup plus de gens comme l'ISF, on l'a dit ici, l'ISF, vous aviez 350000 à peu près ménages qui la payaient et vous n'aviez que 02,2 % qui partaient tous les ans. C'estàd il y en avait 500 qui partaient, il y en avait 800 et 300 qui revenaient. Donc 0,2 %, ça veut dire que 99 % des gens payent cette taxe tranquillement sans rien dire.

Alors oui, tout à fait, il peut y avoir des gens qui partent mais c'est une infime partie. La majorité reste quant à la revente des entreprises. Alors, il faut bien comprendre une chose, c'est que la plupart des entreprises aujourd'hui, la majorité des très grosses entreprises sont héritées.

D'accord ? ces entreprises familiales, on hérite de cette entreprise là, il y a aucune raison que les gens revendent leur entreprise. Ils payeront la taxe et des entreprises gagnent énormément d'argent et ils pourront très bien vivre avec.

Euh après, on parle de petites entreprises où vous avez des gens qui refusent de se donner un salaire, qui font grimper leur entreprise pour la revendre et faire une plusvalue financière. Alors, ces gens-là quand même chargent quand même la la culbute financière. Donc quand on dit oui, ils vont se faire racheter, mais c'est aussi un peu à ça qui joue.

Et quand vous avez une une entreprise, je sais pas qui est valorisée à 150 millions, dites-moi pas que vous pouvez emprunter une petite partie pour payer la taxe tellement votre entreprise est valorisée. Donc c'est pas c'est un faux problème. C'est un faux débat pour nous dire voilà que les gens qui innovent vont être gênés par ça.

C'est faux. Et on l'a bien vu hein de manière générale, c'est que les baisses d'impôts n'ont pas permis plus d'innovation, n'ont pas permis plus d'investissement. notamment pour l'ISF, ça c'est les trois rapports de France stratégie euh qui le disent et n'ont pas créé les emplois escomptés et c'est pour ça qu'on est d'ailleurs dans cette situation aujourd'hui.

Ce qui est drôle, c'est que on nous présente toujours ces arguments comme si les ultra riches investissaient en France et euh faisaient naître des emplois. Ouais, exactement. Et c'est parce que ça tiendrait si c'était le cas.

Mais là et les baisses d'impôts n'ont pas engendré ça, n'ont pas engendré ce surcroix d'emploi qu'on qu' qu'on devait avoir. Donc il faut aussi apprendre de l'histoire et ça les gens s'en rendent compte maintenant. est plus tax alors là on a baissé les taxations la concurrence fiscale a eu lieu au niveau européen làdessus et ça n'a pas entraîner le cadeau que ça devait faire à l'ensemble des Français parce que c'est ça qu'on nous avait dit he Nicolas Do avait employé ce terme là c'est un cadeau pour la France la réforme de l'ISF donc les gens n'y croient plus donc non il y a a c'est c'est très clairement des arguments visant à écarter une certaine population euh des efforts à faire qui est la population des ultrarythmes.

Vous savez, il y a deux politologues très connus américains qui avaient fait une grande étude et qui montrai en fait que plus les gens étaient riches, plus ils arrivaient à avoir une influence sur les politiques. Et on le constate aujourd'hui. Voilà, les les gens qui ont accumulé des fortunes, des élites économiques et on parle de très grosses fortunes arrivent aujourd'hui à avoir une influence sur sur les politiques et les politiques à la base sont au service de la majorité de la population de l'ensemble de la population riche riche et et pauvre et pas que des riches.

Donc s'il y a des efforts à faire, ces efforts doivent être faits par tous. 500 milliards, c'est de la redistribution à chacun des Français. Et moi, je trouverait très joli que chacun des Français dise "Je m'engage à faire non pas 2,21 mais 5 % d'économie." Alors tous les Français, tous les parce que c'est nous tous individuellement qui sommes bénéficiaires de ces 500 milliards de redistributions.

Alors des idées qui me sont venues, allez au lieu de prendre un VSL, je me fais accompagner par mon fils à l'hôpital. Au lieu de prendre une semaine de maladie un peu confortable, je n'en prends pas. Au lieu de faire un peu durer mon chômage, je reprends mon boulot un peu plus vite.

Au lieu d'embaucher un salarié dans une mairie ou de remplacer un salarié qui s'en va, je ne remplace pas et ainsi de suite. 1000 exemples. J'aimerais si j'en avais le pouvoir, ce que ça serait beau que chacun des Français dise "Moi, je m'engage à faire 5 % d'économie sur ce que je touche." Thomas, qu'est-ce que tu penses de cette séquence là ?

La vie est la vie est facile quand on est 190e fortune de France. Oui, là on voit que alors déjà, je sais pas d'où elle sortent tous ces chiffres parce qu'il y a beaucoup de chiffres sur la la dépense de l'État. Les 47 milliards, on était plutôt à 44.

Enfin bon, je sais pas où elles sont ces chiffres, mais ce qui est assez impressionnant, c'est qu'on voit la déconnexion euh très claire de ces gens. La première des connexions, c'est d'avoir l'impression que tout est un choix individuel. C'est-à-dire que bon, tu es au chômage, ben arrête ton chômage et retrouve un emploi tout de suite.

Mais la plupart des gens quand ils sont au chômage et là encore une fois, on a des études sérieuses, pas du ressenti au doigts mouillés qui montrent que 90 % recherchent très clairement un emploi et qu'elle aille le dire aux gens de son âge parce que je sais pas quel âge elle a mais elle a plus de 50 ans visiblement les plus de 50 ans veulent retravailler et c'est les entreprises qui n'en veulent pas. Donc vous voyez tout toute la vie n'est pas un choix individuel. Bien sûr que quand vous avez votre fils qui vit à côté de chez vous et que vous êtes malade et que vous allez vous faire euh une chimiothérapie, peut-être que vous allez appeler votre fils s'il a les moyens d'être de vous amener parce que parfois il peut il travaille, il peut pas son travail ne lui ne lu permet pas d'amener sa mère à l'hôpital.

Mais oui, quand il le peut, il va vous amener. Mais comment vous faites quand vous êtes une vieille dame qui vient en province et que vous avez euh euh vos enfants qui travaillent sur Paris et ben heureusement qu'il y a des taxis conventionnés pour vous amener à l'hôpital. Sinon, vous allez prendre le bus pour faire une chimio.

Je veux dire, tout le monde n'a pas un chauffeur comme madame. Enfin, je dans un monde où vraiment là tant sur les le la façon dont vivent les Français que que sur même les taxations, les riches, les très riches, les ultra riches, parce que là, on parle de quelqu'un qui doit avoir 300 voir 400 millions de fortune, euh ont fait ses sessions. On fait ces sessions et sont dans une position où ils peuvent euh théoriser un certain nombre de choses, mais ils ont été aidés he ces dernières années, théoriser un certain nombre de choses.

C'est nous qui créons la richesse et c'est grâce à nous que vous vivez alors que la richesse est crée collectivement et c'est plutôt l'inverse. C'est c'est grâce c'est grâce au travail collectif que eux sont riches. C'est c'est tout est une question de choix individuel.

Si vous n'avez pas réussi, c'est de votre faute. Si vous êtes au chômage, c'est que vous le voulez. Si vous êtes en arrêt maladie, c'est que c'est que vous voulez pas voilà ne prenez pas l'arrêt.

Ouais, c'est un décent. C'est déjà c'est factuellement faux euh en terme et puis c'est après un décent. Je sais pas du tout ce qui ce qui ce qui ce qui a pris à cette dame, mais ce qui montre que ils vivent ces gens vivent dans un univers aussi parallèle.

Euh parce que pour dire ce genre de choses, en plus le dire à la télé, là elle le dit pas à des confrères fortunés ou à d'autres gens, elle le dit à la télé. Donc elle le dit devant téléspectateurs, c'est qu'on montre bien qu'il y a une déconnexion totale de ces gens sur par rapport au reste du monde. Est-ce qu'il y a d'autres moyens que la taxation pour réduire les inégalités ?

Il y a il y a d'autres moyens. En fait, la taxation, elle corrige. Ça, il faut vraiment avoir ça en tête, c'est que la taxation corrige.

Mais il y a d'autres moyens qui peuvent être imposés. Par exemple, l'augmentation des salaires réduit les inégalités. On n parle jamais.

Je veux dire, on en parle jamais. Euh, la la différence qu'il y a aujourd'hui dans les entreprises du 440, puisqu'on prend ça, les PDG du 440 qui gagnent très bien leur vie, qui ne sont pas à plaindre et cetera. Un PDG du 440 gagnait 40 fois le SMIC dans les années 60, 40 fois le salaire minimum.

Aujourd'hui, c'est plus de 250 fois le SMIC. Donc un PDG gagne énormément d'argent, beaucoup plus son salaire a augmenté hein par rapport au SMIC. Vous voyez ?

Donc là, on a un rapport très clair entre le salaire minimum et le salaire des très grands patrons du 440. Ça ça ça montre quand même qu'il y a eu quelque chose qui s'est passé. Il y a eu tout un système économique qui a permis aux grandes fortunes de s'enrichir plus.

Les PDG du 440 en font partie. Donc la vraie question, oui, elle est dans les salaires et dans la redistribution aussi, mais elle est aussi en amont dans ce que tu vas comment tu vas partager ce que tu crées. Et c'est vrai que là-dessus euh euh sur sur les salariés, il y a une forte une assez forte modération salariale ces ces 30 dernières ces 30 dernières années.

Et elle s'explique par quoi ? à part la baisse du taux de syndicalisation en partie qui a permis de faire passer des réformes en défaveur des salariés dans les grandes entreprise. Et ça fait penser, j'ai il y a quelques semaines fait une carte blanche sur la richesse sur le média et on y découvrait quand même pas mal de chiffres.

Par exemple, en 2023 sur les 153,6 milliards d'euros record, ce sont les actionnaires qui ont mangé la plus grosse part du gâteau avec 67,8 milliards d'euros de dividendes et 30,1 milliard d'euros de rachat d'action. Et la part consacrée à la rémunération du travail, c'est ce qu'on parlait. Donc la valeur ajoutée diminue.

Elle est passée de 61 à 51 % dans les 100 plus grandes entreprises françaises côté en bourse. C'est ce que montre Oxfam en 2023. Et parlons des PDG, tu en parlais.

Entre 2011 et 2021, les PDG des 100 plus grandes entreprises françaises côté ont vu leur salaire augmenter de 66 % contre 21 % pour les salariés et 14 % pour les SMICAR. Encore une fois, c'est ce que montre Oxfam. Donc ça montre quand même que là on crée un gâteau et quand même une grosse partie qui est donnée au PDG, aux actionnaires et qui en plus on dit oui mais c'est parce que c'est eux qui prennent les risques mais au final quand il y a un petit problème c'est l'État qui paye.

Ouais tout à fait. et et euh et tes chiffres tes chiffres sont sont très parlants et et en fait ça ça enfin tout le monde le constate aujourd'hui dans sa vie de tous les jours, quel que soit le niveau en fait pendant pendant très longtemps, les ouvriers l'ont constaté très fortement, les employés mais même aujourd'hui les cadres le constatent tout le monde a très bien compris que grosso modo, y compris dans des très grandes entreprises qui vont faire des des des très bons chiffres, c'est l'économie pour tout le monde. C'est les économies sur les déplacements, c'est les économies sur sur les les remboursements d'hôtel quand on fait un déplacement et cetera.

C'est les économies partout. À la base, on parlait du du contreprojet du PS. Euh dedans, il y a un retour sur euh les impôts, sur les successions.

C'est souvent un sujet qui crispe l'héritage. Tu en penses quoi toi ? Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ?

Alors, c'est que c'est quel alors c'est quelque chose de purement moral. Les gens sont contre l'impôt sur les successions parce queils partent du principe que ils ont travaillé, qu'ils ont payé des impôts toute leur vie et qu'ils peuvent léguer le fruit de leur travail à leurs enfants. Très bien.

Moralement, pourquoi pas ? C'est vrai, on en discute, ça se parle. Moralement, pourquoi pas ?

Mais après, concrètement, qu'est-ce qui se passe ? que 85 % des gens lèguent des choses à leurs enfants sans être taxés. 85 %.

Vous voyez ? Donc parce que la plupart des gens, ils arrivent à faire soit des donations, soit ils ont les assurances vies, soit ils n'atteignent pas les 100000 € de de patrimoine. La plupart des gens, la majorité des gens n'atteignent pas les 100000 € de patrimoine.

Après, il y a le reste, les 15 %. Dans les 15 %, on peut comprendre qu'une partie qui a réussi à payer sa maison à 300000 € va le léguer à à son enfant et va payer un impôt et trouve ça scandaleux. Mais il y a aussi le le haut, le très très haut qui là va léguer parfois des des des parcs immobiliers ou des entreprises et qui peut déjà les contourner avec euh la loi du treuil.

Euh et là, il y a une vraie question euh c'est que aujourd'hui euh l'héritage, ça représente 60 % du patrimoine. Dans les années 70, c'était 35 %. Donc ça veut dire qu'on est dans une société de plus en plus d'héritiers et que et que on ne peut pas dire après oui c'est la méritocratie, liberté, égalité, fraternité, si vous réussissez tout va bien.

Alors que en réalité c'est c'est de l'héritocratie. C'est-à-dire, c'est des gens qui héritent de leurs parents et qui perpétuent une richesse qui s'autovalorise. Alors, quand il travaillent, c'est bien, mais même s'il travaillait pas, il gagnerait encore plus d'argent parce que ça s'autovalorise.

Là, la personne qui a gagné 250 millions l'auto là, 250 millions donc qui rentre dans les 400 premières fortunes de 250 millions d'euros qui pourrait payer la taxe Zucman. Cette personnel en plaçant ce qu'elle a gagné sur le placement le moins risqué, le plus faible et cetera, ça lui rapporte 300000 € par mois. Vous vous rendez compte 300000 donc plus de 3 millions par an en ne faisant rien.

Vous voyez ? Alors elle peut faire semblant de travail mais en faisant rien. Vous vous comprenez ?

Donc imaginons qu'elle commence à mieux placer un petit peu tout ça avec des conseillers sur des choses qui rapportent un peu plus. On peut vraiment augmenter très fortement les les rendements. Donc le patrimoine augmente de lui-même naturellement.

Donc la question de de de l'héritage doit être posée mais c'est vrai qu'il y a quelque chose qui doit être des des des résolu dans dans l'imaginaire des gens qui sont plutôt contre cette taxe parce que 80 % sont contre alors que 85 % la paye pas. C'est quand même particulier. En coulisse, ça discute pour la prébau.

Les canaux de discussion entre le PS et l'Élysée sont grand ouverts. Ils étudient toutes les pistes, celles de fort évidemment, mais aussi et surtout quelle candidature du bloc central serait la plus acceptable pour nous ? A dit un proche d'Olivier Fort à l'opinion.

Il y a Nils notre journaliste popul maison qui a activé ses contacts et nous rapporte que Macron cherche à obtenir du PS, je cite, un soutien au gouvernement sans participation ou d'un soutien avec participation ou fin de présenter cette option à l'opinion publique. On connait Emmanuel Macron. Nous ce qui nous intéresse, on le dit, c'est l'économie.

Est-ce que c'est possible en l'état actuel des choses de trouver des compromis sur un programme écho entre celui du PS voire du NFP et celui des libéraux ? parce qu'en fait c'est on voit qu'il y a quand même une grosse crispation autour de la taxation. Ouais, tout à fait.

Moi je pense que c'est le le seul point de bascule entre le PS euh et Macron. En réalité là, le PS, on fait un programme où il propose un certain nombre de choses, mais la la réelle le réel point de bascule, ce serait la taxation des plus riches. C'est-à-dire que si demain Berrou enfin ou un autre ou si Macron allait dire "Allez, mettons la taxation, la taxe Zucman en place, bon bah là le PS pour lui, il est quasiment d'accord avec le reste.

Je pense qu'il dirait il y a pas de souci et je pense hein et qui prendrait donc la la vraie crispation est là-dessus. ce qui est ce qui est différent de de la France insoumise ou du programme de départ du NFP qui était vraiment un programme de relance et de remise en cause aussi des des trait voilà de commandes publique de relance et aussi de de remise en cause aussi des traités européens de de renégociation des traités et cetera. Là, le programme du PS, c'est un programme dans le cadre dans le cadre de retraité, réduction à 3 % euh d'ici 2030, mais avec un effort qui serait plus partagé euh également par les plus riches.

Donc moi, je dirais euh avoir ces programmes qui sont aujourd'hui différents. Euh je dirai deux choses. Je constaterai que euh certains de ces députés se sont fait rééliir avec le programme du NFP.

Ça c'est une le programme du NFP qui était très proche du programme finalement de la France insoumise. Donc beaucoup de ces gens ont accepté ce programme-là pour se faire élire. Alors, j'imagine qu'à ce moment-là, il y avait ce qu'on appelle des des des intérêts alignés entre ce que voulaient les dirigeants de la France assoumise et ce que voulait le PS.

Et la deuxième chose que l'on l'on constate, c'est que le PS redevient dans son programme bah un parti socialiste comme la la première les deux premières années de Hollande qui a évolué la taxation 75 %, l'encadrement des loyers et cetera. Donc, il reviennent là-dessus. ce qui les différencie de la gauche plus radicale dans son programme de la France insoumise.

Est-ce que pour toi là le programme du PS qui est un contrebudget hein, c'est pas un programme général mais est-ce que le contrebudget du PS remet en cause le libéralisme ? Non, c'est un c'est alors c'est non il je dirais pas qu'il remet en il corrige non, il remet pas en cause la la le libéralisme, il le corrige. Ce qui a été toujours le rôle du PS en réalité.

Voilà. Donc peut-être il y a des il y a des nouveaux discours euh tenus peut-être par des jeunes des nouvelles voies du du Parti socialiste, mais le Parti socialiste a toujours été de faire c'est la sociale démocratie, c'est de faire avec le le le marché. Le problème, c'est qu'une partie du du Parti socialiste était devenue social libéral, c'est-à-dire que il voulait faire des transformations et des réformes.

Là, c'est un programme où euh euh on bah on accompagne le cadre européen, on accompagne il y a pas de remise en cause à part la réforme des retraites, mais on a on accompagne le cadre et puis après voilà, on demande un peu plus de taxation et un équilibre beaucoup plus partagé. Moi, je pense qu'il y a ce programme là, mais après c'est une base de négociation. Mais en tous les cas, ce que l'on constate c'est que c'est plus un parti de consensus qu'un parti d'opposition. aujourd'hui.

Voilà. Et je le dis sans aucun jugement, c'est un fait. On oublie que le PS a déjà été au pouvoir.

Tu l'as rappelé. Est-ce qu'il a mis en place ces mesures là de justice sociale, de faire participer les plus riches, les entreprises ? Tu c'est un peu une question, tu vois où je veux en venir ?

Non non, si si on est si on est parfaitement honnête, encore une fois là-dessus, le le quinquena d'Hollande, il y a eu un il y a eu pour moi deux quinquena dans le quinquena. OK ? Il y a eu une première partie qui a duré 1 an et demi, 2 ans où il y a eu ce que la social-démocratie qui a été appliquée, c'estàdire que François Hollande a augmenté les impôts, il a essayé de mettre la taxe à 75 % la dernière tranche qui a été qui n'a pas été qui a été refusée par le Conseil constitutionnel.

Il a bloqué les loyers, il avait Arnaud Monbourg, Benoît Amont, Cécile Duflot dans ses rangs. Donc il c'était de la social-démocratie. C'était pas un programme de rupture mais c'était un programme social-démocrate.

Et après, il y a eu effectivement le tournant libéral avec Manuel Vals, avec la loi travail, avec le CICE ou là Emmanuel Macron à l'économie, les bus, la loi Macron, souvenez-vous, la libéralisation des bus, la libéralisation des pharmacies, l'bérisation de l'économie, ça c'était un ministre de l'économie du PS. Et là, vous avez eu effectivement un programme libéral qui n'avait même pas été appliqué par Nicolas Sarkozi. il a été beaucoup plus loin que que Nicolas Tarkozy dans son programme euh libéral et et dans les économies qui ont été faites notamment sur les collectivités locales.

Donc il y a il y a deux François Hollandier et la majorité, si on fait la la moyenne, la majorité du quinquena de Hollande, c'est un quinquena euh de trahison qui lui a pas permis de se de de se représenter. Mais au début, il y a une voie sociale-démocrate avec laquelle, me semble-t-il, quand je regarde ce qui se passe comme ça de loin, le PS est en train de renouer avec son programme. Du côté de l'extrême droite, on place aussi ses pions pour être l'après Bairou.

Jordan Bardella a écrit une lettre au chef d'entreprise de France. Voici ce qui est proposé. 100 milliards d'économies sur je cite en mettant fin à l'immigration d'assistana, au subventionnement des énergies intermittentes, à l'excès de l'aide publique au développement d'autres pays ou encore aux 1000 feuilles administratifs ainsi qu'au coût exorbitant de la bureaucratie d'État.

Mais aussi je cite "Alléger le fardeau normatif avec des mesures de simplification pour les entreprises." On entendrait du Bruno Lemer là ou adopter une fiscalité de croissance. Je cite "Nous proposons un choc fiscal positif par l'allègement massif des impôts de production afin de les réduire de 20 % réalignant ainsi la France sur ses partenaires européens." Thomas, c'est quoi la différence avec Emmanuel Macron là ?

Sur l'économie ? Rien rien de Mais de toute façon l'extrême droite aujourd'hui est devenue extrêmement libérale. Enfin vraiment faut se souvenir, il y a eu la la première extrême droite de Jean-Marie Le Pen qui était libéral baisse baisse d'impôt proe européenne.

Et puis après, il y a eu de manière assez opportuniste, je trouve parce que on on est c'est un peu fini, il y a eu la la le Front National de Marine Le Pen avec le protectionnisme qui avait été abandonné par la gauche, avec la sortie de l'euro et la critique de l'Europe à l'époque. Cit pas très bien bossé. Mais ouais, pas très bien bossé mais avec quand même une une critique qui a déplaisé très clairement au patronat et et que je me souviens même que un magazine comme Challenge avait mis en première page Le Pen, ce qui ce serait le la catastrophe s'il passait au pouvoir.

Aujourd'hui, je suis je suis pas sûr qu'il ferait la même chose. Don donc là, il y avait ça. Et puis maintenant, il y a cette nouvelle extrême droite dans le monde entier.

Méloni Orban, Trump et et bientôt et aussi Marine Le Pen qui qui s'est rangé à ça qui est une extrême droite libérale. Donc on s'en prend à l'État, l'État qui qui gaspirait. Il y aurait plein d'argent cachés un peu comme Elon Musk mais ils vont pas ils vont pas les trouver leur 100 milliards là.

Enfin je les mets au défi. Ils vont avoir du mal à les trouver. Donc il y a il y a ça, il y a le fait que voilà le nucléaire serait serait pas cher.

Il y a que ça comme Trump il te dit qu'il y a que le pétrole et le gaz de chisse, c'est un peu plus compliqué que un peu plus compliqué que ça. Sur l'immigration, ils vont trouver des sommes de dingue. Je sais pas comment ils vont faire pour pour arrêter parce que l'immigration c'est aussi un fait quoi.

Un moment c'est-à-dire que les gens arrivent, je dire même Mélonie, elle est quand même revenue là-dessus. Puis il y a une partie du patronat d'ailleurs qui qui qui a besoin de l'immigration pour faire tourner. Je rappelle l'immigration c'est coup zéro en France hein.

Voilà. Ouais exactement. sérieuse mais ce que l'on voit c'est que le patronat depuis la dissolution il y a une forme de jeu de séduction et que maintenant que Marine Le Pen a une partie des ouvriers et ben elle se dit tiens là il y a quelque chose à à à aller parce que quand vous avez le patronat grosso modo le tampon le le le tampon que tout va bien fonctionner pour l'économie soi-disant c'est à peu près ça et donc là il y a un jeu de séduction qui qui se met en place et et ce que ce que disait une chronique ce matin de de de Vanille Genochet sur sur France faux, c'est que les gens se laissent quand même le patronat se laisse quand même assez séduire par ça facilement.

Contrairement au patronat de de Laurence Paris à l'époque euh du MEDEF qui était très vent debout contre le le le RN mais le RN avait un autre programme à l'époque. Donc là il y a il y a une opération séduction du patronat et qui fonctionne. He on va regarder dans les deux cas.

On a des problèmes économiques. Maintenant objectivement les problèmes économiques sont beaucoup moins si c'est RN qui prend enfin qui gagne une éventuelle dissolution que si elle est fille. Les filles le programme est est absurde économiquement.

C'est le Vénézuez. La France s'effondre. Elle s'effondre vite.

Bon, le patronat a choisi le RN. Avec quel fill la France s'effondre ou alors les petits business des grands patrons ne fonctionnent plus, c'est plus ça. Euh, rien d'étonnant parce que tu disais c'est le c'est le nouveau visage de l'extrême droit, c'est la nouvelle extrême droit.

C'est vrai que dans l'histoire, on l'a vu que quand ça sent un peu le routi pour les plus riches, il y a souvent une alliance entre les fascistes et le le grand patronat. Là là là nous nous y sommes. Il y a il y a une rupture morale qui s'est faite au moment de la dissolution où on a vu vraiment qu'il y avait très clairement dans la tête des représentants du grand patronat parce qu'il y a pas que des représentants du grand patronat.

Quand les forces politiques ont été présentées leur programme, on a très bien vu qu'il y avait finalement le programme Macron Macron compatible qui était en premier puis RN puis LFI. Voilà et que là comme Macron le les les soutiens de Macron sont en grande difficulté. et ben on préfère euh le RN à à la à la France insoumise ou même au NFP.

À l'époque, c'était le NFP avec le Parti socialiste et cetera. Donc oui, c'est c'est c'est problématique. Ça montre que les idées d'extrême droite ont fortement avancé dans notre société, qu'elles se sont banalisées, qu'elle aujourd'hui elles sont jugées comme finalement acceptable et peu grave les les vraiment les idées de base et que à partir du moment où on baisse un petit peu les impôts, où on promet Mons et merveilles sans que vraiment ce soit regardé par quelqu'un de sérieux parce que si regardé par quelqu'un de sérieux, on n'est pas dans les mêmes dans les mêmes chiffres, bah le patronat accepte.

Donc non, c'est c'est une faille morale. Il y a pas il y a pas d'autres mots à dire. C'est c'est une faille morale.

Est-ce qu'un programme de gauche par exemple tel que le NFP qui est pas enfin le NFP on rappelle c'est un programme économique quand même pas de gauche radical qui proposait même pas des nationalisations. Enfin reprenons la notre boussole quand même. Est-ce que la gauche est dangereuse pour le patronat même le petit patronat pour les entreprises en général pour la croissance ?

C'est ce qu'on essaie de nous faire dire. Est-ce que la gauche est dangereuse économiquement ? Non, je je pense pas qu'elle soit en fait la gauche une c'est une meilleure rép répartition des richesses.

Alors, on parle surtout on parle surtout en fait de cette richesse qui a été captée par une partie extrêmement minime de la population euh ou par des grandes entreprises qui vont jouer sur l'évasion fiscale. On parle pas des petites entreprises. Les les petites entreprises, qu'est-ce qui peut leur arriver en en réalité ?

Si demain il y a il y a il y a des partis de gauche qui passent, je veux dire, ils ont peur que la fiscalité augmente mais la fiscalité là où on peut aller chercher vraiment des rentrées fiscal, ce sont sur des grandes entreprises qui peuvent pratiquer de l'optimisation fiscale à outrance et que là on peut se dire à un moment bon ben c'est un peu bizarre. On l'a souvent dit ici 4 40 entreprises qui on plus de 1000 filiales dans les paradis fiscaux 1500 filiales. C'est normal d'aller se poser des questions de ce qu'elles font dans ces paradis fiscaux et dont certaines font des plans de licenciement.

Donc certaines font des plans des plans de licenciement. Les aides aux entreprises, on a parlé ici, 200 milliards d'aides aux entreprises, c'est normal de se demander ce qu'elles vont faire avec ces avec ces aides-là. Donc euh non, nous avons une telle un un un des des telles politiques économiques ont été en faveur aujourd'hui des plus riches depuis longtemps avec chaque fois plus parce que là ils vous disent que ah non Macron n'a pas suffisamment baissé les impôts mais il les a baissé très fortement quand même pour les plus riches.

Donc on a eu tellement des politiques favorables que aujourd'hui la moindre possibilité de de retour sur ces politiques là c'est le drame. Et et comme je l'ai dit, c'est le drame et ces gens-là ont une telle puissance aujourd'hui qu'ils arrivent à avoir des influences sur les politiques et même des influences via des des comités des comités bizarres, des associations et cetera pour aller défendre leurs paroles euh euh à droite et à gauche. Don non non non, je pense que même l'économie pourrait aller mieux parce qu'il y aurait beaucoup plus de demandes internes qui permettraient d'avoir du déboucher pour notamment pour les petites entreprises.

Non, on sortirait juste d'un système qui vise à toujours compresser les coûts, compresser les plus faibles pour faire dégager du profit. qui en profite qu' a une petite partie et on rappelle que c'est pas les économistes qui sont à gauche mais c'est la gauche des fois qui copie un petit peu les économistes et leurs travaux et leurs chiffres. Oui, tout à fait.

Voilà, c'est je préfère quand même le préc parce que c'est très difficile non mais c'est très très difficile aujourd'hui quand vous avez des des gens comme Krogman, Stiglitz de les associer à la gauche radicale parce qu'ils soutiennent la taxe Zucman. Quand vous avez des prénobels d'économie qui soutiennent la taxmane qui sont dans les meilleures universités euh voilà qui est un économiste qui sont dans les meilleures universités américaine qui regardent juste les chiffres qui je pense on a rien à faire des des petits échanges que peuvent avoir deux politiques sur un plateau de BF autre chose à faire ils sont aux États-Unis qui regardent que la réalité des chiffres et qui vous disent que oui à un moment il va falloir commencer à se soucier de ce problème et d'ailleurs ils le disent en France mais aussi ailleurs parce que ça touche l'ensemble des des des pays riches. La semaine dernière, les médias ont beaucoup reparlé des boomers.

On avait parlé la semaine dernière déjà tant sortie de Baou avait fait réagir. Est-ce que ce débat n'a pas pour but de masquer les vraies inégalités sociales, de parler de la lutte des âges plutôt que de la lutte des classes ? Si si, c'est ça en fait, on en a parlé la semaine dernière mais vraiment j'aimerais revenir là-dessus.

Euh quand quand Be a utilisé le terme boomer, il faut faut vraiment être conscient que le terme boomer, ce n'est pas un terme qui qui permet juste de définir une classe d'âge. Boomer, c'est un terme stigmatisant, péjoratif, qui voudrait dire qu'une population euh qui a profité du système, qui ne pense qu'à elle, qui est égoïste, qui qui est une une population qui pollue et ben serait responsable de la dette. Donc vous voyez déjà il y a il y a dans cette dans cette façon d'utiliser ce vocabulaire-là une façon stigmatisée et je tiens à le dire ça s'appelle en euh l'agisme.

L'agisme c'est quand vous stigmatisez les gens parce qu'ils sont vieux. On le voit dans dans le monde du travail, on veut plus prendre des vieux parce qu'ils sont plus efficaces. Et là en fait monsieur Beou accompagne cette division.

Des études ont montré par exemple que la France était était une des premières à mettre en avant cet agisme c'estàdire ces discriminations envers les vieux. sur 60 plus de 68 pays d'études, la France est classée 61e sur 68. C'est-à-dire que c'est un pays qui naturellement s'en prend plus facilement à ses aînés.

Et là, on a un premier ministre qui surf là-dessus, qui crée une division supplémentaire, enfin qui est déjà là, mais qui a qui appuie sur cette division. Et moi, je trouve ça assez scandaleux parce que effectivement, quand on regarde les inégalités entre générations, elles existent. C'est vrai, même si on l'a dit la semaine dernière, chaque génération a eu ses avantages et ses défauts.

La génération d'aujourd'hui fait de plus longues études que la génération d'avant. a plus accès aux soins. La génération d'avant a effectivement eu accès plus facilement à l'immobilier et a vécu les trend glorieuses.

Mais les 30 glorieuses, enfin quelqu'un qui est né en 50 qui s'est tapé qui avait 23 ans en 1973, en 73 c'était les chocs pétroliers. Euh en 75, il y avait 500 il y avait 100 millions d'ouvriers. Les 100 millions d'ouvriers, il prenaient pas le concor toutes les semaines pour aller faire des vacances.

Donc vous voyez, c'est je veux dire, il y a pas une vieillesse, il y a des vieillesses. Il y a pas une jeunesse aujourd'hui, il y a des jeunes. Et la vraie question c'est les inégalités dans les classes d'âge entre les jeunes riches et les jeunes pauvres, entre les vieux riches et les vieux pauvres.

Mais c'est pas une guerre de génération qu'il faut faire. Cette guerre de génération, et tu l'as bien dit, elle détourne des vrais problèmes d'inégalité qui sont dans les classes d'âge et qui existent très fortement aujourd'hui et que ce gouvernement ne veut pas voir. Et on rappelle justement en parlant de lutte des classes que on sera à la fête de l'humanité ce weekend.

Donc venez nous voir, on a un stand euh au à l'attente des médias indépendants. Donc on sera ravi de vous rencontrer. Merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instantché.

J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. Je le dis toutes les semaines mais c'est de plus en plus vrai. La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultra conservateur sterrain qui veut installer l'extrême droite au pouvoir.

Le média est en pleine repost hein. C'est une contreoffensive vitale et citoyenne et c'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'infos populaire et indépendante capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore. Ensemble, reprenons le terrain et protégeons notre démocratie.

Soutenez-nous sur campagne.v.fr. faire spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis soit la fête de l'UMA, soit la semaine prochaine. [Musique] Ah.

Yeah.