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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 26 avril 2017 7 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & élections

Alain Griset (U2P) : "En finir avec des règles faites par et pour les grandes entreprises"

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Alain Griset, bonsoir. Vous êtes le président de l'UDEP.

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Vous représentez 36% des entreprises françaises mais moins de 5% des salariés du privé.

  • 0:37OuverteRéponse partielle

    Vous n'avez pas réussi à dépasser le MEDEF, vous avez perdu votre pari.

  • 1:32OuverteRéponse partielle

    Cette nouvelle représentativité change quelque chose ?

  • 2:02OuverteRéponse partielle

    Comment faire entendre votre voix dans les organismes paritaires ?

  • 2:36OuverteRéponse partielle

    Le paritarisme coûte 115 millions de fonds publics en 2015. Votre présence est-elle importante ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « Moi, tout d'abord, satisfaction de constater que nous sommes la première organisation en termes d'adhésion du nombre d'entreprises. »
  • 1:03Invité politiqueFait
    « Mais à ce sujet, deux remarques. D'abord, c'est vrai qu'il est dommage que la loi ait été modifiée parce qu'à l'origine, la loi de 2014 prévoyait que la représentativité est sur le nombre d'entreprises. »
  • 2:18Invité politiqueFait
    « On ne peut pas continuer, comme on le fait depuis très longtemps, à avoir des règles qui ont été faites par les grandes entreprises, pour les grandes entreprises »
  • 3:12Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas un bon chiffre, et ça correspond à ce que nous disons depuis plusieurs mois. »
  • 4:10Invité politiqueChiffre
    « Globalement, on a fait 13 propositions et 40 mesures. »
  • 5:15Invité politiqueChiffre
    « Et on n'a pas entendu combien, éventuellement, ça pourrait coûter. »
  • 5:28Invité politiqueFait
    « L'ERSI, il y a des difficultés de fonctionnement interne. »
  • 5:40Invité politiquePromesse
    « Et donc, ce qu'on attend, là aussi, dès que le nouveau gouvernement sera en place, c'est qu'on puisse avoir des cotisations qui correspondent réellement à ce que payent nos collègues dans les pays européens. »
  • 6:16Invité politiqueFait
    « On demande de l'égalité de traitement. »
  • 6:21Invité politiqueFait
    « Quand vous avez les travailleurs détachés qui viennent travailler en France qui n'ont pas les mêmes règles, que nos collègues, on ne peut pas l'accepter. »

Temps de parole

  • Invité politique65 %
  • Présentateur35 %

5,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

L'interview écho du 17-20. Lise Jolie, votre invitée, représente environ un tiers des entreprises françaises. Oui, tout à fait Alain Griset, bonsoir. Vous êtes donc le président de l'UDEP. C'est une nouvelle organisation patronale qui regroupe et les artisans et les professions libérales. Vous êtes regroupé, c'est-à-dire 36% des entreprises françaises, souvent très petites, mais moins de 5% des salariés du privé. Alors du coup, le MEDEF reste la première organisation patronale française devant la CPME et vous-même. Selon les chiffres du ministère de Travail qu'on a connu tout à l'heure à ces heures. Et donc, vous, vous aviez pas rien de passer devant le MEDEF, vous avez perdu votre pari.

0:42
Invité politique

Bonsoir. Moi, tout d'abord, satisfaction de constater que nous sommes la première organisation en termes d'adhésion du nombre d'entreprises. Ce qui est pour nous extrêmement important. En termes d'entreprises qui emploient des salariés, nous sommes quasiment à égalité avec les deux autres organisations. Alors c'est vrai que par rapport au nombre de salariés, nous avons moins de salariés, ce qui est d'ailleurs logique. Mais à ce sujet, deux remarques. D'abord, c'est vrai qu'il est dommage que la loi ait été modifiée parce qu'à l'origine, la loi de 2014 prévoyait que la représentativité est sur le nombre d'entreprises.

Et le gouvernement a accédé à la demande des deux autres pour intégrer le nombre de salariés. C'est vrai qu'aujourd'hui, nos entreprises, quand elles adhèrent à nos organisations, ne déclarent pas totalement le nombre de salariés. Et donc, on a sûrement beaucoup de salariés qui, au bout du compte, n'ont pas été pris en compte. Ce qui fera que dans les prochaines années, on travaillera sur ce sujet.

1:32
Présentateur

Alain Grisier, cette nouvelle représentativité, ça change quelque chose ? Ça rebat quand même les cartes ?

1:37
Invité politique

Oui, sans aucun doute. On voit bien que notre organisation, aujourd'hui, incontestablement, avec le nombre d'entreprises qu'elle représente, doit être prise en compte dans les négociations. Je ne vois pas comment... Mieux qu'avant ? Plus qu'avant ? Naturellement, sans aucun doute. Le MEDEF, aujourd'hui, représente un tiers des entreprises. Et donc, dans la négociation, on ne peut pas dire, en représentant un tiers, on décide de tout. Donc, nous, ce qu'on souhaite simplement, c'est que nous ayons dans les négociations futures un environnement qui soit propice à nos entreprises.

2:02
Présentateur

Alors, comment vous voulez faire entendre votre voix ? Qu'est-ce que vous voulez dire dans ces organismes paritaires comme l'UNEDIC, l'AGIRC, l'ARCO, etc. ?

2:11
Invité politique

D'une façon globale, ce que nous souhaitons, c'est que nous ayons un environnement fiscal, social, réglementaire qui correspond à nos entreprises. On ne peut pas continuer, comme on le fait depuis très longtemps, à avoir des règles qui ont été faites par les grandes entreprises, pour les grandes entreprises, et à avoir derrière des chefs d'entreprise de nos organisations qui, tous les jours, sont dans des situations extrêmement difficiles.

2:32
Présentateur

Alors, cette histoire de paritarisme, c'est aussi une question de gros sous. 115 millions de fonds publics en 2015 à se partager pour gérer ce paritarisme. Donc, votre présence à la tête de l'UNEDIC ou de l'AGIRC et de l'ARCO, etc., ou dans des accords interprofessionnels, c'est important ?

2:48
Invité politique

Ça nous donnera un petit peu de moyens. Mais, pour nous, ce qui est important, c'est de pouvoir porter la parole de nos entreprises, de façon à ce qu'effectivement, dans toutes ces organisations, nous puissions porter leur message et obtenir des avancées qui leur permettent de travailler dans de bonnes conditions.

3:02
Présentateur

Alors, Alain Griset, les chiffres du chômage viennent de tomber. Plus 1,2%, 43 000 chômeurs de plus, c'est-à-dire 5,5 millions de personnes. Votre commentaire ?

3:12
Invité politique

Ce n'est pas un bon chiffre, et ça correspond à ce que nous disons depuis plusieurs mois. La reprise, chez nous, on ne la voit pas. Il y a un petit peu le bâtiment qui a progressé, mais globalement, nos collègues continuent dans une situation difficile en termes de volume, en termes de chiffre d'affaires, en termes de marge. Et que donc, naturellement, nous attendons très vite des mesures qui correspondent à nos attentes pour que nous puissions nous développer et embaucher demain.

3:35
Présentateur

Alors, c'est dans vos secteurs qu'on a dû m'en embaucher quand même, dans le BTP, dans la restauration, etc. Donc, là, il y a un vrai problème d'embauche.

3:44
Invité politique

Il y a un problème surtout sur le coût du travail et sur la qualification des personnes dont nous avons besoin. On a aujourd'hui beaucoup de nos collègues qui ont besoin de salariés, qui ne trouvent pas toujours au regard des compétences demandées.

3:57
Présentateur

Alors, vous avez adressé aux candidats à la présidentielle, les 11 précédents, et puis évidemment, c'est toujours valable pour les deux qui restent, 13 propositions pour améliorer la situation de vos entreprises. Si vous ne deviez en mettre en avant qu'une seule, ce serait laquelle ?

4:10
Invité politique

Globalement, on a fait 13 propositions et 40 mesures. Mais d'une façon générale, ce qu'on demande, c'est deux choses qui sont très simples. D'abord, un environnement global qui correspond à la taille de nos entreprises, que je disais tout à l'heure, et ensuite, qui est l'équité de traitement. Il ne faut pas qu'il y ait dans un même métier, une même activité, des règles qui soient différentes. Et donc, c'est ces deux sujets qui sont prioritaires pour nous.

4:31
Présentateur

Alors, les candidats vous promettent un peu la lutte, comme toujours dans une élection présidentielle, c'est de bonne guerre. Emmanuel Macron promet la fin du RSI, un RSI, un régime social des indépendants, tant décrié. Et puis, il promet aussi au patron qui ferait faillite le droit au chômage. Ça vous séduit, ces mesures ?

4:50
Invité politique

D'abord, globalement, tous les responsables politiques nous aiment bien, les petites entreprises. Nous, ce qu'on demande maintenant, c'est les preuves d'amour. Parce que ça ne suffit pas de nous aimer.

4:58
Présentateur

Les mots ne vous suffisent pas ?

4:59
Invité politique

Naturellement pas. Parce que derrière, il y a de la souffrance humaine. Il y a des hommes et des femmes qui entreprennent et qui méritent d'être pris en considération. Sur l'assurance chômage, bon, nous, on serait étonné que ça soit une assurance chômage, une garantie des droits nouveaux sans cotisation. Et on n'a pas entendu combien, éventuellement, ça pourrait coûter. Et donc, on va naturellement attendre la fin des élections pour avoir plus de précision. Et puis, sur l'ERSI ? Concernant l'ERSI, je pense qu'il faut, là aussi, être très précis. L'ERSI, il y a des difficultés de fonctionnement interne. Sans aucun doute, c'est un problème de tuyauterie.

Mais avant tout, il y a un problème de montant de cotisations. Et ce n'est pas l'ERSI qui les fixe, ces cotisations. Ce sont les parlementaires, le gouvernement. Et donc, ce qu'on attend, là aussi, dès que le nouveau gouvernement sera en place, c'est qu'on puisse avoir des cotisations qui correspondent réellement à ce que payent nos collègues dans les pays européens. C'est-à-dire, beaucoup moins, en moyenne, entre 10 et 15% de moins.

5:52
Présentateur

Alors, on va passer à Marine Le Pen. Son protectionnisme, c'est son fer de lance. Est-ce que ce protectionnisme vous séduit quand on sait qu'il y a beaucoup de très petites entreprises qui exportent, quand même ?

6:01
Invité politique

Non, globalement. Nos collègues artisans, les professionnels libéraux, les commerces de proximité travaillent, d'une façon générale, avec des fournisseurs, avec des clients qui peuvent être partout dans le monde. Donc, nous, nous ne demandons pas spécialement de la protection. On demande de l'égalité de traitement. Quand vous avez les travailleurs détachés qui viennent travailler en France qui n'ont pas les mêmes règles, que nos collègues, on ne peut pas l'accepter. Ça, on trouve ça chez Marine Le Pen ? On trouve ça, d'une façon générale, dans nos entreprises. C'est la demande d'avoir une égalité de traitement sur la même activité, sur le même métier.

6:35
Présentateur

Alors, Alain Griset, là, on vient de parler des deux candidats. Est-ce que, comme le MEDEF, comme d'autres organisations, vous allez donner des consignes de vote à vos adhérents ?

6:45
Invité politique

Globalement, nos organisations n'ont jamais donné de consigne de vote. On ne le fera pas cette fois-ci non plus. Nous avons passé nos demandes aux candidats. Nous avons auditionné ceci il y a quelques semaines. Nous avons dit à nos collègues qu'il fallait qu'ils regardent leur programme de façon à pouvoir se déterminer.

7:00
Présentateur

Liberté totale pour vos adhérents.

7:01
Invité politique

Tout à fait.

7:02
Présentateur

Alain Griset, je vous remercie beaucoup.

7:03
Invité politique

Merci à vous. L'invité éco du 17-20, c'est sur France Info et franceinfo.fr.

Alain Griset (U2P) : "En finir avec des règles faites par et pour les grandes entreprises" · Pourquijevote