Nicolas Dupont-Aignan assume son soutien à Vladimir Poutine | INA adn
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
L'entrée de la Russie dans le conflit syrien est-elle une bonne ou une inquiétante nouvelle d'après vous ? Une très bonne nouvelle. Enfin, enfin une action claire, nette et urgente. Tant on a traîné sur cette affaire, et je constate qu'il n'y a qu'un chef d'État dans le monde aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine, qui assume ses actes et qui a compris le danger de l'État islamique. Voilà, c'est tout. Et à un moment, il faut choisir. Et on a en face des dirigeants européens ou américains qui sont complètement hors de l'histoire, au grand sens du mot « histoire ».
– Est-ce que la lutte contre Daesh légitime toutes les alliances ou tous les soutiens, y compris en faveur de Vladimir Poutine, dont l'armée a bombardé à la fois des rebelles modérés, des djihadistes et des milliers de civils ?
– Écoutez, je suis très heureux que vous passiez ce passage, parce qu'on me ressort la phrase sur Poutine, en ce moment, et dans le contexte où je l'ai dite, elle était parfaite. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu tant de morts sur nos trottoirs à Paris, par la faiblesse des Occidentaux qui n'ont pas su justement choisir, et qu'on laissait Daesh tuer, tout ça par haine du régime syrien, comme ils ont enlevé Saddam Hussein en Irak avec un drame, ou Kadhafi, et Dieu sait si je ne suis pas pour Kadhafi, ni pour Saddam Hussein, ni pour Assad.
Mais on a laissé le djihadisme envahir l'Afrique, parce qu'on a des dingues et des vatanguères de salon qui ont préféré laisser le djihadisme que de soutenir des chefs d'État qui n'étaient pas parfaits, mais qui au moins évitaient le djihadisme. Voilà, donc moi je maintiens que la Russie a eu raison d'intervenir, et que si la France et les États-Unis avaient maintenu des relations avec Assad et avaient été intervenus contre Daesh, on n'aurait pas eu besoin des Russes, c'est tout. – Les Occidentaux sont intervenus et massivement contre Daesh. – Les Occidentaux, ils ont armé les islamistes en voulant armer des modérés syriens, les armes se sont retrouvées du côté du djihad.
– Non, non, non, il y a eu une intervention, enfin vous savez parfaitement
qu'il y a eu une intervention en Irak, en Syrie. – Après, après, et en tout cas après les attentats, et bien après. Et quant aux civils, vous avez raison, c'est abominable la guerre, mais les Américains quand ils sont intervenus en Irak, et là j'avais beaucoup soutenu De Villepin et Chirac.
– Vous pensez que les Américains m'ont bardé délibérément des écoles, des hôpitaux, comme ils l'ont fait en Syrie, comme les Russes l'ont fait en Syrie.
– Les Américains ont fait des centaines de milliers de morts en Irak, donc ils ne sont pas meilleurs que les Russes, parce que, et je ne les accable pas, ils sont partis dans une logique de guerre effrayante en Irak. Et moi, si vous voulez, je préférerais qu'on ait un Dominique De Villepin et un Jacques Chirac en ce moment, qu'un Emmanuel Macron.
– Mais pas de complaisance ou d'admiration particulière pour le régime de Vladimir Poutine.
– Non, si vous écoutez bien mon extrait, et je vous en remercie, je vais le ressortir, dans le contexte, il n'y avait rien à redire à ce que je disais. – Sous-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan