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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 11 novembre 2024 58 minComplaisantDivertissement

Michèle Laroque : bourgeoise de cinéma - C à vous la suite, l’intégrale - 11/11/2024

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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct avec Pierre, Mohamed et Patrick et le point de cuisson de 20h très original.

M.Laroque n'est pas sur scène. Elle cuisine pour nous.

C'est très sympa. - M.Laroque: C'est ce que je fais toujours quand je ne suis pas sur scène.

Je vous aide. - A.-E.Lemoine: Aux côtés de B.Djait.

Il n'a rien fichu. - M.Laroque: Il m'a donné des ordres. - B.Djait: On va continuer la recette.

On va faire une sauce rougail qui nous vient de La Réunion. Tu as des échalotes ciselées. Tu peux mettre 3 cuillères à soupe dans le bol. - M.Laroque: Ca suffit.

Et voilà. - A.-E.Lemoine: Prenez votre temps, Michèle. - M.Laroque: Il faut quand même un peu de style.

C'est des piments végétariens. Qu'est-ce que c'est? - A.-E.Lemoine: Je ne sais pas.

Qui ne piquent pas? - M.Laroque: Je vais plus vite. - B.Djait: Ensuite, tu peux mélanger avec cette cuillère et on va assaisonner avec du poivre. - A.-E.Lemoine: C'est une sauce rougail qui accompagne le doubeurre? - M.Laroque: Ca peut accompagner... - B.Djait: Ce sera du butternut. - A.-E.Lemoine: Michèle, vous touillez merveilleusement bien.

Merci, chère Michèle. On parle dans un instant, avec G.Bonnet, de votre pièce de théâtre.

C'est une comédie romantique qui fait le plein au théâtre Saint-Georges, à Paris. Dans l'immédiat, on va dans le maquis, en Corse. Un parrain qui est aussi un père, celui d'une adolescente de 15 ans, qui assiste, impuissante, à la violence des armes. - Je ne pensais pas être père un jour.

J'étais sûr de mourir jeune. C'était impossible que je puisse te connaître, et tu es le soleil de ma vie depuis 15 ans. ... *-L'explosion de la voiture piégée qui a fait 4 blessés, dont un grave, s'est produite peu avant 22h dans le centre-ville d'Ajaccio. - Ce n'est pas normal.

C'est le début de quelque chose. ... - Prenez la température en ville, traînez un peu.

Prenez des infos et surtout montrez-vous. - Je reste avec toi. Je serai dans un coin.

Je ne te dérangerai pas, je te promets. - Arrête! Ce qui se dit et ce que tu vois ici, tu n'en parles à personne, ni à ton amoureux, ni demain, ni dans 10 ans. - Tu as peur. - On a tous peur.

Quand on a nos vies, on respire la peur, on la mange. C'est ça qui nous garde en vie. Ca me fait du mal de te dire non tout le temps. ...

Toi, tu n'as rien fait de mal, ma fille. Tu n'as rien demandé, mais c'est non. J'espère qu'un jour, tu me pardonneras. - A.-E.Lemoine: "Le Royaume" est le 1er film de J.Colonna, qui montre l'âme de l'île de Beauté, porté par 2 acteurs non professionnels.

C'est G.Benedetti et S.Santucci.

Ils sont nos invités, aux côtés de J.Herry, la co-autrice de ce thriller insulaire, noir et émouvant. Bonsoir à tous les 4.

Bienvenue pour évoquer ce film qui a été longuement ovationné à Cannes lors de sa projection. C'était dans la sélection Un certain regard. Il a été aussi présenté au festival de Pauillac, dont Michèle présidait le jury.

La belle histoire filiale que vous nous racontez repose sur le fait que ces voyous ne sont ni héroïsés ni sacralisés, au contraire. On est très loin des clichés des films de bandits. - J.Colonna: En Corse ou ailleurs, on a déjà vu ces narratifs.

On a voulu positionner "Le Royaume" ailleurs et travailler, avec Jeanne, à positionner l'intrigue classique du film de genre. On a voulu la mettre à l'arrière-plan pour laisser de l'espace et laisser émerger un film qui traiterait des conséquences de ces choix de vie sur les proches, ceux qui restent et avant tout sur les enfants, les femmes, les parents. - A.-E.Lemoine: Et montrer une réalité loin de ce qu'on peut imaginer.

Ces voyous se terrent dans des campings. Il n'y a pas de voitures de luxe, de restaurants chics. On voit surtout les femmes accablées d'inquiétude et de chagrin.

Vous les montrez comme des pénitents de leur propre vie. Ils payent cher les choix qu'ils ont faits et ils font payer cher les choix qu'ils ont faits? - J.Colonna: C'est des vies dramatiques, pavées de drames et de solitude.

On a voulu montrer ces hommes dans leur fragilité, dans la peur qui les enveloppe chaque jour, la peur de perdre un ami, de laisser derrière eux une veuve ou un orphelin et la peur de ne pas accepter l'issue de ce que les Italiens appellent la "malavita". - J.Herry: Ils ont épousé un milieu, un mode de vie.

Ca nous tenait à coeur de montrer que c'était des gens, des hommes et qu'eux aussi, leur vie n'était pas très enviable. Ce n'est pas non plus des sociopathes cocaïnés surexcités. Ce sont des gens qui sont tour à tour chassés et chasseurs.

Ce n'est pas une vie très aimable. - A.-E.Lemoine: C'est un film de fiction mais qui s'alimente de certains de vos souvenirs, Julien.

Votre père s'en est toujours défendu, mais il a été présenté comme un parrain corse. Comme votre personnage, il a vu son père mourir devant lui quand il avait 16 ans. Adolescent, vous aussi, vous avez vécu dans un camping pensant passer des vacances avec votre père.

Ce séjour avait un tout autre enjeu pour lui et pour ceux qui l'entouraient. - J.Colonna: C'est ce que j'ai compris des années plus tard.

On était dans un campement de fortune, comme celui que l'on voit dans le film. Une fois que ma femme m'a annoncé qu'elle allait être maman et qu'on allait avoir un enfant, ça m'est remonté à la surface. Ca m'a donné envie d'écrire cette histoire.

Ce père et ce fils tentent de se connaître. - A.-E.Lemoine: Il est temps de s'interroger sur comment la violence se transmet de génération en génération et comment on peut casser cette chaîne de violence. - J.Herry: C'est vraiment un sujet qui m'intéresse.

Quand on la dispense, c'est forcément qu'on l'a aussi subie. Dans le cas de cette histoire, il y a vraiment la violence en héritage. C'est difficile de casser ce continuum.

On aimerait énormément, mais est-ce qu'on a les ressources? Le film explore ça. C'est surtout le lien de filiation qui est au centre de tout ça, et l'amour, ce lien qui se tisse dans cette adversité. - M.Laroque: C'est une question de loyauté?

La loyauté qu'il voue à ses amis et la loyauté de la fille pour son père? C'est ce qui fait que ça continue? - J.Herry: Probablement. - J.Colonna: La loyauté de l'amour.

Cette relation filiale est la colonne vertébrale de ce film. C'est une relation universelle qui permet de résonner en tout un chacun. Peu de gens ont des contextes comme ça et ont pourtant été touchés par cette histoire.

Il y a une vraie loyauté dans ce rapport père-fille. - P.Cohen: Elle est au centre du film, cette relation filiale.

C'est vos yeux qui nous guident, G.Benedetti. C'est à travers votre personnage qu'on vit cette histoire.

Elle entre dans l'univers de son père. Elle comprend qu'elle n'aurait jamais dû téléphoner depuis la planque de son père. Elle a peut-être une responsabilité dans la mort de l'un des hommes du clan.

Ca vous fait rire? ...

C'est votre 1re expérience au cinéma, qui s'appuie sur les regards, sur l'intensité des atmosphères davantage que sur le dialogue. Comment avez-vous abordé ce rôle et cette expérience? - G.Benedetti: C'était la plus belle aventure du monde.

J'ai beaucoup travaillé. J'ai fait un report d'année de mes études pour me consacrer au rôle. Avec Julien, notre coach, on est montés à Paris.

On a fait des scènes. On a beaucoup travaillé pour en arriver là. - A.-E.Lemoine: Vous êtes étudiante infirmière. - G.Benedetti: Et pompier volontaire. - A.-E.Lemoine: Ce n'était pas une inutile, cette expérience, pour garder son calme et son sang-froid. - G.Benedetti: Ca aide beaucoup.

Il faut savoir garder une certaine rigueur et un certain sang-froid dans le métier de pompier. Ca m'a beaucoup aidée sur le tournage. Rien que de patienter, toutes ces choses-là... - A.-E.Lemoine: Vous êtes guide de haute montagne, S.Santucci.

Votre spécialité, c'est de faire des courses sur le GR20. Vous, vous courez. Tout d'un coup, vous devenez star de cinéma avec une présence fascinante.

On est persuadés que vous avez été parrain corse toute votre vie. C'est plus difficile que les randonnées dans les massifs corses? - S.Santucci: Je ne pense pas que ce soit comparable.

S'il y a un point commun entre les 2, ce serait l'authenticité que j'essaie d'apporter, que ce soit sur le plateau pour incarner ce personnage, à la vision de Julien...

Le message qu'il veut faire passer est très important. Pour ça, il y a eu tout un travail avec lui et avec le coach. En montagne, il faut faire découvrir une autre Corse à mes clients. - A.-E.Lemoine: Vous faites découvrir une autre facette de la Corse.

Pourquoi fallait-il des acteurs non professionnels? - J.Colonna: Ca aurait été un peu masochiste de ma part de vouloir travailler avec des acteurs professionnels.

La Corse n'est pas encore Los Angeles. De par les profils que je recherchais, une jeune fille de 16 ans qui en fasse 14 et un homme de la cinquantaine plus tardive... - J.Herry: C'est bien dit. - J.Colonna: Peu de gens pouvaient correspondre à ces profils.

J'en ai rencontré certains, mais je savais dès le début qu'on allait s'orienter vers ce casting sauvage. - A.-E.Lemoine: 8 mois de casting sauvage.

Quand vous avez vu Ghjuvanna, vous avez su que c'était le personnage. Il fallait un regard intense. Je ne sais pas si la caméra peut zoomer sur le regard de Ghjuvanna.

Ca, c'est J.Herry. Le regard de Ghjuvanna est d'une intensité dans ce film...

Vous avez su tout de suite que c'était elle. - J.Colonna: Ce n'est pas tout à fait dans ma nature.

Je suis plutôt quelqu'un d'assez méticuleux dans mon travail. En même temps, il y a eu comme une évidence et un coup de foudre artistique quand je l'ai rencontrée pour la 1re fois et que je lui ai rendu la réplique. C'est moi qui faisais passer les castings.

Ca a été une évidence. J'ai vu l'enfant sentinelle que je recherchais pour ce film, avec sa blessure rentrée, sa force et sa fragilité. Sur un coup de tête, on va dire, on est partis dans l'aventure et je lui ai proposé d'être l'actrice principale du "Royaume". - M.Bouhafsi: On tremble de la 1re seconde à la fin.

On espère que le téléphone ne va pas sonner longtemps dans cette fameuse scène. Il y a eu des projections à Bastille. Il paraît qu'il n'y avait pas un bruit.

Certains vont le découvrir les prochaines semaines. Les Corses qui l'ont vu ont été nombreux. Ca se présente plutôt bien. - C'est un très bon film.

Je trouve que c'est très pro et captivant. - J'ai grandi en Corse. J'ai ressenti toute l'authenticité de cette époque.

J'ai été très émue. - M.Bouhafsi: Il y en a qui sont assez détendus, les autres comédiens, les pros.

Ils étaient avec vous à Cannes. Ils se sont retrouvés dans une grande fête à Bastia. ... - M.Bouhafsi: Ca met une pression particulière de voir cette réaction du public corse? - J.Colonna: On a été très bien accueillis par le public corse.

Beaucoup de témoignages, de messages. Ca fait plaisir. Ca change un peu. - M.Laroque: C'est un film vrai.

J'ai fait une partie de mes études de théâtre aux Etats-Unis. Dans un livre, ils disaient que le but d'un comédien, c'est d'être vrai. Ils sont tous vrais.

Il y a ce long monologue dont je parlais, que j'ai trouvé incroyable. Dans la relation père-fille, elle lui demande de faire un choix...

Ca m'a tellement émue. C'est le choix d'être père plus que corse. C'est très fort, ce moment-là.

Ce monologue dure et il est extraordinaire du début à la fin. Ce n'est pas un film didactique. On ne veut pas nous obliger à les aimer.

Je les aime. Je comprends qu'il y ait des spectateurs gênés par leurs choix. - J.Herry: Je voulais dire...

C'est toujours joyeux d'être ici, et encore plus pour parler et défendre un film que je n'ai pas fait moi. C'est tout en relâchement que je peux dire à quel point il a réussi son film. C'est vraiment un super film.

Je suis réalisatrice, mais je suis une grande amatrice de cinéma français, et de cinéma tout court. C'est une fête de savoir qu'il y a un nouveau réalisateur français qui arrive et qu'il est formidable. C'est un très bon film.

Je suis hyper contente de pouvoir le dire. Je ne peux pas le dire quand c'est mes films. - A.-E.Lemoine: Votre téléphone a sonné, G.Benedetti.

On voit une jeune actrice naître comme un réalisateur. Immense intensité. Ca sort mercredi et ça s'appelle "Le Royaume".

C'est signé J.Colonna. Vous restez avec nous. - M.Laroque: Il faut y aller. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous pour L'OEil de Pierre. - P.Lescure: On est le 11 novembre.

Pourtant, cet OEil va vous parler de la guerre 39-45. Je suis né le 2 juillet 1945 dans une France libérée. Ce jour-là, mon père m'a offert ce livre.

C'était un livre en 2 volumes dessiné de manière générale par un Français, Edmond-François Calvo. Pendant la guerre, il a raconté en images les triomphes d'Hitler et des nazis. Dans le 2e tome, il a raconté l'arrivée des Alliés et la Libération.

Cet ouvrage est mythique. La BNF a lancé un appel aux dons pour acquérir les 77 planches originales. Le petit-fils de Calvo en parle. - C'est écrit pendant la guerre et jusqu'à la Libération.

C'est une façon de l'aborder avec sa crudité sur certaines scènes, mais par le détour du dessin animalier, ça le rend plus accessible. Les Français sont des lapins, des écureuils, ou autres. Sur les Allemands, Hitler est représenté comme le grand méchant loup.

Tous les Allemands sont représentés en loups. Les Anglais, en bouledogues, dont W.Churchill.

De Gaulle sera représenté en une grande cigogne. - P.Lescure: Tous les acteurs de cette guerre sont des animaux.

C'est d'un réalisme...

Avec toute la cruauté de la guerre. Vous pouvez commander cet ouvrage dans toutes les bonnes librairies. Il est réimprimé par Gallimard régulièrement.

Il y a les trains vers les camps. Quand les 2 tomes paraissent en 1944, on sait peu de la Shoah. L'auteur n'oublie pas les résistants fusillés.

Hitler, le loup en chef, Goering, le porc, Goebbels, le putois qui hurle dans son vieux micro...

Une des conservatrices de la BNF a raconté comment un jeune homme, pendant la guerre, récupérait les fameuses planches de Calvo pour les emmener chez l'imprimeur. - A l'âge de 13 ans, Uderzo avait été employé comme gourio, petit bonhomme à tout faire par la SPE, la Société parisienne d'édition. Albert Uderzo avait pour mission de récupérer les planches auprès de Calvo pour les transmettre à l'imprimeur.

Il allait chez lui. Calvo, comme beaucoup de dessinateurs en retard, terminait sa planche sous les yeux du jeune Albert. Albert gardait la planche toute la nuit.

Il avait tout le loisir de scruter les détails de ces planches. Il les livrait le lendemain matin à l'imprimeur. - P.Lescure: Les 77 planches sont en vente à moins de 900 000 euros.

L'histoire légendaire de cette BD va connaître un nouveau chapitre avec le projet de M.Kassovitz, qui s'en est inspiré pour un film qui sortira en 2026 et qui va mêler des décors naturels et de l'animation de personnages animaliers. - M.Kassovitz: Mon grand-père était un rescapé des camps de concentration en Hongrie.

C'était un dessinateur. Je viens d'une famille de dessinateurs. Cette BD est un témoignage de l'époque extrêmement importante au moment de sa sortie.

C'était un symbole de la Résistance et de la victoire après la guerre. J'ai mis beaucoup de temps à comprendre ce que je voulais en faire. Cette BD m'a inspiré un film basé sur le concept de la Deuxième Guerre mondiale vue à travers les yeux des animaux. - P.Lescure: Je ne savais pas lire le 2 juillet 1945, mais je suis content de vous en parler ce soir. - A.-E.Lemoine: Cette histoire d'Albert Uderzo est assez extraordinaire.

Profitez de cette expérience. A très bientôt. On garde Julien, Jeanne et Michèle pour le Bonus de L.Sénéchal. - A.-E.Lemoine: Comment on dit "à bientôt" en Corse? - J.Colonna: A presto! - A.-E.Lemoine: Vous cherchez l'amour, Lorrain? - L.Sénéchal: Je me glisse dans la peau de quelqu'un qui cherche l'amour.

L'université américaine de Stanford a rassemblé des données sur un siècle aux Etats-Unis. L'évolution est spectaculaire. En 1934, on rencontre d'abord l'amour via la famille ou à l'école.

L'église est en bonne position. 40 ans plus tard, en 1974, les amis et les bars sont arrivés. La déflagration, c'est à partir des années 2000.

Internet, déjà à mi-classement, avant une accélération foudroyante des rencontres en ligne. Ca devient la norme. Ca dépasse tous les autres lieux de rencontre.

Ca représente plus de 60 % aujourd'hui des couples qui se forment. 60 % se sont rencontrés en ligne. C'est la même tendance aux Etats-Unis et en France.

En bas du classement, ce sont les rencontres entre voisins. Elles sont très rares, et pourtant, elles ont toujours eu un certain charme. - Je vois à la fenêtre de mon immeuble un homme en train de fumer une cigarette.

J'étais en train de me dire que mon voisin était charmant. - Il est venu sonner à la porte pour dire bonjour. "Si vous avez besoin que je vous aide pour le bricolage..." - La vieille technique... - Ma voisine, je l'avais déjà repérée depuis longtemps.

J'avais un visu direct sur sa maison. J'avais un peu de travail en extérieur à faire et ça a duré très longtemps. - Vous êtes jaloux quand elle croise un voisin? - L.Sénéchal: Les rencontres entre voisins arrivent.

C'est ce qui vous arrive, Michèle, dans cette comédie romantique au théâtre. Vous êtes au théâtre Saint-Georges jusqu'au 31 décembre. La rencontre amoureuse entre les 2 personnages est mal barrée. - J'imaginais pas qu'on puisse être psychanalyste, parisienne, lesbienne et de droite.

Rires. - Lesbienne? - Vous n'êtes pas lesbienne? - Non.

Je ne crois pas. - Dites-le à la gardienne. Rires. - Attendez.

Vous avez parlé de moi avec la gardienne? - On n'a pas parlé de vous. - Je ne sais pas comment elle a fait pour vous dire ça. - Par l'immeuble... - Elle vous a dit que votre voisine de palier était lesbienne.

Dis donc! Vous imaginiez votre voisine lesbienne de gauche. Maintenant, vous venez de découvrir que c'était une hétéro de droite.

Ca doit vous faire drôle! - A.-E.Lemoine: Salut, G.Bonnet, partenaire de Michèle dans "La Porte à côté".

Vous parlez de votre voisin en termes très, très méprisants, Michèle. - M.Laroque: "Un vendeur de yaourts." - G.Bonnet: Un chef de produit. - M.Laroque: Elle est attirée par lui.

Elle a honte d'être attirée par quelqu'un comme lui. Elle est un peu snob, peut-être. Elle est psy. - A.-E.Lemoine: Elle est "psy chiante"? - G.Bonnet: Je l'aime beaucoup.

Je la trouve très belle, très intéressante et très intelligente. Je suis très attiré par elle. - M.Laroque: Elle le traite très mal. - A.-E.Lemoine: C'est votre bouc émissaire.

Comment vous vous rencontrez la 1re fois? Une histoire de musique trop forte? - M.Laroque: Il écoute Bruckner à fond pendant une heure.

Je lui dis: "Vous êtes au courant que c'était le compositeur préféré d'Adolf Hitler?" - A.-E.Lemoine: Vous passez votre vie à vous engueuler. - G.Bonnet: Oui. - A.-E.Lemoine: C'est comme ça que vous vous séduisez. - G.Bonnet: Oui. - M.Laroque: C'est très bien écrit. - A.-E.Lemoine: C'est un texte que vous avez fait découvrir à Michèle. - M.Laroque: J'avais joué "Encore un instant" de Fabrice-Roger Lacan, mais je me souviens que ça avait été joué par E.Baer et E.Devos, que j'adore.

C'était il y a longtemps. Je n'avais pas vu la pièce. - A.-E.Lemoine: C'est un texte qui fait rire, avec des propos intelligents, soutenus. - G.Bonnet: Une pièce très intelligente et très drôle. - A.-E.Lemoine: On en sort avec des références. - M.Laroque: Sur M.Duras, je ne sais pas si c'est très flatteur pour elle.

Mon personnage est très dur avec les écrits de M.Duras. C'est un peu par provocation.

Elle a envie de le contredire. - G.Bonnet: Ca se taquine. - P.Cohen: On retrouve chez vous, Michèle, ce personnage de bourgeoise pète-sec que vous tenez depuis longtemps. - M.Laroque: Ce n'est pas une bourgeoise. - A.-E.Lemoine: Elle est pète-sec. - M.Laroque: Chiante. - P.Cohen: Comme elle a un appartement, on peut penser que...

Si on remonte le fil, en 88, dans une pièce, "La Face cachée d'Orion", vous jouiez une bourgeoise bordelaise. Un an plus tard, vous tourniez cette publicité. - Si je puis me permettre... - Vous ne pouvez pas.

Je connais votre cinéma. Oui, c'est une quiche...

J'ai préchauffé le four pendant 10 minutes. La tarte y est depuis 20 minutes. J'ai mis une jolie robe.

La salade vient du Périgord et j'ai même pensé aux bougies. Alors? - Ca va brûler. - M.Laroque: C'est comme ça que j'ai connu P.Leconte.

C'est lui qui a réalisé cette pub. J'ai joué dans "Le Mari de la coiffeuse" grâce à cette pub. - P.Cohen: Une pensée pour Jean-Claude Dreyfus. - A.-E.Lemoine: C'est votre côté bien élevée, qui se tenait bien droit, qui a fait qu'on vous a donné ces rôles? - M.Laroque: Il y a eu "La Face cachée d'Orion", qui était un personnage comme ça.

En France, quand quelqu'un réussit dans un type de personnage, on ne cherche pas trop à lui faire faire autre chose. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait beaucoup d'autres choses. - P.Lescure: Vous, Grégoire, c'est votre côté bonne pâte, maladroit, que vous faites à merveille.

C'est également dans une pub qu'on vous retrouve parfait dans ce rôle de client très indécis. - Alors? Un Touran? - Un "TourOlf".

J'hésite avec la Golf... - Pour la couleur? - "Blouge".

C'est bien. - P.Lescure: Vous vous êtes rencontrés sur une série. - M.Laroque: "Tout pour Agnès", sur l'histoire du Palais de la Méditerranée.

On avait 80 ans tous les 2. - G.Bonnet: On était très heureux de se rencontrer, mais... - M.Laroque: On a fait comme si de rien n'était. - A.-E.Lemoine: Vous vous aimez tous les soirs.

C'est sur la scène du théâtre Saint-Georges. C'est du mercredi jusqu'au dimanche. Le lundi et le mardi, madame ne joue pas. - M.Laroque: Monsieur non plus! - A.-E.Lemoine: C'est jusqu'au 31 décembre.

Restez dîner avec nous, tous les 4. Tout de suite, M.Bouhafsi.

Une rubrique spéciale Vendée Globe. - M.Bouhafsi: Spéciale coulisses du départ de la course.

Je ne sais pas si vous êtes fans de bateaux et de voile. - M.Laroque: Pas du tout. - M.Bouhafsi: Un grand événement sportif et une fête populaire.

Des centaines de journalistes du monde entier au départ avec des skippers. 500 000 spectateurs sur un week-end. Une ambiance de folie digne des JO.

Il fallait se lever très tôt pour avoir une place. Acclamations. - On est arrivées vers 6h.

On a pris des chaises. Ce n'était pas assez haut. On a pris des poubelles et un échafaudage.

Tout le monde nous prend en photo. C'est excellent. - Vous êtes venus avec des objets particuliers. - Un escabeau, indispensable. - Une petite dégustation d'huîtres. - On a pris notre échafaudage. - C'est un échafaudage qui me sert à bricoler à la maison. - On vient de la Mayenne.

On dort dans un camion aménagé. - C'était un bon moment avec les enfants. - La 1re des émotions, c'était ce matin à 4h, l'arrivée du public, qui a grossi.

Vous avez vu tout le monde qu'il y a... - M.Bouhafsi: Ils partent pendant 3 à 4 mois. 40 skippers ont pris le large.

J.Le Cam a été 3 fois vainqueur de la Solitaire du Figaro. C'est son 6e Vendée Globe.

Nous l'avons rencontré. - Le voir à 1 m de moi et qu'il signe mon petit poussin... - Vous pouvez signer ma basket? - Pour moi, il n'y a pas d'âge pour vivre ses rêves.

Entre Violette qui a 23 ans et J.Le Cam...

C'est sympa, d'avoir tout un panel de personnes représentées et des anciens qui continuent. - Ca vous fait quoi, de voir autant de monde devant votre bateau, J.Le Cam? - C'est sûrement parce que le bateau est très joli.

C'est toujours de belles rencontres. Les gens sont très gentils. Si on peut apporter quelque chose aux gens, c'est bien.

Ils vous le rendent. Babeth, j'espère que tu viendras faire un tour sur le bateau à l'arrivée de ce 10e Vendée Globe. - M.Bouhafsi: Dans 3 ou 4 mois. - A.-E.Lemoine: Je serai là. - M.Bouhafsi: Des vraies groupies.

On comprend que certains ne sont pas vraiment là que pour la course mais plutôt pour la fête, quand on leur pose des questions. - Vous connaissez le dernier vainqueur du Vendée Globe? - Euh... - Je ne pourrais pas vous dire. - Je ne m'en souviens plus. - Je vais dire une bêtise. - Euh...

C.Dalin? - Pas mal. - C'est Bestaven. - M.Bouhafsi: C'est surtout de très belles histoires.

Le moment fatidique pour les fans, c'est la sortie du chenal. On a pu accompagner le départ tout en douceur de M.Sorel en montant sur le bateau de son frère. - A.-E.Lemoine: Ca va arriver. - M.Bouhafsi: M.Sorel... - A.-E.Lemoine: On l'aura attendu et espéré. - M.Bouhafsi: Dans quelques secondes.

Corne de brume. - C'est beaucoup d'émotion. Tout le monde y met du coeur.

C'est ça qui est beau. C'est pour ça qu'on fait ça. Ce sont des images gravées à vie, qui restent à jamais.

On n'a qu'une envie: continuer. - A.-E.Lemoine: Ils vont passer les fêtes tout seuls sur leur bateau et ils sont tous partis avec déjà leurs cadeaux de Noël. - M.Bouhafsi: Et la bûche. - A.-E.Lemoine: Qu'ils n'ouvriront que le soir de Noël. - M.Laroque: C'est bien de savoir ça. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, on goûte la sauce rougail de M.Laroque.

D'ici là, c'est "Jibé et Lucien en coulisses". ... - Qu'est-ce que c'est? - Je sais pas.

J'avais pas remarqué. - "Le temps tourne, mais la réponse est sous tes yeux." Je déteste les énigmes. ... "Sous mes yeux"...

Ca me fait péter un câble. - C'est trop bien. Il y a un cadeau. - Pourquoi? - J'en sais rien, mais dans toutes les chasses au trésor, il y a une récompense. - "Sous mes yeux"...

Il n'y a rien! - Relis l'indice. - "Le temps tourne, mais la réponse est sous mes yeux." - Qu'est-ce qui est lié au temps?

Qu'est-ce que ça peut bien être, le temps? - L'horloge. - Mais oui, tu as raison.

Oh! - C'est relou. - Non, c'est drôle. - C'est pas drôle.

Un détraqué est venu dans notre bureau la nuit et a caché des trucs. "La connaissance est la clé, cherche-la là où elle s'accumule." Ca veut rien dire. - Qu'est-ce qui est lié à la connaissance dans ce bureau?

La connaissance... - Mais oui.

La poubelle. C'est là qu'on accumule les conneries. - C'est les fiches de Babeth.

Je t'avais demandé de les relire. J'ai dû tout réécrire après. - Mais oui! - Tu vas où? - C'est Babeth qui a mon cadeau! - Non.

JB...

Elle a dit quoi, Babeth? - J'ai noté. "Non, je n'ai pas ton cadeau.

Je suis en réunion." Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire? - A.-E.Lemoine: Michèle, Jeanne, Julien, Grégoire, bienvenue pour déguster le plat préparé pour vous par B.Djait, chef propriétaire du restaurant Maison Brut dans le 9e arrondissement de Paris.

C'est du doubeurre, l'autre nom du butternut, avec la sauce rougail de Michèle. - M.Laroque: Absolument. - A.-E.Lemoine: C'est réussi?

On peut être rassurés? - B.Djait: Je pense. - M.Laroque: J'ai l'impression.

Tu es libre... - A.-E.Lemoine: Pas de plat corse, ce soir. - J.Colonna: C'est très décevant. - A.-E.Lemoine: On a de l'humour à vous proposer sur les restaurateurs corses. - M.Laroque: Attention, quand même. - A.-E.Lemoine: Un ancien chef qui a tout plaqué pour faire du stand up et qui s'amuse de clichés sur les Corses.

Ne me regardez pas comme ça, Julien. - M.Laroque: Ca va mal se passer. ... - A.-E.Lemoine: Ca va, vous riez? - J.Colonna: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: C'est des clichés mais c'est drôle. - J.Colonna: Evidemment que c'est drôle.

Dites-moi... - A.-E.Lemoine: En parlant d'impôts et de taxes, vous faites des films qui donnent du sens à nos impôts, Jeanne.

C'est G.Lellouche qui le dit. Il parlait de la justice restaurative avec ce film formidable. - J.Herry: Et "Pupille". - G.Lellouche: Jeanne m'a donné l'opportunité d'explorer un côté plus sensible et féminin, de par son écriture, son exigence, sa direction et les personnages magnifiques qu'elle m'a offerts et qu'elle offre à tous ses acteurs et actrices.

C'est une grande réalisatrice, un grand auteur. C'est surtout quelqu'un qui a une vision du cinéma que j'estime et que j'admire. Elle rend service aux services sociaux.

Ce sont des films qui donnent du sens à nos impôts. - A.-E.Lemoine: Vous ne l'aviez pas vu, Jeanne. - J.Herry: C'est vrai. - A.-E.Lemoine: La part féminine de Gilles que vous avez mise en valeur dans vos films, est-ce que c'est l'une des raisons du succès de "L'Amour ouf", qui a dépassé les 3 millions de spectateurs? - J.Herry: Ca m'ennuie un peu de genrer la tendresse, l'incapacité de tendresse.

J'ai vu beaucoup de tendresse chez les garçons aussi. Sa part tendre est un peu moins mobilisée dans les films qu'on lui propose, généralement. Pour moi, elle existe.

Je lui ai juste demandé de mobiliser ça plus que dans les autres films. Je ne dirais pas que c'est sa part féminine. C'est un garçon tendre. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Michèle, vous avez joué dans plus de 50 films, beaucoup des comédies à succès, même à grand succès, dont "Pédale douce" qui vous a valu une très jolie nomination.

Ca vous a aussi permis de faire la fête après le tournage. - M.Laroque: C'est un film sur la fête, les doubles vies.

Les gens qui faisaient de la figuration sont des gens de la nuit, des vrais gens de la nuit. A la fin, ils s'intéressaient à l'histoire. Ils me disaient: "Comment ça finit?

Tu sauves ton couple?" On s'était attachés les uns aux autres. J'ai envie d'aller au Queen, de danser avec eux.

Ils adoraient mes robes. - P.Lescure: Vous continuez à vous voir? - M.Laroque: Je les ai un peu perdus de vue, mais il y avait une ambiance démente sur le film. - P.Lescure: Vous aimez la comédie, faire rire, mais c'est votre choix.

Grande, blonde, vous pouviez jouer un autre archétype d'actrice. J'ai fait des films que j'ai beaucoup aimés, comme "Ma vie en rose", qui était plus une comédie romantique. Il y en a une sur l'alcoolisme au féminin qui va sortir bientôt.

J'ai beaucoup de plaisir à jouer des films qui ne sont pas des comédies, mais j'aime rire. J'aime faire rire. En France, ça met dans des cases.

Une case vous a plutôt réussi. - M.Laroque: Je viens de faire un film avec K.Merad.

On avait des scènes un peu dramatiques. C'est ce qu'on faisait le plus facilement. Quand on fait de l'humour, on est ultrasensible.

C'est une façon de survivre. Quand on nous demande de jouer quelque chose de très sensible, on sait le faire. - A.-E.Lemoine: Trois ans avant "Pédale douce", on se souvient de vous dans "La Crise", l'épouse d'un allopathe devenu homéopathe. - M.Laroque: Un drame. - A.-E.Lemoine: Ca rapporte beaucoup moins, d'où votre colère, avec un monologue génial. "Avec l'homéopathie, j'en ai plein le cul." C.Serreau avait du mal à trouver la bonne comédienne pour ce rôle.

Une bonne fée lui a glissé votre nom. - C.Serreau: Vincent Lindon m'a dit: "Il y a une folle furieuse qui a un talent fou, M.Laroque.

Elle n'a pas fait grand-chose." Je lui ai fait faire des essais. Elle parle à toute vitesse.

C'est une des rares actrices françaises qui sait directement tout son texte. Elle parle vite et on comprend tout. Extrêmement drôle, complètement barjo.

Quand on cherchait des intonations, elle prenait tout de suite au quart de tour. Elle avait une oreille...

C'était quelqu'un de brillantissime. Je t'embrasse. - M.Laroque: J'ai Une admiration folle pour Coline.

C'est une musicienne. C'était comme une partition. Il faut se libérer.

Il faut devenir soi à l'intérieur de la partition. - A.-E.Lemoine: Vous vous souvenez encore par coeur du monologue? - M.Laroque: Pas tout.

On avait beaucoup répété. Coline faisait beaucoup de prises, genre 40. Quand je donnais la réplique, elle me disait: "Je trouve que tu es encore mieux.

On devrait en faire encore." J'en ai fait peut-être 80. J'ai perdu ma voix.

C'était mes 1ers films. Je n'étais pas complètement à l'aise. Je reçois un coup de fil et elle me dit: "Mon ange, je vais te faire rire.

J'ai monté la première." - P.Cohen: Grégoire, vous avez mis plus de temps à basculer vers la comédie.

Vous avez suivi le Cours Florent avec, dans la promo, P.-F.Martin-Laval et J.-P.Rouve que vous avez retrouvés sur "Le Sens de la fête".

Il y avait eu un quiproquo fameux avec J.-P.Bacri. - G.Bonnet: C'est J.-P.Bacri qui m'avait vu sur scène avec I.Gélinas.

Il avait eu la gentillesse de dire à Toledano et Nakache que je serais peut-être pas mal pour le rôle. - P.Cohen: Vous décrochez votre 1er rôle au cinéma en 96 dans "Le Déménagement", de D.Boon.

Après, c'est surtout dans des séries policières qu'on vous voit. Depuis 10 ans, vous êtes dans "Scènes de ménage". - C'est trop gentil de nous avoir préparé un gâteau, maman.

J'ai oublié les serviettes. Sinon, on va s'en mettre partout. - Désolée.

Je l'ai un peu raté. - C'est délicieux. - Je ne parlais pas du gâteau. - Tiens, maman. - En revanche, j'ai bien réussi mon fondant. - G.Bonnet: Je suis un peu maltraité par les femmes, quand même! - A.-E.Lemoine: Vous formez un couple qui n'a pas conquis tout de suite les téléspectateurs. - G.Bonnet: Quand on arrive dans la série, il faut un peu de temps. - A.-E.Lemoine: Ils vous détestaient parce qu'ils ne vous connaissaient pas. - G.Bonnet: Tout ce qui est nouveau est un peu...

On s'est fait détester pendant 3 ans, 4 ans...

Maintenant, ça va mieux. - A.-E.Lemoine: Les pharmaciens vous en ont voulu. - G.Bonnet: L'Ordre. - A.-E.Lemoine: Vous ne donnez pas une image déplorable des pharmaciens, mais vous donnez une image déplorable de votre mère, détestable avec vous, en vous disant qu'elle vous a raté. - G.Bonnet: Ce qui est faux. - A.-E.Lemoine: Il faut aller vous voir sur scène dans "La Porte à côté", jusqu'au 31 décembre.

Mercredi, on va au cinéma voir "Le Royaume", de J.Colonna. - M.Laroque: Beaucoup d'émotion. - A.-E.Lemoine: Validé par M.Laroque. - M.Laroque: Survalidé! - G.Bonnet: C'est vrai. - A.-E.Lemoine: Merci.

On conclut avec les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 11 novembre. Comme chaque année, tradition oblige...

Cris. - La SNCF va-t-elle faire grève pendant les vacances de Noël? - L'appel à la grève commence le mercredi soir 11 décembre. - La 15e fois en 20 ans que les syndicats de cheminots menacent Noël. - B.Chameroy: C'est un peu notre M.Carey à nous.

Les commémorations du 11-novembre. M.Barnier était à Meaux, frappée par une tornade éclair.

Magnifique frange cendrée du plus bel effet. Il inaugurait une tranchée reconstituée. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une tranchée, éléments de réponse avec BFM. - C'est une tranchée qui a été reconstituée.

On ne les voit pas. Ce sont des tranchées sous terre. - B.Chameroy: CQFD.

Le président de la République commémorait l'armistice à Paris avec le Premier ministre britannique. E.Macron a échangé avec les spectateurs, mais la tradition a-t-elle été respectée jusqu'au bout?

La fan numéro 1 du président était-elle présente? Où est Chantal? Sans Chantal qui le suit partout, ça n'aurait pas eu le même goût. - B.Chameroy: Le président a demandé "comment ça va?" sur toutes les tonalités. - E.Macron: Comment ça va? - B.Chameroy: Il a croisé une vieille connaissance.

Le sol était très glissant. Mais c'est pratique, ça permet d'illustrer le tout dernier sondage de popularité. Pour se relancer, il a fait du beatbox.

Beatbox. Il y en a un qui aurait préféré ne pas bosser: le cadreur de l'Elysée. Voici sa réaction à la fin de la cérémonie.

N.Sarkozy participait aux commémorations. La météo était celle d'un mois de novembre classique, d'où ce petit parapluie.

Ce temps britannique a inspiré une blague à l'ancien président. Une vanne qu'il va pouvoir ajouter à son one-man-show, encore en rodage. Il était aux Rencontres de l'avenir, à Saint-Raphaël. - Le télétravail, qui est de la télé et pas du travail...

Le médecin qui est sur la chaîne info, vous n'avez pas envie qu'il vous touche. Qui accepterait qu'on aime la France quand il y a un président sympathique et qu'on la déteste parce qu'il y a un président normal? Il y a un type qui a dit, il y a quelques années: "Travailler plus pour gagner plus." Il avait raison.

C'est intéressant. Applaudissements. - B.Chameroy: Un spectacle qui a beaucoup plu, notamment à une personne.

E.Macron a Chantal. N.Sarkozy a l'économiste N.Bouzou. - Quelle joie, à titre personnel!

On a tellement besoin de votre hauteur de vue, de votre profondeur...

Les Français plébiscitent votre hauteur de vue. - B.Chameroy: Tellement fan qu'il a acquiescé à toutes ses fins de phrases. - On est chez les fous.

C'est confondant. C'est la vérité. A l'époque, les trapézistes, il n'y avait pas de filet.

Un jour, j'ai vu qu'il y avait des filets en dessous. J'ai dit à mon grand-père qu'on devait s'en aller parce qu'ils nous avaient menti. - B.Chameroy: C'est aussi le jour J pour S.Lecornu, qui aime tellement montrer qu'il est le chef qu'il l'a fait sur "Télématin".

Il tape du poing sur la table. - Dans beaucoup de capitales européennes. - B.Chameroy: Ce TOC a fini par saouler J.Arnaud.

La programmation des invités politiques n'est pas des plus évidentes. - Bonjour, N.Dupont-Aignan. - No comment. - Merci, N.Dupont-Aignan. - B.Chameroy: Ce week-end était donné le coup d'envoi du Vendée Globe aux Sables-d'Olonne.

France 3 était en édition spéciale. Pensée pour la journaliste de la chaîne... - Vous êtes avec Sébastien Simon. - Il vient de dire au revoir à sa compagne. - Vous êtes avec Denis Van Weynbergh. - Il n'a pas pu rester. - Vous êtes à ses côtés. - Elle n'a pas souhaité répondre à des interviews. - On retrouve Fanny avec J.Le Cam. - B.Chameroy: La patience finissant par payer... - Une surprise qu'on retrouve au milieu de la foule.

D'accord. - B.Chameroy: Le poulet!

Ils étaient près de 350 000 à regarder les bateaux s'élancer, dont cet amoureux de J.Le Cam qui a le sens du compliment. - Pourquoi vous soutenez J.Le Cam?

C'est quoi qui vous plaît chez lui? - Le personnage, un vrai marin, une tête de vainqueur. - B.Chameroy: "Une bonne tête de vainqueur, mon Jeannot".

Il y avait du beau monde. N.Karabatic était tapi dans l'ombre.

P.Bruel...

Mais, surtout, Nono et Philou, qui se sont rabibochés. Elle va être belle, la photo. R.De Niro était en interview mais ça a saoulé tout le monde. - Pour finir ce 5e Vendée Globe... - Merci, Jean-Pierre! - B.Chameroy: P.de Villiers était en Vendée.

Je crois qu'il a pris un peu froid. - Pour son histoire, pour sa voix...

Il se racle la gorge. - B.Chameroy: Il y a eu quelques problèmes de connexion. - Grâce à vous, on va pouvoir suivre toute la matinée. - Je ne sais pas si vous m'entendez.

Je n'ai pas de retour. - On vous entend. - B.Chameroy: Mais lui ne vous entend pas.

Les journalistes ont décidé de vous faire vivre toutes les étapes de ce départ de la course, quitte à être un poil oppressants avec des gens qui s'apprêtent à quitter leurs proches pour de longues semaines. - On va essayer de se rapprocher de Benjamin. Avec le papa...

Benjamin avec son chien. - Il n'y a pas beaucoup d'intimité pour se dire au revoir. - B.Chameroy: Laissez-les tranquilles!

C'est le jour des évals à la "Star Academy". C'est au tour de J.Bardella de se produire face aux profs. ... "La Marseillaise". - J.Bardella: Contre nous de la tyrannie... - B.Chameroy: On referme ces actualités en faisant un tour en Nouvelle-Calédonie, où voyagent les très ponctuels Y.Braun-Pivet et G.Larcher. - C'est avec une heure de retard sur le programme que les 2 représentants du Parlement sont arrivés.

Leur entrevue avec la présidente du Congrès a été rapide, 30 minutes. - B.Chameroy: Le temps de confectionner des colliers de fleurs qui leur vont très bien.

En revanche, je pense que G.Larcher regrette déjà les 12 degrés parisiens. - G.Larcher et Y.Braun-Pivet, sous une chaleur de plomb... - Je viens avec une forme de déférence à votre égard. - B.Chameroy: La Sueur dans l'oeil, ça pique.

Offrez-lui un ventilo portable. A demain. - A.-E.Lemoine: Merci.

On salue nos téléspectateurs. Tout de suite, "Thalassa". A demain.