Confiscation des bénéfices de tous les profiteurs de guerre !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Nathalie ArthaudFait
« « d'objectiver une bonne fois pour toutes ce qui s'était passé sur les marges des distributeurs ». »
- 0:45Nathalie ArthaudChiffre
« « certains distributeurs en ont profité pour augmenter leurs marges et parfois même de 30 % ». »
- 1:30Nathalie ArthaudChiffre
« « les marges des pétroliers ont été multipliées par quatre, que leur cours en Bourse a explosé et que TotalEnergies a réalisé un petit coup spéculatif à un milliard de dollars ». »
- 2:15Nathalie ArthaudChiffre
« « Un seul missile Mica qui est vendu par la société MBDA à l'État, c'est 600 000 euros, une heure de vol de Rafale, c'est 20 000 euros ». »
- 3:00Nathalie ArthaudChiffre
« « le surcoût des opérations militaires engendrées par la guerre dans le Golfe, c'est 200 millions d'euros par mois ». »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Face à la flambée des prix des carburants, le Premier ministre poursuit ses gesticulations. Il accuse désormais les distributeurs de ne pas jouer le jeu. Ce n'est pas très violent.
Lecornu a demandé à ses ministres, je le cite : « d'objectiver une bonne fois pour toutes ce qui s'était passé sur les marges des distributeurs ». De qui se moque-t-il ? Combien de temps leur faudra-t-il pour « objectiver » ?
Tous ceux qui sont passés à la station-service l'ont constaté. Quand les cours mondiaux du pétrole ont grimpé, aussitôt, ils ont été répercutés à la pompe. À l'inverse, quand le cours mondial du baril est redescendu, les prix à la pompe sont restés bloqués pendant des jours.
Alors aujourd'hui, franchement, personne ne sera étonné d'apprendre que certains distributeurs en ont profité pour augmenter leurs marges et parfois même de 30 %. Mais tout ce bruit autour des distributeurs ne doit pas cacher les profiteurs qui se gavent à une échelle bien plus grande et qui sont protégés, voire engraissés par le gouvernement. Est-ce que le gouvernement demande des comptes à TotalEnergies, alors qu'on sait que depuis le début de la guerre en Iran, les marges des pétroliers ont été multipliées par quatre, que leur cours en Bourse a explosé et que TotalEnergies a réalisé un petit coup spéculatif à un milliard de dollars ?
Est-ce que le gouvernement demande aux spéculateurs, est-ce qu'il en demande aux financiers qui ont profité aussi de la guerre pour augmenter leurs taux d'intérêts ? Est-ce qu'il en demande à Lactalis, qui a annoncé lui aussi devoir augmenter le prix du lait, de ses yaourts ? Non, là-dessus, silence radio.
Quant aux premiers profiteurs de la guerre, je parle bien sûr des capitalistes de l'industrie de l'armement. Alors eux, ils sont carrément engraissés par l'État. Un seul missile Mica qui est vendu par la société MBDA à l'État, c'est 600 000 euros, une heure de vol de Rafale, c'est 20 000 euros.
Et rien que le surcoût des opérations militaires engendrées par la guerre dans le Golfe, c'est 200 millions d'euros par mois. Alors ce n'est pas de l'argent perdu pour tout le monde parce que c'est autant d'argent pour Dassault, pour Thalès, pour Safran, pour MBDA, Naval Group et puis pour tous leurs actionnaires qui sont sans doute très contents que la guerre se poursuive. Et pour eux, le gouvernement ne compte pas à la dépense.
Il vient même donc de décider une rallonge de 36 milliards, de la loi de programmation militaire. Macron a osé affirmer que nous sommes tous embarqués dans la même galère. Quelle blague !
Il y a d'un côté le monde du travail qui paye et de l'autre les capitalistes qui s'enrichissent et qui profitent. Ce sont des rapaces, des profiteurs de guerre et des spéculateurs qui se délectent et qui font leur beurre sur notre malheur. Il ne faut plus accepter de payer pour la crise des capitalistes.
Il faut nous opposer à la grande bourgeoisie, ses actionnaires à la tête des multinationales. Il faut que les travailleurs se préparent à faire ce qu'aucun gouvernement ne veut faire rendre publics les comptes des multinationales et des holdings de la bourgeoisie pour faire vraiment la transparence sur les circuits de l'argent. Il faut confisquer les bénéfices de guerre, empêcher les capitalistes de laminer notre pouvoir d'achat et d'enlever à des centaines de milliers de travailleurs leur gagne-pain.