Fin du front républicain : "Il faut une primaire extrêmement élargie, de Darmanin à Sarkozy"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europa soir weekend 19h 21h Stéphanie de Murue toujours en compagnie de Jules Toress et Sarah Salman. On va parler un petit peu politique puisque dans ce journal d'un prisonnier dont on a parlé hier avec Antonin André du JDD, il y a cette petite phrase quand même qui qui me semble-t-il n'a pas été très commentée mais qui a son importance. l'ancien président qui raconte un échange avec Marine Le Pen où il lui explique qu'il n'appellera plus au front républicain contre le rassemblement national.
Est-ce que c'est pas là, mon cher Jul Tores, une nouvelle digue qui saute à droite ? Clairement, si c'est une digue qui saute parce que c'est quand même un ancien président de la République qui euh qui qui est très écouté encore aujourd'hui, particulièrement aujourd'hui avec la sortie de ce livre, le journal d'un prisonnier. Évidemment, moi c'est c'est d'ailleurs l'un des extraits que modestement j'ai choisi parce qu'on a eu les bonnes feuilles du du livre de Nicolas Sarkozy dans les pages du journal du dimanche et je trouvais que ce passage était absolument éclairant.
D'abord parce qu'il y a une scène avec Marine Le Pen qui est complètement hallucinante, vous savez où Marine Le Pen appelle Nicolas Sarkozy et elle lui dit "Bah vous saluerai votre femme. J'ai trouvé son geste enlevant la bonnette de Mediaapart après le après le le après ouais voilà d'une élégance sans nom et il lui dit vous avez raison élégant j'ai trouvé ce j'ai trouvé ce geste assez assez assez assez formidable et assez fou ne serait-ce que d'y penser j'ai trouvé ça absolument fabuleux. Ça c'est pour la partie un petit peu storytelling et et people mais il y a une vraie partie politique, vous avez raison de le souligner et et c'est une petite phrase mais qui dit beaucoup de choses.
C'est-à-dire que la droite depuis le piège que qu'a lancé François Mitteran à Jacques Chirac dans les années 80, c'est-à-dire le cordon sanitaire, c'est-à-dire que attention, il y a deux droites, il y a la droite républicaine d'un côté et il y a une droite qui en réalité est une extrême droite qui est l'héritière de Pétin, l'héritière du régime de Vichi. vous ne devez absolument pas vous allier et et ça pendant 40 ans et bien la droite a accepté de le faire. C'est d'ailleurs l'un des éléments les plus intéressants, je trouve, du dernier livre d'Éric Sioti qui lui a décidé de faire le chemin inverse.
Il a décidé de casser ce cordon sanitaire après les élections extrêmement critiqué en étant extrêmement critiqué, en étant extrêmement isolé puisque quand il a quitté les républicains, il était à la tête des républicains, il a été quasiment le seul avec une députée à partir du côté du Rassemblement national mais il a brisé ce cordon sanitaire et donc ce front républicain. Après la vraie question c'est est-ce que ce front républicain existe encore aujourd'hui ? On a vu lors des dernières législatives qu'il existait encore qu'il y avait encore un certain nombre de français peut-être une majorité d'efficacité he je vous rappelle quand même au deè législoup beaucoup d'efficacité c'est c'est c'est ça donc il existe encore mais c'est vrai qu'il s'ffrite de plus en plus à la mesure que bah les problèmes des français sont de plus en plus importants que le macronisme est finissant et donc que les français essayent de voir des des alternatives.
Donc donc vous avez tout cela que la droite est complètement exangue, que il y a aucun candidat de droite aujourd'hui qui fait office de favoris ou même de candidat sérieux à l'élection présidentielle. Donc c'est la raison aussi pourquoi je je présume, c'est pas ce que dit Nicolas Sarkozi. Nicolas Sarkozi voit bien que finalement la droite aujourd'hui c'est le Rassemblement national même si sur certaines positions économiques c'est complè c'est c'est plutôt à gauche qu'à droite.
C'est plutôt socialiste que libéral. Mais aujourd'hui, quand par exemple Nicolas Sarkozi parle de Jordan Bardella, euh il vous dit c'est un petit gars de l'UMP ou c'est un petit gars de du du RPR. Donc on voit très bien que toutes les digues ont sauté, que d'ailleurs les principaux cadres du Rassembl national aujourd'hui viennent euh des Républicains ou de l'ancienne UMP.
Donc on voit très bien que toutes les dig sont en train de sauter. Donc à ce titre-là, bon benah la sortie de Nicolas Sarkozi, elle est pas elle est elle est aussi surprenante euh que elle paraît plus naturelle effectivement qu'il y a quelques années. Elle nous conduit à cette réflexion que vous avez mené briamment dans le dans le JDD, euh mon cher Jules.
La primaire qui électrise la droite, alors tout le monde y pense mais personne n'en parle. Euh la primaire qui s'impose à droite comme un un remède, vous dites à l'éparpillement des candidats mais mais euh comme un train peut en cacher un autre, il y a l'enjeu d'une éventuelle évidemment union des droite hein derrière derrière ça. Cacher cette primaire que je ne saurais voir euh Stéphanie.
C'est vrai que c'est le mot euh qui ressort en permanence et je pense que vous le voyez quand vous faites des interviews de d'hommes politiques, c'est que bon bah face à ce qu'on vient de dire, on vient de parler de Jean-Luc Mélenchon et on vient de parler du Rassemblement national. Quelle est la réalité aujourd'hui politique ? Vous avez un rassemblement national qui est quasiment hégémonique à droite avec des scores que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella d'ailleurs c'est intéressant de le voir qui sont entre 35 et 38 % selon les sondages.
On a un Jean-Luc Mélenchon qui quand même est le favori à gauche. On sait qu'il commence toujours ses campagnes extrêmement bas autour de 10 13 % forme d'habilité de de Jean-Luc Mélenchon. Il nous l'a rappelé encore hier.
Ah mais de toute manière pendant 2 ans, vous verrez que Jean-Luc Malanchon va complètement abandonner le bordel, va abandonner les outrances et qu'il va être responsable pour plus au centre évidemment moins la République. Absolument. Et donc face à cela face à une gauche qui n'a rien abandonné et une droite hégémonique bah cinq ou six candidats l'ipucien de la droite et du centre ça ne mène à rien.
Vous allez avoir Atal, vous allez avoir Philippe, vous allez avoir Rotaillot, on sait que Laurent Vquier veut y aller aussi. Laur et c'est pour ça qu'il y a qu'il y en a certains David Lisnard, Laurent Voquier qui vous disent "Bon bah il va falloir une primaire, il faut une primaire extrêmement élargie de Gérald Darmanin à Sarah Knafo pour évidemment avoir un seul ou deux candidats maximum pour essayer que ce duel Bardella Mélenchon ne soit pas inéluctable." Bon, c'est ça ça paraît comment dire un petit peu osé aujourd'hui parce que même Géral Darmanin lui-même, il dit qu'il veut une primaire de Atal à Rotaillo donc en exclu en Reconquête.
Reconquête vous dit que une primaire avec Atal c'est pas possible parce qu'attal il est pas de droite. Donc vous voyez tout le monde a son périmètre, tout le monde a ses lignes rouges. Donc elle est absolument pas faite mais à la fin ça mènera peut-être à union n des droites que les électeurs souhaitent.
Mais même madame Le Pen ne veut pas d'union des droites. Elle est pas dans elle est même pas dans cette personne n'évoque le Rassemblement national dans cette primaire. Ou oui d'accord.
On est d'accord. parce que elleême dit qu'elle ne veut pas deion des droites. Donc vous l'avez vu écouter hier Jean-Luc Mélenchon ?
Oui, je l'ai écouté. J'ai trouvé que la question de madame Tevenna était très pertinente. Luiantisémit Oui, j'ai trouvé que c'était intéressant.
Lui sur la forme. Bon bah c'est du Jean-Luc Mélenchon. Voilà, c'est plutôt bon mais sur le fond, il ne répond pas aux questions.
Voilà. sur l'antisémite. Il a encore défendu, vous savez, cet enseignant, ce prof d'histoire Julien Ter qui a commis des caricatures ter en même temps, il dit que l'antisémitisme est résiduel.
En même temps, depuis le 7 octobre, il n'a pas condamné les propos des membres de la France insoumise qui ont tenu pour certains des propos qui sont à mon sens ouvertement antisémite. Donc je suis pas surprise mais sur le fond, il donne pas vraiment de enfin, on aurait pu aussi ne pas le convier. Voilà ce que je pense.
Ça n'aurait pas changé grand-chose en réalité et pourtant c'était utile peut-être d'avoir une forme d'explication et de transparence. On est question sur les questions, il y a eu donc madame Tevna, je crois deux ou trois personnes qui ont posé des questions deux ou trois personnes LFI qui ont posé des questions. Bon c'est pas non plus très équilibré.
Jul, cette audition était extrêmement décevante. Moi, je pense que c'était une bonne idée d'inviter Jean-Luc Mélenchon, mais qu'il fallait que ça dure plus que 1 heure. Il fallait qu'il y ait plus que que c ou six questions, des questions beaucoup plus précises.
En effet, Priscat, tu es venu à poser, moi je trouve la seule bonne question de cette audition parce que sinon toutes les autres étaient des questions extrêmement ouvertes qui permettaient à Jean-Luc Mélenchon de faire non seulement un cours d'histoire mais en plus un show. Mais du reste euh oui, j'ai l'impression quand même que les députés et même les observateurs politiques et les et les commentateurs et les éditorialistes depuis hier vous disent "Qu'est-ce qu'il est érudit ! Qu'est-ce qu'il est intelligent !
Il nous donne des cours d'histoire." Mais c'est vrai, mais on apprend pas que Jean-Luc Mélenchon est un formidable tribin. C'est sans doute le plus grand tribun actuel, le meilleur orateur politique qu'on a eu depuis François Mitteran et Jean-Marie Le Pen.
Mais du reste, il y a des questions de fond auxquelles il n'a pas répondu. Quand on lui parle du voilement des fillettes chez les mineurs, Jean-Luc Mélenchon vous répond vous répond circoncision. Il tape complètement à côté de la plaque.
Quand on lui demande pourquoi il a évolué sur la question de l'islamophobie en 2015, Jean-Luc Mélenchon disait "Je refuse ce terme d'islamophobie. Il est c'est un terme politique qui est utilisé par les islamistes. Quand en 2010 mais même en 2015, il vous dit que le voile est le signe d'une assignation des femmes et que c'est une rupture d'égalité entre les hommes et les femmes.
Bah aujourd'hui, il vous dit l'inverse et il vous dit ou mais en étant à chaque fois quand même dangereusement habile, il est il est dangereusement habile mais c'est aussi c'est aussi le format de cette audition qui est en réalité pas un débat. au Sénat, ça ne se serait pas passé comme ça. Peut-être que ça se serait pas passé comme ça, euh mais le problème, c'est que c'était à l'Assemblée nationale et et moi je je trouve que quand on regarde vraiment dans ces réponses, on voit quand même les petites failles, l'évolution idéologique encore une fois du bouffeur de curé à l'écheur d'imam, pardonnez-moi de l'expression elle est pas de moi ou de l'écheur de Mola, elle est de Claude Maluret le sénateur justement le sens de la formule Maluret.
Bon bah, pardonnez-moi, ça c'est extrêmement factuel. quand Priscat Even lui demande pourquoi le 6 mai 2024 Rima Hassan était dans une manifestation organisée par ses ses nons amis du Hamas en hommage à Ismaël Anier qui est l'un des chefs du Hamas où il y avait des étendards en à l'effigie du Hamas où il y avait des manifestants qui portaient pas de question sur Manuel Bompard avec les membres du Hamas la veille du 7 octobre Thomas Porte absolument et vous vous avez raison et c'est là où malheureusement il ne répond pas à ces questions parce que il est il est habile mais mais mais mais mais une commission d'enquête normalement il doit y avoir toute la vérité rien que la vérité et d'ailleurs il prête serment. C'est la raison pour laquelle il y aurait dû avoir des relances pour expliquer euh bah l'inexplicable parce qu'en réalité Rima Hassan par exemple n'avait rien à faire en Jordanie avec euh les euh les personnes du Hamas en 2024.
Gérald Darmanin