Nathalie Delattre : « Les crues révèlent le décalage entre la transition écologique et le terrain »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Nathalie Deelâtre, bonjour. Vous êtes sénatrice RDSE de la Gironde. On va revenir sur toutes ces actualités.
Mais d'abord évidemment petit détour par la presse régionale. Vous connaissez le principe. Je vais vous montrer les unes he qui enfin les les titres de la presse régionale ce matin.
À la une, le progrès qui revient notamment sur la mort du militant identitaire Quentin Dean et les premières mises en examen dans cette affaire. La Marseillaise qui titre sur le livre de Giselle Pélico intitulé et la joie de vivre. C'est publié chez Flamarion après un long silence.
La victime des viols de Mazan revisite cette terrible histoire et le républicain Laurin s'inquiète de la dépendance des seigneurs. Une dépendance qui va créchendo. Quelle une inspire ?
De quoi avez-vous envie de nous parler ce matin ? Quentin ? Je crois que beaucoup en parlent.
Vous savez, moi je suis une maman de de trois garçons qui ont 23, 21 et 19 ans. Donc je d'ailleurs j'ai une pensée pour la famille de Quentin et puis parce que nous sommes dans la barbarie, la sauvagerie, c'est-à-dire qu'il n'y a plus d'humanité. plus de moralité pour ces jeunes qui ont lyché à mort Quentin.
Je crois qu'aucune cause ne peut justifier ce type d'agissement. Donc j'espère que la justice passera. Mais il faut aussi que ce qui aujourd'hui surf sur le populisme euh qui attent les haines puissent être recherché en responsabilité.
Je pense au responsables politiques que nous sommes. nos voix por et hmicycle d'érructucté de provoquer et que l'on est capable de pouvoir et c'est c'est facile d'exalter la jeunesse sur fond de populisme et je pense que c'est l'istoire malheureusement l'histoire malheureusement se se répète notamment mais tous les discours qui peuvent être extrémistes euh qui peuvent se radicaliser qui peuvent radicaliser la jeunesse doivent être mis en cause. est poursuivi.
Je pense que il n'y a pas simplement une faute politique, il y a des fautes morales. Il faut que nous puissions que la justice puisse agir aussi sur ses responsables. Précisément, on a appris la mise en examen de deux assistants parlementaires du député à l'éfi Raphaël Ernaud pour homicide volontaire ou complicité.
Pour l'instant, les insoumis maintiennent le soutien le maintien maintiennent le soutien à au députés Raphaël Arnaud. Est-ce que et ben ça ça vous choque ? Oui, bien sûr que ça me choque.
Je veux dire que on ne peut pas imaginer que il n'y ait pas de responsabilité. Encore une fois, nous ne pouvons pas tenir n'importe quel propos quand nous sommes des femmes et des hommes publics. Euh, il y a une retenue à avoir.
On sait très bien encore une fois ce que l'on fait et comment on agit auprès de de la jeune été jeune, j'ai commencé la politique assez jeune. Voilà, il faut savoir précisment sur Raphael Arnaud, sur le député Raphael Larnaud qui n'est pas directement mis en cause par la par la justice aujourd'hui, vous dites bah il peut pas rester alors député c'est je crois que c'est c'est à lui de de choisir mais il peut pas rester dans le groupe insoumis. vous appelez les insoumis à à l'exclure du groupe très clairement.
Écoutez, je crois que ça les regarde mais nous verrons. Je pense que nous regarderons avec intérêt quelles seront les démarches envers ce député mais de l'ensemble de la classe politique qu'il faut condamner fortement. Je crois que toute absence de condamnation doit effectivement être examiné et nous devons en tirer des conclusion.
Alors, il vous appelez au calme ce matin, il y a eu cette alerte à la bombe au siège de la France insoumise, c'était mercredi. Clairement, vous dites il faut redescendre d'un d'un niveau. Là, ça commence à à sentir mauvais.
Il y a vraiment un climat de violence politique qui se qui est en train de s'emparer de la France. De violence politique et de violence tout court. Je veux dire que on a travaillé sur la violence à travers les réseaux sociaux.
On travaille, vous avez parlé Quentin tout à l'heure des actes antisémistes. Enfin, on voit bien cette violence montée dans notre dans notre société. C'est l'un des thèmes majeurs d'ailleurs, la sécurité est l'un des thèmes majeurs de ces municipalités, de ces élections municipales.
Donc on voit que nous sommes traversés par ces problématiques. Je pense que la classe politique a une grande responsabilité par rapport au fait de d'appeler effectivement à plus de calme, plus de de raison. Alors Emmanuel Macron s'est exprimé sur ce cette affaire, il pointe du doigt les deux extrêmes ou les extrêmes de manière générale.
Écoutez le chef de l'État. Mais rien ne saurait justifié ni chez les uns ni chez les autres et ni même dans un face-àface qui est mortifère pour la République. Donc tout le monde partout doit faire en effet le ménage.
En République, il n'y a pas de place pour les mouvements qui adoptent la violence, qui légitiment la violence parce que la démocratie repose sur le respect et la paix. Clairement, il cible les insoumis et le RN et le RN doit aussi faire le ménage dans ses rangs. Vous êtes d'accord avec ça ?
Vous savez, je je partage cet avis effectivement tant politique que religieux. Nous avons aujourd'hui des mouvements terroristes. Voilà, tout ce qui est de nature à être excessif, radicalisé, extrémiste doit effectivement être régulier aujourd'hui.
Autre sujet, madame Deâre, ce chiffre, ce chiffre à peine incroyable révélé, à peine croyable révélé par public Sénat et par le Sénat, plus de 13000 millionnaires ne payent aucun impôts sur le revenu. On doit cette information au Sénat qu'il a obtenu de hautes luttes auprès du gouvernement. Comment vous expliquez ça ?
Écoutez, je moi, j'attends de j'attends de voir les chiffres. Là, nous avons des chiffres bruts. Euh, je pense et je compte euh sur le travail, nous savons qu'il est exemplaire de la commission des finances du Sénat.
D'ailleurs, je remercie euh Jean-François Husson et Claude Renal euh de leur ténacité pour obtenir cette liste. Et maintenant, je crois qu'ils l'ont dit eux-mêmes. D'abord, cette liste existe et puis il faut étudier.
Certains ne payent pas d'impôts sur les revenus mais vont payer des impôts sur les sociétés. Euh d'autres effectivement euh vont par des mécanismes légaux de défiscalisation euh euh arriver à à échapper. Donc chi mécanisme 13000 millionnaires qui ne payent pas d'impôt sur le revenu.
Bien sûr qu'on peut être choqué. Euh ça veut dire que il faut que l'on repense euh aujourd'hui euh la politique de l'imposition euh et que l'on puisse effectivement faire en sorte qu'il n'y ait pas de fraude. Mais ce dont j'ai peur, c'est que ça ne soit pas euh des produits de la fraude euh puisque si nous avons ce type de lit, c'est parce que Bery a des données et des données mais que ça soit des mécanismes.
Quand c'est sur du patrimoine acquis, évidemment, il faut que l'on regarde comment l'imposition peut si il y a des fraudes et des manipulations, nous devons trouver les mécanismes pour les éviter. Nathalie de l'atalité, c'est évidemment ces cru exceptionnels qui frappe la France. Quelle est la situation chez vous en Gironde ce matin ? et bien disparade.
C'est vrai qu'il y a euh aujourd'hui nous ne sommes plus en ville vigilance rouge au niveau du département, mais nous avons encore euh des communes isolées, sinistrées, encore euh des euh foyers qui n'ont pas d'électricité ou de moyens de communication. Euh voilà donc euh nous amorçons une des crues. Nous avons eu la tempête Nils, la tempête Pedro et puis ces pluies d'iluviennes qui ont créé euh ces crus ces inondations, mais euh parfois par huissellement et par remontée de nap aussi des dégâts euh considérables sur les structures.
Alors on va rentrer plus dans le détail avec Quentin Calmet. Quentin, l'adjectif historique historique revient souvent. Pourquoi ?
Et bien déjà, on peut dire que l'Ouest de la France a connu 35 jours de pluie consécutif. C'est la plus longue période de précipitation depuis le début des mesures en 1959. et le passage de Pedro, une tempête hivernale que vous évoquez Nathalie Deâtre, c'est venu se rajouter à une situation déjà compliquée.
Alors ce matin, on peut regarder la carte à 6h euh la vigilance rouge pour Cru qui concerne encore le main et Loir, la Lo atlantique, c'est moment où je fais un peu la météo euh le et plus au sud euh la Charante Maritime. On voit donc effectivement la Géron n'est plus concernée par le rouge mais ça reste tendu hein, c'est encore des des zones qui sont oranges et cette carte est maintenue aussi pour demain. Les images qu'on a vu hier, elles sont impressionnantes.
LC a continué de monter toute la journée à Anger dans le Menoir. La Mè qui s'est rapproché du niveau de crue 2000. Pas d'amélioration attendue avant le début de la semaine prochaine a dit le maire Christophe Béchu. en Girond de votre département dans le Lot et Garon.
On redoutait hier une remontée de la Garonne dans des zones touchées désormais depuis plus d'une semaine à Libourne en Gironde. Dordogne a ainsi tutoyé son record de 1999 avec la maré haos qui est venue en plus gonfler davantage le cours d'eau et il y a des conséquence notamment en matière de transport quand voilà en raison des inondations rafale de vent le trafic ferroviaire a été fortement perturbé hier sur les lignes Nant Angordeaux Narbon et au niveau des autoroutes la la 9 qui relie Orange à Perpignan a connu des difficultés tout comme la 61 qui relie Toulouse à Narbon et la 62 entre Toulouse et Bordeaux. Des conséquences aussi sur les sur les commerces.
Exactement. Certains commerces sont fermés depuis dimanche. Comme à côté d'Anger, restaurant et boulangerie sont fermés à Bouchem.
L'eau s'est infiltrée dans les bâtiments à Chalon Surloire. Il y a comme ça 45 cm d'eau dans les cuisines de certains restaurants, sachant que l'eau a continué à monter dans ces zones. Alors, on a vu Sébastien Lecornu tweeter hier.
Il a dit les procédures de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle sont lancées. Les communes pourront déposer leur demande pour permettre une évaluation précise des dégâts. Les premiers dossiers seront examinés en commission interministérielle la semaine prochaine.
On a eu la date, c'est mardi. La reconnaissance interviendra rapidement pour permettre une indemnisation au plus vite. Steve.
Mardi, la Caisse centrale de réassurance a estimé que la seule tempête Nils, donc la précédente he celle qui a traversé la moitié du pays mercredi jeudi dernier, cette tempête, elle coûterait déjà environ 1 milliard d'euros. Le nombre de sinistres estimé à 250000. Les coûts des inondations qui ont suivi, toujours en cours, donc dans certains départements et bien cela pourrait et bien représenter 30 millions d'euros concentrés sur le sud-ouest.
Roland l'escur qui doit recevoir les assureurs à Bercis aujourd'hui. Nathalie Deelâtre, quelles sont vos principales inquiétudes ? Est-ce que la question des indemnisation dont on commence déjà à beaucoup parler, c'est une préoccupation ?
Bien sûr, il y a d'abord les mesures d'urgence. Je crois que la catastrophe naturelle, la déclaration de catastrophe naturelle et de calamité agricole dont parlé Anche Vir est attendue à minima. ce qu'attend des communes aussi, c'est des avances de trésorerie, des fonds de soutien parce qu'il y a des infrastructures notamment les routes qui ont été immerger longtemps qui le sont encore qui vont être fragilisés des ponts des services publics qui ont été endommagés.
Ça va être très long de voir toutes les conséquences bien sûr. Donc il y a ces mesures du genre, on a bien vu, on a d'abord et on est encore en train d'attendre des réparations sur le réseau électrique, sur le réseau des communications. Il y a eu des communes isolées aussi. par communication.
Donc il y a toute cette partie d'urgence. Nous parlons de la de la gémapie aussi, mais il y a aussi voilà, on fait énormément de curatifs, c'est-à-dire que vous dites cru historique. Moi, j'ai l'impression que c'est toujours plus haut, toujours plus fort et que nous allons de mois en mois battre des années historiques.
Ce n'est plus exceptionnel. Voilà, nous allons rentrer dans ces épisodes réguliers et donc nous ne pouvons plus faire de curatif. Là, il faut vraiment ne plus courir après mais être en avance et donc faire du préventif.
Et c'est cela que j'attends plutôt de l'État, c'est d'avoir ce coup d'avance. On va aller sur le terrain, direction la Charante Maritime qui est très durement touchée par les inondations. On retrouve Julie Sico qui se trouve dans la commune de Sainte.
Bonjour Julie. Beaucoup de dégâts déjà. Le pire est peut-être encore à venir.
Vous résidez vous-même dans un quartier qui est englouti par les eaux. C'est ça. Oui, vous voyez, je suis juste dans ma rue là en fait pour vous montrer.
J'ai les pieds dans l'eau. Il y a effectivement plus de 1300 maisons qui sont inondés ici à Sainte dans le centre-ville. Il y a plus de 2000 maisons qui sont touchées par ces inondations.
L'eau a commencé à envahir les rues voilà une semaine et depuis elle ne cesse de grimper. Les prévisions pour aujourd'hui sont autour de 6,45. Cela pourrait atteindre un plateau aux alentours de 6,50 ce weekend avec aucune entrevue de décru d'ici là parce qu'il y a encore beaucoup d'eau en amont à Angoulem et à Cognac notre notamment.
Alors ici nous sommes dans le quartier de la gare. Euh pour vous donner une idée, nous avons voilà plus d'un m d'eau aujourd'hui dans notre sous-sol. C'est évidemment pas grand-chose hein par rapport aux personnes qui ont aujourd'hui les pieds dans l'eau.
Je vous disais près d'un millier de maisons qui sont inondées. L'électricité est bien sûr dans de nombreux secteurs. Il y a évidemment aussi des problèmes d'assainissement.
Des commerces sont évidemment touchés puisque l'une des principales avenues de la ville, l'avenue Gambeta et le pont palici qui traverse la Charante sont aussi impactés par ces eaux et sont fermés par endroit. Imagulé des eaux a été très rapide. Comment les autorités ont réagi ?
Oui, la montée des eaux a effectivement été très rapide he pris une semaine, on prenait environ 20 cm par jour. Selon nos informations, il y a plus de 200 personnes mobilisées, des bénévoles mais aussi des agents de la mairie et puis la mai lancée appel au renfort aux bénévoles pour venir aider à déposer des parpins des des madriers. Donc c'est ces poutres de bois que vous voyez le mois quand cela est possible parce qu'évidemment arrivé à une certaine hauteur et bien il n'y a plus que le bateau qui est utilisable dans certaines rues.
Un centre d'urgence a été ouvert par la Croix-Rouge pour accueillir les personnes qui n'ont pas de possibilité de relogement chez des proches. Voilà, des parpins des madriers sont distribués au fur et à mesure par la municipalité et puis des questions se posent aussi sur la rentrée scolaire puisque les vacances se termine ici en Charante Maritime et évidemment il y aura sûrement des élèves, des étudiants, des collégiens qui ne pourront pas aller à l'école puisque vraiment c'est tout le centre-ville qui est aujourd'hui touché en tout cas une très bonne partie du centre-ville de Sainte qui est touché par ces inondations. Merci beaucoup Julie Sico, journaliste à la Charante Libre.
La une aujourd'hui, c'est évidemment la lassitude des sinistrés. Quentin, vous aviez une question pour la sénaterie ? Oui, on l'a dit.
Le premier ministre qui a annoncé que la procédure est lancée pour aller vers une reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Qu'est-ce que ça change exactement ? Non, mais bien sûr, on va avoir des mécanismes financiers.
Ce qui doit changer aujourd'hui, c'est de plus faire du curatif, c'est de faire du préventif et on a des actes isolés. Donc là, maintenant, il va falloir avoir un acte majeur. Des plans, on en a dans tous les sens.
Euh, on a tous été mobilisés. Donc, je pense qu'aujourd'hui, il faut passer à l'action. Euh quand je vous parlais de la GMAPI aujourd'hui, le problème des digs est entier.
Euh et non euh le le la visite ministérielle de de Monique Barbu a beaucoup choqué parce qu'on voit ce décalage euh de la transition écologique a beaucoup choqué parce qu'on voit ce décalage entre elle a pointé du doigt les collectivités locales qui n'avaient pas mis tous les efforts possibles selon elle pour lutter contre les contre les CR garantir que justement elle est allée sur une communauté de commune qui a énormément fait de travaux simplement c'est mathématique c'estàd qu'on le dit nous avons une proposition de loi qui est coincée depuis 1 an à l'Assemblée nationale qui est passée à l'unanimité au Sénat, la loi Rapin Rous. Nous en avons une ici au Sénat en attente. C'est mathématiques.
Vous ne pouvez appeler en taxe que 40 € par habitant sur la GMAPI. 31000 habitants à Cadillac, là où la ministre s'est euh euh déplacée, égale 2 millions par an pour 5 km de gu diggue, 5 millions euh de d'investissements en entretien chaque année. 2 millions d'un côté, 5 millions de l'autre.
Donc c'est pas un problème euh effectivement euh d'appel de taxe. La commune et la communauté de commune ont fait ce qu'il fallait. C'est à l'état de repenser son modèle financier.
On continue cette couverture exceptionnelle de de ces cru. On va prendre la direction d'un autre département qui a les pieds dans l'eau, c'est le Mené noir, victime d'inondation très importante. Bonjour Stéphane Piedénoir.
Vous êtes sénateur à l'air du du Meneloir. Quelle est la situation chez vous ce matin ? Écoutez, nous sommes toujours en vigilance rouge et les constats du matin sont un petit peu supérieurs au aux prévisions, même aux prévisions hautes d'hier après-midi lorsque nous faisions le point avec notamment les ministres que l'on voit à l'écran et et le préfet, on est vraiment tout près des des records de 1995.
On ne cherche pas à battre les records, mais c'est vraiment une année qui avait marqué l'ensemble du département parce que la MEN qui est un un petit affluent de la Loire avait vraiment débordé et et envahi si je puis dire une bonne partie d'Anger sur la partie basse autour du château. Ce sont des images qui ont frappé tous les tous les habitants du du Menelir. Donc là on a de de d'est en ouest he puisque la loire traverse toute notre tout notre département.
On a des situations extrêmement critiques avec deux villages désormais qui ont été évacués. Le préfet a donné le l'ordre d'évacuer dans la journée, notamment la commune de chefs qui se trouve aussi à la confluence de la Sart. Euh donc voilà, une situation très préoccupante et des élus locaux qui sont euh sur le terrain comme je l'entendais pour fournir des parpins, des poutres pour désormais euh euh sortir euh longer les pâtées de maison puisque les Russes sont désormais euh pour la plupart impraticables.
Stéphane Pinoir, vous estimez que vous êtes assez accompagné par le gouvernement aujourd'hui ? Écoutez, moi j'ai entendu Françoise Gatel dire hier que la déclaration de catastrophe naturelle sera prise partout où il faut. son sont son ses propres mots.
J'étais à côté d'elle hier après-midi au P. Euh évidemment, c'est une tâche supplémentaire qu'on va demander aux élus locaux pour euh faire l'inventaire des des dégâts. C'est aussi un autre combat euh après la gestion de crise des inondations.
Il y a aussi cette partie un peu administrative et un peu pénible à réaliser. J'entends ce matin le le Premier ministre dire que une accélération des calendriers parce que souvent sont des temps et on est dans l'après-crise, on est dans l'attente de la réparation pour je parle évidemment des des particuliers mais aussi des collectivités dont les structures dont les les bâtiments on ont pu souffrir lourdement. On voit à l'image les les poncés dans le méneloir où nous étions hier après-midi avec des des la mise en œuvre de moyens.
On voit des boudins là qui ont permis de retenir de euh de différer ou de retenir une bonne partie de la loire que l'on voit à l'écran. Euh donc les élus locaux depuis euh plusieurs décennies en fait dans dans le Manel War se sont emparés de cette problématique des des crues parce que on est un département particulièrement exposé et il y a une sorte de culture de gestion de crise inondation dans le manelir. Néanmoins, il faudra que l'État accompagne très rapidement et à la hauteur des dégâts qui seront évalués.
Merci beaucoup monsieur le sénateur et bon courage. On vous souhaite bon courage pour pour ces prochaines heures. Merci d'avoir euh témoigné, d'avoir répondu à mes questions.
Quentin, vous avez une dernière question pour Oui. Oui. Madame Delat, vous avez dit attendre que l'État anticipe mieux ces phénomènes.
Mais donc on parle maintenant de de travaux qui sont potentiellement pharaoniques pour adapter les territoires à ces phénomènes qui bah augmentent et sont de plus en plus importants. Et oui, tout à fait. Mais il faut le faire parce que nous ne pouvons pas regarder crise après crise les mêmes dégâts arrivés.
Donc il faut revoir tout notre système de dig. Nous avons aussi des zones d'expansion, c'est-à-dire que c'est vrai que beaucoup de fois on nous parle des règles d'urbanisme et cetera, on voit qu'on ne peut plus construire n'importe où. Il faut que nous puissions avoir ces zones d'expansion d'eau réaménager les cours d'eau aussi.
Il faut nettoyer les cours d'eau parce que les embacques, les obstacles font aussi débordés sur des zones euh qui ne devrait pas être inondé. euh reméandrer les cours d'eau. Nous euh en Gironde, on l'a fait euh après les incendies euh dans les forêts euh de pouvoir allonger les cours d'eau et faire en sorte que euh il mettent beaucoup plus de temps si euh il y a un accroissement d'eau à à déborder.
Donc euh il y a des travaux certes qui financièrement vont être lourds, il faut les faire de façon coordonnée parce que on les fait de façon disparate aujourd'hui. On va là, on va boucher un trou parce que là, ça y est, on est-ce qu' un cap écologique au gouvernement aujourd'hui ? Est-ce qu'il y a une ligne directrice ?
Parce que voilà, on évoque beaucoup de travaux, beaucoup de choses à faire, mais est-ce que vous voyez une vraie politique écologique coordonnée ? On l'a dit, le le fond Barnier n'est pas assez doté. Enfin, il y a encore une ambition à avoir euh nette en la matière, mais je pense que il y avait à convaincre d'abord et je pense que cette étape de la conviction que nous sommes arrivés avec ce réchauffement climatique a une succession et à un point de non retour.
Donc nous avons euh dépassé euh maintenant euh ce stade et donc il faut rentrer maintenant euh sur euh des capacités financières beaucoup plus importantes. Sébastien Lecornu, il est pas vraiment sur le terrain. Vous savez ce qui devient Sébastien Lecorn ?
Pourquoi il se déplace pas ? Pourquoi il y a pas un déplacement du Premier ministre ou d'Emmanuel Macron ? La situation est pas nouvelle.
Ça fait un mois et demi que que cette situation existe. Ça s'est un peu accéléré ces dernières heures, ces dernières semaines. Enfin, on reçoit des communiqués et Sébastien le Cornu, je l'ai vu hier soir au Guinée du CRIF.
Euh donc il est sur le terrain. Vous savez euh c'est pas forcément quand vous êtes en crise que vous attendez une visite ministérielle parce que cela demande des moyens de mobiliser la police, les pompiers autour pour vous expliquer. Euh je pense que ce qu'on attend c'est des actes pas forcément des visites ministérielles.
Je pense que vous avez vous savez que la communication c'est important. Tout à fait mais communication il y a j'en parlais avec la ministre Annie Genevard je pense que elle va attendre que l'eau se retire parce que c'est là où on va aussi pouvoir mesurer les dégâts. C'est là aussi où on attend des annonces fortes.
Il nous reste très très peu de temps madame Deâtre. Un mot peut-être de la jardin parlementaire qui est connu jusqu'à cet été. Le texte fin de vie reviendra en 2è lecture au Sénat après les élections municipales.
Quel va être le rôle très concrètement du Sénat sur ce texte ? Est-ce que voilà le Sénat va examiner avec attention ce texte ? Est-ce que il va être torpillé comme ça avait été un peu le cas la dernière fois sous l'impulsion de Bruno Rotaillot ?
Quelle est quelle est votre position là-dessus ? Écoutez, c'est très clair. Moi, je me bat depuis longtemps pour les soins palliatifs et ce texte fin de vie.
J'étais désolé d'ailleurs qu'il soit scindé euh en en deux en deux parties tant effectivement ils sont liés. Euh moi j'appuie mes vœux, j'appuie de mes vœux que ce texte revienne, ce qui n'était pas le cas de tous les groupes parlementaires. Euh je pense que ça va complètement dépendre de la lecture euh qui va en être faite à l'Assemblée nationale euh et j'espère que nous n'aurons pas le même comportement de certains pas groupes mais certaines personnes he c'est euh pour aller plus loin et être en face avec les attentes des Français aujourd'hui.
Il y a le salon de l'agriculture qui débute ce weekend. Vous allez y aller ou non ? Tout à fait.
Lundi, mardi, mercredi, j'ai déjà beaucoup de de de rendez-vous, c'est important. Euh vous savez que je suis viticultrice donc euh pour moi euh c'est un rendez-vous incontournable et puis euh c'est l'occasion de faire un point avec l'ensemble des filières et des acteurs. Merci beaucoup Nathalie Delat.
Merci d'avoir été notre invité euh ce matin.
Nathalie Delattre