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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 7 avril 2024 17 min

Annonces de Gabriel Attal sur la santé, réforme de l'assurance chômage, taxation des superprofits... Le "8h30 franceinfo" de Sylvain Maillard

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Sylvain Maillard, le plan santé du gouvernement, des détails donnés par le Premier ministre Gabriel Attal, on en sait donc plus sur la taxe lapin, sanction de 5 euros si un rendez-vous n'est pas honoré, s'il n'est pas annulé 24 heures à l'avance, 5 euros au profit du médecin, ce sera à lui de les demander aux patients. Vous demandez aux médecins de faire la police ?

0:25
Gabriel Attal

Non, ce n'est pas ça, c'est qu'il nous faut libérer du temps médical. On sait très bien que nous avons un manque de médecins et quand nous avons libéré le numerus clausus en 2018, il nous faut entre 10 et 12 ans pour former plus de médecins, on accélère, on continue à accélérer mais il nous faut libérer du temps médical. Et nous portons depuis plusieurs années d'ailleurs des différents textes qui nous permettent de libérer du temps médical sur les infirmières à pratique avancée, sur les annonces que vient de faire le Premier ministre, c'est l'idée, la philosophie, c'est comment donner du temps médical.

Et donc évidemment ceux qui n'honorent pas leur rendez-vous, il faut qu'il y ait une sanction. On a apporté un texte, Astrid Panosian qui est une députée Renaissance a apporté un texte en février, la taxe lapin comme vous l'avez dit, qui a été reprise par le Premier ministre et je m'en réjouis.

1:13
Présentateur

Alors justement sur l'application concrète de cette mesure quand même, il y a entre 25 et 30 millions rendez-vous de non honorés par an, donc l'enjeu est majeur mais les médecins interrogés y compris ce matin sur France Info nous disent ça ne va pas changer grand chose cette taxe-là et puis c'est nous mettre dans un rôle un peu délicat aussi.

1:27
Gabriel Attal

Dans l'organisation même, d'ailleurs qui devra être précisée, l'idée n'est pas de compliquer le système, c'est de faire en sorte que chacun soit responsabilisé. Quand vous ne venez pas à un rendez-vous médical, c'est que vous prenez la place de quelqu'un d'autre qui pourrait prendre ce rendez-vous et donc au fond c'est normal qu'il y ait une sanction et qu'il y ait une sanction pour celui qui n'a pas honoré le rendez-vous mais aussi faire en sorte que les médecins qui parfois à 3-4 rendez-vous dans la journée ne soient pas sanctionnés financièrement.

1:54
Invité

Il y a aussi la question des gardes de nuit notamment dans les déserts médicaux, donc l'idée c'est que chaque français est un médecin de garde à moins d'une demi-heure et ces gardes pourront être faites par des infirmiers, des sages-femmes et même des dentistes. Vous avez préféré cela plutôt que de vous mettre à dos les généralistes qui refusent l'obligation de garde ?

2:14
Gabriel Attal

L'idée c'est que chaque français puisse avoir une réponse quand il a besoin d'un médecin de garde, d'avoir un avis médical à tout moment de la journée, à tout moment de la nuit, surtout sur tout le territoire français. Il nous faut une réponse. On a une pénurie de médecins, nous l'avons dit tout à l'heure, les français le savent très bien. Il nous faut redonner du temps médical.

2:33
Invité

Mais en fait, vous faites avec les moyens du bord en attendant que le numerus clausus que vous êtes censé avoir libéré ?

2:40
Gabriel Attal

Pas les moyens du bord, on organise le temps médical, il faut qu'il puisse y avoir une réponse médicale à chaque fois qu'il y a une interrogation d'un français, quelle que soit l'heure de la journée, quel que soit l'endroit du territoire. Ce qui remonte de tous les députés partout sur le territoire, c'est cette angoisse de ne pas avoir accès à un médecin, quel que soit l'endroit où vous êtes. Il faut que nous puissions y répondre et nous apporterons des réponses. Est-ce que ce sont des réponses parfaites ? Probablement pas. Mais en tout cas, il faut une réponse. Il faut qu'il y ait une réponse médicale à une interrogation de n'importe quel français.

3:15
Présentateur

Vous parlez d'angoisse, mais vous ne pensez pas que ça peut angoisser un patient, par exemple, qui a une appendicite, d'avoir un dentiste au bout du fil ?

3:20
Gabriel Attal

Non, mais il ne faut pas caricaturer. Ce qui est le plus angoissant, c'est de se dire que parce que nous habitons au milieu de la Mayenne, j'entendais un médecin sur votre antenne il y a quelques minutes qui venait de la Mayenne et qui dit « Voilà, j'ai une vraie difficulté pour des médecines de garde. Il faut absolument qu'on puisse avoir une réponse. » Les Français doivent pouvoir téléphoner à n'importe quelle heure de la nuit et pouvoir avoir une réponse et avoir un médecin qui...

3:46
Invité

Le Premier ministre envisage de réduire la durée d'indemnation de l'assurance chômage. C'est une idée qui divise au sein même de la majorité. Est-ce qu'il faut revoir ce projet ou vous, vous l'assumez totalement ?

3:56
Gabriel Attal

Je ne crois pas que ça divise au sein de la majorité.

3:59
Invité

Sacha Oli, le président de la Commission des Lois, Clément Beaune, ancien ministre, même Elisabeth Borne, ancien Premier ministre, ont pris leur distance.

4:05
Gabriel Attal

Vous savez, nous sommes tous... J'ai organisé le débat au sein de la majorité la semaine dernière, lors de la réunion de groupe. Nous souhaitons tous une réforme de l'assurance chômage. Nous voulons tous le plein emploi. La seule chose, c'est que... Quelle est, pour les uns et les autres, la priorité ? Bien sûr, il faut faire en sorte d'avoir des règles probablement plus contraignantes. Le Premier ministre les a déjà esquissées sur les droits rechargeables. En France, c'est 6 mois de droits, tous les 24 mois de travail. Vous travaillez 6 mois, vous avez rechargé vos droits. Probablement, il faut aller jusqu'à 12.

Ça nous permet, entre autres, je crois que c'est quelque chose qui est aussi attendu, comme en Allemagne d'ailleurs, de faire en sorte que ceux qui sont en emploi restent en emploi.

4:49
Invité

Vous avez fait une réforme de l'assurance chômage qui prévoyait que le principe était de durcir les règles quand l'économie allait bien et d'être plus protecteur, justement, en cas de ralentissement de l'activité, ce qui est le cas en ce moment. Donc, en fait, vous allez à rebours de votre précédente réforme. Vous faites l'inverse.

5:09
Gabriel Attal

Vous savez, je ne suis pas d'accord avec ce que vous venez de dire parce que vous allez partout sur le territoire, des chefs d'entreprise cherchent à recruter partout sur le territoire. Par contre, ce que disent une partie de la majorité... 5 millions de chômeurs, 350 000 postes non pourvus. Écoutez, moi, je vous invite à vraiment venez avec nous, venez avec les députés.

5:26
Invité

Il y a des secteurs particulièrement touchés et c'est aussi une question d'attractivité de ces secteurs. Ce n'est pas qu'une question de...

5:30
Gabriel Attal

Vraiment, je vous invite partout sur le territoire, on cherche du monde. On cherche du monde partout. Donc, il faut encore accélérer sur la formation professionnelle. C'est ce que nous faisons. Mais il faut aussi inciter à reprendre du travail.

5:43
Invité

Pourquoi ? Vous pensez que les chômeurs sont des feignants ? Parce que c'est quoi la philosophie derrière ? Les chiffres montrent que sur les 5 millions de chômeurs, il y a la moitié seulement qui perçoit une indemnité. Et toutes les études montrent qu'ils ne profitent pas de la situation. La moitié des allocataires de l'assurance chômage travaillent. Une grande majorité des demandeurs d'emploi ne restent que quelques mois au chômage. C'est difficile de leur reprocher de ne pas faire assez d'efforts.

6:04
Gabriel Attal

Y a-t-il une médiction française ? Pourquoi il y aurait plus de chômeurs en France qu'en Allemagne ? Moi, je vous pose la question. Pourquoi il y en a plus ? Nous partons du principe que, un, il faut qu'il y ait plus de gens qui travaillent si nous voulons financer notre modèle social. Et donc, nous devons avoir un taux d'emploi qui soit égal à celui au moins de l'Allemagne. C'est-à-dire à 80%. Dans ce cas-là, on n'aurait plus aucun problème pour financer notre protection sociale. Mais pour cela, il faut que nous réformions aussi notre assurance chômage, faire en sorte de s'aligner sur le modèle européen, la moyenne européenne.

Faire en sorte que, parfois, le choix de ne pas travailler peut être un choix qui, au fond, financièrement, n'est pas pénalisé par rapport à ceux qui travaillent. Donc, nous disons une chose toute simple. On s'aligne sur la moyenne européenne, par exemple, sur des droits rechargeables. Ce dont je vous ai parlé, de dire que sur les 24 derniers mois de travail, il faut avoir travaillé au moins 12 mois pour pouvoir bénéficier de l'assurance chômage. Il n'y a rien de scandaleux. C'est la moyenne européenne. C'est ce qu'il y a dans les pays scandinaves, ce qu'il y a, par exemple, en Allemagne.

7:06
Présentateur

Sylvain Maillard, on va continuer à parler des recettes, des économies à faire, parce que c'est un grand sujet d'actualité pour l'État français et le gouvernement. Juste après, le fil info à 8h40. Diane Ferschit. Garde à vue prolongée pour les 5 personnes, 4 mineurs ainsi qu'un majeur interpellé après la mort d'un adolescent à Viry-Châtillon, en Essonne. Le garçon a été roué de coups devant son collège. On ignore toujours les raisons de cette agression. Une sanction de 5 euros en cas de rendez-vous médical non honoré. Principale annonce de Gabriel Attal sur la santé afin de récupérer des créneaux médicaux.

Une pénalité qui s'appliquera en cas d'absence du patient ou de rendez-vous annulé moins de 24 heures à l'avance. Mais ce sera au médecin de décider s'il veut l'appliquer. C'est le praticien qui touchera les 5 euros. Les lignes rouges du parti Les Républicains sur la gestion du déficit de l'État par le gouvernement. Dans le Parisien Aujourd'hui en France, Éric Ciotti, le président du parti, affirme que LR n'hésitera pas à déposer une motion de censure en cas de hausse des prélèvements obligatoires, de désintestation des retraites ou encore si la santé est utilisée comme une variable d'ajustement.

Le Néerlandais Mathieu Van Der Poel, donné favori de Paris, Roubaix, 121ème édition de la mythique course cycliste du Nord ce dimanche, 260 kilomètres, dont plus de 55 sur les pavés hier pour l'édition féminine. C'est la coureuse belge Lotte Kopecky qui l'a remportée. France Info

8:29
Locuteur non identifié

Le 8.30 France Info Agathe Lambré, Jules Dequisse

8:34
Invité

Bonjour avec Sylvain Maillard, président des députés Renaissance à l'Assemblée. Dans le cadre de cette quête d'économie, vous vous proposez, en plus de décréter une année blanche, de geler l'augmentation des pensions de retraite et des prestations sociales. Vous allez nous expliquer si c'est précisément le cas. Vous considérez que ces personnes, les retraités, ceux qui bénéficient de prestations sont des privilégiés ?

8:57
Gabriel Attal

Ce n'est pas une question d'être privilégié ou pas. Nous avons une situation économique difficile avec une baisse des recettes importante. Et donc pour cela, il faut que nous adaptions nos dépenses. C'est comme n'importe quel ménage, l'État doit faire attention à ses dépenses. Et donc nous travaillons sur plusieurs pistes.

9:14
Invité

Mais c'est votre piste ou c'est la piste de l'exécutif ? Vous n'en avez pas besoin ?

9:17
Gabriel Attal

Non, l'exécutif réfléchit. On a des échanges au quotidien sur les différentes possibilités. Gabriel Attal a nommé Jean-René Cazeneuve qui est notre rapporteur général et plusieurs députés autour dont Nadia est pour le groupe Renaissance qui travaillent sur les différentes pistes. Nous, nous avons abordé différentes thématiques et ils prendront leurs décisions. C'est la responsabilité de Gabriel Attal, de Bruno Le Maire de porter des décisions dans les semaines qui viennent. Mais évidemment, nous avons besoin de trouver des pistes d'économie. et le groupe Renaissance propose plusieurs choses, c'est vrai.

9:53
Présentateur

Des économies et des recettes. Est-ce qu'il est toujours question d'aller ponctionner dans les caisses de l'agir Carco, les retraites complémentaires du privé ? On sait qu'elles sont en bonne santé, il y a beaucoup d'argent dedans. Il y avait cette idée de ponctionner un milliard qui a été abandonné une première fois. Est-ce que cette idée, vu le contexte, revient sur la table ?

10:10
Gabriel Attal

Vous savez encore une fois, il y a des discussions à l'heure actuelle, d'ailleurs entre les partenaires sociaux qui se terminent demain. Laissons-les discuter. C'est en discussion. Il y a une discussion ouverte qui se termine demain. S'il n'y a pas d'accord, il y aura l'État, le gouvernement prendra ses responsabilités.

10:29
Invité

Les économies, c'est quoi ? Vous voulez taxer les rentes, comme l'a suggéré Gabriel Attal ? Et d'ailleurs, qu'est-ce que ça veut dire taxer les rentes ?

10:36
Gabriel Attal

Nous, nous sommes la majorité qui n'augmente pas les impôts. On n'a fait que baisser les impôts. Et nous continuons à baisser les impôts, pas parce que c'est un dogmatisme, c'est parce que c'est efficace. C'est de faire en sorte que la France ne soit pas le pays comme elle l'est à l'heure actuelle, le pays qui taxe le plus. Plus nous baissons les impôts, plus les rentrées fiscales sont importantes, plus nous développons notre économie. Et nous, nous pensons que c'est la croissance qui financera notre modèle social.

11:01
Invité

Pourquoi taxer les rentes alors ? Parce qu'on ne comprend pas l'emploi de ce moment.

11:03
Gabriel Attal

Quand on parle de rentes, c'est-à-dire que quand on parle par exemple des énergéticiens, de faire en sorte que quand le marché, c'est le cas à l'heure actuelle, c'était le cas il y a un an, il y a un an vraiment de façon très forte, quand il y a une rente de situation, qu'une partie de cette rente revienne dans le budget de l'État, ça paraît assez logique.

11:23
Présentateur

Parce que Gabriel Attal a dit, on va taxer les rentes, mais pas les citoyens qui travaillent, mais donc ça sera les entreprises.

11:30
Gabriel Attal

Par exemple, les énergéticiens, nous avions créé une taxe spéciale, puisqu'il y avait une vraie rente l'année dernière.

11:37
Présentateur

Il y a eu pari sur les laboratoires pharmaceutiques, par exemple, pendant le Covid. Mais à l'avenir, justement, quel type d'entreprise ? On parle par exemple des sociétés d'autoroutes. Est-ce que c'est une piste de réflexion ?

11:47
Gabriel Attal

Tout ce qui peut être rente d'entreprise sur lesquelles, au fond, il n'y a pas de concurrence, et où il y a une rentabilité bien supérieure à la normale parce qu'il y a une situation particulière, nous regardons. Mais je le redis, ça ne touchera évidemment pas les citoyens. Et l'idée, elle est très simple, c'est de continuer à baisser les impôts pour les uns et les autres.

12:07
Présentateur

Justement, pourquoi que les entreprises, et pas ceux qu'on appelle dans le langage commun parfois des rentiers, ça pourrait être les revenus fonciers, les revenus du patrimoine, pourquoi ce choix de surtout ne pas toucher à cela ? Parce que nous, nous voulons créer de l'activité, nous voulons créer des emplois,

12:19
Gabriel Attal

et c'est par la croissance que nous financerons notre modèle social.

12:22
Présentateur

Vous n'avez pas peur du message que ça envoie quand, par exemple, on parle de l'assurance chômage, des chômeurs, etc.

12:26
Gabriel Attal

Jules Dequisse, regardez un peu la réalité. Nous sommes déjà le pays qui impose le plus dans l'OCDE. Et nous avons un taux de chômage supérieur encore à la moyenne, je l'ai dit, ce que nous allons faire sur l'assurance chômage. Il nous faut être dans une concurrence internationale et faire en sorte que nos entreprises, que nos concitoyens puissent être armes égales par rapport au reste du monde. Et donc, il nous faut continuer à baisser les impôts, et c'est par la croissance de nos entreprises, par notre activité, par le travail de chacun des citoyens, que nous financerons notre modèle social.

13:01
Invité

Mais vous envisagez de taxer les super-profits des entreprises.

13:05
Gabriel Attal

Non, on n'envisage pas de taxer les super-profits. Les rentes, c'est-à-dire ce que je vous dis, je vous prends l'exemple des énergéticiens, ça fait partie pour nous de recalibrer une taxe qui devait rapporter... 3 milliards et qui a rapporté 600 millions d'euros. Exactement.

13:19
Invité

D'accord. Éric Ciotti, le chef des Républicains, brandit à nouveau la menace d'une motion de censure dans le Parisien ce matin. Est-ce que vous craignez que le gouvernement soit renversé ?

13:28
Gabriel Attal

On ne croit rien du tout. On a la chance d'être aux manettes et de pouvoir faire en sorte de mener l'activité du gouvernement, de la majorité. Donc, chacun prend ses responsabilités. Moi, ce que je préfère, c'est que les Républicains nous proposent des pistes d'économie. Je crois que c'est là où on les attend. On voit bien que la situation est plus difficile. On vient d'en parler. Moi, je ne suis pas à faire de la politique fiction. J'ai besoin plutôt d'avoir des oppositions responsables qui proposent et qui votent des économies, qui ne proposent pas uniquement des dépenses.

13:59
Invité

Est-ce que le Président dissoudrait l'Assemblée nationale en cas de motion de censure votée comme il s'y était engagé ?

14:04
Gabriel Attal

Je n'en sais absolument rien, mais je n'ai jamais entendu un tel projet dans les cartons.

14:08
Présentateur

Sylvain Maillard, un mot sur ces annonces quand même de la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, sur la fin de vie avec ce projet de loi qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres. Deux volets. Soins palliatifs. Il y a eu des annonces, 1,1 milliard, 100 millions d'euros de plus sur 10 ans. Est-ce qu'il faut le comprendre comme un équilibre, parce que certains ont parfois du mal à comprendre cela, les soins palliatifs d'un côté, pour ceux qui seraient un peu timides sur cette idée d'une aide active à mourir, et de l'autre côté, aller un peu plus loin sur cette aide à mourir ?

14:38
Gabriel Attal

On a encore 26 départements en France qui n'ont pas l'accès aux soins palliatifs. C'est là où il nous faut accélérer très clairement. Et donc au fond, cette annonce n'a rien à voir avec le projet de loi de fin de vie qui va être déposé en Conseil des ministres et voté en Conseil des ministres mercredi. Mais il faut que nous puissions avancer. Il faut que chaque Français puisse avoir accès, évidemment, n'importe quel endroit dont il se trouve sur le territoire, à des soins palliatifs, des soins d'accompagnement, si malheureusement il en a besoin. Et je crois que l'essentiel, c'est une égalité.

Donc il y a évidemment cette annonce qui a été faite, qui est importante, qui est aussi financière, mais aussi de formation de nos médecins. Et puis le projet de loi de fin de vie qui sera déposé en Conseil des ministres mercredi, dont la majorité nous réjouissons et sur lesquelles nous allons travailler dans les semaines qui viennent.

15:28
Invité

Et vous croyez à un débat apaisé avec les oppositions ? Elles seront associées ?

15:31
Gabriel Attal

Je le crois, évidemment. Je crois profondément. Moi, je le souhaitais qu'il y ait un débat, et au Sénat et à l'Assemblée nationale, pour construire cette loi, qui est une loi importante, qui va prendre du temps. Et puis je souhaite évidemment associer les oppositions. Et d'ailleurs, je peux vous dire que je souhaite que l'opposition participe à la construction de la loi, et je leur donnerai un rapport. Ils feront partie des rapporteurs. Je crois que c'est un geste important, parce que c'est une loi qui doit nous emmener le maximum de députés de l'Assemblée nationale.

16:00
Invité

Un mot sur les Européennes. Un récent sondage, et plusieurs récents sondages, confirment l'absence de dynamique de Valérie Ayet. En revanche, Raphaël Glucksmann, lui, progresse. En fait, l'écart avec Jordan Bardella s'accroît. L'écart avec Raphaël Glucksmann se resserre. Vous redoutez que les courbes finissent par se croiser ? Ça vous inquiète ?

16:19
Gabriel Attal

Moi, je suis encore sur le terrain. J'étais hier. Je vois aussi la campagne de Valérie Ayet qui marche bien. Elle était à Dijon hier. Ça fonctionne bien.

16:29
Invité

Vous sentez une envie de Valérie Ayet sur le terrain ?

16:31
Gabriel Attal

Je vais vous dire, en vérité, quand on est sur le terrain, on voit que les Français ne sont pas encore rentrés dans cette élection. Très clairement, ça va prendre malheureusement encore un peu de temps. Nous, on aimerait bien, en tant que responsable politique, que nos concitoyens s'intéressent plutôt aux élections. On est encore loin, loin du 9 juin. Mais on fait tout pour mobiliser, parce que c'est une élection qui est extrêmement importante. On a la chance, nous, d'avoir une tête de liste qui travaille, qui est une bosseuse, qui influence au Parlement européen. Et donc, moi, je suis convaincu qu'elle va convaincre les Français.

17:02
Présentateur

Merci beaucoup, Sylvain Maillard, président des députés Renaissance à l'Assemblée nationale, invité du 830 France Info en ce dimanche.